Latest / Parler comme les Français / L’ironie de l’histoire quand un roi fait preuve d’une grande sagesse
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- 0:00SPEAKER_00: Bonjour à tous, bonjour à tous mes fidèles auditeurs et mes fidèles auditrices.
- 0:08SPEAKER_00: Je fais cet épisode parce que vous pensez bien que je n'allais pas laisser passer la visite du roi sans dire un mot.
- 0:16SPEAKER_00: C'est trop important et l'ironie du moment est quand même extraordinaire.
- 0:21SPEAKER_00: Je ne pouvais pas ne pas la mentionner.
- 0:25SPEAKER_00: Nous fêtons cette année les 250 ans de l'indépendance.
- 0:31SPEAKER_00: L'indépendance par rapport au royaume uni.
- 0:38SPEAKER_00: Et le roi vient...
- 0:40SPEAKER_00: Depuis 1991, il n'y avait pas eu de visite royale depuis que la reine avait fait sa dernière visite aux États-Unis.
- 0:49SPEAKER_00: Donc, il vient pour célébrer les 250 ans, bien entendu, de relations.
- 0:57SPEAKER_00: Et surtout, je pense, et c'est là...
- 1:01SPEAKER_00: que l'ironie se situe le roi a fait un discours que tout le monde a apprécié il a eu droit à des applaudissements à surtout une standing ovation comme on dit ici pour tout ce qu'il a dit qui était d'une sagesse exceptionnelle d'une finesse remarquable comme on le sait pour les britanniques et pour le roi lui-même et bien entendu ça ne pouvait pas passer inaperçu.
- 1:35SPEAKER_00: Et je ne sais pas à quel point l'administration actuelle a bien compris la subtilité de ce discours.
- 1:42SPEAKER_00: Donc depuis 1991, il n'y avait pas eu de visite royale.
- 1:46SPEAKER_00: Et donc je trouve extraordinaire, ce moment est vraiment un moment historique.
- 1:53SPEAKER_00: Le roi vient célébrer les 250 ans d'indépendance et se permet de lancer un avertissement.
- 2:03SPEAKER_00: Vous ne trouvez pas ça ironique
- 0:00UNKNOWN: ?
- 2:05SPEAKER_00: Moi je trouve ça extraordinaire, exceptionnel.
- 2:09SPEAKER_00: Donc en fait l'idée c'était pour lui bien entendu, cette visite est officielle, c'est une visite qui est censée, donc en dehors de la célébration des 250 ans, mais c'est une visite aussi qui est censée consolider les liens.
- 2:25SPEAKER_00: et prôner la réconciliation.
- 2:28SPEAKER_00: Il y a eu des tensions quand même récemment, et notamment des tensions concernant la guerre contre l'Iran, la guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, où le Premier ministre Starmer n'avait pas vraiment donné l'impression qu'il était...
- 2:52SPEAKER_00: partie prenante dans le conflit.
- 2:54SPEAKER_00: Il a hésité plusieurs fois, puis il est revenu sur ce qu'il a dit.
- 2:59SPEAKER_00: Bref, donc les tensions demeurent, bien entendu, et donc cette visite est importante.
- 3:05SPEAKER_00: C'est une visite bien entendu protocolaire.
- 3:08SPEAKER_00: Le roi comme la reine Elisabeth avant se déplacent dans des pays qui font partie pour beaucoup du Commonwealth ou bien entendu aux États-Unis qui eux sont indépendants mais qui ont donc fait un parcours depuis avec toujours une relation spéciale.
- 3:30SPEAKER_00: avec le Royaume-Uni.
- 3:33SPEAKER_00: Donc évidemment, je vais parler de quelques points de son discours qui me paraissent importants, en dehors du fait que, comme je l'ai dit, c'est une situation qui est quand même assez ironique.
- 3:47SPEAKER_00: Il a d'abord parlé, bien entendu, des moments d'incertitude que nous traversons dans le monde, faisant allusion, bien entendu, aux guerres.
- 3:57SPEAKER_00: Il a aussi fait allusion à la violence politique, là aussi mentionnant la violence politique sans préciser ce qui s'est passé au dîner de la presse il y a quelques jours.
- 4:18SPEAKER_00: Il a aussi, bien entendu, ont remis sur la table les désaccords depuis 1776.
- 4:26SPEAKER_00: Et les désaccords, même sur fond d'une harmonie générale prétendue, ou en tout cas maintenue par tous les gouvernements, que ce soit au Royaume-Uni ou aux États-Unis, il y a quand même eu, bien entendu, des positions divergentes.
- 4:47SPEAKER_00: Ce que j'ai bien aimé, c'est cette remarque qu'il a faite sur« checks and balances».
- 4:56SPEAKER_00: Car en fait, ce qui fait la richesse des États-Unis, pour moi en tout cas, je voulais devenir américaine pour cette raison-là, c'est la séparation des pouvoirs et les comptes que le pouvoir exécutif doit rendre pour l'équilibre des pouvoirs.
- 5:15SPEAKER_00: Il est très menacé aujourd'hui, nous le savons.
- 5:18SPEAKER_00: Le pouvoir exécutif est prédominant.
- 5:21SPEAKER_00: Et on s'assoit sur la Constitution et il y a des démarches en justice qui n'en finissent pas, d'aboutir, qui, certaines, sont d'ailleurs interrompues, mises au placard.
- 5:34SPEAKER_00: On comprend bien que toutes les décisions prises par le pouvoir exécutif, donc par l'administration Trump, par Trump lui-même, sont faites de manière inconstitutionnel pour beaucoup.
- 5:49SPEAKER_00: Il a aussi bien entendu parlé du poids des mots et des actions des États-Unis aujourd'hui.
- 6:01SPEAKER_00: Les États-Unis ont encore une influence sur le monde, même si cette influence ou même si l'image du pays a bien changé parce que Les positions de l'administration actuelle ont fait que beaucoup de désaccords ont émergé.
- 6:23SPEAKER_00: L'Europe, les alliés depuis la guerre, depuis les guerres en tout cas, les alliances et l'accord transatlantique ont été bien égratignés par les positions du gouvernement de Trump.
- 6:43SPEAKER_00: Et les propos tenus également.
- 6:46SPEAKER_00: Donc ces alliés qui comptent pour beaucoup, et aussi l'OTAN, NATO, pour ceux qui n'ont pas fait immédiatement la traduction, et bien cette alliance transatlantique, il faut la maintenir.
- 7:06SPEAKER_00: Il a aussi mentionné l'importance et le rappel de l'intervention des Alliés le 1er après la guerre, lorsqu'il y a eu l'attaque terroriste du 11 septembre.
- 7:26SPEAKER_00: L'OTAN est intervenue pour soutenir les États-Unis.
- 7:32SPEAKER_00: très important à signaler, car il semble que l'administration ait la mémoire très courte et que l'on prenne les alliés européens surtout pour des parasites, des gens qui, des pays, des gouvernements qui profitent.
- 7:51SPEAKER_00: Sans rien donner.
- 7:53SPEAKER_00: Donc il a donné cet exemple-là qui me semble, bien entendu, très, très significatif quant à la relation des Alliés avec les États-Unis.
- 8:05SPEAKER_00: Il a aussi mentionné, bien entendu, la...
- 8:14SPEAKER_00: The British Navy, qui a été attaquée par Trump bien des fois.
- 8:21SPEAKER_00: Alors que lui, Charles, en tout cas, il a passé quelques années dans la marine britannique.
- 8:33SPEAKER_00: Et donc, il avait sans doute à cœur de défendre la marine, bien entendu.
- 8:40SPEAKER_00: Et il a été applaudi pour ça.
- 8:42SPEAKER_00: Et donc, tout ce discours et tous ces points qui ont été mentionnés Et donc ces avertissements, parce que ce sont des avertissements quand même, des rappels, eh bien ça fait l'écho de ces mouvements que nous avons eus dans le pays l'an dernier et encore cette année, le« No Kings Protest», parce que c'est tout à fait, là aussi, l'ironie est bien entendu au menu.
- 9:13SPEAKER_00: lorsque nous retrouvons dans le discours du roi actuel du Royaume-Uni des avertissements à un pouvoir exécutif qui a tendance à se prendre aussi pour une monarchie.
- 9:30SPEAKER_00: Donc il y a eu bien entendu une ovation pour cela aussi.
- 9:36SPEAKER_00: Et pour finir, et là je trouve ça exceptionnel aussi, il a même réussi à parler du changement climatique qui a été bien entendu ici passé sous silence, même écarté de la conversation politique et des mesures prises qui ont été complètement éradiquées.
- 9:59SPEAKER_00: L'Agence pour l'environnement a souffert terriblement.
- 10:03SPEAKER_00: On n'a plus la position que l'on devrait avoir pour sauver la planète par rapport aux autres pays, aux Européens par exemple.
- 10:11SPEAKER_00: Ici, c'est vraiment le dernier des soucis de ce gouvernement.
- 10:18SPEAKER_00: Et enfin, bien sûr, il a cité avec humour...
- 10:22SPEAKER_00: les points communs que nous avions.
- 10:25SPEAKER_00: En citant, je parle d'Oscar Wilde, lorsqu'il a dit avec beaucoup d'humour que les USA et le Royaume-Uni avaient beaucoup de choses en commun, sauf la langue.
- 10:38SPEAKER_00: C'est toujours une grosse plaisanterie entre les Britanniques et les Américains.
- 10:43SPEAKER_00: Et donc il y a bien entendu...
- 10:48SPEAKER_00: cette touche d'humour qui fait passer le reste, qui brise la glace.
- 10:53SPEAKER_00: Et il a aussi rajouté, bien entendu, que même si l'indépendance avait eu lieu il y a 250 ans, ce qui est peu par rapport à un pays comme le Royaume-Uni, qui a une histoire ancienne, bien entendu, eh bien, ils n'étaient pas là pour faire ou lancer un combat d'arrière-garde et venir redresser les choses.
- 11:17SPEAKER_00: C'était aussi de l'humour, bien entendu.
- 11:20SPEAKER_00: Donc, j'ai trouvé que tout cela était excellent.
- 11:27SPEAKER_00: et que ça traduisait, illustrait vraiment, d'une part, l'esprit britannique, parce qu'il faut le dire, il y a de l'humour, beaucoup d'humour dans ce discours, et il y a de l'humour, de toute façon, en général, chez les Britanniques, un humour, évidemment, quelquefois un peu« tongue-in-cheek», un humour un peu, quelquefois, corrosif aussi
- 0:00UNKNOWN: ?
- 11:54SPEAKER_00: mais un humour qui s'amuse des mots et qui est d'une subtilité exceptionnelle.
- 12:01SPEAKER_00: Donc j'ai trouvé que ce discours était extrêmement bienvenu.
- 12:07SPEAKER_00: Nous avons tellement besoin de cela, tellement.
- 12:10SPEAKER_00: Donnez-moi votre avis.