Latest / Africa Fashion Tour / Dr Sanae El Ouali dévoile sa thèse sur l'entrepreneuriat créatif au Maroc
Transcript
- 0:00On voit que les créateurs,
- 0:02ils ont différentes définitions du succès.
- 0:07Donc,
- 0:07ce qui a émergé,
- 0:09je dirais,
- 0:09c'est trois principales dimensions ou définitions de succès.
- 0:15Il y en a qui se définissent à travers l'accomplissement personnel.
- 0:18Il y a des créateurs qui se définissent à travers la reconnaissance de leur marque.
- 0:23Et là,
- 0:24on retrouve,
- 0:24c'est chez les artistes créateurs.
- 0:29Et il y a aussi des entrepreneurs que moi j'ai rencontrés qui,
- 0:33par exemple,
- 0:33parlent beaucoup d'impact social.
- 0:36Et c'est la couche,
- 0:36justement,
- 0:37généralement,
- 0:38qu'on est,
- 0:38en fait.
- 0:40Voilà,
- 0:41ils sont portés par les dimensions sociales et environnementales.
- 0:47Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:49Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide.
- 0:57Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:59Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:04responsables et ambitieux.
- 1:06Au fil des interviews,
- 1:07je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà.
- 1:14Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour promouvoir un éventail de tissus,
- 1:20de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:25C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa,
- 1:30éthiques et performants.
- 1:31Je suis Ramata Dialo,
- 1:32je suis professeure de marketing dans les écoles de mode parisiennes,
- 1:36je suis également consultante en marketing et communication.
- 1:39J'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn.
- 1:43En 2017,
- 1:44j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 1:47je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:54Au-delà de la mode,
- 1:55je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain.
- 1:59Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- 2:08Aujourd'hui,
- 2:08je suis en compagnie de Sana
- 2:10Elouali. Sana est consultante experte en programme d'accompagnement dans le secteur privé et également experte en programme d'innovation pédagogique.
- 2:22Elle est basée au Maroc.
- 2:23Et je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de sa thèse de doctorat sur les facteurs de succès de l'entrepreneuriat créatif dans les secteurs de la mode et du design au Maroc.
- 2:33Bienvenue Sana,
- 2:34comment vas-tu ?
- 2:36Ça va très bien Ramata,
- 2:37merci et ravie d'être dans ton podcast aujourd'hui pour répondre à tes questions.
- 2:44Écoute,
- 2:44le plaisir est partagé.
- 2:46On a échangé un petit peu sur LinkedIn.
- 2:48Moi,
- 2:48tu m'as parlé de ton sujet de thèse et j'ai trouvé ça intéressant dans le cadre du podcast Africa Fashion Tour de pouvoir échanger en détail avec toi.
- 2:58Parce que du coup,
- 2:58ce n'est pas souvent que j'ai des profils comme ça de docteur qui ont travaillé pendant un temps long et certain et étudié le sujet de la mode.
- 3:11et du design de manière aussi précise.
- 3:14Donc,
- 3:14je trouvais ça intéressant de pouvoir avoir ton regard et ta perspective.
- 3:20Mais avant de rentrer dans le vif du sujet de ta thèse,
- 3:23on va commencer cette interview comme je le fais toujours.
- 3:26Je vais te demander de te présenter.
- 3:28Merci Ramata.
- 3:29Je m'appelle
- 3:30Sana Elouali.
- 3:33Je commence par mon parcours professionnel.
- 3:36J'ai 23 ans d'expérience dans différents milieux.
- 3:40J'ai évolué à l'intersection de la stratégie pour des grands groupes nationaux au Maroc et aussi dans le montage des programmes d'accompagnement pour le secteur privé,
- 3:51pour le secteur privé,
- 3:52donc pour le compte d'institutions internationales au Maroc et aussi des programmes d'accompagnement à l'entrepreneuriat,
- 4:01que ce soit à l'entrepreneuriat,
- 4:02que ce soit également à l'innovation.
- 4:05L'idée principale,
- 4:06c'était vraiment de créer un impact économique Merci.
- 4:09Et aussi sociale.
- 4:10Aussi sociale veut dire tout ce qui a trait à l'employabilité des jeunes et des femmes.
- 4:16Et aussi,
- 4:17j'ai évolué vers la fin,
- 4:19vers le milieu académique et le milieu d'éducation aujourd'hui.
- 4:23Donc en fait,
- 4:24pour moi,
- 4:25je pense que ce qui m'a toujours attirée,
- 4:27c'était créer de l'impact là où il y a de l'économique,
- 4:29là où il y a du social,
- 4:31là aussi de l'environnemental.
- 4:33Et aujourd'hui,
- 4:34là où il y a du culturel et du créatif.
- 4:37Donc,
- 4:37par rapport à ton expertise,
- 4:38en fait,
- 4:39ce qui va être intéressant,
- 4:40c'est qu'il y a une partie,
- 4:41en fait,
- 4:42qu'on pourrait appeler théorique liée au doctorat.
- 4:45Et puis,
- 4:45il y a aussi toute ton expertise,
- 4:47en fait,
- 4:48terrain avec les programmes d'accompagnement pour lesquels tu as pu travailler.
- 4:54Donc,
- 4:55moi,
- 4:56j'aimerais savoir,
- 4:56en fait,
- 4:57si tu as toujours eu un intérêt pour le milieu créatif,
- 5:00pour le milieu de la mode,
- 5:01pour le milieu du design.
- 5:03et c'est ce qui a fait que...
- 5:04ta thèse à porter sur ce sujet-là,
- 5:06est-ce que ça a toujours été le cas ou est-ce que c'est au fur et à mesure de ta carrière ou peut-être de tes réflexions que ton intérêt pour la mode et le design s'est révélé ?
- 5:17Oui,
- 5:17c'est une question intéressante parce que moi-même,
- 5:20je me suis posé la question pourquoi en fait l'entrepreneuriat dans ce secteur-là,
- 5:26dans le secteur des CCI ?
- 5:27Et ma réponse,
- 5:28je pense que c'était le croisement de pas mal de circonstances.
- 5:31Donc déjà,
- 5:32mon parcours professionnel,
- 5:33moi,
- 5:33je pense que j'ai été à une dimension importante par la suite.
- 5:37Autant au début de ma carrière,
- 5:39j'étais plutôt attirée ou de par mon background,
- 5:43plutôt portée sur des histoires économiques,
- 5:46sur l'impact économique.
- 5:48Autant par la suite,
- 5:49c'était d'autres,
- 5:50je dirais,
- 5:52univers où il y a justement un impact beaucoup plus important,
- 5:55ou le croisement,
- 5:55en fait,
- 5:57du programme qui rentrait aussi au social,
- 5:59environnemental,
- 6:00comme j'ai dit tout à l'heure.
- 6:00tout à l'heure,
- 6:02et le culturel.
- 6:02Donc,
- 6:02pour moi,
- 6:03c'était rajouter une couche de complexité.
- 6:06Parce que généralement,
- 6:07quand on parle de social,
- 6:08par exemple,
- 6:09l'anti-rendemental,
- 6:09généralement,
- 6:11c'est des sujets où on fait du social pour faire du social.
- 6:14Donc,
- 6:14ce n'est jamais pour créer,
- 6:16généralement,
- 6:18de l'impact économique.
- 6:19Et pourtant,
- 6:20aujourd'hui,
- 6:21ce qu'on voit,
- 6:22c'est qu'on est en Afrique.
- 6:23Et donc,
- 6:24aujourd'hui,
- 6:25l'employabilité,
- 6:26c'est un sujet.
- 6:27L'inclusion,
- 6:28aujourd'hui aussi,
- 6:29c'est un sujet.
- 6:30Et moi,
- 6:30ce qui me portait,
- 6:31c'était ça.
- 6:31C'était vraiment cet intérêt où il y a de la complexité,
- 6:35mais il y a aussi de l'innovation.
- 6:36Comment faire pour que des programmes qui portent différentes casquettes soient aussi pérennisables ?
- 6:43Et comment créer un impact économique qui est périn pour des entrepreneurs qui sont dans d'autres secteurs qui peuvent ne pas paraître économiques au début,
- 6:53comme par exemple,
- 6:54parce que lorsqu'on compare par exemple des startups en tech versus des startups,
- 7:01ou des ventures,
- 7:02je dirais,
- 7:02ou des entreprises culturelles et créatives,
- 7:05c'est deux mondes différents.
- 7:07Donc,
- 7:07moi,
- 7:08c'était ces dimensions-là,
- 7:09en fait,
- 7:10d'inclusion.
- 7:12Et ça,
- 7:14c'est aussi un sujet personnel,
- 7:16tout simplement.
- 7:16C'est-à-dire,
- 7:18avant le COVID,
- 7:19plutôt,
- 7:19je me retrouvais dans des marchés de créateurs.
- 7:25Ma consommation,
- 7:25elle avait changé.
- 7:26Mes traintes aussi de consommation de...
- 7:29d'habiller,
- 7:29etc.,
- 7:30et de fashion.
- 7:31Donc,
- 7:31je me suis retrouvée en train de soutenir les créateurs marocains,
- 7:37et non marocains qui sont résidents au Maroc.
- 7:39Et c'est là où l'idée est venue,
- 7:41tout simplement,
- 7:42parce que je trouvais que c'était un monde qui était parallèle.
- 7:46Autant je connaissais le monde de l'entrepreneuriat et tous les programmes d'accompagnement qui existaient au Maroc pour des entrepreneurs qui sont dans la tech,
- 7:56qui sont dans des sujets,
- 7:58je dirais,
- 7:58beaucoup plus...
- 7:58plus trendy.
- 8:02Autant,
- 8:03ce monde-là,
- 8:03il avançait,
- 8:04mais il avançait d'une manière vraiment complètement à une différente vitesse,
- 8:11je dirais,
- 8:13que l'autre monde.
- 8:14Et je ne les voyais pas,
- 8:16en fait,
- 8:16représentés dans tous ces programmes-là,
- 8:18à part quelques programmes qui portaient une casquette d'impact,
- 8:22je dirais,
- 8:23plutôt sociale et environnementale.
- 8:25Alors qu'on sait que les créateurs Merci.
- 8:28C'est des créatifs.
- 8:28Ce n'est pas forcément,
- 8:30voilà.
- 8:31Oui,
- 8:32il y en a qui veulent faire du social,
- 8:33etc.
- 8:34Ou apporter cet impact,
- 8:35mais pas forcément tous.
- 8:36Donc,
- 8:37j'ai trouvé qu'il y avait un manque,
- 8:39tout simplement,
- 8:41de programmes,
- 8:41d'accompagnement qui représentaient cette population-là.
- 8:46J'ai trouvé qu'ils n'étaient pas inclus.
- 8:48Donc,
- 8:48pour moi,
- 8:48l'inclusion,
- 8:49c'est un mot important.
- 8:51Donc,
- 8:51je me suis dit,
- 8:51pourquoi pas porter leur voix.
- 8:55Et par ailleurs aussi,
- 8:57Avant le Covid,
- 9:01ma trajectoire de professionnelle a fait qu'à un moment donné,
- 9:04je me suis dit,
- 9:05je vais entreprendre moi-même.
- 9:08Simplement,
- 9:08après plusieurs années dans le salariat.
- 9:11Et une des premières idées,
- 9:12c'était pourquoi pas une start-up dans la fashion et dans tout ce qui est aussi sustainability.
- 9:18Ça,
- 9:18c'est aussi un volet qui est pour moi très important.
- 9:24Et donc,
- 9:26voilà,
- 9:26ce qui était venu plutôt au bout.
- 9:28J'ai effectivement participé à des programmes d'accompagnement à l'époque.
- 9:31J'étais sur la liste et seulement avec le Covid.
- 9:35Donc,
- 9:35cette liste-là,
- 9:37j'ai été retenue,
- 9:38mais ça m'a été communiqué bien après.
- 9:40Et donc,
- 9:41tout simplement,
- 9:42j'avais entre-temps aussi fondé ma boîte de conseils et dans ce que je sais faire,
- 9:49c'est l'élémentage de...
- 9:49le programme,
- 9:50l'accompagnement des institutions internationales au Maroc pour créer des programmes à impact économique,
- 9:56encore une fois,
- 9:58et aussi d'employabilité des jeunes et de femmes.
- 10:01Et des années après,
- 10:04quand je me suis retrouvée dans le monde de l'éducation et j'avais envie de faire un doctorat,
- 10:11et dans le cadre aussi de la transmission,
- 10:13etc.
- 10:14Donc je me suis dit,
- 10:15ah ben tiens,
- 10:15pourquoi pas,
- 10:16pourquoi pas.
- 10:17C'est un secteur que je ne connais pas.
- 10:19sur le plan économique,
- 10:20très bien,
- 10:21mais c'est un secteur que j'ai envie d'explorer.
- 10:26Et donc,
- 10:26c'est comme ça que l'intérêt pour la fashion et le design est venu à travers toutes mes rencontres.
- 10:32Et d'ailleurs,
- 10:32c'est là-bas où j'ai commencé mes premiers entretiens.
- 10:34C'était dans les marchés de créateurs où je rencontrais des femmes,
- 10:39souvent,
- 10:41et aussi quelques hommes.
- 10:43Et l'idée est venue et elle a émergé de là.
- 10:48C'est vraiment du coup cette notion,
- 10:50ce que je retiens,
- 10:51cette notion d'inclusivité en fait,
- 10:53qui t'a poussé dans cette direction-là.
- 10:56On comprend que dans l'univers dans lequel des votés voulaient des programmes d'accompagnement,
- 11:01effectivement on parle souvent d'agro-business,
- 11:04de fintech,
- 11:07d'intelligence artificielle.
- 11:08Et c'est vrai que tout ce qui est lié à la mode,
- 11:10moi je peux le constater aussi,
- 11:12aux industries culturelles et créatives,
- 11:14ce n'est pas forcément...
- 11:16pris au sérieux,
- 11:17ou en tout cas,
- 11:18ça n'accède pas aux mêmes opportunités en termes d'accompagnement.
- 11:22Donc,
- 11:23je comprends tout à fait cette position-là.
- 11:27Donc,
- 11:28toi,
- 11:28au niveau des programmes d'accompagnement,
- 11:30tu es basé au Maroc.
- 11:32Est-ce que tu peux nous parler un peu plus du type de programme sur lequel tu as travaillé ?
- 11:36Est-ce qu'il s'agit d'un incubateur ?
- 11:39Est-ce que tu peux nous décrire un petit peu quelles étaient concrètement tes missions,
- 11:43tes fonctions ?
- 11:44en tant que consultant expert au niveau de ce secteur programme d'accompagnement ?
- 11:50Alors moi,
- 11:50j'ai piloté plusieurs types de programmes.
- 11:55Des programmes purement impact économique et compétitivité du secteur privé.
- 12:02Donc c'est principalement des programmes qui bénéficient au secteur privé.
- 12:06Donc il y a le secteur privé,
- 12:08c'est 80%
- 12:09des tissus marocains.
- 12:10Donc c'est des PME,
- 12:11PMI.
- 12:12qui existent aujourd'hui au Maroc,
- 12:15et sur plusieurs écosystèmes,
- 12:17sur les principaux écosystèmes à l'époque industrielle.
- 12:27Donc,
- 12:29voilà.
- 12:29Donc,
- 12:30c'était des écosystèmes,
- 12:31par exemple,
- 12:32d'industrie,
- 12:33de l'aéronautique,
- 12:34de l'automobile,
- 12:35du textile,
- 12:37où il y avait des volets d'assistance technique.
- 12:40Donc,
- 12:40comment ces entreprises-là ont pu...
- 12:42peut les accompagner pour qu'ils soient plus compétitifs.
- 12:46Et aussi,
- 12:47il y avait un volet de financement direct pour ce type d'entreprise,
- 12:55financement direct avec les standards de banques internationales,
- 13:00etc.,
- 13:00de développement et aussi à travers des mécanismes de subvention qui sont véhiculés à travers ces institutions,
- 13:09à travers des subventions de l'Union européenne.
- 13:11Alors,
- 13:12d'autres types aussi de programmes,
- 13:15c'est là où il y a un peu,
- 13:16pour moi,
- 13:19c'est le volet un peu ce qui m'a toujours,
- 13:20je pense,
- 13:21attiré le plus.
- 13:22C'était l'impact,
- 13:24comme j'ai dit,
- 13:25aussi social,
- 13:26environnemental et autre,
- 13:27je dirais,
- 13:28qu'économique,
- 13:30mais qui doit être justifié aussi économiquement.
- 13:35Je veux dire par là,
- 13:36par exemple,
- 13:36des programmes d'accompagnement où j'avais le...
- 13:41J'avais la possibilité en fait aussi de co-créer des programmes nationaux.
- 13:49Ça veut dire qu'on avait la main,
- 13:51en fonction du contexte qu'on a,
- 13:53donc en l'occurrence le contexte marocain,
- 13:56en fonction du tissu économique et social,
- 13:59on avait la main pour adapter en fait le scope des programmes,
- 14:04de ces programmes-là.
- 14:05C'est des programmes qui ont touché à l'employabilité des femmes et des hommes dans des secteurs par exemple.
- 14:10où les femmes ne sont pas assez représentées ?
- 14:13Prenons par exemple,
- 14:14donc c'est des secteurs,
- 14:15par exemple,
- 14:16même de la tech,
- 14:17de la ICT,
- 14:18tout ce qui est technologie.
- 14:20C'est des secteurs,
- 14:20les secteurs,
- 14:21les nouveaux secteurs,
- 14:22tout ce qui est digital,
- 14:23tout ce qui est aussi green.
- 14:25Donc,
- 14:26comment impacter,
- 14:27en fait,
- 14:29des secteurs où la femme n'est pas assez représentée.
- 14:32Donc,
- 14:32c'est des missions,
- 14:34je dirais,
- 14:34c'est de l'accompagnement,
- 14:35c'est des types de programmes où on avait un volet,
- 14:39et c'est ce qui me plaît aussi,
- 14:40c'est l'innovation en fait.
- 14:42On avait une possibilité de monter des consortiums qui ne sont pas seulement portés par le secteur privé.
- 14:48Le secteur privé est toujours là parce que c'est le principal employeur aujourd'hui des jeunes.
- 14:57qu'on a au Maroc,
- 14:58et c'est 80%
- 14:59quand même.
- 15:00Donc,
- 15:00c'était toujours des programmes qui étaient représentés et portés par le secteur privé,
- 15:05par les PME,
- 15:06mais où il y avait aussi une possibilité d'innover.
- 15:10Ça veut dire monter,
- 15:10par exemple,
- 15:11des consortiums avec des associations locales qui vont employer,
- 15:17par exemple,
- 15:19pour renforcer les capacités des jeunes qui n'ont pas les mêmes...
- 15:24je dirais,
- 15:25qui n'ont pas évolué dans les mêmes conditions,
- 15:27qui n'ont pas accès à l'emploi,
- 15:30qui sont plus employables,
- 15:31entre guillemets,
- 15:32ça veut dire qu'ils ont encore besoin,
- 15:35encore besoin de renforcer leur capacité dans un certain nombre de choses pour qu'ils soient insérés par la suite et d'une manière rapide dans le tissu économique.
- 15:49De la même manière,
- 15:50donc,
- 15:51la femme aujourd'hui,
- 15:53Donc,
- 15:53quels sont les mécanismes aujourd'hui aussi pour impacter les secteurs où il n'y a pas aujourd'hui assez de femmes pour qu'elles soient employées,
- 16:02pour qu'elles soient mieux représentées dans certains secteurs.
- 16:06Donc,
- 16:06généralement,
- 16:07moi,
- 16:07c'est des programmes que j'ai beaucoup aimé piloter au niveau national et aussi co-construire avec les différents stakeholders,
- 16:17que ce soit dans le milieu aussi de l'éducation,
- 16:20que ce soit dans le milieu du secteur privé.
- 16:22et aussi que ce soit dans le milieu des ONG,
- 16:26etc.,
- 16:26de la société civile.
- 16:28Un autre volet qui m'a toujours intéressée,
- 16:32c'est la territorialité.
- 16:33Ça veut dire qu'aujourd'hui,
- 16:34on ne veut pas parler d'inclusion sans toucher le territoire.
- 16:37Parce qu'aujourd'hui,
- 16:39c'est clair que c'est les grandes métropoles,
- 16:43aujourd'hui marocaines,
- 16:44qui absorbent la majorité de l'emploi au Maroc.
- 16:48Mais si on veut réellement créer de l'impact,
- 16:51Il faut le créer aussi dans les régions marocaines où il y a des sujets sociaux,
- 16:57où il y a un gap à combler,
- 17:01où il faut renforcer et le secteur privé et le workforce et aussi la main-d'œuvre,
- 17:08etc.
- 17:09Et où il faut créer de l'emploi et de l'employabilité pour les jeunes et les femmes.
- 17:16Voilà,
- 17:16donc c'est des exemples.
- 17:19sans citer de nom,
- 17:20d'institutions internationales.
- 17:22C'est des programmes que j'ai accompagnés au Maroc.
- 17:25Il y a des programmes aussi que j'ai pilotés quand j'étais dans d'autres institutions de développement en Tunisie aussi,
- 17:32qui portent sur les mêmes mécanismes.
- 17:36Et aussi,
- 17:38j'ai piloté également des programmes,
- 17:40mais plutôt côté évaluation.
- 17:41J'ai évolué et évalué aussi des programmes aussi qui portent
- 17:48sur l'employabilité des jeunes,
- 17:50des femmes et du secteur économique au Maroc et aussi des stratégies nationales.
- 17:56Mais ce qui me plaît le plus,
- 17:57la vérité,
- 17:58c'est plutôt le côté initiation.
- 18:01C'est plutôt le montage que l'évaluation.
- 18:03L'évaluation,
- 18:03c'est une autre casquette qui est très normée.
- 18:11Donc,
- 18:11ce qui me plaît le plus,
- 18:12je pense,
- 18:13c'est plutôt le côté initiation de programme,
- 18:15montage de programme.
- 18:17Et aussi,
- 18:18là,
- 18:18on a la marge de construire en fonction du contexte qu'on a en place et aussi d'innover.
- 18:27Donc,
- 18:28forte de cette expérience au niveau des programmes d'accompagnement,
- 18:31j'imagine que tu as eu l'occasion de rencontrer énormément d'entrepreneurs,
- 18:35de porteurs de projets qui étaient basés sur le continent et qui avaient des fortes ambitions.
- 18:44Quels sont les principaux challenges ?
- 18:47Quels sont les principaux défis que tu as pu rencontrer ?
- 18:51Donc,
- 18:51j'ai bien noté que ce que tu soulignes,
- 18:53c'est toi,
- 18:54c'est de se dire,
- 18:55tu as pu constater l'absence de femmes,
- 18:57tu as pu constater aussi,
- 18:58d'un point de vue territorial,
- 18:59de se dire que,
- 19:00attention,
- 19:01il ne faut pas tout sectoriser dans les grandes métropoles et puis négliger les alentours.
- 19:11Au niveau du profit de l'entrepreneur,
- 19:13qu'est-ce que tu as pu constater en termes de défis rencontrés sur lesquels il y avait vraiment un travail d'accompagnement à faire ?
- 19:21C'est une très bonne question.
- 19:23Généralement,
- 19:23il y a...
- 19:26Il y a un aspect,
- 19:27je pense,
- 19:27à ne pas négliger,
- 19:28ce qui justifie aujourd'hui la complémentarité que je fais avec l'éducation,
- 19:32avec le secteur et avec l'académique,
- 19:35parce que les deux vont ensemble,
- 19:38en fait.
- 19:38C'est un tout.
- 19:39Donc,
- 19:40il y a un volet,
- 19:41pour moi,
- 19:41qui est important,
- 19:43aujourd'hui,
- 19:43qui n'est pas négligeable,
- 19:45c'est les compétences.
- 19:46Quelles compétences et pour quel type de travail qu'on veut aujourd'hui ?
- 19:53Ça veut dire qu'aujourd'hui,
- 19:55La grande problématique qu'on a,
- 19:56en tout cas au Maroc,
- 19:58c'est qu'il n'y a pas un match entre les compétences pour lesquelles on forme et le workforce,
- 20:05c'est-à-dire vraiment le milieu de travail et la demande qui vient du secteur privé aujourd'hui ou bien de tous les secteurs en général.
- 20:15Donc c'est ce mismatch aujourd'hui qui est aujourd'hui une grande problématique.
- 20:22qui,
- 20:23pour moi,
- 20:23était essentielle dans toute cette trajectoire.
- 20:27Et donc,
- 20:27d'où,
- 20:28justement,
- 20:28l'importance de l'éducation et surtout des compétences.
- 20:32Quelles compétences pour quel secteur qu'on veut aujourd'hui ?
- 20:37Et aussi,
- 20:38quelles aspirations ?
- 20:39Ça veut dire qu'il ne faut pas regarder que les…
- 20:41Bien évidemment,
- 20:42aujourd'hui,
- 20:43on a en face une nouvelle génération.
- 20:46Donc,
- 20:46ce ne sont pas les mêmes générations,
- 20:48ce ne sont pas les mêmes aspirations.
- 20:50Donc,
- 20:51aujourd'hui,
- 20:51la vraie problématique,
- 20:53elle est entre ces trois axes-là.
- 20:54C'est quelle compétence,
- 20:56pour quel marché,
- 20:57et qu'est-ce que le jeune ou la femme,
- 20:59elle veut pour son avenir.
- 21:02Donc,
- 21:03pour moi,
- 21:03c'est un triangle aujourd'hui qui est important,
- 21:08auquel il faut vraiment s'attarder pour avoir les bonnes réponses.
- 21:12Et en fonction de cela,
- 21:13seulement,
- 21:14on peut co-construire ce qu'on veut,
- 21:18en fait.
- 21:19Ce qu'on veut,
- 21:19ça veut dire des programmes d'accompagnement pour un marché donné,
- 21:23pour un secteur donné.
- 21:25Parce que l'autre dimension,
- 21:26donc il y a la dimension pour répondre à ta question qui était pour moi apparente,
- 21:31c'était ça.
- 21:31C'était le mismatch de compétences et les besoins de marché.
- 21:36La deuxième,
- 21:37c'était aussi les programmes d'accompagnement.
- 21:40Ça veut dire aujourd'hui ou les programmes de l'éducation en général.
- 21:44Comment le secteur,
- 21:45il accompagne aujourd'hui.
- 21:47Ça veut dire aujourd'hui...
- 21:48Il faut répondre à un besoin.
- 21:50Et ce besoin-là,
- 21:51pour réellement l'identifier,
- 21:54il faut vraiment être à l'écoute pour savoir ce qu'on veut,
- 21:58qu'est-ce que le jeune,
- 21:59il veut,
- 21:59et qu'est-ce que le marché,
- 22:01il veut,
- 22:02et qu'est-ce que le secteur privé,
- 22:03il veut.
- 22:06Et seulement après,
- 22:07on peut,
- 22:08à ce moment-là,
- 22:08effectivement,
- 22:09designer des programmes,
- 22:11que ce soit des programmes académiques ou que ce soit des programmes aussi académiques.
- 22:16Il y a académiques,
- 22:16il y a...
- 22:18Voilà.
- 22:18des programmes initiaux,
- 22:19des programmes exclusifs et aussi des programmes d'insertion pour les différentes couches aujourd'hui qui ne sont pas représentées dans le marché où il y a des vraies problématiques d'emploi et d'employabilité.
- 22:34Donc on sent bien que toi tu as une approche extrêmement précise en fait des profils des entrepreneurs et puis des problématiques terrain qui peut y avoir en fait.
- 22:44Au Maroc,
- 22:45tu as aussi évoqué le fait que tu avais travaillé en Tunisie.
- 22:50Tu as travaillé pour le secteur privé,
- 22:51tu travailles également au niveau pédagogique pour l'université Mohamed VI.
- 23:00Toi,
- 23:01au niveau des institutions,
- 23:02est-ce que vous avez des secteurs de prédilection sur lesquels vous êtes attendu ?
- 23:09C'est-à-dire,
- 23:10quand tu travailles à un programme d'accompagnement,
- 23:12est-ce qu'il y a...
- 23:13Est-ce que vous êtes orientée par une dimension,
- 23:16je dirais peut-être soit politique,
- 23:17économique,
- 23:18de se dire,
- 23:18voilà,
- 23:19l'industrie du textile,
- 23:19on sait que ça peut rapporter un certain nombre d'emplois,
- 23:22donc on va financer des programmes qui vont aller vers cette industrie.
- 23:26Est-ce qu'il y a ce genre d'impulsion,
- 23:27en fait,
- 23:28que tu as pu avoir par rapport aux différentes missions sur lesquelles tu as travaillé ?
- 23:34Oui,
- 23:34bien évidemment.
- 23:35Ça veut dire que moi,
- 23:36je travaillais pour différents programmes,
- 23:38pour différents,
- 23:39je dirais aussi,
- 23:39bailleurs de fonds.
- 23:42où réellement,
- 23:43bien sûr,
- 23:44il y a le scope qui est général.
- 23:47Donc,
- 23:47ça veut dire que parfois,
- 23:52il n'y a pas vraiment de secteur qui est prédéfini.
- 23:58Donc,
- 23:58il y a des programmes que j'ai accompagnés,
- 24:02par exemple,
- 24:03où il n'y avait pas de secteur.
- 24:06On a identifié plutôt les secteurs.
- 24:09donc à travers des études,
- 24:10etc.,
- 24:11les secteurs qui sont les plus employeurs,
- 24:12par exemple.
- 24:13En fonction de ça,
- 24:14on a designé des programmes pour répondre justement aux besoins de ce secteur-là,
- 24:21que ce soit en compétence,
- 24:22que ce soit comment mieux servir ce secteur-là,
- 24:26qu'est-ce que ces employeurs,
- 24:27ces potentiels employeurs-là,
- 24:29ils veulent dans ce secteur-là,
- 24:34par exemple,
- 24:35ces secteurs-là bien définis.
- 24:36Donc,
- 24:37généralement au Maroc...
- 24:39C'était des secteurs,
- 24:40comme j'avais dit tout à l'heure,
- 24:41c'était des secteurs qui étaient connus pour leur fort potentiel d'employabilité.
- 24:47C'était par exemple l'automobile,
- 24:51c'était l'aéronautique,
- 24:52c'était le textile,
- 24:54c'était tous les écosystèmes qui ont été identifiés dans les stratégies nationales.
- 24:59Après,
- 25:00par la suite,
- 25:00je dirais qu'il y a aussi la dimension entrepreneuriale,
- 25:05il y a la dimension aussi entrepreneuriale,
- 25:08où il y a certains programmes qui veulent plus accompagner,
- 25:11par exemple,
- 25:13des startups,
- 25:15et accompagner des startups à différentes phases,
- 25:18des startups pour créer un impact.
- 25:21On veut,
- 25:21par exemple,
- 25:22des programmes qui portent sur des secteurs d'avenir.
- 25:27Comme j'ai dit tout à l'heure,
- 25:28le high city,
- 25:29par exemple,
- 25:30comme le secteur aussi vert.
- 25:33Voilà,
- 25:34et donc pour ça,
- 25:35c'est des secteurs qui sont aujourd'hui aussi à fort potentiel et dans lesquels il faut donc vraiment investir.
- 25:42Et il faut investir de différentes manières,
- 25:44et sur les compétences,
- 25:46et aussi pour servir les besoins,
- 25:49les différents besoins en investissement de certains secteurs,
- 25:53mais qu'il faut accompagner d'une manière innovante.
- 25:56Donc là,
- 25:56on n'est pas sur l'emploi de masse,
- 26:00mais on est vraiment sur de la capacité bédine pour des types de profils qui peuvent aujourd'hui être au Maroc et aussi avoir un pied ailleurs.
- 26:12et servir à partir du Maroc les besoins de marchés d'export,
- 26:17comme le marché de la Haïti en général,
- 26:20et aussi d'autres marchés qui ont un potentiel.
- 26:24au Maroc,
- 26:25le green,
- 26:26etc.
- 26:27C'est des secteurs qui ont vraiment un fort potentiel à l'emploi,
- 26:32mais qu'il faut accompagner d'une autre manière.
- 26:35On va en venir au sujet de ta thèse.
- 26:38Ce qu'on comprend,
- 26:38c'est qu'effectivement,
- 26:39toi,
- 26:39tu as eu l'opportunité,
- 26:41soit parce qu'il y avait une dimension politique d'aller vers certains secteurs,
- 26:47soit parce qu'à travers les programmes dans lesquels tu travaillais et les porteurs de projets eux-mêmes,
- 26:51tu étais orienté vers certains secteurs d'activité.
- 26:54Mais toi,
- 26:54à un moment donné,
- 26:55tu as identifié qu'il y a un secteur qui était peu présent.
- 26:57Donc,
- 26:58comme tu l'évoquais,
- 26:58les industries culturelles et créatives,
- 27:01et tu as souhaité te positionner dessus.
- 27:03Alors déjà,
- 27:04un projet de thèse,
- 27:05en général,
- 27:06c'est quelque chose qu'on réfléchit avant de se lancer,
- 27:09qu'on mûrit,
- 27:09qu'on réfléchit pendant plusieurs années.
- 27:11Donc toi,
- 27:12comment est-ce qu'elle a été plantée,
- 27:14cette graine de
- 27:15« j'ai envie de faire un doctorat »
- 27:16et comment est-ce qu'à partir de cette première réflexion qui est « j'ai envie de faire un doctorat » ,
- 27:21tu as eu envie d'aller vers ce sujet bien spécifique ?
- 27:25C'est une bonne question.
- 27:28L'envie,
- 27:29je pense,
- 27:30de faire un doctorat était toujours là.
- 27:33Quand je me rappelle mon master,
- 27:35je voulais directement enchaîner pour faire un doctorat.
- 27:39Seulement,
- 27:39à un moment donné,
- 27:40je me suis dit,
- 27:41autant s'arrêter,
- 27:43faire un arrêt un peu.
- 27:44C'est là où j'avais enchaîné dans plusieurs années dans le salariat.
- 27:49opportunité,
- 27:50l'occasion de travailler à mon compte,
- 27:51je me suis dit,
- 27:53moi qui aimais toujours avoir le temps de faire de la transmission,
- 27:57de transmettre,
- 27:59aujourd'hui je peux faire du conseil,
- 28:02je peux enseigner et vraiment,
- 28:04quand je construis ma vie comme je l'imagine,
- 28:07ce que j'ai envie de faire à un certain moment dans ma vie.
- 28:11Et c'est comme ça que l'aventure a commencé,
- 28:13c'était en
- 28:152021 en fait.
- 28:172021,
- 28:18quand j'ai créé ma boîte,
- 28:20c'était en plein Covid,
- 28:23j'avais démissionné,
- 28:24j'avais envie de faire autre chose.
- 28:26Et je me suis dit,
- 28:26pourquoi pas ?
- 28:28Et j'avais commencé à enseigner,
- 28:32avant même d'avoir mon doctorat,
- 28:34parce que j'ai aussi un background de 20 ans d'année.
- 28:41Et donc l'envie est venue de là.
- 28:42L'envie réellement est venue de là.
- 28:44je me suis dit,
- 28:45bon,
- 28:46le...
- 28:47Je me retrouve aussi dans le milieu académique qui est très cadré aussi,
- 28:52on ne l'oublie pas.
- 28:53Donc,
- 28:54je me suis dit,
- 28:55allez,
- 28:55je vais faire,
- 28:56pourquoi pas,
- 28:56un doctorat,
- 28:57une recherche,
- 28:59pour aussi,
- 29:00je dirais que ce soit pour le conseil qui peut me servir en général.
- 29:03Et généralement,
- 29:03je le fais,
- 29:04je l'ai fait,
- 29:04la vérité pour moi.
- 29:05J'ai fait parce qu'à un moment donné,
- 29:07j'avais envie de consolider un peu mon expérience à travers de la recherche,
- 29:13tout simplement.
- 29:15Et je me suis dit,
- 29:16pourquoi pas,
- 29:17pourquoi pas un secteur où je me suis donné le challenge de le découvrir,
- 29:22mais je ne voulais pas m'ennuyer en fait,
- 29:24c'est ça le truc.
- 29:26C'est que moi,
- 29:28je suis quelqu'un qui,
- 29:29ça veut dire que j'aurais pu par exemple choisir un sujet dans le programme,
- 29:34tout simplement dans le design des programmes par exemple,
- 29:37ou le programme management.
- 29:40Mais je me suis dit,
- 29:42je risque de m'ennuyer.
- 29:43Je risque de m'ennuyer.
- 29:45Et là,
- 29:45je découvre,
- 29:46je me dis,
- 29:47c'est un secteur qui m'a toujours passionnée.
- 29:49Moi,
- 29:49c'est vrai que j'ai une fibre un peu artistique aussi.
- 29:53Et j'adore,
- 29:54depuis que j'étais jeune,
- 29:55j'ai toujours adoré être présente dans des événements culturels,
- 29:59dans des vernissages,
- 30:00dans mes sorties.
- 30:01C'était toujours des sorties culturelles.
- 30:03À peu près tout le temps.
- 30:05J'avais des amis aussi qui étaient artistes.
- 30:08Je me considère entre guillemets quelqu'un un peu de créatif,
- 30:12mais sans prétention.
- 30:15Je consomme,
- 30:16je pense que je suis aussi une grande consommatrice d'art en général,
- 30:22toutes ses formes.
- 30:27Par exemple,
- 30:28je me rappelle quand j'avais vécu un peu aux Etats-Unis,
- 30:32je faisais mon
- 30:33MBA à l'époque,
- 30:35je me suis retrouvée dans des cours de soir de photo.
- 30:38Je me rappelle,
- 30:38c'était une très grande école de design à l'époque.
- 30:41Ça s'appelait,
- 30:42ça s'appelle,
- 30:43elle est toujours là,
- 30:44RISD Cardboard Shop Design.
- 30:46Et voilà,
- 30:47ça m'a interpellée.
- 30:48Je me suis dit,
- 30:48ben allez,
- 30:49je vais faire des cours de soir.
- 30:51Donc voilà,
- 30:52je suis toujours attirée par des ateliers artistiques,
- 30:56etc.
- 30:56Donc il y a ça qui était présent en moi.
- 31:00J'avais fait autre chose dans ma carrière.
- 31:02Mais voilà,
- 31:03j'ai à un moment donné,
- 31:04je pense quand on s'écoute ainsi,
- 31:08Voilà,
- 31:09je voulais en fait donner de l'espace à ce besoin-là que je n'avais pas assez nourri peut-être,
- 31:17mais je voulais le voir autrement à travers peut-être un regard que je maîtrise le plus,
- 31:23qui est le regard économique.
- 31:25Et d'où le sujet un peu de ma recherche qui a porté sur comment quelque part pérenniser ce genre d'entreprise,
- 31:34des entreprises créatives.
- 31:36reposent sur l'entrepreneur et que reposent créatifs et que reposent sur un créatif à la fin.
- 31:45Est-ce qu'on peut,
- 31:46voilà,
- 31:47comment ces entreprises-là qui sont généralement,
- 31:51c'est des solo-entrepreneurs,
- 31:54pour je dire entreprise,
- 31:56donc là,
- 31:57il faut prendre ça en guillemets,
- 31:59donc comment ils réussissent,
- 32:02quels sont les facteurs de leur réussite,
- 32:05de leur réussite,
- 32:06Et comment pérenniser le réussite ?
- 32:09Une fois que tu as posé cette problématique,
- 32:12quelle est la méthodologie que tu as mise en place ?
- 32:15Comment tu as procédé pour pouvoir répondre à la question quels sont les facteurs de succès des entrepreneurs créatifs ?
- 32:21Au Maroc,
- 32:22l'idée,
- 32:22c'est que tu t'es intéressée au secteur de la mode et du design.
- 32:25Comment est-ce que tu as établi ta méthodologie ?
- 32:29Ma méthodologie,
- 32:31c'est une méthodologie qu'on appelle du qualitatif.
- 32:36Donc,
- 32:36c'était fait à travers un ensemble d'entretiens que j'avais fait avec les entrepreneurs,
- 32:42donc avec les créateurs en mode et design.
- 32:46Et j'ai essayé de prendre un échantillon qui était un peu représentatif.
- 32:49D'ailleurs,
- 32:51il y a des créateurs hommes aussi qui sont présents,
- 32:53parce que c'est un secteur quand même qui est connu par employés plus de
- 32:5730% de femmes aujourd'hui.
- 33:02Donc,
- 33:03il faut
- 33:03Bon,
- 33:04voilà,
- 33:04des créateurs qui sont de différentes origines,
- 33:06mais qui sont présents et présentes au Maroc.
- 33:12Donc,
- 33:12c'était des entretiens qualitatifs,
- 33:15sous mes directives,
- 33:16et aussi,
- 33:16c'était des entretiens avec les experts qui accompagnent aujourd'hui.
- 33:21Ça veut dire qu'aujourd'hui,
- 33:23parce que,
- 33:24comme j'avais dit tout à l'heure,
- 33:25en fait,
- 33:26ce qui m'intéressait moins,
- 33:27la réalité,
- 33:28et c'est pour ça que je vais en revenir,
- 33:30en fait.
- 33:31Moi,
- 33:32c'est l'impact,
- 33:32en fait.
- 33:32Moi,
- 33:33je n'ai pas fait cette recherche pour qu'elle reste dans le placard.
- 33:35Ce n'est pas une recherche,
- 33:36c'est une recherche clairement académique,
- 33:38mais aussi à fort impact.
- 33:42C'est-à-dire,
- 33:42l'idée,
- 33:43c'était vraiment de voir aujourd'hui comment aussi ils sont accompagnés,
- 33:48comment on les accompagne,
- 33:49donc quel type d'incubateur,
- 33:51à travers quel type de parcours,
- 33:53qu'est-ce qu'on leur offre,
- 33:55mais qu'est-ce qui n'existe pas aujourd'hui.
- 33:58Alors.
- 33:59Une autre dimension à laquelle on s'est intéressé aussi,
- 34:03c'était aussi le profil de ces entrepreneurs.
- 34:07Et moi,
- 34:08c'est une question qui m'a porté parce que je me dis que ces personnes-là,
- 34:11c'est des créatifs.
- 34:12Comment peut-on les mettre dans des programmes d'accompagnement où il y a,
- 34:17par exemple,
- 34:18des gens qui ont fait des backgrounds d'ingénierie ou des backgrounds purement structurés ?
- 34:26Comment on peut mélanger ces demandes ?
- 34:28C'est dépe...
- 34:28des personnes réellement qu'il faut accompagner déjà de par leur profil et de par aussi ce qu'ils ont envie de créer.
- 34:39et de par aussi les besoins et les particularités de ce secteur-là.
- 34:47Donc,
- 34:48j'ai essayé de faire ce qu'on appelle aussi une triangulation.
- 34:51Donc,
- 34:51à la fois,
- 34:52on avait les experts,
- 34:53on avait les créateurs.
- 34:55Et il y a une dimension tout à l'heure,
- 34:57d'ailleurs,
- 34:57que tu as soulevée.
- 34:59Quand tu parlais,
- 34:59quand on parlait de compétences tout à l'heure,
- 35:01il y a aussi une dimension,
- 35:03comme j'ai dit,
- 35:03de profil.
- 35:04Ça veut dire qu'il y a une compétence aussi.
- 35:06qui est une compétence sous-jacente du profil,
- 35:10qui est le mindset entrepreneur.
- 35:11Quel est le mindset entrepreneurial de ces personnes-là ?
- 35:17Voilà,
- 35:17qui sont des créateurs.
- 35:20Donc,
- 35:20j'ai fait passer également des tests psychométriques pour voir qu'est-ce qu'ils ont.
- 35:26Parce que moi,
- 35:26j'aime bien la vérité.
- 35:27Autant j'ai fait du Cali,
- 35:29autant je suis quelqu'un qui aime bien la mesure.
- 35:32J'aime bien mesurer.
- 35:33Pourquoi ?
- 35:33Parce que c'est comme ça qu'on peut mesurer aussi l'impact.
- 35:36Pour moi,
- 35:36c'est important de savoir de quoi on parle et de comment mieux accompagner,
- 35:42mais tout en définissant les variables,
- 35:48les mesures,
- 35:50de quoi on parle et aussi quel impact on veut créer à la fin.
- 35:54Du coup,
- 35:55par rapport à ta méthode,
- 35:56on comprend bien,
- 35:57tu expliques que tu es passée par des entretiens quali.
- 36:02Comment est-ce que tu as choisi les profils d'entrepreneur ?
- 36:05Parce que quand on parle de mode et de design,
- 36:06en fait,
- 36:07derrière,
- 36:07ça recouvre énormément de catégories,
- 36:10si on peut dire.
- 36:11Il y a le prêt-à-porter,
- 36:12il y a le sur-mesure,
- 36:14il y a ceux qui font de l'homme,
- 36:15ceux qui font de la femme,
- 36:17et il y a aussi les accessoires.
- 36:20Donc,
- 36:21est-ce que toi,
- 36:21tu as établi une cartographie,
- 36:24en fait,
- 36:25des différents...
- 36:27sous-secteur et puis tu as déterminé lesquels tu allais interroger.
- 36:30Est-ce que tu peux nous expliquer sur quel type d'entrepreneur et d'entreprise s'est porté ton choix ?
- 36:38Alors,
- 36:38moi,
- 36:39ma recherche,
- 36:39elle a commencé dans des marchés de créateurs.
- 36:43Donc,
- 36:43ce que j'ai fait,
- 36:45c'est que tout simplement,
- 36:48j'ai essayé de représenter au mieux cette population-là.
- 36:51C'est-à-dire,
- 36:52j'ai pris un échantillon qui était représentatif.
- 36:56de cette population-là que je rencontrais.
- 36:58Donc,
- 36:58qui je rencontrais dans ces marchés de créateurs,
- 37:01c'était des créatrices,
- 37:04principalement,
- 37:05par exemple,
- 37:09de pré-apportés,
- 37:10mais qui avaient une dimension aussi de sustainability.
- 37:13C'est-à-dire qu'on n'est pas sur le fast fashion,
- 37:15non,
- 37:15loin de là,
- 37:16mais on est vraiment sur du slow fashion.
- 37:19On est sur des créateurs qui ont une capacité quand même d'innovation.
- 37:24C'est-à-dire même si on prend par exemple du traditionnel ou des créateurs qui s'inspirent de la tradition,
- 37:31du patrimoine,
- 37:32d'ailleurs c'est un des facteurs de succès,
- 37:34mais qui ont osé réinventer,
- 37:36qui ont osé réinterpréter,
- 37:39qui ont osé refaire les choses à leur manière.
- 37:43Donc voilà,
- 37:43il y avait de l'avis,
- 37:45il y avait aussi du design,
- 37:47ça veut dire qu'il y avait aussi du design d'intérieur,
- 37:52il y avait aussi ce qui était sur portail.
- 37:56sur tout ce qui est interior design,
- 37:59à travers des objets,
- 38:01etc.
- 38:04Il y avait du bijou,
- 38:07oui,
- 38:07il y avait du bijou.
- 38:08Il y avait des créateurs de bijoux également.
- 38:12Voilà,
- 38:14c'était principalement ces trois catégories.
- 38:20Il y avait aussi,
- 38:21voilà,
- 38:22c'était de la…
- 38:25de l'intérieur,
- 38:26donc tout ce qui est intérieur,
- 38:29décoration,
- 38:30etc.
- 38:30d'intérieur.
- 38:33Il y avait aussi de l'abîme qui est revisité autrement.
- 38:41Il y avait aussi des créateurs de bijoux.
- 38:43Principalement,
- 38:43je dirais ces trois catégories.
- 38:46Très bien.
- 38:46Donc,
- 38:46ce que tu expliques,
- 38:47c'est que tu participais,
- 38:49enfin,
- 38:49tu allais à des marchés aux créateurs et en fait…
- 38:52Tu faisais des interviews des créateurs qui étaient présents dans le cadre de ces marchés.
- 38:58Donc,
- 38:58quelles sont les principales conclusions que tu as pu tirer de tes différentes enquêtes ?
- 39:06Alors,
- 39:06une dimension peut-être importante que je n'ai pas dite,
- 39:08parce que je me suis intéressée à un certain type ou à une étape,
- 39:17parce que ce que j'avais étudié,
- 39:18c'était les facteurs de succès,
- 39:21deux grandes étapes du développement de l'entreprise créative.
- 39:25Donc,
- 39:25il sent,
- 39:26ça veut dire que c'est des entreprises qui ont...
- 39:28C'est des entrepreneurs qui ont quand même réussi le pas vers la commercialisation.
- 39:33Donc,
- 39:33on n'est pas sur que des entrepreneurs qui ont l'idée,
- 39:37c'est-à-dire comme on fait par exemple dans les programmes d'accompagnement,
- 39:40ils ont juste l'idée,
- 39:41mais qui n'ont pas encore fait le pas ou réussi ou été exposés aussi à des défis,
- 39:47etc.
- 39:48Mais plutôt,
- 39:48on est sur les facteurs de succès et les défis également sur ces deux principales pâles.
- 39:57Donc la phase de conception et la phase de la commercialisation.
- 40:03Alors quand on parle des conclusions,
- 40:06en fait,
- 40:06les principales conclusions,
- 40:09c'est que premièrement,
- 40:11bien évidemment,
- 40:11la créativité est indispensable,
- 40:13mais elle n'est pas suffisante comme facteur.
- 40:17Mais par contre,
- 40:18alors si on a le output ou bien le résultat principal,
- 40:22c'est le développement d'un framework qu'on a développé.
- 40:26qu'on a appelé par la suite le Creative Readiness Framework.
- 40:29C'est un framework qui rassemble un ensemble de types de facteurs aujourd'hui qui sont très importants dans la réussite pendant
- 40:44ces deux phases-là.
- 40:46La première dimension,
- 40:47c'est la dimension de tout ce qui est compétences entrepreneuriales,
- 40:52créatives.
- 40:53Et donc là,
- 40:53il y a une dimension de mindset.
- 40:55entrepreneuriales.
- 40:56Donc,
- 40:56quelles sont les compétences sous-jacentes qui sont importantes ?
- 41:00Là,
- 41:00par exemple,
- 41:01je vais te dire que on a trouvé que,
- 41:03bon,
- 41:03on sait que c'est des créatifs.
- 41:05Donc,
- 41:05la créativité,
- 41:05bien évidemment,
- 41:06elle a été validée par le test psychométrique qu'on a passé.
- 41:10Mais par contre,
- 41:11il y a la vision.
- 41:11Ça veut dire que c'est des visionnaires.
- 41:13Vous trouvez que la vision,
- 41:14c'est important d'avoir une vision.
- 41:15La capacité d'exécution,
- 41:17c'est un des facteurs des compétences entrepreneuriales qui sont importantes.
- 41:22Tout ce qui est aussi business.
- 41:25Technical and creative skills.
- 41:26Donc,
- 41:26c'est tout ce qui est certaines business skills.
- 41:29Donc là,
- 41:29on n'est pas sur l'ensemble,
- 41:31mais on a répertorié par chaque phase,
- 41:34en fait,
- 41:35les business skills qui sont importants,
- 41:37les compétences essentielles en business qu'il faut avoir à la phase de conception et aussi à la phase de commercialisation.
- 41:47La même chose pour le digital.
- 41:49Aujourd'hui,
- 41:49le digital est un must.
- 41:51Donc,
- 41:51on commence déjà à vendre
- 41:53lors de la conception,
- 41:55à partager,
- 41:56inspirer,
- 41:57etc.
- 41:58Donc,
- 41:59le digital aussi,
- 42:00on a recensé des compétences aussi essentielles qu'il faut développer aux deux différents stades de développement.
- 42:09Il y a une dimension marché qu'on a identifiée également.
- 42:13Donc là,
- 42:14on est comment rendre un produit commercialisable.
- 42:20Donc,
- 42:20il y a une dimension,
- 42:21comme je l'ai dit tout à l'heure,
- 42:21de tout ce qui est une composante intéressante qui a émergé,
- 42:25tout ce qui est héritage.
- 42:26Héritage,
- 42:27mais par rapport à l'innovation,
- 42:29comment on peut réinterpréter,
- 42:32réinventer,
- 42:33en fait,
- 42:34l'héritage et comment un créateur peut intégrer ces dimensions-là dans son identité visuelle et artistique.
- 42:43La dimension production,
- 42:45une dimension grande,
- 42:46Dimensions,
- 42:46je dirais,
- 42:47aujourd'hui,
- 42:48production.
- 42:50Et là,
- 42:51on a mis la main aussi sur un facteur très,
- 42:53très important aujourd'hui,
- 42:55c'est la collaboration entre les designers et les artisans.
- 43:00En Maroc,
- 43:00c'est un vrai sujet,
- 43:01et peut-être aussi en Afrique,
- 43:03tu me diras.
- 43:05Donc,
- 43:06ces dimensions-là,
- 43:07il y a une vraie confusion,
- 43:08en fait,
- 43:08de secteur et de télémètre entre les designers et les artisans.
- 43:13Donc là aussi,
- 43:14c'est un grand défi.
- 43:16parce qu'on a étudié également les défis,
- 43:18pas que les facteurs de réussite,
- 43:19mais les défis,
- 43:20et on les a croisés.
- 43:21Donc là,
- 43:22c'est une composante importante.
- 43:24Et bien évidemment,
- 43:25l'écosystème,
- 43:27comment l'écosystème aujourd'hui,
- 43:29il accompagne.
- 43:30Et l'idée,
- 43:31c'est qu'aujourd'hui,
- 43:32la principale conclusion,
- 43:34c'est qu'il faut être sur des programmes d'accompagnement qui sont très spécifiques à ce secteur-là,
- 43:41à ces profils-là,
- 43:42parce qu'on a également identifié
- 43:45Pas seulement un profil,
- 43:46mais plusieurs profils.
- 43:48Donc,
- 43:48il faut vraiment adapter les programmes d'accompagnement.
- 43:53Et quand je dis aussi accompagnement,
- 43:55ça veut dire non seulement adapter au profil,
- 43:58mais adapter aux étapes de développement de l'entreprise créative.
- 44:06Donc,
- 44:07nous,
- 44:07on a étudié la conception et la commercialisation comme principales étapes.
- 44:13Et pour chaque étape,
- 44:14on a...
- 44:14et identifier l'ensemble des facteurs qui sont spécifiques à chaque étape.
- 44:19L'autre dimension qui a émergé,
- 44:21c'est le contexte culturel.
- 44:23Aujourd'hui,
- 44:23on ne peut pas parler de facteurs ni de défis sans prendre en compte cette dimension-là qui est très,
- 44:30très importante.
- 44:31Aujourd'hui au Maroc,
- 44:33malheureusement,
- 44:34la mode et le design n'est pas assez valorisé.
- 44:37Donc ça,
- 44:38c'est aussi un défi qui est principal à rajouter aussi avec la dimension du marché qui n'est pas parfois suffisante pour tout commercialiser au Maroc.
- 44:49Et donc là aussi,
- 44:50c'est comme j'ai dit,
- 44:51la dimension marché aussi,
- 44:53là où il y a un besoin aussi à l'export,
- 44:56il faut accompagner à l'export,
- 44:58etc.
- 45:00Donc là,
- 45:02ce que j'ai cité,
- 45:03c'est le Creative Readiness Framework qui est,
- 45:06je dirais,
- 45:08le principal résultat de cette étude,
- 45:11de cette recherche.
- 45:13Après,
- 45:13il y a d'autres choses aussi qu'on a également identifiées.
- 45:19Donc,
- 45:19c'est la définition,
- 45:20on a travaillé également sur la définition du succès.
- 45:23Donc,
- 45:23on voit que les créateurs,
- 45:25ils ont différentes définitions du succès.
- 45:30Donc,
- 45:30ce qui a émergé,
- 45:32je dirais,
- 45:33c'est trois principales dimensions ou définitions de succès.
- 45:38Il y en a qui se définissent à travers l'accomplissement personnel.
- 45:42Il y a des créateurs qui se définissent à travers la reconnaissance de leur marque.
- 45:47Et là,
- 45:47on retrouve chez les artistes créateurs,
- 45:52il y a aussi des entrepreneurs que moi j'ai rencontrés qui,
- 45:56par exemple,
- 45:57parlent beaucoup d'impact social.
- 45:59Et c'est la couche,
- 46:00justement,
- 46:00généralement,
- 46:01qu'on met.
- 46:03Ils sont portés par la dimension sociale et environnementale.
- 46:08Là,
- 46:08on est sur,
- 46:09par exemple,
- 46:09des créateurs qui sont vraiment dans des sujets de sustainability.
- 46:13qui sont aussi,
- 46:14qui travaillent,
- 46:14qui ont monté des business models qui sont assez successfulls avec les artisans.
- 46:20Et aussi,
- 46:21on le voit,
- 46:21il y a pas mal de success stories aussi dans les territoires qui sont intéressantes à raconter.
- 46:31Et également,
- 46:33comme j'ai dit,
- 46:33il y a différents aussi profils d'entrepreneurs.
- 46:37Donc,
- 46:37il y a les créateurs qui ont besoin,
- 46:39par exemple,
- 46:39et en fonction de,
- 46:40on a identifié trois types.
- 46:43Donc,
- 46:43les créateurs de mode qui ont généralement un besoin de renforcer plutôt leurs compétences entrepreneuriales et accès de marché.
- 46:51On a appelé les créateurs un peu traditionnels qui nécessitent plutôt un accompagnement vers la formalisation,
- 47:00la qualité,
- 47:01la commercialisation.
- 47:02et il y a les jeunes entrepreneurs,
- 47:05on appelait les jeunes entrepreneurs incubés,
- 47:07qui bénéficieraient généralement davantage d'un accompagnement.
- 47:11à la croissance et au passage à l'échelle.
- 47:15Voilà,
- 47:16donc c'est un peu les principales,
- 47:19je dirais,
- 47:21conclusions.
- 47:23Principales conclusions,
- 47:26ce qui est important aussi,
- 47:27c'est que l'accompagnement,
- 47:29pour moi,
- 47:29c'est aussi le rôle des politiques publiques.
- 47:32Il y a le rôle aussi de l'écosystème.
- 47:35Aujourd'hui,
- 47:36par exemple,
- 47:36quand on regarde...
- 47:38dans tout ça,
- 47:40qui est un rôle primordial.
- 47:41Ça veut dire qu'il n'y a pas que l'entrepreneur qui doit travailler sur ses compétences,
- 47:46il y a un ensemble de facteurs qui doivent être débloqués aujourd'hui par l'ensemble des acteurs et de l'écosystème et les politiques publiques.
- 47:56On comprend en fait que cette thèse a permis d'identifier de manière extrêmement claire et précise Non.
- 48:04les facteurs de succès mais également les défis que pouvaient rencontrer les entrepreneurs créatifs.
- 48:10Toi,
- 48:10forte de cette thèse,
- 48:12est-ce qu'aujourd'hui tu l'utilises dans le cadre de programmes d'accompagnement,
- 48:16de programmes pédagogiques qui vont être ciblés vers les industries culturelles et créatives ?
- 48:21Est-ce qu'aujourd'hui c'est vraiment quelque chose qui est concrètement utilisé pour accompagner les créateurs vers le succès ?
- 48:28Oui,
- 48:29alors aujourd'hui,
- 48:29justement,
- 48:31l'ambition ou le projet futur,
- 48:34c'est réellement une vision qu'on a appelée une plateforme.
- 48:38En fait,
- 48:39c'est Enhab Africa qui est une plateforme qui sera dédiée au développement de l'entrepreneuriat créatif en Afrique.
- 48:47Donc,
- 48:48l'ambition,
- 48:48c'est réellement de remporter les capacités entrepreneuriales dans les compétences qu'on vient de citer par étapes,
- 48:56pour des partenaires
- 48:57parcours,
- 48:58vraiment que ce soit personnalisé.
- 49:00Et également,
- 49:01donc,
- 49:01de connecter les entrepreneurs créatifs,
- 49:04les artisans,
- 49:05les designers,
- 49:05les établissements académiques,
- 49:07les partenaires,
- 49:08je dirais,
- 49:09stratégiques régionaux et internationaux,
- 49:11afin de co-créer des produits qui sont innovants aussi.
- 49:15Donc,
- 49:15il y a une dimension d'innovation qui est importante.
- 49:18Et il y a également le développement à l'accès de marché aujourd'hui,
- 49:23que ce soit aux marchés locaux ou que ce soit les marchés internationaux.
- 49:28Donc l'idée,
- 49:28c'est réellement de créer,
- 49:29que ce soit un pont en fait,
- 49:31à la fois académique,
- 49:33qui est fondé sur la recherche appliquée,
- 49:36parce que,
- 49:37encore une fois,
- 49:38je pense,
- 49:38moi je n'aime pas les choses qui restent dans le placard.
- 49:41Donc l'ambition,
- 49:42c'est réellement,
- 49:43c'était de mettre en pratique cette étude,
- 49:47cette recherche.
- 49:48C'est aussi avoir,
- 49:50c'est de développer aussi des médiums,
- 49:53je dirais,
- 49:53de partage de connaissances,
- 49:55de toutes ces connaissances-là.
- 49:56D'ailleurs,
- 49:59bientôt,
- 50:01je démarre un podcast auquel tu seras invité.
- 50:07L'idée,
- 50:07c'est réellement d'accueillir des entrepreneurs créatifs,
- 50:12mais aussi les acteurs de l'écosystème,
- 50:15de pouvoir partager ces connaissances-là à travers des médias qui sont beaucoup plus accessibles à tout le monde.
- 50:23Donc,
- 50:24des parcours de formation,
- 50:25le renforcement de capacité,
- 50:28aussi le mentorat.
- 50:31Des parcours d'incubation,
- 50:33de résidence créative qui sont co-créés encore ensemble entre les artisans,
- 50:40les créateurs,
- 50:41les designers.
- 50:42Et aussi un accès de marché,
- 50:44en fait.
- 50:45Donc,
- 50:45pouvoir les mettre en lien avec les marchés locaux et internationaux.
- 50:51Est-ce que...
- 50:52Moi,
- 50:52je ne crois pas à l'accompagnement qui est un peu tronqué.
- 50:59Ça veut dire que,
- 51:00comme m'a dit,
- 51:01je me rappelle une créatrice qui m'avait dit ça,
- 51:03elle m'a dit,
- 51:03ouais,
- 51:04autant cet incubateur,
- 51:05ils m'ont accompagnée,
- 51:07mais autant ils ne m'ont pas donné de banque de commande.
- 51:09Donc,
- 51:10moi,
- 51:10ce que vraiment,
- 51:11voilà,
- 51:11ses attentes,
- 51:12c'était vraiment de la connecter au marché.
- 51:16Donc voilà,
- 51:17c'est une plateforme pour moi qui est réellement l'idée,
- 51:22c'est de co-construire avec des partenaires locaux,
- 51:26internationaux,
- 51:28avec les créateurs et avec l'ensemble des acteurs,
- 51:33pour que ça soit aussi un levier de développement économique et social pour l'Afrique et une plateforme de connexion africaine.
- 51:42Donc c'est intéressant parce que du coup il y a beaucoup de projets en perspective qui vont découler,
- 51:46beaucoup d'initiatives qui vont découler de cette thèse avec vraiment une volonté d'être très opérationnelle pour accompagner les créateurs.
- 51:54Toi aujourd'hui,
- 51:55est-ce que tu accompagnes déjà des créateurs qui sont dans le secteur de la mode et du design ?
- 52:07Est-ce que tu as déjà commencé à identifier des profils ?
- 52:10Peut-être des personnes que tu as rencontrées dans le cadre de la thèse.
- 52:14Est-ce qu'aujourd'hui,
- 52:15toutes les compétences que tu as acquises en pédagogie,
- 52:19en accompagnement,
- 52:20est-ce que justement tu le mets à profit de certaines entreprises dans le secteur créatif ?
- 52:25Alors aujourd'hui,
- 52:27effectivement,
- 52:27ça veut dire qu'à travers ma recherche,
- 52:31j'ai rencontré un ensemble,
- 52:33j'ai rencontré l'écosystème.
- 52:35je dirais de...
- 52:37du CCI,
- 52:37que ce soit les créateurs bien évidemment,
- 52:40mais aussi les acteurs de l'écosystème aujourd'hui.
- 52:47Donc l'idée c'est que bien évidemment,
- 52:51les créateurs je les rencontre à différents stades,
- 52:54donc développement,
- 52:55parfois aussi je fais gratuitement,
- 52:57j'avais fait aussi du mentorat que je fais généralement pour les startups,
- 53:03je faisais différentes périodes,
- 53:05je fais toujours.
- 53:06et aux bénéfices de certains réseaux,
- 53:10d'alumni,
- 53:10etc.
- 53:13Et souvent,
- 53:14c'est ce secteur-là qui vient,
- 53:15c'est des entrepreneurs qui sont dans ce secteur-là,
- 53:17qui continuent à venir vers moi et je pars vers eux.
- 53:23Donc ça,
- 53:25c'est des choses,
- 53:25je pense,
- 53:26que j'accompagne.
- 53:26Mais aujourd'hui,
- 53:28l'idée,
- 53:28c'est réellement de structurer,
- 53:30en fait,
- 53:31cet accompagnement et que cet accompagnement soit beaucoup plus cadré.
- 53:35beaucoup plus large et beaucoup plus co-constructif.
- 53:39Ça veut dire que,
- 53:40voilà,
- 53:41plus inclusif.
- 53:42Plus inclusif,
- 53:45voilà,
- 53:45des acteurs locaux,
- 53:46des acteurs africains,
- 53:47des acteurs internationaux qui ont apporté de la valeur.
- 53:51Parce que...
- 53:53Je ne crois pas à...
- 53:56Moi,
- 53:56je l'avais expérimenté,
- 53:57en tout cas,
- 53:58quand j'étais experte à ton compte.
- 54:01Ce n'est pas comme ça que je n'ai pas maximisé la valeur.
- 54:04Je le sais très bien.
- 54:05Mais réellement,
- 54:06la maximisation de la valeur et de l'impact,
- 54:09réellement bien aujourd'hui,
- 54:11de la co-construction ensemble pour un impact beaucoup plus élargi et qui touchera des jeunes et des femmes,
- 54:20aujourd'hui,
- 54:22d'Afrique.
- 54:23principalement.
- 54:25J'ai hâte en tout cas que tu lances le podcast et de pouvoir qu'on fasse l'interview un peu inversée dans l'autre sens parce qu'effectivement j'étais plus de
- 54:35100 interviews maintenant avec le podcast Africa Fashion Tour et je ne suis pas souvent de l'autre côté donc ce sera intéressant de faire cet exercice et je serai ravie quand il sera lancé de pouvoir contribuer à le faire connaître à travers le podcast Africa Fashion Tour.
- 54:53Aujourd'hui,
- 54:53en termes de...
- 54:56Par rapport à ton expertise,
- 54:58si on regarde...
- 54:59On s'est intéressé beaucoup,
- 55:00tu vois,
- 55:02à la mode sur le continent africain et comment accompagner les entrepreneurs du continent.
- 55:06Si on a une vision un peu plus globale,
- 55:10toi,
- 55:10quels sont les challenges,
- 55:12en fait,
- 55:12les défis que tu vois par rapport au secteur du design et de la mode en regardant en perspective un peu potentiellement pour un entrepreneur
- 55:22qui est basée sur le continent,
- 55:23mais même de manière générale,
- 55:25qu'est-ce qui te paraît être en fait les principaux défis de ce secteur ?
- 55:31Je pense que les principaux défis,
- 55:33c'est les défis que j'ai cités tout à l'heure,
- 55:35qui sont à la fois des composants de type qui peuvent être des facteurs de succès,
- 55:41mais aussi ça représente des catégories,
- 55:44aussi de grandes catégories de défis.
- 55:46Donc je pense que quelque chose qui est important à contextualiser,
- 55:49c'est le contexte de chaque pays,
- 55:51bien évidemment.
- 55:52Donc,
- 55:52le contexte culturel,
- 55:54je pense que là,
- 55:55je dirais,
- 55:57il est quand même adapté en fonction du pays.
- 56:01Il y a une composante qui est,
- 56:03je pense,
- 56:03qui est importante dans les essais en général,
- 56:09c'est surtout dans la mode et le design,
- 56:11c'est la partie compétence.
- 56:13Parce que généralement,
- 56:13quand on prend les entrepreneurs créatifs,
- 56:16encore une fois,
- 56:16on peut tout simplement rester dans sa tête et ne pas pouvoir.
- 56:20et ne pas pouvoir en rester dans sa tête.
- 56:24On n'arrive pas parfois à concrétiser ses idées.
- 56:28Donc,
- 56:29il y a le mindset déjà du créateur qui est différent,
- 56:32créatif.
- 56:33Il y a les compétences qui se naissent aujourd'hui parce que quand je regarde,
- 56:37par exemple,
- 56:38tu me diras,
- 56:38par exemple,
- 56:39en Afrique,
- 56:39est-ce qu'aujourd'hui,
- 56:42quand je regarde,
- 56:42moi,
- 56:42par exemple,
- 56:44les quelques écoles qu'on a au Maroc,
- 56:48de design et de fashion,
- 56:50on n'a pas des mille.
- 56:51Il y a quelques-unes.
- 56:53Quand tu regardes leur curriculum,
- 56:56la plupart,
- 56:56ils se portent.
- 56:57Ils vont faire le corps du métier.
- 57:01Ils vont former sur les compétences de base,
- 57:06mais ils ne vont pas former sur les compétences entrepreneuriales.
- 57:10Là où les compétences en business sont vraiment très importantes.
- 57:16dans le minimum.
- 57:17Il y a un minimum de compétences en business.
- 57:19Il faut absolument avoir la même chose au digital.
- 57:22Donc,
- 57:22il y a cette composante-là.
- 57:23Pour moi,
- 57:23c'est un défi.
- 57:26C'est un défi de comment mieux accompagner ces entrepreneurs-là à réussir et à réussir rapidement pour vraiment pérenniser leur entreprise.
- 57:37Le marché,
- 57:38je pense qu'il y a aussi une dimension,
- 57:40je pense qu'il est...
- 57:43Elle est quelque part dans le contexte africain qui valide que le marché africain n'est pas assez.
- 57:51Je l'entends en tout cas dans les entrepreneurs qui ont réussi à faire du Maroc leur plateforme de commercialisation principale et qui sont satisfaits et qui veulent de ça.
- 58:04La plupart aujourd'hui,
- 58:05quand ils arrivent à l'installation,
- 58:06ils arrivent à l'export.
- 58:08Les réseaux de distribution aussi c'est un sujet.
- 58:11Dans le marché aussi,
- 58:12les bons réseaux,
- 58:13etc.
- 58:15Est-ce qu'on est sur l'export ?
- 58:16Est-ce qu'on est sur les réseaux locaux ?
- 58:17Est-ce qu'on est sur les réseaux de luxe ?
- 58:19Est-ce qu'on est sur l'hôtellerie de luxe ?
- 58:23Donc ça,
- 58:23la composante marché,
- 58:24je pense que c'est un défi principal,
- 58:26de par le tissu économique,
- 58:30je dirais,
- 58:30africain.
- 58:31Et aussi,
- 58:33je le mettrais sur le culturel,
- 58:35le « made in Morocco »
- 58:36aujourd'hui,
- 58:37ou le « made in Africa » ,
- 58:38il n'est pas à dévaloriser.
- 58:40Ça veut dire,
- 58:41tu prends quelqu'un qui a le pouvoir d'achat marocain et marocaine,
- 58:46le même produit,
- 58:47elle va l'acheter.
- 58:49C'est une créatrice,
- 58:49il me l'a raconté.
- 58:51Donc,
- 58:51elle a acheté...
- 58:53100 articles,
- 58:555 fois le prix à Rome et pas au Maroc.
- 59:01Et c'est une marocaine.
- 59:03Ça veut dire que le made in Morocco et en Afrique,
- 59:06il n'est pas assez valorisé.
- 59:09La production,
- 59:10par contre,
- 59:11ça c'est à valider.
- 59:12En tout cas pour le Maroc,
- 59:16c'est un vrai défi.
- 59:18C'est que les designers,
- 59:19déjà la répartition,
- 59:21je dirais la classification et la...
- 59:24Le secteur aujourd'hui de la mode,
- 59:25il n'est pas bien représenté,
- 59:29il n'est pas très clairement classifié dans la classification des sociétés aujourd'hui au Maroc.
- 59:35Et donc,
- 59:36il y a une vraie confusion entre les designers et les artisans.
- 59:40Et c'est monde-là.
- 59:41Et il y a aussi un vrai gap,
- 59:44je dirais,
- 59:45générationnel.
- 59:45C'est-à-dire que les artisans,
- 59:46généralement,
- 59:47ce sont des personnes qui viennent d'une autre génération.
- 59:50personnes âgées,
- 59:51etc.,
- 59:52qui travaillent par la transmission,
- 59:54qui ne savent pas peut-être ni lire ni écrire.
- 59:56Ils viennent de ces générations-là ou pas.
- 1:00:00Mais,
- 1:00:01en tout cas,
- 1:00:02c'est un vrai défi générationnel.
- 1:00:03Les designers,
- 1:00:04on est sur une autre catégorie de personnes.
- 1:00:08Mais chacun,
- 1:00:09pour moi,
- 1:00:09doit garder son rôle.
- 1:00:11Mais ils doivent être capables,
- 1:00:12comme en Europe,
- 1:00:14comme on valorise aussi le travail de l'artisan.
- 1:00:17Et c'est
- 1:00:18deux membres doivent communiquer.
- 1:00:20Ça veut dire qu'il faut qu'on trouve,
- 1:00:21il faut trouver une base de collaboration qui doit apporter le même discours,
- 1:00:28le même langage,
- 1:00:29les mêmes codes de qualité,
- 1:00:31les mêmes codes de standards,
- 1:00:33de ce qu'on veut produire,
- 1:00:34etc.
- 1:00:35Donc ça,
- 1:00:37c'est une...
- 1:00:38Voilà,
- 1:00:39en tout cas,
- 1:00:39c'est un vrai défi aujourd'hui pour les designers aujourd'hui d'avoir l'aide de travailler,
- 1:00:45de co-créer avec les artisans.
- 1:00:47sans parler de plateformes,
- 1:00:48bien sûr,
- 1:00:50qui peuvent porter les prototypes,
- 1:00:51etc.
- 1:00:53L'écosystème,
- 1:00:54aujourd'hui,
- 1:00:55il joue un rôle principal.
- 1:00:57Les structures,
- 1:00:58il n'y a pas assez de structures d'accompagnement aujourd'hui qui sont spécifiques,
- 1:01:04qui font de l'accompagnement spécifique à ce secteur-là.
- 1:01:08Aujourd'hui,
- 1:01:09au Maroc,
- 1:01:09par exemple,
- 1:01:10il y a très peu de structures.
- 1:01:17Et il y a quatre ans,
- 1:01:18moi j'ai étudié,
- 1:01:18c'est avant le Covid,
- 1:01:21donc ça fait quatre ans que je suis un peu ce secteur.
- 1:01:23Et je vois qu'à l'époque,
- 1:01:25il y avait,
- 1:01:25on ne parlait même pas d'ici,
- 1:01:26aujourd'hui,
- 1:01:28à la limite.
- 1:01:29Aujourd'hui,
- 1:01:29je vois vraiment qu'il y a un intérêt,
- 1:01:33il y a un intérêt local,
- 1:01:34il y a un intérêt des institutions,
- 1:01:35il y a un intérêt de l'écosystème à justement accompagner,
- 1:01:39etc.
- 1:01:40Mais encore est-il,
- 1:01:41on n'est pas sûr de l'accompagnement qui est spécifique.
- 1:01:46prend en compte le profil de ces gens-là.
- 1:01:50On n'est pas sur un accompagnement qui prend les besoins du secteur,
- 1:01:55les besoins en financement,
- 1:01:56etc.
- 1:01:57On n'est pas sur de l'accompagnement qui est par phase de développement.
- 1:02:02On ne peut pas accompagner une startup de la même manière.
- 1:02:05Ça dépend de la phase.
- 1:02:06On ne peut pas accompagner un entrepreneur créatif de la même manière qu'on accompagne…
- 1:02:13une structure ou un entrepreneur en tech.
- 1:02:18C'est deux mondes,
- 1:02:19c'est deux mindsets,
- 1:02:20c'est deux contextes différents.
- 1:02:24Je dirais que les défis,
- 1:02:25ils se résument à ces cinq types.
- 1:02:29Moi,
- 1:02:29je les résumerais comme ça,
- 1:02:31sur les grandes catégories,
- 1:02:32en fait,
- 1:02:34de ce framework.
- 1:02:36Merci pour ce partage et cette perspective vraiment très intéressante et je te rejoins sur ce point de et
- 1:02:41Effectivement,
- 1:02:42les industries culturelles et créatives,
- 1:02:44la mode,
- 1:02:44bien souvent,
- 1:02:45il y a des entrepreneurs créatifs qui se retrouvent dans des incubateurs généralistes.
- 1:02:49C'est un point qu'on évoquait dans l'épisode avec Sidonie Latterre,
- 1:02:54qui est basée à Kinshasa et qui a créé un incubateur et un institut dédié au secteur de la mode.
- 1:03:01Justement,
- 1:03:01elle a évolué aussi comme toi dans le milieu de l'accompagnement des startups.
- 1:03:07Et à un moment donné,
- 1:03:08elle s'est rendue compte que pour...
- 1:03:10les industries créatives et pour la mode,
- 1:03:12il fallait en fait des programmes d'accompagnement spécifiques et aussi des profils d'accompagnants,
- 1:03:20de consultants,
- 1:03:21experts des industries créatives qui vont intervenir pour donner les meilleurs conseils parce qu'à un moment donné,
- 1:03:27les conseils généralistes qu'on va donner et qui vont fonctionner pour le secteur bancaire,
- 1:03:32peut-être le secteur agricole ou pour un certain nombre de secteurs d'industrie,
- 1:03:36dans le milieu créatif,
- 1:03:37ils ne sont pas du tout adaptés.
- 1:03:39Absolument.
- 1:03:40d'accord avec toi.
- 1:03:41Et déjà,
- 1:03:41écoute,
- 1:03:41ce sera le mot de la fin si on est toutes les deux alignées sur ces sujets-là.
- 1:03:45L'idée,
- 1:03:45c'est qu'avec ta thèse,
- 1:03:46on a vraiment un certain nombre de réponses spécifiques adaptées au secteur de la mode et du design.
- 1:03:52Moi,
- 1:03:52j'étais ravie qu'on ait pu échanger pendant une heure en détail sur les différentes conclusions de ta thèse et on a hâte de voir ce que tu as à dire sur les différents sujets.
- 1:04:02La suite de cette thèse qui va se concrétiser,
- 1:04:05comme tu l'expliquais,
- 1:04:06avec un podcast et avec une initiative qui va servir d'accompagnement aux entrepreneurs du secteur.
- 1:04:12Merci beaucoup.
- 1:04:13J'étais aussi ravie un matin et je serais ravie en tout cas aussi si tu es présente au Maroc.
- 1:04:20Donc,
- 1:04:21n'hésite pas.
- 1:04:22En tout cas,
- 1:04:22je serais ravie de t'accueillir et d'échanger amplement comment justement créer de l'impact.
- 1:04:30parce que je pense qu'on est porté par les mêmes vibrations,
- 1:04:32je dirais,
- 1:04:33pour ce secteur.
- 1:04:35C'est vraiment comment créer un impact et un impact durable,
- 1:04:38en fait,
- 1:04:39pour ce secteur-là et pour l'Afrique.
- 1:04:42Merci.
- 1:04:42Eh bien,
- 1:04:43écoute,
- 1:04:43avec plaisir,
- 1:04:44l'invitation est entendue pour le Maroc.
- 1:04:47T'es basique,
- 1:04:48je ne t'ai même pas demandé si tu étais à Casa,
- 1:04:49à Marrakech ou à Rabat.
- 1:04:51Alors,
- 1:04:51je suis à Casa.
- 1:04:53Très bien.
- 1:04:53Eh bien,
- 1:04:53écoute,
- 1:04:54c'est noté.
- 1:04:54Eh bien,
- 1:04:55je vais finir comme je dis d'habitude.
- 1:04:57À très vite à Casablanca.
- 1:04:59Oui,
- 1:05:01et pourquoi pas.
- 1:05:03Merci beaucoup.
- 1:05:07Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 1:05:09Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 1:05:15Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 1:05:18Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 1:05:22Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 1:05:26Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.