Latest / Robert Werner lit les poètes

Enfance, Francis Carco
Les persiennes ouvraient sur le grand jardin clairEt, quand on se penchait pour se griser à l’airHumide et pénétré de fraîcheurs matinales,Un vertige inconnu montait à nos fronts pâlesEt nos cœurs se gonflaient comme un ruisseau grossi,Car c’était tout un vol de parfums adoucisDans l’éblouissement heureux de la lumière :Les lilas avaient des langueurs particulièresOù se décomposait une odeur de terreau.Tout le printemps chantait de l’éveil des oiseauxEt, dans le déploiement des ailes engourdies,Passait le grand élan paisible de la vie.Une rumeur sonore emplissait la maison.On entendait des…
The skinny
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