Latest / 7H40 Martin Buxant / Elisabeth Degryse (Les Engagés), Ministre-président de la Communauté française
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- 0:00Speaker 2: Elisabeth de Grise, bonjour. Bonjour. Vous êtes donc la patronne
- 0:02Speaker 2: des grands étudiants, patronne des universités francophones et de l'enseignement
- 0:06Speaker 2: supérieur face à Buxan. L'invité Belle RTL face à Buxan.
- 0:11Speaker 3: Oui, c'est la rentrée dans les universités et les autres
- 0:13Speaker 3: écoles cette semaine avec un minerval pouvant atteindre 1200 euros,
- 0:17Speaker 3: Elisabeth de Grise. Alors une famille qui attend la réponse
- 0:19Speaker 3: du fameux guichet unique, le point d'entrée où l'étudiant dépose
- 0:22Speaker 3: son dossier pour obtenir une bourse ou un minerval réduit éventuellement.
- 0:25Speaker 3: Est-ce que cette famille, elle doit avancer cette somme, ces
- 0:28Speaker 3: 1200 euros? Non, non, pas
- 0:29Speaker 4: du tout. Donc d'abord, bonne rentrée à chacune et à chacun,
- 0:32Speaker 4: parce qu'effectivement, c'est la rentrée... dans l'enseignement supérieur. Ensuite, redire qu'effectivement,
- 0:36Speaker 4: les étudiants doivent aller d'urgence et très rapidement rentrer leur
- 0:40Speaker 4: dossier sur ce fameux guichet unique, aide-études.cfb.be, c'est fondamental, même
- 0:47Speaker 4: si vous n'avez pas tous les papiers. Trois, non, évidemment,
- 0:49Speaker 4: il n'est pas question d'avancer les moyens. Et donc
- 0:52Speaker 2: quand on
- 0:53Speaker 4: s'inscrit dans une université ou dans une haute école et
- 0:56Speaker 4: qu'on estime, par exemple, au départ du simulateur qui est
- 0:58Speaker 4: en ligne, qu'on pourrait tomber dans une des autres catégories
- 1:01Speaker 4: et pas dans celle à 1194, on rentre son dossier
- 1:06Speaker 4: et on attend la réponse. Je rappelle que le minerval,
- 1:09Speaker 4: quel qu'il soit, doit être payé avant le 1er février 2027. Donc,
- 1:13Speaker 4: ça veut dire
- 1:14Speaker 3: que
- 1:15Speaker 4: même ceux qui doivent payer 1194 euros, on leur demande
- 1:18Speaker 4: de payer 50 euros maintenant pour confirmer l'inscription. Les 1144
- 1:22Speaker 4: euros restants doivent être payés pour le 1er février
- 1:26Speaker 3: Donc sur le guichet unique, on y va. Exactement, on
- 1:29Speaker 3: y va. Alors les écoles sup et les unifs, elles
- 1:31Speaker 3: craignent une baisse d'inscription à cause de ce minerval revu
- 1:34Speaker 3: à la hausse. Si le prix décourage les jeunes d'étudier,
- 1:38Speaker 3: vous êtes prêts à revoir cette réforme ou pas? Vous
- 1:40Speaker 3: attendez les
- 1:41Speaker 4: chiffres? Ce qui est sûr et certain, c'est qu'on monite
- 1:43Speaker 4: de très très près la situation. Donc Depuis le 1er juillet,
- 1:46Speaker 4: toutes les semaines, nous recevons les chiffres du fameux guichet unique.
- 1:49Speaker 4: On connaît le nombre de dossiers qui sont rentrés. La
- 1:51Speaker 4: semaine passée, on était autour de 25 000 dossiers. Ce
- 1:53Speaker 4: qui est beaucoup. C'est plus ou moins la même chose
- 1:55Speaker 4: que l'année passée. Donc, c'est pour ça que j'incite vraiment
- 1:57Speaker 4: les jeunes à y aller. Je ne voudrais pas que
- 2:00Speaker 4: tout le monde pense que le Minerval est à 1194
- 2:02Speaker 4: euros pour tout le monde et
- 2:04Speaker 3: que des jeunes se découragent. C'est ce que l'opposition dit.
- 2:06Speaker 4: C'est un peu ça qui m'inquiète, effectivement. C'est qu'on ait
- 2:08Speaker 4: du coup ce qu'on appelle un« non-recours au droit». de
- 2:10Speaker 4: jeunes étudiants qui se sentiraient démotivés ou démoralisés, pensant que
- 2:14Speaker 4: tout le monde paye 1194 euros. Ce n'est pas le cas,
- 2:16Speaker 4: c'est pour ça que j'appelle vraiment à ce que tout
- 2:18Speaker 4: le monde aille rentrer un dossier quand on a un
- 2:20Speaker 4: doute
- 2:21Speaker 3: Il y a combien de jeunes, pardon Elisabeth de Grise,
- 2:22Speaker 3: dans l'enseignement supérieur francophone aujourd'hui? 200 000 plus ou moins.
- 2:25Speaker 3: 200 000, l'objectif d'un Minerval rehaussé, c'est d'avoir moins de
- 2:29Speaker 3: jeunes dans l'enseignement universitaire et supérieur? Non, pas du
- 2:32Speaker 4: tout, absolument pas. Nous avons déjà un enseignement supérieur très ouvert,
- 2:36Speaker 4: puisqu'il y a très peu de limitations à l'accès. Il
- 2:39Speaker 4: y a un concours en médecine et en dentisterie. En
- 2:42Speaker 4: médecine vétérinaire, prochainement, ce sera aussi un concours à l'entrée.
- 2:46Speaker 4: Il y a certains examens dans les écoles supérieures des
- 2:48Speaker 4: arts auxquels vous faisiez référence tout à l'heure. Il y
- 2:50Speaker 4: a en ingénieur. Mais on a un enseignement?
- 2:54Speaker 2: Très, très ouvert
- 2:55Speaker 4: Et notre
- 2:56Speaker 3: volonté, c'est
- 2:57Speaker 4: évidemment de garder cet enseignement très ouvert. Le minerval progressif
- 3:01Speaker 4: que nous avons mis en place n'a pas comme objectif
- 3:04Speaker 4: de limiter le nombre d'étudiants
- 3:05Speaker 3: Justement, ce minerval progressif, cet effort financier, est-ce qu'il va
- 3:09Speaker 3: servir à améliorer la qualité des études ou à combler
- 3:13Speaker 3: le déficit de la Fédération Alenier-Bruxelles? Alors
- 3:15Speaker 4: dans un premier temps, et nous ne nous en sommes
- 3:17Speaker 4: jamais cachés, c'est effectivement un
- 3:18Speaker 3: choix budgétaire
- 3:19Speaker 4: Depuis 2011, et le gel de l'indexation du minerval, la
- 3:23Speaker 4: fédération compensait en donnant chaque année une enveloppe, entre autres
- 3:27Speaker 4: aux universités, pour compenser cette non-augmentation
- 3:30Speaker 2: du minerval
- 3:30Speaker 4: Et donc ça, c'est effectivement une mesure d'économie, puisque nous
- 3:33Speaker 4: ne devrons plus compenser. Mais, si cette mesure dégageait des
- 3:38Speaker 4: moyens complémentaires, évidemment, nous les utiliserions pour renforcer l'enseignement supérieur.
- 3:42Speaker 3: Elisabeth de Gris, il y a quand même un point
- 3:43Speaker 3: sur lequel il faut se pencher, c'est les étudiants français
- 3:46Speaker 3: en Fédération Wallonie-Bruxelles. Vous estimez leur coût à 150 millions
- 3:50Speaker 3: d'euros par an. 20% des étudiants sont français en fait,
- 3:53Speaker 3: sont de nationalité française. Il y a certaines écoles supérieures
- 3:56Speaker 3: où il y a 75% d'étudiants français. C'est dingue ça
- 4:00Speaker 4: non
- 4:00Speaker 3: Oui, tout à fait.
- 4:01Speaker 4: Mais je viens de le dire, on a un enseignement
- 4:03Speaker 4: extrêmement ouvert et donc aussi très attractif, par exemple, pour
- 4:06Speaker 4: les étudiants français. puisqu'on sait qu'en France, il y a
- 4:08Speaker 4: Parcoursup qui, parfois, complique la vie des étudiants. Et donc,
- 4:11Speaker 4: nous avons
- 4:12Speaker 3: beaucoup d'étudiants français. C'est compliqué
- 4:13Speaker 4: là-bas
- 4:14Speaker 3: donc ils viennent ici. Tout à fait,
- 4:15Speaker 4: c'est une réalité. Et ils sont évidemment les bienvenus. Soyons clairs,
- 4:19Speaker 4: l'internationalisation de notre enseignement, c'est important, en ce compris avec
- 4:22Speaker 4: nos collègues européens. Mais c'est un coût important pour la
- 4:25Speaker 4: Fédération de l'Union Bruxelles. Nous avons déjà, quand la présidence
- 4:29Speaker 4: de l'Union Européenne était au mandat
- 4:30Speaker 3: de Belgique, demandé
- 4:31Speaker 4: une analyse au niveau européen. Il faut mettre en place
- 4:33Speaker 4: un mécanisme de compensation
- 4:35Speaker 3: au niveau européen. On ne peut pas leur faire payer
- 4:38Speaker 3: plus cher aux Français? Ce n'est pas notre volonté
- 4:40Speaker 4: aujourd'hui, ce n'est pas comme ça qu'on travaille, mais mettre
- 4:43Speaker 4: la pression sur l'Europe pour avoir ce fonds de compensation
- 4:46Speaker 4: et réfléchir au droit à l'inscription en enseignement supérieur, le
- 4:49Speaker 4: fameux D. I. S., qui serait alors un mécanisme de sac à
- 4:52Speaker 4: dos qui serait donné aux résidents
- 4:53Speaker 2: en
- 4:53Speaker 4: fédération à l'ONI Bruxelles pour pouvoir payer leurs études ici
- 4:57Speaker 4: ou à l'étranger. Ce serait à terme une manière de
- 4:59Speaker 4: faire contribuer plus ceux qui ne sont
- 5:01Speaker 3: pas résidents
- 5:01Speaker 4: Si je vous comprends
- 5:02Speaker 3: bien, on donnerait de l'argent, une enveloppe aux Belges et
- 5:05Speaker 3: pas aux Français, c'est ça? Voilà, on dit résidents et
- 5:07Speaker 3: non résidents. Mais ce
- 5:09Speaker 4: sont
- 5:09Speaker 3: des termes un peu techniques mais qui
- 5:10Speaker 4: ont leur importance
- 5:11Speaker 3: Il y a peut-être urgence là-dessus. Sur le décret parcours,
- 5:13Speaker 3: qui est la modification, la réforme du décret paysage, pour
- 5:17Speaker 3: un étudiant qui rate sa première année, qu'est-ce qui va
- 5:19Speaker 3: changer concrètement? Parce que parfois on panique chez certains étudiants,
- 5:22Speaker 3: ils ne comprennent
- 5:22Speaker 4: pas. En fait ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui le
- 5:24Speaker 4: système il est compliqué et c'est pour ça que vous
- 5:26Speaker 4: venez de le dire, les étudiants
- 5:27Speaker 3: ne comprennent
- 5:27Speaker 4: pas, dès lors parfois ils paniquent. La première chose à
- 5:29Speaker 4: dire c'est quand on n'est pas sûr de sa situation,
- 5:31Speaker 4: qu'on ne comprend pas, on s'adresse au sein de sa
- 5:34Speaker 4: haute école, soit à son secrétariat des étudiants, soit à
- 5:36Speaker 4: son délégué ou au commissaire du gouvernement qui est là
- 5:39Speaker 4: aussi pour clarifier les règles. C'est vraiment important aujourd'hui. Demain,
- 5:43Speaker 4: notre volonté dans Parcours, c'est de mettre le focus encore
- 5:46Speaker 4: plus sur la réussite. Vous aurez vu que deux rectrices
- 5:48Speaker 4: de l'ULB et de l'UCLouvain ont dit dans la presse
- 5:50Speaker 4: qu'elles constataient des meilleurs résultats. Ça veut dire que quand
- 5:54Speaker 4: on resserre un petit peu le cadre et que le
- 5:56Speaker 4: cadre est plus clair, les étudiants adaptent leur stratégie. Ce
- 5:59Speaker 4: qu'on veut, nous, c'est mettre le focus sur la réussite,
- 6:01Speaker 3: c'est
- 6:01Speaker 4: les accompagner dès leur arrivée dans l'enseignement supérieur. s'assurer qu'ils
- 6:04Speaker 4: aient les bonnes compétences et les accompagner en cas d'échec
- 6:07Speaker 3: Une question quand même, Elisabeth de Gris, vous qui êtes
- 6:10Speaker 3: la grande patronne des étudiants, sur l'utilité des études. Est-ce
- 6:14Speaker 3: qu'il y a des études plus utiles que d'autres au
- 6:16Speaker 3: jour d'aujourd'hui? Je veux dire, sans cibler par exemple les philosophes,
- 6:18Speaker 3: mais est-ce qu'on a encore beaucoup besoin de philosophes aujourd'hui,
- 6:20Speaker 3: ou je ne sais pas, de sociologues, d'anthropologues? Vous conseilleriez
- 6:25Speaker 3: quoi à un jeune qui doit s'inscrire aujourd'hui en études
- 6:27Speaker 3: supérieures
- 6:29Speaker 4: Soit on sait vraiment le métier qu'on veut faire. On
- 6:31Speaker 4: a envie d'être médecin, on a envie d'être avocat, on
- 6:33Speaker 4: a envie d'être journaliste. On connaît vraiment le métier qui
- 6:37Speaker 4: nous anime, qui nous passionne. Alors on fait les études
- 6:39Speaker 2: qui forment à ce métier
- 6:40Speaker 4: On fonce. Soit on ne sait pas vraiment ce qu'on
- 6:43Speaker 4: peut faire. Et moi, je dis toujours, alors on fait
- 6:45Speaker 4: ce qu'on aime. Si on aime l'histoire, on fait l'histoire.
- 6:47Speaker 4: Si on aime le français, on fait les romanes. Si
- 6:49Speaker 4: on aime les sciences, on fait les sciences. Parce que
- 6:51Speaker 4: quand on fait quelque chose qu'on aime, on le fait
- 6:53Speaker 4: avec passion et on le réussit mieux. Et la troisième
- 6:55Speaker 4: chose que je voulais dire, c'est qu'aujourd'hui, nos diplômes, indépendamment
- 6:58Speaker 4: de former à des métiers spécifiques, ils forment aussi l'esprit.
- 7:02Speaker 4: Ce qu'un diplôme universitaire ou supérieur dit, c'est« ce jeune
- 7:06Speaker 4: est tout à fait capable de réfléchir». Les métiers évoluent.
- 7:10Speaker 4: On ne connaît pas tous les métiers qu'on aura dans
- 7:11Speaker 4: 10 ans. Par contre, on sait que ces jeunes, ils
- 7:12Speaker 4: auront un cerveau bien fait et c'est ça qui
- 7:14Speaker 3: est important. Mais est-ce que vous les encouragez, ces jeunes,
- 7:16Speaker 3: à aller vers l'enseignement universitaire et supérieur? Vous dites, d'autres métiers,
- 7:20Speaker 3: par exemple les métiers manuels, sont peut-être plus porteurs au
- 7:22Speaker 3: jour d'aujourd'hui. Mais de manière générale, ce
- 7:25Speaker 4: n'est pas une question d'aller dans l'enseignement supérieur ou pas,
- 7:27Speaker 4: c'est une question de se connaître. Ce qui est important,
- 7:28Speaker 4: c'est qu'on apprenne à nos jeunes à se connaître. Dans
- 7:30Speaker 4: l'enseignement secondaire, on doit accompagner nos jeunes pour mieux se connaître.
- 7:33Speaker 4: Quelles sont leurs faiblesses? Qu'est-ce qu'ils veulent faire plus tard?
- 7:36Speaker 4: Et en fonction de ça... on s'oriente dans la meilleure
- 7:39Speaker 4: voie possible pour que chacun ait un avenir qui lui
- 7:42Speaker 4: convient
- 7:42Speaker 3: Donc connais-toi toi-même. Merci d'être passé chez nous en cette
- 7:44Speaker 3: semaine de rentrée, Isabelle Declan. Merci
- 7:46Speaker 4: à vous.
- 7:46Speaker 2: Bon, alors je retiens ce matin que tout le monde
- 7:48Speaker 2: ne paye pas 1194 euros, donc c'est le minerval max.
- 7:51Speaker 2: Vous avez quand même reconnu un choix budgétaire. Et ce
- 7:54Speaker 2: minerval progressif n'a pas pour objectif de faire diminuer le
- 7:57Speaker 2: nombre d'étudiants. À propos des Français, ils ne payeront pas plus.
- 8:01Speaker 2: Et je retiens que Martin Buksan a un stress avec
- 8:02Speaker 2: les philosophes. J'adore les
- 8:05Speaker 3: philosophes
- 8:06Speaker 2: Je sais, c'est un clin d'œil, évidemment. Est-ce que vous
- 8:08Speaker 2: restez avec nous pour voter pour moi? C'est l'université du rire.
- 8:11Speaker 2: Et c'est gratuit, il n'y a pas de minerval.
- 8:13Speaker 4: J'ai une réunion à 8h, malheureusement, je dois vous laisser.
- 8:15Speaker 4: Enfin
- 8:15Speaker 2: pour la chose politique, vous délaissez voter pour moi. Je comprends,
- 8:19Speaker 2: ainsi va la vie du travail. Merci Elisabeth de Gris
- 8:21Speaker 2: d'être restée.
- 8:22Speaker 4: Merci à vous.