Latest / À propos / Les médias Bolloré peuvent-ils influencer la présidentielle, épisode 2 - « À propos », le podcast du Soir
Transcript
- 0:00Le soir,
- 0:04repensons notre
- 0:05quotidien. Bonjour,
- 0:10vous écoutez " À propos" le podcast d'actualité du journal Le Soir,
- 0:14tous les jours,
- 0:15c'est l'expertise de notre rédaction
- 0:17dans vos
- 0:18oreilles. Au départ,
- 0:24il y a eu Canal Plus,
- 0:26puis I Télé transformé en C News.
- 0:28Ensuite, ce fut Europe un,
- 0:30puis le Journal du Dimanche.
- 0:31Vincent Bolloré a transformé le paysage médiatique français.
- 0:361£ décrypte ce qu'il y a derrière cette conquête industrielle.
- 0:39C'est un projet
- 0:40très politique.
- 0:42Je m'appelle Joëlle Meskens.
- 0:43À propos,
- 0:44voici l'actualité
- 0:46comme vous l'entendez.
- 0:48Grand Angle.
- 0:50C'est un duo inséparable du journalisme français.
- 0:53Gérard Davet et Fabrice Lhomme,
- 0:54grand reporter au journal Le Monde,
- 0:56ont signé des livres à l'impact retentissant.
- 0:59Le best-seller
- 1:00"Un président ne devrait pas dire ça" sur François Hollande,
- 1:03c'était eux.
- 1:04Le traître et le néant sur Emmanuel Macron,
- 1:07encore eux.
- 1:08Cette fois,
- 1:08ils nous reviennent avec une grande enquête publiée chez Flammarion,
- 1:11le complot contre la France.
- 1:14C'est une plongée dans la galaxie de Vincent Bolloré.
- 1:16On découvre.
- 1:17Comment le milliardaire breton a tissé sa toile dans les médias
- 1:21au profit d'un but
- 1:23politique, porter l'extrême droite à l'Élysée ?
- 1:26Nous les avons réunis et tiré de notre entretien ce podcast
- 1:29en 2 épisodes.
- 1:30Les médias Bolloré peuvent-ils
- 1:32influencer la prochaine présidentielle ?
- 1:35Voici l'épisode 2 de notre podcast.
- 1:38Bonjour Gérard Davet.
- 1:39Bonjour Joël.
- 1:39Bonjour Fabrice Lhomme.
- 1:41Bonjour Joël.
- 1:41Autre président qui joue un rôle
- 1:43essentiel, c'est évidemment le président actuel,
- 1:46Emmanuel Macron,
- 1:47qui lui joue un rôle
- 1:49de bascule,
- 1:50de jeu dangereux,
- 1:51de triangulation comme on dit avec l'extrême droite.
- 1:54Vous décrivez,
- 1:55Gérard, ce moment
- 1:55de bascule
- 1:57où il accorde pour la première fois assez tôt dans son quinquennat,
- 1:59je crois que c'est en
- 2:012019, il accorde une interview au magazine d'extrême droite Valeurs Actuelles.
- 2:04Pourquoi est-ce qu'il fait ça ?
- 2:05Il fait ça parce que
- 2:06c'est d'abord que c'est quelqu'un
- 2:08Il a absolument aucune colonne vertébrale,
- 2:10donc ça ne le dérange pas de parler à l'extrême droite.
- 2:13Deuxièmement, il a effectivement ce côté
- 2:15joueur. Je vais essayer de ce qu'on appelle la triangulation.
- 2:18Je parle
- 2:19à l'extrême droite pour convaincre la droite
- 2:21et écarter la gauche.
- 2:22Enfin, c'est ce sont
- 2:24des tactiques
- 2:27qui fonctionnent en pure perte parce qu'en fait.
- 2:30Ce qu'il n'a,
- 2:30il n'a fait qu'élargir
- 2:31la fenêtre de Verton,
- 2:32c'est-à-dire qu'il il n'a fait qu'en parlant
- 2:35à Valeurs Actuelles,
- 2:36que crédibiliser ce magazine,
- 2:38crédibiliser. D'ailleurs,
- 2:40la personne qui fait l'interview de
- 2:42emmanuel Macron s'appelle Louis Raguenel et c'est lui qui que
- 2:44Bolloré va ensuite introduire
- 2:46dans Europe un pour
- 2:48semer le chaos.
- 2:49Donc tout ceci est cousu
- 2:51de fil blanc et en fait,
- 2:52Vincent Emmanuel Macron ne se rend pas
- 2:54forcément compte de ce qu'il fait à ce moment-là.
- 2:56Je ne crois pas qu'il mesure à quel point
- 2:58il décrédibilise.
- 2:59Et la parole présidentielle et qui en même temps,
- 3:01il notabilise
- 3:02l'extrême droite.
- 3:03Mais à l'heure actuelle,
- 3:04publie la une
- 3:05de avec Macron,
- 3:06marquée "confidences",
- 3:07ça porte sur l'immigration,
- 3:09ce qui n'est pas rien quand même.
- 3:10Parler d'immigration
- 3:11à un
- 3:11magazine d'extrême droite.
- 3:12Et évidemment,
- 3:14à l'Élysée,
- 3:14ça provoque une
- 3:16un choc,
- 3:16un choc absolu.
- 3:17L'ancienne ministre de la culture,
- 3:19Rima Abdulmalak,
- 3:20nous a confié que
- 3:21elle avait
- 3:21observé à ce moment-là des larmes
- 3:23que qu'il y avait
- 3:24eu des.
- 3:26Le chef de la communication de l'Élysée a
- 3:27proposé sa démission à
- 3:29Emmanuel. Macron,
- 3:30et d'ailleurs,
- 3:30le chef de la communication
- 3:32de Macron de l'époque nous a longuement parlé.
- 3:34C'est la première fois aussi qu'il s'exprimait sur cette interview.
- 3:36Il estime que c'était ce qu'il appelle en anglais un turning point,
- 3:40un point de bascule,
- 3:40un point de bascule.
- 3:42Il dit,
- 3:42c'est à partir de
- 3:42ce moment-là
- 3:43que l'extrême droite s'est crue tout permis.
- 3:46Et nous,
- 3:46on considère qu'effectivement c'est un
- 3:48élément très important
- 3:50du moment où Emmanuel Macron
- 3:51a. a démontré qu'il n'avait pas de
- 3:53colonne vertébrale.
- 3:55Autre chose marquante aussi,
- 3:56c'est ses
- 3:57ambiguïtés vis-à-vis du milieu
- 3:59de l'extrême droite,
- 4:00et moi des personnalités,
- 4:01conseiller de l'Elysée,
- 4:03ce fameux
- 4:03Bruno Roger-Petit,
- 4:05conseiller d'Emmanuel Macron,
- 4:06qui est copain comme cochon avec Pascal Praud,
- 4:10le présentateur vedette
- 4:11de CNews
- 4:12par exemple.
- 4:12Oui, puis il y a d'autres exemples qu'on raconte,
- 4:14Thierry Solère,
- 4:15qui est une sorte de conseiller
- 4:16officieux d'Emmanuel Macron,
- 4:19qui effectivement va dîner avec Marine Le
- 4:21Pen. Alors c'est
- 4:22ce jeu assez trouble dans l'ombre,
- 4:24il paraît-il est assez déstabilisant aux
- 4:26yeux même d'ailleurs de proches
- 4:27d'Emmanuel Macron.
- 4:28On voit bien que ça a semé
- 4:31le trouble et ça sème encore le trouble aujourd'hui.
- 4:33C'est à dire quel jeu joue-t-il ?
- 4:35Alors sans doute que le
- 4:36jeu qu'il joue,
- 4:37c'est déstabiliser un petit peu
- 4:39les mouvements
- 4:40politiques traditionnels,
- 4:41c'est essayer de déstabiliser l'extrême droite,
- 4:42mais on voit bien que ça lui revient en boomerang en réalité.
- 4:46Donc cette
- 4:47tentative on va dire de déstabilisation du jeu politique et de l'extrême droite,
- 4:51non seulement
- 4:52Elle a échoué concernant l'extrême droite puisqu'il l'a renforcé.
- 4:55En revanche,
- 4:55oui, la déstabilisation du jeu politique,
- 4:57on en parle très longuement aussi parce que c'est très
- 4:59important et on ne peut pas comprendre la situation
- 5:01de la France aujourd'hui sans prendre ça en compte.
- 5:03C'est à dire qu'à force de
- 5:04d'avoir le sentiment du côté des Français que
- 5:06le pouvoir n'a plus de boussole,
- 5:08que les partis traditionnels que Macron a sciemment j'allais dire détruit,
- 5:11qu'est ce qu'on
- 5:13peut ? Penser d'autres que
- 5:14les Français vont aller vers les extrêmes,
- 5:16c'est sans doute regrettable,
- 5:17mais ça se comprend,
- 5:18ça se comprend.
- 5:18Et là,
- 5:18on pense que on dit pas que
- 5:21Emmanuel Macron
- 5:22a décidé un jour de mettre l'extrême droite
- 5:24au au pouvoir.
- 5:24Quoique on peut y revenir après sur la dissolution.
- 5:27Mais en revanche,
- 5:28ce qui est certain,
- 5:28c'est que
- 5:29il a pensé que déstabiliser,
- 5:30on va dire,
- 5:31les partis politiques traditionnels,
- 5:33ça permettrait de redynamiser,
- 5:34de donner un nouvel élan au pays.
- 5:36C'est l'inverse qui s'est produit.
- 5:37Et je dis que ça revient en boomerang parce que son propre mouvement,
- 5:41qu'il a jamais voulu d'ailleurs construire
- 5:42idéologiquement, est lui même à son tour
- 5:45atomisé. Alors vous le décrivez justement,
- 5:48c'est un
- 5:48un passage très
- 5:49intéressant de votre livre,
- 5:51une révélation.
- 5:52Plusieurs témoins vous parlent de cela,
- 5:55cette fameuse dissolution
- 5:56dont il avertit d'ailleurs.
- 5:57Enfin, l'un de ses conseillers avertit d'ailleurs
- 6:00Pascal Praud
- 6:01qu'elle va avoir lieu,
- 6:02et cetera,.
- 6:02alors que même dans son entourage le plus proche,
- 6:04son Premier ministre n'est pas au courant.
- 6:05La présidente de l'Assemblée n'est pas au courant,
- 6:07mais il prévient.
- 6:08Pascal Praud que
- 6:09il va dissoudre
- 6:11l'Assemblée. Et puis là,
- 6:12vous nous révélez qu'en fait,
- 6:13derrière cette
- 6:15ce pari
- 6:15complètement fou,
- 6:16il y avait l'idée
- 6:17peut-être d'installer le Rassemblement national au pouvoir pour montrer
- 6:21son incompétence.
- 6:22On va dire oui.
- 6:23C'est en tout cas
- 6:24ce que
- 6:25de nombreux proches d'Emmanuel Macron
- 6:28nous ont confié sous le
- 6:29sceau. Du secret pour certains
- 6:32et de manière tout à fait ouverte pour d'autres.
- 6:34Notamment, on cite un
- 6:36un personnage
- 6:37hyper important dans la galaxie macronienne qui s'appelle François Patriat,
- 6:40qui est très peu connu,
- 6:41qui était le patron des sénateurs
- 6:43socialistes, il l'était au début,
- 6:45des sénateurs macronistes,
- 6:46le dernier des macronistes.
- 6:47Le dernier
- 6:48des macronistes
- 6:49et il était très proche
- 6:50d'Emmanuel Macron
- 6:51depuis le
- 6:51début. Il est décédé cet
- 6:54été et
- 6:54c'est quelqu'un qui était dans le bureau d'Emmanuel Macron en permanence
- 6:57et il nous a accordé
- 6:58sa dernière
- 6:58interview que l'on restitue dans le livre.
- 7:00dans la.
- 7:01Il nous dit très clairement,
- 7:02mais oui,
- 7:02je ne devrais pas vous le dire,
- 7:03mais je vous le dis.
- 7:05Pour moi,
- 7:05je pense qu'effectivement,
- 7:06Emmanuel Macron
- 7:07a fait cette dissolution
- 7:09dans le but
- 7:10d'installer l'extrême droite au pouvoir
- 7:13pour que lui puisse se mettre en cohabitation façon Mitterrand
- 7:16et ensuite
- 7:17décrédibiliser l'extrême droite au pouvoir et lui se
- 7:20remonétiser et apparaître
- 7:22en sauveur de la nation.
- 7:23Mais c'est un calcul
- 7:24extrêmement dangereux
- 7:26pour deux raisons.
- 7:26La première chose,
- 7:27c'est que mettre l'extrême droite au pouvoir,
- 7:28on sait pas quand ça se
- 7:29termine. Et on sait comment ça commence et
- 7:31on sait,
- 7:33on sait surtout comment ça se passe.
- 7:34Et puis l'autre,
- 7:35l'autre, l'autre aspect
- 7:36vraiment important,
- 7:38c'est que
- 7:39mettre l'extrême droite au pouvoir,
- 7:40c'est ce n'était possible qu'à partir du moment
- 7:44où la gauche
- 7:45arrivait divisée.
- 7:47quoi. Et là,
- 7:48on voit
- 7:49le côté
- 7:50macronien, le mauvais côté macronien,
- 7:51c'est que
- 7:52il c'est un.
- 7:53Être stratège,
- 7:54il ne savait pas
- 7:55que la
- 7:55gauche allait
- 7:56s'unir, se ressoudre systématiquement
- 7:59quand il y a un péril
- 8:01fasciste, dit-elle
- 8:02entre guillemets.
- 8:05Et donc cette stratégie était à la fois perdante et dangereuse.
- 8:08Donc il a
- 8:09effectivement pas
- 8:10sous-estimé le fait que la gauche allait se
- 8:13créer ce nouveau front populaire et s'unir,
- 8:15même s'il y
- 8:16avait beaucoup de désaccords pour quand même
- 8:17tenter de sauver les meubles.
- 8:18Et c'est en ça qu'il s'est fait évidemment
- 8:21évidemment avoir.
- 8:24Vous parlez du système,
- 8:25du climat,
- 8:26du vide aussi,
- 8:27un petit peu,
- 8:27vide politique qui a permis cette ascension
- 8:30d'un empire
- 8:31médiatique d'extrême droite.
- 8:33Je pense qu'il faut aussi parler de
- 8:35la gauche radicale
- 8:36dans ce paysage.
- 8:38Il y a eu à la fois l'extrême droite qui est montée,
- 8:40mais sur ce
- 8:41grand centre mou,
- 8:42on va dire,
- 8:43ce marais qu'a voulu créer Emmanuel Macron,
- 8:45il y a aussi la gauche radicale qui a progressé.
- 8:48Elle porte aussi une responsabilité là-dedans,
- 8:49dans la polarisation.
- 8:51Totalement. On le Je pense qu'on le raconte en
- 8:54détail et surtout avec des témoins de premier plan.
- 8:57C'est à dire que c'est pas des nous,
- 8:57on fait pas des analyses politiques.
- 8:59Nous, on cherche des documents et on cherche des témoins de premier plan qui parlent
- 9:03ouvertement. On fait pas de citations anonymes et qui racontent les choses.
- 9:06Et là,
- 9:07très clairement,
- 9:07oui, ce qu'on nous dit,
- 9:09et c'est on
- 9:10parle de proches de Jean Luc Mélenchon
- 9:11ou d'anciens proches qu'il était il y a pas longtemps.
- 9:13Il y a effectivement cette stratégie de conflictualité.
- 9:17Pardon, c'est très dur à dire
- 9:18de le
- 9:19de la société,
- 9:21radicalité, populisme également,
- 9:24c'est très important,
- 9:25ça c'est assez nouveau à gauche.
- 9:26Le populisme de gauche il était
- 9:28quasiment inexistant en France,
- 9:29Mélenchon s'en revendique,
- 9:30Mélenchon s'en revendique tout à fait,
- 9:31donc on a l'impression qu'il se il se présente en miroir de l'extrême droite,
- 9:35c'est à dire on fait la même chose
- 9:37que l'extrême droite au nom d'une autre idéologie,
- 9:39d'accord, autre idéologie,
- 9:40mais on revient,
- 9:41on revient au même concept.
- 9:43donc. Quand on est pour la radicalisation des débats,
- 9:46c'est comme l'extrême droite.
- 9:47Quand on parle du grand remplacement,
- 9:50ça c'est une expression complotiste d'extrême droite qui dit en gros les
- 9:53immigrés vont vont remplacer les Français de
- 9:55souche, entre guillemets,
- 9:56et cetera.
- 9:57Et bien cette théorie,
- 9:58malgré tout,
- 9:59Mélenchon la crédibilise.
- 10:00Pourquoi ? Il dit
- 10:01oui, oui,
- 10:02c'est vrai,
- 10:02le grand
- 10:03remplacement, simplement,
- 10:05il faut pas dire que c'est une mauvaise chose,
- 10:06contrairement à l'extrême droite,
- 10:07c'est une très bonne chose.
- 10:08Mais donc ça veut dire que cette théorie complotiste est vraie,
- 10:10c'est très dangereux,
- 10:11c'est plus que dangereux.
- 10:12c'est. Inconséquent.
- 10:14En revanche,
- 10:14c'est pas inconscient,
- 10:15c'est volontaire
- 10:16puisque Mélenchon a théorisé le fait que
- 10:18pour arriver au pouvoir,
- 10:19sa seule chance c'est l'extrême droite
- 10:20dans un premier temps,
- 10:21parce qu'il se dit
- 10:22en tout cas,
- 10:22il se disait,
- 10:23je pense qu'il le pense moins maintenant au vu des sondages,
- 10:25mais il
- 10:25disait il y a quelques
- 10:26années, si je suis face
- 10:28à Marine Le
- 10:28Pen au 2e tour,
- 10:29je gagne alors que je ne gagne pas dans les autres configurations,
- 10:32ce qui pouvait être vrai il y a encore pas très longtemps.
- 10:34Voilà, parce
- 10:37qu'il a trop dérivé,
- 10:39il a eu trop de provocations,
- 10:40soupçons d'antisémitisme,
- 10:42et cetera.
- 10:42Mais le 2e point.
- 10:43C'est de se dire,
- 10:44de toute façon,
- 10:45imaginons que je perde.
- 10:47Si c'est l'extrême droite au pouvoir,
- 10:49ce sera le chaos,
- 10:50ce sera le chaos dans les rues,
- 10:52ce sera la guerre civile et c'est moi qui ramasserai la mise.
- 10:54Donc dans les 2 cas,
- 10:55on voit qu'il y
- 10:57a une irresponsabilité totale.
- 10:58Et oui,
- 10:59il y a une.
- 11:00Responsabilité, on va dire de la gauche radicale,
- 11:02en tout cas
- 11:03mélenchoniste dans cette
- 11:05montée de l'extrême droite
- 11:06parce qu'on lui fait la courte échelle.
- 11:08Et je peux vous assurer que
- 11:10je précise vraiment
- 11:11mélenchoniste parce que il y a des gens d'extrême gauche ou de la gauche radicale
- 11:15ou qui en sont encore proches,
- 11:16qui sont scandalisés,
- 11:17qui sont choqués,
- 11:17qui se disent mais nous on ne se reconnaît pas
- 11:19là-dedans. La gauche,
- 11:20même radicale dans ses idées,
- 11:22à priori n'est pas là pour faire la courte échelle à l'extrême droite.
- 11:25Or on a l'impression que c'est
- 11:27ce qui se passe.
- 11:27Est Ce qu'ils sont devenus des alliés?
- 11:29? C'est un peu ce que vous dites des.
- 11:30Allier objectif.
- 11:30J'étais très surprise de lire,
- 11:32dans de
- 11:32découvrir dans votre livre qu'il
- 11:34y avait des liens
- 11:35entre Éric Zemmour notamment,
- 11:37et Jean
- 11:38Luc Mélenchon.
- 11:39Oui, les ces 2 personnages se connaissent bien.
- 11:41S'apprécient, ils
- 11:42ont même,
- 11:42je crois,
- 11:43déjeuné ensemble.
- 11:45Ce sont
- 11:462 personnages.
- 11:47Jean-Luc Mélenchon,
- 11:48il aime bien aussi,
- 11:49c'était intellectuel.
- 11:50Oui, elle est braconnée sur ces territoires qui sont pas les siens.
- 11:53Faut pas oublier que c'est que c'est quelqu'un d'extrêmement cynique
- 11:56et opportuniste,
- 11:56Jean-Luc Mélenchon.
- 11:57Donc lui,
- 11:58à partir du moment où il peut
- 12:00à la fois extirper de
- 12:01quelqu'un une théorie ou alors
- 12:04essayer de comprendre comment ça fonctionne,
- 12:05à l'époque où il le
- 12:06voyait, bon,
- 12:07il était quand même journaliste,
- 12:08Eric Zemmour au Figaro,
- 12:10donc depuis je crois qu'il se voit moins.
- 12:11Ils ont débattu plusieurs fois récemment,
- 12:13mais on sent qu'il y a entre eux une espèce
- 12:15de complicité.
- 12:17pour. Professionnelle,
- 12:17on va dire,
- 12:19et ça correspond assez bien à ce qu'est Jean-Luc Mélenchon.
- 12:22Il a pas non plus
- 12:23beaucoup d'états d'âme.
- 12:24Il y a qu'à voir sa position,
- 12:25comme elle a varié sur
- 12:27le voile,
- 12:28par exemple,
- 12:29il y a quelques années,
- 12:29la laïcité en général.
- 12:30Oui, la maïcité il y a quelques années,
- 12:31il considérait que le voile était un instrument
- 12:33d'asservissement de la femme.
- 12:34Aujourd'hui, il considère que c'est
- 12:36que c'est que c'est très bien.
- 12:37Donc c'est quelqu'un qui va aussi draguer dans les cités
- 12:41pour obtenir plus de
- 12:42plus de votes par la suite.
- 12:43Et on
- 12:44voit bien que dans les événements actuels qui se déroulent en France,
- 12:47les. Filles,
- 12:48quoi qu'ils
- 12:48en disent,
- 12:49ont une
- 12:50a une influence
- 12:51non négligeable sur les
- 12:53événements qui se déroulent en ce moment en France.
- 12:55Donc c'est vraiment
- 12:57quelque chose qui
- 12:59nous semble très important,
- 13:00c'est le rôle
- 13:01souterrain joué par LFI et Jean-Luc Mélenchon
- 13:05à tous les niveaux,
- 13:06pas seulement
- 13:07dans sa collision avec
- 13:09éventuelle avec l'extrême droite.
- 13:11C'est surtout
- 13:11dans cette façon qu'ils ont de
- 13:13d'avancer leurs pions eux aussi,
- 13:14et c'est et c'est vraiment
- 13:15enfin ce sont aussi.
- 13:17Des complices
- 13:18dans ce complot,
- 13:20entre guillemets,
- 13:20que l'on a essayé de révéler avec Fabrice
- 13:23et cette bataille évidemment très
- 13:26polarisée. Les médias Bolloré s'en s'en délectent
- 13:28parce que c'est évidemment
- 13:29des joutes qui font monter
- 13:31monter l'audience,
- 13:32et cetera.
- 13:32Ça les sert
- 13:33alors totalement.
- 13:34Alors c'est.
- 13:35C'est même plus que ça,
- 13:36c'est une stratégie
- 13:37qui va au-delà de l'audience.
- 13:39L'audience, Bolloré aime
- 13:40toujours gagner de l'argent,
- 13:41il a envie que ces médias soient rentables,
- 13:43donc il voit bien que quand on est radical,
- 13:45ça marche.
- 13:46C'est peut être désolant,
- 13:46mais ça marche.
- 13:47Mais honnêtement,
- 13:48il n'y a pas que ça.
- 13:49La première raison,
- 13:50c'est de tendre
- 13:51la société.
- 13:51On emploie ce terme parce que c'est des journalistes d'Europe un qui nous ont
- 13:54eux-mêmes dit,
- 13:55ils sont encore en place,
- 13:57que il aurait été donné comme consigne
- 13:59de mettre
- 14:00de la tension dans les sujets.
- 14:02Il faut tendre la société,
- 14:03c'est très important.
- 14:03Vous regardez régulièrement
- 14:05les médias Bolloré,
- 14:06que ce soit C News,
- 14:07que ce soit donc en écoutant Europe un,
- 14:08en lisant le Journal du Dimanche
- 14:10ou son excroissance
- 14:12qui s'appelle le JD News,
- 14:13mais le nombre de fois de une où
- 14:15on met face à face 2 France supposées.
- 14:18L'autre L'autre jour,
- 14:19c'était d'un côté
- 14:20les gentils jeunes qui vont saluer le pape
- 14:23et de l'autre les méchants casseurs qui mettent le feu.
- 14:25L'idée, c'est vraiment
- 14:26qu'il y ait
- 14:27un clivage terrible dans la société
- 14:29parce que on pense que
- 14:30c'est. Créer cette atmosphère de chaos,
- 14:32on voit le résultat aujourd'hui,
- 14:34c'est ce qui
- 14:34va permettre à l'extrême droite de triompher
- 14:36et tout ça,
- 14:36et on tient quand même à le rappeler,
- 14:38c'est très important,
- 14:39et pas par corporatisme,
- 14:40mais tout ça
- 14:41en foulant aux pieds,
- 14:42les j'allais dire,
- 14:44les principes déontologiques les plus
- 14:46basiques, les
- 14:47contextualisations, nuances,
- 14:50respect du contradictoire,
- 14:51et cetera,
- 14:51et cetera.
- 14:52Tout ça est complètement bafoué et
- 14:53c'est très important parce que je dis que c'est pas corporatiste,
- 14:55parce que c'est ça concerne les citoyens en fait,
- 14:57c'est à dire qu'on on leur envoie
- 14:59des informations
- 15:00pour. Pour les Pour les déformer,
- 15:02c'est de
- 15:03c'est une stratégie,
- 15:03j'allais dire,
- 15:04d'intoxication et ça c'est gravissime.
- 15:05Parce que si on ne peut plus,
- 15:07si les citoyens ne peuvent
- 15:08plus être informés
- 15:10honnêtement par une presse,
- 15:11qu'elle soit de gauche,
- 15:11d'extrême gauche ou d'extrême droite,
- 15:13nous on a pas de problème au fait qu'il y ait une presse d'extrême droite.
- 15:16Il faut que toute sensibilité s'exprime.
- 15:17Mais en fait,
- 15:18on a un problème
- 15:19quand c'est une presse qui ne respecte pas les canons
- 15:22déontologiques et sans lesquels il n'y a
- 15:24pas de presse honnête et donc d'information honnête.
- 15:26Et on
- 15:27voit, même si ce projet était était caché à l'origine,
- 15:30dissimulé et insidieux.
- 15:31Aujourd'hui, il s'étale au grand jour.
- 15:34Comment le contrecarrer ?
- 15:36En fait,
- 15:36est ce qu'on
- 15:37on l'a
- 15:39vu ? est-ce que les autorités de régulation de l'audiovisuel sont,
- 15:42sont, sont,
- 15:42sont défaillantes ?
- 15:43Comment on ne peut pas empêcher cette chaîne d'émettre même si on
- 15:47empêchait l'autre petite chaîne
- 15:48de Bolloré d'émettre après après ces nombreux
- 15:50excès ? Oui,
- 15:51on est,
- 15:52on est obligé
- 15:53de. D'accepter que cette chaîne existe
- 15:56au nom
- 15:57de la liberté.
- 15:59Simplement, on a été voir les gendarmes de l'audiovisuel en France qui s'appellent l'Arcom.
- 16:03Et l'Arcom nous dit très clairement on ne
- 16:06peut pas fermer C News aujourd'hui parce que d'abord
- 16:09on n'est pas assez équipé.
- 16:11Déjà, ça c'est important pour
- 16:12scruter C News en permanence.
- 16:14Donc les dérives,
- 16:14on les a pas systématiquement.
- 16:17Et par ailleurs,
- 16:18par ailleurs,
- 16:19ils estiment que
- 16:20CNews remplit ce cahier des charges,
- 16:22ce à quoi nous,
- 16:23on n'est pas tout à fait d'accord parce
- 16:25que on a été consulter effectivement la délégation
- 16:27qu'ils ont signé.
- 16:29Et dedans,
- 16:30ils s'engagent quand même à respecter la diversité,
- 16:32la parité,
- 16:33l'environnement, et cetera,.
- 16:35défendre des valeurs inclusives et tout.
- 16:36Bon, bah
- 16:37C News,
- 16:37c'est pas ça.
- 16:38Simplement, ils ont déjà fermé C 8.
- 16:41Fermer C News,
- 16:42c'est très compliqué.
- 16:44Et en face,
- 16:45y a tout un empire toute façon qui est tellement puissant qu'aujourd'hui,
- 16:48même si vous fermez C News,
- 16:50vous avez
- 16:50par exemple.
- 16:51Toutes les têtes de gondole de
- 16:53CNews produisent des livres à jet continu
- 16:56dans Fayard.
- 16:57Et quand vous tapez Amazon et que vous
- 16:59allez regarder les livres qui sortent en nouveauté,
- 17:00vous avez un livre de
- 17:01chez Fayard,
- 17:02à part le nôtre.
- 17:02Le nôtre
- 17:03nous semble plus
- 17:03important à
- 17:04acheter. Mais si vous prenez tous les
- 17:06livres qui sont là,
- 17:07vous avez de Villiers,
- 17:08vous avez Sarah Knafo,
- 17:10vous avez toute la bande
- 17:12d'extrême droite qui publie à jet continu en permanence.
- 17:14Et ils
- 17:15en font la pub ensuite sur
- 17:16CNews, puis dans le JDD avec des placards de
- 17:17pub quasi gratuits.
- 17:18Enfin, c'est très puissant.
- 17:21Fermer C News,
- 17:21c'est compliqué,
- 17:22c'est compliqué.
- 17:23Et les seules
- 17:24sanctions en fait qui leur sont
- 17:25infligées, c'est à dire des amendes,
- 17:28c'est tout ça,
- 17:28c'est évidemment
- 17:29dérisoire. Ah oui,
- 17:30ça n'a
- 17:31ça n'a,
- 17:31ça n'a
- 17:31aucun effet.
- 17:32Et je pense que
- 17:34c'est là aussi que
- 17:35les autorités sont en train sans doute de réfléchir
- 17:37pour voir s'il y a pas d'autres moyens
- 17:40de sanctionner ces dérives.
- 17:41Le problème,
- 17:42c'est que
- 17:43on se heurte très vite au à l'idée de
- 17:45censure. Vous savez,
- 17:47les médias Bolloré emploient toujours le terme de liberté d'expression,
- 17:49ils ne
- 17:50ils ne revendiquent que ça,
- 17:51la liberté d'expression.
- 17:53Bon, c'est très
- 17:54américain d'ailleurs,
- 17:54comme alors c'est
- 17:55d'abord au sens
- 17:56au sens américain du terme d'ailleurs,
- 17:57c'est à dire le pire.
- 17:58En gros,
- 17:59vous avez le droit de tout dire si vous avez envie
- 18:01de crier dans la rue "Vive Adolf Hitler",
- 18:02vous pouvez le faire.
- 18:03Bon, je suis pas sûr que ce soit une
- 18:04bonne idée pour
- 18:05la France,
- 18:06en tout cas que ce soit conforme à nos valeurs et à notre histoire.
- 18:09Mais d'autre part,
- 18:09il y a aussi le fait que on veut,
- 18:11on veut mettre en lumière
- 18:14le fait
- 18:14qu'on pourrait les censurer.
- 18:16Elle est bayonnais.
- 18:16Et donc
- 18:17c'est là le
- 18:18piège. Vous laissez-faire,
- 18:20vous laissez
- 18:20se propager une parole totalement délirante,
- 18:22extrémiste, radicale.
- 18:24Vous intervenez à
- 18:24on nous bâillonne,
- 18:25on nous censure.
- 18:27Vous les renforcez encore ?
- 18:27C'est bien pour ça que quand on demande,
- 18:29on l'a demandé,
- 18:30on le voit dans le livre à travers plein de témoignages,
- 18:32on a demandé
- 18:33à beaucoup de responsables politiques qui ne sont pas d'extrême droite,
- 18:36mais alors qui peuvent être de gauche,
- 18:37du centre,
- 18:37de droite,
- 18:38et cetera.
- 18:38est-ce que
- 18:39il faut aller sur C News
- 18:41ou sur Europe un
- 18:41ou parler dans le JDD ?
- 18:43Eh bah vous avez autant de députés ou de ministres
- 18:46et autant de réponses,
- 18:46c'est à dire que oui,
- 18:47bien sûr
- 18:48qu'il faut
- 18:48y aller,
- 18:49faut peut être y aller,
- 18:49faut y aller de temps en temps.
- 18:50Ah non,
- 18:50faut surtout pas y aller,
- 18:51j'en sais rien,
- 18:52je ne sais pas,
- 18:52parce que d'un côté on y va,
- 18:54on les crédibilise.
- 18:56Et on
- 18:57se fait
- 18:58taper dessus,
- 18:58on y va pas,
- 18:59on déserte le terrain,
- 19:00on les laisser déployer leur arsenal radical,
- 19:02c'est pas facile.
- 19:03Et puis il
- 19:04y a une duplicité
- 19:05vraiment du personnel politique français parce que on
- 19:08démonte et on raconte dans le livre
- 19:10qu'au moment où du putsch sur le JDD
- 19:12où le où Bolloré s'empare du Journal du dimanche.
- 19:15Une sorte d'institution de la presse
- 19:17hebdomadaire française
- 19:19et s'en empare.
- 19:20Il y a donc une levée de boucliers à tous les niveaux,
- 19:23quoi, vraiment.
- 19:24Et en même temps,
- 19:25le nouvel arrivant qui va prendre la tête du JDD,
- 19:27il reçoit des SMS et des messages,
- 19:29qui de Gabriel Attal,
- 19:30qui de Gérald Lamarlin,
- 19:31et cetera,.
- 19:32qui en
- 19:32lui disant:
- 19:33"Bah t'inquiète pas,
- 19:33on sera là à la rentrée pour
- 19:36inter." Et c'est ce qui se passe d'ailleurs,
- 19:37Gabriel Attal donne une grande interview au Journal du dimanche
- 19:40tout de suite,
- 19:41donc c'est il
- 19:42y a une vraie duplicité et c'est en ça qu'on
- 19:45parlait aussi de la.
- 19:45Des politiques français qu'on met en cause nous dans le livre,
- 19:48et je crois que vraiment on le démontre,
- 19:50il y
- 19:51a eu une
- 19:52volonté aussi,
- 19:52enfin en
- 19:53tout cas une complicité pour laisser prospérer cet
- 19:56empire. Alors la question au final de tout ceci,
- 19:58c'est, est-ce que ça marche,
- 19:59est-ce que ça fonctionne ?
- 20:00Le fait de façonner,
- 20:02de tenter de façonner les esprits,
- 20:04cette fameuse bataille
- 20:05culturelle, le fameux
- 20:06Gramsci, c'est
- 20:08c'était ça le but.
- 20:10Est-ce que ça fonctionne ?
- 20:10Vous avez rencontré aussi
- 20:12pas mal de chercheurs qui ont qui ont travaillé,
- 20:14décrypté ce qu'ils se disaient sur.
- 20:15C News et
- 20:16l'électorat aussi qui le
- 20:17qui le regardent.
- 20:18Et j'avais ce chiffre,
- 20:20je crois
- 20:212/3 des électeurs de Marine Le Pen sont des téléspectateurs de C News,
- 20:25c'est 25% de
- 20:26plus que dans la population générale.
- 20:27est-ce que ça veut dire qu'ils ont
- 20:29été convertis
- 20:30par C News
- 20:31ou bien ils sont venus pour confirmer justement un biais qu'ils avaient déjà
- 20:36à notre avis?
- 20:36? C'est les 2.
- 20:37C'est à dire que vous avez effectivement des gens qui
- 20:40a qui ont déjà des idées un peu extrêmes et qui
- 20:42regardent C News et qui se disent Ah bah oui,
- 20:44j'ai bien raison de penser ce que je pense.
- 20:45Je suis encore enfoncé dans mes convictions,
- 20:47mais beaucoup plus important.
- 20:48Et ça,
- 20:48c'est à mon avis,
- 20:49c'est la majorité
- 20:50des de ces personnes
- 20:51qui regardent C News,
- 20:52qui écoutent Europe un,
- 20:53et cetera.
- 20:54Ce sont des gens
- 20:55qui, au départ,
- 20:55sans doute
- 20:56politiquement, sont un peu perdus.
- 20:57En ont un peu ras le bol de tout les partis traditionnels,
- 21:00le macronisme
- 21:01qui a qui a débouché sur un grand n'importe quoi
- 21:04et qui vont effectivement être convertis.
- 21:06Et donc pour répondre à votre question,
- 21:07nous très sincèrement,
- 21:09et je pense qu'en fait ça explique le livre
- 21:11et ça explique le titre.
- 21:11Nous, on pense que oui,
- 21:13c'est même pas que ça marche,
- 21:14c'est plus important que ça,
- 21:15c'est que ça a marché.
- 21:17C'est à dire que c'est pour ça que nous on essaie
- 21:19d'élargir la focale et d'être sur les 15 dernières années.
- 21:22Pour résumer,
- 21:23c'est que
- 21:23je pense qu'entre.
- 21:25Pour résumer,
- 21:25entre 2012 et aujourd'hui,
- 21:262026, bientôt 2027 et l'élection,
- 21:28on a inoculé
- 21:31aux Français
- 21:32un virus
- 21:33populiste. Et
- 21:35les Français,
- 21:36je pense,
- 21:37je sais pas si c'est dans leur majorité,
- 21:38mais pour beaucoup,
- 21:39n'ont pas pu y résister,
- 21:40d'autant plus qu'on ne
- 21:41leur a pas dit comme ça et que on
- 21:43va juste prendre un exemple,
- 21:44une citation
- 21:45de une
- 21:46chercheuse au CNRS qui s'appelle Claire Sekai,
- 21:48qui a fait beaucoup d'études.
- 21:49mais. Passionnante
- 21:50sur toutes ces thématiques,
- 21:52le rapport entre
- 21:52les médias et la
- 21:53et leur discours et les conséquences politiques
- 21:56qui nous dit face
- 21:57à un matraquage,
- 21:57parce qu'on peut vraiment parler de matraquage
- 22:00des médias Bolloré sur des thèmes
- 22:01obsessionnels, l'immigration,
- 22:02l'insécurité, l'islam,
- 22:03et cetera.
- 22:04C'est personne ne peut résister à ça.
- 22:06Elle dit il
- 22:06est impossible de résister à ça.
- 22:08Elle dit que c'est une construction
- 22:10politique. Cet empire
- 22:12médiatique est une construction politique.
- 22:15En conclusion,
- 22:16Gérard Davet,
- 22:17est-ce que
- 22:17il faut s'attendre à ce que le scénario de cette
- 22:20valorisation de la France
- 22:22conduise à ce qui s'est passé aux
- 22:23États-Unis avec
- 22:24Fox News par exemple ?
- 22:25est-ce que c'est la même chose qui nous attend ?
- 22:26Ben je n'ai pas de boule de cristal,
- 22:29j'aimerais bien des fois,
- 22:29mais j'en ai pas.
- 22:31Ce dont je suis absolument persuadée et intimement persuadée,
- 22:33c'est qu'aujourd'hui la France vit au
- 22:35au gré des manifestations
- 22:38et que
- 22:39les médias du monde entier
- 22:42montrent ce qui se passe chez nous.
- 22:43Et c'est pas toujours
- 22:44très plaisant.
- 22:45Mais on parle des émeutes
- 22:47du 17
- 22:47octobre actuellement.
- 22:48Mais en vérité,
- 22:48on d'abord,
- 22:49on occulte
- 22:51le combat intéressant des lycéens,
- 22:52c'est ce qui est vraiment dommage.
- 22:54Et deuxièmement.
- 22:55Deuxièmement, ce qui va se passer,
- 22:56c'est à partir de
- 22:57décembre et de janvier 2027.
- 22:59C'est là que ça va
- 23:00se jouer.
- 23:00Et je crois que
- 23:01là, les médias Bolloré vont se mettre en
- 23:04ordre de bataille.
- 23:05Les choses vont se calmer parce que les
- 23:06choses finissent toujours par se calmer en France.
- 23:08Et là,
- 23:10les médias Bolloré joueront un rôle
- 23:12non négligeable,
- 23:12d'autant que
- 23:13Vincent Bolloré a créé un institut,
- 23:14l'Institut de l'Espérance,
- 23:15qui est un
- 23:15think tank,
- 23:17un laboratoire d'idées.
- 23:18Exactement, un laboratoire d'idées dans lequel il espère vraiment
- 23:20que ça puisse infuser.
- 23:22Et puis,
- 23:22il y a plein de satellites.
- 23:23Faut pas oublier qu'il y a aussi une sorte d'inframonde
- 23:25qui se déroule en France aussi à travers
- 23:27les réseaux numériques,
- 23:29avec un allié objectif qui est le
- 23:31milliardaire Pierre-Edouard Stérin,
- 23:32qui, je crois,
- 23:33est réfugié en Belgique,
- 23:34et qui possède des
- 23:35médias influents comme
- 23:36Cersia par exemple,
- 23:37incalculables. comme Média Avenir,
- 23:39par exemple,
- 23:40et qui sont très puissants.
- 23:41Donc je crois
- 23:42vraiment qu'on est en face d'une force souterraine qui n'est
- 23:45plus si souterraine que ça et qui est extrêmement
- 23:47puissante et qu'on ne s'en rend pas forcément compte encore aujourd'hui,
- 23:50malheureusement, même si on essaye d'éveiller les consciences.
- 23:52On suivra avec attention cette campagne
- 23:55présidentielle. Merci infiniment,
- 23:56Gérard Davet,
- 23:57Fabrice Lhomme,
- 23:58et on lira donc votre livre "Le complot
- 24:03contre la France" paru chez Flammarion.
- 24:05Merci beaucoup.
- 24:06Merci. A propos,
- 24:11c'est fini pour aujourd'hui,
- 24:12mais on revient demain matin.
- 24:14Merci de votre écoute.
- 24:15Si vous en voulez encore,
- 24:16tous nos podcasts sont disponibles dans l'application du soir.
- 24:20Rendez-vous dans le store de votre smartphone
- 24:22ou de votre tablette pour la télécharger.
- 24:24À demain.