Latest / L'état d'esprit / L'état d'esprit de Guillaume Berbinau, président d’Octime et de l’Élan Béarnais Pau Orthez,
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- 0:02Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de l'état d'esprit.
- 0:06Mon invité est aujourd'hui Guillaume Berbino.
- 0:09Après un début de carrière chez TF1,
- 0:11à 33 ans,
- 0:13il reprend Octime,
- 0:14une PME béarnaise de logiciel RH,
- 0:17et la transforme à un groupe international de plus de 330 collaborateurs.
- 0:23Entrepreneur,
- 0:23mais aussi acteur engagé dans la vie locale et le sport,
- 0:27il joue un rôle clé dans la relance du club de basket de l'élan béarné Poortes.
- 0:32Bonjour Guillaume,
- 0:33en 2008 vous décidez de racheter Octime,
- 0:36une entreprise béarnaise à l'époque de 40 personnes.
- 0:39Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?
- 0:41A l'époque j'avais 33 ans,
- 0:44je sortais du groupe TF1,
- 0:46en tout cas j'avais envie d'entreprendre et cette entreprise était rentable.
- 0:52Elle était éligible à LBO,
- 0:54ce qu'on appelle un LBO,
- 0:55un montage financier assez risqué.
- 0:58Mais c'était...
- 1:00C'était envisageable.
- 1:01J'aurais pu racheter une entreprise un peu partout en France et il s'est trouvé qu'elle était dans le sud-ouest,
- 1:07là où j'ai une bonne partie de mes racines familiales.
- 1:11Ici on est au Palais des Sports.
- 1:14Il y a deux ans,
- 1:15vous avez pris la présidence du club.
- 1:18Pourquoi ce choix ?
- 1:19J'ai toujours aimé ce territoire.
- 1:21Quand j'étais petit,
- 1:22je suivais les lambernais,
- 1:24je suis passionné de sport.
- 1:26D'une manière générale,
- 1:27j'ai fait beaucoup de...
- 1:28De tennis,
- 1:29beaucoup de volleyball,
- 1:32j'ai accompagné mes enfants au basket notamment.
- 1:36Il me semblait que c'était un emblème du territoire qui était vraiment en très mauvaise situation,
- 1:45notamment financière,
- 1:47avec beaucoup de mauvaises ondes autour du club,
- 1:51alors que c'est l'un des plus beaux palmarès français,
- 1:55du basket français.
- 1:56et je trouvais ça...
- 1:57Tout simplement inconcevable et c'est vrai que moi,
- 2:00avec mon envie de redonner à ce territoire ce qu'il m'a donné quand je suis arrivé,
- 2:07j'ai trouvé que c'était un formidable challenge,
- 2:09tout simplement.
- 2:10Qu'est-ce que ces deux événements,
- 2:12qui n'ont rien à voir,
- 2:14disent de vous ?
- 2:14Je crois que j'aime prendre des risques.
- 2:17J'aime entreprendre,
- 2:18en tout cas essayer d'entreprendre,
- 2:19c'est toujours ce que je dis.
- 2:22On réussit ou on ne réussit pas,
- 2:23mais on essaie.
- 2:24Moi,
- 2:25je suis quelqu'un qui...
- 2:27Aiment essayer d'aller de l'avant,
- 2:29construire des aventures entrepreneuriales à partir d'équipes et d'un collectif fort.
- 2:35Moi je suis moi,
- 2:36mais dans le collectif,
- 2:37sans le collectif,
- 2:39je ne suis rien du tout.
- 2:40Et c'est ça qui me passionne,
- 2:41c'est les gens en fait,
- 2:42tout simplement.
- 2:43Et se dire que quand on recrute quelqu'un pour l'une de ses aventures entrepreneuriales,
- 2:48ce quelqu'un va certainement nous ouvrir un bout de ses talents et de son talent.
- 2:55Et c'est ça qui m'intéresse.
- 2:56Vous avez beaucoup déménagé en suivant vos parents.
- 3:00Qu'est-ce que ça vous a appris justement de bouger ?
- 3:03Puis vous avez quand même bien bougé.
- 3:05Donc qu'est-ce que ça vous a appris ?
- 3:06Peut-être deux choses.
- 3:08La curiosité et le sens de l'adaptation.
- 3:11La curiosité,
- 3:12être curieux de tout.
- 3:13Aujourd'hui,
- 3:13on a des outils pour être curieux de tout.
- 3:16Je crois qu'il faut l'être.
- 3:18Je pense que c'est une qualité à développer.
- 3:22Et quand on a des enfants,
- 3:23en tout cas,
- 3:23il faut essayer.
- 3:25quand bien même ils sont peut-être plantés devant leurs écrans d'essayer de les ouvrir à notre monde.
- 3:33Et ça,
- 3:34il me semble que c'est très positif parce que ça construit la personne.
- 3:39Puis l'adaptation,
- 3:40je crois que quand on est entrepreneur,
- 3:43on doit s'adapter en permanence au quotidien,
- 3:46chaque heure,
- 3:46chaque minute,
- 3:47à ce qui nous arrive ou ce qui arrive au collectif.
- 3:49dans la mesure du possible ne pas être désastronné par ce qui nous arrive.
- 3:52Le fait de voyager,
- 3:53c'est apprendre des choses nouvelles,
- 3:57rencontrer des mentalités différentes,
- 4:00des pays différents,
- 4:01des cultures différentes.
- 4:03Et moi j'ai eu cette grande chance,
- 4:04c'est que mes parents ont beaucoup voyagé.
- 4:07Alors à chaque fois c'était un effort de réadaptation,
- 4:09perdre ses copains,
- 4:11ses amis,
- 4:12se réadapter,
- 4:13en retrouver des nouveaux.
- 4:14Mais ça c'est là aussi je pense quelque chose...
- 4:17de très intéressant et qui forge le caractère aussi.
- 4:20Qu'est-ce qu'ils vous ont apporté,
- 4:21vos parents ?
- 4:22Cette idée de toujours essayer d'aller plus loin,
- 4:25d'aller vers les autres,
- 4:26de ne pas avoir peur.
- 4:29Moi j'étais quelqu'un de très timide quand j'étais petit.
- 4:33Ces challenges qu'ils m'ont proposés m'ont fait grandir tout simplement.
- 4:37Alors vous l'avez dit,
- 4:38vous avez travaillé pour Bouygues,
- 4:39pour TF1.
- 4:40Qu'est-ce qu'on apprend quand on est dans des grands groupes comme cela ?
- 4:42Ces grands groupes,
- 4:43ils sont très structurés.
- 4:45Ils n'ont pas peur d'innover,
- 4:46ils n'ont pas peur d'avancer.
- 4:50Ils ont un grand défi la plupart du temps,
- 4:52c'est de réussir à maintenir leur leadership.
- 4:55J'ai eu beaucoup de chance de naviguer dans ce groupe Bouygues,
- 4:57qui m'a beaucoup apporté avec cette culture.
- 5:00Du client,
- 5:02ces grands groupes m'ont beaucoup aidé à me forger,
- 5:05justement à aller vers des défis finalement que l'entrepreneur doit à un moment,
- 5:11mais cette fois-ci tout seul avec son propre collectif,
- 5:14son nouveau collectif,
- 5:16affronter.
- 5:16Et c'est ça moi qui m'intéressait,
- 5:18cette bascule.
- 5:20En fait,
- 5:20je suis né dans une famille d'entrepreneurs,
- 5:23mon père m'a envoyé encore...
- 5:2615 jours des articles sur mon arrière-grand-père du côté de ma mère qui avait une lettrerie et qui expliquait comment mener son business à cette époque-là.
- 5:35Et c'était l'après-guerre,
- 5:37après-première guerre.
- 5:38Donc on est vraiment dans une famille de gens qui aiment entreprendre,
- 5:46qui essaient d'entreprendre.
- 5:47Et c'est le cas de mon père,
- 5:48c'était le cas de mon autre,
- 5:50de mon grand-père.
- 5:51Les femmes dans ma famille ont toujours entrepris ou assumé de...
- 5:55de grandes responsabilités.
- 5:56Donc voilà,
- 5:57moi j'étais simplement baigné dans cet univers,
- 6:00qui était un univers positif et qui m'a donné beaucoup d'exemples.
- 6:04Et s'appuyer sur ces exemples pour se lancer soi-même,
- 6:07c'est une grande chance.
- 6:09Et voilà,
- 6:09c'est comme ça que la bascule s'est faite.
- 6:11Au moment de la reprise de Dogtime,
- 6:13donc en 2008,
- 6:15quels étaient les plus gros défis que vous deviez relever ?
- 6:18Déjà,
- 6:19ne pas tout casser.
- 6:21C'est vrai que quand on arrive à 33 ans,
- 6:23on est un peu jeune.
- 6:24et fougueux et on a envie certainement d'imposer sa patte et de montrer qu'on sait faire,
- 6:31etc.
- 6:31Or,
- 6:31cette entreprise,
- 6:33comme je l'ai dit tout à l'heure,
- 6:34elle était rentable.
- 6:35Ça veut dire qu'elle avait une vraie méthode,
- 6:36une vraie manière de procéder.
- 6:39Et en fait,
- 6:39il ne fallait absolument pas venir tout casser,
- 6:43il fallait au contraire regarder.
- 6:45Peut-être pendant plus d'un an et demi,
- 6:47ne rien changer.
- 6:48Ça,
- 6:49c'était dur.
- 6:50Tout en voyant un certain nombre de choses qu'on pouvait...
- 6:53tenter d'améliorer.
- 6:54Et puis à un moment donné,
- 6:55j'ai apporté ma touche,
- 6:57ma patte,
- 6:58et montré au collectif que je n'étais pas seul dirigeant au sein de cette boîte,
- 7:04et qu'on pouvait tous,
- 7:05quelque part,
- 7:05diriger cette boîte ensemble.
- 7:07À partir du moment où on l'avait dans le sang,
- 7:09où on comprenait ses tenants et ses aboutissants,
- 7:11et qu'on avait une ambition.
- 7:13Comment est-on accueilli quand on arrive de Paris,
- 7:15d'un groupe comme TF1,
- 7:17dans une petite PME à Hortès ?
- 7:20Alors certainement,
- 7:22peut-être au départ.
- 7:23Basiquement comme une bête un peu curieuse,
- 7:26mais après le savoir-être,
- 7:28le fait d'aller vers les gens,
- 7:30de les écouter,
- 7:31de ne pas se prononcer dans un premier temps,
- 7:34d'accepter qu'ils ont plus de savoir.
- 7:36C'est une méthode douce,
- 7:38je dirais,
- 7:38qui était appropriée à la situation et qui a porté ses fruits.
- 7:442008,
- 7:45je le disais,
- 7:4540 collaborateurs,
- 7:472025 plus 330.
- 7:49Comment vous vous êtes développé ?
- 7:51Pourquoi ce développement était important pour vous ?
- 7:53GroupOctime,
- 7:54c'est de l'édition de logiciels.
- 7:55On est spécialisé dans la planification des ressources humaines.
- 7:59C'est une spécialité qui est arrivée au moment de l'avènement des 35 heures en 1998-1999,
- 8:05ces fameuses lois Aubry.
- 8:07Toutes les entreprises ont besoin de s'équiper de ce type de logiciel pour optimiser leurs ressources humaines,
- 8:15mais optimiser pour plus d'équité face aux 35 heures,
- 8:18pour rendre un service.
- 8:20clients plus efficients et dans le monde de la santé pour soigner mieux,
- 8:27pour mieux s'organiser,
- 8:28pour qu'une cadre de santé sache qui est là,
- 8:31qui n'est pas là,
- 8:33qui est en heure sub,
- 8:34etc.
- 8:35Le savoir-faire DocTime c'est justement de simplifier les choses pour les directions de ces entreprises,
- 8:41pour les DRH,
- 8:43pour les managers de ces entreprises et d'être en capacité de gérer ces fameuses 35 heures de manière...
- 8:49Très simple à travers un outil simple,
- 8:51unique,
- 8:53facile d'appropriation.
- 8:54Comment dirige-t-on une entreprise à 40 et à plus de 300 ?
- 8:58La première des choses c'est de s'entourer.
- 9:00En tout cas,
- 9:00moi je ne sais pas faire autrement.
- 9:02Et donc,
- 9:03on s'appuie d'abord sur les gens qui sont en interne.
- 9:05Et moi,
- 9:06perso,
- 9:06j'ai fait le choix de m'appuyer beaucoup sur des conseils extérieurs.
- 9:11Alors oui,
- 9:11ça coûte de l'argent.
- 9:13Mais c'était aussi l'assurance de moins se tromper.
- 9:17d'avoir des éclairages sur des situations et de pouvoir,
- 9:21en connaissance de cause,
- 9:22peut-être plus facilement décider.
- 9:24Et c'est toujours d'être dans cet esprit d'innovation et de se dire,
- 9:27attention,
- 9:27si je n'innove pas,
- 9:29peut-être que j'ai un concurrent qui,
- 9:31si je regarde dans le rétroviseur,
- 9:32avance 30 km heure plus vite que moi et qui va me doubler.
- 9:35Donc c'est ce sentiment toujours de ne jamais être arriéré,
- 9:39de toujours être dans un process d'amélioration continue,
- 9:42d'essayer de se remettre en cause personnellement et collectivement.
- 9:47permanence voilà et puis le deuxième pilier ça c'est l'innovation et le deuxième pilier c'est la satisfaction client on ne fait rien sans des clients qui adhèrent à notre philosophie
- 10:00méthodologie à notre produit et c'est ça qu'on protège au quotidien.
- 10:04Donc on y investit énormément d'argent,
- 10:06peut-être beaucoup plus que d'autres éditeurs.
- 10:10Et ça on vit en permanence avec cette idée que tout peut s'arrêter du jour au lendemain et ça ça oblige tous les matins à se dire qu'est-ce que je veux,
- 10:18où est-ce que je veux aller,
- 10:19qu'est-ce que je peux faire de mieux,
- 10:21quelle stratégie construire,
- 10:22avec qui,
- 10:24pourquoi.
- 10:25Voilà c'est les questions d'un dirigeant mais aussi de tout un collectif qui se remet en...
- 10:29questions le plus souvent possible.
- 10:31Et comment gère-t-on justement ces émotions ?
- 10:34Parce qu'on peut,
- 10:35j'imagine,
- 10:35y avoir des hauts et des bas.
- 10:38Comment on les gère ?
- 10:39Ce collectif,
- 10:40il est très fort et on travaille ce renforcement.
- 10:44Il nous arrive quelque chose,
- 10:45le collectif va nous aider à nous en sortir,
- 10:50à aller plus loin.
- 10:51Et puis,
- 10:51à la tête de l'entreprise,
- 10:52il y a plusieurs dirigeants et ces dirigeants,
- 10:54ils ont tous une caractéristique,
- 10:56c'est d'être expérimentés et d'être calmes.
- 11:00d'essayer de prendre du recul et d'apporter ce cadre de sérénité pour réfléchir,
- 11:07pour ne pas paniquer et essayer justement de rebondir.
- 11:12Et cette sérénité c'est important pour la qualité de vie au travail,
- 11:17pour le bien-être des salariés ?
- 11:18J'en suis convaincu quand j'ai racheté l'entreprise,
- 11:20j'avais un bail 9 ans,
- 11:23et on était dans des...
- 11:24ça allait avec la mariée,
- 11:25on était dans des locaux qui n'étaient...
- 11:28vraiment ni fait ni à faire,
- 11:29qui n'était pas adapté à notre activité.
- 11:31Et au bout de
- 11:326-7 ans,
- 11:33on a commencé à chercher où on pourrait délocaliser l'entreprise,
- 11:38mais toujours dans le Béarn,
- 11:40mais pas trop loin,
- 11:40pour ne pas bouleverser tous les équilibres.
- 11:43Et évidemment,
- 11:44on est parti dans l'idée de construire un lieu de travail qui aide à s'épanouir.
- 11:51Moi,
- 11:51j'ai toujours pensé que mon rôle,
- 11:53c'était de mettre mes équipiers dans les meilleures conditions.
- 11:57pour qu'ils puissent travailler,
- 11:58qu'ils puissent s'épanouir au travail.
- 12:00C'est ce qu'on a fait en construisant un beau bâtiment,
- 12:04un premier beau bâtiment ouvert en 2016 sur les changers autoroutiers de Biron à Hortès.
- 12:11On a continué à étendre ce qu'on a appelé le campus,
- 12:15progressivement en 2021 et encore en octobre dernier,
- 12:19on a livré une dernière tranche de travaux.
- 12:21Et toujours le fil commun,
- 12:24c'est vraiment d'avoir des beaux locaux.
- 12:26Des locaux qui coûtent plus cher,
- 12:29mais c'est un minimum par rapport à ce que le collectif rend à l'entreprise.
- 12:36Je n'ai jamais pensé que c'était un mauvais investissement,
- 12:39au contraire.
- 12:40Pourquoi cette idée de campus et ce développement au-delà de simples bureaux d'ailleurs ?
- 12:45Le campus c'est l'idée du mouvement,
- 12:47de passer d'un bâtiment à l'autre.
- 12:49On est effectivement dans une espèce de campus planté au milieu historiquement de champs de maïs.
- 12:56mais on a mis en valeur tous nos bâtiments en les tournant vers la forêt,
- 13:02en créant des chemins plutôt en mode passerelle et des bâtiments sur pilotis,
- 13:08vraiment pour se retrouver quelque part dans un havre de pépé qui nous permet à la fois d'innover et de protéger notre satisfaction client.
- 13:17Alors vous avez investi aussi dans de la restauration,
- 13:20dans l'hôtellerie je crois,
- 13:22pourquoi ce choix ?
- 13:23Je suis entrepreneur dans l'âme et j'aime me challenger.
- 13:26Et je trouvais que ça avait un sens,
- 13:28le Ferra Hortès,
- 13:29qui a tant besoin de rebondir,
- 13:31justement.
- 13:33Il n'y avait pas d'hôtel digne de ce nom.
- 13:36Il y avait une offre de restauration qui était un peu poussive,
- 13:40qui n'était pas ouverte 7 jours sur 7.
- 13:42Et j'avais l'occasion,
- 13:44avec ce campus qui était en essence et en train d'être créé de toutes pièces,
- 13:49de créer un ensemble cohérent.
- 13:51Et c'est ça qui m'a...
- 13:53donner l'envie d'entreprendre.
- 13:57Ce qui est encore plus fou,
- 13:58c'est que je l'ai fait pendant le Covid.
- 14:00Hôtellerie,
- 14:00restauration,
- 14:01pendant le Covid,
- 14:02il faut quand même être un peu allumé dans sa tête pour aller vers ces métiers-là.
- 14:09Mais ce sont des métiers aussi d'accueil et de partage.
- 14:12Et moi,
- 14:13encore une fois,
- 14:13je vous l'ai dit,
- 14:14j'aime les gens,
- 14:16j'aime discuter,
- 14:17j'aime rencontrer les personnes,
- 14:20même si...
- 14:21Je suis d'une nature historiquement timide,
- 14:24je pense que je combats ça par de la convivialité.
- 14:29Et c'est cet attachement à Hortès qui vous a poussé à devenir le président de Pau Hortès ou ça n'a rien à voir ?
- 14:38Hortès a été une ville de basket extraordinaire.
- 14:44et quand vous allez vous balader en ville quand
- 14:49Vous prenez un verre le soir ou vous allez au marché le samedi ou le mardi matin.
- 14:55Il y a toujours quelqu'un qui vous rappelle cette histoire avec quelque part un peu des...
- 15:00Les trémolos dans la voie,
- 15:01et moi ça m'a toujours marqué.
- 15:03Et finalement que ce soit un orthésien,
- 15:05même d'adoption,
- 15:07qui maintienne ça aujourd'hui,
- 15:08c'est un beau pied de nez à l'histoire.
- 15:11Comment on gère un club sportif par rapport à une entreprise ?
- 15:14Est-ce que c'est très différent ?
- 15:15Est-ce qu'il y a des similitudes ?
- 15:16Un club sportif c'est deux sociétés en une.
- 15:19Il y a une société d'événementiel qui organise des spectacles,
- 15:22ce sont les soirs de match.
- 15:25Et il y a une société sportive qui doit être...
- 15:28performantes sportivement.
- 15:29Donc effectivement c'est une entreprise qui n'est pas banale.
- 15:32On est très soumis aux résultats sportifs et ça aussi peut-être qu'on peut l'être moins,
- 15:38alors ça dépend évidemment des activités dans le monde de l'entreprise classique,
- 15:42dans des secteurs d'activité peut-être comme l'édition de logiciels.
- 15:46Il faut naviguer avec cette idée que ce que l'on construit au quotidien peut être,
- 15:53pour les observateurs extérieurs,
- 15:55détruit ou magnifié chaque vendredi soir.
- 15:57en fonction de la victoire ou de la défaite.
- 16:00Mais nous,
- 16:00on sait,
- 16:02parce qu'on travaille,
- 16:03qu'on est en train de grandir.
- 16:05Mais c'est passionnant,
- 16:06et ça aussi ça m'a attiré.
- 16:09Et voilà,
- 16:10c'est un management qui est finalement assez proche,
- 16:15mais un petit peu différent aussi,
- 16:16parce qu'il y a cet aléa sportif.
- 16:20Ça reste la culture de la performance,
- 16:23la culture de l'excellence,
- 16:24et ça on le retrouve dans les deux milieux.
- 16:26Qu'est-ce que ça vous apporte de différent ou de plus ?
- 16:30Peut-être une ouverture d'esprit en plus,
- 16:33peut-être un rayonnement local qui me permet de rencontrer de nouvelles sphères locales,
- 16:41que ce soit des sphères politiques,
- 16:44institutionnelles,
- 16:46les fans,
- 16:46les bénévoles,
- 16:49la presse.
- 16:50Voilà,
- 16:51c'est passionnant pour moi.
- 16:52Une entreprise ou une vie en général,
- 16:54il y a des hauts et des bas.
- 16:56Comment vous les gérez ?
- 16:57Est-ce qu'il y a une recette ?
- 17:00J'essaye d'être calme,
- 17:01serein et ambitieux.
- 17:05J'essaye de ne pas donner trop de prise à ces aléas,
- 17:11cette incertitude économique,
- 17:13ce concurrent qui devient très fort.
- 17:17Je crois beaucoup en notre caractère,
- 17:19en notre manière de faire et en notre collectif encore une fois.
- 17:22Et donc j'essaye de ne pas trop donner prise.
- 17:25à tout ça et de rester serein et au moins de donner l'exemple.
- 17:29Il y a beaucoup de gens qui me disent d'ailleurs pendant les matchs,
- 17:31mais Guillaume,
- 17:33vous ne réagissez pas,
- 17:34on a l'impression que ça glisse comme de l'eau sur vous,
- 17:37la victoire ou la défaite.
- 17:39Évidemment,
- 17:40à l'intérieur ça bout,
- 17:41évidemment victoire ou défaite,
- 17:44je ne suis pas insensible.
- 17:45Évidemment,
- 17:46quand un concurrent avance plus vite,
- 17:50chez Oktayem,
- 17:52ça m'ennuie terriblement et je suis et mon cerveau est en mode allez qu'est-ce qu'on fait pour reprendre cette longueur d'avance voilà je suis un être humain comme tout le monde mais j'essaye de d'inspirer cette
- 18:07sérénité qui je pense doit permettre toujours de rebondir ce podcast s'appelle l'état d'esprit qu'est-ce qui vous anime au quotidien j'aime entreprendre j'aime essayer d'entreprendre
- 18:20Dans le mot essayer,
- 18:20il y a la possibilité de se tromper.
- 18:23Je ne suis pas parfait,
- 18:24mais on peut essayer de faire en permanence des choses nouvelles,
- 18:29de se challenger et de vivre sa vie en permanence.
- 18:34Pas à 20 000 à l'heure,
- 18:35mais en tout cas en essayant de faire du bien autour,
- 18:38de se challenger soi-même,
- 18:41d'être ambitieux dans le bon sens du terme.
- 18:45Moi,
- 18:45quand je suis ambitieux pour l'élan,
- 18:46je suis ambitieux pour mon territoire.
- 18:48Quand je suis ambitieux pour mon hôtel et mon restaurant,
- 18:50je suis plutôt ambitieux pour mon territoire.
- 18:53Et ça,
- 18:54moi,
- 18:54ça me rend heureux,
- 18:55tout simplement.
- 18:56Donc mon état d'esprit,
- 18:58c'est d'essayer.
- 19:00Et il n'y a pas un jour depuis 17 ans où je suis arrivé chez Octaim et où je n'ai pas eu envie de venir.
- 19:07Pourquoi ?
- 19:07Parce que chaque jour,
- 19:09je vais avoir une problématique différente,
- 19:11je vais croiser un sourire,
- 19:12je vais croiser quelqu'un qui va aller peut-être un petit peu moins bien et je vais pouvoir avoir...
- 19:17potentiellement une action soutenante quelle que soit la problématique qui est traitée.
- 19:23Donc mon état d'esprit c'est celui de quelqu'un qui a,
- 19:27quelles que soient les crises,
- 19:29se dire non,
- 19:30on y va,
- 19:31on y va,
- 19:31on peut toujours.
- 19:32Covid,
- 19:33non on y va,
- 19:33on lance un hôtel,
- 19:34un restaurant.
- 19:35La crise en ce moment,
- 19:36non c'est maintenant qu'il faut bouger,
- 19:39c'est maintenant qu'il faut avancer des pions pour quand ça va rebondir,
- 19:44qu'on soit les premiers à rebondir.
- 19:46Et moi je suis toujours dans cet état d'esprit.
- 19:48Merci de nous avoir reçus en tout cas dans ce très beau Palais des Sports.
- 19:50Avec plaisir.
- 19:51Bonne chance à l'élan pour la saison et bonne chance à vous.
- 19:54Merci à vous.