Latest / Les invités de Radio des Ballons / Le nouvel évêque des Vosges aux rencontres de la colline de Fresse/Moselle
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- Mgr François Gourdon, vous êtes tout nouveau dans les Vosges. Tout à fait, ça fait cinq mois que je suis là. C'était une belle cérémonie, parce qu'il est quand même télévisé à la fois sur Vosges TV, mais aussi sur Cato, c'est-à-dire dans toute la France et même à l'extérieur. Là, vous étiez la vedette. Oui, si on veut, oui. Je sais que vous venez de l'Ouest, c'est-à-dire de la région Angvine, c'est ça ? Tout à fait, Angers. J'étais curé de la cathédrale. Comment devient-on évêque ? Il faut se présenter. C'est vous qui êtes candidat ou vous êtes nommé ? Alors là, en fait, le nom se mène à un certain nombre d'enquêtes et puis présente des noms au pape et le pape choisit. Vous avez été choisi pour les Vosges, vous connaissiez cette région Vosgienne ? Pas du tout, je n'étais jamais venu ici. Alors qu'en pensez-vous après quelques mois ? J'ai de la chance, je suis arrivé avec un super temps. Depuis cinq mois, j'ai été bien gâté par le soleil. Et puis en plus, je suis très bien accueilli. Et comment se fait le travail d'un évêque aujourd'hui ? Vous gérez quoi ? Je vais d'abord à la rencontre des gens, des prêtres en particulier, pour commencer. Donc j'apprends à faire leur connaissance, à voir quelles sont les habitudes ici. Et puis, au fur et à mesure, je me fais ma petite idée pour aider les uns et les autres à mieux vivre leur mission. Ça veut dire que vous reviendrez bientôt dans notre secteur ? Ça, c'est probable, oui. Parce qu'aujourd'hui, vous rencontrez des jeunes. Alors, c'est quoi exactement ce rendez-vous ? Alors, tous les ans, si j'ai bien compris, depuis cinq, six ans, il y a ce qu'on appelle une école de prière pour les enfants, les collégiens, les lycéens. Et donc, c'est bienvenu que l'évêque vienne participer à ce moment-là. À la fois, je suis venu pendant la semaine pour vivre un moment avec eux. Et puis aujourd'hui, pour clôturer la rencontre. Ils y font quoi dans ce rendez-vous ? Alors, ils ont un certain nombre de temps d'échanges entre eux, de prières, d'initiations catéchétiques. Et puis, évidemment, la vie de groupe, la vie ensemble, ça participe aussi de la construction de la personne. Il me semble que l'évêque, c'est aussi la constitution d'une équipe. Vous avez une équipe autour de vous ? Alors, j'ai une équipe autour de moi, effectivement. J'ai deux vicaires généraux et puis quatre autres personnes dans le conseil épiscopal. Mais il y a aussi un conseil presbytéral. Il y a un certain nombre de conseils ou de groupes qui participent à leur façon à la mission de l'ensemble. Alors, l'évêque, vous êtes aussi un peu le responsable de tous les curés de campagne. Il y en a combien dans les Vosges ? Alors, il y a 45 paroisses dans les Vosges et j'ai 22 curés. Bon, c'est un bon chiffre ou alors c'est un peu léger ? Évidemment, si j'avais plus de prêtres, ça serait encore mieux, bien sûr. Mais j'ai l'impression que déjà, c'est pas mal. Et puis, il y a aussi l'entraide avec d'autres diocèses qui envoient des prêtres pour participer à la mission ici. Le recrutement semblait un peu difficile. D'ailleurs, nous vous avons attendu bien longtemps. Recrutement difficile, peut-être. Mais bon, quand je vois tous ces jeunes qui sont là, bien motivés, je suis plein d'espérance. C'est bien, mais très souvent, maintenant, on a des prêtres qui viennent d'ailleurs, notamment pas mal d'Afrique, ici. Et c'est parce que là-bas, la religion catholique est plus vivante, elle est plus en expansion. Oui, alors c'est possible, effectivement. Bon, on verra bien ce que ça donnera dans les années qui viennent. Quel était votre parcours avant d'être à Angers ? Avant d'être curé de la cathédrale d'Angers, j'étais curé de Cholet, et puis curé aussi dans des paroisses rurales, au service des jeunes et puis aussi au service de l'enseignement catholique, qui est très important dans le Maine-et-Loire. Alors, vous n'avez pas amené de mouchoirs ? J'en ai amené, mais ce n'est pas trop la mode aujourd'hui. Donc, tout va bien, vous êtes bien dans les Vosges, finalement, un petit peu montagneux. Vous retournez quand même de temps en temps dans la région Angevine ? Alors, j'y suis retourné pendant l'été, retrouvé les miens, ma famille et les amis, mais je me sens bien ici. Moi, je regarde dedans, j'ai un petit peu le souvenir des vents d'Anges, mais bon, c'était une autre époque. Ah, mais les vents d'Anges, ça continue toujours, bien sûr. Merci beaucoup pour cet entretien et j'espère à très bientôt. C'est ça, merci, au revoir.