Latest / 7H40 Martin Buxant / Willy Demeyer (PS), bourgmestre de Liège
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- 0:00Speaker 2: Le bourgmestre de Liège, à 7h40, est notre invité. Willy Demeyer, bonjour.
- 0:04Speaker 2: Vous êtes face à Buxan.
- 0:10Speaker 3: Oui, Willy Demeyer, hier soir, vous avez demandé aux élèves
- 0:13Speaker 3: de retourner en classe. Alors, qu'est-ce qui change concrètement ce
- 0:17Speaker 3: matin pour assurer leur sécurité? C'est quoi la situation ce matin,
- 0:20Speaker 3: Willy Demeyer
- 0:21Speaker 4: Donc, la situation ce matin, c'est une situation... qui succède
- 0:28Speaker 4: à une journée difficile, à une fin de soirée difficile,
- 0:31Speaker 4: où effectivement, nous nous sommes adressés aux jeunes. Monsieur le
- 0:35Speaker 4: chef de corps et moi-même, les jeunes, parlons-en 30 secondes.
- 0:40Speaker 4: Quand je parle avec eux, quel que soit leur quartier,
- 0:43Speaker 4: quel que soit le réseau
- 0:44Speaker 2: scolaire,
- 0:46Speaker 4: Ils me parlent du climat dans l'école. Ils me parlent
- 0:49Speaker 4: du minerval. Ils me parlent des allocations familiales. Ils me
- 0:53Speaker 4: parlent des abonnements de bus. Ils me parlent des repas chauds. Donc,
- 0:56Speaker 4: ils sont inquiets. Ils sont inquiets. Il n'y a pas d'espace.
- 1:00Speaker 4: de dialogue, et ils pensent ne pas avoir de perspective.
- 1:03Speaker 3: Donc là, vous mettez directement la pierre dans le jardin
- 1:05Speaker 3: du gouvernement de la Fédération Wallonie-Poncelle, la ministre de l'Éducation,
- 1:08Speaker 3: Valérie Glatini, il n'y a pas de dialogue, c'est pour
- 1:09Speaker 3: ça qu'ils
- 1:10Speaker 4: sont... Je mets la pierre là-bas, mais plus spécialement, et
- 1:14Speaker 4: plus largement peut-être dans le monde des adultes, mais il
- 1:16Speaker 4: faut créer des perspectives pour les jeunes, il faut un
- 1:20Speaker 4: espace de dialogue, je vais d'ailleurs rencontrer les élèves de
- 1:23Speaker 4: l'enseignement communal... secondaire, en quittant le studio, je rentre à
- 1:28Speaker 4: Liège pour ça
- 1:28Speaker 3: En tout état de cause, il n'y a pas de
- 1:30Speaker 3: place pour la violence, mais un parent qui part travailler,
- 1:33Speaker 3: est-ce qu'il peut déposer ce matin son gamin, son enfant,
- 1:37Speaker 3: sans crainte de retrouver l'école
- 1:38Speaker 4: bloquée? En tout cas, les directions sont sensibilisées, je les
- 1:44Speaker 4: ai rencontrées samedi dernier, et nous avons demandé que les
- 1:47Speaker 4: élèves Soit dans les écoles. Pourquoi? Parce que dans les manifestations,
- 1:52Speaker 4: nous avons de jeunes élèves qui manifestent leurs droits. C'est
- 1:57Speaker 4: leur droit avec des casseurs. Ils s'entremêlent alors? Ils s'entremêlent,
- 2:03Speaker 4: ça forme une masse et ça rend l'intervention de la
- 2:06Speaker 4: police extrêmement difficile. Donc ce n'est pas pour ne pas
- 2:09Speaker 4: que les élèves manifestent, c'est pour que la police puisse
- 2:11Speaker 4: intervenir dans les manifestations là où se trouvent les
- 2:14Speaker 3: casseurs. Donc les élèves, les jeunes en classe aujourd'hui, ça
- 2:17Speaker 3: c'est le message
- 2:19Speaker 3: Quand vous parlez de jeunes, c'est des jeunes et des
- 2:22Speaker 3: très jeunes. Il y a des enfants de... de 13
- 2:24Speaker 3: ans qui
- 2:25Speaker 4: ont été interpellés. Oui, des enfants de 13 ans ont
- 2:27Speaker 4: été interpellés pour des faits graves. L'un d'entre eux a
- 2:31Speaker 4: cassé les caméras, donc nous avons la preuve. Un autre,
- 2:35Speaker 4: dans une publication, a appelé à un attentat contre son école,
- 2:39Speaker 4: avec un mode d'emploi. Donc nous sommes face à un
- 2:43Speaker 4: nouveau mouvement. Un mouvement dont on ne connaît pas vraiment
- 2:48Speaker 4: les contours, qui se repose sur les réseaux sociaux, qui
- 2:52Speaker 4: se fait par mimétisme avec la France. On a entendu
- 2:56Speaker 4: des cris, Macron démission devant certaines écoles dans la région
- 2:59Speaker 4: du Jardin.
- 3:00Speaker 3: Justement, M. Le Bourg, comment est-ce qu'on explique cette contagion, finalement,
- 3:03Speaker 3: de l'exemple ou du contre-exemple français sur Liège? Pourquoi à
- 3:06Speaker 3: Liège
- 3:07Speaker 4: Parce qu'à Liège, vous avez énormément d'écoles. Nous avons des
- 3:11Speaker 4: centaines d'écoles sur le territoire de la ville, plus celles
- 3:14Speaker 4: qui sont autour, et nous avons 100 000 étudiants
- 3:16Speaker 3: partout
- 3:17Speaker 4: 100
- 3:17Speaker 3: 000 étudiants,
- 3:18Speaker 4: 100 000 personnes qui suivent des cours à Liège
- 3:21Speaker 3: Est-ce qu'il y a des éléments qui montrent des liens
- 3:24Speaker 3: entre les mouvements qui ont lieu à l'heure actuelle et
- 3:28Speaker 3: les images qui circulent sur les réseaux sociaux? Est-ce qu'ils
- 3:31Speaker 3: sont instrumentalisés, ces jeunes? Donc
- 3:34Speaker 4: au départ, c'était un mouvement très spontané. Nous sommes là
- 3:37Speaker 4: jeudi matin de la semaine dernière. Et on voit que
- 3:41Speaker 4: plus on avance, plus on trouve d'adultes dans les manifestations
- 3:46Speaker 4: de jeunes.
- 3:47Speaker 2: Donc
- 3:47Speaker 4: maintenant, il faudra voir de quelles sensibilités ils sont. Et ça,
- 3:52Speaker 4: c'est l'enquête qui va le montrer. Ce sont des
- 3:54Speaker 3: personnes extérieures aux revendications scolaires, ces adultes? C'est des
- 3:59Speaker 4: casseurs, pur et dur? Il y a des casseurs, mais
- 4:01Speaker 4: il y a aussi des adultes qui orientent et qui
- 4:04Speaker 4: influencent la manifestation. Donc, on trouve de tout. Oui
- 4:08Speaker 3: parce que dimanche soir, le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin,
- 4:10Speaker 3: nous disait qu'il y avait quand même des éléments aussi
- 4:13Speaker 3: qui venaient du... Alors, ce n'est pas comme la France
- 4:14Speaker 3: insoumise en France, mais il y avait des éléments, des
- 4:17Speaker 3: indications aussi qui relayaient vers le PTB, notamment
- 4:20Speaker 4: Donc, je peux vous dire, en tout cas, que j'ai vu,
- 4:23Speaker 4: et je suis tout ça depuis jeudi, je suis au
- 4:26Speaker 4: centre de gestion des événements, au centre de crise, j'ai
- 4:30Speaker 4: vu des images qui montrent clairement des adultes présents, qui
- 4:35Speaker 4: parlent aux jeunes... Dans les manifestations et tout ça dans
- 4:38Speaker 4: la durée. Oui, mais ça renvoie vers l'extrême gauche ou pas?
- 4:40Speaker 4: Le PTB ou pas? Nous verrons bien. Nous verrons bien.
- 4:43Speaker 4: Vous êtes prudent là. Oui, parce que je n'affirme pas
- 4:46Speaker 4: sans preuve, nous verrons bien de quelles sensibilités sont ces adultes.
- 4:49Speaker 3: Oui, on voyait hier dans l'RTL Info 19h des jeunes
- 4:53Speaker 3: qui venaient des mouvements de jeunes du... du PTB, les
- 4:57Speaker 3: Red Fox, notamment. Oui, mais
- 4:58Speaker 4: ça, écoutez, c'est un droit. C'est un droit. Le problème
- 5:03Speaker 4: est de voir comment les adultes viennent se mêler à
- 5:08Speaker 4: ce mouvement de la jeunesse.
- 5:09Speaker 3: Alors, monsieur le bourgmestre, vous êtes également chef de la police.
- 5:11Speaker 3: Les interventions policières concernant les mineurs et les jeunes, est-ce
- 5:15Speaker 3: qu'elles sont proportionnées? Comment est-ce qu'on appréhende des jeunes? Est-ce
- 5:18Speaker 3: qu'il y a une différence, j'imagine, par rapport à ce
- 5:21Speaker 3: qu'on fait avec des adultes? Oui, en tout cas
- 5:22Speaker 4: Mais c'est d'abord ne pas charger... ne pas charger comme
- 5:27Speaker 4: on pourrait charger vis-à-vis des manifestations, parce qu'on sait que
- 5:30Speaker 4: les jeunes sont là, et on fait très attention, et
- 5:33Speaker 4: il y a évidemment une procédure, il y a des procédures,
- 5:37Speaker 4: quand les jeunes troublent l'ordre public ou commettent des délits,
- 5:42Speaker 4: Il y a des procédures pour les mises
- 5:43Speaker 3: en cellule. Il y a des suites aussi. À cet égard,
- 5:45Speaker 4: nous avons 107 arrestations, dont une moitié de judiciaires, avec
- 5:51Speaker 4: l'intervention du procureur du roi, avec lequel nous collaborons, les
- 5:55Speaker 4: juges de la jeunesse. Donc tout ça est suivi et
- 5:59Speaker 4: sera suivi devant les tribunaux s'il échait avec l'exercice des
- 6:02Speaker 4: droits de la défense. Tolérance zéro? Il y a tolérance zéro,
- 6:06Speaker 4: y compris vis-à-vis des jeunes, mais c'est la loi de
- 6:09Speaker 4: la jeunesse qui s'appliquera
- 6:11Speaker 3: Pour les commerçants qui voient leurs vitrines brisées, leurs magasins endommagés,
- 6:15Speaker 3: qu'est-ce que la ville fait
- 6:17Speaker 4: Donc nous allons les voir. Nous allons les voir rapidement.
- 6:19Speaker 4: J'étais en ligne tout à l'heure avec les chefs du commerce.
- 6:23Speaker 4: pour voir les mesures que nous allons prendre à cet égard.
- 6:25Speaker 4: Mais il y aura quelque chose? Il y aura une
- 6:27Speaker 4: solidarité
- 6:27Speaker 3: Il y aura une solidarité,
- 6:30Speaker 4: il y aura une aide dans les démarches, il y
- 6:32Speaker 4: aura une aide technique, et nous allons voir ce que
- 6:34Speaker 4: nous pouvons faire
- 6:35Speaker 3: M. le Premier ministre, très rapidement sur un dossier tout
- 6:37Speaker 3: à fait différent, il y a un rapprochement aussi des...
- 6:40Speaker 3: des grands hôpitaux à Liège et notamment avec l'hôpital de Serein.
- 6:43Speaker 3: C'est important pour les patients à Liège.
- 6:45Speaker 4: Oui, c'est très important parce que nous avons là une
- 6:48Speaker 4: demande du ministre Vandenberghe de rassembler les hôpitaux publics. Nous
- 6:51Speaker 4: n'avons pas réussi pour l'instant avec l'hôpital universitaire, mais mardi prochain,
- 6:56Speaker 4: nous avons la réunion de l'hôpital de Serein et de
- 7:00Speaker 4: l'hôpital de la Citadelle pour envisager un groupement et peut-être
- 7:04Speaker 3: à l'avenir une fusion. C'est un
- 7:06Speaker 4: signal fort
- 7:06Speaker 3: ce Rhin et la Citadelle.
- 7:07Speaker 4: C'est un signal fort et ça devrait, avec les autres
- 7:10Speaker 4: hôpitaux à terme, garantir des soins de qualité accessibles à
- 7:15Speaker 4: Liège pour le plus grand nombre
- 7:16Speaker 3: Merci M. Le Bourg-Mézet de passer dans le studio ce
- 7:18Speaker 3: mercredi matin. Alors,
- 7:19Speaker 2: on parlait hier dans les auditeurs en la parole du
- 7:20Speaker 2: jeune âge des manifestants. Je retiens que chez vous, des
- 7:22Speaker 2: enfants de 13 ans ont été interpellés pour faits graves,
- 7:25Speaker 2: comme casser des caméras ou encore appeler à un attentat
- 7:28Speaker 2: contre son école. Vous signalez qu'il y a des adultes
- 7:31Speaker 2: qui influencent la manifestation. Vous les avez vus via les
- 7:33Speaker 2: images caméra, des images d'adultes qui parlent aux jeunes. PTB,
- 7:37Speaker 2: nous verrons bien. Avez-vous répondu? Willy Demeyer, Bourgmesse de Liège.
- 7:40Speaker 2: Est-ce que vous restez pour voter pour moi? Est-ce que
- 7:42Speaker 2: vous profitez deux secondes de l'ami Le Born ce matin? Oui. Ah,
- 7:45Speaker 2: il reste! La Skoumoune est rompue! Ça fait deux fois
- 7:48Speaker 2: qu'ils font peur à des ministres, le Bourgmesque lui il ose.