Latest / Les invités de Radio des Ballons / Expo de céladons de chine au musée Charles-Friry de Remiremont
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- Monsieur le Consul Général de Chine à Strasbourg, vous êtes aujourd'hui à Remirmont, vous visitez les Vosges, vous visitez Remirmont. Comment les avez-vous trouvés ? Les Vosges, c'est sympathique, ça vous plaît ? Oui, c'est sympa. Ici, partout, je ressens l'amitié du peuple de Remirmont et du département des Vosges à l'écart du peuple chinois. Aujourd'hui, c'est ma deuxième visite à Remirmont depuis une semaine. Il y a huit jours, j'ai accompagné le chargé d'affaires par intérim de l'ambassade de Chine à Paris pour visiter Remirmont ainsi que cinq autres communes vosgiennes. Nous avons rencontré pas mal d'élus nationaux, locaux et pas mal d'entrepreneurs privés pour discuter de ce que nous pouvons faire pour consolider notre amitié, pour élargir notre coopération. Beaucoup de coopérations, justement, beaucoup de relations au niveau économique, au niveau culturel ? Oui, il y a pas mal ici. Le département des Vosges, c'est un département très fort en agriculture et au niveau du tourisme. Il y a beaucoup de produits du département qui sont déjà à la table des Chinois. Nous voulons importer encore plus de produits français de haute qualité, surtout des produits agricoles de Remirmont des Vosges pour que les Chinois puissent partager ce que peuvent faire les Français dans le domaine de l'agriculture. Et que trouve-t-on dans cette exposition au musée Fréry à Remirmont ? Aujourd'hui, c'est une exposition de célatons chinois ici au musée de Fréry. C'est une exposition co-organisée par la ville de Remirmont, par le musée de Fréry et le centre culturel de Chine à Paris. C'est pour montrer une longue histoire de l'amitié entre la Chine et la France. C'est un peu chaud, attention ! Vous savez, Célaton était un messager sur la route de la soie maritime depuis longtemps, depuis le 15ème siècle. Maintenant, Célaton est aussi un porteur de l'amitié du peuple chinois à l'écart du peuple français. Tous ces objets d'art, toutes ces œuvres de Célaton sont conçues et faites par des artistes contemporains de la ville de Longchun. Cette ville est très connue pour Célaton. Monsieur le Consul général de Chine à Strasbourg, merci. Merci beaucoup. Jean Ingrès, sénateur, alors toi aussi t'es un peu chinois ? Je sais pas si j'ai les yeux bridés, mais en tout cas, aujourd'hui, on a beaucoup de plaisir à recevoir nos amis de la délégation chinoise. On fête l'amitié franco-chinoise aujourd'hui aussi avec ce point d'histoire, les 60 ans d'amitié qu'avait voulu le général de Gaulle, ce monde multipolaire, le premier homme politique à l'international qui a reconnu aussi l'État chinois. C'est important de retracer aussi notre histoire pour appréhender le monde d'aujourd'hui. Et puis aussi avec des grandes personnalités françaises qui ont marqué ce lien, notamment Jean-Pierre Raffarin. Et puis, forcément, un mot sur le président Poncelet, qui a été aussi un des artisans. On l'oublie souvent dans notre rôle d'élu local, mais d'élu national, il y a aussi une partie de ce qu'on peut faire qui n'est pas toujours appréhendée. On n'en fait pas toujours la promotion, mais aussi de relations diplomatiques. Et le président avait ce rôle au niveau international à travers de grands pays. Et je le ferai d'ailleurs au mois de mai. J'ai un livre qui va sortir que j'ai écrit sur le président Poncelet. Et à travers ce livre, j'essaye aussi de montrer ce qu'on connaît forcément du président Poncelet, parce que lorsqu'on est vosgien, on sait très bien tout ce qu'a fait le président pour nous, mais aussi ce qu'il a fait à l'international et qu'il a été aussi parfois et souvent un artisan de paix avec d'autres pays comme la Chine. Donc il y aura dans cet ouvrage, dans ce livre, quelques pages sur le président Poncelet, artisan des relations entre la France et la Chine. — Mais la Chine fait peur, surtout au niveau économique. — Elle fait peur, parce qu'aussi nous n'avons pas su prendre les bonnes décisions. Je pense que c'est sûr qu'à un moment, dans le pays de Jules Méline, dans le pays du protectionnisme agricole, lui qui a marqué le département des Vosges, qui était Romarie Montain, qui a marqué le département des Vosges et aussi qui a été à l'origine d'un virage économique d'un point de vue de l'agriculture. Et nous referons d'ailleurs la statue avec Jean Benoît et différents partenaires. Nous allons cette année 2025 refondre la statue de Méline qui avait été fondue par les Allemands, par les nazis en 1940 pour faire de l'armement. Symboliquement, on va le refaire. Ça va être le 200e anniversaire de sa mort. Donc on va le remettre à l'honneur. Et aussi, tu sais, vous savez, moi je le dis aux auditeurs, on ne peut pas toujours jeter la pierre aux autres. C'est vrai que des produits ont été copiés par les Chinois, de ce qu'on pouvait faire en France. Mais c'est de notre faute aussi si on n'a pas pu... et on n'a pas su protéger les intérêts économiques. Combien d'emplois on a perdus dans nos familles, dans le département des Vosges, au niveau du textile, au niveau de l'industrie ? Mais si on avait pris, si les politiques de l'époque avaient pris les mesures nécessaires pour défendre l'économie française au lieu de dilapider notre héritage industriel et économique qui avait été fait par tant d'entrepreneurs paternalistes, si on avait su se protéger comme le fait par exemple... On parle de la Chine, mais on peut citer Donald Trump qui va protéger l'économie. Les Chinois l'ont fait. Les États-Unis le font. Nous, je vais pas dire qu'on est incapables. Tout est toujours relatif. Mais on ne défend pas assez les intérêts économiques de la France. On le voit même à travers parfois les appels d'offres qu'on peut faire dans nos mairies. On ne peut plus acheter, parce que le marché européen... Moi, je me souviens, lorsque j'étais maire d'Ormiermont – et je serai pas plus long –, on a par exemple dû acheter dans l'appel d'offres une voiture de chez Fiat. Bon, j'ai rien contre Fiat. J'aurais préféré acheter une voiture française. Bon, à l'époque, on m'a dit « Non, M. le maire, la loi, c'est des appels d'offres au niveau du marché européen. On ne peut pas favoriser des concessionnaires ni des producteurs de voitures françaises ». Donc c'est quand même là que le bas blesse, et que si nos dirigeants politiques depuis tant d'années avaient su défendre les ouvriers, les chefs d'entreprise français, on n'en serait peut-être pas là. Donc je ne pense pas qu'il faut toujours jeter la pierre sur la Chine, les États-Unis et d'autres pays, mais qu'aussi qu'il faut qu'on s'en regarde et qu'aussi on soit assez lucides sur la situation de notre pays. C'est pas pour ça qu'il ne faut pas aussi – non plus, je le dis à Raymond et je le dis aux auditeurs – qu'il ne faut pas reconnaître aussi les défauts des autres pays. Voilà. Il faut... On est lucides. Il faut regarder le monde avec constance, lucidité. Tendre la main, aussi, parfois. Ne pas avoir peur de tendre... de tendre la main. Et puis, par moment... C'est comme dans un couple. On peut ne pas être d'accord avec sa femme, avec son mari, avec sa compagne, sa fiancée, peu importe. Mais à un moment, on se retrouve. Et ça sera pareil avec la Russie, ça sera pareil avec la Chine, ça sera pareil avec d'autres pays. On peut avoir des moments de friction. Mais quand... il faut quand même faire le monde, il faut quand même essayer de trouver une voie vers le bonheur, la paix. Eh ben c'est aussi ça, ce que voulait le général de Gaulle. C'est affronter un monde multipolaire, un monde dans lequel on vit, et qui n'est pas fait que... que... que... que... d'une seule grande puissance, parce que c'est important de voir ce monde tel qu'il se dessine. Et c'est aussi ça, le rôle d'un sénateur. C'est de voir à travers le monde, parfois, par moment, lorsqu'on n'est pas sur le terrain dans les Vosges et à Paris au Sénat, ce qui peut se faire à travers le monde, et jouer ce rôle, aussi, de lien entre le département des Vosges et d'autres pays à l'international. — Alors par contre, faire une statue, c'est bien. Il faudra éviter que, quelques années plus tard, on la refonde pour faire de l'armement, hein. — On va essayer. Écoute, on se bouge. J'espère aussi que certains vont se calmer à l'Assemblée nationale et que chacun assumera ses responsabilités. Sinon, si on continue comme ça, je le dis d'une manière un peu dure mais très solennelle, que de toute façon, si ça continue comme ça, on n'est pas à l'abri. Si chacun ne prend pas ses responsabilités, non seulement le pays va continuer à dégringoler, d'un point de vue économique, d'un point de vue de l'image du pays, aussi. Je pense que ce qui est important, et que d'autres collègues parlementaires ne voient pas, c'est que, à travers eux, à travers le bordel qu'ils mettent à longueur de journée, et c'est une volonté de leur part, il faut le dire, aux éditeurs de Radio des Ballons, ils veulent arriver à renverser le pays, à renverser le pouvoir. Et après le chaos, qu'est-ce qu'on fait ? Il a fallu par le passé le faire. On le pense à la Révolution française. Mais à un moment, lorsqu'on vit dans un climat... Même avec des difficultés du quotidien, je vois de nombreuses Vosgiennes et Vosgiens en difficulté, et on essaie de les accompagner au maximum. Mais aussi, il faut que chacun prenne sa responsabilité et qu'on puisse aller de l'avant. — Merci, Jean. — Merci. — Jean-Benoît Tisseron, maire de Romy-Hermon. Nous voici au musée Fréry. Exceptionnel. Place à la Chine. — Oui. C'est la première paire d'un partenariat franco-chinois pour nous, Romy-Hermon. C'est vrai que c'est dans la lignée de ce qu'avait fait en son temps l'ancien maire et président du Sénat Christian Poncelet, qui avait noué des liens importants en tant que président du groupe d'amitié franco-chinois. Donc avec mon ami le sénateur Jean Grey, c'est ce que nous continuons à faire avec l'équipe municipale. Et donc c'est un partenariat avec le centre culturel chinois à Paris. Et en présence, là, du consul général qui était présent aujourd'hui, du directeur culturel en France de la Chine. C'est vrai que c'est tout à fait unique. C'est la première fois qu'on a ces... ces... ces oeuvres-là, qui vont être ouvertes à toute la population ces prochaines semaines. Et l'objectif, c'est de nouer des partenariats culturels, partenariats touristiques aussi, de telle manière à ce que des touristes chinois viennent davantage découvrir les Vosges et notre très belle ville de Romy-Hermon. — Qui est donc, pendant plusieurs semaines, consacrée à la Chine et consacrée à cette exposition un petit peu particulière. — Oui, c'est vrai. Et ça correspond aussi à notre volonté de développer la culture à Romy-Hermon, et d'une ouverture sur l'extérieur, que Romy-Hermon s'intéresse à l'extérieur, mais aussi que l'extérieur s'intéresse à Romy-Hermon. Et quoi de mieux que de nouer un partenariat avec ce qui est la plus grande nation au monde, la nation chinoise, qui est une nation très francophile, qui aime vraiment la France, les Chinois aiment la France. Et donc il faut nouer vraiment des partenariats avec ce grand pays d'Asie. — Aurélien, conservateur, heureux d'avoir une exposition qui vient de Chine ? — Oui, oui. C'est une très grande opportunité. Et ce sont des très belles céramiques inspirées de modèles originaux du Moyen Âge, en fait, du Moyen Âge chinois. Et c'est une très grande opportunité pour les musées de Romy-Hermon de découvrir cette culture chinoise. Donc c'est vraiment une première. — Alors, cette exposition, justement, ici au musée Fréry, en Romy-Hermon, c'est jusqu'à quand ? — C'est jusqu'au 2 février. Donc c'est une date très très courte. Faut vraiment en profiter. Et voilà, il y a 45 porcelaines chinoises. Donc c'est la don... Le fameux verre, c'est la don, dont... Voilà, le savoir-faire vient d'un centre de production. Et le savoir-faire est classé au titre du patrimoine mondial, patrimoine immatériel. Donc ce n'est pas rien. — Merci Aurélien. Et bonne expo. — Merci.