Latest / 7H40 Martin Buxant / David Clarinval (MR), Vice Président
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- 0:00Speaker 2: David Clarinval, bonjour. Bonjour. Et
- 0:02Speaker 3: vous êtes face à Buxan. L'invité BLRTL, face à Buxan. Oui,
- 0:09Speaker 3: vous rencontrez le Premier ministre Bardo Weaver ce matin. David
- 0:12Speaker 3: Clarinval pour discuter budget, évidemment. Et Bardo Weaver, il demandait
- 0:15Speaker 3: de la discrétion pour entamer les bilatérales sur le budget,
- 0:18Speaker 3: les réunions bilatérales. Or, votre président de parti, Georges Boucher,
- 0:21Speaker 3: vient de lancer un plan d'économie à 17 milliards d'euros.
- 0:24Speaker 3: Est-ce que vous le portez? ce plan d'économie à 17 milliards,
- 0:28Speaker 3: ou c'est juste votre président de parti
- 0:31Speaker 4: Écoutez, pour le maire, c'est très clair. On est au
- 0:34Speaker 4: pied du mur aujourd'hui. On voit que la situation budgétaire
- 0:37Speaker 4: est vraiment difficile. Il faut prendre les mesures nécessaires. On
- 0:42Speaker 4: doit être créatif, on doit être courageux, prendre des mesures équilibrées.
- 0:46Speaker 4: Et évidemment, comme l'a dit mon président... ce sont les
- 0:50Speaker 4: dépenses qui doivent être au cœur des discussions
- 0:53Speaker 4: On voit que les dépenses dérapent, on est passé de
- 0:58Speaker 4: 52 à 54% de dépenses du PIB en deux ans,
- 1:03Speaker 4: donc il y a un up important des dépenses, donc
- 1:05Speaker 4: on doit diminuer
- 1:06Speaker 3: les dépenses
- 1:07Speaker 4: On doit aussi augmenter et vraiment créer de la dynamique
- 1:11Speaker 4: de la croissance, on va aussi déposer un plan de
- 1:14Speaker 4: croissance
- 1:15Speaker 3: On va revenir là-dessus dans un instant, mais je reste
- 1:17Speaker 3: quand même un instant sur cette 17 milliards, puisque des
- 1:19Speaker 3: économies dans la santé, dans les mutuelles, la SNCB, remplacer
- 1:23Speaker 3: certains fonctionnaires par de l'intelligence artificielle, c'est dur de dur.
- 1:26Speaker 3: C'est du dogmatisme libéral, ça?
- 1:29Speaker 4: D'abord, rappelons que les 17 milliards, c'est pour l'État.
- 1:31Speaker 3: L'ensemble de l'État, oui. Ça
- 1:33Speaker 4: concerne aussi les régions. Pour ce qui concerne le fédéral,
- 1:36Speaker 4: on a une série de mesures en matière de dépenses
- 1:40Speaker 4: qui sont vraiment nécessaires à prendre. On sait aujourd'hui, par exemple,
- 1:42Speaker 4: qu'il y a près de 2 millions de personnes qui
- 1:44Speaker 4: ont une intervention majorée en
- 1:46Speaker 3: soins de santé. Le fameux
- 1:47Speaker 4: statut BIM. Le statut BIM. On sait qu'il y a
- 1:49Speaker 4: beaucoup d'abus dans ce système. Il y a moyen de
- 1:51Speaker 4: faire plusieurs centaines de millions d'économies rien que sur
- 1:53Speaker 3: cette mesure. Combien
- 1:54Speaker 4: d'économies au total au fédéral, au niveau fédéral? Alors écoutez,
- 1:58Speaker 4: nous notre schéma est assez clair. D'abord, il y a
- 2:03Speaker 4: près de 4 milliards d'euros Sur les 10 milliards qui
- 2:05Speaker 4: sont des décisions qui ont déjà été prises par le
- 2:08Speaker 4: passé et qui n'ont pas été encore mises en œuvre.
- 2:10Speaker 4: Donc on les applique. On demande à chaque ministre de
- 2:12Speaker 4: mettre en œuvre les décisions prises. Et ça, ce n'est
- 2:15Speaker 4: pas moins de 4 milliards d'euros qui seront trouvés.
- 2:17Speaker 3: Bon, il reste 6
- 2:18Speaker 4: milliards à trouver. Ensuite, on a 1,5 milliard qui seront
- 2:22Speaker 4: trouvés grâce à un plan de croissance. On a 80 mesures.
- 2:25Speaker 4: qui vont pouvoir doper la croissance, augmenter l'activité, créer de l'emploi.
- 2:31Speaker 4: Un bête exemple, quand j'ai réformé le travail de nuit,
- 2:36Speaker 4: on voit qu'il y a de nombreuses créations d'emplois. Le
- 2:38Speaker 4: travail de nuit, grâce à cela, Deleuze a annoncé hier
- 2:41Speaker 4: 130 millions d'investissements, 130 emplois supplémentaires.
- 2:44Speaker 3: Donc ça sont des investissements, c'est de la création d'emplois,
- 2:47Speaker 3: mais pour qu'on comprenne bien, David Clarinval, sur ces 10 milliards,
- 2:50Speaker 3: combien d'économies? À
- 2:52Speaker 4: la fin, il reste plus ou moins 4 milliards d'euros
- 2:54Speaker 4: d'économie
- 2:54Speaker 3: Allez chercher en économie. 4 milliards d'euros d'économie. Bardo Weaver
- 2:57Speaker 3: compare les finances belges au Titanic. Ce n'est pas moi
- 2:59Speaker 3: qui le dit, c'est lui. Vous pensez qu'il prépare les chèques?
- 3:02Speaker 3: Vous comparez la Belgique à la Grèce, vous,
- 3:03Speaker 4: plutôt. Moi, je dis qu'il faut vraiment prendre des décisions
- 3:08Speaker 4: courageuses maintenant. Pourquoi? Parce que sinon, on risque d'être dans
- 3:11Speaker 4: une situation comme la Grèce. Vous avez raison. C'est-à-dire quoi
- 3:13Speaker 3: La faillite? La
- 3:14Speaker 4: Grèce, on l'a vu il y a quelques années, ne
- 3:16Speaker 4: prenait pas les décisions nécessaires. Elle est arrivée dans une situation...
- 3:19Speaker 4: où les taux d'intérêt étaient tels que la Grèce ne
- 3:22Speaker 4: pouvait plus emprunter de l'argent sur les marchés financiers, et
- 3:25Speaker 4: a donc dû faire face à, on appelait ça la Troïka,
- 3:29Speaker 4: ça voulait dire le FMI, l'Europe, c'est-à-dire des instances internationales
- 3:33Speaker 4: qui prennent le pouvoir. et qui décident à la place
- 3:36Speaker 4: des Grecs. Et
- 3:36Speaker 3: donc, que s'est-il
- 3:38Speaker 4: passé? Ils ont diminué les dépenses de manière drastique, ils
- 3:42Speaker 4: ont diminué les salaires, ils ont coupé les
- 3:45Speaker 3: pensions, des
- 3:46Speaker 4: mesures ultra-radicales, et on ne veut pas
- 3:49Speaker 3: ça
- 3:49Speaker 4: Vous dites ça pour nous faire peur ce matin, ou
- 3:51Speaker 4: ça nous pend vraiment au nez, David Claraval
- 3:52Speaker 3: Je ne
- 3:53Speaker 4: dis pas ça pour faire peur, je dis simplement qu'on
- 3:55Speaker 4: voit déjà aujourd'hui que les taux d'intérêt sont en augmentation.
- 3:58Speaker 4: la différence entre le taux d'emprunt de la Belgique par
- 4:02Speaker 4: rapport à l'Allemagne augmente, on doit être attentif. Il n'est
- 4:05Speaker 4: pas
- 4:05Speaker 3: trop tard... Mais ils vous ont contacté? Le FMI, la
- 4:07Speaker 3: Commission européenne
- 4:08Speaker 3: ils
- 4:08Speaker 4: vous
- 4:09Speaker 3: disent, attention, sinon on vous met sous tutelle, vous autres
- 4:10Speaker 4: la Belgique? Il n'est pas trop tard. Le FMI, je
- 4:12Speaker 4: parle avec le FMI plusieurs
- 4:14Speaker 3: fois par an... Et il vous a dit? Il vous
- 4:15Speaker 3: a menacé? Il nous
- 4:16Speaker 4: a tiré notre attention sur le fait qu'il faut prendre
- 4:18Speaker 4: les mesures nécessaires. Et donc, il n'est pas trop tard,
- 4:21Speaker 4: mais il est temps, et c'est pour ça que nous
- 4:23Speaker 4: sommes au pied du mur et qu'on doit prendre nos
- 4:24Speaker 4: responsabilités
- 4:24Speaker 4: Alors,
- 4:24Speaker 3: je vous fais quand même une ainsi sur la sécurité
- 4:26Speaker 3: et le narcotrafic, puisque le Parti Socialiste parle de« inverse connection».
- 4:31Speaker 3: Ils accusent le port d'Anvers d'être la plaque tournante de
- 4:33Speaker 3: la drogue en Belgique, et ils pointent votre Premier ministre,
- 4:35Speaker 3: notre Premier ministre, Bardo Wever. Vous êtes d'accord avec ce
- 4:38Speaker 3: constat ou pas?
- 4:39Speaker 4: Écoutez, ce sont... Ce sont des attaques un peu frontales
- 4:43Speaker 4: et un peu démagogiques.
- 4:45Speaker 3: C'est
- 4:45Speaker 4: caricatural? Oui, ce sont des caricatures.
- 4:47Speaker 3: Mais c'est vrai ou c'est pas
- 4:48Speaker 4: vrai? Certains bourgmestres socialistes ont une lourde responsabilité. dans l'inertie
- 4:54Speaker 4: face à la lutte contre la
- 4:56Speaker 3: drogue. Donc ils devraient balayer devant chez eux avant d'accuser
- 4:59Speaker 4: envers? Ces bourgmestres devraient d'abord prendre leurs responsabilités avant d'attaquer
- 5:03Speaker 4: les autres. Moi je voudrais simplement dire, avec le ministre Quintin,
- 5:08Speaker 4: on met en place toute une série de mesures pour
- 5:10Speaker 4: lutter contre la drogue et Bernard notamment propose un plan
- 5:15Speaker 4: national de lutte contre la drogue où les bourgmestres et
- 5:18Speaker 4: le fédéral travaillent ensemble pour lutter contre la drogue et
- 5:22Speaker 4: ne jouent pas cette petite guéguerre à
- 5:24Speaker 3: vouloir faire porter la responsabilité sur l'eau. Ça veut dire
- 5:26Speaker 3: qu'Anvers fait le job, il y a des contrôles en
- 5:28Speaker 3: suffisance là-bas au port d'Anvers sur les containers notamment où
- 5:31Speaker 3: il y aurait de la
- 5:32Speaker 4: drogue? doivent prendre leurs responsabilités et travailler ensemble avec le
- 5:39Speaker 4: fédéral pour mettre tout en oeuvre pour lutter contre la drogue.
- 5:42Speaker 3: Alors je reviens sur le budget, votre président de parti
- 5:44Speaker 3: encore une fois Georges Louis Boucher nous dit qu'il n'y
- 5:46Speaker 3: aura pas une seule taxe supplémentaire dans ce budget, c'est tenable,
- 5:50Speaker 3: vous avez parlé d'économie juste là avant mais... Taxe? Non,
- 5:53Speaker 3: il n'y aura pas de taxe. Vous maintenez ça,
- 5:55Speaker 4: vous affirmez. En ce qui nous concerne, on estime que
- 5:56Speaker 4: la Belgique est déjà sur le podium dans tous les
- 5:59Speaker 4: critères de taxation. Nous sommes d'office parmi les trois pays
- 6:03Speaker 4: qui taxons le plus de l'OCDE. On a donc atteint
- 6:06Speaker 4: les limites de la taxation en Belgique. Nous ne nous
- 6:08Speaker 4: taxerons pas plus. C'est en effet
- 6:10Speaker 3: la ligne rouge du... La
- 6:12Speaker 4: ligne
- 6:12Speaker 3: rouge et la TVA, David Clarin, la fameuse
- 6:14Speaker 4: TVA
- 6:15Speaker 3: sur la consommation
- 6:16Speaker 3: Vous dites quoi
- 6:17Speaker 4: On l'a déjà bloquée par le passé, on la bloquera
- 6:19Speaker 4: encore cette fois-ci. Donc pour nous, c'est évidemment... L'attaque, toute
- 6:23Speaker 4: attaque au pouvoir d'achat
- 6:25Speaker 3: et à la compétitivité... Ça
- 6:26Speaker 4: peut ramener beaucoup au budget. Oui, mais c'est plus facile
- 6:28Speaker 4: de taxer que de faire des réformes. Nous, nous voulons
- 6:30Speaker 4: faire des réformes et pas taxer. Toute attaque contre la
- 6:32Speaker 4: compétitivité et le pouvoir d'achat seront combattues par les maires.
- 6:36Speaker 3: Qu'est-ce que vous répondez aux syndicats qui prévoient déjà une
- 6:39Speaker 3: manifestation le 9 octobre prochain et des grèves pour novembre?
- 6:42Speaker 4: Mais les grèves, les syndicats, depuis deux ans, font des
- 6:45Speaker 4: grèves politiques. Ça n'est pas un scoop, ce n'est pas nouveau.
- 6:48Speaker 4: Ils ont déjà tenté de bloquer le pays pendant deux ans.
- 6:51Speaker 4: Ils n'y sont pas arrivés. Les réformes ont été mises
- 6:54Speaker 4: en œuvre. Vous avez vu qu'on a réformé ce pays,
- 6:56Speaker 4: notamment en matière d'emploi. Et donc, j'espérais que, puisque les
- 7:00Speaker 4: réformes étaient maintenant décidées, votées, que les syndicats allaient devenir
- 7:04Speaker 4: un peu plus collaborants, un peu plus constructifs. C'est
- 7:08Speaker 2: politique. C'est
- 7:08Speaker 4: des
- 7:09Speaker 3: grèves politiques, David Carinval.
- 7:10Speaker 2: Bien sûr
- 7:10Speaker 4: que ce sont des grèves politiques. On leur tend la
- 7:12Speaker 4: main au gouvernement. Travaillons ensemble. J'ai d'ailleurs demandé aux syndicats
- 7:15Speaker 4: et aux patronats de travailler sur la loi 96 et
- 7:19Speaker 4: l'indexation des salaires pour la fin d'année. J'espère qu'ils vont
- 7:22Speaker 4: pouvoir travailler constructivement pour la fin d'année et pas faire
- 7:26Speaker 4: des grèves politiques comme ils l'annoncent déjà aujourd'hui
- 7:28Speaker 3: Si le Premier ministre Bardo-Weaver propose néanmoins des hausses de fiscalité,
- 7:33Speaker 3: des hausses de taxes, votre président de parti menace de
- 7:35Speaker 3: quitter la... La coalition, il l'a dit, il a dit
- 7:38Speaker 3: qu'on peut le faire sans l'OMR. Vous le suivez là-dessus?
- 7:41Speaker 3: Les libéraux quitteront le gouvernement si ça
- 7:43Speaker 4: se passe? On n'a pas dit qu'on allait quitter le gouvernement.
- 7:47Speaker 4: Il
- 7:47Speaker 3: a dit qu'on peut le faire sans l'OMR
- 7:49Speaker 4: On a simplement dit qu'il fallait trouver des solutions ensemble
- 7:52Speaker 4: et que ce n'était pas en mettant la pression sur
- 7:56Speaker 4: un parti qui, en effet, est sans doute le plus
- 7:58Speaker 4: sensible sur les taxes qu'on arrivera à trouver des solutions. Nous,
- 8:01Speaker 4: on veut vraiment, tous ensemble, trouver des solutions. C'est mon
- 8:03Speaker 4: message aujourd'hui. On est au pied du
- 8:05Speaker 3: mur. Soyons constructifs
- 8:06Speaker 4: Vous êtes plus conciliant que votre président de parti, quoi. Bon,
- 8:09Speaker 4: chaque président de parti et le vice-premier ministre ont des
- 8:11Speaker 4: rôles différents. Et donc, je pense que... Vous savez, ça
- 8:14Speaker 4: fait six ans que je travaille avec Georges Jouy depuis
- 8:15Speaker 4: six ans. C'est un bon duo. Je pense qu'on est
- 8:17Speaker 4: un bon duo et on travaille complémentairement. Mais en tout cas,
- 8:20Speaker 4: nous sommes tous les deux alignés dans la même direction. Merci,
- 8:23Speaker 4: David Klein-Raval, d'être passé dans notre studio ce mercredi matin.
- 8:25Speaker 2: Alors, je retiens à propos des 17 milliards d'économies que
- 8:27Speaker 2: vous suggérez. Un point d'attention sur ceux qui ont le
- 8:29Speaker 2: statut BIM. 2 milliards de personnes, avez-vous dit? On sait
- 8:32Speaker 2: qu'il y a des abus. Et puis cet enchaînement d'idées.
- 8:35Speaker 2: En Grèce, on a diminué les dépenses de manière drastique,
- 8:38Speaker 2: coupées dans les pensions. Je ne dis pas ça pour
- 8:40Speaker 2: faire peur. C'est que ce n'est
- 8:40Speaker 3: pas
- 8:41Speaker 2: 2 milliards de personnes. C'est 2 millions. Oui, 2 millions, pardon.
- 8:43Speaker 2: Ça fait beaucoup. Et c'est les 2 millions. 17 milliards d'économies,
- 8:47Speaker 2: 2 millions de personnes. Oui, je note à la volée.
- 8:50Speaker 2: Ce sera beaucoup plus précis d'en voter pour moi, parce
- 8:52Speaker 2: que pour se moquer, ils sont précis. Vous avez le
- 8:53Speaker 2: temps de rester pour l'ami Leborgne ou pas, M. Clarinval?
- 8:56Speaker 2: Avec plaisir, avec plaisir. Moi, à votre place, j'aurais dit non,
- 8:58Speaker 2: mais voilà, il a dit oui, il a dit oui.