Latest / L'état d'esprit / Victoire Caussieu Pratdessus, fondatrice de StyleNexus8 : comment convaincre quand on débute ?
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- 0:01Bonjour et bienvenue dans l'état d'esprit.
- 0:04A travers chaque rencontre avec mon invité,
- 0:07nous explorons le pouvoir de la parole.
- 0:10Une parole qui éclaire,
- 0:11qui engage et qui parfois répare.
- 0:16Comment convaincre quand on a une idée,
- 0:18une intuition,
- 0:18mais pas encore toutes les preuves ?
- 0:20Dans ce nouvel épisode de l'État d'Esprit,
- 0:22je reçois Victoire Cossieux-Prade-Dessus,
- 0:25fondatrice de StyleNexus8,
- 0:27une jeune entreprise créée d'un problème très concret rencontré à Gavarnie et devenue un projet mêlant intelligence artificielle,
- 0:35réalité augmentée et commerce.
- 0:37Bonjour Victoire.
- 0:38Bonjour.
- 0:39Comment est née l'idée de StyleNexus8 ?
- 0:43Et déjà,
- 0:43pourquoi ce nom ?
- 0:45Alors,
- 0:45c'est parti d'un constat terrain tout simplement.
- 0:47J'ai commencé à faire mes études à l'étranger.
- 0:51Je suis beaucoup restée aux Etats-Unis et à Singapour.
- 0:54Et c'est là où j'ai découvert le monde des technologies un petit peu.
- 0:56Et je me suis intéressée petit à petit à ces sujets-là.
- 0:59Et par la suite,
- 1:00j'ai commencé à travailler dans les nouvelles technologies aussi.
- 1:03Tout d'abord pour un cabinet de conseil américain.
- 1:05Et puis par la suite,
- 1:06pour d'autres entreprises.
- 1:07Et en fait,
- 1:08je faisais le pont entre les équipes techniques et les équipes stratégiques.
- 1:12Et donc par la suite,
- 1:14cette idée a mûri,
- 1:16cette idée qui me taraudait depuis des années dans ma tête parce qu'étant originaire de Gavarnie,
- 1:22j'avais pour habitude de beaucoup commander mes vêtements en ligne et donc j'avais souvent cette problématique de qualité de vêtements ou de taille de vêtements.
- 1:31Et donc je me suis dit mais c'est dingue qu'il n'existe pas de solution concrète,
- 1:34à chaque fois on doit retourner le colis.
- 1:36Et donc petit à petit,
- 1:37j'ai fait une étude de marché,
- 1:38je me suis rendue compte que les entreprises déjà dépensé des milliards d'euros tous les ans.
- 1:42à cause des retours de colis.
- 1:44En plus,
- 1:44nous,
- 1:44en tant qu'utilisateurs,
- 1:46ça nous embêtait énormément.
- 1:48Et en plus de ça,
- 1:49l'impact écologique était très important parce qu'il faut savoir que quand un colis est retourné à l'entreprise,
- 1:55à la marque,
- 1:56souvent,
- 1:56elle ne le remet pas en stock.
- 1:58Elle le jette directement parce que ça coûte trop cher de le remettre en circulation.
- 2:02Donc,
- 2:02ça coûte très cher pour les marques.
- 2:03Nous,
- 2:04ça nous coûte du temps.
- 2:05Et au niveau de l'environnement,
- 2:07c'est catastrophique.
- 2:08Et du coup,
- 2:08avec votre entreprise,
- 2:09quelle...
- 2:10problème finalement vous résolvez ?
- 2:12Nous on propose l'essayage virtuel depuis la maison,
- 2:15donc depuis un téléphone ou depuis un ordinateur,
- 2:17donc il suffit d'allumer la caméra et vous pouvez essayer le vêtement directement sur vous et elle vous dit,
- 2:23l'IA vous dit quelle est la taille idéale à acheter,
- 2:28quelle est la taille idéale à tester sur vous,
- 2:31quel est le vêtement qui vous convient le mieux pour réduire ces retours de colis.
- 2:36J'ai cherché des solutions qui existaient
- 2:38Et donc j'avais vu que les sièges virtuels étaient soi-disant la solution miracle entre guillemets.
- 2:43Alors en interrogeant plusieurs marques de prêt-à-porter,
- 2:45ils m'ont tous dit que déjà ça coûtait trop cher.
- 2:48Donc c'était surtout réservé aux marques de luxe qui le proposaient sur leurs produits phares,
- 2:53leurs produits stars,
- 2:54sur leur site internet et c'était tout.
- 2:56Et ensuite en plus de ça c'était très long à produire,
- 2:58donc très cher et très long et donc ça convenait pas aux marques.
- 3:01Je me suis dit,
- 3:02étant donné que je m'y connais beaucoup en IA et qu'on est en plein essor,
- 3:06autant utiliser l'IA.
- 3:07pour nous aider à faire des bonnes choses sur ces sujets-là.
- 3:10Et donc j'ai allié l'IA et la mode pour proposer une solution d'essayage automatisée et éviter ces retours de colis.
- 3:18Et du coup,
- 3:18comment on convainc,
- 3:20parce que l'idée paraît tellement simple,
- 3:22tellement logique qu'on se dit pourquoi on n'y a pas avancé,
- 3:24et comment on convainc justement de l'utilité de cette solution ?
- 3:29Alors,
- 3:30au début,
- 3:30ce n'est pas tous les jours facile,
- 3:32mais quand j'ai démarré,
- 3:33en fait,
- 3:33moi,
- 3:33je suis un pur pro du French Tech.
- 3:35Avant de créer ma société,
- 3:37j'ai quand même fait une étude de marché.
- 3:38J'ai interrogé des marques de prêt-à-porter sur le sujet pour voir s'il y avait un vrai problème,
- 3:43s'il y avait un vrai sujet sur ces points-là.
- 3:46Et puis,
- 3:46par la suite,
- 3:47j'ai intégré le programme French Tech Prépa.
- 3:49Et donc,
- 3:50ce programme,
- 3:50c'est avant de créer son entreprise,
- 3:52ça sert à...
- 3:53tester son idée,
- 3:54voir la faisabilité.
- 3:55Donc on est en relation avec plein d'institutions publiques,
- 3:58mais aussi privées,
- 4:00qui nous challengent sur l'aspect financier,
- 4:01l'aspect technique aussi,
- 4:03pour voir si c'est faisable techniquement à être mis en place.
- 4:06Et puis une fois que ça s'est validé,
- 4:08ensuite j'ai créé l'entreprise.
- 4:10Et puis petit à petit,
- 4:10je me suis entourée d'institutions publiques et privées aussi,
- 4:14et notamment de la French Tech encore une fois.
- 4:16Quand j'ai créé l'entreprise,
- 4:18j'ai intégré le programme French Tech Tremplin.
- 4:20Donc ça c'est sur candidature.
- 4:22Et donc c'est un programme d'un an.
- 4:23où on est accompagné par un organisme qui est spécialisé dans l'accompagnement des startups.
- 4:28On choisit notre organisme.
- 4:29Et puis ensuite aussi,
- 4:30on est aidé par BPI France et la French Tech via une bourse pour se lancer sur le sujet.
- 4:35Et donc petit à petit,
- 4:36j'ai fait en sorte de réseauter et d'apprendre sur le temps.
- 4:41Et comment on fait pour réseauter quand on est jeune ?
- 4:46Est-ce qu'il faut encore plus convaincre ou pas forcément ?
- 4:50Alors oui,
- 4:51on doit tout le temps faire ses preuves.
- 4:54Moi ça a commencé par ce biais là et puis petit à petit j'ai toujours été intéressée par l'entrepreneuriat.
- 5:00Dès mes études,
- 5:01j'avais intégré des groupes d'entrepreneurs pour voir un peu comment ça fonctionnait.
- 5:05Et ensuite,
- 5:06à chaque fois qu'il y avait des événements,
- 5:08j'essayais d'aller aux événements entrepreneurs,
- 5:10d'aller aux événements sur des sujets qui concernaient mon entreprise.
- 5:15Et ça s'est fait comme ça petit à petit.
- 5:17Effectivement,
- 5:18au début,
- 5:19il faut toujours prouver,
- 5:21Mais à force,
- 5:23il y a des personnes qui nous font confiance.
- 5:26On a la chance d'avoir notamment la French Tech qui peut nous accompagner et qui voit qu'on a envie d'y aller.
- 5:32Vous avez été sélectionnée parmi les 101 femmes entrepreneuses et reçues à Matignon.
- 5:39Qu'est-ce que cette reconnaissance a changé pour vous et est-ce qu'elle a changé quelque chose ?
- 5:43Alors oui,
- 5:44c'était vraiment une super opportunité qui m'a beaucoup boostée.
- 5:47Déjà dès le départ,
- 5:49j'étais persuadée,
- 5:50je pense que quand on est entrepreneur,
- 5:51il faut déjà être convaincu par soi-même et par son idée et avoir confiance en nous.
- 5:56Dès le départ,
- 5:56parce que si nous déjà on n'a pas confiance,
- 5:58c'est compliqué pour la suite.
- 6:00Bon déjà il y a ça,
- 6:01et puis ensuite effectivement j'avais candidaté au sein d'une femme entrepreneur,
- 6:04donc c'est un peu comme Miss France,
- 6:06une femme est élue par département,
- 6:09et puis ensuite une fois qu'on est sélectionnée,
- 6:11on monte à Paris rencontrer le Premier ministre,
- 6:14mais aussi plein d'autres ministres et beaucoup d'autres personnes qui sont super.
- 6:19Et effectivement ça a été un gros booster pour moi,
- 6:22parce que c'était une sorte de reconnaissance aussi.
- 6:25Et en fait,
- 6:26pour la petite histoire,
- 6:28BPI France avait fait beaucoup d'études de marché.
- 6:32Ils s'étaient rendu compte que les femmes étaient sous-représentées dans le monde de l'entrepreneuriat.
- 6:36Et notamment,
- 6:37par exemple,
- 6:37pour les levées de fonds.
- 6:38Il y a moins de 2%
- 6:39des femmes qui lèvent des fonds aujourd'hui,
- 6:41qui arrivent à lever des fonds.
- 6:44Et moi-même,
- 6:44on m'a déjà conseillé de m'associer avec un homme pour pouvoir lever des fonds,
- 6:48parce que sinon,
- 6:49je ne pourrais pas les lever.
- 6:51Et comment vous l'expliquez,
- 6:52ça ?
- 6:52Alors...
- 6:54Bonne question.
- 6:56Je pense peut-être que les femmes aussi ont tendance à vouloir tout valider en amont avant de se lancer.
- 7:02Elles mettent plus de temps à se lancer,
- 7:03elles ont besoin de plus de confiance.
- 7:05Et je pense que ce programme aide les femmes aussi à avoir confiance en elles.
- 7:10Donc effectivement,
- 7:10on est montées deux jours à Paris.
- 7:12On a rencontré
- 7:13M. le Premier ministre et plein d'autres ministres.
- 7:16Et aussi,
- 7:16on nous a mis en relation avec beaucoup de médias.
- 7:19On nous a mis en relation avec des contacts aussi très intéressants pour nos entreprises.
- 7:24Et ça nous a permis de nous booster,
- 7:26toutes entre nous.
- 7:27Et aujourd'hui,
- 7:28on a créé une vraie cohorte et on est toujours en contact.
- 7:31On s'entraide entre nous et puis on se rend compte qu'en fait,
- 7:34on est tout à fait capable.
- 7:36Tout le monde en est capable.
- 7:37Il faut avoir confiance et il faut se lancer.
- 7:41Alors à vous entendre,
- 7:41ça a l'air très simple.
- 7:42Mais j'imagine que ça n'a pas été aussi simple que ça.
- 7:47Comment vous avez réussi à convaincre tous ces partenaires ?
- 7:50Parce que là,
- 7:50vous faites une liste de partenaires qui sont quand même plutôt prestigieux.
- 7:54qui doivent être régulièrement contactés.
- 7:57Comment vous pensez avoir réussi à les convaincre,
- 7:59au-delà de l'idée ?
- 8:01Je pense qu'il faut bien préparer en amont son pitch et tous les éléments de son entreprise.
- 8:06Il faut penser à toutes les questions qu'on pourrait vous poser ou toutes les craintes qu'il pourrait y avoir auprès des partenaires.
- 8:12Et puis petit à petit aussi,
- 8:14je pense que la confiance est créée aussi par le biais de notre travail.
- 8:18Quand on voit qu'il y a des résultats...
- 8:20Petit à petit,
- 8:21les personnes qui pouvaient être réticentes se disaient finalement c'est pas trop mal.
- 8:26Mais effectivement,
- 8:27nous,
- 8:28ça a été encore plus challengeant parce que les deux premières années,
- 8:31on était en développement technique et donc on ne faisait pas de chiffre d'affaires.
- 8:35Donc il y aurait beaucoup de personnes qui auraient pu dire attendez,
- 8:38vous ne faites pas de chiffre.
- 8:39Mais on a essayé de prouver les choses en faisant tout ce qui est prévisionnel,
- 8:44business plan.
- 8:45Ça se prépare en amont quand même.
- 8:47Il y a un travail de fond à faire avant tout.
- 8:49pour montrer qu'on a quand même réfléchi et que ce n'est pas une idée qui sort du chapeau du jour au lendemain.
- 8:56Voilà,
- 8:57il y a un travail de fond à faire quand même.
- 8:58Justement,
- 8:59vous le dites,
- 9:00vous avez été très exposé,
- 9:02alors que paradoxalement,
- 9:03pour l'instant,
- 9:04l'entreprise est en train de se développer et de naître.
- 9:09Est-ce que c'est maintenant que l'étape est la plus compliquée et comment vous l'abordez ?
- 9:15Oui,
- 9:15maintenant,
- 9:15on est en phase de commercialisation.
- 9:17Donc,
- 9:17effectivement,
- 9:18beaucoup de personnes attendent les résultats.
- 9:22Donc,
- 9:23effectivement,
- 9:23il peut y avoir de la pression.
- 9:25Mais je pense que le principal,
- 9:26c'est d'être bien entouré et de ne pas lâcher.
- 9:29Je pense que la résilience est très importante pour continuer.
- 9:33Mais voilà,
- 9:33après,
- 9:34il faut y aller.
- 9:35Quand on croit en son idée,
- 9:36il faut continuer et écouter,
- 9:39ne pas écouter les mauvaises voix dans sa tête et continuer.
- 9:43Et pour commercialiser,
- 9:44du coup,
- 9:44qu'est-ce que vous mettez en avant ?
- 9:46Quels sont les arguments de vente,
- 9:48si je puis dire ?
- 9:49Alors,
- 9:50nous,
- 9:50déjà,
- 9:50on a développé une technologie qui nous différencie parce qu'on arrive à partir d'une image de vêtement,
- 9:55à le transformer en filtre à réalité augmentée en quelques minutes.
- 10:00Ce qui en temps normal prendrait entre deux et trois semaines pour faire un seul filtre.
- 10:04Et donc ça,
- 10:05ça a été l'élément différenciant.
- 10:07On avait aussi fait une preuve de concept.
- 10:10Donc on avait une vidéo démo qui montrait comment ça fonctionnait,
- 10:13etc.
- 10:14Et puis aussi là au départ,
- 10:16on a commencé à faire du chiffre d'affaires.
- 10:18Donc les partenaires voient qu'il y a quand même un résultat dès le départ.
- 10:24Et puis ensuite,
- 10:25nous,
- 10:26l'objectif,
- 10:26c'est de s'étendre sur Shopify.
- 10:29C'est un marché plutôt international où il y a énormément de boutiques de prêt-à-porter.
- 10:34Les boutiques avec lesquelles on travaille sont en France pour le moment,
- 10:38mais elles sont toutes sur Shopify.
- 10:40On se focus sur cette partie-là.
- 10:43L'argument d'éviter des retours colis,
- 10:47c'est un argument qui fonctionne,
- 10:50qui marche,
- 10:51au-delà de l'aspect pécuniaire.
- 10:52Il y a peut-être un aspect environnemental aussi.
- 10:54Oui,
- 10:54tout à fait.
- 10:55Alors,
- 10:56on a travaillé,
- 10:57je pense,
- 10:57notamment à une cliente qui,
- 10:59elle,
- 11:00vend des lunettes.
- 11:00Elle a son chiffre d'affaires qui a augmenté déjà significativement.
- 11:04Donc,
- 11:05c'est un gros élément clé pour les entreprises parce qu'effectivement,
- 11:09la RSE,
- 11:10c'est important pour les entreprises,
- 11:11mais le nerf de la guerre,
- 11:11c'est quand même l'argent.
- 11:13Et puis ensuite,
- 11:14effectivement,
- 11:15on a un tableau avec des chiffres clés qui expliquent,
- 11:18voilà,
- 11:19grâce à ces ventes-là,
- 11:20grâce à l'essayage virtuel,
- 11:21vous avez pu économiser tel.
- 11:24kilo de CO2 et donc on arrive à calculer quel est l'impact de l'essayage virtuel grâce à la solution.
- 11:32Comment on arrive à convaincre et à présenter une technologie qui est plutôt complexe parce que j'imagine que vous ne rencontrez pas que des gens spécialisés dans la French Tech pour vos futurs clients.
- 11:43Comment on arrive à les convaincre ?
- 11:46Souvent c'est par le biais de vidéos et de de démo,
- 11:49on leur fait tester directement la technologie,
- 11:52et là ils arrivent.
- 11:53beaucoup plus à s'imaginer avec cette techno.
- 11:56C'est vrai que c'est un peu abstrait quand on en parle comme ça.
- 12:00Et donc la vidéo,
- 12:01c'est vrai que ça change toute la donne.
- 12:03Si vous deviez convaincre une jeune femme,
- 12:06ou un jeune homme d'ailleurs,
- 12:08de créer son entreprise,
- 12:10de développer son entreprise,
- 12:11quel conseil vous lui donneriez ?
- 12:14Alors déjà,
- 12:15de croire en soi,
- 12:16je pense.
- 12:17Mais aussi de bien se préparer en amont,
- 12:19parce qu'il ne faut pas y aller sans rien.
- 12:22Il faut bien préparer tous les aspects de l'entreprise.
- 12:25Ce ne sera pas parfait,
- 12:26il y aura forcément des erreurs,
- 12:27mais l'objectif c'est de venir préparer,
- 12:29de montrer qu'on est motivé auprès des organismes qu'on va aller voir.
- 12:35Je pense à certains organismes chez qui on a pitché.
- 12:38Il faut vraiment savoir répondre aux questions potentielles,
- 12:42préparer les questions en amont et puis pouvoir se challenger au maximum.
- 12:48Mais la préparation et la résilience pour moi c'est le plus important.
- 12:51J'imagine que quand vous vous intervenez,
- 12:53soit à Matignon,
- 12:53soit avec des clients,
- 12:55il y a une petite appréhension,
- 12:56une petite émotion.
- 12:57Comment vous gérez ça ?
- 13:00J'essaie de détendre l'atmosphère en étant souriante et puis aussi en échangeant sur nos affinités.
- 13:08On peut avoir des points en commun.
- 13:10On est tous humains,
- 13:11donc je pense qu'il y a quand même des sujets de discussion qui peuvent détendre l'atmosphère si jamais on est stressé.
- 13:19Et puis après,
- 13:20l'objectif,
- 13:21je trouve que c'est quand même un environnement bienveillant.
- 13:24Donc à partir du moment où on vient préparer,
- 13:26on sait de quoi on parle et qu'on est correct avec l'autre personne,
- 13:31il n'y a pas de raison que ça se passe mal.
- 13:34Ce podcast s'appelle L'état d'esprit.
- 13:36Quel est l'état d'esprit qui vous anime au quotidien ?
- 13:39Je dirais le positivisme.
- 13:42Parce que je pense que déjà pour se lancer,
- 13:45il faut peut-être un peu de courage.
- 13:47Peut-être un peu de folie aussi,
- 13:49pour quitter son travail et commencer une entreprise.
- 13:55Mais voilà,
- 13:56une folie modérée quand même.
- 13:58Il ne faut pas partir comme ça du jour au lendemain sans réfléchir à la suite,
- 14:03pour moi en tout cas.
- 14:04Et après,
- 14:05rester positif parce que dans l'entrepreneuriat,
- 14:07il y a toujours des hauts,
- 14:08des bas.
- 14:09Parfois,
- 14:10ça va plus qu'à d'autres moments.
- 14:12Donc voilà,
- 14:13rester positif et continuer et avoir la foi en l'avenir,
- 14:16je pense.
- 14:17Ça aide.
- 14:18Est-ce qu'il y a un moment où vous vous êtes dit,
- 14:20j'arrête,
- 14:20je reprends mon activité de consultant,
- 14:23de conseiller ?
- 14:24Oui,
- 14:26souvent.
- 14:26Mais je continue quand même parce que c'est ce que je veux faire,
- 14:29je le sais très bien.
- 14:30Et on est tous passés par là.
- 14:32Maintenant,
- 14:34on a créé quand même une certaine communauté entre femmes,
- 14:37mais aussi avec des chefs d'entreprise hommes,
- 14:39il n'y a pas que des femmes.
- 14:41Et c'est vrai qu'on passe tous par là.
- 14:44Nous,
- 14:44on appelle ça la vallée de la mort.
- 14:45Il y a des moments où ça ne va pas forcément,
- 14:48mais on essaie de s'aider,
- 14:50de s'entraider.
- 14:51Et puis voilà,
- 14:52on essaie de bien s'entourer de différentes personnes.
- 14:56J'ai intégré récemment le programme des femmes entrepreneurs d'Orange aussi.
- 15:01Et donc voilà,
- 15:02c'est un programme qui aide les femmes entrepreneurs à développer leur partie commerciale.
- 15:07Et donc on a été cinq à être sélectionnées en Occitanie aussi.
- 15:10On s'entraide beaucoup parce qu'on a des spécialités très différentes,
- 15:13mais on se complète aussi.
- 15:15Et c'est vrai que l'autre jour,
- 15:17j'avais un sujet avec Shopify.
- 15:18Il y a une des femmes entrepreneurs qui travaille sur Shopify,
- 15:22justement.
- 15:22C'est son métier.
- 15:23Et donc,
- 15:24on essaie de se compléter.
- 15:27Et ça,
- 15:27c'est important de ne pas rester seule,
- 15:29isolée ?
- 15:29Oui,
- 15:29tout à fait.
- 15:30Il ne faut surtout pas rester seule.
- 15:32C'est vrai que c'est difficile quand on se lance dans l'entrepreneuriat.
- 15:34Surtout,
- 15:35en tout cas pour ma part,
- 15:36venant de Gavarnie.
- 15:38Je suis souvent seule,
- 15:39mais c'est vrai que j'essaie de garder le contact avec d'autres personnes,
- 15:43des chefs d'entreprise.
- 15:45Et voilà,
- 15:45on s'entraide,
- 15:46on sort,
- 15:47on va voir des amis.
- 15:48Enfin voilà,
- 15:49il faut rester en contact avec d'autres personnes.
- 15:52Merci beaucoup Victoire.
- 15:53Merci à toi.
- 15:54Et longue vie à Steel Nexus
- 15:568.
- 15:58Merci, vous aussi.
- 16:01Merci d'avoir écouté l'état d'esprit.
- 16:03Retrouvez prochainement une nouvelle rencontre autour d'une parole qui est claire,
- 16:07qui engage ou qui répare.
- 16:09En attendant,
- 16:10réécoutez sur les bonnes plateformes de podcast d'autres épisodes de l'état d'esprit.