Latest / Le Café du Sport Business / Orléans cède le contrôle à un trio américain pour viser l'élite
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- 0:03Le café du sport business, on parle pas des scores du weekend
- 0:06hein ? Non, on parle des enjeux
- 0:07financiers, du marketing, des médias.
- 0:11Toute l'arrière boutique économique du sport en fait.
- 0:21Bonjour, bienvenue au café du sport business.
- 0:23Aujourd'hui, on va décrypter un rachat assez fascinant.
- 0:27Imaginez posséder un circuit de formule un ultra moderne, mais
- 0:31n'y faire tourner que des cartes le weekend.
- 0:34C'est un peu la situation du basket français en ce moment et
- 0:36on va voir comment des investisseurs américains
- 0:39comptent changer ça avec leurs liens en Loiret basket.
- 0:42Salut, oui, c'est une excellente métaphore.
- 0:44On parle donc de l'O LB qui est en 2e division en élite 2.
- 0:48Et ce qui est intéressant c'est que ce rachat par un trio
- 0:50américain, Bah c'est vraiment un cas d'école sur la stratégie des
- 0:53capitaux étrangers dans notre sport local.
- 0:56Exactement. Et avant de parler des gros
- 0:58sous, il faut comprendre l'attrait de cette équipe.
- 1:00Parce que on se demande bien pourquoi traverser l'Atlantique
- 1:03pour un club de 2e division ? C'est quoi le véritable atout de
- 1:07cette structure ? Sam, Bah.
- 1:08L'attrait principal, c'est l'infrastructure.
- 1:12L'o LB joue dans la comète Arena et c'est pas n'importe quelle
- 1:15salle. C'est tout simplement la
- 1:17meilleure influence de France, tous sports de salle confondus.
- 1:20D'accord. On parle de gros volume.
- 1:22Là, tout à fait, on parle de plus de 8000 spectateurs en
- 1:24moyenne par match. 8093, très exactement.
- 1:28Oui, le maire Serge Grouard l'a d'ailleurs bien souligné lors de
- 1:32sa conférence de presse le 10 avril, l'équipe sportive doit
- 1:35juste être au niveau de cet équipement incroyable.
- 1:38C'est ça l'enjeu. Et c'est là qu'entre en scène
- 1:40Ben Jinkins, Matt Hong et Jamie Zaninovitch.
- 1:44En fait, ce sont des experts de ce qu'on appelle le
- 1:46sportainment. Donc le mélange direct entre le
- 1:49sport et le pur divertissement. Voilà, c'est l'idée.
- 1:52Leur but, c'est d injecter des moyens pour retrouver l'élite et
- 1:55jouer l'Europe, oui, mais surtout de transformer chaque
- 1:59rencontre en un grand show à l'américaine pour maximiser les
- 2:02revenus de la salle. Je vois, hein ?
- 2:04Mais pour atteindre l'Europe en partant de l'élite 2, il faut
- 2:08une sacrée puissance financière dès la saison 2026200027, le
- 2:11budget va passer de 5,2 à 6,4 1000000 d'euros.
- 2:16Oui, c'est une hausse de 23% hein, c'est pas rien.
- 2:19Les Américains vont acquérir 45% des parts en injectant 1,2
- 2:231000000 et en parallèle, la ville maintient sa subvention
- 2:26annuelle d'un ,2 1000000 également.
- 2:28C'est une base solide, mais YA1 point dans le projet qui M
- 2:31interpellé particulièrement, c'est ce contrat de licence de
- 2:344,5 1000000 d'euros sur 5 ans. L'objectif, c'est d'exploiter la
- 2:38marque OLB en Amérique du Nord. Concrètement, comment on fait
- 2:41pour vendre l'image d'un club de basket orléanais aux États
- 2:44Unis ? Eh bien, c'est le vrai coup de
- 2:48maître de l'opération. Il faut penser au modèle de
- 2:50wakesam en football, ils achètent pas juste une équipe
- 2:53locale, ils achètent un récit. Une belle histoire à raconter.
- 2:57Absolument. Le marché nord-américain adoré
- 2:59ces histoires de petits clubs qui gravissent les échelons pour
- 3:02devenir des champions en commercialisant cette ascension
- 3:05sous forme de contenu et de produits dérivés.
- 3:07Ben ils ouvrent une énorme source de revenus.
- 3:09Ils. Créent un produit médiatique
- 3:11exportable en fait. Et c'est ce marché américain qui
- 3:14vient financer la montée en puissance de l'équipe sur les
- 3:17parquets français. C'est exactement le modèle de
- 3:19croissance visée. C'est redoutable.
- 3:21Par contre, il y a la question du contrôle à long terme.
- 3:24En avril 2027, ces investisseurs détiendront 80% du capital.
- 3:27Le club va passer d'une société d'économie mixte à une s à s,
- 3:31donc une structure totalement privée.
- 3:34Le vote municipal a eu lieu le 13 avril pour encadrer ça.
- 3:37Mais qu'est ce qui les empêche de faire exploser le prix des
- 3:40billets ensuite ? C'est toute la subtilité des
- 3:42négociations. On est sur une privatisation
- 3:45hybride. L'accord qui doit d'ailleurs
- 3:47être validé par l'a DNCGG, le gendarme financier du basket,
- 3:49met en place des garde-fous très stricts.
- 3:52Lesquels par exemple ? Déjà, les fameux droits d'images
- 3:55américains garantissent 900000€ de revenu fixe annuel à la
- 3:59structure locale. Et la mairie garde un vrai
- 4:01pouvoir. Elle conserve un œil sur les
- 4:02opérations tout à. Fait, elle garde un représentant
- 4:05au Conseil de surveillance. Le nom du club est sanctuarisé
- 4:09et la ville conserve la main sur la politique tarifaire.
- 4:11On attire les capitaux étrangers tout en verrouillant l'héritage
- 4:15local, en somme. Voilà, et ça soulève une
- 4:18question vraiment passionnante pour l'avenir, si cette
- 4:20exportation audacieuse des droits d'images locaux vers les
- 4:23États-Unis porte ses fruits. Est ce que ça pourrait inspirer
- 4:25une vague de rachats similaires et finalement redessiner toute
- 4:28l'économie du basket européen ? À très vite pour un nouveau
- 4:31podcast du café du sport business.