Latest / Déclic / « Vous courez peut-être derrière le rêve de quelqu'un d'autre » - Victor Morris, le portrait Déclic
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- Laure - Déclic: rêvez ou osez. Victor: Rêver. Laure - Déclic: sécurité ou liberté. Victor: liberté. Laure - Déclic: Le rêve le plus fou que tu as réalisé. Victor: Et bah, louer Grand Rex Laure - Déclic: Une épreuve pour laquelle tu peux dire merci aujourd'hui. Victor: manger seul pendant trois ans dans un parc au lycée. Laure - Déclic: Une chose que tu n'oses toujours pas. Victor: Tomber amoureux Laure - Déclic: et ta définition d'une vie sans regret. Victor: C'est une vie dans laquelle on a des choses à raconter la veille de sa mort. Laure - Déclic: bienvenue Victor dans cette interview pour Avant de commencer, je t'ai proposé de venir avec un objet qui te représente. Qu'est que tu as choisi ? Victor: bien écoute déjà je te remercie Laure de l'invitation et je suis très heureux de passer ce moment avec toi. Et qu'est-ce que j'ai choisi comme objet ? Écoute, j'ai pris mon dernier bébé, celui qui est sorti il y a pas longtemps, mon livre, celui que j'ai eu la joie et le plaisir de sortir au mois de juin dernier et qui depuis m'accompagne sur des aventures folles et que je suis hyper heureux de mettre en lumière. c'était aussi symbolique que... que puissant, que de l'avoir entre mes mains, que de tenir, que de feuilleter les pages en même temps que je te réponds à cette question. Et voilà, je sais que c'est un rêve que beaucoup de personnes ont et je me souviens de cette phrase de mon éditrice qui me dit « Tu fais partie du club des 1 % ». Il n'y a que 1 % des personnes qui veulent écrire qui vont au bout du projet. Et du coup, je suis hyper fier de l'avoir entre mes mains. Laure - Déclic: Super. Du coup, que je te propose, c'est qu'en partant de cet objet qui te représente, c'est que tu nous dises un peu plus sur qui est Victor aujourd'hui. Victor: Et bah écoute, ça fait le point avec le titre du livre au sens où moi j'aime tout le temps commencer par le fait que je suis un amoureux de la vie et mon livre c'est tombé amoureux de sa vie et je suis un amoureux de la vie et de sa magie au sens où... Pour moi, n'a qu'une vie. Et mon but aujourd'hui, c'est de vivre plein d'expériences différentes. Le livre en fait partie, mais j'aurais pu prendre un micro parce que j'adore faire des conférences. J'aurais pu prendre plein d'autres objets. du coup Victor dans ce milieu là il est un peu un grand rêveur qui a envie de réaliser ses propres rêves et de réaliser les rêves des autres parce que c'est génial d'aider les autres à réaliser leurs rêves. Laure - Déclic: Et pour comprendre l'homme qui a choisi cet objet là aujourd'hui, donc ce livre, j'aimerais qu'on revienne un peu en Et si je devais aujourd'hui rencontrer le Victor adolescent qui est-ce que j'aurais devant moi ? Victor: je te dirais que c'est pas le même Victor que tu vois là devant toi au sens où c'est un Victor qui est... j'allais dire qui rentre dans les cases ou en tout cas qui essaie de rentrer dans des cases qui ne lui correspondent pas au sens où c'est la période par laquelle j'aime beaucoup commencer c'est celle qui est un peu le point de départ, le déclic si on reprend le sujet c'est la période du lycée Cette période-là challengeant pour pas mal de jeunes et pas mal d'entre nous. Certains c'est le collège, d'autres c'est le lycée, pour moi ça a été le lycée. donc je te dis avec ce Victor là au début il vient d'un collège populaire du 20ème il est hyper heureux de son entourage il est hyper heureux d'être dans les premiers de sa classe parce que c'est quelque chose qui est important pour lui il est entouré de cultures totalement différentes, religions totalement différentes etc etc et il débarque dans l'un des meilleurs lycées de la capitale et il ne se reconnaît pas du tout dans ce monde dans lequel il vient d'intégrer, dans lequel il vient de rentrer et il va s'en protéger. par le fait de s'isoler, va se protéger de tout ça et c'est pour ça que j'ai cette chance d'avoir un monde intérieur qui est incroyable parce que ce monde intérieur il va me protéger pendant trois ans et j'en parle dans le livre mais pour l'anecdote j'ai mangé quasiment tout seul tous les midis pendant plus de trois ans et dans lequel je rêvais d'un autre monde et je voyais ce monde passer et je me suis dit un jour ce monde là va falloir que je le crée et ce monde là je suis en train de le créer en ce moment donc je te laisse imaginer ce que ressent le Victor de 17 ans là depuis un an ou deux de voir ses rêves se réaliser et de monter sur des scènes qu'il faisait rêver et qu'aujourd'hui son message porte et je suis hyper fier que tu rencontres aussi ce jeune là parce qu'il était à 1000 lieux d'imaginer que ma voix porte autant et que mon message intéresse autant Laure - Déclic: Ok, là, parce que moi je suis en Belgique, vois, lycée, on n'a pas les mêmes termes. Donc là, tu as 17 ans, c'est ça. Victor: Oui, 16-17 ans. Laure - Déclic: Et en trois mots qui tu étais à cette période-là, ? Victor: Je dirais gentil, mais le mauvais côté du gentil, le trop bon, trop con, ce côté-là un peu trop gentil. Je te dirais gentil, te dirais isolé. Et j'ai le mot seul qui me vient, mais du coup je te dis le mot seul. Laure - Déclic: Est-ce que tu veux nous en dire plus sur ce côté ? Parce que je pense qu'il y a beaucoup de jeunes surtout actuellement, qui se sentent isolées et seules. Est-ce que tu aurais envie de nous partager un peu cette période-là ? Victor: Ouais, c'est une période qui est... C'est une dualité pour moi. C'est pour ça que je ne crache pas du tout sur les réseaux sociaux. Et la vie en ligne, on va dire, je vais mettre ça dans sa globalité. Parce que moi, c'est ce qui m'a sauvé, c'est ce qui m'a reconstruit à cette époque. Donc à 17 ans, il faut imaginer ma vie. Le matin, je vais au lycée en métro. J'ai pris la décision de descendre une station de métro avant pour finir à pied. Donc j'ai ce moment-là où je suis tout seul. J'écoute toujours la même playlist. J'ai cette musique de Daniel Powter, P-O-W-T-E-R, Bad Day, Tous les jours dans les oreilles dans lequel il parle que les mauvaises journées, ça arrive et ça donne vie à une belle journée ensuite. Je sais pas, je l'écoute tous les jours, je l'écoute tout le temps. J'arrive au lycée. Paradoxalement, je suis heureux d'être sur place, mais je sais que je ne pas passer la meilleure journée de ma vie. Je regarde, là j'ai l'image de regarder par la fenêtre et de rêver Et en parallèle du coup, d'avoir hâte de rentrer le soir parce que en fait je me suis reconstruit grâce à un jeu vidéo. Et c'est pour ça, s'il a des jeunes qui nous écoutent, je crache pas sur les jeux vidéo. A bon escient Et là ce jeu là, c'est un jeu qui s'appelle Minecraft. C'est un jeu pour ceux qui ne connaitraient pas, c'est l'équivalent des Lego mais en virtuel dans lequel on va créer un monde virtuel et dans lequel en fait moi je vais m'éclater et je vais m'amuser comme pas possible et notamment grâce à mon petit frère qui me fait découvrir un serveur multijoueur dans lequel on peut jouer avec d'autres personnes. Et dans lequel il y avait plusieurs villes dans lesquelles on créait des maisons, des espaces, des épreuves, etc. Et en fait, très vite, je vais monter dans les échelons, dans les grades, etc. Je vais construire ma propre ville. Je me souviens un moment de m'être mis à l'opposé de la carte au sens que personne ne viendra m'embêter, je vais me mettre là et je vais faire... Elle s'appelait Arboritum, cette ville-là. Et je vais créer ma ville dans les arbres. dans une ville dans laquelle tu vas pouvoir avoir des cabanes et trucs comme ça. en fait très vite ma ville va grossir, des gens vont venir la voir, des gens vont acheter des parcelles pour pouvoir construire leur maison. Et très vite je vais devenir la deuxième ville du serveur après la capitale. Et en fait je vais découvrir sans le vouloir le commerce, l'entrepreneuriat, la créativité, le fait de gérer des hommes, le management etc. Et en fait si tu veux ça... Il y avait vraiment une dualité entre ma vie réelle où il ne passait rien et ma vie virtuelle où je m'éclatais, je m'amusais, etc. Et en fait, il y a eu un moment, et c'est là où je pense que j'ai connecté avec la spiritualité et la sensibilité que j'ai. En marchant pour aller au lycée, je me souviens d'avoir cette phrase un jour en disant, écoutez, Dieu, Moïse, Mahomet, Jésus, peu importe qui, si vous existez, j'ai besoin de vous, mais j'ai besoin de vous maintenant. Et au moment où je dis ça, j'ai ma voiture préférée de l'époque qui passe. je me dis en fait Victor, si tu veux cette voiture-là, va falloir que t'arrêtes d'écouter les autres et il va falloir tu commences à vivre pour toi. Et c'est ce moment-là, c'est mon point de départ où j'ai lâché le fait de vivre pour les autres et de commencer, même si c'était égoïste à des moments, à vivre pour moi et à faire mes propres choix. Ça m'a amené sur des chemins que personne n'emprunte et que personne ne veut emprunter. Et en même temps, c'est les plus beaux. parce que c'est toi qui les a choisis et voilà, et aujourd'hui j'ai de la gratitude. Je n'aurais pas vécu un dixième de tout ce que je vis aujourd'hui si je n'avais pas fait ces choix à cette époque. Donc c'est aussi rappeler que les choix de il y a 20 ans ou il a 10 ans, il 15 ans, ça nous amène 15 ans plus tard à d'autres choix. Et c'est cette phrase, je terminerai avec ça, une phrase un peu, je crois c'est une citation chinoise qui dit il a deux bons moments pour planter un arbre, c'est maintenant ou il a 20 ans. Laure - Déclic: Hmm. Victor: C'est un peu l'idée que votre premier pas commence maintenant et peut-être qu'il mettra 20 ans à écloir et peut-être plus vite. Laure - Déclic: Tu as cette adolescence où tu te sens très seule où tu construis ce monde un peu virtuel, Est-ce qu'il a un moment précis ? par exemple, quand tu as vu cette voiture passer, est-ce que c'est là ton premier déclic ou est-ce qu'il a un événement qui fait que tu te dis bon, là stop, il y a quelque chose qui n'est pas ok pour moi ? Victor: Je pense que cet événement-là, pour moi, c'est celui que je prends comme le point de départ parce qu'il m'a vraiment marqué au sens où je me souviens très bien être sur ce passage piéton. Je pourrais te donner le passage piéton exact, la rue exacte où j'étais. Et un peu comme si ce moment-là où la vie vient de te dire stop, elle vient de dire écoute, là c'est bon, toi tu as un autre destin. Mais Et comme si on m'avait dit, écoute bouge toi quoi, secoue toi un peu. Je te dirais que la symbolique du passage piéton, c'est peut-être une traversée, un changement au volet vert. Je pense que ce qui se passe à ce moment-là, c'est une prise de conscience. C'est vraiment ce moment où... vraiment tu vibres autre chose quoi. C'est un peu une claque de la vie, il en a beaucoup pour qui cette claque-là, j'ai cette chance-là que ce soit pas une claque compliquée ou difficile. C'était inconfortable pendant trois ans mais c'est pas une maladie, j'ai perdu personne, j'ai pas vu la mort me traverser ou passer devant moi. Non, ça a été juste un moment où on me dit écoute, stop quoi. Et un peu comme si, bah du coup j'ai le symbole du passage piéton, mais comme si je passais d'un monde à un autre, vois, Et je me souviens très bien, je te disais par exemple que j'étais dernier de ma classe et à l'époque, je rêvais de faire une école de commerce. Je rêvais de faire une école de commerce parce que c'est peut-être le chemin logique à la suite d'un lycée, tu fais une école de commerce, ça fait plaisir aux parents et puis ça me faisait triper aussi de me dire, voilà, c'est un peu le truc où je vais être peut-être reconnu, tu vois. Et forcément, je suis dernier de ma classe, donc les écoles de commerce tu les oublies. Et en fait, me dis, tiens, je suis aussi passionné de voiture, Et je vois un BTS, en banlieue parisienne. et dans lequel il a une option vente automobile. Je me dis, mais tiens, c'est ça qu'il faut que fasse. Ça me fait plaisir, ça me fait kiffer, etc. Donc je fais ce truc-là et en fait, je me reconnecte à l'humain parce que c'est ce que j'adore moi dans les formations professionnelles, c'est que tu reconnectes très vite le faire, très vite, t'es dans l'action, très vite, vas... Là, j'étais en alternance en plus, donc je vendais des voitures, j'allais au contact des clients, etc. je me suis éclaté et je me suis amusé comme pas possible et de dernier de la classe, je remonte à majeure de promo. Et tout ça pour partager que peut-être à ce moment-là, me suis dit tiens, il n'y a peut-être pas le chemin que tu t'es imaginé, mais va y en avoir d'autres et ça va t'amuser. Ce moment où la porte se ferme, là je construis un chemin qui autre et la porte s'ouvre. Et je te prends un autre exemple, J'ai donné un TEDx il a deux mois, il y a trois ans de ça je postule pour faire un TEDx et on me ferme la porte et on me dit non c'est pas toi, on te garde pas. Et du coup je me dis si vous ne me voulez pas je vais créer mes propres scènes et j'ai commencé à faire des conférences comme ça donc il a trois ans. Et il a un mois, le TEDx est venu me chercher. j'aime bien cette image-là que des fois, si je reprends ce Victor et si je le croisais dans la rue, tu vois, en face, lui dirais écoute, garde la foi. Ça va être fou après. Ça va être fou, ça va être incroyable, mais garde l'espoir surtout et garde ce chemin-là. Laure - Déclic: si on reprend cette première décision de t'écouter vraiment, c'est quoi qui a été le plus challengeant dans cette décision-là pour toi Victor: Je pense que décevoir. Autant moi et moi-même, j'étais aligné parce que je savais que j'aimais ça, autant j'avais la sensation que dans le regard des autres, faire un BTS, t'es un peu déclassé par rapport à quelqu'un qui va faire une école de commerce. Aujourd'hui, à l'instant T, la peur de décevoir, je l'ai plus, ou tout cas je l'ai moins. À l'époque, c'était un peu peur de décevoir mes parents, peur de décevoir tout ça, de te dire « tiens, je suis peut-être nul, en fait je vais faire un BTS alors que tout monde fait une école de commerce, une école d'ingé, etc. » Donc ouais, je te dirais à l'époque, ça. C'était cette peur de décevoir et cette peur de ne pas prendre le bon chemin et cette peur de... Qu'est-ce que vont penser les autres ? Laure - Déclic: Comment tu fait pour avancer et continuer malgré cette peur-là Victor: En fait, je pense qu'il y avait ce truc-là, mais le fond même, c'est cette promesse que je me suis fait, sur ce passage piéton, de dire écoute, on va vivre pour soi et on va arrêter d'écouter les autres. Donc j'avais ce truc-là en fond. Et derrière, ce qui m'a maintenu sur ce chemin-là, c'est la joie. C'est la joie. C'était un bonheur pour moi d'aller tous les matins au lycée professionnel pour faire ce BTS. Je me souviens de cette phrase que j'ai sortie quand j'étais sur la scène du Grand Rex. Je disais aux personnes qui étaient là dans le public, j'aurais dit, mais imaginez ce Victor de 17 ans là, qui est là devant vous. juste, je te dis ça avec une force de vie et une élan de vie parce que je suis monté sur cette scène du Grand Rex, j'avais les deux personnes qui m'inspirent le plus avec moi sur scène. Et j'avais des sujets hyper importants qui étaient là, j'avais mes parents qui étaient dans la salle, j'avais... Et je je sais pas, j'ai ce moment là de... Ok peut-être j'avais peur de décevoir à l'époque, mais aujourd'hui j'en suis fier quoi. Tu vois, de me dire que je me suis écouté. Et c'est ce que je dis maintenant aux gens, si vous êtes la seule personne à croire en votre histoire à Paris, ou à Bruxelles, ou en Belgique, ou en France, continuez d'y croire. Vous savez pourquoi vous le faites. Vous savez pourquoi vous le faites, vous savez pourquoi vous allez au bout et un jour, je vous le promets, et ça vraiment je te le dis là avec une émotion forte, un jour ça changera. Un jour ça changera, je te dis ça, pendant là ça fait 11 ans que je suis entrepreneur, pendant plus de 9 ans je suis passé pour le bisounours. J'ai réuni 150 rêveurs au Grand Rex il a un mois. Le monde des bisounours ça existe. Je l'ai créé tu vois. Et merci de me créer cet espace là parce que ça me fait une prise de conscience qui est dingue mais c'est fou quoi. C'est fou de se dire, voilà, on n'a qu'une vie et moi je suis en train de la vivre ma vie, tu vois. Et vraiment j'en suis fier. me touche vraiment, je te le dis, avec beaucoup de gratitude. Et pour autant, je suis encore chez mes parents à 31 ans et je suis encore célibataire. Je me sens juste heureux. Laure - Déclic: C'est intéressant parce que c'était ma prochaine question. On parle beaucoup de réaliser ses rêves, de s'écouter, de changer de vie. Mais je pense qu'il a aussi un prix à payer derrière ça. Est-ce que tu peux voir le prix d'écouter et réaliser ta rêve Victor: Bah on fait partie de, on va dire, 10 % ou 20 % de la population qui écoute ses rêves et qui avance dans sa vie Donc en fait tu prends aussi 80 % de l'autre côté, qui elles ne comprend pas, elles soient jalouses, te critiquent, etc. Des haters, j'en ai plein et j'en ai pris tous les jours. Des gens qui comprennent pas, j'en ai tous les jours. Des gens qui me disent que c'est impossible, j'en ai tous les jours. Et... Donc il y a ce prix là à payer. a le fait qu'il y a aussi un investissement à avoir, c'est-à-dire que c'est des choix de vie. Moi, j'ai préféré mettre mon argent dans mes projets plutôt que de les mettre dans une construction de famille pour l'instant ou dans un achat d'appartement. Moi, j'ai mis toute ma tune dans le Grand Rex que j'ai fait il a un mois. J'ai fait all-in dessus et voilà. Il faut aussi passer le fait que j'ai lâché mon appart il a deux ans pour revenir chez mes parents pour pouvoir investir cet argent-là ailleurs. de faire le choix. Aujourd'hui, je suis célibataire, pas parce que je n'en ai pas envie, mais plus parce que je me dis pour l'instant, j'ai un autre chemin et pour l'instant, c'est le chemin de mes projets et que j'ai envie de rencontrer quelqu'un qui comprenne ce chemin-là. Laure - Déclic: Je pense dans s'écouter et réaliser ses rêves, c'est important de montrer aussi cette partie-là, cette partie un peu plus challengeante et difficile. Parce qu'on peut vite tomber dans les attentes irréalistes d'aller réaliser la vie parfaite. Alors que je pense qu'il y a toujours cet équilibre qui est présent. Victor: Je te rejoins entièrement et j'y ajouterai le fait que c'est parce qu'il y a cet inconfort-là qu'on savoure l'autre côté en disant que c'est parce qu'il y a eu l'inconfort d'organiser, de créer le Grand Rex que le moment où je suis sur la scène, je savoure parce que c'est trois mois de boulot. Et justement, c'est de se rappeler qu'on peut aussi prendre du plaisir dans l'effort et je crois au fait que c'est un chemin qui nous amène vers nos rêves. Laure - Déclic: donc là, on a parlé de ton premier déclic, on va dire, vers 17 ans. Tu as fait le grand Rex en juillet, Je pense que tu as aussi été sur Compostelle. Est-ce que tu veux nous en dire un peu plus sur ce passage-là ? Victor: Ça arrive en gros il y a trois ans, donc 2023 pour moi. Bah pareil, on parlait de clac de la vie, Compostelle s'est venu dans ma vie à la suite d'une rupture amoureuse. donc je me sépare d'une fille et en fait je suis en séance de coaching avec ma coach et avec mon ex on s'était dit que le 8 mai on devait se retrouver à Bayonne donc dans le sud de la France et on se sépare autour du 10 avril Et du coup je parle avec ma coach, je lui dis, je comprends pas, je pensais que c'était la bonne, je pensais que c'était une personne pour moi, etc. Qu'est-ce que Cupidon vient me faire encore ? J'ai pas le droit à l'amour, etc. Et je dis à ma coach, dis, écoute, avec mon ex on a prévu de se retrouver le 8 mai à Bayonne, mais j'ai la sensation que je dois partir maintenant. Et j'ai cette sensation là vraiment comme un appel de la vie, tu vois. Et en fait, si tu veux, à la base, j'avais pas du tout prévu de faire Compostelle. J'avais prévu de faire Paris-Bayonne à pied. Point. Et en fait, la vie, quand tu prends une décision et un choix, ensuite elle t'amène un tapis rouge. Et du coup, à ce moment-là, ce tapis rouge, c'est Compostelle. Donc il s'avère qu'il y a une voie en France qui s'appelle la voie de Tours, qui passe par Tours et qui amène jusqu'à Saint-Jean-Pied-de-Port, le sud de la France. Et du coup, je pars le... 17 avril 2023, je prends la direction de Tours, parce je n'avais pas envie de faire la sortie de Paris à pied, je voulais marcher dans la campagne directement. Donc je me dis, je vais prendre un bilet train jusqu'à Tours et je vais commencer à Tours. Je commence à Tours et je pars sur trois semaines, trois semaines de chemin sur Compostelle. Et là, ça a été un deuxième déclic, enfin on parlait du premier déclic, mais ça a été un autre déclic au sens connexion spirituelle et connexion à la vie. ça a été un moment... Je recommande vraiment tout le monde de faire cette expérience-là, d'aller marcher sur Compostelle ou sur une randonnée ou peu importe où, mais en tout cas d'aller marcher avec soi-même. Et ça a été vraiment trois semaines comme si la vie m'avait mis table rase sur mon château de cartes et elle m'avait dit, écoute on recommence, par contre on va garder ce qui est vraiment important pour toi. Et du coup, a été vraiment trois semaines où je me suis posé des questions que jamais on se pose dans sa vie. C'est quoi ma vision du couple, ma vision de la sexualité, ma vision de mes projets, ma vision de la famille. Qu'est que j'ai envie de garder, qu'est ce que j'ai pas envie de garder. Et cette connexion aussi à soi, vois. Tous les matins, j'envoyais un message à mon corps en me disant, vas-y, est ce qu'on y va, est qu'on n'y va pas ? Et d'avoir cet élan qui se lève tous les matins en disant, ok, bon, on y retourne. on y retourne, on va marcher et puis on avance. tu parlais du fait qu'il a des sacrifices, il a des jours qui n'étaient pas faciles dans la réalisation de ses rêves. Sur ce chemin de compostelle, y a eu des jours où j'avais envie d'arrêter. Il ne pas imaginer que c'est tous les jours facile. Et notamment, pour exemple, parce que j'en parle dans le livre aussi, j'ai une étape où je rencontre un pèlerin. qui s'appelle Julien. Donc je marche cette étape tout seul Et il se met à pleuvoir. Il se met à pleuvoir, mais à torrent. Comme jamais, j'ai vu une pluie. Et je suis sous un arbre. J'ai mon poncho là, j'ai mon truc de pluie, etc. Et je me dis, mais pourquoi je fais ça ? Qu'est-ce que je suis venu me faire ? Et qu'est-ce que je suis là au fin fond du trou du cul de la terre de la France, il pleut, j'en peux plus, j'ai mal partout et voilà. Et du coup je me mets à l'idée que rester sous cet arbre ça va peut-être pas m'aider donc je vais aller jusqu'à l'auberge, à l'auberge Pellerin. Et j'arrive, je pose mes sacs et là je suis encore trempé, j'en peux plus, enfin voilà c'est fini quoi. Et du coup je vois Julien arriver. Et je le vois et il me dit Victor, écoute, je vais arrêter ce soir, je rentre demain. Je dis, bon ? tout, qu'est-ce s'est passé ? Je pensais que tu allais au bout Il me dit, écoute, je viens de me faire une élongation du tibia et je peux plus, je viens de voir le médecin et je ne plus faire un truc. Et vraiment, j'ai vu la détresse dans ses yeux, sa tristesse et je me suis dit, je ne pas arrêter, je peux pas arrêter, il que j'aille au bout, tu vois. Et voilà, je suis allé au bout et j'ai atteint Bayonne quelques jours après. ça a été une expérience de se dire des fois, t'es sur un chemin pour une raison et il faut te rappeler pourquoi tu le fais. C'est ça qui est important. Et peut-être qu'il pleut aujourd'hui dans votre vie et dans les personnes qui nous écouteraient. Mais demain, le soleil reviendra et ça, c'est l'impermanence des choses où après la pluie, forcément le beau temps qui revient. Laure - Déclic: J'aime bien quand tu dis de se rappeler le pourquoi. Pourquoi on le fait. aujourd'hui Pourquoi tu fais tout ça ? Victor: C'est une bonne question. J'ai fait un post la semaine dernière où j'étais sous la douche et je me dis mais en fait c'est quoi le sens de la vie ? Pour le moment on est en vie. Est-ce qu'il a un moment où on arrive au bout de tout ce travail sur soi où on se dit tiens vas-y c'est bon c'est atteint. est-ce qu'il a un moment où il a une fin et du coup c'est qu'on l'a fait ? Et du coup je me suis posé la question c'est quoi le sens de ta vie Victor, pourquoi tu fais tout ça ? Et... Bah en fait je crois que là aujourd'hui j'ai la chance de pouvoir... Servir un message qui plus grand que moi, c'est à dire que j'ai plus le truc de j'ai envie d'atteindre un objectif personnel etc etc. Aujourd'hui j'ai envie de servir le monde. Et je crois que mon pourquoi aujourd'hui c'est de... En fait, j'aime voir la planète Terre comme un homme, comme un visage, Aujourd'hui, on lui fait tellement de mal à cette planète Terre que... pourquoi à moi, c'est de me dire, écoute, je vais t'amener autant d'amour qu'on te fait du mal, quoi. Et ça passe par réveiller des gens, réveiller des âmes. Et pour moi, il a beaucoup d'âmes qui dorment aujourd'hui et j'ai envie de réveiller ces âmes-là Pour mon message qui est d'amener de l'amour sur cette planète Terre et de changer les choses et de créer ce monde des bisounours, j'ai besoin de monde tout seul, j'y arriverai pas. Donc ouais, mon pourquoi c'est ça, c'est de ramener de l'amour en fait, c'est d'apporter de l'amour. et diffuser cet amour sur plein d'aspects différents, sur plein d'espaces différents et je suis hyper heureux de le faire. Laure - Déclic: Et en parlant d'espaces différents, tu as réuni plusieurs personnes, plusieurs rêveurs au Grand Rex en juillet. Comment elle t'est venue cette idée ? Victor: Comment est venue cette idée ? Ça a été une succession d'événements, va dire, une succession de moments. La première, a été de me mettre dans le monde des conférences, au sens de cette première étape de monter sur scène et d'avoir un micro et de se dire « tiens, en fait j'adore ça, transmettre, partager, raconter mon histoire », mais se rendre compte que finalement... mon histoire et mon message a de l'importance pour d'autres et de se dire ok je ne fais pas que raconter ma vie, je transmets aussi un message, transmets des vibrations. Donc ça c'est la première étape. La deuxième étape ça a été un moment où Je suis invité à avoir une avant-première au Grand Rex je dis à la personne qui m'invite, je dis un jour je serai là. Un jour je serai là en bas, c'était vraiment la même salle que j'ai loué. Mais je me vois en bas, ma place n'est pas là sur ce siège, elle est en bas. Donc ça c'était fin décembre 2025. Et ce qui est drôle c'est que trois jours après, a la vie, je ne pas pourquoi, comment, qui m'offre une opportunité de pitcher mon projet de l'époque au Grand Rex. Il a un concours de pitch et la finale ça se passe au Grand Rex. Donc je m'inscris, sans en parler avec mon ex-associé, je m'inscris, je nous inscris et on est sélectionné. On est sélectionné, on est validé, on passe en finale, donc le 10 janvier. Et le 10 janvier 2026, on est au Grand Ex, en train de pitcher notre précédent projet. Et ce précédent projet, c'était Ames d'entrepreneurs. C'était une communauté d'entrepreneurs qui avait pour but de réconcilier deux mondes, l'entrepreneuriat et la spiritualité. Et dans lequel on faisait des événements, etc. et ça fait le pan directement avec ce que je fais aujourd'hui. Et on s'était dit, du coup, à ce moment-là, on pitch et tout. Et je ne pas dans quel élan je vais voir la fille qui organise et je lui dis, écoute, est-ce que tu aurais les contacts du Grand Rex, les personnes qui... tu as loué la salle et est-ce que tu aurais ces contacts ? Donc ça, c'était en janvier. Et du coup, je récupère ces contacts-là et je dis à Ludivine, mon ex-associé, je dis, pourquoi on ferait pas notre anniversaire de la communauté là-bas, au Grand Rex ? ça serait fou, c'est des rêveurs, c'est un truc que voilà. Et elle me dit vas-y, t'es quoi, go on y va, Donc à l'origine, cet événement-là, c'était l'anniversaire de notre communauté. Et il s'avère qu'au mois d'avril dernier, on est en co-living avec mon associé et on fait le choix de se séparer et de mettre fin à notre aventure ensemble, en très bon terme, et on a gardé notre amitié aujourd'hui et je lui fais un coucou si elle écoute cet épisode. Et... Et du coup, il y a encore ce grand Rex là, qu'est-ce qu'on en fait de ce grand Rex ? et je me dis mais j'en rêve J'en rêve de ce projet là et je peux pas l'arrêter moi, je peux pas l'annuler quoi. Et du coup, au moment où je dis ça, je dis je vais le faire. Et au moment où je dis ça, j'ai mon animal totem qui passe. c'est le chevreuil et le cerf, c'est le cerf vidé. Et je le vois passer et je prends ça comme un signe. Donc on est fin du mois d'avril et je récupère cette aventure du grand Rex. Et donc ça, ça s'est fait sous un élan de vie, on va dire. Et il a cette phrase que j'aime bien partager parce que du coup, je récupère tout. Donc à la fois le risque financier et à la fois le projet, etc. ça, ça a été un autre déclic que j'ai envie de partager où j'ai ce moment. j'ai le devis sur mon deuxième écran, là à gauche. Et j'ai le devis du REX, je vois ma tréso j'ai 150€ dans et le devis du Grand REX, je peux le partager parce que c'est public mais ça coûte plus de 7000€. Donc j'ai ce devis à plus de 7000€ sur mon ordi, j'ai 150€ dans ma tréso Et là je me souviens de regarder par la fenêtre à Paris, et dire à la vie, écoute, pendant 11 ans t'as joué avec moi. Maintenant c'est moi qui vais jouer avec toi. Et du coup j'ai signé ce devis et j'ai sauté. je tu quoi, l'argent reviendra tu Et aujourd'hui l'argent est là et cet événement là a eu lieu. j'ai levé plus de 11 000 euros en deux mois. Des gens qui ont cru en ce projet. On était 150 dans cette salle. Et on a fait ce grand REX. et voilà. Et pour te partager, en sortant, je me suis dit mais c'était trop bon, enfin on recommence quand quoi ? Et j'ai envoyé un message le lendemain au... responsable du Grand Rex et dans le Grand Rex il a la salle mythique donc là j'avais loué une seconde salle, salle annexe il a la salle mythique du Grand Rex qui est la salle des fontaines avec des fontaines à l'intérieur et dans lequel il a 2000 places et j'ai dit au mec je dis tu sais quoi est-ce qu'elle est disponible le 7-7-2027 il m'a dit oui et je lui bah ok je pose une option et du coup j'ai le 7-7-2027 j'ai la salle de 2000 personnes et je me souviens d'une amie qui me disait Victor, tu fais x10 à chaque fois, là je fais 300 et là je passe à 2000 quoi. Oui, et c'est ça qui me fait envie quoi. Laure - Déclic: Oser rêver grand ? Victor: Ouais et puis en fait il se passe rien. Tu vois ça fait peur, je comprends que ça fasse peur. Je comprends qu'on me dise Victor, écoute j'ai des enfants, j'ai une maison à payer, des factures, je peux pas y aller tu vois. Cette force que j'ai de rien à voir, c'est que je peux prendre des risques fous que personne ne peut prendre. C'est à dire demain je fais all in, j'ai pas moins que ce que j'ai là aujourd'hui. Mais du coup derrière ça m'amène que j'ai besoin des autres. au sens où j'ai besoin de moi pour mettre l'élan mais j'ai besoin des autres pour financer, donner vie au projet, etc. Et c'est se rappeler que, ok, on rêve, on rêve seul mais on a besoin des autres pour aller au bout de nos rêves. C'est pour ça que si je peux être cette personne qui peut aider d'autres à réaliser leurs rêves, je le serais parce que j'en ai envie et j'en ai besoin. Et aujourd'hui, j'ai cette chance de... de quasiment ne plus avoir peur de rien. Au sens où tu me dis que on va louer le Stade de France, vas-y on le fait. J'ai aucune peur. Au sens que je sais que ça verra le jour, je sais que j'en suis capable. Dans ma vision maintenant il n'y a plus de problème, il que des solutions. Laure - Déclic: Il n'y a jamais cette petite voix à l'intérieur qui te dit mais t'es complètement fou Victor. Victor: Si, elle est là, elle est là, elle est tout le temps là, mais en même temps, c'est devenu ma meilleure pote. Pour moi, c'est la meilleure peur qu'on puisse avoir de se dire, c'est fou. C'est pas irrationnel, mais c'est pas irresponsable, en sens où je te dis pas que je me lance dans le Rex et que me mets en danger. Non, je suis pas là de dire, je saute en parachute, je n'ai pas de parachute. Je suis juste là de dire, j'ai peur de sauter en parachute, j'ai tout avec moi. mais je vais sauter. Et en même temps, il a des gens qui se disent aussi, pour avoir discuté avec des personnes qui ont fait l'Olympia, le théâtre Mogador à Paris, d'autres théâtres en France, bah elles te disent bah saute et c'est en tombant que tu vas construire ton avion. Et c'est là où je te partagerai, quand j'ai fait ce Grand Rex, j'ai eu deux types de conseils. Il a ces personnes qui vont t'amener des conseils non sollicités mais on va dire pas des conseils malveillants ça peut être des conseils bienveillants à la base mais c'est des conseils un peu du genre bah écoute Laure tu pourrais faire de la pub tu pourrais faire ci tu pourrais louer un studio tu pourrais oui tu peux Mais si tu le fais pas, qu'il a des raisons. T'as peut-être pas le temps, t'as peut-être pas l'espace mental, t'as peut-être pas l'argent, etc. Et ça, j'appellerais des gens qui s'appuient sur toi pour réaliser leurs rêves Et du coup, voilà. Et moi, ce que j'aime dire à ces gens-là, c'est, OK, tu m'amènes ton conseil, mais le plus grand event que t'as fait, c'est quatre personnes ou cinq personnes, tu vois. Ce n'est pas les mêmes enjeux, ce pas les mêmes contraintes. À l'inverse, de l'autre côté, tu as des gens qui... Je pense que tu as eu ce cas-là avec des gens qui vont sur le podcast ou peu importe, mais en tout cas dans le cadre du Grand Rex, des gens qui ont fait l'Olympia, Théâtre Mogador, le Grand Rex, qui ont fait des grandes salles, qui ont fait ces événements-là, qui ont réuni 300, 500, 1000, 2000 personnes, eux, ils vont pas t'amener des conseils, ils vont t'amener du soutien. Ils vont te dire, écoute, Laure t'inquiète pas, garde la foi, ça va le faire. Tu vas y arriver, ça va être bon, de toute façon tu n'es pas seul, on est là. Mais ils ne pas te dire quoi faire, ils vont juste te dire on est là si jamais tu as besoin, si tu as besoin de conseils, de soutien, peu importe, et tu sais que ça va le faire, tu vas avoir la foi, Laure - Déclic: je suis d'accord avec toi dans le fait de s'entourer des bonnes personnes qui vont te pousser et te soutenir dans ces grands rêves là. Victor: Et d'avoir aussi la capacité, je l'ai eu il a pas longtemps avec une amie qui m'a partagé ses peurs financières et je lui en veux pas et ça lui appartient. Et d'avoir le courage de dire à cette personne-là, écoute, c'est pas ce dont j'ai besoin. Moi j'ai besoin d'entendre que tu me soutiens, j'ai besoin d'entendre que je vais y arriver, j'ai besoin d'entendre que ça va le faire, même si je me trompe et même si je me plante et même si je vais droit dans le mur, moi j'ai juste besoin de ton soutien et de ta présence. J'ai pas besoin de tes peurs. J'ai pas besoin que tu m'amènes ces doutes-là. Et souvent, on a ces trucs-là de peur financière et peur de l'argent. De se dire, OK, il y a ce rêve-là que j'aime, est-ce que je vais y arriver financièrement ? Et je vais te partager deux exemples sur ça. Le premier compostelle. Je me dit que je vais marcher et on verra bien. Je me suis dit comment demander de l'argent et faire en sorte d'avoir cet argent. J'avais fait une cagnotte sur mes réseaux sociaux en me que si je voulais soutenir ce projet, mettre 1 euro, 10 euros, 20 euros, ça m'aidera pour la suite du projet. Pour te dire, les 3 semaines ça m'a coûté 450 euros. Je suis arrivé à Bordeaux. J'ai mon école dans laquelle je bossais, elle m'a dit, viens donner une conférence chez nous, on va te la payer pour pouvoir te soutenir et tout ça. Donc j'ai donné une conférence qui m'a rapporté 300€. Et dans cette cagnotte, il y avait plus de 150 ou 200€. Donc ça m'a coûté 450€ et au bout j'ai gagné 500€. Donc j'ai gagné 50€ à aller marcher. Là je te prends l'exemple du Grand Rex. ça m'a coûté 13 500 euros et aujourd'hui encore il me manque un peu pour financer la fin de ce projet là. Mais j'ai eu des gens qui m'ont soutenu. J'ai eu des ventes de livres et là encore le projet il est fini. Et j'ai encore des gens qui me disent, tu vois pas plus tard qu'il a deux jours, une personne qui m'a dit je te soutiens à hauteur de 800 euros pour te permettre de payer la fin de l'événement précédent. Donc moi j'ai tendance à dire que l'argent il revient tout le temps. Il vient tout le temps. Quand on vibre pour les bonnes raisons, l'argent il est là. Quand vous allez au bout de vos projets, quand vous allez au bout de vos rêves, l'impact que vous avez sur votre entourage, on sous-estime ce côté-là. Et moi vraiment j'ai vu le regard de mes parents changer sur mon projet quand ils m'ont vu avec ce livre, avec ce Grand Rex, Là, pas pire qu'hier, j'ai une personne qui était là dans la salle en tant que public qui m'a dit, écoute, toi t'as loué le Grand Rex, moi je vais louer le Palais des Glaces à Paris et je vais faire mon event. Bah ouais. Et en fait c'est parce que je l'ai inspiré le fait d'oser. Elle avait déjà ce projet en tête mais c'est peut-être l'impulsion dont elle avait besoin. Voilà qu'il y a ce mantra que j'aime beaucoup c'est ne cherche pas à convaincre, inspire. Inspire autour de toi et le fait que ailles au bout de ce projet, fait que tu aies ce déclic, le fait que ailles au bout, bah ça va aider d'autres à le faire aussi. Et le fait que tu sois cette femme, cet homme courageux, ça va aider d'autres. Ça va aider d'autres. C'est pas un chemin facile et envoie-moi un message, t'as besoin de... d'avoir du soutien ou des rêveurs qui osent parce que c'est ensemble qu'on va y aller et c'est ensemble qu'on va y arriver. Laure - Déclic: C'est le but aussi de cette interview et ces partages d'histoire. qu'est-ce que tu imagines ? a une personne qui nous écoute, qui a des enfants, qui a une maison, qui ressent aussi ce grand rêve à l'intérieur d'elle. Ce serait quoi le conseil que tu lui donnerais Victor: Je ne partage pas le message de plaquer tout et sauter dans le vide et revender votre maison. Faites en fonction de vos contraintes et vos directions. là, a deux choses que j'ai envie de partager. Déjà, une question. Est-ce que ne pas suivre votre cœur, ça vous a apporté de la joie ? Ne pas suivre votre cœur, ça ne vous coûte pas plus cher que de ne pas le suivre ? Finalement d'être sur un chemin qui nous ressemble pas, ça nous coûte aussi beaucoup de temps, d'argent et surtout la richesse qu'on ne récupérera jamais de temps. Aujourd'hui l'argent ça reviendra, par contre le temps c'est la seule chose que ça reviendra jamais. Moi quand j'ai visité le Grand Rex la première fois, on a visité avec mon ex-associé la grande salle. Et je vous souhaite de ressentir cette joie que j'ai ressentie d'être sur cette scène là et d'avoir cette salle de 2000 personnes vides devant moi et de dire à mon associé, je lui dit tu sais qu'on fera cette salle. Un jour, la seule question c'est quand et comment. Mais on va la faire cette salle, on va la faire parce que... On qu'une vie quoi, enfin tu vois. C'est-à-dire l'appart où vous pourrez le retrouver, la maison où vous pourrez la retrouver... Allez-y quoi. Tu vois ? Et je me souviens d'une maison que j'ai louée dans le cadre d'un autre projet où la personne m'a dit, écoute, je suis en charge de cette maison, la famille, est partie un an autour du monde sur un voilier. On devait être dans cette maison parce que c'était la maison des rêveurs Et ouais, je crois qu'on n'a qu'une vie. Moi j'ai eu des gens, qui avaient 50-60 ans, qui m'ont dit, écoute, je suis passé à côté de ma vie et j'ai 60 ans. Et je ne plus entendre ça moi. Je ne plus entendre ces gens qui passent à côté de leur vie. Et ouais, ça m'a mis autant de tristesse que de colère aussi, je pense. Vas-y, on va changer les choses, quoi. Laure - Déclic: Oui, je suis d'accord avec toi et ce côté oser et passer à l'action, pense que c'est hyper important. Victor: Et de se dire aussi qu'il y a souvent des signaux qui sont là. Des signaux de santé, des signaux d'inconfort, des signaux qui sont clairs et qui vous disent que vous n'êtes pas sur le bon chemin. Vous vous ennuyez, vous allez à reculons au travail, vous avez mal au dos, vous avez des douleurs, vous avez des trucs. Quand on n'écoute pas une émotion, elle reviendra. Mais plus vous l'écoutez tôt... Moi, il y aura de dégâts ensuite parce que quand on l'écoute pas, elle revient mais charge x10, x30, etc. Et je crois au fait que les maladies qu'on a aujourd'hui et beaucoup de maladies sont provoquées par le fait qu'on n'a pas écouté une émotion à un moment et elle est revenue. On ne pas réécoutée, elle est revenue encore. Et ensuite elle se dit bon là tu m'écoutes. Je dis pas que c'est la cause de toutes les maladies, mais On a beaucoup plus de chances d'avoir ces maladies là. si jamais on n'écoute pas ses émotions. Et de se dire, ouais, peut-être que là ça fait parole de... on va dire d'aiatola ou de gourou positif, mais c'est juste pour rappeler et vous permettre un déclic de se dire, peut-être que vous vivez là, c'est pas votre vie, c'est la vie de quelqu'un d'autre et on parlait des rêves tout au long de ce podcast-là. Peut-être que vous courez derrière le rêve de quelqu'un d'autre et que c'est peut-être pas le vôtre. Et si ce déclic en écoutant cette phrase, c'est un peu de ça de... C'est quoi votre rêve à vous ? Votre vrai rêve ? Pas le rêve de votre conjoint, pas le rêve de votre mari, pas le rêve de votre fiancée, de votre enfant. Vos rêves à vous. Voilà, si ça peut juste vous aider à écrivez-le quelque part, faites-en un vision board, une lettre Partez marcher tout seul et visualisez, rêvez ce rêve. Et voilà, ensuite... Partagez-le ! Ce rêve. Laure - Déclic: Merci pour belle conclusion J'avais encore une question Victor, tu m'as écrit quelque chose que j'ai adoré, c'est oser sa bizarrerie. C'est quoi ta bizarrerie à toi ? Victor: Je te dirais que ma bizarrerie à moi, c'est que là je fais un truc depuis trois ans et qui m'amène sur des chemins aussi compliqués que merveilleux, qui est l'autorisation que j'ai de peindre les femmes nues. Je peins et je fais de l'aquarelle depuis six ans maintenant et depuis trois ans je m'autorise le sujet du nu et notamment le nu féminin. Aucune perversion derrière ça, aucune volonté de manipulation, de domination sur les femmes. Au contraire, une vraie volonté de réconciliation, une vraie volonté de mettre en lumière ces femmes. Et du coup, ça m'amène aujourd'hui des opportunités que jamais j'aurais imaginé. quand je te disais que la vie, elle nous amène des graines, des fois. Je ne sais pas comment et pourquoi il a aucune perversion dans ce que je vais dire, mais je me souviens d'un moment quand j'étais en primaire, donc très jeune, je devais avoir une dizaine d'années, d'avoir un copain qui me dit « si tu devais créer une invention, ce serait quoi ton invention ? » Et moi je lui dit « j'aimerais bien créer des lunettes qui me permettent de voir les gens nus ». Et je me dis aujourd'hui, tu le fait de peindre ces femmes nues, parce que c'est des gens que je connais, ça me crée une relation, une rencontre qui est unique, qui est vraiment unique au sens où je me dis, tu rentres dans une relation et tu me partages qui est plus intime pour toi. Donc il a une confiance, y a une sécurité, il a une bienveillance, il y a un regard aussi sur soi qui est dingue. Et de se dire que vous, vous avez peut-être une bizarre vie chez vous, en vous, qui fait que c'est votre singularité, que c'est votre image et voilà. Je suis hyper heureux de proposer ce cadre-là. Ça amène des incompréhensions, ça amène des questionnements et c'est normal et je ne remets pas ça en question. Ça amène aussi beaucoup de joie parce que c'est... Et aujourd'hui, tu vois, en trois ans, j'ai peint plus de 60 femmes, donc... c'est vraiment un honneur pour moi voilà, je suis vraiment hyper heureux de le faire parce que c'est un cadre que je m'autorise et un espace que j'autorise aussi au travers de, on va dire, réconciliation entre l'homme et la femme C'est ma bizarrerie à moi. Laure - Déclic: donc osez votre bizarrerie. Victor: osez sa bizarrerie et mettre le curseur à fond. Laure - Déclic: Avant de terminer, Imagine, on se voit dans un an qui s'est passé ? C'est quoi le déclic que tu as eu pendant cette année ? Victor: J'aimerais te dire que j'ai fait cette salle de 2000 personnes Le déclic que j'aimerais avoir c'est réconcilier la richesse et le bisounours. Et j'aimerais réconcilier ces deux mondes-là, se dire que je peux être millionnaire, milliardaire et en même temps bisounours. Et me dire que tiens, il a peut-être quelque chose à faire autour de cet argent. Et la vie tu m'écoutes, j'ai besoin d'argent cette année parce que j'ai des grands projets et j'ai des grands rêves. Et peut-être le déclic que j'aimerais te partager, c'est t'annoncer que j'ai trouvé le village dans lequel j'ai envie de vivre. et le village que j'ai envie de Parce que ce rêve là qui est né dans ce jeu vidéo de créer ma ville, j'ai envie de lui donner vie dans la vraie vie. Mon rêve à moi, c'est d'acheter un village et d'en faire un village pour entrepreneur. Je sais que ça verra le jour, quand, comment, je ne pas. Mais par contre, j'aimerais t'annoncer que j'ai fait soit un grand pas vers ce rêve là, ce projet là, soit que je t'appelle depuis ce projet là. Laure - Déclic: Ok. Je note dans mon agenda. t'appelle dans un an. mon échange là-dessus. Victor: Avec plaisir. Avec joie. Laure - Déclic: Merci beaucoup en tout cas Victor pour ces échanges et les partages des déclic que toi tu as vécu Je terminerai avec ton livre Tu peux peut-être nous en dire plus si quelqu'un désire le trouver. Victor: Ouais, déjà c'est un livre que vous pourrez trouver partout. Il a des Belges qui... Oui, carrément, avec Laure - Déclic: Tu peux nous montrer la couverture ? Victor: plaisir. Cette couverture, donc, tombé à mon haut de sa vie et de ses projets, qui est un livre que j'ai écrit avec le cœur et il y a plein de gens à l'intérieur qui ont partagé ces mots-là. Il a Joy que tu vas recevoir aussi sur ton podcast, qui a écrit dedans. y a plein de gens qui m'inspirent énormément à l'intérieur. Et c'est un livre dans lequel j'avais envie de mettre des... comme un compagnon de route, comme un chemin qu'on puisse traverser ensemble et dans lequel il a plus de 25 exercices mais vraiment des exercices concrets c'est à dire des exercices dans lesquels vous pouvez le faire dans le train vous pouvez écrire dedans parce qu'il a des lignes pour il y a même des lignes à la fin pour si vous venez sur mes conférences prendre des notes etc etc c'est vraiment un livre pratique et un livre si vous avez aimé ma transparence si vous avez aimé ma ma sensibilité tout au long de l'épisode vous allez la retrouver à l'intérieur parce que j'y mets plein d'anecdotes, j'y mets plein d'histoires et surtout j'y amène aussi un peu un regard extérieur au sens tiens il s'est passé ici dans ma vie et j'en tire ces trois clés là que vous pourriez vous utiliser dans votre vie donc voilà et vous le pouvez retrouver Amazon, Fnac, dans votre librairie préférée soutenez vos libraires du coup c'est important Laure - Déclic: Donc tomber amoureux de sa vie. Victor: tomber à ma haute sa vie de ces projets. Aux éditions, prochain chapitre. Laure - Déclic: Écoute Victor, merci beaucoup pour ce partage et rendez-vous donc dans un an. Victor: Merci Laure de cette invitation et de cet espace et oui rendez-vous dans un an