Latest / Les Causeries Piano, Boulot, Dodo / ÉP. 33 FAQ Décembre 2025 (2025-12-11)
Transcript
- Caroline (Piano, Boulot, Dodo): Salut les pianistes! Comment ça va? Bienvenue dans cette dernière causerie Piano boulot dodo avant Noël. Je prendrai une pause dans les prochaines semaines pour être de retour en janvier avec des nouvelles... des nouvelles causeries avec vous le jeudi midi. Donc, super contente d'être là aujourd'hui, formule différente de ce qu'on fait d'habitude, parce que j'ai pensé... puis c'est la première fois que je le fais, là, j'ai commencé mes causeries en janvier. cette année, ça fait un an, et ben j'ai jamais encore fait vraiment cette formule-là où je réponds uniquement à vos questions. J'ai préparé aucun sujet, donc j'ai mis des publications sur la communauté privée des élèves piano-blancs-de-d'eau ce matin, j'en ai mis sur ma page Facebook, sur le groupe Facebook Piano Débutant Intermédiaire, et j'ai eu des réponses déjà quelques-unes, donc ça va déjà alimenter le début de la causerie. Mais tu es bienvenue pour écrire dans le chat soit de Facebook, soit de YouTube, soit directement dans Riverside, tout dépendant d'où tu écoutes ce midi, pour écrire ta question et que je prenne le temps d'y répondre. Évidemment, dans le 30 minutes qui nous est alloué, je vais faire mon possible pour répondre au plus grand nombre de questions possibles. Donc... Je m'en vais dans le tchat! Plusieurs personnes sont là déjà! On a Lucie, on a Pierre, on a André, on a Steve, on a Suzanne! Salut tout monde! Super contente de vous savoir là! De YouTube, surtout, que vous écoutez. Parfait! Fait que ça fonctionne bien les commentaires sur YouTube. N'hésitez pas à poser votre question par écrit quand vous serez prêts. Julie qui est là aussi. Allô Julie! Alors, une des premières questions que j'ai reçues, c'était sur la communauté privée. Donc, il y avait André qui me disait... Pis là, je vais paraphraser un peu son commentaire, mais elle disait que quand elle écoute, quand elle m'écoute jouer des notes consécutives, ça sonne bien lié... plus chantant, peut-être, hein? Elle mettait une anomote au pays-you, tu comme si c'est vraiment bien lié. Mais qu'elle, quand elle faisait les gammes, bien, elle trouve que ça sonne encore un peu trop tac-tac-tac, un peu trop, peut-être martelé, peut-être les notes pas parfaitement liées, un peu plus sec, disons. C'est mon interprétation des sons qu'André a écrit dans son commentaire. Donc... Allô à Marie! Pour commencer sur ce sujet-là, je trouve ça intéressant parce que la première chose à garder en tête, c'est que le légato au piano, ça va toujours être une illusion. Pourquoi? Parce que la note est attaquée, puis elle commence tout de suite à baisser. Donc, par le fait même... J'ai attaqué à un certain niveau, ça baisse, j'attaque à un certain niveau, ça baisse, j'attaque... Fait que, à toutes les fois que ça baisse, ça nuit à mon légato, finalement. Donc, ce qu'on veut, nous, comme pianiste, c'est de faire une illusion de légato pour que ça sonne le plus... tu sais, annuler le plus possible le côté percussif du piano, parce que oui, c'est bien un instrument à percussion. En fait, c'est un peu... je fais une parenthèse, mais c'est un peu dur de le classer. Des fois, on voudrait le mettre dans un instrument à cordes, mais c'est pas des cordes frottées, c'est des cordes frappées. Donc, un instrument à cordes frappées, oui, assurément, mais parfois même, on va juste le mettre dans les instruments à percussion. Donc, voilà. Ce qui fait que... Vu que notre son descend tout le temps, puis que le légato est une illusion, on doit faire attention à la qualité de notre son. Plus le son va être connecté au précédent... Et là, on verra comment faire... Plus le poids bascule vraiment d'un doigt à l'autre, hein... Bien plus notre son va être de qualité, puis plus on va avoir notre illusion de légato. Donc, il a une histoire de poids. Il a une histoire de transfert de poids. J'ai le poids sur ce doigt-là, je transfert sur le prochain doigt. Même si le son avait eu le temps de baisser beaucoup, j'attaque pas trop durement. J'ai vraiment juste transféré mon poids. Ça aide. C'est comme quand on marche. Mais on marche doucement. On veut pas réveiller, enfin. Ok? Bon. Évidemment, il faut quand même qu'il ait un petit peu d'attaque, parce que si je laisse le doigt trop mou, puis qu'il a plus de... l'attaque, la consonne, la note, si on veut, le... Le T, le début de la note. Si on n'a plus ça, on perd quand même la beauté de la mélodie. La mélodie, il faut entendre toutes bien les notes. Bref, le poids, qui va être vraiment bien transféré d'un doigt à l'autre. Première chose. Ensuite, le poids du bras, ou même le geste du bras. Le bras va suivre un peu la ligne mélodique, comme l'archet du violoncelle pourrait le faire un peu. C'est une image, Mais si je m'en vais vers l'aigu, regarde mon bras, il va vers l'aigu aussi. J'accompagne la ligne mélodique. Parce que mettons que je fais les deux versions, ok? Je vais faire une version parfaitement liée. puis je vais faire une version qui est liée, mais qu'on entend encore un peu trop le tac-tac-tac. J'ai pas joué plus fort, nécessairement. J'ai changé mon articulation, mais j'ai très peu changé, somme toute. Quand j'ai joué plus vertical, plus attaqué, le poids de mon bras, là, il suivait pas les notes. Il était resté fixe. Peut-être que ça, peut faire partie des raisons pour quoi qu'on entend encore un peu trop saccadé. Et là, je suis... J'ai fait ça, j'ai fait un petit mouvement de poignet pour tourner de bord. On en a parlé l'autre fois, dans la causerie sur l'utilisation du poignet. Fait que ça, ça aide beaucoup aussi. Pis troisième point, c'est le geste du doigt. Vraiment plus individuel. Donc on a une question de poids qui balance d'un doigt à l'autre. On a une question de bras qui peut suivre chacune des notes, notre ligne mélodique ou notre gamme, si on est en train de faire une gamme. Pis le troisième, c'est vraiment le mouvement du doigt. Pis là, tiens... Ouais. Je vais essayer de le montrer du mieux que je peux ici. Je pense qu'on voit bien ma main, je peux peut-être même la mettre un petit peu plus dans l'aiguille ici. Donc, on a le premier doigt qui joue. Quand on est rendu à jouer le deuxième, on va l'allonger un peu pour aller jouer la deuxième note. On va l'allonger un peu pour aller jouer la troisième note. On l'allonge, pis on pétrit! La note, on s'est souvent parlé de ça, la petite phalangette ici. On peut s'en servir, ça aide beaucoup au légato aussi. Donc on peut décortiquer comme ça notre geste, le faire très lentement. G, A, B... À mesure qu'elle change de doigt... C'est comme si la main remonte légèrement. On va pas faire ça, des très gros mouvements, mais on sent que ça peut aller jusque-là. De dire «j'ai étiré mon doigt et je tire, je pétris la note», ben, ça fait lever un petit peu légèrement mon poignet. Dans la vitesse, je ne pas vraiment le voir, ce geste-là. Mais c'est important de le décortiquer puis de le sentir quand même à base vitesse. pour réussir à faire encore plus lié. Donc, c'est les trois éléments que tu pourrais garder en tête, André, pour réussir à faire encore plus un beau légato dans tes gammes. C'est pas une question que ça va prendre du temps, des années, tout ça. C'est vraiment de maîtriser ce fin mouvement-là. Salut! Et Lucie, très bonne explication. Merci! Tant mieux si c'est clair. Si y quelque chose, en tout cas, à mesure, hein, vous me le dites. Good! J'avais Christine aussi. Là, elle, c'était sur Facebook qu'elle nous a écrit ça. Elle me pose la question « Comment garder les mains détendues quand on joue une série d'accords? » Notamment des octaves. Elle dit que sa main a tendance à crisper, finir par avoir des crampes, puis elle demande s'il a des exercices à faire pour se réchauffer, puis arriver à être plus confortable dans des séries d'accords, des séries d'octaves. Alors oui, il y a des exercices qu'on peut faire. Mon exercice préféré, vais t'en proposer deux aujourd'hui, qui peuvent servir de réchauffement quand on a justement une pièce qui contient beaucoup d'octaves ou beaucoup d'accords plaqués, là, avec la position d'octave. Le premier que j'aime bien, c'est les septième diminuée. Donc là, une septième diminuée, c'est une empilade de tierces mineures, ok? Fait que je vous dire les notes que je joue. J'ai le cinquième doigt sur DO, le quatre sur MI bémol, le trois sur SOL bémol, le deux sur LA et le pouce sur DO. Et j'aurai les mêmes notes dans mon autre main. Ça, d'être capable de jouer ces cinq notes-là à distance de tierces mineures chacun, déjà ça, ça étire! OK? Soyons francs, quand vous le laissez ailleurs au piano, on a les doigts très larges. chacun. Donc, on commence par l'arpégé. Puis là, je reste collé dans les notes, je tiens les cinq notes et je détends. Je détends mes poignets, je détends mes épaules. Parfait, super! Je bouge chacun des doigts à la fois. Les cinquièmes doigts, les quatrièmes doigts, les troisième doigts... et le poux. encore une fois, je m'arrête, je prends le temps de détendre, poignet, bras, épaules, tout ce qui est autour. Ça, excellent réchauffement. C'est lent, hein? Parce qu'on peut voir, je ne pas en train d'enchaîner plusieurs accords, c'est pas comme ça que je vais me réchauffer à jouer une pièce en accord. Une fois que j'aurais fait les autres types de réchauffement, je pourrais me lancer là-dedans. Mais là, c'est quelque chose qui est très lent et qui ferait vraiment... et tirer entre chaque doigt. Parce que si c'est juste l'octave qu'on a à jouer, c'est tel que tel, mais si on a des notes internes, 1, 2, 3, 1, 2, 4, quatrième doigt qui doit se placer quelque part, c'est là que ça devient forçant dans l'intérieur de la main. Les deux c'est forçant, hein? Faire des octaves, longtemps, on fatigue, c'est normal, mais quand en plus on a des notes internes, ben là c'est comme le dessus de la main, c'est tout l'intérieur de la main qui peut... devenir un peu plus fatigué. Donc, ce genre de réchauffement-là, aide beaucoup. Deuxième réchauffement que je te propose, Christine, je pas si t'es à l'écoute, mais tu vas peut-être l'écouter en différé, c'est bien correct! C'est de tenir les pouces enfoncées et là, d'aller faire l'octave, la neuvième, l'octave. Là, je peux changer de note. Octave, neuvième, octave. puis je peux faire, tu un aller-retour sur huit notes, par exemple, pour faire cet exercice. Ça me permet d'aller un peu plus grand que l'octave, puis de revenir à mon octave. Fait que là, c'est sûr que souvent, là, on va trouver que l'octave, c'est dur. Mais la neuvième, c'est encore une coche de plus! Bien, plus qu'on va aller à la neuvième... qu'on va pratiquer cette distance-là, plus que l'octave va paraître confortable. Bonne étirement. Fait que l'exercice que je viens de faire, ça serait juste un aller-retour d'une gamme, mettons, d'une octave. Puis l'autre exercice, tantôt des septième diminuée, on peut le faire deux, trois fois, peut-être, la répétition, quatre notes, quatre doigts, à la fois comme ça, lentement. Donc ça, c'est pour les réchauffements pour l'octave. Sinon, pour pas fatiguer dans un passage en octave, t'sais, je pense à Ayan Tersen, ok? Que toutes ses pièces finissent par avoir une page ou deux qui est en octave, pis t'sais, si c'est juste une page, si c'est juste quelques mesures, on y arrive, mais plus c'est long, plus c'est risqué qu'on fatigue. Donc, j'ai deux, trois conseils pour ça. Le premier... c'est celui de réussir à faire une mini détente entre chaque octave. Je sais que j'en ai déjà parlé, mais ça marche! Ok? Je joue mon octave, puis je relâche légèrement. Ensuite de ça, si je suis capable de... si je ne pas capable de faire ça, parce que j'ai trop d'octaves de suite, ça va quand même vite, évidemment je pourrai pas toujours... faire ce mouvement-là, ça fonctionnera pas. L'autre chose qui peut être possible, c'est de descendre le poignet un peu. Pas jouer comme ça, là, des octaves. Ça, là, ça crispe la main. Le poignet plus bas et les doigts... Valider qu'il reste allongé. Pour pas qu'on ait les doigts comme ça, là, un deuxième doigt à replier, des doigts crispés qui me pointent au ciel, quelque chose comme ça. Garder les doigts allongés pendant qu'on fait l'octave. Donc ça, ça serait la deuxième chose. Donc la mini détente, descendre le poignet pour relâcher un peu la tension, puis garder les doigts allongés. Puis la troisième chose, c'est de vérifier si on est en train de pousser dans l'octave pendant qu'on joue. See ya ! quand je joue mon octave, je reste au fond du clavier beaucoup, je te crée une tension. Relâche la pression au fond du clavier. Ça veut pas dire de lâcher la note, là, mais c'est que tu s'enfonces, pis là, whoop! Je suis au fond, je suis plus au fond. Tu sais, c'est vraiment subtil. Je touche encore la note, mais je suis pas en train de pousser dans le fond de la touche. Ces trois choses-là... Ça va sûrement t'aider à éviter de crisper puis d'être capable de faire plus longtemps des octaves. As-tu une astuce à partager pour une main qui n'atteint pas la neuvième? Ben, dans ce cas-là, je pratiquerai septième octave septième. Septième octave septième. J'ajusterai en fonction de la grandeur de la main. Le fait que ce soit, mettons, je donne un exemple, mais probablement que la septième est confortable dans ta main, c'est rare que vraiment, On se rend même pas à la septième, en tout cas, tu me diras! Mais j'irais avec la position confortable, une note de plus, position confortable. C'est ça le concept, en fait, de l'exercice. C'est de pratiquer ta main à ouvrir un peu plus. Parce que oui, comme ça, elle atteint pas la neuvième... Oui, la neuvième! Mais, t'sais, ça se pratique, là! Puis à un moment donné, ça va devenir plus confortable, octave... pis tant pis pour la neuvième. Sinon, l'autre solution, c'est de faire octave, n'importe où que ça tombe, au plus loin, revenir à l'octave. Tant pis, si on n'est pas sur RÉ, ben de DO à RÉ, très précisément, on fait DO, on étire au plus loin, même si ça tape deux notes, pis on revient au confort. L'idée, c'est vraiment juste de pratiquer la souplesse, l'étirement de la main là-dedans. Merci! Good! Lucie, j'ai vu ta question pour le 3 pour 2, je veux juste aller répondre à la question de Sylvain, qui nous avait écrit, lui aussi, sur Facebook, puis ensuite, je vais être rendue à toi. Donc, Sylvain, demande, Quels sont les petits trucs pour rester concentré lors d'une performance musicale? Y a-t-il des habitudes à prendre pour être capable de jouer une pièce? » Il dit, Mon cerveau passe souvent... dans toutes les directions, parce que j'ai peur des mauvais commentaires, pis c'est ça qui me déconcentre. Et là, il termine en disant « Comment rester zen pendant la performance? Super belle intention, hein? Mais rester zen, c'est utopique. Ça arrivera probablement pas. On se sentira jamais comme au spa en jouant en concert, en jouant devant le ou en s'enregistrant... Ouais, même si on est seul, là, quand on parle enregistrement, ça reste que ça mène précieux. Fait que... Maintenant qu'on a dit ça, assurément, il y a des façons de faire taire l'espèce de petite voix qui est dans notre tête, qui dit «j'ai pas sûr que je vais l'avoir», qui dit «qu'est-ce que les gens vont dire si je me trompe?» etc. OK? Mon premier conseil pour toi, Sylvain, c'est... que pendant que t'es en train de jouer, pis que tu te rends compte que t'as une pensée comme ça, là, qui vient te déranger, qui arrive à toi, ramène-toi à la musique. Ramène-toi à ta pièce. C'est quoi la prochaine mesure? C'est quoi le prochain déplacement? C'est quoi l'intention musicale? Écoute! Voir si ton son y est beau, y est à ton goût. Pense à ta pulsation! Je sais pas! N'importe quoi! Ok? Mais ramène-toi à ce qui est écrit sur ta partition, à ce que tu dois faire dans ta pièce concrètement. Plus on s'occupe le cerveau avec ça, moins il a de chances qu'on se fasse déranger par d'autres pensées. Ça, c'est la première chose. Bon. Après ça, c'est de s'entraîner... Excusez... De s'entraîner à réagir à l'erreur. créeraient potentiellement le mauvais commentaire, ok, dont on a peur. Fait qu'on veut savoir comment qu'on va réagir si on se trompe. Pis on veut être capable de continuer de garder le sourire, de rester dans le plaisir. Je dis ça parce que moi, quand ça m'arrive, justement, que je suis en train de jouer pis que je... « Colline, c'est pas parfait, c'est pas comme j'aurais voulu! » Je souris, je me rappelle le plaisir que j'ai à jouer. pis quand je fais ça, ça me permet de mettre l'erreur derrière moi en une fraction de seconde, ok? Il que ça se fasse le plus vite possible pis là, je continue à jouer avec le bon mindset, avec ce qu'il faut que j'aie en tête pour bien jouer la pièce. Fait que tu sais, se ramener à musique, s'entraîner à réagir à l'erreur, ça va te permettre d'être plus zen. qu'est-ce qui fait qu'on est confiant sur une scène? Ben, c'est plus que ta pièce est solide. Fait que je comprends que moi, moi, je préconise, j'encourage beaucoup mes élèves à s'enregistrer à n'importe quelle étape de leur travail de pièce, ok? Donc ça peut être après juste une semaine, on peut s'enregistrer, comme ça peut être après deux mois, quand on l'a bien, ou de mieux en mieux, t'sais. Mais dans tout ce parcours-là, c'est pertinent de s'enregistrer. Mais après ça, c'est ça! Évidemment que quand ça fait une semaine que je pratique la pièce, ça se peut que je fasse des erreurs, pis, tu sais, ça se fera pas parfait! C'est bien normal! Personne, c'est parfait après une semaine, ok? Donc, là, dans le fond, c'est qu'on se pratique à se mettre dans la situation, on se pratique à réagir, qu'est-ce qui arrive quand que je fais une erreur, pis on le fait du mieux. Là, si vraiment t'es rendu à l'étape où est-ce que tu la sais ta pièce, tu le sais que t'es capable de la jouer, pis tu veux en garder un bon souvenir, là, en l'enregistrant, ou tu veux le jouer à des gens qui sont chez toi, pis tu veux Hé, regarde ça, qu'est-ce que j'ai travaillé dans les trois derniers mois, tu sais! Je vais jouer ordinaire de Charleboix pis ça va être écœurant, tu vas pouvoir chanter dessus, pis que là, tu te trompes! » Tu sais, qu'est-ce qui arrive là-dedans? C'est juste une petite voix dans ta tête qui est là. Ça se passe tout là. Pis là, ben je suis pas psychologue, t'sais, moi j'ai un peu entraîné ça, comme je te l'ai dit, là, t'sais, de sourire pis de mettre l'erreur derrière moi pis tout ça. Mais t'sais, l'idée c'est de pas laisser les pensées de peur prendre le dessus. Faut essayer de les remplacer par d'autres choses. J'avais fait une causerie là-dessus. Je n'avais parlé pendant une dizaine de minutes. Le titre, c'est « réussir à jouer du piano en public? pis c'est... eu lieu le 29 mai 2025, fait que si tu veux m'entendre en parler encore un peu plus, tu peux aller écouter ça pis ça devrait te donner encore d'autres pistes. Oui, la septième est confortable, parfait, tu lui fais faire le grand écor sur la table? Ben oui, c'est ça! Oui, ça marche bien sur la table! Alors, Lucie qui demande un truc pour les fameux trois pour deux. Trois pour deux, c'est triolet dans une main, croche dans l'autre main. On retrouve ça dans plusieurs pièces, entre autres dans la sérénade de Schubert, que plusieurs pianistes sont contents d'apprendre. Mais à tout bout de chant, on a ça, on a un triolet à la main droite, puis on a des croches, pardon, à la main gauche. Fait que... Je pense que le meilleur truc, c'est de pratiquer le rythme en dehors du piano. On veut réussir à le faire en tapant! Ok, on entend ce que ça sonne, hein? Ça fait tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac. La théorie de ça, mais je pense que tu la connais, Lucie, mais je vais en parler quand même pour répondre un peu de façon complète à la question, c'est que les deux premières notes vont être en même temps. Après ça, la deuxième note du triolet arrive, la deuxième note l'accroche, la troisième note du triolet, et on revient sur le premier temps avec les deux en même temps. Ça fait comme ensemble, droite, gauche, droite. Ensemble, droite, gauche, droite. On peut dire... Donc on a le rythme qui ressort de tout ça. qu'on peut mettre des mots dessus, si on veut, pour s'aider, mais surtout, il être capable de le faire juste en tapant sur nos cuisses ou sur la table. Si même ça, c'est difficile, c'est sûr que ça va être difficile ou inégal au piano! Bon, faque, étape 1, j'irais comme ça. J'entendrais, j'écouterais le tam-tak-a-tam, tam-tak-a-tam, on peut dire les mots dessus, puis je le taperai. Mais là, on se sent un peu comme quand on fait ça, là, mais c'est correct, c'est normal. Une fois qu'on réussit à faire ça, qu'on le tape, pis que c'est égal, ok? Pis là, faut faire attention, faut pas que ça fasse... Faut pas faire de swing, là-dedans, là, ok? Je vais le refaire, pis je vais vous faire entendre quelque chose. J'ai ça. TRIOLE, TRIOLE, TRIOLE, 2 CROSHES, 2 CROSHES, 2 CROSHES, 2 CROSHES. Le TRIOLE, c'est vraiment 3 notes égales, puis les CROSHES, c'est vraiment 2 notes égales. Ça, c'est super important. Si on entend que c'est pas... il a quelque chose qui est pas égal ou que ça swingue, on se reprend, on le repratique avec notre pomme pêche et poire. Deuxième étape, ça serait de le pratiquer, encore une fois, pas dans la pièce, nécessairement. J'aime bien le faire avec une gamme de DO en miroir. Parce que la gamme de DO, on s'en fout, on peut prendre n'importe quel doigt pis ça va tout le temps marcher, hein, parce que là, ça sera pas nécessairement ça le but, de faire les bon doigtés pis tout ça, on veut placer le rythme. Donc, là, pour les besoins de l'exemple, je vais faire le triolet à la main droite. On peut s'entraîner à faire le triolet à la main gauche aussi, là, aux besoins. Donc, ensemble, droite, gauche, droite, ensemble, droite, gauche, droite. ... remarquez peut-être que je donne un petit accent à chaque ensemble, à chaque début de temps, parce que ça m'aide à me replacer. Un, deux et trois, un, deux et trois, un, deux et trois, un, pomme, pêche et poire, pomme, pêche et poire. À chaque pomme, j'emmène un petit appui pour me replacer. Pis là, moi, je l'ai fait avec les bandouattés, mais on s'en fout, là! Même si jamais, là, tu te rends compte, tu fais toujours un, deux, trois, un, deux, trois, un, t'sais... C'est pas grave, c'est pas seul exercice, c'est de jouer du deux contre trois. Après ça, si t'es rendu bonne, pis que tu veux faire avec les bon doigtés, rajoute le défi! C'est parfait! Et finalement, troisième étape, là, j'irai le faire exactement comme dans la pièce, pis je prendrai les notes écrites, la bonne main droite, la bonne main gauche, le triolet dans la bonne main, s'il y a lieu, pis j'enchaînerai tout ça. Fait que j'irai vraiment avec ces trois étapes-là pour aider pour le 3 contre 2. ça répand ta question, Lucie, ou sais-tu... ⁓ oui, parfait, super! Julie dit, pour ma part, la manière de m'être initiée au 3x2, c'est d'avoir écouté Glasswork de Philippe Glass, puis joué quelques mesures. Oui, il a une pièce... oui, oui, l'opening, qui est que du 3x2, toute la pièce. Trioilet à droite, croche à gauche. Donc, faut rester... impeccable dans notre rythme pendant un certain temps. Good! Eh bien, Crème, je vois qu'il n'y a pas nécessairement d'autres questions dans le tchat. Il restait Renée qui m'avait parlé de... parler de mon jingle, le prolonger ou ajouter une autre tonalité. Vous vous rappelez, ce fameux... Fait que je termine avec ça en abordant ce sujet-là. En fait, pour ce qui de le prolonger, moi, je vois vraiment ce petit motif-là comme une finale. Fait que c'est sûr que quelqu'un qui aurait envie de composer, d'aller plus loin, de rajouter autour de ça, ça pourrait être fait, mais je pense que j'en rajouterais avant, s'il a quelque chose, pour terminer avec ce jingle-là, qui sonne un peu plus comme une fin. Je vais me concentrer plus pour répondre à Renée sur le fait de changer la tonalité de ce motif-là. Parce que je trouve quand même ça intéressant. Ici, dans mon... dans mon blog, j'avais fait un article où est-ce que j'expliquais c'était quoi qui se passait là-dedans. OK? Donc on était sur G... La gauche, elle faisait l'octave de G... et la quinte, donc le ré, sol, ré, sol, puis la droite, elle faisait un premier renversement de l'accord de sol. Fait que déjà mon départ, comme ça, je pourrais le transposer. C'est un accord de sol majeur, premier renversement, octave, puis la quinte au milieu. Ok, ben je vais essayer de le faire en ré, voir... Il faudrait que je fasse ré, la ré, puis mon accord de ré... Au premier renversement, Fadia is laré. Et là déjà, j'aurais mon premier accord du jingle. Ensuite, le reste de la séquence, c'est Jarpège. rejoue les deux notes que j'avais déjà jouées. Et je suis à un demi-temps du sol, un demi-temps sous le sol. Ok, je vais essayer ça. que j'étais un demi-ton en dessous du ré. Donc, pour réussir à le jouer dans une autre tonalité, ce jingle-là, il faut analyser ça. Qu'est-ce que je suis en train de faire? Octave, accord, premier renversement. Ensuite de ça, quand j'arpège les notes, les notes qui ne font pas partie de mon accord, c'est lesquelles? Comme là, j'avais la note à un demi-ton du sol, le Fadiaz. Bon ben parfait! Il faut que je retienne ça. J'ai une note... différente, qui ne pas partie de l'accord, c'est à un demi-ton de ma tonique. OK? Pis après ça, j'en ai une autre, qui est le deuxième degré, donc on était en SOL, j'avais le FA dièse, SOL, pis j'avais le LA juste après. Bon ben, en RÉ, je vais avoir un demi-ton en dessous du RÉ, le DO dièse, je vais avoir le RÉ, je vais avoir un ton au-dessus du RÉ, le MI. Faut vraiment que je respecte finalement... les intervalles, les renversements d'accords, puis que je fais juste tout bouger ça sur un nouvel accord majeur. L'article, comme tel, là, il est dans la section Blog, puis je vais vous dire le titre exact. Et puis... elle prend le jingle des causeries pis à nos boulots de dos et c'est sorti le 5 septembre 2025. Donc il est pas très loin, là, dans mes articles de blog. On devrait pas chercher trop longtemps. Vous avez la partition à cet endroit-là. J'explique tout ce qui se passe en détail dans le motif. Pis après ça, ben vous autres, ça vous donne toutes les informations, finalement. pour essayer de le faire dans une autre tonalité. Ça pourrait être un bon exercice pour pratiquer la transposition, pour valider que vous comprenez bien c'est quoi un accord majeur, comment le placer pour reproduire ce petit jingle. Good! Sylvain, t'es là! Salut! Je sais pas si t'étais là quand j'ai répondu à ta question tantôt, mais tu vas pouvoir la réécouter en rediffusion si jamais c'était pas le cas. Donc, ben moi, ça termine les questions que j'avais en banque et ça complète notre demi-heure qu'on avait à passer ensemble. Pour cette dernière causerie, avant le temps des fêtes, je vous souhaite un super beau temps des fêtes avec ceux que vous aimez remplis de musique, si ça vous tente de continuer de faire de la musique. remplies d'amour et de projets, d'activités intéressantes. Donc, j'espère qu'on va se revoir au mois de janvier. J'espère que vous serez fidèles aux posts, mais je vais vous tenir au courant de toute façon sur Facebook, dans la communauté privée, lorsque je vais reprendre les causeries en janvier. Donc, sur ce, je vous souhaite un bel après-midi et portez-vous bien! Bon piano!