Latest / Oser l'efficacité - Les stratégies de ceux qui font l’industrie / L’opportunité de l’armement pour l’industrie en souffrance
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- 0:00Aujourd'hui,
- 0:00on va parler d'un secteur qui en fait rêver certains,
- 0:03qui fait peur à d'autres,
- 0:04et que les industriels ne connaissent tout simplement souvent pas.
- 0:08La défense.
- 0:09Alors qu'aujourd'hui,
- 0:10c'est quand même un sacré fournisseur d'opportunités.
- 0:12Mon invitée du jour est contrôleuse générale des armées en deuxième section,
- 0:15et s'est donné une nouvelle mission,
- 0:17construire des ponts entre le militaire et le civil.
- 0:20Marie-Noëlle Quiot,
- 0:21bonjour,
- 0:21et bienvenue dans Oser l'Efficacité.
- 0:23Merci,
- 0:24bonjour bonjour,
- 0:24Perrine.
- 0:26Pour commencer cette émission...
- 0:27Je vais m'intéresser à ce qui t'amène là aujourd'hui,
- 0:29à ton parcours,
- 0:30à finalement ta backstory de super-héros.
- 0:32Ça se passe tout de suite dans I Need a Hero.
- 0:37Ma première question,
- 0:38c'est comment on devient général ?
- 0:39En fait,
- 0:39il n'y a pas un chemin particulier pour devenir général au sein du ministère des Armées.
- 0:44Il y a plusieurs voies,
- 0:46mais je dirais que le point commun à toutes ces voies,
- 0:50c'est qu'il faut quand même pas mal de travail.
- 0:54une envie de servir et puis aussi un engagement dans la durée,
- 1:00puisqu'il faut quand même un certain temps avant d'arriver au grade de général.
- 1:03Pour ma part,
- 1:04j'ai eu la chance de réussir le concours de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr et de faire ensuite un début de carrière au sein de l'armée de terre,
- 1:11très opérationnel.
- 1:13On pourra éventuellement revenir dessus,
- 1:14si tu veux.
- 1:16Et ensuite,
- 1:16j'ai eu la chance,
- 1:17une nouvelle fois,
- 1:18de réussir un autre concours,
- 1:19le concours du contrôle général des armées.
- 1:22Le contrôle général des armées étant l'inspection générale du ministère des armées.
- 1:26Et en fait,
- 1:26au cours de cette deuxième partie de carrière,
- 1:31c'était beaucoup plus,
- 1:32on va dire,
- 1:33tourné vers l'audit,
- 1:34le contrôle,
- 1:35le conseil,
- 1:35puisque l'objectif du contrôle,
- 1:38c'est aussi de sécuriser les décisions du ministre.
- 1:41Et là aussi,
- 1:42j'ai eu un peu de chance,
- 1:43puisque j'ai fait des missions d'audit,
- 1:47de contrôle,
- 1:47de conseil.
- 1:48sur des sujets très variés,
- 1:50mais j'ai aussi eu la chance d'occuper des postes dits d'administration active,
- 1:55c'est-à-dire d'être chef de l'inspection de l'environnement du ministère,
- 1:59mais aussi secrétaire générale du contrôle ou secrétaire générale et directrice par intérim de l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire.
- 2:06Alors je veux bien qu'il y a une part de chance sur le fait qu'il y ait des opportunités qui se proposent à toi,
- 2:12mais la chance de réussir un concours,
- 2:13il y a quand même se donner les moyens pour réussir un concours,
- 2:15non ?
- 2:16Oui,
- 2:16oui,
- 2:16j'ai bien dit que derrière tout ça,
- 2:17il y avait du travail.
- 2:18Oui,quand même.
- 2:20Je trouve que chance est beaucoup ressortie, mais il y a du boulot.
- 2:21Oui,
- 2:23parce que je mesure le fait que,
- 2:26évidemment,
- 2:27tout n'est pas arrivé tout cru.
- 2:28Tout n'arrive jamais tout cru,
- 2:29je pense,
- 2:30quelle que soit la voie qu'on choisit.
- 2:31Je pense aussi qu'il y a ce facteur chance,
- 2:33ce facteur bonne étoile,
- 2:35et aussi cette volonté de la saisir.
- 2:37Et on reviendra peut-être sur la notion d'oser,
- 2:39mais peut-être que ça va avec aussi.
- 2:41Toi,
- 2:41tu as fait 30 ans dans l'armée,
- 2:42c'est ça ?
- 2:43Oui,
- 2:43j'ai fait 32 ans,
- 2:44exactement.
- 2:4532 ans.
- 2:45D'un autre côté,
- 2:46ton papa,
- 2:47il a été convaincu que désindustrialiser la France,
- 2:50c'était une connerie.
- 2:52Nous
- 2:52on parle beaucoup d'industrie,
- 2:53dans Oser l'efficacité forcément,
- 2:54comment ces deux héritages se croisent dans ta tête ?
- 2:57Alors,
- 2:57outre le fait que mon papa s'est battu contre la désindustrialisation de notre pays,
- 3:02il était aussi un peu anti-militariste.
- 3:04Oui,
- 3:06en plus.
- 3:07Mais il a toujours été d'un soutien énorme,
- 3:11y compris dans les moments un peu difficiles,
- 3:12parce qu'il y a de la chance,
- 3:13mais il y a aussi des moments difficiles.
- 3:17Et en fait,
- 3:18je crois que ce que je retiens et ce que m'a légué mon père,
- 3:23parce qu'on reçoit toujours et on est toujours le fruit de quelque chose,
- 3:26et ce que m'a légué mon père,
- 3:27c'est l'engagement.
- 3:29Et c'est un engagement peut-être un peu différent.
- 3:30Mon père était cadre dans la banque et il était aussi délégué syndical.
- 3:35Il a d'ailleurs fini sa carrière comme délégué national syndical d'un groupe,
- 3:39d'une banque.
- 3:40un grand groupe français.
- 3:42Et dans ses fonctions de cadre,
- 3:44il a tout particulièrement apprécié et travaillé à aider les entreprises en difficulté.
- 3:51Et il était,
- 3:52je me rappelle,
- 3:53de discussions à la maison,
- 3:54ou même parfois de clients qui sont devenus un peu des amis dans une deuxième partie,
- 3:58une fois qu'il était évidemment plus chargé de leur compte.
- 4:02Des gens qui ont beaucoup apprécié cet investissement et cet engagement.
- 4:06parce qu'il croyait à l'industrie française.
- 4:08Il était convaincu que la richesse d'un pays se construit grâce à l'industrie et pas uniquement grâce aux services.
- 4:14Et ça,
- 4:14il te l'a légué,
- 4:15du coup ?
- 4:15Et il me l'a légué,
- 4:16oui.
- 4:16Alors,
- 4:17je pense qu'il m'a légué cette force d'engagement,
- 4:19cet engagement.
- 4:20Et il m'a légué aussi cette idée qu'effectivement,
- 4:22la richesse d'un pays,
- 4:24elle vient de nos industries,
- 4:25en grande partie.
- 4:26Ça ressemble à quoi,
- 4:27les repas du dimanche midi,
- 4:28quand on est antimilitariste mais qu'on veut soutenir sa fille à tout prix ?
- 4:31Ça ressemble à un repas de famille.
- 4:36vivant,
- 4:37où on débattait.
- 4:40C'est aussi quelque chose,
- 4:41je pense,
- 4:41que mes parents m'ont transmis,
- 4:42cette capacité de débattre,
- 4:44cette capacité de discuter avec des gens avec qui on n'est pas forcément d'accord sur tout,
- 4:49pour dégager des points de vue,
- 4:51etc.
- 4:51Et donc,
- 4:54j'en garde d'excellents souvenirs,
- 4:56en fait.
- 4:56Aujourd'hui,
- 4:57tu crées une société pour aller combler les ponts,
- 4:59entre autres,
- 4:59entre le militaire et le civil.
- 5:01À quel moment tu t'es dit,
- 5:02il y a un problème,
- 5:03il y a un fossé,
- 5:04il faut que quelqu'un le comble ?
- 5:05et ce quelqu'un,
- 5:06c'est moi.
- 5:06Je me suis rendue compte que finalement,
- 5:11on a le monde de la défense,
- 5:14le monde des armées.
- 5:16qui est un monde fermé,
- 5:19mais comme tous les mondes en fait,
- 5:21parce qu'il n'est pas non plus plus fermé qu'un autre,
- 5:23puisqu'on est tous mariés à des conjoints qui ne sont pas forcément militaires,
- 5:25on a des enfants,
- 5:26on est dans la société.
- 5:28Mais dans le travail,
- 5:30c'est un milieu quand même un peu fermé,
- 5:32avec des métiers qui sont des métiers assez particuliers,
- 5:38et avec un degré de disponibilité,
- 5:41des particularités.
- 5:43De notre côté...
- 5:45On a des industries qui doivent travailler avec le ministère.
- 5:52Et je suis convaincue que pour pouvoir travailler avec un client,
- 5:57et là,
- 5:57pour le coup,
- 5:58le client,
- 5:58c'est le ministère des Armées,
- 6:00il faut le connaître,
- 6:01il faut le comprendre.
- 6:04Et dans le cas du ministère des Armées,
- 6:05des besoins de défense,
- 6:06c'est quand même parfois un peu complexe et compliqué de comprendre.
- 6:09Et c'est aussi,
- 6:10d'un autre côté,
- 6:11assez compliqué pour les militaires,
- 6:12parfois,
- 6:13d'exprimer le besoin.
- 6:14Alors au ministère des Armées,
- 6:15en France,
- 6:16on a la chance d'avoir une direction générale de l'armement,
- 6:20puisque les armées expriment le besoin opérationnel.
- 6:24Le chef d'état-major des armées est responsable de la cohérence capacitaire.
- 6:28Et on a en face le directeur général de l'armement,
- 6:32qui lui est chargé d'équiper les forces et de préparer l'avenir,
- 6:35avec évidemment sa direction.
- 6:37Le sujet étant qu'il reçoit l'expression du besoin opérationnel et tout ça doit se traduire.
- 6:45Alors il le fait,
- 6:46il a des ingénieries brillantes,
- 6:48mais il le fait aussi très rapidement.
- 6:50Il y a l'industriel qui rentre dans la boucle et ne serait-ce qu'aussi pour essayer de capter les innovations qui peuvent exister en privé.
- 6:57D'où aussi la création de l'agence d'innovation de défense et d'un certain nombre de dispositifs pour accompagner et arriver à capter tout ça.
- 7:06Ce dont je me suis rendue compte,
- 7:07c'est que finalement,
- 7:08malgré les efforts qui sont faits côté DGA,
- 7:11côté ministère,
- 7:12malgré les efforts aussi que certaines entreprises font pour essayer de comprendre le ministère,
- 7:17il y a toujours une problématique de compréhension.
- 7:21Sachant qu'en plus,
- 7:23derrière tout ça,
- 7:23il y a aussi le code des marchés publics,
- 7:25que travailler avec la défense n'est pas forcément toujours très simple.
- 7:28Donc je me suis dit qu'à l'image de certains camarades qui font aussi ce genre de choses-là,
- 7:35forte de mon parcours au ministère et forte de mon passage aussi chez Capgemini,
- 7:39puisque j'ai passé trois ans chez Capgemini,
- 7:41j'allais pouvoir peut-être aider à traduire et à culturer dans un sens et dans l'autre.
- 7:45Justement,
- 7:45j'allais te demander ce passage chez Capgemini,
- 7:47c'est ton retour au civil un peu ?
- 7:49Retour,
- 7:50non.
- 7:50Arrivé dans le civil,
- 7:51puisque tu n'avais pas travaillé dans le civil.
- 7:52Ah si,
- 7:53si,
- 7:53si,
- 7:54je m'insurge en faux.
- 7:56Oh là là pardon,
- 7:56alors raconte-moi.
- 7:58J'ai travaillé toute jeune,
- 7:59j'ai commencé à travailler à 16 ans.
- 8:01Pardon ?
- 8:02Et donc,
- 8:02avant de rentrer à Saint-Cyr,
- 8:03j'ai quand même trié les pêches dans un verger.
- 8:06Et donc,
- 8:08j'ai appris ce que c'était que de travailler,
- 8:09se lever tôt le matin et rester debout toute la journée,
- 8:12un travail d'ouvrière.
- 8:13J'ai ensuite travaillé à la BNP,
- 8:15à la banque.
- 8:17Et puis,
- 8:18j'ai aussi été équipière chez McDonald's.
- 8:20Donc,
- 8:20ça fait quand même beaucoup d'expérience,
- 8:21je trouve.
- 8:22Effectivement.
- 8:23Mais écoute,
- 8:23on n'avait pas encore parlé de tout ça,
- 8:25donc je l'apprends.
- 8:26On va dire alors pour ton retour au civil,
- 8:28je reste sur ma première formulation.
- 8:30Qu'est-ce qui te...
- 8:31Le truc qui te choque le plus,
- 8:33qui te surprend le plus à ce moment-là ?
- 8:35Ce qui m'a le plus frappée,
- 8:38et je vais lire mes notes un peu aussi parce que je ne veux surtout pas faire d'impair,
- 8:42ce qui a été sans doute le plus déstabilisant,
- 8:45c'est de ne pas avoir,
- 8:47quand j'arrivais,
- 8:47un véritable organigramme,
- 8:49de ne pas avoir de notes d'organisation,
- 8:52pas d'adjoints aussi.
- 8:53Dans le paysage,
- 8:54il n'y a pas d'adjoints,
- 8:55alors que dans les armées,
- 8:56finalement,
- 8:56à chaque fois que je suis arrivée quelque part,
- 8:58il y avait des notes d'organisation.
- 8:59il y avait un temps de passation de consignes et souvent il y avait un adjoint qui servait aussi un peu de passeur en fait et lorsque ça n'existait pas la première des choses que je faisais en arrivant c'était
- 9:12de faire une note d'organisation.
- 9:13L'idée étant que la note d'organisation,
- 9:16pour moi,
- 9:17au lieu d'être quelque chose qui empêche,
- 9:21c'est au contraire un cadre qui est clair et qui permet de connaître l'environnement dans lequel on travaille,
- 9:27de mieux le maîtriser et donc d'avoir plus de liberté.
- 9:29Est-ce que quand tu es arrivée,
- 9:30tu avais un PC et une chaise pour t'asseoir ?
- 9:31Alors oui.
- 9:32C'est déjà pas mal.
- 9:33Parce qu'il y a plein d'entreprises où le premier jour,
- 9:35ça ne se passe pas comme ça.
- 9:36Oui,
- 9:36alors ce que je ne veux surtout pas laisser entendre,
- 9:38c'est que
- 9:40Bien sûr,
- 9:40Capgemini ne serait pas première entreprise de service numérique française et pas parmi les dix premières entreprises de service numérique au niveau mondial,
- 9:48sans avoir des processus,
- 9:49une organisation et tout ça.
- 9:52Mais je dois avouer que je suis arrivée.
- 9:55C'était loin de tes standards.
- 9:56C'était un peu loin de mes standards.
- 9:58Mais à part ça,
- 10:00j'ai trouvé un environnement de travail agréable et puis avec plein de pépites,
- 10:06en fait.
- 10:07Si je te demandais de te présenter sans dire les mots militaire,
- 10:10défense et conseil,
- 10:11tu dirais quoi ?
- 10:12Je dirais que je suis une femme d'un âge qu'on peut qualifier de mûre.
- 10:14On est en plein dans le débat autour des seniors,
- 10:16j'aime bien appuyer sur ça aussi.
- 10:18Parce que je trouve que...
- 10:20J'ai beaucoup apprécié ma jeunesse,
- 10:22mais j'ai beaucoup apprécié la période 30-40 ans.
- 10:25Mais j'apprécie aussi beaucoup la période d'aujourd'hui où finalement les enfants sont grands,
- 10:29on a une nouvelle...
- 10:31Donc je le dis,
- 10:32je l'affirme,
- 10:33je suis une femme d'âge mûre et fière de l'être.
- 10:35je dirais que j'ai eu la chance de...
- 10:37encore le mot chance,
- 10:39de réaliser une carrière riche d'expérience humaine d'abord et professionnelle dans des environnements qui étaient très variés,
- 10:49souvent très exigeants,
- 10:50durs mais qui ont contribué à me faire grandir et j'ai eu vraiment le sentiment de servir et de me rendre utile.
- 11:00Et en fait,
- 11:01aujourd'hui,
- 11:01mon objectif c'est aussi de continuer à me rendre utile.
- 11:04Je dirais aussi que je suis une femme qui continue à aimer relever des défis et sans doute une incorrigible optimiste.
- 11:10Je pense que c'est hyper,
- 11:11hyper important parce que si on est soi-même pessimiste,
- 11:14émoreuse,
- 11:15on ne peut pas embarquer les gens et faire briller les yeux pour regarder devant et avancer.
- 11:21Je suis assez d'accord avec toi.
- 11:22Pour continuer à agir,
- 11:23il faut une dose d'optimisme.
- 11:24Et enfin,
- 11:26comme je suis convaincue que nous ne formons qu'un,
- 11:29évidemment,
- 11:30on a notre vie professionnelle,
- 11:31mais on a aussi notre vie personnelle.
- 11:33Et qu'on est la même personne.
- 11:35Donc,
- 11:35quand on va mal d'un côté,
- 11:37souvent,
- 11:37ça a un impact sur l'autre côté et vice versa.
- 11:40Donc,
- 11:40je tiens aussi à dire que ce qui me caractérise,
- 11:42c'est que je suis une femme mariée depuis 32 ans,
- 11:46presque 33 ans.
- 11:48Avec le même nom,
- 11:48mes étudiants,
- 11:49à chaque fois que je leur dis ça,
- 11:50ils sont complètement...
- 11:52Et ils ne reviennent pas.
- 11:55Et maman de deux enfants,
- 11:56dont je suis particulièrement fière.
- 11:58Voilà,
- 11:58fière de ce qu'on...
- 12:00qu'on a construit et de ce qu'on continue à construire tous ensemble.
- 12:03Dans Ouzé,
- 12:03l'efficacité,
- 12:04j'aime bien les références pop.
- 12:05Alors,
- 12:06si tu étais une super-héroïne,
- 12:08un film,
- 12:08une série,
- 12:09n'importe,
- 12:09c'est toi qui choisis,
- 12:10qu'est-ce que tu serais ?
- 12:11Alors,
- 12:11j'adore les séries.
- 12:12Je suis une dévoreuse de séries.
- 12:14Mais là,
- 12:14j'ai choisi,
- 12:15c'est un clin d'œil à un camarade qui,
- 12:16un jour,
- 12:17est revenu d'un voyage avec un mug et c'était Wonder Woman dessus.
- 12:20Voilà.
- 12:21Et une brune.
- 12:22parce qu'elle est brune elle est forte elle a une posture forte aussi elle craint pas d'affronter les situations difficiles et puis par dessus tout elle a gardé une part de féminité aussi on a beaucoup Marvel dans les références sur le podcast je suis désolée mais non t'as pas à l'excuser en même temps culture pop j'aurais
- 12:41pu dire les Totally Spice ou alors une référence beaucoup plus ancienne mais là après il y a des gens qui n'auraient pas compris c'était les drôles de dames ah oui bah si quand même ça parle encore les drôles de dames je sais pas Merci.
- 12:52On a revu les drôles de dames avec Totally Spice.
- 12:54En fait,
- 12:55un petit peu,
- 12:55c'est une espèce de remake en bande dessinée.
- 12:59Mais ce que je les aimais bien aussi,
- 13:00les trois.
- 13:00Et donc,
- 13:01tu seras les trois.
- 13:02Un mélange des trois.
- 13:02En général,
- 13:03c'est fait pour ça.
- 13:03On se reconnaît un peu dans tout.
- 13:06C'est ça,
- 13:07c'est ça.
- 13:07Super.
- 13:08Dans la prochaine partie,
- 13:10on va se plonger dans des histoires que tu as vécues.
- 13:12L'idée pour nos auditeurs,
- 13:13c'est de repartir avec quelque chose d'actionnable sans avoir eu la souffrance de l'histoire ou sans avoir eu à vivre l'histoire.
- 13:20une sorte de coup d'accélérateur.
- 13:22Et donc,
- 13:22ça se passe tout de suite dans la partie cheat code.
- 13:26La première histoire sur laquelle je voulais t'interroger,
- 13:29c'est finalement la première fois où tu es confronté au déséquilibre entre ce que le civil projette sur le militaire.
- 13:37Alors,
- 13:37ce n'est pas une expérience industrielle.
- 13:39On est sur la Préfon,
- 13:41donc la retraite des fonctionnaires.
- 13:43La supplémentaire retraite.
- 13:44La supplémentaire retraite.
- 13:46Merci de me corriger.
- 13:47Les mots sont importants.
- 13:48Donc,
- 13:48la supplémentaire retraite des fonctionnaires qui essaye...
- 13:50de projeter le modèle des fonctionnaires plus classiques sur le modèle militaire et ça ne fonctionne pas.
- 13:56Tu peux nous raconter ?
- 13:57Alors,
- 13:57en fait,
- 13:59deux petits mots sur la Préfon.
- 14:00La Préfon,
- 14:01c'est effectivement une supplémentaire retraite qui a été créée à la sortie de la guerre,
- 14:06il y a un peu plus de 60 ans maintenant,
- 14:09pour répondre à une problématique qui était que les fonctionnaires,
- 14:14un certain nombre de fonctionnaires étaient payés avec des primes,
- 14:17et les primes n'étaient pas prises en compte dans la retraite.
- 14:20Ce qui fait qu'au moment de partir à la retraite,
- 14:22ils se retrouvaient avec un taux de remplacement,
- 14:23C'est-à-dire...
- 14:24une pension de retraite qui était largement inférieure à leur...
- 14:28Qui était calculée sur le fixe.
- 14:29Exactement.
- 14:31Et donc,
- 14:33de ce constat est née la Préfon.
- 14:36C'est une association qui est co-gérée par les syndicats.
- 14:39Et alors,
- 14:39pourquoi j'y suis ?
- 14:40Non pas parce que je suis syndicaliste,
- 14:41c'est mon père qui l'était.
- 14:43Mais les militaires ne pouvant pas se syndiquer,
- 14:47il a été décidé que,
- 14:50comme les militaires...
- 14:50pouvait adhérer à la Préfon et souscrire à la Préfon,
- 14:55il était important qu'il soit représenté au conseil d'administration et au bureau qui s'occupe de donner les grandes directives pour la Préfon.
- 15:06Donc,
- 15:07le directeur général actuel,
- 15:09d'une discussion que nous avons eue,
- 15:11considérait qu'effectivement,
- 15:12il y a des prospects au ministère des Armées,
- 15:15il y a un certain nombre du personnel civil et du personnel militaire.
- 15:19qui représentent des prospects pour la préfond et donc des gens à aller chercher.
- 15:22Sauf que le constat aussi,
- 15:24c'est que finalement,
- 15:26c'est toujours le principe de base,
- 15:27c'est qu'un prospect c'est bien,
- 15:29mais si le client,
- 15:30il faut le connaître,
- 15:31il faut connaître ses besoins pour pouvoir répondre et lui dire qu'est-ce qu'on peut lui apporter,
- 15:35est-ce qu'on peut éventuellement répondre à certains de ses besoins.
- 15:37Donc l'objectif,
- 15:38ça a été de faire une acculturation défense aux salariés de la préfond,
- 15:44de manière à ce que,
- 15:46d'abord...
- 15:47On reviendra aussi peut-être un peu dessus,
- 15:49ça contribue à la force morale de la nation.
- 15:51C'est d'abord leur présenter notre outil de défense pour qu'ils aient une vision un peu générale et ensuite faire un zoom sur les ressources humaines du ministère afin qu'ils comprennent qu'un militaire,
- 16:04il a une solde.
- 16:05D'abord,
- 16:05il n'a pas un salaire,
- 16:06il n'a pas un traitement,
- 16:06il a une solde.
- 16:07Que cette solde,
- 16:08elle varie d'un mois à un autre,
- 16:10surtout pour ceux qui sont en unité opérationnelle,
- 16:12puisque...
- 16:12Parfois,
- 16:13ils vont en opération extérieure.
- 16:15Parfois,
- 16:15ils vont en mission courte durée à l'étranger.
- 16:17Parfois,
- 16:19ils sont sur Sentinelle.
- 16:20C'est les militaires que vous voyez tourner en France.
- 16:23Et donc,
- 16:23lorsqu'ils sont en exercice,
- 16:25en OPEX,
- 16:26etc.,
- 16:27ils ont des indemnités.
- 16:28Ce qui fait qu'ils ont un salaire qui va varier du simple,
- 16:31parfois au double,
- 16:32voire un petit peu plus.
- 16:34Il est important aussi de préparer l'avenir.
- 16:38Et donc,
- 16:38l'idée,
- 16:38c'était...
- 16:39de leur expliquer tout ça,
- 16:41de se battre aussi un peu contre quelques idées parfois un peu préconçues.
- 16:45Certains pensaient que les militaires étaient logés.
- 16:48Pas vraiment.
- 16:48Par contre,
- 16:50ils n'avaient pas conscience que pour les officiers,
- 16:53il y a un élément assez particulier,
- 16:56c'est qu'il y a une obligation de mobilité,
- 16:58une obligation de disponibilité.
- 17:00Derrière cette obligation de disponibilité,
- 17:01il y a une mobilité.
- 17:02Donc les officiers sont mutés tous les deux,
- 17:04trois ans.
- 17:04Ce qui veut dire que quand on est muté tous les deux,
- 17:06trois ans,
- 17:06c'est un peu compliqué d'acheter sa maison.
- 17:09Or,
- 17:09la maison,
- 17:10c'est souvent le premier pas pour préparer sa retraite.
- 17:13L'idée était vraiment d'acculturer à la défense dans son ensemble pour bien comprendre qui,
- 17:18quoi,
- 17:19comment,
- 17:19et ensuite faire un zoom en fonction du besoin de la Préfon.
- 17:23Et là,
- 17:23le besoin était clairement de comprendre ce dont les militaires et le personnel civil aussi de la défense,
- 17:29mais surtout les militaires en tant que militaires et donc un peu particuliers,
- 17:35ce dont ils pouvaient avoir besoin.
- 17:36ton acculturation ?
- 17:38Est-ce qu'elle intervient après qu'ils se soient rendu compte qu'ils n'arrivent pas à vendre aux militaires ?
- 17:46Ou est-ce que c'est une démarche préventive,
- 17:49quelque part ?
- 17:50C'est un peu les deux,
- 17:51en fait.
- 17:53L'état actuel,
- 17:53le suivi de nos prospects,
- 17:55des transformations,
- 17:56etc.
- 17:56n'est pas aussi fin que ça.
- 17:58Et donc,
- 17:59on n'a pas forcément un suivi par catégorie.
- 18:01Je ne sais même pas si on aurait le droit de le faire.
- 18:03Mais c'était un peu un constat des deux.
- 18:07Parmi les salariés,
- 18:08il y avait les personnes du centre d'appel.
- 18:10Et j'ai bien vu dans leurs yeux qu'ils apprenaient des choses.
- 18:16Et j'ai bien vu aussi,
- 18:18certains l'ont partagé,
- 18:19qu'ils s'étaient retrouvés face à des situations qu'ils n'avaient pas compris.
- 18:22Et du coup,
- 18:22ils ont pu développer de nouveaux produits plus adaptés ?
- 18:25Non,
- 18:25les produits,
- 18:26ce sont les produits de la Préfon.
- 18:28C'est le discours qui s'adapte.
- 18:29Je vais rebondir sur le fait que tu viens de dire répondre aux besoins du client.
- 18:34pour passer sur la deuxième histoire qui est,
- 18:38aujourd'hui,
- 18:39le ministère des Armées,
- 18:41comme à peu près n'importe qui en France,
- 18:42a des besoins pour lesquels il émet des appels d'offres.
- 18:45Et parfois,
- 18:46la rencontre est un peu douloureuse avec des sociétés du civil qui voudraient répondre,
- 18:50avec des incompréhensions.
- 18:53En plus,
- 18:53tu l'as déjà un peu dit,
- 18:56mais l'appel d'offres publiques n'est pas toujours simple à comprendre.
- 18:59Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur cette difficulté finalement qu'on a à faire rencontrer les deux mondes ?
- 19:04Ce n'est pas toujours simple de bien tout saisir et ensuite de se dire comment je vais répondre.
- 19:09Parce qu'une fois qu'on a essayé de comprendre le besoin,
- 19:11qu'on a compris le besoin,
- 19:13qu'on s'est débrouillé pour...
- 19:16lire ce qu'il y avait derrière les lignes.
- 19:18Il faut répondre.
- 19:19Et il faut répondre dans un langage aussi particulier.
- 19:23Et tout ça rend les choses difficiles.
- 19:26Et ça rend les choses d'autant plus difficiles que certaines entreprises de taille moyenne n'ont pas forcément de personnel dédié à ça.
- 19:36Or,
- 19:37rédiger une réponse à un appel d'offres,
- 19:39c'est un travail qui est quand même un peu fastidieux.
- 19:42Et qui est difficile parce que du côté de l'entreprise,
- 19:44c'est pareil.
- 19:44On doit répondre à la partie administrative,
- 19:47à la partie prix.
- 19:47Évidemment,
- 19:48il y a le prix qui est très important,
- 19:49mais il y a aussi la réponse technique.
- 19:51Qu'est-ce qu'on va pouvoir apporter ?
- 19:52Et qu'est-ce qui fait qu'on va être un peu différent des autres aussi ?
- 19:54Parce que dans un appel d'offres,
- 19:57ça veut dire qu'on va être en concurrence avec les autres et qu'on ne sait pas ce que vont proposer les autres.
- 20:00Pas tout à fait.
- 20:01Justement,
- 20:02quand tu as une entreprise qui reçoit cet appel d'offres,
- 20:05qui pense avoir compris,
- 20:06qui pense qu'elle a à peu près les compétences peut-être,
- 20:09c'est quoi la première erreur qu'elle va faire ?
- 20:11quasiment à coup sûr,
- 20:12si elle n'a pas l'habitude de travailler avec l'armée ?
- 20:14Peut-être pas assez d'écrire,
- 20:18pas assez expliqué,
- 20:20en considérant que c'est simple,
- 20:23en fait.
- 20:24Tout le monde sait ce qu'ils font.
- 20:26Oui,
- 20:27ok.
- 20:28Alors que non,
- 20:30parce qu'en plus,
- 20:30pour être comparé aux autres,
- 20:32il faut pouvoir comparer dans les détails,
- 20:34en fait.
- 20:35Donc,
- 20:35je dirais ça.
- 20:36et après
- 20:39Je pense que dans les choses aussi qui sont...
- 20:41Quand je dis qu'il faut lire derrière les lignes,
- 20:43ce n'est pas que le ministère cherche à cacher un certain nombre de choses,
- 20:47mais c'est qu'il y a des choses qui sont complètement aussi intégrées.
- 20:49Un peu comme l'entreprise,
- 20:50elle ne va pas penser à décrire certaines choses,
- 20:52parce que pour elle,
- 20:53c'est de l'acquis,
- 20:53c'est normal.
- 20:55Quelque part,
- 20:56côté ministère,
- 20:56c'est pareil.
- 20:59On ne va pas s'amuser à les décrire que pour un besoin d'une tablette,
- 21:05on ne va pas forcément le décrire tel quel.
- 21:07mais des tablettes qui vont peut-être aller équiper des soldats.
- 21:11Ces soldats,
- 21:13les tablettes vont être utilisées par les soldats dans différentes conditions,
- 21:17peut-être en exercice en France,
- 21:19mais aussi peut-être au fin fond de l'Afrique et peut-être aussi aux confins de l'Europe,
- 21:24de l'Est,
- 21:24avec des températures qui peuvent aller de moins 20,
- 21:27on va dire,
- 21:28peut-être un peu plus,
- 21:29un peu moins,
- 21:31jusqu'à plus 30,
- 21:32plus 40,
- 21:32plus 50 selon les pays.
- 21:35Et puis en plus,
- 21:36c'est les utiliser dans des conditions qui vont être un peu difficiles,
- 21:40dans un véhicule tout terrain,
- 21:43où ça bouge,
- 21:44où on n'a pas la même précision que quand on est derrière un bureau.
- 21:50En fait,
- 21:50c'est le genre de choses dont on se rend compte d'un temps,
- 21:54quand les opérationnaires disent « mais pourquoi ils nous ont fait un truc comme ça ?
- 21:57Ce n'est pas possible,
- 21:57on ne peut pas l'utiliser » .
- 22:01Et en fait,
- 22:03moi,
- 22:03je suis convaincue que ces erreurs,
- 22:06d'abord,
- 22:07on apprend des erreurs,
- 22:09et que pour les éviter,
- 22:11ça passe par une bonne compréhension des deux.
- 22:13Je veux dire,
- 22:14c'est un truc qu'on a déjà dans l'industrie.
- 22:16Parfois,
- 22:17entre deux bureaux,
- 22:18on ne se rend pas compte de la réalité du terrain industriel.
- 22:20Tu parles de chaleur,
- 22:22de température froide,
- 22:24de conditions difficiles.
- 22:26Dans un atelier,
- 22:26avec des gants,
- 22:27avec de l'huile,
- 22:27avec de la poussière,
- 22:28avec...
- 22:29parfois une proximité de four où ça fait monter.
- 22:31Des fois,
- 22:32on ne le sait pas alors qu'on travaille à côté d'eux.
- 22:34Donc,
- 22:34effectivement,
- 22:35difficile de savoir ce qui se passe de l'autre côté du monde.
- 22:37Non,
- 22:38mais c'est exactement ça.
- 22:40Là,
- 22:40on a fait un zoom sur le côté appel d'offres.
- 22:43Mais à chaque fois,
- 22:44finalement,
- 22:47on voit bien que dans les organisations,
- 22:50on parle des silos.
- 22:52Et donc,
- 22:53pour casser les silos,
- 22:54on va se mettre en mode projet ou en faire des organisations matricielles.
- 22:58Donc on va modifier tout ça.
- 22:59Sauf que le final dans tout ça,
- 23:01c'est qu'un informaticien,
- 23:03il parle informaticien.
- 23:05Un juriste,
- 23:05il parle juriste.
- 23:07Un technicien,
- 23:08il parle de sa technologie.
- 23:10Et normalement,
- 23:12dans une organisation un peu hiérarchique,
- 23:16il y a des échelons intermédiaires.
- 23:17Et les échelons intermédiaires,
- 23:19à chaque échelon,
- 23:20ce sont des gens qui sont censés être capables d'aider à la traduction et d'aider à mettre de la transversalité.
- 23:25Or,
- 23:26ça,
- 23:26c'est parfois aussi un peu compliqué,
- 23:28surtout quand il n'y a pas forcément une grande culture de managerial.
- 23:30Est-ce qu'il y a des industriels qui sont hors jeu de base pour répondre à un appel d'offre du ministère ?
- 23:34Ça dépend des cas,
- 23:35mais pour le coup,
- 23:37a priori,
- 23:38il faut être une entreprise française ou européenne.
- 23:41Et donc,
- 23:42il y a un élément,
- 23:43et je pense que tu voulais qu'on revienne sur ça,
- 23:46c'est la règle ITAR.
- 23:49La règle ITAR,
- 23:50c'est une règle qui a été édictée par les États-Unis,
- 23:52qui est pour le contrôle de l'exportation.
- 23:56des exportations et qui en fait s'appliquent même dans les matériels ou les produits qui vont intégrer des composants américains.
- 24:04Et donc cette règle,
- 24:07elle est importante parce que ça veut dire que compte tenu de ce contrôle à l'export,
- 24:11ils ont la même mise sur la capacité d'utiliser ou pas le produit fini qui va inclure un petit composant mais qui a été produit aux Etats-Unis et dire,
- 24:21puisqu'il y a un composant américain,
- 24:24la règle ITAR s'applique.
- 24:25Et donc,
- 24:26je ne veux pas que ce matériel soit utilisé sur tel ou tel théâtre.
- 24:29C'est une règle qui est hyper importante.
- 24:31Si on veut préserver cette fameuse souveraineté,
- 24:34autonomie,
- 24:34indépendance,
- 24:36de pouvoir avoir des matériels ITAR-free.
- 24:39Oui,
- 24:39parce que là,
- 24:40tu prends zéro risque,
- 24:41effectivement.
- 24:41À l'inverse,
- 24:42est-ce qu'il y a des industriels qui pensent qu'ils n'ont absolument rien à apporter au ministère des Armées et qui,
- 24:48en fait,
- 24:49se sous-estiment eux-mêmes,
- 24:51finalement,
- 24:51et qu'il y a des besoins qui,
- 24:52aujourd'hui...
- 24:53pourrait être couvert s'il y avait une meilleure communication entre les deux mondes ?
- 24:56Alors,
- 24:56je n'ai pas d'exemple précis en tête,
- 24:58mais j'en suis convaincue.
- 24:59Est-ce qu'il y a une autre chose avec laquelle tu voudrais que les auditeurs repartent sur cette connivence qui mérite d'exister entre le civil et la défense ?
- 25:11Et le militaire,
- 25:12parce que la défense est aussi civile.
- 25:14Oui,
- 25:15en ministère des Armées,
- 25:16on a du personnel civil,
- 25:17il ne faut pas l'oublier.
- 25:18Ça représente quand même plus de 30%
- 25:20des effectifs.
- 25:21Oui,
- 25:21et puis il y a l'industrie de défense qui n'est pas...
- 25:22que militaire non plus.
- 25:23Quand on parle d'industrie de défense,
- 25:25en fait,
- 25:26c'est clairement établi.
- 25:27Le périmètre n'est pas tout à fait,
- 25:30mais c'est quand même clairement établi.
- 25:31En fait,
- 25:33être industriel de la défense,
- 25:34c'est appartenir à la base industrielle technologique de défense.
- 25:37Et donc,
- 25:38ça veut dire être identifié par la direction générale de l'armement,
- 25:41la fameuse DGA dont j'ai parlé tout à l'heure.
- 25:44Et cette BITD,
- 25:46c'est quand même neuf grands donneurs d'or,
- 25:49mais plus de 1700 entreprises.
- 25:51Et ce sont des entreprises qui ne travaillent pas exclusivement avec la défense.
- 25:55Je pense qu'elles ne pourraient pas vivre sinon.
- 25:58Donc,
- 26:01c'est ça qu'il faut voir,
- 26:02en fait.
- 26:02C'est un tissu.
- 26:03Et je ne sais pas si on reviendra dessus après ou pas,
- 26:06mais sur la question de,
- 26:09finalement,
- 26:11comment cette base industrielle et technologique de défense peut être un élément moteur pour la réindustrialisation de notre pays,
- 26:18ce dont je suis profondément convaincue,
- 26:20c'est que finalement...
- 26:22face à
- 26:2320-30 années de désindustrialisation,
- 26:27on a préservé en France cette fameuse BITD,
- 26:30puisqu'on a fait le choix pour notre défense d'équiper nos armées avec du matériel français,
- 26:35ou quasiment,
- 26:36excusez-moi,
- 26:36français.
- 26:37Ça a eu un coût pour nos armées,
- 26:38parce que c'est des matériels qui ont parfois coûté plus cher que si on avait acheté sur étagère.
- 26:41Ça a été permis aussi par le jeu des exportations,
- 26:44qui est maîtrisé par l'État aussi.
- 26:47Mais tout ça,
- 26:49c'est une grande force.
- 26:50parce que ça nous a permis de maintenir des capacités,
- 26:55de maintenir des savoir-faire.
- 26:57Et je suis convaincue que cette BITD,
- 27:01c'est une base solide qui maintenant est scrite dans la durée et qui est capable de faire des petits et d'être le fer de lance de l'organisation.
- 27:10Ta vocation aujourd'hui,
- 27:13c'est en partie d'acculturer le monde civil aux militaires.
- 27:17Et donc,
- 27:18je vais te proposer...
- 27:19des moyens de le faire dans la prochaine section avec des médias créés spécialement pour toi.
- 27:24Pour chacun,
- 27:24tu me diras si c'est classe,
- 27:26on le lance demain,
- 27:28c'est go direct ou ça casse,
- 27:31tu vas beaucoup trop loin,
- 27:32on parle militaire ici,
- 27:33on est sérieux quand même.
- 27:34Ça se passe tout de suite dans le c'est classe ou ça casse.
- 27:41Je te propose
- 27:42Secret Défense,
- 27:43une série d'interviews avec des industriels du secteur défense qui prouvent que la défense,
- 27:47c'est aussi un truc de civil.
- 27:48oui c'est classe c'est classe ?
- 27:50oui la défense pour les nuls des épisodes de 5 minutes où tu démystifies un terme bien précis puisque les mots ont leur importance et ça aussi c'est super classe en fait c'est ce que j'aimerais faire dans mon bouquin que je traîne désespérément à écrire et bien enregistre des épisodes de 5 minutes et après ça fait un bouquin à la fin et je vais réfléchir je
- 28:09vais réfléchir si Fred m'entend m'écoute je vais lui en reparler on va en reparler mais oui oui je en
- 28:18On va peut-être reparler aussi des forces morales de la nation.
- 28:20Je pense que tout ce qui peut être de nature à faire comprendre ce qu'est la défense,
- 28:27parce que la défense,
- 28:28ce n'est pas que l'affaire des armées,
- 28:29même si l'outil de défense est grandement porté par le ministère des Armées,
- 28:33c'est aussi tout un tas d'autres choses,
- 28:34en fait.
- 28:35Ce que j'aime bien aussi dire,
- 28:36ce que je dis à mes étudiants,
- 28:38c'est que la politique de défense irrigue aussi d'autres politiques publiques,
- 28:41la politique économique via la BITD,
- 28:44mais aussi la politique mémorielle,
- 28:46puisque...
- 28:48le ministère des armées avec l'office national des anciens combattants et se charge de tous les monuments et donc les cérémonies,
- 28:56etc.
- 28:57Ça contribue à la politique mémorielle du pays,
- 28:59par exemple.
- 28:59Proposition suivante,
- 29:01objectif défense,
- 29:02tout pour répondre à son premier appel d'offre pour la défense sans se prendre les pieds dans le tapis.
- 29:07Tu vois,
- 29:07classe aussi.
- 29:08C'est vrai,
- 29:10c'est classe aussi.
- 29:10Je travaille.
- 29:12C'est classe aussi.
- 29:13Ça prêtera peut-être concurrence.
- 29:14Je crois que j'ai des camarades où il y a un certain nombre d'entreprises qui ont commencé à se monter pour aider justement dans la réponse aux appels d'offres.
- 29:21La concurrence est saine quand elle est faite en des conditions où chacun a sa chance,
- 29:27en fait.
- 29:28Parce que si finalement...
- 29:32on répond à un appel d'offres et qu'on sait très bien qu'on a zéro chance,
- 29:37le risque,
- 29:37c'est qu'au final,
- 29:38le ministère se retrouve avec plus qu'un candidat ou deux,
- 29:41peut-être.
- 29:42Ce qui est important aussi,
- 29:43c'est que parfois,
- 29:44pour certains appels d'offres qui sont énormes,
- 29:46ce serait peut-être arriver à mieux consolider plusieurs entreprises qui pourraient répondre ensemble.
- 29:53C'est vachement important ce que tu dis sur la...
- 29:57L'importance de la concurrence saine,
- 29:58j'avais en ligne un industriel il n'y a pas très longtemps qui m'expliquait que lui,
- 30:02tout ce qu'il faisait en termes d'innovation technologique,
- 30:05tout ce qu'il installait,
- 30:06il le communiquait.
- 30:07Tout était public parce qu'il voulait être copié.
- 30:10Il voulait que les entreprises du coin fassent la même chose parce que quand le collectif va bien,
- 30:17lui va mieux.
- 30:18Oui,
- 30:18mais ça pour le coup...
- 30:19Et ce n'est pas encore si courant que ça comme façon de penser.
- 30:22Ce n'est pas courant.
- 30:23Et c'est pourtant,
- 30:27moi,
- 30:27c'est une évidence.
- 30:28Je l'ai appris ça en classe préparatoire.
- 30:31J'ai appris ça en classe prépa où on avait des enseignants qui ont passé un concours.
- 30:35Donc,
- 30:35le concours,
- 30:35c'est très individuel.
- 30:37On réussit,
- 30:38on ne réussit pas.
- 30:39On est seul devant sa feuille.
- 30:40Mais ils nous avaient dit,
- 30:42la classe,
- 30:45vous obtiendrez des meilleurs résultats et tous,
- 30:47collectivement,
- 30:49vous aurez plus de chances si vous vous entraidez et si vous travaillez ensemble.
- 30:53Donc,
- 30:54c'est un peu contre-intuitif au départ,
- 30:56mais le résultat,
- 30:58c'est que oui,
- 30:59effectivement,
- 31:01dans cette classe-là,
- 31:02c'était une classe préparatoire à Normale Sup,
- 31:04on était une trentaine d'étudiants.
- 31:06Chaque année,
- 31:07il y avait une quinzaine,
- 31:10entre 10 et 15 étudiants qui rentraient à Normale Sup.
- 31:14Et pour Saint-Cyr,
- 31:14on était trois candidats,
- 31:15on a tous les trois réussi.
- 31:17Je vais aller sur ma dernière proposition,
- 31:18défense d'avoir peur.
- 31:20Ton oeil sur la situation géopolitique actuelle ou tu éclaires sur l'importance de l'outil défense ?
- 31:25C'est aussi très classe.
- 31:26Ah,
- 31:26c'est aussi très classe.
- 31:27Carton plein pour moi.
- 31:28C'est aussi très classe parce que la situation géopolitique d'aujourd'hui est très anxiogène.
- 31:33Je pense qu'il ne faut pas mentir,
- 31:35qu'il faut être au courant de ce qui se passe à travers le monde.
- 31:38Je pense qu'il faut se préparer.
- 31:41C'est pour ça que je pense aussi qu'on doit avoir un outil de défense solide et qu'on doit avoir un État solide.
- 31:51Mais ce n'est pas pour ça qu'on doit vivre dans la peur.
- 31:53On sait qu'il y a des gens qui sont plus ou moins honnêtes.
- 31:56Il y a des voleurs.
- 31:57Il y a des gens qui volent,
- 31:59qui rentrent dans les maisons et qui volent.
- 32:00Et on sait aussi que dans beaucoup,
- 32:02beaucoup de cas,
- 32:03c'est des vols opportunistes.
- 32:04Donc,
- 32:05la porte d'entrée est ouverte,
- 32:06on rentre.
- 32:07Donc,
- 32:07fermer la porte d'entrée à clé,
- 32:08ce n'est pas être traumatisé.
- 32:11C'est juste être précautionneux et avoir compris qu'il y avait ce risque et que pour maîtriser ce risque et pour...
- 32:18quasiment,
- 32:20on n'est pas à l'abri d'être cambriolé,
- 32:22il ne faut pas dire que ce n'est pas.
- 32:23Mais pour limiter le risque,
- 32:26il y a une action simple,
- 32:27c'est fermer sa porte à clé,
- 32:28mais y compris quand on est à l'intérieur.
- 32:30C'est un peu la même chose en fait.
- 32:32Pour moi,
- 32:33être au courant de tout ce qui se passe et se préparer,
- 32:37ça ne veut pas dire qu'on doit vivre dans la peur,
- 32:39mais ça veut dire qu'on ne doit pas être naïf,
- 32:43on ne doit pas se voiler la face et que plus on se prépare...
- 32:47Et moins on a de chances que ça arrive,
- 32:48parce que d'abord,
- 32:50c'est un peu le principe aussi.
- 32:52C'est plus on a une défense force,
- 32:53moins on risque d'être attaqué.
- 32:55Et en plus,
- 32:56si un jour il y a une catastrophe qui arrive,
- 32:58on est prêt et c'est beaucoup plus facile de reprendre un état normal.
- 33:02Ça me va.
- 33:04C'est rassurant,
- 33:04mais sans être...
- 33:06C'est pas trop optimiste non plus.
- 33:07Il faut être réaliste par rapport à la situation actuelle.
- 33:09Non,
- 33:09non,
- 33:09non.
- 33:10C'est pas du...
- 33:11Et ce n'est pas ni être optimiste ni pessimiste,
- 33:13c'est être réaliste.
- 33:14C'est une situation,
- 33:15c'est comme ça,
- 33:16c'est la vie.
- 33:16Et puis,
- 33:16soit on ne vit plus et on vit dans l'angoisse,
- 33:22soit on se dit,
- 33:24OK,
- 33:24qu'est-ce qu'on peut faire ?
- 33:26Qu'est-ce qui est de notre ressort ?
- 33:27Qu'est-ce qui n'est pas de notre ressort ?
- 33:28Et voilà,
- 33:29et puis on continue à vivre et on continue à avancer.
- 33:34Parce qu'après la guerre,
- 33:36il y a la paix.
- 33:37Je vais te mettre maintenant sur le siège le plus inconfortable de l'émission.
- 33:40Tu vas passer sur le grill.
- 33:45Alors le grill,
- 33:45c'est très simple.
- 33:46C'est quatre questions plus inconfortables que les autres.
- 33:49L'idée,
- 33:49c'est de répondre rapidement sans trop y réfléchir.
- 33:53Ma première question,
- 33:53c'est quoi ta plus grosse erreur de carrière au ministère ?
- 33:58Celle que tu n'as jamais racontée à personne.
- 34:00En fait,
- 34:00je me suis creusé la tête.
- 34:01Tu n'as jamais fait d'erreur ?
- 34:03Si,
- 34:03j'ai fait des erreurs.
- 34:05Non,
- 34:05ça,
- 34:05certainement pas.
- 34:06Parce qu'il y a une adage qui dit qu'il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d'erreur.
- 34:09J'ai fait des bons bugs,
- 34:10j'ai fait des bugs d'erreur de grade.
- 34:12Voilà,
- 34:13ça,
- 34:13c'est...
- 34:14C'est bête,
- 34:15c'est machin,
- 34:15mais ça fait qu'on devient blanc comme un
- 34:18linge,
- 34:18qu'on se dit qu'il va y avoir une espèce de retour de bâton.
- 34:21Me planter dans un horaire de ne pas assister à une réunion où c'était moi en plus qui devais faire la réunion.
- 34:27Ah oui !
- 34:27Ça,
- 34:27on peut bien transposer aussi.
- 34:29Il n'y a pas de problème.
- 34:31Et
- 34:34après,
- 34:34ce n'était pas une erreur,
- 34:35mais j'étais toute jeune.
- 34:37J'ai fait une reconnaissance pour faire une course d'orientation avec ma section.
- 34:42Et donc,
- 34:42j'étais partie avec mon adjoint en petite moto sur les terrains dans la forêt.
- 34:47Et en fait...
- 34:50je me suis plantée c'est pas une erreur c'est un plantage en fait mais je me suis donc j'ai la route devant qui est partie d'un côté la route derrière de l'autre ah oui plantée-cassée d'accord voilà donc je me suis vraiment plantée petit compte rendu j'avais cassé la moto voilà
- 35:06donc c'est c'est c'est clairement une erreur de conduite de ma part parce que j'ai pas anticipé machin mais voilà et même ça vous voyez mon adjoint était prêt à me courir mais
- 35:19Mais même pas.
- 35:19Quand tu étais au ministère,
- 35:20tu étais assez critique de la façon dont il gérait l'externalisation.
- 35:23Ou peut-être parfois l'absence d'externalisation de certaines choses.
- 35:25Est-ce que ça t'a attiré des ennuis ?
- 35:27Oui et non.
- 35:27En fait,
- 35:30je ne suis pas opposée à l'externalisation.
- 35:31Je voulais revenir sur le sujet parce qu'au cours de ma carrière,
- 35:36j'ai connu plusieurs grandes transformations du ministère.
- 35:39Il y a eu la première grande transformation,
- 35:41ça a été la professionnalisation des armées,
- 35:43avec la suspension du service national annoncé par le président Chirac en 1997.
- 35:48Et puis,
- 35:49la deuxième grande transformation,
- 35:51ça a été au moment de la révision générale des politiques publiques avec le président Sarkozy,
- 35:55où là,
- 35:57la transformation,
- 35:58ça a touché les armées vraiment de manière profonde,
- 36:00puisqu'il y a eu une modification de l'organisation des soutiens.
- 36:05Et finalement,
- 36:06à chaque fois qu'il y a eu ces grandes transformations,
- 36:09se sont posées des questions en matière de ressources humaines,
- 36:12en matière de finances,
- 36:16d'emprise territoriale,
- 36:17etc.
- 36:18Et l'externalisation,
- 36:19donc faire-faire,
- 36:21était toujours une solution à certaines des questions.
- 36:26Par exemple,
- 36:27quand on a professionnalisé,
- 36:29on s'est dit,
- 36:29les soldats,
- 36:30il faut qu'ils soient absolument sur leur cœur de métier,
- 36:32qu'ils se préparent aux opérations,
- 36:33etc.
- 36:34On était vraiment une armée tournée vers les opérations extérieures,
- 36:37avec de nombreux engagements,
- 36:39notamment en Afrique,
- 36:41mais aussi au Kosovo,
- 36:42en Afghanistan.
- 36:43On a eu beaucoup d'engagement à l'extérieur.
- 36:45Et donc,
- 36:47la bonne idée,
- 36:47ça a été de se dire,
- 36:48on va externaliser le gardiennage des bases militaires.
- 36:52Pour moi,
- 36:52en fait,
- 36:53la critique,
- 36:54elle venait surtout du fait qu'on avait parfois du mal à prendre la solution externalisation dans son ensemble,
- 37:06et surtout de bien analyser l'impact que ça allait avoir,
- 37:09que ça pouvait avoir.
- 37:11Parce que,
- 37:12je vais prendre un exemple,
- 37:13souvent...
- 37:14Les fonctions qui peuvent être externalisées,
- 37:15ce sont des fonctions de soutien,
- 37:17de support.
- 37:19Pour le coup,
- 37:19dans mon domaine,
- 37:20qui était le domaine à l'époque où j'étais dans l'armée de terre,
- 37:23donc la maintenance,
- 37:25on voit bien qu'un mécanicien,
- 37:28dans le privé,
- 37:29il n'a pas besoin d'aller faire de sport,
- 37:31il ne va pas faire du tir,
- 37:32il ne va pas faire d'exercice.
- 37:34Donc,
- 37:34il a tout son temps pour faire son métier de mécanicien.
- 37:37Donc forcément,
- 37:38par rapport à un militaire qui,
- 37:40lui,
- 37:41va faire son travail de mécanicien,
- 37:42mais va se préparer et va se maintenir en condition opérationnelle,
- 37:44lui,
- 37:45en tant que personne,
- 37:45donc faire du sport,
- 37:46parce que ça fait partie d'une obligation,
- 37:48partir parfois en opération extérieure,
- 37:50etc.,
- 37:50faire du tir,
- 37:51etc.
- 37:52Forcément,
- 37:53même malgré le fait qu'une société privée,
- 37:55elle doit faire des bénéfices,
- 37:56dégager de la marge,
- 37:57etc.,
- 37:59l'un dans l'autre,
- 37:59ça peut coûter moins cher de finalement dire « Bon,
- 38:03on va faire la maintenance de nos matériels par du personnel,
- 38:06par une entreprise privée. »
- 38:08Sauf que,
- 38:08le jour où on part en opération extérieure,
- 38:12Les mécaniciens de l'entreprise ne peuvent pas partir.
- 38:15Il n'y a pas d'obligation.
- 38:16C'est le statut militaire qui fait qu'on peut et qu'on a une obligation de partir.
- 38:19Et on ne peut pas envoyer quelqu'un qui n'a pas maintenu sa compétence technique.
- 38:23Donc,
- 38:24tous ces métiers,
- 38:25c'est valable pour le domaine de la mécanique,
- 38:27mais c'est valable dans le domaine de la restauration,
- 38:29c'est valable dans plein de domaines,
- 38:30dans le domaine de la santé.
- 38:31Donc,
- 38:31tous ces domaines de soutien et de support qui peuvent paraître un peu loin du cœur de métier.
- 38:38militaires,
- 38:39opérationnels,
- 38:40tels que l'infanterie,
- 38:41la cavalerie,
- 38:42donc des gens qui vont être sur le théâtre en première ligne.
- 38:46C'est une idée,
- 38:47mais il faut bien analyser les conséquences et voir quel est l'équilibre.
- 38:51Et donc,
- 38:53moi,
- 38:53je me suis battue et ça a été parfois un peu compliqué contre une position qui peut être un peu trop dogmatique.
- 38:59Est-ce qu'il y a un sujet tabou dans le monde de la défense que personne n'ose dire à voix haute en dehors du ministère ?
- 39:04C'est vrai que le ministère était un peu
- 39:06assimilée à la grande muette,
- 39:08avec finalement une espèce de boîte noire où il se passe des tas de choses et on ne sait pas trop ce qui s'y passe.
- 39:15Alors,
- 39:16il se passe des tas de choses dont on n'est pas forcément au courant,
- 39:18mais pas parce que ça se cache,
- 39:20mais parce que tout simplement,
- 39:21c'est la vie,
- 39:21c'est comme dans une entreprise.
- 39:22Tout ce qui se passe dans l'entreprise n'est pas su à l'extérieur,
- 39:25et c'est bien normal.
- 39:26Maintenant,
- 39:27moi,
- 39:27je trouve que le ministère s'est éloigné d'être aujourd'hui la grande muette et que...
- 39:32Même sur des sujets qui sont difficiles,
- 39:35et je vais prendre un sujet qui me concerne au premier chef,
- 39:38c'est le sujet de la féminisation.
- 39:41C'est un sujet qui n'a pas été facile,
- 39:43il y a eu quand même un certain nombre d'articles dans les journaux qui ont mis en avant des situations.
- 39:51qui était vraiment anormale.
- 39:52Je pense que le ministère a été courageux,
- 39:56parce qu'il a été évidemment titillé,
- 39:59parce qu'il s'est passé des choses à l'extérieur,
- 40:01des choses qui sont sorties,
- 40:02mais il n'empêche qu'à partir de là,
- 40:04il y a un vrai travail qui a été fait de fond pour comprendre,
- 40:07analyser,
- 40:08savoir si tout ce qui avait été écrit était réel,
- 40:10et mettre en place des solutions.
- 40:12Et des solutions qui,
- 40:14aujourd'hui,
- 40:14ont été des solutions un peu précurseurs,
- 40:17si je peux me permettre,
- 40:18si je peux dire,
- 40:19par rapport à ce qui existait dans le privé.
- 40:21Alors,
- 40:21ça ne veut pas dire que tout est nominal.
- 40:23Ça ne veut surtout pas dire que la situation des femmes dans les armées est complètement...
- 40:30Ça dépend des situations,
- 40:31ça dépend des endroits,
- 40:31ça dépend de plein de choses.
- 40:33Mais il n'empêche que ce sujet,
- 40:35qui pouvait être un peu tabou,
- 40:37a quand même été pris,
- 40:38a quand même été abordé.
- 40:39Est-ce qu'on dort bien la nuit quand on a fait l'essentiel de sa carrière dans l'armée ?
- 40:41Je ne sais pas si tout le monde dort bien,
- 40:43mais en ce qui me concerne,
- 40:44c'est possible.
- 40:45Je pense que j'avais un capital de départ,
- 40:47mais je pense qu'il a été travaillé aussi.
- 40:49Parce que j'aime bien raconter cette histoire.
- 40:52Quand on est à l'école,
- 40:52à Saint-Cyr,
- 40:53on fait des stages commandos.
- 40:55Et le principe d'un stage commando,
- 40:56c'est qu'on ne sait jamais ce qu'on va faire dans les cinq minutes qui suivent.
- 40:58Or,
- 40:59la devise des commandos,
- 41:01c'est être et durer.
- 41:02Et en fait,
- 41:03on comprend très vite que derrière cette devise,
- 41:06c'est dès que tu peux,
- 41:07tu dors.
- 41:09Voilà.
- 41:09Et donc,
- 41:12on apprend que le sommeil,
- 41:12c'est hyper important,
- 41:13que ça doit être un moment réparateur.
- 41:16Et on apprend aussi à faire des pauses pour se reposer.
- 41:20Et donc,
- 41:22on était quelques-uns,
- 41:23quasiment tous d'ailleurs,
- 41:25à dormir,
- 41:25y compris dans un camion,
- 41:26balotté sur un banc à l'arrière d'un camion entre deux déplacements.
- 41:31Parce que ne sachant pas trop ce qui nous attendait à l'arrivée du camion,
- 41:33on profitait du transport pour se reposer.
- 41:36Une fois,
- 41:37il m'est arrivé de commencer à somatiser et à me réveiller la nuit.
- 41:41Vous savez,
- 41:42ça tourne en boucle et on n'arrive pas à se rendormir.
- 41:44Et là,
- 41:46j'ai demandé à quitter le poste que j'avais parce qu'il en allait de mon équilibre et de ma santé.
- 41:51Merci,
- 41:51tu as fini ton grill.
- 41:53Maintenant,
- 41:53je voudrais qu'on s'intéresse au futur du militaire,
- 41:56peut-être la connexion civile-militaire.
- 41:59Ça se passe tout de suite dans retour vers le futur.
- 42:05Dans dix ans,
- 42:05tu imagines quel type de PME qui ne travaille pas forcément pour la défense aujourd'hui,
- 42:09mais qui pourrait combler un besoin qui n'est pas encore analysé aujourd'hui ?
- 42:13Sans doute dans le domaine du quantique,
- 42:14les technologies sont arrivées à un certain degré de maturité et qu'il y aura une place à prendre pour les entreprises,
- 42:21les industries.
- 42:23Sans doute qu'en plus,
- 42:24ce sera un marché très dual.
- 42:25Mais après,
- 42:26je ne vais pas m'aventurer plus avant parce que je ne saurais dire comment ça se traduira.
- 42:31Parce que pour moi,
- 42:32c'est...
- 42:32Puis je vais me faire taper sur les doigts par mon fils.
- 42:34Il m'a dit de manière très solennelle,
- 42:36un jour,
- 42:37je sais ce que je veux faire.
- 42:38Je veux contribuer à la réindustrialisation de la France.
- 42:40Je lui ai dit,
- 42:41écoute,
- 42:41ton grand-père serait fier,
- 42:43serait content.
- 42:44Et je pense que c'est une belle mission.
- 42:46C'est ça.
- 42:49Ça fait du bien de l'entendre chez les plus jeunes,
- 42:51en tout cas.
- 42:51Donc,
- 42:52très bien.
- 42:54Justement,
- 42:54la réindustrialisation de la France passe par la défense.
- 42:56Ce sont tes mots à toi.
- 42:58Est-ce que tu peux me dire comment tu vois l'imbrication ?
- 43:02Dans l'immédiat,
- 43:03une ou deux prochaines années,
- 43:05entre l'état de notre industrie actuelle,
- 43:07les opportunités défense.
- 43:08Il y a une actualisation de la loi de programmation militaire qui est en train d'être votée,
- 43:13avec plus de 36 milliards d'euros.
- 43:16La loi de programmation militaire prévoyée de 2025 à 2030,
- 43:19là on est déjà en 2026,
- 43:21donc ça va s'appliquer pour les années d'ici 2030,
- 43:24mais par rapport aux 413 milliards qui avaient été votés pour la loi de programmation militaire,
- 43:28c'est quand même un effort supplémentaire énorme.
- 43:30Et donc tout ça,
- 43:31ça va se traduire par des commandes,
- 43:33ça va se traduire par des achats,
- 43:36puisque l'objectif étant de répondre aux besoins des armées.
- 43:39Et sachant qu'il y a une partie de ce budget qui va évidemment sur la partie ressources humaines,
- 43:45mais une grande partie est pour l'équipement de nos forces.
- 43:50Donc ça veut dire que concrètement,
- 43:51il y a de quoi et il y a des marchés qui vont arriver ou qui vont se continuer et pour lesquels on a une...
- 44:00meilleure garantie,
- 44:01une meilleure visibilité que ce qu'on pouvait avoir il y a quelques années.
- 44:03Après,
- 44:04sur quel secteur,
- 44:05quel domaine ?
- 44:07On voit bien que les grands secteurs sur lesquels il y a des efforts,
- 44:11il y a la reconstitution de nos stocks de munitions,
- 44:13parce qu'en plus,
- 44:14il y a beaucoup de munitions qui ont été utilisées ces dernières années,
- 44:16donc c'est un dernier temps.
- 44:18Là,
- 44:18il y a un gros travail.
- 44:19Après,
- 44:20j'ai cru comprendre que l'objectif c'était de préserver les forces traditionnelles,
- 44:25classiques.
- 44:26telles qu'on a su les préserver jusqu'à présent,
- 44:29avec évidemment le nucléaire,
- 44:30mais aussi les forces navales,
- 44:33notre force aérienne,
- 44:34notre force terrestre,
- 44:35avec toutes les composantes,
- 44:38mais que va s'adjoindre des éléments supplémentaires,
- 44:41notamment tout ce qui est drones,
- 44:42et que ce soit des drones aériens,
- 44:43des drones en accompagnement de l'armée de terre,
- 44:46ou des drones pour la marine en accompagnement de nos forces navales.
- 44:49Donc là,
- 44:50il y a un vrai boulevard aussi.
- 44:53Après,
- 44:53On voit bien aussi qu'il y a un gros enjeu derrière les systèmes d'information,
- 44:58la transparence du champ de bataille,
- 45:00la guerre électronique.
- 45:01Donc finalement,
- 45:03le champ est assez vaste.
- 45:05Et je me dis que pour nos entreprises,
- 45:08qu'elles soient des entreprises,
- 45:10des industries,
- 45:11plutôt d'un,
- 45:12je ne suis pas une grande spécialiste,
- 45:13mais de mécanique,
- 45:15d'optronique,
- 45:17d'un domaine du numérique ou des systèmes d'information,
- 45:19finalement,
- 45:20je pense qu'il y aura de la place un petit peu pour tout le monde.
- 45:22Je vais encore une fois reprendre tes mots.
- 45:24Tu m'as parlé de force morale de la société,
- 45:26de faire société,
- 45:27de faire nation pour résister aux difficultés actuelles.
- 45:31Concrètement,
- 45:31aujourd'hui,
- 45:32une PME industrielle ?
- 45:34Comment elle fait corps avec ces idées-là ?
- 45:37L'organisation de la défense,
- 45:38elle est basée au départ sur l'analyse des menaces.
- 45:41En fait,
- 45:41on construit notre défense face aux menaces,
- 45:44à l'évaluation des menaces qui pèsent sur notre pays et nos intérêts.
- 45:46L'année dernière a été actualisée la revue stratégique,
- 45:51qui était un peu le successeur des livres blancs,
- 45:54et qui fait une espèce d'état des lieux de la menace.
- 45:56Et face à ces menaces hybrides,
- 46:01qui sont aussi...
- 46:03peuvent aussi être internes dans notre pays,
- 46:05il est apparu que finalement,
- 46:07la défense devait être globale.
- 46:10Et que donc,
- 46:10au-delà de ce que porte notre outil de défense avec le ministère des Armées,
- 46:15c'est la société dans son ensemble qui devait se préoccuper de la défense de notre pays.
- 46:18Et donc,
- 46:19c'est là qu'est née cette idée,
- 46:21qu'il y a eu une espèce de regain autour des forces morales de la nation.
- 46:24Et les PME,
- 46:24oui,
- 46:25bien sûr qu'elles doivent y contribuer,
- 46:26parce qu'elles font partie de la société,
- 46:29et donc c'est un effort national pour comprendre.
- 46:33et puis savoir ce qu'on a à défendre.
- 46:35Les PME,
- 46:36elles le font,
- 46:37je pense,
- 46:37au quotidien,
- 46:38par la richesse qu'elles produisent,
- 46:41parce que quand elles payent des impôts,
- 46:42ça permet aussi de financer l'outil de défense,
- 46:45de manière directe ou indirecte.
- 46:47Mais elles peuvent le faire aussi,
- 46:49de manière peut-être,
- 46:52selon les cas,
- 46:54en s'investissant aussi dans la réserve.
- 46:57Il y a la réserve opérationnelle,
- 46:58la réserve citoyenne,
- 47:00pour
- 47:00véhiculer et contribuer à cet esprit de défense.
- 47:02On va rester là-dessus,
- 47:03on va pouvoir clore l'épisode ensemble.
- 47:06Il ne me reste plus qu'à te poser les questions signatures.
- 47:10Ce serait quoi ta première mesure si tu étais ministre de l'Industrie ?
- 47:13Je crois que je ferais comme j'ai fait à chaque fois que je suis arrivée sur un poste.
- 47:20Une note d'organisation ?
- 47:22Une note d'organisation.
- 47:23Je commencerais par me faire une bonne idée de l'état des lieux.
- 47:29Et après,
- 47:30dans l'état des lieux,
- 47:31on voit aussi quelles sont les parties prenantes.
- 47:35Et la deuxième étape,
- 47:36c'est d'aller voir les parties prenantes,
- 47:37en fait.
- 47:38Donc,
- 47:38je crois que la première mesure,
- 47:40ce serait de ne pas prendre de mesures de suite.
- 47:44Ce serait de prendre le temps d'aller rencontrer,
- 47:47à partir.
- 47:47Et puis,
- 47:47je m'appuierai évidemment sur,
- 47:49je pense que j'aurai un cabinet avec des gens brillants.
- 47:51J'aurai une inspection générale.
- 47:53Je te le souhaite.
- 47:55Donc,
- 47:55je m'appuierai sur tout ça parce que je pense que c'est important de s'appuyer aussi sur les gens qui connaissent le ministère.
- 48:00Et puis après,
- 48:03je crois que je m'attèlerai aussi à faire le tour des régions parce que dans notre pays,
- 48:08on a quand même donné,
- 48:09confié aux régions,
- 48:10une responsabilité de développement économique.
- 48:12Et je pense qu'il y a vraiment quelque chose à faire en termes d'articulation entre...
- 48:18Le rôle du ministre qui doit conduire à la politique économique du pays,
- 48:21donner une impulsion et qui a des services en propre,
- 48:26notamment la Direction générale des entreprises et le CIC,
- 48:32etc.
- 48:33pour la sécurité économique,
- 48:36mais qu'il doit pouvoir aussi s'appuyer sur les régions pour le développement économique et trouver des solutions qui sont peut-être aussi des solutions plus terre-à-terre,
- 48:46basiques,
- 48:47locales.
- 48:49et qui en plus permettront peut-être aussi de travailler à cette politique territoriale et à une redistribution de la richesse.
- 48:55Toi,
- 48:55tu interviens beaucoup dans les médias.
- 48:57Tu as même collaboré sur l'écriture de livres.
- 48:59Tu en as un qui est en cours.
- 49:00Je voulais te demander,
- 49:01c'est quoi ton pire souvenir média ?
- 49:02Et j'espère que ce n'est pas aujourd'hui.
- 49:04Non,
- 49:04pas du tout.
- 49:05Mon pire souvenir média,
- 49:07c'est un jour,
- 49:09une interview où en fait,
- 49:12clairement,
- 49:12les journalistes qui étaient en face de moi n'avaient pas du tout préparé l'interview.
- 49:15Ça arrive.
- 49:16Et donc,
- 49:17ils ne savaient pas qui j'étais.
- 49:18ils avaient des questions toutes faites et j'ai trouvé ça très désagréable j'ai trouvé que c'était une forme de manque de professionnalisme.
- 49:25Ce serait quoi le conseil que tu te serais donné que tu te donnerais maintenant avec le recul au moment où tu choisis d'aller vers le militaire ?
- 49:33Je me dirais que la vie est belle et qu'elle est longue il faut avoir la santé mais qu'il faut oser,
- 49:39que la clé elle est là qu'il faut savoir saisir savoir encaisser mais savoir aussi saisir les opportunités
- 49:47Comme je l'ai dit,
- 49:48j'ai beaucoup dit que j'avais eu de la chance,
- 49:49mais j'ai eu...
- 49:51C'est une copine qui me dit,
- 49:52arrête de dire que tu as de la chance.
- 49:54Je dis oui,
- 49:55mais en fait,
- 49:57c'est marrant parce que mon binôme de Saint-Cyr,
- 49:59dans son discours de départ en deuxième section,
- 50:03a dit aussi ça et dit qu'il avait une bonne étoile.
- 50:06Et je trouve que c'est peut-être ça,
- 50:08mais c'est aussi parce qu'on c'est aller la favoriser,
- 50:11la chancer et aller la chercher.
- 50:12Peut-être que le choix de ma société,
- 50:14c'est aussi lié à ça.
- 50:15c'est trouver les interstices,
- 50:16c'est trouver...
- 50:17trouver ces zones,
- 50:19ces signaux faibles,
- 50:20qui font qu'on va arriver à les capter et qui vont nous aider à oser et qui vont nous aider à grandir et à faire de belles choses.
- 50:27C'est quoi pour toi,
- 50:28oser l'efficacité ?
- 50:29Alors,
- 50:29c'est surtout ne pas avoir peur de chercher à faire mieux.
- 50:31Dans l'administration en général,
- 50:33on parlait beaucoup à un moment donné d'efficacité versus efficience.
- 50:37Parce qu'on allait à la chasse au coût.
- 50:39Ce qui est aussi essayer de faire en sorte de dépenser au mieux l'argent public,
- 50:43ce qui est normal.
- 50:44et je me suis rendue compte
- 50:46que
- 50:48Parler d'efficience,
- 50:49c'était parfois un peu compliqué parce que réduire les coûts,
- 50:53faire mieux et réduire les coûts,
- 50:55mais quid de ceux qui font les efforts ?
- 50:58Qu'est-ce qu'ils ont en retour ?
- 50:59Parce que bien souvent,
- 51:00ça se traduit par des baisses d'effectifs ou par des budgets qui sont coupés parce qu'on se dit finalement,
- 51:07vous avez choisi,
- 51:08vous êtes bien réorganisé.
- 51:09Et finalement,
- 51:12là où on était déjà à l'os,
- 51:13on continue à être à l'os.
- 51:15Donc,
- 51:15je dirais que...
- 51:18Moi,
- 51:18je trouve que c'est important parce qu'il faut continuer toujours à aller de l'avant,
- 51:21mais qu'il faut faire très attention aussi à la manière dont on le met en œuvre,
- 51:24en fait,
- 51:25pour embarquer les équipes et pas les épuiser.
- 51:27Quand on est complètement d'accord avec toi,
- 51:28comment on te contacte et comment on travaille avec toi dans le futur ?
- 51:31C'est quoi le moyen le plus simple de rentrer en contact avec toi ?
- 51:33Alors,
- 51:33le moyen le plus simple,
- 51:34et ce qui me ferait très plaisir,
- 51:36vous allez voir le site Interstices Conseil.
- 51:37On le met dans la description et on veut vos avis sur le site Interstices.
- 51:42interstices donc au pluriel - conseil
- 51:44.fr vous aurez un petit peu comme ça tout mon offre de service tout ce que je fais il y a aussi un petit peu une biographie les deux bouquins les deux livres qu'on a sortis avec ma promotion de Saint-Cyr donc le choix de l'engagement et il ne faut pas être sorti de Saint-Cyr qui ont été édités par un éditeur toulousain et sinon sur LinkedIn aussi mais
- 52:04voilà et ben voilà on met tout ça dans la description je te laisse le mot de la fin une chose à retenir de cet épisode
- 52:08Merci beaucoup de m'avoir donné l'opportunité de m'exprimer sur un sujet qui est important,
- 52:14je pense,
- 52:15l'industrie.
- 52:16Et un sujet qui aussi me tient beaucoup à cœur,
- 52:19c'est faire en sorte que la défense,
- 52:23l'industrie et finalement notre société dans son ensemble ne fassent qu'un,
- 52:29fassent nation autour,
- 52:31non pas face à la peur,
- 52:34mais au contraire pour surmonter tout ça et aller de l'avant.
- 52:37C'est aussi ça,
- 52:38oser l'efficacité,
- 52:38c'est explorer des pistes qui ne sont peut-être pas encore assez pour trouver des opportunités pour nos industries.
- 52:43Moi,
- 52:43je vous dis à la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo.
- 52:45D'ici là,
- 52:46n'oubliez pas de vous abonner pour ne surtout pas la rater.
- 52:48Et surtout,
- 52:49n'oubliez pas d'oser l'efficacité.