Latest / Les invités de Radio des Ballons / Vœux de Ferdrupt
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- Étienne Collin, maire de Ferdru, alors 2024 est parti, ça y est on a un 2025, elle s'annonce comment cette année pour Ferdru ? Je ne peux pas dire à l'heure qu'il est, je ne sais pas du tout, on n'a encore pas reçu et ce ne sera pas pendant les jours qui viennent les subventionnements de l'État et avec quoi on pourra établir le budget, ce qui est le plus important. Donc aujourd'hui, je suis incapable de dire ce qui sera fait 2025. Alors il y a des travaux qui sont engagés, ça c'est sûr, on en parlera un peu après, mais je ne sais pas comment ça sera cette année, je ne la sens pas très bien. Au niveau français qu'au niveau international ? Bon, au niveau français, on a su recréer les ateliers nationaux d'il y a quelques années, quelques siècles, mais bon, c'est une autre forme d'atelier nationaux, il y en a qui sont payés pour boucher des trous et d'autres pour les faire. Et au niveau de Ferdru, alors tu as parlé de projets de travaux. Oui, alors au niveau des travaux, donc on a fini 2024, c'est pratiquement fini la Poste, l'isolation de la Poste, ce qui était quand même un gros chantier. On a fini la route de Soirue qui est un chantier qui devait être fait il y a des années, qui a été fait avec les difficultés pour obtenir 50 cm de terrain d'un côté ou de l'autre, mais bon, c'est tout, on a fait comme on pensait bien le faire, et je trouve que cette route est bien faite, ça c'est fini. Alors 2025, dans les projets, il y a le pont des Patères qu'on doit faire, ça fait au moins 2 ans voire 3 ans qu'il est interdit à la circulation, donc il est temps de faire quelque chose. Alors j'attends pour l'instant les réponses du subventionnement. On a eu la DETR, c'est sûr, et je suis avec le CEREMA, qui se disant que... Enfin, ce n'est pas se disant, j'ai eu le monsieur du CEREMA qui m'a dit qu'il y avait beaucoup d'argent et très peu de demande. Donc je n'en sais rien. Il m'avait l'air optimiste. Le dossier est en cours, le maître d'oeuvre est en cours. Les études ont été faites pour savoir s'il y avait des sauterelles exotiques sous le pont, pour savoir s'il y avait ci, s'il y avait ça. Donc avant même de donner un coup de pioche ou de faire le moindre devis avec les entreprises, on en est déjà pour à peu près 12-13 000 euros d'études. Alors je pense que cette année, le maître d'oeuvre là est en train de voir avec CEREMA pour le dossier. En fonction de ça, on fera bien les subventionnements qu'on peut atteindre, mais le devis est de 150 000 euros à peu près. – Et tu penses que ça sera finalisé à la fin de l'année, les travaux là ? – Fin 2025, je l'espère, oui. Je pense parce que le dossier est quand même bien avancé, donc ça devra aller. Alors dans les autres travaux, qu'a-t-on prévu ? Alors là, pareil, le dossier de subventionnement est en étude à l'EDHR. C'est l'accessibilité de l'école primaire, donc qui est l'école qui est en face du Châtelet. C'est le dernier bâtiment municipal où l'accessibilité n'a pas été faite. Alors on va essayer de faire ça cette année. Théoriquement, il y a une loi qui dit qu'en France, toutes les accessibilités des établissements, redevints ERP, établissements recevant du public, devaient être finis en 2015. C'est une loi de Jacques Chirac. Nous sommes en 2025, vous voyez, 10 ans après. C'est très très loin que tout le monde soit à jour. Alors bon, effectivement, j'avais une fois, c'est vieux pour l'anecdote, une remarque de la préfecture où vous en êtes où ? J'aurais dit, je pense, terminer l'accessibilité le jour où le maitre à parisien sera anciennement aux normes. Donc je ne serai plus vivant, j'avais dit aux gens de la préfecture, et certainement vous non plus. Alors évidemment, ils n'ont pas trop aimé. Mais bon, ce qui est certainement de vérité. Donc on va essayer de voir ça cette année. Le dossier de subvention est parti auprès de la DETR. Alors là, c'est un subventionnement 40% maximum. Mais c'est quand même... C'est pas une grosse affaire. Mais il y en a quand même pour 100 000 euros, à peu près. – Tu vas faire l'accessibilité sur les deux côtés, sur les deux portes ? – Sur une porte, sur une seule porte, comme les gamins ont accès par la cour intérieure. L'autre porte, bien sûr, il faut la changer parce qu'elle n'est plus aux normes de sécurité. Il manque une balustrade. Enfin, il y a quand même beaucoup de choses à faire. Et on a essayé de faire au minimum que ce soit quand même pas du travail de chiffonnier, que ce soit bien fait et de façon cohérente, sachant qu'il faut toujours avoir à l'esprit son apérennité des établissements scolaires. L'année d'ici, si on regarde le tableau des naissances en 2024, l'année d'ici, l'année passée, au niveau des naissances, c'est très facile. Il n'y en a pas eu. – Oui, donc ça n'aide pas pour continuer l'école. Donc il faut aussi envisager l'avenir, même si la façon dont il se présente au niveau de la population ne nous plaît pas. C'est pas propre à faire de rue. Je crois que toutes les communes sont victimes de cette baisse de la population, comme le département, à part quelques communes comme Golbaix, des communes autour d'Épinal et sur l'axe Épinal-Nancy, qui est plus dynamique. Mais bon, ça doit être dynamique. C'est pas ça qui incite les parents à faire des gamins pour diverses raisons qu'on peut tout à fait comprendre. Alors l'école, pour l'instant, nous sommes 68 élèves, je crois. 68. C'est bien. C'est bien. Ça se passe bien. Apparemment, les gamins sont heureux. Et les enseignants ont apparemment plaisir à enseigner dans cette commune. Ils ont toute ma confiance et j'espère que ça durera le plus longtemps possible. Mais nul ne sait l'avenir. Il y a un moment où s'il n'y a plus de gamins dans les classes, on a beau vociférer ici ou là, c'est un constat. C'est un constat que s'il n'y a pas d'élèves, il ne peut pas y avoir d'école. C'est le premier principe. Mais pour l'instant, ça va. Et dans les années à venir, il n'y a encore pas de soucis à se faire. Comme travaux, le dernier qui est prévu, c'est... Nous avons eu un incident avec l'équipement sanitaire de la mairie. La fosse septique est fuie. C'était une fosse en plastique. Elle fuit. Et là où elle est placée, si on veut l'enlever, bon, il suffit de la découper en petits bouts pour la sortir. Mais pour remettre l'équivalent, c'est beaucoup plus compliqué. Il faut défoncer le plancher de la salle des fêtes parce qu'elle a dû être posée et après, le plancher a été fait. Donc plutôt que de faire une solution là du bout qui ne serait pas dans les normes de l'assainissement, on va faire une étude pour certainement mettre une microstation à l'extérieur du bâtiment. Voilà. Bon, c'est encore une plaisanterie à quelques milliers d'euros, je pense. — Juste les études. — Juste les études, oui. Puis après, il y aura les travaux. Mais bon, on va déjà étudier pour savoir exactement, pour savoir où on va. Alors je pense que quand tout ça sera fait, nous arriverons au terme de l'année 2025 et nous aborderons 2026 avec sérénité. Alors 2026, tout le monde sait que c'est l'année du renouvellement des conseils municipaux. Je n'ai encore pas pris ma décision, je dois le dire. Je ne sais pas. Malheureusement pour les uns, heureusement pour les autres. Je me sens plus en forme. Nous aviserons d'ici là. Mais c'est une décision qui n'est pas facile à prendre, enfin qui doit être prise en toute connaissance de cause. Et personne n'est irremplaçable, même pas moi. Alors oui, nous arrivons là, après ce tour d'horizon assez rapide, pour présenter mes vœux à tous les habitants de Ferdru, habitants et habitantes, toute la population de Ferdru. Alors je ne suis pas un homme de l'empathie, à faire des papouilles et des gratouilles. Ce n'est pas du tout mon style. On peut dire que le maire de Ferdru est un peu sauvage. Non, ce n'est pas non plus mon cas, mais j'ai pour toute la population, sans exception, qui que ce soit, le plus profond des respects. Je pense que ce sont des gens agréables. Ce sont des gens qui ne me posent pas de problème, qui sont attentifs à la vie de la commune, même s'ils ne le manifestent pas d'une façon véhémente. Je crois que pour toute cette population ferdrupéenne, je ne suis pas non plus le père spirituel de ces gens. Ils sont tous grands, majeurs et libres, mais j'ai pour eux le plus profond respect. Alors le respect, c'est une valeur qui se perd et qui est le quotidien de la vie. Je crois qu'on respecte les gens pour ce qu'ils font, pour ce qu'ils font, avec leur différence, avec leur qualité, avec leur défaut. Qualité pour les uns peut être défaut pour les autres. Ça c'est à chacun de juger. Mais je peux dire que depuis que je suis maire, donc ce deuxième mandat qui va se terminer dans un an passé, un peu plus d'un an, je ne peux pas dire que j'ai été ni embêté, ni agressé, ni avoir eu un manque de respect de qui que ce soit. Je ne sais pas si j'ai vu quelqu'un franchir la porte de la mairie pour venir râler, pour venir m'insulter. S'ils ont des problèmes, ils n'en font pas. Et des fois, je suis même un peu étonné qu'il y en ait si peu. Ils n'en font pas. On essaye de les résoudre, mais c'est toujours dans le respect mutuel des uns et des autres. Et je trouve ça merveilleux. Alors tous les maires de France ou de Navarre se plaignent de leur métier. C'est dur. Moi, je ne trouve pas. Je dis que c'est très agréable. Et puis, ce n'est pas une obligation. Si ça ne convient pas, on peut à tout moment prendre des décisions pour faire autre chose. Alors à cette population, oui, je lui présente tous mes voeux que chacun ait déjà la santé, parce que c'est très important. C'est quand on commence à en perdre un peu une partie de sa santé qu'on se rend compte que c'est tellement agréable. Et il y a peu, la semaine dernière, avec deux conseillères, j'ai amené quelques bricoles, enfin un petit cadeau aux Ferdrupiens qui sont en Ehpad. Et j'y vais tous les ans. Et je me suis rendu compte qu'il y avait quand même des gens de Ferdruc qui avaient une santé qui était dans un état certainement pour eux et pour leur entourage très difficile à vivre. Je crois que c'est la pire des choses. Brel disait vieillir, oui, non mourir, oui, mais vieillir avec tout ce que ça peut comporter. Et ce n'est pas simple. La vieillesse, c'est la pire des choses qui peut s'arriver. Mais ça arrive à tout le monde et ça nous arrivera. Grand comme petit, riche comme pauvre, tout le monde est soumis à cette loi de la nature. Et bon, il faut faire avec. Alors à tous ces gens, je leur souhaite déjà une bonne santé et aussi que leur travail, leur travail, leur quotidien leur permettent d'avoir une vie décente, de vivre décemment du fruit de leur travail. Et Dieu sait qu'aujourd'hui, il y en a beaucoup qui doivent regarder quand il faut changer des pneus, quand il faut acheter quelque chose, quand il arrive un imprévu, un appareil ménager qui lâche ou autre chose. Alors on philosophe beaucoup dans ce monde sur la richesse. Qu'est-ce qu'être riche ? On peut toujours dire qu'il y a des milliardaires. Ça me fait rêver. Ça ne me fait pas du tout rêver. Mais pour moi, être riche, et je fais partie des riches, je n'ai pas honte de le dire, c'est quand on veut changer les pneus de la voiture vers l'échelle garagiste, c'est-à-dire vous mettez des pneus. Quand l'appareil est en panne d'aller en acheter un, un appareil ménager ou autre chose, quand on est malade, de se soigner, de pouvoir se soigner même s'il y a des suppléments à donner au to-be, c'est tout ça la richesse, c'est pouvoir vivre son quotidien tel qu'il est, tel qu'il se présente sans se poser la question de comment je vais faire pour payer, je vais devoir négocier. C'est ça être pauvre. Être riche, ce n'est pas être millionnaire et milliardaire, ce n'est pas avoir une rôle sur autre chose, c'est pouvoir vivre ce dont on a besoin, pouvoir se chauffer, parce qu'il y en a beaucoup aussi quand il faut remplir la citerne de fuel, c'est compliqué. Donc c'est ça. Alors je souhaite que tous ces gens puissent, à travers le boulot et que ce message soit entendu au niveau de l'égalité, au niveau des salaires, ce qui est quand même un problème, il y a quand même aussi des choses à revoir. Il n'y a que l'argent public qui est souvent dilapidé pour faire des choses sans aucune utilité, qui ne servent strictement à rien, et Dieu sait qu'il y en a. Il faut être maire pour s'en rendre compte des choses, des jacasseries de tous les jours, du quotidien, on sait faire, on fait des études, enfin, il n'y a plus le bon sens paysan, si je puis dire, qu'il y avait avant pour la gestion des affaires publiques, et de tout ça, quelque part, les gens qui ont petit salaire, c'est la conséquence de cette inconséquence dans la gestion des données publiques. Alors je souhaite à tous de pouvoir vivre décemment, décemment de leur travail, de pouvoir payer des études à leurs enfants s'ils le souhaitent, là aussi, c'est tout un débat à condition que les enfants travaillent. La faculté, c'est pas le club mène non plus, je crois que la collectivité met de l'argent dans toutes ces structures, donc il est normal qu'il y ait un retour sur investissement. Donc à tous les Ferdrupéens, je leur souhaite de vivre une année 2025 riche de plaisir, riche de bonheur, riche de petit bonheur, parce que le bonheur, qu'est-ce ? Mais les petits bonheurs, c'est le quotidien, ça devrait être du moins le quotidien de chacun. Donc à tous, je leur dis très sincèrement, bonne année, et encore bonne année à tous.