Latest / Le centre de gravité / Qui signe ?" Le casse-tête juridique de l'IA en entreprise
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- 0:00Qui signe le casse ? Tête juridique de l'i a en
- 0:02entreprise. On croit que le sujet de l'i a
- 0:06en entreprise, c'est la tech, les modèles, les token, les
- 0:09benchmarks. Mais dans beaucoup de boîtes
- 0:11françaises, le vrai sujet a changé de bureau, il a quitté la
- 0:14DSI et il est entré chez le directeur juridique.
- 0:18À lundi matin de 2000261, directeur juridique d'une ETI
- 0:21française ouvre sa boîte mail message du directeur technique 4
- 0:25lignes. On a trouvé un modèle open
- 0:27source solide, Gema 4 dernière version de Google disant sa page
- 0:322.0 pas de coût, on peut l'héberger nous même, on
- 0:35voudrait l'intégrer dans notre module de recommandation client.
- 0:38Tu valides ? Il lit le mail 2 fois et il
- 0:41commence à ouvrir des onglets. Combien d'onglets ?
- 0:445 et chacun révèle un problème différent.
- 0:48Premier onglet, le règlement européen sur l'intelligence
- 0:51artificielle, 1000 pages. Applicable depuis août 2024, le
- 0:54module de recommandation touche à la relation client.
- 0:57Est ce que ça tombe dans la catégorie au risque ?
- 0:59Si le module influence une décision de crédit, oui, si
- 1:03c'est de la suggestion de contenu, probablement non, mais
- 1:05la frontière est floue. 2e onglet, le RGPD le module traite
- 1:10des données clients, bases légales, finalité, minimisation,
- 1:12droits des personnes, tout ça s'empile sur l'I Act sans se
- 1:17confondre avec lui et la CNIL en 2025.
- 1:19Ce n'est pas de la théorie. 83 sanctions, 486000000 d'euros
- 1:26d'amende sur l'année 3e onglet, la licence Apache 2.0 usage
- 1:31commercial libre modification libre redistribution avec
- 1:35attribution ça a l'air parfait. Sauf qu'en petites lettres
- 1:38Google dit autre chose, le modèle est fourni tel quel,
- 1:41aucune garantie. Si Gema hallucine, discrimine ou
- 1:45reproduit du contenu protégé c'est pour vous et les amendes
- 1:48de l'A I Act sont calibrées pour faire mal, jusqu'à 35000000
- 1:52d'euros ou. 7% du chiffre d'affaires mondial pour les
- 1:55pratiques interdites, 15000000 ou 3% pour le non-respect des
- 1:59obligations de haut risque. Donc open source, ça veut dire
- 2:03open bar sur le risque. Exactement, le risque ne
- 2:06disparaît pas, il change de camp.
- 2:09Et il y a encore 2 onglets, le droit d'auteur.
- 2:11Parce qu'en France, depuis avril 2026, une loi du Sénat instaure
- 2:15une présomption d'utilisation des œuvres protégées par les
- 2:18modèles d'i a si quelqu'un conteste, c'est au fournisseur
- 2:21de prouver qu'il est clean. Or Google ne garantit rien dans
- 2:24sa licence, donc c'est l'e TI qui trinque.
- 2:26Et le dernier onglet, le droit du travail.
- 2:31Parce que si le module touche à la gestion du personnel, le CSE
- 2:34doit être consulté avant le déploiement. 2 tribunaux l'ont
- 2:38rappelé en 2025, à Nanterre puis à Créteil. 5 Onglets, 5
- 2:43problèmes. Et il n'a toujours pas répondu
- 2:45aux mails. Non et la réponse ne sera ni oui
- 2:48ni non. La réponse commence par une
- 2:50question qui signe, parce que derrière qui signe ?
- 2:53Il y a qui porte le risque. Et dans le monde de l'i a le
- 2:57risque ne disparaît jamais, il se déplace.
- 3:00Quelqu'un, quelque part, va devoir apposer sa signature.
- 3:04Il pense qu'on choisit un outil, en réalité, on choisit où vont
- 3:07les données, qui porte la responsabilité et quel droit
- 3:11s'applique. Revenons au Mail.
- 3:13Le directeur technique propose Gema 4 mais il aurait pu
- 3:16proposer GPT d'Open AI lama de Méta ou Mistral. 4 modèles, 4
- 3:22mondes juridiques complètement différents.
- 3:25Commençons par Gema. Licence a page 2.0 validée par
- 3:29l'Open Source initiative, c'est la vraie carte d'identité open
- 3:32source, usage commercial libre modification libre, pas
- 3:36d'obligation de partager le code dérivé.
- 3:38L'entreprise peut héberger le modèle chez elle, l'auditer le
- 3:42modifier. Aucune dépendance technique
- 3:44envers Google. Alors c'est le choix parfait.
- 3:47C'est le choix libre et en droit, liberté totale veut
- 3:50souvent dire responsabilité totale.
- 3:52Google livre le modèle nu. Pas de garantie de précision,
- 3:56pas de garantie d'absence de biais.
- 3:58Si ça dérape, personne a appelé C'est toi le fournisseur
- 4:01maintenant. Maintenant l'alternative
- 4:04évidente GPT d'Open AI plus simple à intégrer.
- 4:07Pas besoin d'héberger open AI gère l'infrastructure.
- 4:11Sauf que le directeur juridique voit immédiatement le piège.
- 4:15Les données sortent d'Europe. Exactement, chaque requête
- 4:17envoyée à l'a PI de transite par des serveurs américains, ce qui
- 4:21déclenche tout le mécanisme RGPD sur les transferts hors Union
- 4:25européenne. Et c'est là qu'on touche au nœud
- 4:27gordien. Le cloud Act, loi américaine de
- 4:312018, le gouvernement des États-Unis peut exiger d'un
- 4:34fournisseur cloud américain qui livre des données quel que soit
- 4:37le pays où ses données sont stockées, même sur un serveur
- 4:40Azure à Amsterdam, même sur un serveur Google à Francfort, le
- 4:43critère n'est pas la localisation du serveur, c'est
- 4:45le contrôle exercé par une entité américaine.
- 4:49Et le RGPD dit l'inverse. Mot pour mot, la Cour de justice
- 4:52européenne arrête rems 2200020. les États-Unis n'offrent pas un
- 4:56niveau de protection adéquat pour les données européennes.
- 4:59Précisez. À cause de ses lois de
- 5:01surveillance. Résultat, un conflit frontal
- 5:05entre 2 systèmes juridiques. Le fournisseur américain est
- 5:08coincé. S'il livre les données à
- 5:10Washington, il viole le RGPD. S'il refuse, il viole le cloud
- 5:13Act. Et l'entreprise française
- 5:15cliente est dans le même étau. Un rapport juridique allemand de
- 5:182025 le dit sans détour, aucune mesure technique, y compris le
- 5:22chiffrement, ne neutralise complètement cette extra
- 5:25territorialité. La France a une réponse
- 5:29partielle, le label secnum cloud délivré par la NSSI ce label
- 5:32exclu les fournisseurs soumis au droit extraterritorial non
- 5:35européen, mais il reste réservé au secteur public et à certains
- 5:39usages sensibles. Pour le privé, c'est un choix
- 5:41pas forcément plus cher, mais l'environnement fonctionnel
- 5:43n'est pas encore aussi riche que chez les hyperscalers
- 5:46américains. Ça progresse vite mais on n'y
- 5:49est pas encore. Et les autres ?
- 5:51Options l'AMA, le modèle de méta, souvent présenté comme
- 5:54open source, sauf que la licence, c'est la Metalama
- 5:57Community licence. Pas attaché 2.0 au-delà de
- 5:59700000000 d'utilisateurs actifs, il faut une autorisation de
- 6:02méta. Certaines restrictions sur la
- 6:04distillation, c'est un modèle ouvert sous conditions, ce n'est
- 6:07pas la même chose. Et puis il y a Mistral français
- 6:12européen, attaché 2.0 pour plusieurs modèles hébergeables
- 6:15en France, auditable, pas de cloud Act, pas de transfert hors
- 6:19UE. Sur le papier, c'est le profil
- 6:21juridique le plus propre. Mais Mistral n'a pas encore la
- 6:24puissance brute de GPT sur tous les cas d'usage.
- 6:29Et il YA1 piège discret. Si une entreprise fait du find
- 6:32tuning un ajustement personnalisé du modèle avec ses
- 6:35propres données métiers via l'a PI d'Open AI, ces données
- 6:37transitent par leur serveur. Open AI s'engage
- 6:39contractuellement à ne pas les utiliser pour entraîner ces
- 6:42modèles, mais les conditions d'utilisation peuvent changer et
- 6:44le cloud Act s'applique de toute façon.
- 6:49Donc pas de solution parfaite. Jamais le directeur juridique ne
- 6:52cherche pas la perfection, il cherche à savoir 3 choses, qui
- 6:55porte la responsabilité, où vont les données et est ce qu'on peut
- 6:58démontrer la conformité ? C'est le triptyque, tout le
- 7:02reste en découle. Pendant que le directeur
- 7:04juridique évalue Gema 4, une partie de l'entreprise utilise
- 7:07déjà l'i a sans autorisation, sans cadre et sans que personne
- 7:10ne le sache. Voilà la scène que personne ne
- 7:13raconte dans les conférences. Un commercial colle des données
- 7:17clients dans chat GPT pour rédiger un mail de relance.
- 7:19Un consultant soumet un document confidentiel à cloud pour
- 7:22obtenir une synthèse, un développeur passe du code
- 7:25propriétaire dans un assistant en ligne.
- 7:27Un comptable vérifie un calcul fiscal via un outil gratuit.
- 7:31Aucun de ces gestes n'est malveillant.
- 7:33Non, ils sont même bien intentionnés.
- 7:34Mais chacun est un incident juridique en puissance.
- 7:37Le commercial qui colle des données clients dans chat GPT
- 7:38transfert hors UE non encadré, violation potentiel du RGPD, le
- 7:40consultant qui soumet un document client dans chat GPT,
- 7:41le consultant qui soumet à un document et un incident violent
- 7:43du RGPTD, le consultant qui soumet à un docu qui saison qui
- 7:44soumet un docu qui saison dans le contre ?
- 7:46Confidentiel, selon les conditions d'utilisation du
- 7:48service, ces données peuvent servir à entraîner le modèle.
- 7:51La confidentialité s'évapore et les chiffres sont vertigineux.
- 7:56Selon une étude claranet de 2026, 40% des entreprises ont un
- 7:59modèle d'i a officiel, mais 90% des employés utilisent déjà des
- 8:02outils d'i a personnels au quotidien.
- 8:07L'i a est entrée par la porte de service.
- 8:09Bien avant d'être invitée par la porte principale, c'est le
- 8:12shadow ai l'i a de l'ombre et ici une obligation de l'I Act.
- 8:16Que presque personne ne connaît entre en jeu.
- 8:18L'article 4 intitulé Maîtrise de l'i a applicable depuis février
- 8:232025, pas août 2020 06 février 2025.
- 8:24Ce texte oblige les entreprises à garantir un niveau suffisant
- 8:27de compétences IA chez tout le personnel qui utilise ces
- 8:31systèmes, même les outils gratuits.
- 8:32Même chat GPT utilisé entre 2 réunions.
- 8:34C'est une obligation de moyens. L'entreprise choisit la méthode,
- 8:37mais elle doit pouvoir prouver qu'elle a formé ses équipes.
- 8:44Combien d'entreprises respectent ça aujourd'hui ?
- 8:46Très peu. Les grandes entreprises ont
- 8:48bougé, 86% ont adopté une charte IA en 2026, selon KPMG.
- 8:51Mais les PME et les ETI sont massivement sans cadre et les
- 8:54contrôles démarrent en août 2026.
- 8:54Le paradoxe est cruel, le directeur juridique passe des
- 8:57semaines à évaluer proprement un modèle pour le produit.
- 9:00Pendant ce temps, des dizaines de salariés alimentent des
- 9:03modèles non validés, avec des données que personne ne trace.
- 9:12Le shadow AI n'est pas un problème informatique, c'est un
- 9:15problème de gouvernance et c'est le directeur juridique, pas le
- 9:18DSI, qui va devoir le résoudre. Le front juridique le plus
- 9:21explosif ne concerne ni les données personnelles, ni la
- 9:24cybersécurité. Il concerne la matière première
- 9:27des modèles, les œuvres sur lesquelles ils ont été
- 9:29entraînés. C'est le chapitre le plus
- 9:31inconfortable parce que sur le droit d'auteur et l'i a personne
- 9:34n'a de réponse définitive mais les réponses provisoires
- 9:37arrivent à grande vitesse. Le problème de base est simple.
- 9:41GPT Claude, Gema Mistral tous ces modèles ont été nourris de
- 9:45milliards de textes, des articles, des livres, des pages
- 9:48web, des contenus protégés par le droit d'auteur.
- 9:51Les fournisseurs invoquent l'exception de fouilles de
- 9:53textes et de données. Le texte and data mining prévu
- 9:56par la directive européenne de 2019.
- 9:59En gros, on peut utiliser des œuvres protégées pour
- 10:02l'entraînement, sauf si l'ayant droit s'y est explicitement
- 10:04opposé. Et cette opposition fonctionne.
- 10:07Pas vraiment. Les ayants droit disent que le
- 10:09mécanisme d'opte out est techniquement inefficace, que
- 10:12les fournisseurs l'ignorent, que le rapport de force est
- 10:15déséquilibré. En novembre 2025, les
- 10:18négociations volontaires en France entre ayants droit et
- 10:20fournisseurs ont échoué. Aucun accord sur le partage de
- 10:23la valeur. C'est dans ce contexte que la
- 10:26France a frappé fort en novembre 2000251 tribunal de Munich a
- 10:30condamné open AI pour violation de droit d'auteur, première
- 10:34jurisprudence européenne et le 8 avril 2026.
- 10:37Le Sénat français adopte une proposition de loi qui renverse
- 10:40la charge de la preuve. Avant, c'était à l'artiste de
- 10:43prouver que son œuvre avait servi à entraîner un modèle,
- 10:46autant chercher une aiguille dans un data Center, désormais,
- 10:50dès qu'un contenu généré rend plausible l'exploitation d'une
- 10:53œuvre, celle-ci est présumée utilisée, c'est au fournisseur
- 10:56de démontrer le contraire. le Conseil d'État a validé la
- 10:59solidité juridique du dispositif le 19 mars 2026.
- 11:04Le texte est conforme au droit et à la Constitution.
- 11:06Et au niveau européen ? Même direction.
- 11:09Le Parlement européen a adopté en mars 2026 une résolution, le
- 11:12rapport Voss qui préconise un cadre de licence pour que les
- 11:16fournisseurs d'i a rémunèrent les créateurs.
- 11:18Et depuis août 2025, l'I I Act impose déjà de publier un résumé
- 11:22détaillé des contenus utilisés pour l'entraînement.
- 11:24Et Voilà pourquoi c'est une bombe pour notre directeur
- 11:28juridique. Google a entraîné Gema sur des
- 11:32données dont la composition exacte n'est pas publique.
- 11:34Si l'été I intègre Gema dans son produit et qu'un ayant droit
- 11:38conteste, qui répond ? Pas Google.
- 11:40Pas Google. La licence Apache exclut toute
- 11:43garantie. L'été I est en première ligne.
- 11:45C'est comme construire un immeuble avec des briques dont
- 11:47tu ne peux pas certifier la provenance.
- 11:49L'immeuble tient, les locataires sont contents.
- 11:52Mais si quelqu'un prouve qu'une partie des briques a été volée,
- 11:55c'est le promoteur qui reçoit l'assignation.
- 11:57Pas le fournisseur qui avait écrit tel quel sur le bon de
- 12:00livraison. Et il y a le miroir du problème
- 12:02en aval, les contenus que l'i a produit.
- 12:05Un texte marketing généré par GPT, une image produite par
- 12:08mythe journée, un code sorti d'un assistant en France.
- 12:11Si aucune intervention humaine créative n'a façonné l'output,
- 12:14il n'est pas protégeable par le droit d'auteur.
- 12:18Donc un concurrent peut le copier.
- 12:19Mot pour mot et tu ne peux rien faire.
- 12:25Le droit d'auteur et l'i a, c'est un front ouvert des 2
- 12:28côtés en amont. Qui a le droit d'utiliser quoi
- 12:31pour entraîner en aval ? Qui possède quoi en sortie ?
- 12:34Et le directeur juridique ne peut dire ni c'est autorisé, ni
- 12:38c'est interdit. Il peut seulement dire voilà les
- 12:40risques et voilà ce qu'on ne sait pas encore.
- 12:45Le directeur juridique a ouvert tous les onglets, il a vu les
- 12:48pièges mais il n'est pas désarmé, il a des outils et il
- 12:52doit répondre aux mails. Avant de répondre, il fait
- 12:55l'inventaire de ce qu'il a en main.
- 12:57D'abord les normes l'i. O402 1001 sur le management de
- 13:01l'i a un cadre pour identifier, évaluer et gérer les risques,
- 13:05définition des rôles, validation des modèles, monitoring continu.
- 13:09Ce n'est pas du droit, c'est de l'ingénierie de la conformité et
- 13:12l'i. O402 1005, publié en avril 2025,
- 13:15fournit un guide pour les évaluations d'impact des
- 13:18systèmes d'i a, ce qui rejoint directement les exigences de l'i
- 13:21eact pour le haut risque. Dans un monde où le régulateur
- 13:24exige documentation et traçabilité, ces certifications
- 13:28sont une preuve solide de bonne foi.
- 13:32Ensuite, les contrats cyclose sont devenus indispensables
- 13:35quand on signe avec un fournisseur d'i a indemnisation
- 13:38en cas d'hallucination, réversibilité, droit d'audit
- 13:42algorithmique, propriété des données de fin tuning,
- 13:45engagement de niveau de service sur la précision et non
- 13:48entraînement sur les données clients.
- 13:51Et face au géant américain, ces clauses tiennent.
- 13:54C'est Le hic, face à open AI ou Google, c'est souvent du contrat
- 13:58d'adhésion, tu acceptes ou tu n'utilises pas.
- 14:01La marge de négociation d'une ETI est mince. 3e outil, la
- 14:06charte d'utilisation interne, la liste des outils autorisés, les
- 14:10données qu'on ne soumet jamais à un outil externe, les
- 14:13responsabilités de chacun, les procédures de contrôle.
- 14:16C'est le rempart contre le shadow et I.
- 14:20Et un outil émergeant, l'assurance des contrats
- 14:22hybrides. Responsabilité civile et cyber
- 14:25commencent à couvrir les erreurs algorithmiques.
- 14:27Mais le marché est encore jeune et un problème spécifique
- 14:30inquiète les assureurs. La Silent AI des sinistres
- 14:34causés par l'i. A dans des polices qui ne
- 14:35mentionnent même pas l'i a. Et la gouvernance interne ?
- 14:40C'est le ciment de tout le reste, un comité IA, pas un
- 14:43comité de plus, un comité qui réunit le juridique, la
- 14:46technique, les métiers et la direction.
- 14:49Il valide chaque nouvel usage qui trace les décisions, qui
- 14:52alertent quand quelque chose sort du cadre.
- 14:54Sans gouvernance, les normes restent des documents, les
- 14:57chartes restent des vœux pieux et les contrats des parapluies
- 15:01qu'on ouvre après la pluie. Maintenant la réponse aux mails.
- 15:05On y. Est le directeur juridique ouvre
- 15:08un nouveau message. Il écrit au directeur technique.
- 15:12On peut intégrer Gema 4, la licence Apache 2.0 nous donne la
- 15:16liberté technique. On peut héberger, auditer,
- 15:19modifier. Mais voilà, le cadre Google ne
- 15:22garantit rien. Si le modèle hallucine,
- 15:25discrimine ou reproduit du contenu protégé, c'est nous qui
- 15:28portons le risque. Il faut vérifier si l'usage
- 15:30relève du haut risque au sens de l'a I Act et si oui, préparer le
- 15:34marquage CE pour août 2026. Il faut une évaluation d'impact
- 15:39RGPD. Si des données personnelles sont
- 15:40traitées, il faut informer le CSE.
- 15:43Si le module touche à la gestion du personnel, il faut surveiller
- 15:46le front du droit d'auteur. La loi sur la présomption
- 15:49d'utilisation change la donne et il faut informer nos clients
- 15:52qu'une composante IA est intégrée au produit.
- 15:55On peut y aller, mais quelqu'un doit signer en connaissance de
- 15:59cause, pas en connaissance de la technologie, en connaissance du
- 16:02risque. Et c'est ça le vrai changement.
- 16:08Le vrai changement en 2026, ce n'est pas que l'i a entre dans
- 16:12l'entreprise, c'est qu'elle oblige l'entreprise à savoir
- 16:14exactement ce qu'elle fait, pourquoi elle le fait, avec
- 16:17quelles données, sous quelles responsabilités et qui assume
- 16:20les conséquences. Si ça tourne mal, le droit de
- 16:24l'i a. Ne crée pas de nouvelles
- 16:25questions, il rend les anciennes inévitables.
- 16:29C'était qui signe le casse ? Tête juridique de l'i a en
- 16:32entreprise. Merci de votre écoute.