Latest / Les invités de Radio des Ballons / Inauguration du stade rénové à Rupt/Mosellle
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- Dominique Péduzi, présidente de la communauté de communes des Ballons des Hauts-de-Vauge. Alors on ajoute un ballon aujourd'hui avec l'inauguration des stades à rue. Oui, bel équipement. La commune avait porté, lancé ce projet depuis presque deux décennies. Il a fallu beaucoup de courage et puis beaucoup de pugnacité pour arriver à refaire des vestiaires et des constructions dans un lieu où la zone était inondable. Donc Georges Andreux, d'une part, et Stéphane Tramsal, aujourd'hui, avec leurs équipes municipales et leurs équipes techniques, ont réussi un beau pari et la communauté de communes était heureuse de pouvoir faire le déverrouillage nécessaire pour que le projet puisse avoir lieu. Voilà, longue vie à la commune de rue et aux installations sportives. Ça fait combien de stades dans la vallée ? Il y en a sept, donc les jours sont à suivre. François Vinson, président du département. Le foot dans le département, ça reste important, notamment pour les jeunes ? C'est le premier sport qui est le plus pratiqué, donc effectivement, nous avons la chance dans le département des Hauts-de-Vauge de pouvoir compter sur d'excellents clubs de football que l'on essaie d'aider en toute qualité de conseil départemental, notamment dans les infrastructures. Ici, c'est un exemple pratique, les vestiaires du stade de rue ont été financées à la hauteur de presque 100 000 euros par le département. Et ensuite, nous apportons aussi des concours financiers dans le cadre de la charte sport pour aider nos clubs sportifs. Le département des Hauts-de-Vauge est un département très sportif, nous avons plus de 1100 clubs sportifs, donc cela représente une force considérable pour l'attractivité de notre département. Avec d'ailleurs tous les ans, une cérémonie réservée au sport à Taron ? Oui, on le fait tous les ans, c'est l'occasion de mettre en valeur la performance de nos athlètes, mais pas uniquement, c'est aussi l'occasion de mettre en valeur l'engagement des bénévoles au sein des structures associatives, c'est important. Des dirigeants de clubs, des encadrants, des entraîneurs, donc c'est l'occasion de mettre à l'honneur tout ce beau monde du sport. Le département a participé pour combien dans cette installation ? On a participé à la hauteur de 97 451 euros, voilà, exactement. Stéphane Tramzal, maire de rue, à rue on inaugure des installations du stade, mais ça fait longtemps qu'on en parlait ? Ah oui, c'est comme je l'ai dit dans mon discours, j'ai dit enfin ! Alors moi je connais ce dossier depuis à peu près dans la mandature 2001-2008, puisqu'à l'époque c'était François Collin qui était adjoint, donc sous la mandature de Georges Andreux, et à l'époque je travaillais avec lui en tant que conseiller délégué à l'animation de la commune, et donc on avait fait déjà plusieurs réunions sur le sujet, concernant la vétusté des vestiaires, bon, comme je l'ai dit également, donc dans la mandature, il y a eu deux autres choses qui ont été faites. Quand je suis arrivé maire en 2008, effectivement, la problématique existait toujours, était bien connue, mais à chaque fois on a repoussé, on a fait d'autres choix sur d'autres investissements, et c'est seulement en 2018 finalement que le projet a vraiment été lancé, et que le conseil municipal a validé le choix d'investir à la rénovation des vestiaires. – Alors finalement, ça coûte cher ? – Si on l'avait fait il y a 20 ans, ça coûtait un peu moins cher, effectivement, mais aujourd'hui on est sur une opération totale, c'est-à-dire qu'il n'y a pas que le bâtiment, on a repris les parkings, on a fait les aménagements de ponts, on a repris également, on a fait de l'entretien sur le terrain d'honneur, on a changé l'éclairage sur le terrain d'entraînement, donc on arrive quand même à une enveloppe de 920.000 euros, qui est quand même une enveloppe importante. Bon, on va dire qu'on a quand même reçu des aides de la part de l'État, du département, de l'agence de l'eau, de la fédération de football aussi, un petit peu, je pense qu'ils auraient pu être un peu plus importants, au vu des sommes parfois qu'on entend, mais bon voilà, on a reçu un petit quelque chose de leur part, mais il reste à peu près aux alentours de 500.000 euros quand même à financer par la commune. Le football reste un sport très important pour une commune ? Alors c'est un sport très important et on s'aperçoit que quand on a des infrastructures de bonne qualité, on s'intéresse. Ça fait revenir du monde, depuis un an là, depuis que le club de football a pu revenir ici, on s'aperçoit que les licences sont en hausse, et ça effectivement, c'est quand même important. Par contre, je l'ai bien rappelé dans ce discours, c'est que ce bâtiment, il est mis à disposition des associations locales. Effectivement, on parle beaucoup du football, mais ça peut servir à d'autres associations, et ça a déjà été le cas, ça peut être le club d'athlétisme, ça peut être les écoles, on a la section foot aussi. Donc il faut quand même rappeler qu'on a un cadre assez exceptionnel avec un espace qui permet d'accueillir des manifestations telles qu'on l'a aujourd'hui avec la Fête de la Musique, la Kermesse des associations, telles qu'on l'a tous les deux ans avec le Festival du Vent. On a déjà reçu les Feux Follies, où on a quand même eu plusieurs milliers de personnes sur le site. Alors maintenant qu'on a des infrastructures bâtimentaires, on espère pouvoir accueillir de belles manifestations ici dans l'avenir. Donc c'est bien parti pour le club de football ? C'est bien parti, ils ont plein d'idées. Il y a une équipe dirigeante qui est en train de se renouveler, des personnes qui sont en train de revenir au club. Donc ça, ça fait plaisir et je pense qu'ils sont vraiment sur un nouveau départ. Jean-Ingré, sénateur, amateur de football. Là, tu es à l'aise aujourd'hui au Stade de Rue. Il paraît que tu vas jouer d'ailleurs ? Oui, je jouerai demain comme j'ai pu jouer ici pendant tant d'années. Donc oui, c'est une super inauguration, ça fait plaisir parce qu'on a pu connaître des vestiaires un peu moribond par le passé. Donc là, il y a eu un gros investissement de la part de la Commune. C'est vrai que c'est toujours important dans un club d'avoir des perspectives d'aménagement, d'infrastructure et puis après, des gens qui reviennent au fur et à mesure. Donc c'est top, c'est une bonne chose. Et le football, ça reste un sport très important dans chaque commune ? Oui, c'est un sport très populaire qu'on aime. Donc c'est important. Ça permet aussi d'avoir des valeurs pour les enfants qui puissent aussi apprendre le goût de l'effort, le mérite à travers le sport, le respect et aussi la bienveillance. J'en parlais dans mon popo, j'étais aussi arbitre de foot. Donc ça permet de savoir qu'il faut respecter l'arbitre. Et voilà, en tant que parlementaire, on accompagne justement les mouvements de fond sur la protection de l'arbitre, mais aussi que l'argent du foot au niveau national et international puisse redescendre dans nos territoires, avec un bon fonctionnement aussi au niveau des droits de télé et tout ça, pour qu'on puisse aussi avoir des clubs en local avec de l'argent. Et pas seulement de l'argent local, mais de l'argent, parce que le foot génère beaucoup d'argent et on doit en avoir aussi en local. D'ailleurs, au niveau d'arbitrage, ici, on a oublié d'installer le VAR. Oui, il n'y a pas de VAR. C'est encore... Ça fait plaisir de voir qu'on garde aussi des valeurs authentiques. Et puis voilà, demain, on va jouer. J'ai invité mon ami Sébastien Chemel, l'ancienne glorie de West Ham, qui sera là. Ça va être sympa. On va refaire... On va rejouer au foot avec des vieux coéquipiers. Le député aussi, Christophe, qui était licencié ici. Donc non, c'est top. Une bonne journée, un bon week-end à Rupp-sur-Moselle. Thomas Barthes. Ah, ça ne fait pas tout à fait Vosgien. C'est le bourgmestre de la ville jumelle qui s'appelle... Stadeken Ilsheim. Ah, c'est mieux. Que ce ne soit pas moi qui le prononce. Alors, aujourd'hui, tu viens ici à la ville jumelle, à Rue, inaugurer donc les vestiaires. Le football en Allemagne aussi, c'est important. C'est très important. Et comme je suis aussi maire dans mon village, je... je connais l'importance que le sport a pour la société, et que l'association sportive a aussi pour le village. Je suppose qu'ici, ce sera la même chose, mais chez nous, c'est le club le plus puissant, le plus important. Et le football, au sein de ce club, évidemment, c'est un département très important. La ville fait combien d'habitants, là-bas ? On a à peu près un peu plus de 5 000 habitants. Ouais, d'encore un peu plus grand qu'ici, quoi. Ouais, ouais, ouais, c'est ça. Y a un bon club de foot ? On a, comme je disais, on a une association de sport générale, dans laquelle s'inscrit une partie de football, une partie de gymnastique, une partie de volley, et une partie de ping-pong. Voilà. Ce sont les quatre branches de cette association. Ping-pong, je joue. Ah, très bien. Bon, félicitations. Super. Voilà. Oui, alors tout à l'heure, c'était, je crois, le président du conseil départemental qui disait que c'était vachement difficile en France d'obtenir les subventions et tout. C'est plus facile en Allemagne, c'est vrai ? Oh là ! La bureaucratie en Allemagne, c'est aussi quelque chose de très particulier. Je ne sais pas comment sont les conditions en France, mais je peux vous assurer qu'en Allemagne, c'est pas facile non plus. Il y a... Pas toujours, mais très souvent, des fois, il y a vraiment des subventions que peut y avoir de l'État, de la région, parce que chez nous, c'est la région... — De l'Inde. De l'Inde, voilà, le Land. Donc ça marche. Mais la démarche pour obtenir les papiers qu'il faut signer, les dossiers qu'il faut contrôler, c'est vraiment dur. Mais bon... Mais c'est possible, en tout cas, c'est possible, oui. Si on quitte un peu le sujet, le tandem franco-allemand, c'est quelque chose d'important dans l'Europe. — Très important. — Ça va aller, ça va continuer ? J'espère bien que le couple franco-allemand, et maintenant avec le nouveau chancelier Friedrich Merz et le président Macron, que... que ça redémarre de nouveau, parce que le chancelier qu'on avait avant était un peu, je dirais, plutôt... ennuyé, je ne sais pas s'il portait cet intérêt. Même Friedrich Merz a remarqué tout de suite que ce contact, que la relation avec la France, et aussi avec la Pologne, sont primordiales pour être le moteur de l'Union européenne. Mais c'est nous, en tout cas, les citoyens de la base, des villages, des villes, des cités qui faisons le résumé. C'est pourquoi je tiens autant à cette rencontre aussi, qu'on fait chaque année, une fois en France et une fois en Allemagne. Et que cette fois-ci, on a donc eu l'occasion de pouvoir inaugurer ce nouveau vestiaire. C'est vraiment quelque chose d'unique, voilà, qui me fait énormément plaisir. Alors... Vive Rue, et vive... Vive le jumelage franco-allemand. Avec la ville de... Stade de l'États-Unis. Merci, à très bientôt ici à Rue. Merci, à la prochaine, au revoir !