Latest / Oser l'efficacité - Les stratégies de ceux qui font l’industrie / Industrie et écologie : la success story de Pimpant
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- 0:00Salut à tous et bienvenue dans Oser l'Efficacité.
- 0:03Moi,
- 0:03c'est Perrine Thiebaud,
- 0:04passionnée d'optimisation et de performance depuis plus de 10 ans et fondatrice de Digetic.
- 0:09J'en ai marre de voir des processus qui patinent,
- 0:11des pertes de temps récurrentes,
- 0:13des empilements d'outils irréfléchis.
- 0:15On met des pansements partout,
- 0:16alors qu'un check-up général serait plus que nécessaire.
- 0:19Dans ce podcast,
- 0:20je partage avec vous mes outils,
- 0:22méthodes et analyses pour simplifier,
- 0:24améliorer et booster vos performances.
- 0:27Seul ou avec mes invités ?
- 0:28On explore comment rendre vos processus plus efficaces et adaptés à vos besoins.
- 0:32Et quand la base est bien saine,
- 0:34on parle aussi d'outils numériques.
- 0:35Alors,
- 0:36et à oser l'efficacité et à vraiment faire la différence,
- 0:39c'est parti !
- 0:45Aujourd'hui,
- 0:45je reçois Baptiste Hamin.
- 0:46Baptiste est entrepreneur récidiviste et son dernier fait d'arme est d'avoir créé avec sa femme Caroline,
- 0:51Pimpant,
- 0:51une entreprise qui produit et commercialise des produits d'hygiène rechargeables.
- 0:55Si je voulais le recevoir sur le podcast,
- 0:57c'est que Pimpant est un bel exemple d'entreprise en impact qui fonctionne et l'ouverture de leur usine cette année le prouve.
- 1:02Au-delà de l'engagement écologique,
- 1:04ils sont également acteurs sur l'axe du bien-être au travail avec la généralisation du télétravail et la semaine de 4 jours.
- 1:09J'ai hâte de creuser tous ces sujets,
- 1:11place à l'épisode.
- 1:12Bonjour Baptiste !
- 1:13Salut Perrine,
- 1:14quelle info !
- 1:16Ça te va ?
- 1:16Ça te convient ?
- 1:17Oui,
- 1:17très très bien.
- 1:19Super !
- 1:21Est-ce que pour commencer,
- 1:21tu pourrais nous parler un petit peu de ton parcours entrepreneurial ?
- 1:25Oui,
- 1:27tu l'as bien dit dans l'intro,
- 1:29on a monté une dernière boîte avec Carling qui s'appelle Pimpant.
- 1:32C'est la troisième boîte que je monte.
- 1:34J'ai monté une première boîte,
- 1:36c'est moins connu,
- 1:37c'est toujours les échecs,
- 1:38peut-être qu'on en parle un peu moins.
- 1:40J'ai monté une première boîte à 21 ans.
- 1:44L'objectif,
- 1:44c'était d'étudier l'impact environnemental de toutes les activités offshore qui se montaient.
- 1:48et on est en 2000...
- 1:502010-2011,
- 1:52à l'époque où on parle beaucoup de l'éolien offshore en France.
- 1:56Et du coup,
- 1:56on avait monté un bureau d'études.
- 1:58On était quatre dans le projet.
- 2:00Il y avait un oreille d'or.
- 2:01Il y avait oreille d'or,
- 2:02c'est dans les sous-marins,
- 2:04ceux qui essayent de détecter si c'est un ennemi ou une baleine.
- 2:08Et voilà,
- 2:09il y avait trois profils de vol avec moi.
- 2:10C'était une belle aventure.
- 2:12Mais on n'était pas alignés avec les cofondateurs sur ce qu'on voulait faire.
- 2:15Ils voulaient faire un bureau d'études.
- 2:17Donc,
- 2:17je les ai laissés continuer le bureau d'études qui existe toujours.
- 2:20c'est c'est
- 2:21la boîte existe toujours donc on va dire que ça se passe très bien et après pour me remettre j'ai été j'ai bossé un an à l'époque c'était ça s'appelait The Base je sais plus le nom de la boîte aujourd'hui mais c'était du data marketing et de la génération de leads voilà l'idée c'était d'apprendre
- 2:36en fait je suis parti dans le métier où j'étais le plus nul c'est à dire que j'étais sales parce que je me trouvais j'avais envie de progresser à cette époque là toujours un peu mais du coup j'ai choisi un job où j'étais très mauvais vendre et ça s'est bien passé pendant un an.
- 2:50jusqu'au jour où j'ai demandé au fondateur de passer directeur commercial parce que j'avais vraiment de super performances.
- 2:56Et il m'a dit que j'étais trop jeune.
- 2:57Donc,
- 2:57je suis parti et on a monté avec mon meilleur pote.
- 3:00Juste après,
- 3:00on partait.
- 3:01Je me rappelle toujours,
- 3:02j'ai fait l'entretien.
- 3:02Et puis,
- 3:03juste après,
- 3:03je partais au ski avec l'un de mes meilleurs potes.
- 3:05Et c'est là qu'on a eu l'idée de Feather.
- 3:06Donc,
- 3:08Feather,
- 3:08c'est la deuxième boîte que j'ai montée.
- 3:10C'est une appli de carte postale.
- 3:11Une aventure qui a duré 8 ans.
- 3:14Mais du coup,
- 3:14en revenant de vacances,
- 3:15j'ai posé ma dème.
- 3:16et il a été très sympa avec nous.
- 3:19Le chef d'entreprise était content qu'on l'entreprene.
- 3:23Et on a monté Fizzr pendant 7-8 ans.
- 3:26Projet qui a démarré à Paris,
- 3:29dans mon appart,
- 3:30où on imprimait sur les enveloppes les noms de chaque personne.
- 3:33Et on envoyait à la main
- 3:3520-30 cartes postales par jour.
- 3:37Et 7-8 ans plus tard,
- 3:40on avait 2 millions d'utilisateurs.
- 3:41On envoyait jusqu'à 100 000 cartes postales par jour.
- 3:43Et on a revendu la boîte à un groupe qui s'appelle Hexacontact Airfontaine.
- 3:47qu'un industriel français.
- 3:48C'était assez stratégique comme vertical pour eux.
- 3:50Et voilà,
- 3:50on a vendu la boîte et du coup,
- 3:52juste après,
- 3:54on est en décembre 2019,
- 3:55juste après,
- 3:55il y a le Covid qui arrive et je pense que ça a revu un peu notre façon,
- 3:59la suite qu'on voulait un peu donner à notre vie avec Carline.
- 4:02On avait eu la petite Juliette deux,
- 4:04trois ans avant.
- 4:05On part en vacances pendant les deux,
- 4:07trois semaines.
- 4:08On avait le droit de partir en vacances,
- 4:09si on pouvait appeler ça des vacances avec toutes les restrictions qu'il y avait.
- 4:13On était été 2020 et on est sur une plage blindée de plastique.
- 4:17Et c'est là qu'on a eu le gros déclic,
- 4:18en fait,
- 4:18de se dire on ne sait pas ce qu'on fera,
- 4:21mais on va se battre pour sa génération,
- 4:23pour les prochaines générations.
- 4:25Et quand on est rentré chez nous,
- 4:26on s'est dit que ça pouvait être un bon combat,
- 4:28le plastique.
- 4:28Et qu'on avait pas mal de choses à apprendre autour de ça.
- 4:31Et on s'est lancé à fond.
- 4:33C'était en 2020.
- 4:35Ça fait quatre ans maintenant et ça fait trois ans qu'on commercialise.
- 4:39OK.
- 4:40Et au moment où vous décidez de vous battre dans le plastique,
- 4:44vous y connaissez quelque chose en produit d'hygiène ?
- 4:47Rien du tout.
- 4:48Rien du tout en produits de hygiène,
- 4:49rien du tout en produits de maison,
- 4:51rien du tout sur le plastique.
- 4:52La seule chose qu'on sait,
- 4:53c'est que c'est un fléau.
- 4:56On habite en bord de mer en Normandie,
- 4:59on est confronté au plastique tout le temps.
- 5:02On n'était pas des exemples.
- 5:04D'ailleurs,
- 5:04je pense qu'on n'est jamais un exemple.
- 5:05Même aujourd'hui,
- 5:06on fait beaucoup mieux aujourd'hui sur notre façon de consommer.
- 5:09Mais on était presque des digital nomades avec Carline,
- 5:13parce qu'en fait,
- 5:13Feezer,
- 5:14c'était une boîte en 100%
- 5:15télétravail.
- 5:16On voyageait partout dans le monde.
- 5:18On pouvait bosser d'où on voulait,
- 5:19quand on voulait.
- 5:20On se l'appliquait aussi à nous.
- 5:21On a fait pas mal de temps aux États-Unis,
- 5:24au Canada,
- 5:26pendant toute cette aventure entrepreneuriale.
- 5:27Et on n'était pas du tout des exemples.
- 5:30On prenait beaucoup l'avion.
- 5:31Mais on avait une chose forte qui est bien restée aujourd'hui,
- 5:35c'est cette envie d'apprendre.
- 5:36et cette envie de faire mieux parce que quand tu as des enfants tu commences à avoir une responsabilité forte,
- 5:41quand tu es tout seul c'est tellement plus simple là tu as une responsabilité qui est un petit peu plus forte et c'est vrai que c'est un peu notre leitmotiv tous les matins on sait pourquoi on se lève,
- 5:49on veut se battre pour cette génération là et du coup pour se battre il faut savoir de quoi on parle et ça fait 3-4 ans qu'on apprend beaucoup autour de ces sujets là qu'on s'entoure des meilleurs tu vois on connaissait rien à l'hygiène,
- 6:01la première personne qu'on a recrutée c'est un docteur en R&D qui venait de chez L'Oréal
- 6:06connaissait très bien ces sujets-là.
- 6:08Dans les premières personnes qu'on a recrutées aussi,
- 6:10c'était une personne qui s'occupait de l'impact.
- 6:12Ça faisait 10-15 ans qu'il ne faisait que de l'impact.
- 6:14C'est rare à ce niveau de maturité.
- 6:17Ça fait
- 6:182-3 ans qu'on a recruté une personne qui est dédiée à l'impact chez nous parce que justement,
- 6:23on veut faire les choses dans le bon ordre,
- 6:26efficacement.
- 6:27Et c'est pour ça que le sujet de l'usine est arrivé assez rapidement parce que tu maîtrises encore mieux l'impact.
- 6:32Parce que du coup,
- 6:33vos premières productions,
- 6:34vous avez des questions
- 6:35Donc,
- 6:35vous vous entourez des meilleurs pour concevoir le premier produit et derrière,
- 6:39vous le faites produire par d'autres.
- 6:41On a une conviction forte,
- 6:42c'est que...
- 6:44Déjà,
- 6:45les produits qu'on veut faire,
- 6:46on ne pouvait même pas faire de marque blanche,
- 6:48ça n'existait pas,
- 6:49la poudre à reconstituer.
- 6:50De toute façon,
- 6:50on est parti sur nos formules.
- 6:53Par rapport à l'expérience qu'on a eue sur Pfizer,
- 6:55je réfléchis toujours à quelles valeurs on crée sur le long terme pour le projet.
- 6:59Et d'être propriétaire de nos formules,
- 7:01et là,
- 7:02on a trois ans de recul sur le sujet.
- 7:04Oui,
- 7:04on n'était pas industriel au premier jour,
- 7:06mais dès le premier jour,
- 7:07on a appris à devenir industriel.
- 7:09Parce qu'on était propriétaire de nos formules,
- 7:12mais tu vois comment ça se passe.
- 7:13On trouve le moment où tu fais ta formule de ton côté et la montée en échelle industrielle,
- 7:17là,
- 7:18t'es dans de la R&D.
- 7:19Ça part en cacahuètes tout le temps et on a rencontré beaucoup de galères.
- 7:24Déjà,
- 7:25on a eu des erreurs.
- 7:26En fait,
- 7:26on avait certaines matières qui marchaient en R&D quand tu faisais ta petite popote de ton côté,
- 7:31mais pas à l'échelle industrielle.
- 7:33Parce que tu ne pouvais pas monter en échelle sur certaines matières qui ne résistaient pas à certaines chaleurs,
- 7:37etc.
- 7:38Donc,
- 7:39on a rencontré beaucoup de problèmes depuis trois ans,
- 7:41trois ans et demi.
- 7:41Donc,
- 7:42ça fait trois ans,
- 7:42trois ans et demi qu'on est en train de se préparer à devenir un peu plus grand.
- 7:48Et comment tu choisis le premier produit au moment de vous lancer ?
- 7:52C'est une bonne question.
- 7:54On a essayé de choisir un produit assez mass market.
- 7:58Nous,
- 7:58notre premier produit,
- 7:59c'est le gel douche.
- 8:00Si tu as à refaire,
- 8:01je pense qu'on...
- 8:01on reprendrait ce produit-là,
- 8:03mais le meilleur produit,
- 8:05si je devais donner le meilleur produit,
- 8:07si on devait donner le meilleur produit,
- 8:08on prendrait le dentifrice.
- 8:09Parce que c'est le plus game changer.
- 8:12Il n'y avait pas d'alternative.
- 8:14Les alternatives,
- 8:15c'est les croquettes de dentifrice aujourd'hui.
- 8:17Moi,
- 8:17ma conviction,
- 8:18c'est que ça ne marchera pas à grande échelle.
- 8:19Parce que le plaisir derrière ça,
- 8:22les retours consommateurs ne sont pas assez bons pour que ça puisse être un produit mainstream demain.
- 8:27Et du coup,
- 8:28pour répondre à ta question,
- 8:29on a pris un produit qui était grand marché.
- 8:31parce qu'on voulait créer une boîte à potentiel.
- 8:33Donc,
- 8:33tu ne te mets pas sur un marché de niche,
- 8:35tu essaies d'aller sur quelque chose d'assez large.
- 8:37Nos critères,
- 8:38c'est quel est l'impact qu'on va avoir dans la maison ?
- 8:41Est-ce qu'on peut être vraiment différenciant et apporter vraiment une solution forte pour le client ?
- 8:46Et tu vois,
- 8:47on est resté pendant quelques mois avec uniquement un produit.
- 8:50Enfin,
- 8:50on avait trois parfums différents sur le gel douche.
- 8:53Et j'ai toujours dit aux équipes,
- 8:54le jour où le dentifrice sort,
- 8:55ça va être un carton incroyable.
- 8:57Et ça s'est mis en produit numéro un,
- 8:59c'est resté en produit numéro un.
- 9:00C'est encore l'un des produits qu'on vend le plus aujourd'hui.
- 9:03Parce qu'il y a ce côté waouh auprès des clients.
- 9:08Je te dis ça,
- 9:08maintenant,
- 9:09après trois ans,
- 9:11on a plus de 60 produits.
- 9:14Tu as vraiment le côté,
- 9:15on est sur cette idée de réduire le plastique,
- 9:17de reconstituer,
- 9:18mais on garde le plaisir finalement du produit tel qu'on le connaît au quotidien.
- 9:22Oui,
- 9:24ça ne marche pas de créer une boîte où les gens vont t'acheter pour l'écologie.
- 9:28Le sujet,
- 9:29ça va être en rapport qualité-prix.
- 9:32Ça,
- 9:32ça peut être faux et ça peut blesser quelques personnes,
- 9:34parce que tu as des gens qui y vont par forte conviction écologique,
- 9:38utiliser qu'un savon de Marseille pour tout faire,
- 9:41même se laver les dents.
- 9:42Mais du coup,
- 9:42c'est une petite partie de la population et ce n'est pas une bulle qui grossit.
- 9:46Donc nous,
- 9:46notre problématique,
- 9:47ce n'est pas comment est-ce qu'on fait pour répondre aux 5-10%
- 9:51des gens qui utilisent du solide,
- 9:53c'est pour répondre aux gens qui utilisent 90%
- 9:55de ce qu'il y a sur le marché,
- 9:56c'est-à-dire du plastique à usage unique,
- 9:58un produit qui est rempli d'eau dans du plastique à usage unique que tu vas acheter encore et encore.
- 10:01Du coup,
- 10:02la logique est un peu différente.
- 10:03Ça veut dire qu'il faut un positionnement de prix qui va être bon,
- 10:06ça veut dire qu'il faut aller chercher beaucoup de plaisir.
- 10:08Plaisir ou efficacité quand tu es sur la partie détergence maison,
- 10:12il faut que l'expérience soit sympa.
- 10:13Et après,
- 10:14c'est l'écologie.
- 10:15Donc,
- 10:15on a mis du temps à se rendre compte de ça parce que les gens,
- 10:18quand tu leur demandes,
- 10:18ils disent « je suis trop cool,
- 10:19je suis content de réduire le plastique » .
- 10:21Tu es content de réduire le plastique,
- 10:22mais en fait,
- 10:22tu es content du prix,
- 10:24tu es content de l'expérience que tu as et tu t'amuses avec le produit.
- 10:27Ce n'est pas que l'écologie,
- 10:29c'est le sujet sur lequel on va bien le mettre en avant parce qu'on en est fiers quand tu es consommateur.
- 10:36Et ça,
- 10:36c'est une vraie différence entre quand tu poses des questions à tes futurs clients,
- 10:40tu vas leur envoyer un type form.
- 10:42Oui,
- 10:43l'écologie,
- 10:43c'est le numéro un.
- 10:44Dans l'acte d'achat,
- 10:46c'est
- 10:465-6e pour le groupe des clients.
- 10:50La problématique,
- 10:51c'est qu'on est très content de dire que l'écologie nous a attirés,
- 10:53mais ce n'est jamais le déclencheur.
- 10:54C'est ça.
- 10:55Faire le tri,
- 10:56c'est compliqué.
- 10:57Je vois bien.
- 10:59Au niveau de l'extension de la gamme,
- 11:02ça s'est fait comment ?
- 11:03Tu avais une roadmap au départ ou ça s'est fait plus au fur et à mesure ?
- 11:07J'ai l'impression que le dentifrice,
- 11:08tu l'avais dans la tête assez vite quand même,
- 11:10qu'il fallait que ça sorte.
- 11:11Alors en fait,
- 11:12on a lancé...
- 11:13Le gel douche,
- 11:13c'est le premier produit qui est sorti parce que c'est le premier produit en R&D qui était prêt.
- 11:17On a mis un an,
- 11:18c'est long un an à l'échelle de la startup.
- 11:21Pas à l'échelle R&D,
- 11:22tu vois,
- 11:23notre shampooing,
- 11:23on a mis trois ans à le sortir,
- 11:25mais on les a démarrés en même temps.
- 11:27Ok,
- 11:27vous avez lancé plusieurs R&D dès le départ,
- 11:29du coup.
- 11:30Ah oui,
- 11:31oui,
- 11:32on a mis beaucoup de moyens sur le projet.
- 11:34On n'était pas dans une...
- 11:35Si tu veux faire les choses à ton rythme,
- 11:37de manière rentable,
- 11:38etc.,
- 11:38il faut sortir les produits les uns après les autres.
- 11:40Mais tu le fais en 7-8 ans.
- 11:42Nous,
- 11:42on voulait se donner 2-3 ans pour tout avoir.
- 11:44Et d'ailleurs,
- 11:45on a fait...
- 11:46Là,
- 11:46je te parle de la partie hygiène.
- 11:49Mais on a racheté une boîte qui faisait la partie maison.
- 11:51D'accord.
- 11:52Ça,
- 11:52je ne savais pas.
- 11:53Au bout d'un an,
- 11:55il y avait Pierre et Amandine qui avaient lancé l'ancien Pimpant.
- 11:59Historiquement,
- 12:00Pimpant s'appelait Juliette.
- 12:02Du nom de notre fille.
- 12:03pour pas mal de raisons et aussi d'un point de vue affection.
- 12:06On avait envie de...
- 12:07Déjà,
- 12:08il y a un deuxième qui est arrivé.
- 12:09On avait envie de laisser nos enfants tranquilles.
- 12:11Et on avait Pimpant qui était disponible.
- 12:13On s'est changé en Pimpant,
- 12:14qui existait déjà sur toute la partie maison.
- 12:17Donc en fait,
- 12:17nous,
- 12:17on avait le gel douche,
- 12:19le dentifrice,
- 12:20l'avant-main,
- 12:21quelques produits.
- 12:21On a acheté Pimpant,
- 12:22qui avait 2-3 ans de plus que nous.
- 12:24Et eux,
- 12:25c'était un peu notre homologue,
- 12:26mais sur la partie maison-détergence.
- 12:28Et on a racheté la boîte,
- 12:29mais en fait,
- 12:29on a surtout fait venir Amandine et Pierre dans l'aventure,
- 12:31qui sont encore avec nous aujourd'hui.
- 12:33Amandine,
- 12:33elle gère l'émission Plankton.
- 12:34Pierre,
- 12:35il gère toutes les finances opérationnelles du projet.
- 12:38Donc,
- 12:38ils sont à fond aussi dans le projet encore aujourd'hui.
- 12:39Mais ça,
- 12:40ça ne nous a fait pas assez une étape.
- 12:42On a doublé,
- 12:43voire triplé le nombre de produits qu'on avait.
- 12:46Et donc ça,
- 12:47ça nous a bien fait accélérer.
- 12:48Avec une vision,
- 12:50on est très e-commerce.
- 12:52Si tu as un seul monoproduit,
- 12:54tu ne marches pas.
- 12:54Tu vois,
- 12:54si tu vends un dentifrice à 3,50 euros,
- 12:56parce que l'idée,
- 12:57ce n'est pas d'être trop cher,
- 12:58on ne fait pas un business.
- 12:59Par contre,
- 13:00si tu as
- 13:0130 produits différents,
- 13:02où il y a une logique derrière de poudre à reconstituer,
- 13:05de rechargeables,
- 13:07de produits certifiés EcoCert,
- 13:10tout est en train d'être fabriqué de plus en plus dans notre usine demain.
- 13:13Il y a une vraie logique,
- 13:15au moins fabriquée en France,
- 13:16il y a une vraie logique derrière le projet.
- 13:19Ok,
- 13:19très clair.
- 13:22Pour finir sur la partie du lancement de Pimpant,
- 13:25est-ce que tu as un souvenir d'une...
- 13:27d'une grosse galère pendant le lancement que tu aurais envie de partager ou à l'inverse d'un gros succès Ausha ?
- 13:33Finalement,
- 13:33quelque chose qui t'a profondément marqué dans le lancement des premiers produits ?
- 13:37Qu'une galère,
- 13:38c'est compliqué.
- 13:38Qui t'a marqué ?
- 13:41Sur le plan industriel,
- 13:44la première fabrication de gel douche.
- 13:46On est au bout d'un an.
- 13:48Enfin,
- 13:48on n'est pas au bout d'un an parce que du coup,
- 13:50on a lancé qu'au bout d'un an.
- 13:51Normalement,
- 13:51on était près au bout de neuf mois.
- 13:53On fait la fabrication auprès d'un premier partenaire.
- 13:56On travaille beaucoup avec les laboratoires Gilbert en Normandie.
- 13:58On fait la première fabrication de poudre.
- 14:00Et là,
- 14:00on envoie notre conditionneur qui mettait la poudre dans des petits sachets.
- 14:04Et là,
- 14:05il nous dit,
- 14:06non,
- 14:06ça ne rentre pas.
- 14:07Donc en fait,
- 14:08ce qui se passait,
- 14:08c'est que la poudre se compactait et devenait toute dure.
- 14:12En fait,
- 14:12on avait testé à 10 kilos.
- 14:14Ça avait bien fonctionné.
- 14:15Sauf qu'après 10 kilos,
- 14:16il y avait une vis sans fin qui chauffait le produit.
- 14:18Il y avait une des matières qu'on avait qui n'entrait pas.
- 14:21Donc on est parti.
- 14:21Je suis même parti avec mon père parce que je voulais faire tout le trajet dans la journée.
- 14:25Donc on est parti.
- 14:25partie Normandie,
- 14:26on s'est retrouvés dans le centre de la France pour récupérer les poudres,
- 14:29on s'est retrouvés dans le fin fond de la Bretagne pour essayer de trouver avec le directeur de l'usine des laboratoires Gilbert qui était venu aussi pour voir avec d'autres partenaires pour faire entrer la poudre et en fait c'était impossible.
- 14:40Donc première prod bien foirée et très riche en enseignement.
- 14:43On a perdu trois mois pour lancer les premiers produits mais c'était très enrichissant sur toute cette montée en compétences autour de la poudre parce que c'est pas facile de faire de la poudre.
- 14:54C'est pas facile de faire de la poudre qui rentre bien dans un sachet,
- 14:59qui se conserve correctement,
- 15:01et qui,
- 15:02une fois que tu rouvres le sachet et que tu veux le mélanger,
- 15:06recrée un produit qui fait un produit sympa.
- 15:07C'est assez challengeant.
- 15:09Oui,
- 15:09ça fait beaucoup de contraintes,
- 15:10effectivement.
- 15:11Je vois le truc.
- 15:13Et du coup,
- 15:14ce qui est bien avec Pimpant,
- 15:16c'est qu'effectivement,
- 15:16ça fait quatre ans que ça dure.
- 15:18Vous êtes toujours là,
- 15:18vous avez construit votre usine.
- 15:20Moi,
- 15:20un des trucs qui m'attriste profondément...
- 15:22c'est de voir beaucoup d'entreprises à impact dès le départ.
- 15:26On a commencé à aborder le sujet,
- 15:27des gens qui sont peut-être trop motivés en premier lieu par l'écologie et qui ferment les unes avec les autres.
- 15:33Donc,
- 15:33je voulais te demander,
- 15:34selon toi,
- 15:35ce qui fait que pour vous,
- 15:37ça a marché ?
- 15:38Je n'ai pas envie de dire que ça a marché,
- 15:40parce qu'on ne sait pas,
- 15:41on est encore jeune.
- 15:42Donc,
- 15:42ça me gêne de dire que ça a marché.
- 15:44Après,
- 15:45on arrive à un volume qui est fort de business.
- 15:48Ce qui a fait que ça a marché,
- 15:50c'est...
- 15:51Pour moi,
- 15:51c'est souvent les mêmes ingrédients.
- 15:53C'est les motivations que tu as au début du projet,
- 15:56l'équipe que tu arrives à embarquer avec toi,
- 15:58la capacité à écouter tes clients sur leur retour en permanence.
- 16:02Tu vois,
- 16:02le dentifrice,
- 16:03c'est la dixième version parce qu'on écoute,
- 16:05on améliore.
- 16:07Toutes tes notes,
- 16:08tous tes produits sont notés sur 5.
- 16:10Passer de 4,6 à 4,7 sur un produit,
- 16:13c'est difficile,
- 16:14mais ça change la rentabilité d'un projet.
- 16:16Et du coup,
- 16:17nous,
- 16:17on se focus toujours sur ces grosses métriques-là.
- 16:20Est-ce que les clients reviennent pour acheter ce produit-là ?
- 16:22Est-ce qu'ils reviennent plusieurs fois pour le racheter ?
- 16:25C'est ça le secret de tout business en ligne ou de tout sujet consommateur.
- 16:30C'est que vendre un produit une fois,
- 16:32tout le monde vraiment peut le faire,
- 16:34que les gens le rachètent.
- 16:35Et ça,
- 16:36c'est...
- 16:37Nous,
- 16:37on a repris ce qui a fait les forces de Pfizer.
- 16:40Et la première force,
- 16:41c'est sa capacité à écouter les clients et de ne pas être trop loin d'eux.
- 16:45Et ça,
- 16:45c'est ce qu'on fait en permanence et c'est ce qu'on essaye de jamais oublier.
- 16:49Ça,
- 16:49c'est un facteur de succès,
- 16:50je dirais,
- 16:50des premiers mois,
- 16:51d'arriver à trouver une sorte de ce qu'on appelle le product market fit,
- 16:54l'adéquation entre ta cible,
- 16:57le produit que tu as à vendre et le lien entre les deux qui est assez fort,
- 17:02qui est sur un marché qui tourne bien.
- 17:04L'étape d'après,
- 17:05pour moi,
- 17:05c'est d'arriver à répéter plus fortement le modèle et d'avoir une équipe forte que tu arrives à embarquer autour de toi parce que quand tu es un ou deux,
- 17:15l'amour que tu mets dans le projet,
- 17:16il se perce peu.
- 17:17Quand tu es 25-30,
- 17:19ça se disperse beaucoup plus potentiellement.
- 17:21Et l'idée,
- 17:21c'est plutôt que tu arrives à en faire une force et d'être encore meilleur collectivement à 25.
- 17:28C'est ça la difficulté d'un projet à un moment,
- 17:31c'est qu'à un moment,
- 17:31tu as un cap à passer,
- 17:33qui est un cap de capacité d'embarquer les gens dans un projet.
- 17:37Je vois.
- 17:38Pendant votre croissance,
- 17:40il y a le passage sur
- 17:42« Qui veut être mon associé ? »
- 17:43Tu constates un avant et un après pour l'expérience ?
- 17:47Oui,
- 17:47à tous les niveaux.
- 17:49Depuis 10-12 ans,
- 17:50on a fait beaucoup de télé.
- 17:52On a déjà fait Capital avec Schneider.
- 17:54C'est le média le plus puissant.
- 17:58Il n'y a pas plus fort aujourd'hui.
- 18:00Tu as encore un peu Capital qui est assez puissant.
- 18:03Mais en fait,
- 18:03même si tu tapes un 20h ou un 13h aujourd'hui,
- 18:06tu as plus de gens qui te regardent,
- 18:08mais tu vois moins la marque,
- 18:09tu parles moins du produit,
- 18:11tu parles moins de l'esprit d'entreprendre du projet.
- 18:13C'est pour ça qu'elle est magique cette émission-là.
- 18:16Parce qu'en fait,
- 18:16pendant 15-20 minutes,
- 18:17tu arrives à embarquer les gens dans ton projet.
- 18:20Et en plus,
- 18:21nous,
- 18:21on a eu la chance de se faire bâcher à la fin et les gens n'ont pas trop compris derrière leur écran.
- 18:26Et donc ça,
- 18:27ça a donné une envie d'aider le projet beaucoup plus forte.
- 18:30Donc c'est pour ça que ça donne un coup de boost incroyable à ton projet.
- 18:33Et c'est pour ça que tu changes de planète.
- 18:36Parce que Turcrute,
- 18:37c'est des dizaines de milliers de clients qui arrivent dans les jours qui suivent.
- 18:41Et ça aide à déployer beaucoup plus fortement le projet.
- 18:44Et même si c'est des gens qui n'achètent pas tout de suite,
- 18:46ils ont entendu parler de toi.
- 18:47Et à un moment dans l'année,
- 18:49tu arrives à essayer de les transformer.
- 18:50Ce qu'on est encore en train de faire.
- 18:51On surfe encore sur la vague alors qu'on est passé il y a 7-8 mois.
- 18:56J'allais te demander justement la date de diffusion par rapport à là où tu en étais dans le déploiement de la société.
- 19:01Ça intervient quand ?
- 19:02Du coup,
- 19:03vous aviez déjà le projet de construire l'usine à ce moment-là ?
- 19:06Oui,
- 19:06il y a la date de diffusion et il y a la date de tournage.
- 19:10On a tourné en septembre.
- 19:122023 pour un passage le 7 février 2024.
- 19:16Donc,
- 19:16tu es un peu dans l'attente parce qu'en plus,
- 19:18nous,
- 19:18quand tu ne lèves pas,
- 19:19potentiellement,
- 19:19c'est les projets qui passent à la trappe qui ne sont même pas diffusés.
- 19:22Donc,
- 19:22tu es un peu dans cette attente-là.
- 19:23Nous,
- 19:24on a pris le risque.
- 19:25On a pris les stocks.
- 19:26Que trois mois avant,
- 19:27il faut prendre les stocks,
- 19:28sinon tu es foutu.
- 19:30Trois mois avant,
- 19:31début janvier,
- 19:31parce que c'est à partir de début janvier où tu peux passer et tu es prévenu que trois semaines avant.
- 19:36Et on est passé,
- 19:37c'est diffusé en février,
- 19:38mais en septembre,
- 19:39on était déjà en train de travailler sur l'usine et on a mis un nom.
- 19:42On démarrait le projet de l'usine parce qu'on venait de faire une levée de fonds participative.
- 19:46Auprès d'à l'époque,
- 19:47c'était 550 investisseurs.
- 19:49C'est ça le déclencheur de l'usine finalement,
- 19:51c'est une levée de fonds à part.
- 19:52À ce moment-là,
- 19:54vous ne surfez pas encore sur la vague qui veut être mon associé puisque ce n'est pas passé.
- 19:58Ça,
- 19:58vous l'anticipez ?
- 19:59Parce qu'il n'y a pas le choix.
- 20:01Sinon,
- 20:01on ne peut pas surfer sur la vague s'il n'y a pas de stock.
- 20:03Exactement.
- 20:04Ok.
- 20:07On a des copains qui sont passés la même année.
- 20:09Si tu mets trois mois ou quatre mois à servir les gens,
- 20:11les gens,
- 20:12ils pètent un câble.
- 20:13Notre déclencheur de l'usine,
- 20:15ce n'est pas les fonds.
- 20:17Ça,
- 20:17c'est un moyen pour y arriver.
- 20:18Le déclencheur,
- 20:19c'est notre envie de maîtriser une étape de plus de l'impact et de maîtriser toute la chaîne.
- 20:24Il y a plusieurs sujets,
- 20:24en fait,
- 20:26d'internaliser la production.
- 20:28On maîtrise une étape de plus de l'impact,
- 20:30on améliore le système financier dans lequel on est,
- 20:33que ce soit d'un point de vue BFR ou d'un point de vue marge.
- 20:35On peut en faire un outil de communication aussi.
- 20:37Ça sert notre marque employeur autour du projet parce que l'usine,
- 20:40on peut la visiter.
- 20:42C'est un endroit physique en fait,
- 20:43on devient physique.
- 20:44Là où on était assez virtuel d'être simplement une marque en ligne,
- 20:48là les gens se rendent compte qu'on fait nos formules,
- 20:50qu'on produit nous-mêmes,
- 20:52qu'on gère notre logistique,
- 20:54on a quasiment toutes les étapes.
- 20:56Donc c'est ça le chénon manquant qu'on n'avait pas,
- 20:58c'était l'usine.
- 20:59Et on s'est lancé,
- 21:00on l'a monté assez rapidement.
- 21:01En 7-8 mois,
- 21:02c'était en ligne.
- 21:03Oui,
- 21:03c'est assez impressionnant.
- 21:04J'avais suivi un petit peu le déroulé du projet.
- 21:05Effectivement,
- 21:06elle sort vite de terre entre la décision et...
- 21:09Enfin,
- 21:10sortir de terre,
- 21:11c'est le mauvais mot puisque vous reprenez des murs.
- 21:13Oui,
- 21:13c'est presque plus compliqué.
- 21:14Oui,
- 21:15finalement.
- 21:15Parce que tu dois adapter un lieu qui n'est pas fait pour accueillir une usine.
- 21:19Mais après,
- 21:20on a essayé d'en faire une force.
- 21:21Il y a d'autres avant-d'âge.
- 21:22on n'est pas des fous,
- 21:23on n'a pas choisi ce lieu-là.
- 21:24Parce que c'est à Diff'Purmer,
- 21:25c'était mes parents et mes grands-parents qui avaient un magasin de meubles ici.
- 21:29On est dans un hyper-centre-ville,
- 21:31donc avoir une usine dans un hyper-centre-ville,
- 21:33ça n'arrive plus.
- 21:34Et ça peut se faire parce que le produit qu'on utilise,
- 21:38c'est de la poudre,
- 21:38c'est dix fois plus petit que du liquide,
- 21:40donc dix fois moins de stock,
- 21:42des machines beaucoup plus petites.
- 21:45Il y a un vrai enjeu stratégique derrière ça.
- 21:48Et c'est vrai que quand on a lancé le projet,
- 21:49on s'est dit,
- 21:49tiens,
- 21:50c'est génial pour l'impact.
- 21:51Et en fait,
- 21:52on s'est rendu compte qu'on était en train de monter une machine de guerre sur les prix qu'on allait pouvoir sortir de notre usine.
- 21:58Et c'est pour ça,
- 21:58tu vois,
- 21:59quand on pense à l'argument premier,
- 22:01qui est le rapport qualité-prix,
- 22:03ce qu'on va réussir à sortir comme qualité de produit,
- 22:05au prix auquel on va le sortir,
- 22:07c'est juste fou.
- 22:08Enfin,
- 22:08on peut parler au présent,
- 22:09d'ailleurs,
- 22:09parce qu'on a commencé à produire depuis juillet.
- 22:13Et oui,
- 22:13on a été assez rapide pour la sortir de terre,
- 22:16pour reprendre ton expression,
- 22:18parce qu'on a mis 7-8 mois.
- 22:22On s'est un petit peu fait aider des labos Gilbert avec qui on bosse.
- 22:27Le CEO est à notre board.
- 22:29Donc,
- 22:29on a été chercher pas mal de conseils.
- 22:32Mais on a aussi eu envie d'y aller avec notre naïveté et de le faire à notre sauce par rapport à notre besoin.
- 22:37Donc,
- 22:37on a été hyper vite.
- 22:38Tu vois,
- 22:39une usine,
- 22:40c'est plutôt 2-3 ans normalement.
- 22:42Donc,
- 22:43c'est un peu plus de temps que ça.
- 22:44Mais quand tu es plus petit,
- 22:46tu peux essayer d'aller plus vite sur certains sujets.
- 22:48Tu peux prendre plus de risques sur...
- 22:51des typologies de machines qu'on a fait venir.
- 22:53Et c'est vrai qu'en fait,
- 22:55au final,
- 22:55si on prend un peu de recul,
- 22:57on n'a pas mis 6-7 mois,
- 22:58ça fait déjà 4 ans qu'on est sur ces thématiques-là et on savait à peu près ce qu'on ne voulait pas,
- 23:02c'est-à-dire ce que faisaient nos...
- 23:04On connaissait tous les bons points et les mauvais points de nos sous-traitants.
- 23:07Et du coup,
- 23:07on a essayé de mettre que les bons points.
- 23:09T'as pu apprendre pendant 3 ans pour sortir exactement.
- 23:12Enfin,
- 23:12l'usine,
- 23:12tu l'avais en tête avant qu'elle sorte au final.
- 23:15Oui,
- 23:16complètement.
- 23:16Chaque pièce,
- 23:17ça s'est construit aussi au fur et à mesure avec les contraintes machines qu'on a fait venir.
- 23:22et qu'on est encore en train de faire venir.
- 23:24Parce qu'en fait,
- 23:25on a lancé la prod,
- 23:26ça y est,
- 23:26mais on a déjà encore un plan de déploiement,
- 23:30d'arriver une nouvelle machine pour monter en puissance.
- 23:34Ok.
- 23:35Du coup,
- 23:35l'ouverture,
- 23:36c'était en juillet,
- 23:37c'est ça ?
- 23:38Oui,
- 23:38on a commencé à produire en juillet.
- 23:40L'ouverture officielle,
- 23:42on l'a faite en septembre.
- 23:44Et donc,
- 23:44tu parlais des bénéfices sur les prix.
- 23:48que tu vois déjà ?
- 23:49Il y a d'autres bénéfices que tu as déjà pu constater depuis l'ouverture ?
- 23:53Tu améliores ton modèle financier,
- 23:55tu maîtrises mieux ton impact,
- 23:56tu as plus de flexibilité parce que quand tu travailles avec des sous-traitants,
- 24:01tu n'es pas tout seul à travailler avec ces partenaires-là et les temps d'attente peuvent être de 2,
- 24:053,
- 24:054 mois.
- 24:06Là où nous,
- 24:08si on a une urgence,
- 24:09le lendemain,
- 24:10on la déploie.
- 24:11C'est énorme en termes de rapidité,
- 24:13en termes de besoins en fonds de roulement parce que du coup,
- 24:16tu stockes des choses qui t'ont coûté moins cher ?
- 24:18donc de stocker des produits finis,
- 24:19d'avoir trois mois de stock tout le temps de produits finis.
- 24:22Donc moi,
- 24:22je trouve que c'est un enjeu qu'on sous-estime un petit peu trop quand on monte un business,
- 24:26c'est comment est-ce que mon BFR va évoluer quand mon chiffre d'affaires va grossir.
- 24:30Et moi,
- 24:30j'aime bien essayer d'aller chercher un BFR qui est négatif,
- 24:33c'est-à-dire que plus tu grossis,
- 24:35plus ton cash en banque grossit.
- 24:36Ça,
- 24:36c'est cette stratégie-là qu'il faut aller chercher.
- 24:39C'est plus dur d'un point de vue industriel,
- 24:40mais Fizzleur,
- 24:40on avait un BFR négatif,
- 24:42on a réussi à aller chercher ça.
- 24:43je pense qu'on va pouvoir aussi aller le faire là,
- 24:45en optimisant
- 24:46Mais il faut être très,
- 24:47très focus là-dessus.
- 24:48Donc oui,
- 24:49les bénéfices,
- 24:49tu les constates tout de suite.
- 24:50Il n'y a pas une petite période de transition où tu as quand même quelques galères à récupérer les process chez toi.
- 24:56Tout de suite,
- 24:56c'est mieux.
- 24:57Et ça se passe très bien.
- 25:00C'est cool.
- 25:01ça se passe très bien en fait je sais pas parce que moi je vois jamais les problèmes tu vois là on vient de prendre un mois de retard sur une nouvelle machine qu'on fait venir donc ça peut pas dire que tout va très bien mais c'est comme ça après moi j'y vois beaucoup de positifs et je trouve que pour l'instant tout ce qu'on fait en production là d'un
- 25:17point de vue qualité timing les pertes qu'on a tu vois on a même diminué les pertes les pertes de matière t'as souvent quand tu manipules de la poudre chaque étape t'en perds un petit peu là c'est assez fort ce qu'on arrive à faire strôles.
- 25:30Donc non,
- 25:31c'est plutôt positif.
- 25:32Est-ce que tu le vois dans ton modèle financier tout de suite ?
- 25:34Non,
- 25:34parce que tu doubles un peu les choses,
- 25:36c'est-à-dire que tu n'es pas sûr de bien réussir,
- 25:38donc tu fais quand même ton sous-traitance à côté.
- 25:41Je pense qu'on aime bien garder un réseau de sous-traitants autour de nous pour des montées en charge non prévues.
- 25:47Il y a un truc qui s'est produit pendant le montage de l'usine que tu ne referais pas pareil ?
- 25:52Peut-être une leçon apprise en cours de route auquel tu ne t'attendais pas ?
- 25:57j'ai l'impression que ce projet était très préparé mais peut-être un truc qui est surgi de manière inattendue peut-être un peu dur comme question si tu vois pas les problèmes si pour l'instant je vois pas de gros obstacles qu'on s'est mis par rapport à la façon dont on a fait les choses parce que même
- 26:14si certains gros investissements on aurait peut-être pu les lancer avant sur la façon dont on gère l'air il y a des choses où on aurait pu les lancer avant mais en vrai on aurait pas été aussi vite pour s'en rendre compte donc euh...
- 26:27Je ne vois pas de grosses problématiques qu'on a eues là.
- 26:30Et au contraire,
- 26:30j'ai hâte qu'il y ait des problèmes.
- 26:32On apprend plus ?
- 26:33Oui,
- 26:34et puis c'est là où tu deviens meilleur.
- 26:35C'est là où tu arrives à faire ce que d'autres ne font pas.
- 26:37Nous,
- 26:38tous nos concurrents,
- 26:38tu n'en as aucun qui produit.
- 26:41Oui.
- 26:41Quand je dis concurrent,
- 26:42c'est des gens que tu vois en face de toi.
- 26:45C'est ça qui est intéressant.
- 26:46C'est que moi,
- 26:48ma conviction forte,
- 26:50j'ai plusieurs convictions.
- 26:51La première,
- 26:51c'est que la poudre va emporter tout le marché demain.
- 26:54c'est à dire que pas tout le marché mais ce sera
- 26:57plus de la moitié.
- 26:57Ça veut dire quoi ?
- 26:58C'est-à-dire que transporter du liquide dans du plastique à usage unique que tu jettes encore et encore,
- 27:03c'est un non-sens total.
- 27:05Et la chance qu'on a,
- 27:05c'est que le plastique coûte de plus en plus cher et le transport coûte de plus en plus cher.
- 27:09Même s'il peut y avoir des petites fluctuations vers le bas du pétrole,
- 27:12c'est globalement un sujet de long terme,
- 27:14les prix vont forcément augmenter.
- 27:16Donc ça veut dire quoi ?
- 27:16Ça veut dire que la poudre devient de plus en plus compétitive.
- 27:20Si la poudre est moins chère,
- 27:21quand tu as un produit en rayon,
- 27:22le moins cher,
- 27:23c'est celui qui tourne le plus pour un rapport qualité-prix équivalent.
- 27:26tout le plaisir qui est autour,
- 27:27etc.
- 27:29Donc,
- 27:30première conviction,
- 27:30c'est que la poudre va l'emporter.
- 27:32Je ne parle pas du solide parce que le solide,
- 27:35on le voit,
- 27:36déjà,
- 27:36ça a toujours existé.
- 27:37Il y a eu un petit rebond 2012-2019.
- 27:41Le Covid est arrivé.
- 27:42Le solide,
- 27:43là,
- 27:43depuis,
- 27:44c'est en déclin.
- 27:44Ça ne sera pas le gagnant.
- 27:45Le Covid,
- 27:46je trouvais que c'était une période assez intéressante de notre vie parce que ça a mis en accélération ce qui pouvait se passer dans les prochaines années,
- 27:52sur des petites périodes.
- 27:54Du coup...
- 27:54Moi,
- 27:54ma conviction,
- 27:55c'est que le solide gagnera pas.
- 27:56Donc la poudre,
- 27:57première conviction,
- 27:57la poudre va gagner.
- 28:00Deuxième conviction forte,
- 28:01c'est que le gagnant,
- 28:02ça sera celui qui produit.
- 28:03Parce que c'est là où tu as le plus de marge,
- 28:05c'est là où tu as le plus de flexibilité,
- 28:07c'est là où tu as le plus de pouvoir par rapport aux autres.
- 28:10Et que si ce qu'on va produire pour d'autres,
- 28:13si demain tu as une marque qui va moins bien,
- 28:15tu as toujours une autre marque qui va prendre le relais et faire les investissements marketing à sa place.
- 28:20Mais du coup,
- 28:20le gagnant,
- 28:20c'est celui qui fabrique.
- 28:21Tu le vois dans le solide,
- 28:22les seuls qui se gavent.
- 28:24C'est les producteurs et les marques,
- 28:25elles s'enchaînent.
- 28:26Tu as toujours un nouveau qui arrive avec un budget marketing.
- 28:29Mais le gagnant,
- 28:29à la fin,
- 28:30c'est celui qui fabrique.
- 28:31Du coup,
- 28:31tu as l'ambition de produire pour d'autres.
- 28:32C'est dans votre modèle.
- 28:34Oui,
- 28:35on est en train de lancer.
- 28:37On se limite.
- 28:39C'est dur de se limiter,
- 28:40mais on se limite.
- 28:40Il y a quatre projets l'année prochaine.
- 28:42Parce qu'on veut le temps de bien tout internaliser chez nous.
- 28:45Et surtout,
- 28:45on veut que ces projets se surpercent.
- 28:48Donc,
- 28:48on va prendre que trois,
- 28:50quatre projets l'année prochaine pour faire vite très,
- 28:52très bien les choses.
- 28:53On démarre dans ce métier-là.
- 28:55On démarre,
- 28:55mais on est très bien entouré.
- 28:57Parce qu'on a beaucoup de professionnels autour de nous qui font de la fabrication à façon et de la fabrication pour leur marque.
- 29:04Ça marche.
- 29:05Super.
- 29:06Je voulais qu'on passe sur le sujet du bien-être au travail,
- 29:09puisque c'est aussi une valeur qui est très forte chez toi,
- 29:13sur laquelle tu communiques beaucoup.
- 29:15Je comprends bien le télétravail.
- 29:16Déjà,
- 29:17chez Feather,
- 29:17c'était le cas.
- 29:18C'est quelque chose...
- 29:19Tu as commencé ta vie professionnelle là-dedans ou c'est toi qui l'as intégré après ?
- 29:22L'intégrer,
- 29:23en fait,
- 29:24c'est arrivé d'une petite problématique qu'on avait.
- 29:27On démarre Fiseur sur Paris,
- 29:29on décide de revenir en Normandie parce qu'avec mon associé,
- 29:32on habitait là et on est partis avec toute la famille.
- 29:35On est arrivé en Normandie,
- 29:37il a fallu recruter.
- 29:40donc faire venir des gens à Diff'surmer en Normandie quand tu veux les meilleurs devs,
- 29:44quand tu veux...
- 29:46C'était impossible pour nous.
- 29:47Et on avait un troisième associé qui bossait chez Itch et il faisait déjà du
- 29:52100% remote pour les devs,
- 29:53pour les développeurs informatiques.
- 29:54Donc on s'est dit,
- 29:55ok,
- 29:55en fait,
- 29:56il y a potentiellement une opportunité,
- 29:58c'est de se dire,
- 29:59on fait une proposition de valeur,
- 30:00vous bossez d'où vous voulez,
- 30:02vous bossez quand vous voulez,
- 30:03et nous,
- 30:03on met ça dans tous les jobs.
- 30:04Marketing,
- 30:05communication,
- 30:05finance,
- 30:06partout.
- 30:07Et en fait...
- 30:08Ce qui s'est passé,
- 30:09c'est qu'on a essuyé des plâtres pendant quelques mois parce qu'il a fallu améliorer notre communication à l'écrit,
- 30:17tout a été mis en place,
- 30:18ça ne s'est pas fait du jour au lendemain et on itère encore,
- 30:21on a été par itération pendant 5-6 ans chez Fizeur et on continue encore de faire grandir notre approche du sujet.
- 30:30Donc
- 30:31100% télétravail,
- 30:31c'est une chose.
- 30:32Ce qui nous a fait beaucoup grandir,
- 30:35c'est qu'en fait,
- 30:35quand tu es en 100%
- 30:36télétravail,
- 30:37Tu donnes beaucoup de liberté à tes équipes.
- 30:39Tu es obligé de leur faire confiance parce qu'ils ne sont pas à côté de toi quand ils travaillent.
- 30:44Et ça,
- 30:44on en a fait une grosse force.
- 30:45On a fait une grosse force.
- 30:47Ça faisait aussi beaucoup de sélection à l'entrée parce que quand tu es libre et qu'on te fait confiance,
- 30:53ce qui t'arrive dans la tête,
- 30:54c'est beaucoup de responsabilité parce que tu as des gens qui sont bons à côté de toi et tu veux faire bien les choses.
- 30:59Donc quand tu es mal organisé et pas autonome,
- 31:02tu te craches tout de suite.
- 31:04Donc on a été obligé de renforcer fortement
- 31:06notre façon de recruter sur ces critères-là,
- 31:09l'autonomie et la capacité à apprendre tout seul.
- 31:12Et du coup,
- 31:13tu te retrouves avec des super profils et tu as une équipe de
- 31:1720 à 25 personnes qui fait 3-4 fois plus qu'une équipe taille équivalente qui va dans des bureaux tous les jours.
- 31:22C'est comme ça que tu pensais retrouver,
- 31:24au bout de 7-8 ans,
- 31:25être aussi puissant avec Phaser.
- 31:28Et c'est un de nos facteurs clés de succès dans ce projet-là.
- 31:32Du coup,
- 31:33on n'a pas arrêté le 100%
- 31:34télétravail avec Pimpant.
- 31:36Et on s'est dit,
- 31:37tiens,
- 31:37ce peut être intéressant.
- 31:39Déjà,
- 31:39ce qui est intéressant,
- 31:40c'est que tu repars d'une feuille blanche.
- 31:42C'était incroyable au début,
- 31:43les valeurs qu'on peut mettre autour du projet.
- 31:46On a démarré à deux avec Caroline,
- 31:47mais on était six tout de suite au lancement du projet.
- 31:50Et tu avais des personnes qui ont quitté Phizer pour venir chez nous.
- 31:53Et du coup,
- 31:54c'est vrai que collectivement,
- 31:55tu te retrouves dans un projet intéressant où tu construis des valeurs communes autour de ce qu'on a déjà basé.
- 32:02avant et ce qui était intéressant c'est qu'ils sont toujours là,
- 32:05les anciens de Fizer.
- 32:07Ce qui est intéressant c'est qu'eux ils ont vu que le modèle avait fonctionné chez Fizer.
- 32:11Ils ont vu que d'être actionnaire du projet c'est cool aussi parce que quand la boîte se vend tu prends les sous qui vont avec,
- 32:17ça ça reste intéressant.
- 32:19Donc c'est aussi ce qu'on a fait chez Pimpant.
- 32:21On a plusieurs sujets 100%
- 32:22télétravail,
- 32:24semaine de 4 jours,
- 32:25tout le monde est actionnaire du projet et t'as 2000 euros minimum de salaire par mois.
- 32:30Ça,
- 32:31c'est les critères de base aujourd'hui de notre approche du travail.
- 32:35Et avec le 100%
- 32:36télétravail,
- 32:37est-ce que tu as des mesures en particulier que tu mets en place pour assurer la cohésion du groupe ?
- 32:43Ou est-ce que finalement,
- 32:44chacun est heureux comme ça et très content de son autonomie et n'a pas forcément ce besoin ?
- 32:50La cohésion,
- 32:51je trouve que ce n'est pas forcément un sujet de 100%
- 32:53télétravail.
- 32:54Ça fait rire les gens,
- 32:54mais pour moi,
- 32:55les gens chez nous se connaissent beaucoup plus que des gens qui se voient tous les jours au bureau.
- 32:58Parce que tu ne te vois pas.
- 32:59pour dire ça va ou tu veux un café ou il fait beau dehors.
- 33:04J'exagère,
- 33:05je suis méchant avec les gens qui vont au bureau,
- 33:07mais surtout que nous,
- 33:09on a la moitié de l'équipe au bureau tous les jours.
- 33:12Et du coup,
- 33:12ça me permet aussi de voir que les gens se connaissent aussi bien,
- 33:15voire mieux,
- 33:15sur ceux qui sont ensemble pour santé des travails parce qu'on se voit quatre fois par an pendant quatre,
- 33:20cinq jours où on apprend beaucoup à se connaître,
- 33:23on apprend beaucoup à travailler ensemble la vision du projet et
- 33:28et c'est assez fort si tu veux on fait peu de choses mais juste on essaie de créer du lien entre les gens et donc on a une équipe qui est quand même très très soudée chez nous ok et maintenant qu'il y a l'usine le 100%
- 33:41télétravail c'est pas forcément possible pour tous les postes comment ça se concrétise ?
- 33:46est-ce que c'est un peu contraire à la valeur de départ ou ça reste cohérent parce qu'il y a des métiers où il faut être là près de la machine et s'en occuper et...
- 33:55Non,
- 33:55le sujet de départ,
- 33:57au-delà du
- 33:57100% télétravail,
- 33:58c'est confiance,
- 33:59liberté,
- 34:00autonomie et responsabilité.
- 34:02C'est ça les bases.
- 34:03Et après,
- 34:04le 100%
- 34:04télétravail est un outil qu'on peut utiliser quand il y a besoin,
- 34:08mais ça n'empêche pas d'avoir
- 34:10100% confiance dans les équipes qu'ils ont sur place,
- 34:13qu'elles soient autonomes.
- 34:13Il n'y a pas de manager,
- 34:16il y a un capitaine,
- 34:18il y a un système de coach chez nous.
- 34:20Ce n'est pas un manager.
- 34:22C'est une façon de manager,
- 34:23mais c'est juste que le mot coach est,
- 34:25je trouve,
- 34:26plus adapté à ce qu'on devrait faire dans le management,
- 34:29c'est-à-dire être présent pour les gens quand ils ont besoin,
- 34:32être là pour les soutenir,
- 34:34être là pour les faire grandir.
- 34:36pas être là pour leur dire quoi faire.
- 34:37Si tu recrutes bien les gens,
- 34:38ils sont meilleurs que toi,
- 34:39pas besoin de ton aide pour faire les choses.
- 34:41C'est cette Ausha,
- 34:42et tu sens pour ton télétravail ou pas.
- 34:45Nous,
- 34:45ce qu'on essaye de faire,
- 34:46le socle commun,
- 34:47c'est une culture de l'écrit qui est très forte.
- 34:49Même si les gens se parlent entre eux,
- 34:50en se voyant en physique,
- 34:52le mettre à l'écrit pour tout le monde.
- 34:54Donc nous,
- 34:54on a des outils
- 34:56Slack et Notion,
- 34:56on les utilise toute la journée.
- 35:00Oui,
- 35:00ok,
- 35:00très clair.
- 35:01Ça me fait penser à une...
- 35:03Une discussion que j'avais eue avec un directeur IT en Norvège sur un projet il y a longtemps maintenant,
- 35:08qui me parlait de la différence managériale entre la Norvège et la France.
- 35:11Et à l'époque,
- 35:11ça me paraissait complètement surréaliste de dire qu'en Norvège,
- 35:14ils attendaient plutôt que la mayonnaise prenne,
- 35:16quand en France,
- 35:17on était plus à manager,
- 35:19à obliger les gens à faire.
- 35:21Et je ne voyais pas comment ça pouvait marcher à l'époque.
- 35:25On en prend la direction quand même,
- 35:27de plus en plus.
- 35:27En tout cas,
- 35:28dans les demandes de bien-être au travail,
- 35:29il y a cet esprit d'autonomie et de prise de responsabilité pour tout,
- 35:33ce qui est hyper intéressant.
- 35:34Oui,
- 35:34c'est sûr.
- 35:35On parle beaucoup des nouvelles générations.
- 35:37Moi,
- 35:37je trouve que même l'ensemble des générations ont changé depuis d'avoir eu le Covid.
- 35:42Le fait de chercher beaucoup plus de sens dans son job,
- 35:44ce n'est pas une question d'âge.
- 35:45Oui,
- 35:46les nouvelles générations,
- 35:47clairement,
- 35:48c'est une très bonne chose parce que c'est massif.
- 35:50Et elles vont arrêter d'aller dans des boîtes que pour la thune.
- 35:52Elles vont aussi chercher un sens.
- 35:54Donc ça veut dire quoi ?
- 35:56Soit tu as une boîte et tu continues de proposer aux gens que de l'argent,
- 35:58soit tu leur donnes aussi du sens et du coup elles vont forcément être obligées de changer.
- 36:02Ou sinon elles disparaîtront.
- 36:03Ça c'est une bonne chose.
- 36:05Le fond des entreprises fondamentalement va changer.
- 36:08C'est utopique,
- 36:08mais moi je pense qu'aujourd'hui le sujet numéro un des entreprises c'est de générer du cash.
- 36:13Moi je pense que ça peut changer.
- 36:15Il y a le sujet du bien-être sur le social,
- 36:17il y a le sujet de l'écologie,
- 36:18il y a le sujet de manière générale du sens de ton job.
- 36:22et la bonne nouvelle c'est que
- 36:23Plus tu donnes de sens aux gens,
- 36:24plus ils ont de l'envie.
- 36:25Donc,
- 36:25normalement,
- 36:26les équipes dans des boîtes où il y a du sens sont théoriquement plus performantes.
- 36:30Qui dit plus performantes,
- 36:32dit demain que les autres vont disparaître.
- 36:34À voir le temps que ça va prendre.
- 36:36Oui,
- 36:36c'est clair.
- 36:37Justement,
- 36:38je vais te poser la question sur...
- 36:40Le télétravail est monté en flèche avec le Covid.
- 36:43Aujourd'hui,
- 36:43on a plein de boîtes qui font marche arrière.
- 36:46Pour la semaine de 4 jours,
- 36:47il y a certains chefs de rang sur le sujet.
- 36:50t'en fais partie.
- 36:52LDLC est sur ce modèle-là aussi.
- 36:54Et pourtant,
- 36:55le message principal qu'on entend,
- 36:56c'est quand même qu'on ne peut pas travailler sur quatre jours,
- 36:59que c'est impossible,
- 37:00qu'on va tuer la performance des boîtes.
- 37:02Tu as un message à faire passer,
- 37:04tu l'as déjà un peu abordé,
- 37:05mais qu'est-ce que tu réponds à ce message-là,
- 37:07finalement,
- 37:08aujourd'hui ?
- 37:12C'est des sujets un petit peu différents.
- 37:13Entre le 100%
- 37:14télétravail,
- 37:15le fait de revenir les gens au bureau.
- 37:17Ce n'est pas vraiment faire revient les gens au bureau,
- 37:19c'est qu'en fait,
- 37:19les managers et les dirigeants,
- 37:22ils n'ont rien compris à la confiance qu'ils devaient donner à leurs équipes.
- 37:24C'est un autre problème de fond.
- 37:26Sur l'aspect de la performance en quatre jours plutôt qu'en cinq,
- 37:29je ne sais pas si c'est vrai dans tous les secteurs.
- 37:31Je sais que pour nous,
- 37:32ça marche beaucoup mieux.
- 37:33Les gens ne sont plus reposés.
- 37:35Quand on demande,
- 37:36de toute façon,
- 37:37même quand on mesure la productivité,
- 37:40c'est meilleur à tous les niveaux.
- 37:42C'est meilleur à tous les niveaux et ça élève les gens.
- 37:45parce que
- 37:47T'es dans un environnement où tout le monde travaille 5 jours par semaine,
- 37:49toi tu te mets à 4 jours,
- 37:52donc tu te parles quand même avec des gens qui te parlaient 5 jours à côté,
- 37:55et ça demande d'être meilleur en organisation,
- 37:57ça demande d'être meilleur en créativité,
- 38:00ça demande d'être meilleur à tous les niveaux,
- 38:02et ça fait vraiment le level up les gens,
- 38:04et t'as un côté où t'es plus reposé,
- 38:06où t'y arrives mieux.
- 38:07Sur un mois,
- 38:08bosser 5 jours,
- 38:09t'es plus performant qu'en 4 jours.
- 38:11La semaine de 4 jours,
- 38:12c'est un sujet de long terme pour moi.
- 38:14C'est un sujet où...
- 38:15Alors,
- 38:16la première chose qui ne marche pas à échelle macro,
- 38:18parce que si tout le monde fait,
- 38:19cet argument n'est plus bon,
- 38:21c'est que ça te permet de recruter des meilleurs.
- 38:24Oui.
- 38:25Aujourd'hui,
- 38:26ça marche,
- 38:26oui.
- 38:26Voilà.
- 38:27Aujourd'hui,
- 38:27ce critère-là fonctionne bien.
- 38:29Tu as un deuxième critère qui ne fonctionnera plus demain,
- 38:32mais bon,
- 38:32ça sera tant mieux.
- 38:34Ça sera tant mieux parce qu'au final,
- 38:35l'objectif,
- 38:35c'est le bien-être général.
- 38:37Le deuxième critère,
- 38:38c'est que les gens restent plus dans ta boîte.
- 38:39Donc,
- 38:40d'un point de vue financier,
- 38:41reformer des gens,
- 38:42ça coûte cher.
- 38:43Les gens qui partent,
- 38:44ça coûte cher.
- 38:45Donc...
- 38:45ça améliore un petit peu ta performance du sujet.
- 38:48Il y a moins de maladies liées au travail.
- 38:50Burn-out,
- 38:50burn-out,
- 38:51la totale de toutes les maladies qui peuvent arriver.
- 38:53Il y a moins d'arrêts maladies.
- 38:55Donc là,
- 38:55tu perds moins en productivité sur tes sujets.
- 38:59Et nous,
- 38:59moi,
- 38:59ma conviction forte aussi,
- 39:00tu vois,
- 39:01ça c'est parce que c'est important d'un point de vue du coup,
- 39:03tu vois,
- 39:03d'expliquer aux gens qu'on n'a pas de risque,
- 39:06en fait.
- 39:06On n'a pas de risque.
- 39:07Au pire,
- 39:07tu fais un essai un an et si ça ne marche pas,
- 39:09tu arrêtes,
- 39:09quoi.
- 39:10Tu peux faire ça.
- 39:11c'est...
- 39:13D'ailleurs,
- 39:13dans la plupart des cas,
- 39:16les projets où ça ne fonctionne pas,
- 39:17ça ne vient pas des équipes de direction.
- 39:20Peut-être qu'elles ont un petit rôle dedans,
- 39:21mais c'est surtout que ça vient des équipes qui disent « moi,
- 39:22je préfère bosser sur cinq jours » .
- 39:24J'allais te poser la question,
- 39:25effectivement.
- 39:25Moi,
- 39:25j'ai eu le cas,
- 39:25effectivement,
- 39:26dans mon ancienne boîte où tout le monde n'était pas intéressé par le fait de bosser sur quatre jours.
- 39:32Oui,
- 39:32parce que tu as des gens qui s'ennuient.
- 39:36Donc,
- 39:37qu'on n'a pas envie de trois jours de congé,
- 39:39ça peut paraître un peu bête,
- 39:40mais il y a des gens qui aiment bien que le lien social dans le boulot est un sujet assez crucial.
- 39:45Moi,
- 39:45je reste persuadé que pour l'équilibre général,
- 39:48revoir son rapport au temps est quand même une bonne chose,
- 39:51de manière macro.
- 39:52Parce que c'est ça aussi qu'on veut faire.
- 39:53On ne sait pas si on est meilleur en 5 ou 4,
- 39:55c'est plutôt qu'avec toutes les équipes,
- 39:57on remet en question notre approche du travail,
- 39:59notre rapport au temps et l'équilibre de vie qu'on veut en général.
- 40:02Passer plus de temps avec nos familles,
- 40:03avec nos amis à faire du sport.
- 40:05faire une autre activité,
- 40:06bosser une journée dans une association.
- 40:08Et ton équilibre général est meilleur.
- 40:11Et sur du long terme,
- 40:12un équilibre général qui est meilleur,
- 40:13c'est une équipe qui fonctionne mieux.
- 40:15D'ailleurs,
- 40:15tu parles de LDLC,
- 40:17lui,
- 40:17il s'est dit,
- 40:18ça va me coûter 10%
- 40:19de ma salariale en plus,
- 40:20je fais le test quand même,
- 40:21c'est parti.
- 40:21Au final,
- 40:22ça lui a fait gagner des sous,
- 40:23donc ça se passe bien.
- 40:26Mais c'est comme tout,
- 40:27bosser 5 jours ou 4 jours,
- 40:29si c'est dans un métier qui te fait chier,
- 40:30même une journée,
- 40:31c'est déjà trop.
- 40:32Il ne faut pas oublier que c'est qu'un outil.
- 40:34Avant,
- 40:35il faut du sens dans ton travail,
- 40:36il faut de la confiance,
- 40:37de la liberté,
- 40:37des ingrédients qui font que tu es dans des bonnes conditions pour travailler efficacement.
- 40:42Ça marche.
- 40:43Ok,
- 40:43merci pour ça,
- 40:44c'est un bon éclairage sur le sujet.
- 40:47Le dernier sujet que je voulais aborder,
- 40:48c'était tout ce qui est autour du numérique.
- 40:51En plus,
- 40:51c'est vraiment mon cœur de métier pour le coup.
- 40:53Donc le télétravail étant très largement utilisé,
- 40:57avoir les bons outils numériques pour bien travailler ensemble,
- 40:59c'est essentiel.
- 41:00Comment vous avez choisi vos outils ?
- 41:01Comment vous les avez intégrés ?
- 41:03Est-ce que ça s'est fait petit à petit ?
- 41:04Est-ce qu'il y a des choses qui se sont imposées ?
- 41:07Ça fait dix ans qu'on...
- 41:10Moi,
- 41:10je ne me rappelle plus d'une période avant
- 41:13Slack ou avant Notion.
- 41:14Depuis le début,
- 41:15on est arrivé à la création,
- 41:16je crois,
- 41:17même Notion.
- 41:17Il y avait un concurrent français qui avait ça,
- 41:20mais Notion,
- 41:20c'est ultra puissant.
- 41:21En plus,
- 41:22ils ont continué à bien se développer.
- 41:24Nous,
- 41:25l'image générale,
- 41:26c'est toujours...
- 41:27On considère
- 41:29Slack pour les gens...
- 41:30connaissent pas,
- 41:31c'est quoi la version Microsoft ?
- 41:33C'est la version Teams.
- 41:36Là qu'on le voit toujours,
- 41:37on le voit comme notre bureau chez nous.
- 41:39Donc t'arrives,
- 41:40tu dis bonjour dessus,
- 41:41t'as un petit robot qui vient te demander comment ça va,
- 41:44qui te pose des questions un peu sur ta vie,
- 41:46sur le job,
- 41:47diffusé sur une chaîne générale où tout le monde voit les réponses de tout le monde,
- 41:51donc ça crée du lien aussi entre les gens.
- 41:54T'as des chaînes professionnelles,
- 41:56t'as des chaînes
- 41:58où tu vas parler sur le sport,
- 42:00sur le cinéma.
- 42:02C'est vraiment un bureau comme au bureau.
- 42:04On a même des random remote coffee où les gens se voient entre eux pour aller prendre un café virtuel.
- 42:09Donc,
- 42:09on le considère vraiment comme un bureau.
- 42:11Notion,
- 42:12on l'utilise un peu comme ta bibliothèque.
- 42:14Donc,
- 42:14dedans,
- 42:14tu vas mettre des classeurs avec ta gestion de projet ou tout l'historique de ta boîte.
- 42:18On essaye vraiment de renseigner un maximum de choses,
- 42:21que ce soit sur Notion.
- 42:22Après,
- 42:22on utilise toute la suite Google,
- 42:24que ce soit Google Meet ou...
- 42:27Google Drive pour les projets.
- 42:29Ça,
- 42:29c'est vraiment les outils principaux qu'on a et qui font le gros du job hors spécialité.
- 42:36Et quand tu as créé l'usine,
- 42:38est-ce que le numérique,
- 42:40ça a été un sujet aussi de suivre la production via les outils numériques ou pas encore ?
- 42:46C'est un gros sujet parce qu'on est en train d'intégrer Odoo.
- 42:51C'est un sujet sympa.
- 42:52Après,
- 42:53depuis le premier jour,
- 42:54on a intégré la logistique.
- 42:56Donc,
- 42:56on était un petit peu obligé d'avoir des outils de supply chain pour pouvoir gérer la connexion entre Shopify et les logisticiens,
- 43:05les envois derrière.
- 43:06Donc,
- 43:07on est monté en puissance sur ces sujets-là.
- 43:09Moi,
- 43:09c'est un sujet que j'aime beaucoup parce qu'avec Feather,
- 43:13on envoyait 10 cartes postales et on avait tout internalisé.
- 43:18On envoyait 100 000 et comment ça se passait d'un point de vue...
- 43:20back office,
- 43:22tout l'admin qu'on gérait,
- 43:23donc être en permanence en train d'optimiser tous ces sujets-là,
- 43:25c'est des choses que j'aime beaucoup.
- 43:26Donc je n'ai pas vu de grandes difficultés de passage là-dessus.
- 43:30On considère un peu les équipes à la logistique un peu comme des clients,
- 43:34tu vois,
- 43:34on aime bien regarder en permanence pour optimiser toutes les tâches répétitives,
- 43:41comment est-ce qu'on fait pour les considérer différemment,
- 43:44et il y a les étapes par étapes,
- 43:45à la grosse à chaque fois,
- 43:47on va taper les 30-40%
- 43:49de temps où
- 43:50On se répète toujours la même action et on essaie de l'optimiser.
- 43:53Il y a des travaux réguliers là-dessus,
- 43:55identifier ces tâches-là pour trouver...
- 43:57Oui,
- 43:57pour que ça scale,
- 43:58parce qu'envoyer 50 commandes par jour ou 500,
- 44:01ce n'est pas la même logistique derrière,
- 44:03à beaucoup de niveaux.
- 44:04Au début,
- 44:06quand tu as 10 produits,
- 44:07c'est plus facile à gérer tes stocks que quand tu as 70-80 références.
- 44:11Et quand tu as un débit plus rapide de sortie,
- 44:15tu as toujours...
- 44:16Mais moi,
- 44:16je n'aime pas mettre trop de complexité.
- 44:19J'aime bien que les choses restent simples et que ça fonctionne et que ça continue de scaler.
- 44:23Tu vois,
- 44:23même la logistique,
- 44:25on aurait pu mettre beaucoup plus de numérique,
- 44:27mais notre process,
- 44:28il est super.
- 44:29Tu as un préparateur de commandes,
- 44:31il peut faire 400 commandes dans une journée.
- 44:33Des gens qui sont très optimisés sur les sujets,
- 44:36je pourrais échanger beaucoup avec des chefs d'entreprise,
- 44:40ils n'en font pas autant.
- 44:41Donc c'est que notre système,
- 44:44il fonctionne bien.
- 44:45Un peu comme l'usine,
- 44:46c'est créer notre process unique qui peut-être pas dans les règles de l'art ou les règles générales qui sont fixées,
- 44:54mais qui tournent.
- 44:55Je te rejoins totalement.
- 44:56De toute façon,
- 44:56le bon outil,
- 44:57c'est celui qui soutient le mieux ton process.
- 44:58Ce n'est pas celui qui te fait subir le numérique.
- 45:02au service de l'industrie,
- 45:03pas l'inverse.
- 45:06Ok,
- 45:06super intéressant.
- 45:07Ça répond à mes questions.
- 45:09Du coup,
- 45:09je pense qu'on peut passer à la conclusion.
- 45:12On a couvert les différents sujets.
- 45:13Moi,
- 45:13je pose toujours trois questions à mes invités pour conclure.
- 45:18La première,
- 45:18c'est qu'est-ce qui te rend fou ?
- 45:20Ce qui te rend dingue,
- 45:21ce qui t'énerve ?
- 45:22Quand on fait deux fois la même erreur.
- 45:24Ok.
- 45:26Quel est ton pire souvenir lié au numérique ?
- 45:28Mon pire souvenir,
- 45:29c'est un passage télé où le site a crashé.
- 45:32À l'époque,
- 45:32il n'y avait pas Shopify.
- 45:34Ce n'était pas la même vie.
- 45:35En fait,
- 45:36on a...
- 45:36Bon,
- 45:36du coup,
- 45:37on fait un passage télé.
- 45:39Le site explose.
- 45:40Donc,
- 45:41tu perds tout,
- 45:41quoi.
- 45:42Il y a quand même les gens qui reviennent un peu après.
- 45:44Et on a fait un passage capital à l'époque avec Feezer.
- 45:47Et on a fait crasher notre site exprès.
- 45:49Donc,
- 45:49on l'a mis down.
- 45:50On a juste mis un...
- 45:52Ouh là là,
- 45:52vous êtes trop nombreux.
- 45:54Ajoutez votre email.
- 45:55On vous envoie un petit code promo.
- 45:57Et en fait,
- 45:58au fur et à mesure,
- 45:59on a réactivé des gens et on a tout explosé.
- 46:02C'était notre passage capital,
- 46:03été 2017,
- 46:042016.
- 46:05De toute façon,
- 46:06tous les sites crashaient.
- 46:07À l'époque,
- 46:08BlablaCarp passait,
- 46:09tout le monde crashait.
- 46:10Ça n'arrivait pas.
- 46:11C'est plus pensable aujourd'hui.
- 46:12Tu vois,
- 46:13là,
- 46:13tu veux être mon associé,
- 46:15tu ne fais pas le con avec des applications tierces dessus,
- 46:18parce que c'est ça aussi qui peut faire crasher ton
- 46:20Shopify. Tu tiens n'importe quoi,
- 46:23parce qu'il y a la fonte.
- 46:24Oui,
- 46:24aujourd'hui,
- 46:24on entend encore de temps en temps des places de concert qui arrivent à faire crasher les sites,
- 46:28mais ça reste très à la marge.
- 46:29Normalement,
- 46:30ce n'est plus des problèmes qui arrivent.
- 46:31Ce n'est pas Shopify.
- 46:34Non,
- 46:34mais du coup,
- 46:36faire crasher un Shopify,
- 46:37je n'ai jamais entendu.
- 46:38À part les gens qui l'ont fait,
- 46:40ça peut être l'application de paiement qui crache.
- 46:42Tu vois,
- 46:42une application française qui est déconseillée,
- 46:46à passage qui veut être mon associé parce qu'elle a fait crasher 2-3 boîtes.
- 46:49Elle a fait perdre pas mal de sous.
- 46:52Il faut essayer d'éviter toutes les applications terres.
- 46:56Sur Shopify,
- 46:57tu peux trouver une super application,
- 46:58c'est un mec qui a codé ça dans son coin,
- 47:00il est sur une base de données qui ne scale pas,
- 47:02et ça explose,
- 47:03et tu ne peux pas le tester.
- 47:05C'est difficile de tester des montées en charge comme ça.
- 47:08Ensuite,
- 47:09tu as des simulateurs,
- 47:10mais c'est compliqué.
- 47:12Et du coup,
- 47:13pour ce passage capital,
- 47:14vous anticipez le crash.
- 47:15Tu anticipes le crash pour être sûr que...
- 47:19tu gères le crash finalement tu gères ce qui va se passer derrière c'est malin je sais tu te transformes juste ta première page tu enlèves toute ce qui gênait c'était la connexion avec une base de données donc tu enlèves toute l'intelligence là-dessus et tu fais juste un truc où tu peux mettre un petit form où tu mets ton email et on a récupéré
- 47:3725 000 emails et du coup en fait tu mets un mail dans la foulée aux gens ils reviennent tous ils reviennent le lendemain c'est énorme quoi on était là pris euh...
- 47:49On était dans le top 3 ou top 4 des applis les plus téléchargés en France.
- 47:54Pour une petite marque,
- 47:55c'était bien.
- 47:56Chouette,
- 47:57pas mal comme retour.
- 47:58Et ma dernière question,
- 48:00c'était quelle est ta plus belle réussite inattendue ?
- 48:03Là,
- 48:03la dernière,
- 48:04c'est qui va être mon associé.
- 48:05Parce qu'il faut remettre dans le contexte,
- 48:08tu vas dans un endroit où tu vois des entrepreneurs incroyables,
- 48:14tous les cinq bâcher ton projet les uns après les autres.
- 48:17tu te revois dans la voiture,
- 48:19c'est dur.
- 48:20C'est dur et en même temps,
- 48:22c'est dur personnellement et en même temps,
- 48:23tu dis que pour le projet,
- 48:24on a fait un bon passage parce que ça va bâcher et ça marche à la télé.
- 48:29Malheureusement,
- 48:30l'interview ne s'est pas terminée comme prévu et il nous manque la dernière partie de l'interview de Baptiste.
- 48:34Pour résumer,
- 48:35sa plus belle réussite inattendue,
- 48:37c'est donc ce passage à qui veut être mon associé.
- 48:39En y sortant,
- 48:40ils se sont fait bâcher,
- 48:42ils ne savent pas du tout s'ils passeront à la télé ou pas.
- 48:45mais derrière,
- 48:45les retombées sont extraordinaires,
- 48:47malgré le fait que personne n'ait investi.
- 48:49Je lui ai ensuite demandé quel était son grand conseil pour un jeune entrepreneur qui voudrait se lancer sur un projet à impact,
- 48:55et son avis,
- 48:56c'est de bien penser à résoudre un problème réel,
- 48:58et que sauver le monde n'est pas assez puissant pour l'ensemble des consommateurs.
- 49:01Il faut d'abord répondre à une de leurs problématiques.
- 49:04Ensuite,
- 49:04on a parlé de l'actualité de Pimpant,
- 49:06et la prochaine étape est de faire tourner leur usine à plein régime.
- 49:09Sinon,
- 49:10pour suivre Baptiste,
- 49:11lui et Caroline communiquent quasi quotidiennement sur LinkedIn.
- 49:14Et ils ont chacun une newsletter,
- 49:16Papa Pillon pour lui,
- 49:17où il parle de l'avenir du travail,
- 49:19et La Pause pour Caroline,
- 49:21qui parle de sa vie de maman entrepreneur.
- 49:23Personnellement,
- 49:24je suis abonnée aux deux et je vous les conseille grandement.
- 49:26C'est tout pour aujourd'hui et je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode d'Osez l'Efficacité.
- 49:31Et voilà,
- 49:31c'est la fin de cet épisode d'Osez l'Efficacité.
- 49:34Je serais curieuse de savoir ce que tu en as pensé.
- 49:36En tout cas,
- 49:36si cet épisode t'a plu,
- 49:38n'hésite pas à laisser un commentaire et à donner un avis 5 étoiles.
- 49:40Ça m'aide énormément.
- 49:42Tu peux aussi me suivre et me contacter sur LinkedIn et Instagram pour continuer la discussion.
- 49:47Je serais ravie d'échanger avec toi.
- 49:49Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode plein de conseils et d'astuces pour oser l'efficacité.
- 49:54À très vite !