Latest / Robert Werner lit les poètes

Il pleut, Francis Carco
Il pleut — c’est merveilleux. Je t’aime. Nous resterons à la maison : Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes Par ce temps d’arrière-saison. Il pleut. Les taxis vont et viennent. On voit rouler les autobus Et les remorqueurs sur la Seine Font un bruit... qu’on ne s’entend plus ! C’est merveilleux : il pleut. J’écoute La pluie dont le crépitement Heurte la vitre goutte à goutte... Et tu me souris tendrement. Je t’aime. Oh ! ce bruit d’eau qui pleure, Qui sanglote comme un adieu. Tu vas me quitter tout à l’heure : On dirait qu’il pleut dans tes yeux. Il pleut, Francis Carco.
The skinny
The skinny isn't ready yet — notes appear once the transcript is processed.