Latest / Africa Fashion Tour / William Mackenzie Kouakou, cofondateur de Maison Kantys
Transcript
- 0:00Au début,
- 0:01justement,
- 0:02en créant une marque de vêtements,
- 0:03en sortant des modèles,
- 0:05on pense à nos premiers clients en principe.
- 0:09Ce sont nos bonnes essences,
- 0:10les personnes qui sont à côté.
- 0:13Mais on va dire que ce sont les premiers à ne pas vouloir acheter.
- 0:18Je ne sais pas pourquoi.
- 0:20Et pourtant,
- 0:21ils sont les premiers à nous dire « Ah,
- 0:23mais ça c'est joli,
- 0:24ah,
- 0:24c'est cela. »
- 0:25Mais quand tu leur donnes déjà le prix...
- 0:29Ils te disent carrément que pourquoi toi tu te prends par exemple pour Louis Vuitton ou pour
- 0:35Christian Dion pour nous facturer des données à ce prix.
- 0:41Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:44Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 0:49Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:51Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 0:55responsables et ambitieux.
- 0:57Au fil des interviews,
- 0:58je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:06Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:12de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:16Je suis Ramatha Diallo,
- 1:18je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:27En 2017,
- 1:28j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique,
- 1:30et depuis,
- 1:31je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:37Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 1:45Aujourd'hui,
- 1:46je suis en compagnie de William Mackenzie Kouakou.
- 1:49Il est créateur de mode basé à Abidjan,
- 1:51avec sa marque...
- 1:52Maison Kantys,
- 1:53il a défilé lors de la première édition de la Fashion Week by Elie Kouamé.
- 1:57Je l'ai invité aujourd'hui pour qu'il puisse nous parler de son parcours et du développement de sa marque.
- 2:02Bienvenue William,
- 2:03comment vas-tu ?
- 2:04Merci,
- 2:05merci Ramata,
- 2:06merci à vous.
- 2:08Je vais bien,
- 2:09merci pour l'opportunité que vous m'offrez aujourd'hui de m'exprimer sur votre plateforme.
- 2:16Merci à toi,
- 2:17n'hésite pas à me tutoyer.
- 2:19parle pas depuis très longtemps,
- 2:21mais en tout cas,
- 2:21sens-toi à l'aise pour me tutoyer.
- 2:24Écoute,
- 2:24on va commencer cette interview comme je le fais toujours.
- 2:27Je vais te demander de te présenter.
- 2:29D'accord,
- 2:30alors merci à toi.
- 2:31Donc,
- 2:32je reprends,
- 2:33je te tutoie.
- 2:34Donc,
- 2:35comme tu le disais,
- 2:36moi,
- 2:36c'est Uliam McKenzie
- 2:39Kouakou.
- 2:42Donc, je suis le cofondateur de la marque
- 2:45La Maison Contis,
- 2:46mais je fais pas que ça.
- 2:48Donc,
- 2:49auparavant,
- 2:51je suis dans l'hôtellerie.
- 2:55Depuis plusieurs années,
- 2:57j'évolue déjà dans l'hôtellerie et il faut dire que je viens à la mode vraiment par passion.
- 3:05Très bien.
- 3:06Écoute,
- 3:06ça va être l'occasion de parler plus en détail de cette passion et aussi,
- 3:09comme tu dis,
- 3:10je suis co-fondateur de la marque,
- 3:12mais je ne fais pas que ça.
- 3:12Tu vas pouvoir nous raconter en détail un petit peu tout ce que tu fais.
- 3:17déjà,
- 3:17ce que j'aurais voulu savoir,
- 3:19c'est est-ce que tu as toujours étudié la mode et tu as toujours évolué dans ce secteur d'activité ou est-ce que finalement,
- 3:26tu as eu un parcours qui n'a rien à voir avec la mode et puis ce n'est qu'à partir d'un certain virage dans ta vie que tu es tombé dans la mode ?
- 3:34D'accord,
- 3:34donc comme je le disais,
- 3:36je n'ai pas étudié la mode,
- 3:38je suis venu à la mode par passion.
- 3:40Moi,
- 3:40mon background scolaire,
- 3:42c'est vraiment l'étude du marketing.
- 3:46Et j'ai donc commencé ma carrière professionnelle dans l'hôtellerie,
- 3:53dans plusieurs hôtels à ses côtés dans l'arrière du job.
- 3:57Et je suis venu à la mode par passion,
- 4:00vraiment par passion.
- 4:01Donc j'ai toujours aimé regarder les défilés de Baud et tout.
- 4:06Il faut dire que ma mère aussi,
- 4:09elle était un peu couturière dans le top.
- 4:12Et donc c'est toutes ces inspirations.
- 4:15et là qui m'ont aujourd'hui mené à partir de 2019 avec un ami.
- 4:24Quand nous nous sommes mis ensemble,
- 4:25nous avons décidé ensemble de créer la marque
- 4:29La Maison Qantas qui a évolué depuis lors jusqu'à aujourd'hui.
- 4:35Donc petit à petit on fait notre bout de chemin.
- 4:39Alors,
- 4:39tu expliques que tu as étudié plutôt le marketing,
- 4:43mais que tu avais ta mère qui faisait la couture en son temps.
- 4:47Toi,
- 4:47du coup,
- 4:47tu as peut-être grandi dans un environnement où il y avait des couturiers,
- 4:50des ateliers,
- 4:51des tissus.
- 4:51Tu penses que ça vient de là,
- 4:53ta passion pour la mode,
- 4:55ou est-ce que c'est autre chose ?
- 4:57Oui,
- 4:57ça vient de là.
- 4:58Ça a été un déclic,
- 5:03un tremplin.
- 5:04Donc de voir déjà les machines de couture et tout,
- 5:07avec les tissus.
- 5:08Et puis le fait de suivre aussi tous les défilés de mode à la télévision.
- 5:17Ça fait vraiment un déclic sur tout ce qui est mode.
- 5:22Et ça donne surtout envie de vouloir s'exprimer.
- 5:27en termes de création de vêtements,
- 5:30création de modèles et tout ça.
- 5:32Très bien.
- 5:34Toi,
- 5:35aujourd'hui,
- 5:36tu dis que tu as cofondé avec un associé.
- 5:39Comment est-ce que vous avez réparti les rôles,
- 5:42en fait,
- 5:43entre vous deux par rapport à la création de la marque ?
- 5:46D'accord.
- 5:46Donc,
- 5:46déjà,
- 5:47on va dire que c'est un ami de très longue date.
- 5:50Donc,
- 5:51on se connaît assez bien.
- 5:52Donc,
- 5:53on a grandi,
- 5:54on va dire,
- 5:55un peu dans le même univers.
- 5:56on a été
- 5:58ont eu les mêmes influences et en s'entendant relativement bien,
- 6:05j'aime bien dire un peu comme ça,
- 6:09on se dispute souvent mais en s'entendant du coup,
- 6:13nous sommes assez complémentaires sur le processus de création.
- 6:19Voilà et donc c'est beaucoup d'échanges,
- 6:23beaucoup de discussions.
- 6:25Et on se partage mutuellement nos idées,
- 6:32nos inspirations sur ce qu'on veut faire à certains moments.
- 6:36Déjà au moment de la création de la marque,
- 6:39on s'est entendus,
- 6:40on en parlait et autres.
- 6:42Et on s'est mis ensemble,
- 6:43on a commencé à discuter sur les différents modèles qu'on voudrait mettre à la disposition des clients.
- 6:51Il faut dire qu'on a commencé la marque.
- 6:54qu'avec des modèles.
- 6:56C'était une marque exclusivement homme.
- 6:59Donc,
- 6:59on a échangé nos différents modèles,
- 7:02nos différentes inspirations et on partait chercher des couturiers pour réaliser ces modèles-là et les mettre à disposition des différents clients.
- 7:12Donc,
- 7:12on est toujours dans ce processus-là.
- 7:14On échange beaucoup sur les matières,
- 7:18sur les modèles et autres.
- 7:20Et in fine,
- 7:21on arrive à euh...
- 7:23à des prototypes qu'on essaie de soumettre à nos différents ateliers pour pouvoir les produire et à la production,
- 7:33si c'est bon.
- 7:35On peut ensuite les mettre à production et puis les mettre à distribution.
- 7:42Très bien.
- 7:43Donc,
- 7:43ce que je comprends,
- 7:43c'est que vous travaillez vraiment en étroite collaboration.
- 7:46Il n'y a pas...
- 7:46Oui,
- 7:47bien sûr.
- 7:47Par exemple...
- 7:48Par exemple,
- 7:48quelqu'un qui s'occuperait du marketing et de la com d'un côté et quelqu'un d'autre qui serait plus à la direction artistique.
- 7:55La direction artistique,
- 7:55vous êtes vraiment tous les deux en charge de la direction artistique.
- 7:59C'est ça,
- 8:00c'est bien ça.
- 8:01Maintenant,
- 8:01sur le côté marketing et vente,
- 8:06c'est plus moi qui m'en charge le plus souvent.
- 8:12Raison pour laquelle c'est moi qui suis connecté aujourd'hui.
- 8:17Voilà,
- 8:18mais plus parce que vu mon background un peu sur le marketing,
- 8:23donc on va dire que j'ai un peu plus d'attrait et de possibilités.
- 8:27Donc d'aller vers les marques aujourd'hui ou vers les concept stores,
- 8:34voilà pour nous proposer.
- 8:35Sinon,
- 8:36en termes de communication digitale,
- 8:38mon associé aussi il est très bien sur la communication digitale.
- 8:43Donc il réussit à faire les bons postes quand il le faut.
- 8:47avec les bonnes des gens et les bonnes captations à la fois de vidéos et photos aussi.
- 8:56Donc,
- 8:57on va dire qu'on est vraiment complémentaires,
- 8:59vraiment complémentaires.
- 9:00Aujourd'hui,
- 9:01on arrive à s'entraider,
- 9:05à s'épauler,
- 9:05déjà sur la direction artistique et sur tout ce qui est marketing et tout,
- 9:09on se complète,
- 9:10vraiment on se complète.
- 9:11Et lui,
- 9:12il avait un background mode ou pas du tout ?
- 9:15C'est-à-dire qu'il a étudié peut-être la culture,
- 9:17des choses comme ça ?
- 9:18Il a un savoir particulier ?
- 9:20Voilà,
- 9:20lui,
- 9:21il n'a pas tout à fait un background mode.
- 9:25Il a fait donc des études classiques.
- 9:29À un moment donné,
- 9:30c'est vrai qu'il a fait quelques études dans une école de couture pour avoir un peu les bases,
- 9:38mais pas très longtemps,
- 9:39mais quand même un peu en école de couture.
- 9:42Donc,
- 9:42on va dire,
- 9:42lui,
- 9:43il est un peu mixte.
- 9:45Voilà.
- 9:48sur ça.
- 9:48Donc,
- 9:49études classiques et un peu d'école de couture.
- 9:53OK.
- 9:54Donc,
- 9:54deux profils assez complémentaires.
- 9:55Je ne sais pas si tu as mentionné son nom.
- 9:57Voilà,
- 9:59je n'ai pas mentionné son nom,
- 10:00il s'appelle Thierry Agui.
- 10:01Voilà,
- 10:02on lui passe le bonjour.
- 10:04C'est ça,
- 10:05Dapotissé,
- 10:06je lui transmettrai.
- 10:07Très bien.
- 10:08Donc,
- 10:08du coup,
- 10:09vous êtes deux à la tête de Maison Cantis.
- 10:11Est-ce que tu peux nous préciser,
- 10:13par exemple,
- 10:15au moment où vous décidez de créer cette marque à deux,
- 10:17au niveau du nom de la marque de la Maison Cantis déjà,
- 10:20quelle a été votre inspiration ?
- 10:22Qu'est-ce qui a fait que vous avez choisi ce nom ?
- 10:24D'accord.
- 10:24Donc,
- 10:25au début de la marque,
- 10:26on s'est mis à deux pour créer la maison Contis.
- 10:31Il faut dire que
- 10:32Contis, c'est un langue côté achanti,
- 10:38du coup,
- 10:39qui signifie aussi chance,
- 10:43entre autres.
- 10:44Et l'idée est venue que si on se met à deux pour créer une marque de vêtements,
- 10:49c'est déjà le fait qu'on se soit rencontrés,
- 10:51qu'on ait...
- 10:53qu'on soit sur la même longueur d'ombre et tout,
- 10:56c'est vraiment de la chance qu'on a.
- 11:00Et le fait aussi qu'on soit sur la même longueur d'ombre sur beaucoup de choses,
- 11:04c'est vraiment aussi de la chance.
- 11:07Une chose mis dans l'autre,
- 11:10on a décidé aussi de porter beaucoup sur la chance et d'avoir cette opportunité de pouvoir créer une marque de vêtements.
- 11:20Bon,
- 11:20on n'allait pas l'appeler en français chance.
- 11:24Donc on est parti plutôt sur une langue africaine.
- 11:31Et quand on a regardé,
- 11:32Cantis sonnait bien à l'oreille.
- 11:36Donc du coup,
- 11:36on a dit Cantis.
- 11:38Ensuite,
- 11:39la maison,
- 11:39parce qu'on partait sur déjà une marque de vêtements.
- 11:45Mais la maison,
- 11:46parce qu'on souhaitait développer sur plusieurs autres branches du textile.
- 11:53Donc voilà,
- 11:53en gros,
- 11:54la maison Cantis,
- 11:55c'est une marque de vêtements aujourd'hui,
- 11:57mais qui a pour aspiration de partir sur plusieurs branches,
- 12:04donc du textile même et autres que je disais.
- 12:09Très bien.
- 12:11Vous,
- 12:11quand vous avez créé cette marque,
- 12:12ce que tu expliquais,
- 12:13c'est qu'au départ,
- 12:13vous faisiez de l'homme.
- 12:15J'imagine qu'aujourd'hui,
- 12:16vous faites toujours de l'homme et vous avez rajouté la femme.
- 12:19C'est ça.
- 12:20Les vêtements que vous proposez,
- 12:21l'idée,
- 12:22c'est...
- 12:23C'est pour des tenues de tous les jours ?
- 12:24C'est plutôt pour des cérémonies,
- 12:25pour des sorties,
- 12:26pour des galas ?
- 12:28Quelles sont les occasions pour porter la maison ?
- 12:30Alors,
- 12:31lors du défilé,
- 12:32c'était plutôt des tenues assez extravagantes pour sortir,
- 12:35mais c'est normal en général pour les défilés,
- 12:37on prévoit des tenues extravagantes.
- 12:40Mais est-ce que c'est ça le créneau ?
- 12:42Ou est-ce qu'il y a aussi des choses qui sont peut-être plus accessibles à porter tous les jours ?
- 12:46Voilà,
- 12:47alors,
- 12:47on va dire les deux.
- 12:50déjà pour...
- 12:51Pour les hommes,
- 12:52on sait que les hommes sont un peu classiques,
- 12:56donc on partait déjà sur des pièces classiques.
- 13:00Mais en même temps,
- 13:01on a voulu un peu bousculer le vestiaire masculin en proposant des pièces un peu plus osées,
- 13:09un peu plus extravagantes,
- 13:12qui laissent des zones de confort,
- 13:13mais toujours en garantissant la classe et l'élégance.
- 13:21Et donc pour le côté femme,
- 13:24on est parti aussi sur la même aspiration.
- 13:28Donc proposer des pièces déjà qui vont mettre en avant des savoir-faire vraiment à part,
- 13:37qu'on ne retrouve pas partout,
- 13:39et qui vont pouvoir proposer certaines pièces fortes,
- 13:44on va dire,
- 13:46vraiment très fortes,
- 13:47ou qui ne vont pas passer inaperçues.
- 13:50mais des pièces aussi de tous les jours,
- 13:52qu'on pourra porter pour aller au travail,
- 13:54pour aller dîner,
- 13:56pour aller bruncher,
- 13:57et autres pièces qu'on dira qu'on portera pour aller dans la cire en bonnet,
- 14:03dans les galas.
- 14:04C'est vraiment un échange des deux,
- 14:07c'est toute la ligne d'habillement,
- 14:10donc du plus classique au plus extravagant,
- 14:17en ce limite de temps.
- 14:19Très bien,
- 14:19super intéressant.
- 14:20Et aujourd'hui,
- 14:21en fait,
- 14:21en termes de points de vente,
- 14:23est-ce que la marque est à la fois disponible en ligne et éventuellement dans les concept stores ou dans un atelier ?
- 14:29Ou comment est-ce qu'on peut acquérir des pièces La Maison Cantis ?
- 14:34D'accord.
- 14:35Il faut dire que nous,
- 14:37on a un atelier qui nous fait office de showroom,
- 14:45on va dire.
- 14:46Donc,
- 14:46on peut acquérir les pièces déjà en venant à notre atelier.
- 14:52On est aussi distribué pour le moment à Abidjan dans un concept store.
- 14:56Je ne sais pas si je peux le citer,
- 14:58un concept store.
- 15:00Ah bah oui,
- 15:01il faut mieux que tu le sais parce que sinon on ne pourra pas aller acheter mes pièces,
- 15:05donc il faut vraiment prendre du temps.
- 15:06Oui,
- 15:06enfin,
- 15:06je demande,
- 15:07je n'ai pas fait de gaffe et tout.
- 15:10Donc,
- 15:10on est distribué dans un concept store qui s'appelle Abiconcept,
- 15:16qui est situé à Abidjan.
- 15:19Donc,
- 15:21nous sommes en train de chercher à aller vers d'autres concept stores dans différents pays.
- 15:28Ce n'est pas encore conclu,
- 15:29donc on est en train de travailler là-dessus.
- 15:33Sinon,
- 15:33on peut être contacté en ligne via notre page Instagram,
- 15:39qui est la Maison Cantis,
- 15:41et notre page Facebook aussi,
- 15:42qui est la Maison Cantis.
- 15:44Et ensuite,
- 15:45on voit comment on s'organise pour pouvoir livrer les différentes pièces commandées.
- 15:52Ça dépendra.
- 15:55Et aujourd'hui,
- 15:56vous travaillez plutôt avec des collections de prêt-à-porter ou vous êtes plutôt sur du sur-mesure ?
- 16:01On m'a dit que nous,
- 16:02on fait du prêt-à-couture.
- 16:05Donc,
- 16:05c'est un mix entre le sur-mesure et sur le prêt-à-porter.
- 16:11Donc,
- 16:12il y a des pièces qui sont vraiment en taille standard,
- 16:16M,
- 16:16L,
- 16:17S,
- 16:17M,
- 16:18L,
- 16:18XL,
- 16:19tel qu'on connaît.
- 16:20Il y a des pièces pour lesquelles on fait du sur-mesure.
- 16:23Donc,
- 16:23au...
- 16:24le client ou la cliente viendra pour prendre ces mesures de façon spécifique.
- 16:29Et il y a des pièces qui sont en taille standard,
- 16:34mais pour lesquelles on adapte sur la morphologie du client.
- 16:40Donc on va dire qu'on est vraiment en prêt-à-couture,
- 16:43où on va mixer les tailles standards avec...
- 16:51on va dire,
- 16:51limite la morphologie et les dimensions du client.
- 16:56Ok,
- 16:57très bien.
- 16:58Donc du coup,
- 16:58il y a toujours la possibilité de pouvoir avoir la pièce dont on va être sûr qu'elle va parfaitement vous aller puisqu'il y a un travail dans l'atelier de mise sur mesure pour certaines pièces de pâte à orter ou alors il y a des créations spécifiques.
- 17:14Aujourd'hui,
- 17:14la marque,
- 17:14ça fait combien de temps qu'elle existe ?
- 17:16Donc la marque a été créée en 2019.
- 17:20Donc aujourd'hui,
- 17:21en 2025,
- 17:22ça fait six ans.
- 17:25Ça fait six ans aujourd'hui.
- 17:28Donc depuis 2019,
- 17:31on avait commencé dans les rues de Hanounou.
- 17:35Hanounou,
- 17:36c'est un village ébrié dans la ville d'habitude.
- 17:41Et depuis là,
- 17:42on évolue petit à petit depuis six ans.
- 17:46On essaie de faire notre bout de chemin.
- 17:48Très bien.
- 17:49Et vous,
- 17:49quand vous avez créé la marque,
- 17:50quelle était votre ambition ?
- 17:52Parce que là,
- 17:53aujourd'hui,
- 17:54ça fait déjà cinq ans.
- 17:55Est-ce que par rapport à ce que vous étiez fixé comme projet,
- 18:00comme rêve quand vous l'avez créé,
- 18:02est-ce que vous avez réalisé un certain nombre d'étapes que vous étiez écrite avec ton associé sur,
- 18:10on a envie de faire une Fashion Week,
- 18:12on a envie d'être reconnu,
- 18:13on a envie d'habiller telle ou telle star ?
- 18:17Est-ce que vous êtes...
- 18:19Qu'est-ce qu'il y a,
- 18:19un certain nombre d'étapes en tout cas,
- 18:20que vous aviez prévu,
- 18:21que vous avez réussi à atteindre ?
- 18:23Voilà,
- 18:23donc on a commencé la marque il y a six ans,
- 18:26on va dire,
- 18:26on était très jeunes.
- 18:29Sans grande expérience dans l'union de la mode,
- 18:32on a rêvé grand.
- 18:34On a rêvé très grand,
- 18:35mais c'est ce qu'il faut en plus.
- 18:37On a rêvé très grand et au fur et à mesure des années,
- 18:41certaines réalités nous ont rattrapés.
- 18:44Il y a eu des périodes de route.
- 18:48et des périodes de passe où limite on a failli abandonner.
- 18:53Et donc l'idée c'était vraiment d'asseoir aujourd'hui une marque reconnue et identifiable tant qu'on voit un modèle.
- 19:10Et voilà,
- 19:10donc c'était vraiment pour déçuer les hommes.
- 19:12Donc au fur et à mesure on s'ajuste.
- 19:17et en avance.
- 19:19Donc les étapes c'était d'être reconnu,
- 19:24d'être reconnu et contacté directement,
- 19:27de faire partie des marques ivoiriennes qui sont publicitées,
- 19:34d'avoir un showroom et une boutique en Bonnituform,
- 19:38d'avoir un site internet et d'être vendu dans les concept stores de Renault.
- 19:44Voilà.
- 19:45Petit à petit,
- 19:46aujourd'hui,
- 19:47on va dire qu'on n'a pas tout réalisé.
- 19:50On en a réalisé beaucoup parce qu'après les hauts et les bas.
- 19:56La mise en réalité,
- 19:58on s'est quand même recadré au fur et à mesure et on marque des étapes.
- 20:07Aujourd'hui,
- 20:08on a un atelier en bonne et due forme.
- 20:11Par contre,
- 20:11on n'a pas encore de showroom en bonne et due forme.
- 20:15Notre atelier nous permet de faire un mix entre l'atelier et le showroom,
- 20:21où on peut recevoir des clients.
- 20:22Déjà,
- 20:23c'est un certain pas.
- 20:25Donc on vise d'avoir un showroom en bonne forme et tout.
- 20:29On a commencé à faire des fashion week de Renaud,
- 20:34notamment avec la fashion week by Elie.
- 20:36On a fait aussi la fashion week de Dakar avec Adem à Paris,
- 20:41qui était très bien.
- 20:42Donc l'idée c'est de poursuivre et d'atteindre le maximum de personnes,
- 20:48non seulement à Abidjan mais surtout en Afrique.
- 20:51Donc petit à petit,
- 20:53on marche.
- 20:54des étapes.
- 20:55Donc la prochaine grande étape,
- 20:57ce serait donc de distribuer non seulement au Côte d'Ivoire,
- 21:03mais dans la majorité des concept stores ou dans les plus grands concept stores d'Afrique et pourquoi pas d'Europe.
- 21:10Donc notamment au Ghana,
- 21:13au Nigeria,
- 21:14au Sénégal,
- 21:15en Afrique du Sud,
- 21:17en France,
- 21:17en belgique pourquoi pas et voilà donc là en ce moment on entendait travailler sur ça et
- 21:24Je pense qu'on est plus structuré et mieux apprêté après notre résistance et notre aventure,
- 21:30pour pouvoir aller vers ça.
- 21:35C'est dur l'entrepreneuriat,
- 21:36c'est compliqué.
- 21:38Parce qu'en même temps,
- 21:42il faut pouvoir matcher notre passion et nos différents métiers que nous faisons à côté.
- 21:51Donc c'est un peu compliqué,
- 21:52mais on s'accroche.
- 21:54On s'accroche.
- 21:56À la mode,
- 21:56effectivement.
- 21:57Ceux qui croient que c'est facile,
- 21:59ceux qui ne connaissent pas.
- 22:00C'est ça.
- 22:01Vraiment,
- 22:01au début,
- 22:01on pensait que c'était une ligne droite et tout,
- 22:03mais bon,
- 22:05c'est compliqué.
- 22:06Mais on s'accroche.
- 22:08On s'accroche.
- 22:09Est-ce que tu peux nous partager,
- 22:11après,
- 22:11il n'y a pas de problème si tu ne veux pas,
- 22:12mais là,
- 22:13tu parles de difficultés que vous avez rencontrées ou de,
- 22:16vraiment,
- 22:17vous avez été confronté à la réalité,
- 22:18il y a eu un décalage entre ce que vous imaginiez et la réalité.
- 22:22Est-ce que tu peux partager peut-être une anecdote qui peut éclairer un porteur de projet qui voudrait se lancer et qui,
- 22:28à travers ton témoignage,
- 22:30va se dire « Ah ouais,
- 22:30ça c'est quelque chose auquel moi,
- 22:32en débutant,
- 22:33je n'aurais pas forcément pensé ou que je n'aurais pas imaginé.
- 22:36Il faut que je sois vigilant par rapport à ça. »
- 22:39Oui,
- 22:39bien sûr,
- 22:40bien sûr.
- 22:40Là,
- 22:40en échange,
- 22:41il n'y a pas de problème.
- 22:45Donc,
- 22:45au début,
- 22:45justement,
- 22:47en créant une marque de vêtements,
- 22:48en sortant des modèles,
- 22:50On pense que nos premiers clients,
- 22:52en principe,
- 22:54ce sont nos collègues,
- 22:55ce sont les personnes qui sont à côté.
- 22:58Mais on va dire que ce sont les premiers à ne pas vouloir acheter.
- 23:03Je ne sais pas pourquoi.
- 23:05Et pourtant,
- 23:06ils sont les premiers à nous dire « Ah,
- 23:08mais ça c'est joli,
- 23:09c'est cela. »
- 23:10Mais quand tu leur donnes déjà le prix,
- 23:14ils te disent qu'à un moment,
- 23:15« Mais pourquoi toi tu te prends par exemple pour 8 ans ou pour… »
- 23:19Pour Christandian,
- 23:20pour nous facturer des deniers à ce prix et tout.
- 23:25Donc du coup,
- 23:25déjà,
- 23:27en se lançant,
- 23:29il faut vraiment,
- 23:31déjà dès le début,
- 23:32construire une marque et avoir une cible vraiment bien définie.
- 23:39Pas forcément ses connaissances,
- 23:42parce que justement,
- 23:43les connaissances autour de nous ne sont pas les premières à vouloir acheter.
- 23:51Comme deuxième anecdote,
- 23:54c'est vraiment une difficulté,
- 23:56c'est la main d'œuvre.
- 23:58La main d'œuvre aujourd'hui,
- 23:59elle est difficile à trouver,
- 24:01c'est trop difficile à maintenir.
- 24:03Parce qu'il faut déjà trouver des gens qui sont de nature sérieuse,
- 24:08qui vont vouloir travailler et qui seront dans la même vision que nous.
- 24:17Et là,
- 24:17c'est vraiment compliqué.
- 24:19Là,
- 24:19c'est vraiment compliqué.
- 24:20Et lorsqu'on discute beaucoup avec nos différents homologues créateurs de bâtiments,
- 24:27on trouve vraiment ces difficultés-là avant la bonne mine d'œufs à côté.
- 24:32Donc,
- 24:33en gros,
- 24:33voici deux anecdotes,
- 24:36deux difficultés que je vous donne.
- 24:40Voilà,
- 24:40mais il y en a plusieurs.
- 24:41Celles-là sont très intéressantes parce qu'effectivement,
- 24:47ça fait partie...
- 24:49En tout cas,
- 24:49deux choses que l'on découvre en plus,
- 24:51vraiment,
- 24:51quand on démarre,
- 24:52on se dit,
- 24:52voilà,
- 24:53nos amis qui sont proches de nous,
- 24:54qui nous encouragent,
- 24:55notre réseau proche,
- 24:56c'est eux qui vont aider à lancer le business.
- 24:59Et en fait,
- 25:00au moment de mettre la main au portefeuille,
- 25:02effectivement,
- 25:03on voit qu'il y a...
- 25:06Il n'y a pas,
- 25:06en fait.
- 25:06Il n'y a pas.
- 25:07Et c'est parfois les premières personnes qui déplacent,
- 25:10c'est les gens qui ne vous connaissent pas,
- 25:10en fait.
- 25:11Vraiment pas du tout.
- 25:13Et même pour le soutien,
- 25:15pour les partages et tout,
- 25:16je ne sais pas pourquoi,
- 25:17mais c'est difficile pour nos proches.
- 25:21Je ne leur en veux pas.
- 25:22Mais bon,
- 25:23après...
- 25:24En fait,
- 25:24il faut le savoir.
- 25:25Ça veut dire qu'il faut mettre en place une stratégie dès le départ pour trouver des fans de la marque qui ne soient pas dans la famille,
- 25:31en fait,
- 25:31ou dans les proches.
- 25:33Mais par contre,
- 25:33qu'ils soient vraiment investis,
- 25:35passionnés de mode,
- 25:36qu'ils s'intéressent à ce que vous faites et qu'ils vont être les premiers fans.
- 25:39Et en général,
- 25:40ces premiers fans-là,
- 25:41vous les gardez tout au long de l'évolution de la marque.
- 25:44Et après,
- 25:45sur le recrutement,
- 25:46effectivement,
- 25:46c'est un bon point aussi que tu partages cette anecdote-là parce que c'est vraiment aussi une partie extrêmement complexe de trouver les bonnes personnes à qui déléguer pour qu'il n'y ait pas de décalage entre la vision que tu as pour ta marque
- 26:01et les produits qui sont proposés.
- 26:04C'est ça,
- 26:05c'est vraiment bien résumé.
- 26:07En termes de communication,
- 26:10ce que tu évoquais,
- 26:11c'est que toi,
- 26:12tu avais un background en marketing,
- 26:14que ton associé aussi,
- 26:15et qu'il était très à l'aise sur la communication notamment sur les réseaux sociaux.
- 26:19Est-ce que vous avez eu des collaborations avec des célébrités,
- 26:22des personnalités un petit peu influentes ?
- 26:25Et est-ce que ça a pu contribuer à développer la notoriété de la marque ?
- 26:28Voilà,
- 26:29donc,
- 26:31pas avec des,
- 26:33disons pas vraiment avec des influenceurs ou des célébrités.
- 26:35On travaille avec un directeur artistique,
- 26:41enfin un styliste qui travaille avec certaines télévisions,
- 26:46qui nous recommande,
- 26:47enfin qui recommande nos pièces souvent pour habiller ces personnes-là.
- 26:53On va plus vers ça,
- 26:55parce que l'idée,
- 26:56justement,
- 26:57c'est...
- 26:58d'habiller des personnes lambda,
- 27:01pas forcément des célébrités et tout.
- 27:04Et bon,
- 27:05on n'est pas fermé à certaines collaborations.
- 27:08On y travaille toujours et tout ça.
- 27:13Mais bon,
- 27:14c'est un peu compliqué.
- 27:15Mais on y va.
- 27:19Ça fait partie du jeu et des enjeux de développement des marques de mode.
- 27:24Là,
- 27:25en termes d'évolution,
- 27:26tu as parlé tout à l'heure de pas mal d'étapes qui avaient été franchies par la marque.
- 27:31Quels sont les next steps ?
- 27:33Là,
- 27:33on est à la moitié de l'année 2025.
- 27:36En général,
- 27:36la fin d'année,
- 27:37c'est en Afrique,
- 27:38en tout cas,
- 27:38il y a énormément de Fashion Week,
- 27:40énormément d'événements.
- 27:41Est-ce qu'il y a des choses que tu peux nous partager sur des événements auxquels va participer la marque ?
- 27:47Si les projets sont top secrets,
- 27:50on vous suivra sur les réseaux pour savoir ce qui se passe.
- 27:52Mais en tout cas,
- 27:53est-ce qu'il y a un petit peu ...
- 27:55des informations que tu peux nous partager.
- 27:57Ouais,
- 27:57pourquoi pas.
- 27:58Bon,
- 28:02on espère encore participer cette fois-ci en tant que designer reconnu à la Fashion
- 28:09Week by Eli qui arrive tout.
- 28:14Déjà,
- 28:15pour rappel,
- 28:16on a participé à la Fashion Week by Eli en tant que jeune créateur.
- 28:21Et c'est là que nous avons remporté le prix des jeunes créateurs l'année dernière.
- 28:27Donc cette année,
- 28:29on revient comme une consécration,
- 28:33une reconnaissance.
- 28:35Mais cette fois-ci vraiment en tant que designer reconnu pour la grande soirée.
- 28:39Donc là on se prépare déjà pour ça.
- 28:44En termes de fashion week,
- 28:46c'est ça.
- 28:47Donc pour le moment,
- 28:49Voilà où on target et pourquoi pas augmenter notre parc de concept stores où on va vendre.
- 29:01Et pour l'année prochaine,
- 29:03on vise d'autres fashion week à l'extérieur du pays de Renaud,
- 29:08notamment pourquoi pas en Nigéria,
- 29:10pourquoi pas en Afrique du Sud et même en France.
- 29:13Et tout histoire de présenter un peu plus en avant notre...
- 29:19votre savoir-faire et leur créativité.
- 29:23En gros,
- 29:23c'est ce que je peux te dire sans trop rentrer dans le détail.
- 29:27Très bien,
- 29:28je n'en demanderai pas plus de toute façon.
- 29:29On va vous suivre,
- 29:30donc on saura ce qui se passe dès que vous allez communiquer,
- 29:33on saura derrière.
- 29:34Mais voilà,
- 29:34on sait qu'il faut suivre ce qui se passe à Adigean et à Dakar déjà sur la fin de l'année.
- 29:38C'est ça.
- 29:40En termes de rythme de collection,
- 29:43vous avez les événements auxquels vous participez,
- 29:45vous avez un atelier.
- 29:47Est-ce que vous avez,
- 29:49par an,
- 29:51quel est le rythme des collections que vous sortez ?
- 29:53Est-ce que vous êtes sur un rythme,
- 29:54une collection printemps-été,
- 29:55une collection automne-hiver ?
- 29:56Vous n'êtes pas du tout sur ces rythmes-là.
- 29:59Non,
- 29:59il faut dire qu'on n'est pas encore sur des rythmes automne-hiver,
- 30:05printemps-été ou deux fois par an.
- 30:08Ce qu'on fait,
- 30:08c'est qu'on fait une collection et on l'exploite vraiment jusqu'à le plus pouvoir.
- 30:18Vous voyez,
- 30:19en ce moment.
- 30:20Donc avec la collection de l'année dernière,
- 30:22Diolo,
- 30:23on a présenté un certain nombre de pièces.
- 30:26Donc on va dire Diolo,
- 30:27c'est...
- 30:28C'est une collection qui présente un savoir-faire particulier,
- 30:33des techniques particulières.
- 30:35Donc,
- 30:35on essaie d'étendre vraiment ces techniques et ce savoir-faire le maximum possible.
- 30:45Donc,
- 30:45on va dire que c'est une collection,
- 30:50par exemple,
- 30:51qui va se renouveler chaque année,
- 30:55jusqu'à ce qu'on change
- 30:58ou voilà de collection et de design.
- 31:00Donc on va reprendre ou on va dire d'abord une mode cette technicité là qu'on a mis en place juste à ce savoir-faire là,
- 31:09on va le développer,
- 31:10le décliner au maximum dans différents modèles,
- 31:13différentes pièces.
- 31:15On va aller un peu partout histoire d'aborder vraiment tout,
- 31:22toute la plage donc de vêtements,
- 31:25hommes,
- 31:25femmes et accessoires.
- 31:28en fonction.
- 31:29Et ensuite,
- 31:30lorsque c'est bon,
- 31:30on peut ensuite passer à autre chose et donc réfléchir à une nouvelle connexion avec de nouveaux savoir-faire,
- 31:41de nouvelles technicités,
- 31:43et ainsi de suite.
- 31:44Voilà.
- 31:44C'est comme ça un peu qu'on fonctionne.
- 31:46Parce que,
- 31:48je sais,
- 31:48en Afrique,
- 31:49c'est un peu différent qu'en Europe,
- 31:53avec les différents fonctionnaires qui sont notés.
- 31:56Donc,
- 31:56nous...
- 31:57notre processus de création part comme ça.
- 32:01Et au fur et à mesure,
- 32:04peut-être qu'on arrivera à faire deux collections par an vraiment différentes ou un printemps IT ou un temps universitaire.
- 32:13Donc,
- 32:13pour le moment,
- 32:14c'est ça.
- 32:15Très bien.
- 32:16Merci de préciser ce point-là.
- 32:17C'est vrai que parfois,
- 32:18on peut avoir tendance à...
- 32:20claquer un petit peu des...
- 32:21Enfin,
- 32:21en tout cas,
- 32:22vouloir plaquer des modèles d'organisations occidentaux à ce qui peut se passer sur le continent.
- 32:27Or,
- 32:28il y a des logiques et des manières de travailler qui vont être totalement différentes.
- 32:33Donc,
- 32:33c'est important que tu précises la manière dont vous fonctionnez aujourd'hui.
- 32:41Aujourd'hui,
- 32:41la marque,
- 32:42ce que tu évoquais,
- 32:43c'est effectivement,
- 32:44vous êtes présent notamment sur Instagram et vous avez votre atelier.
- 32:47Vous avez une boutique en ligne également.
- 32:50Pour le moment,
- 32:50on n'a pas de boutique en ligne,
- 32:53on communique sur Instagram,
- 32:54donc on va dire sur Instagram et sur Facebook et sur TikTok.
- 33:00Pour le moment,
- 33:01on n'a pas de boutique en ligne,
- 33:03on passe vers ça.
- 33:05L'idée,
- 33:05ce serait d'ici 2026,
- 33:09d'avoir un site web où on pourra faire la vente en ligne telle qu'on est.
- 33:17Sinon,
- 33:18pour le moment,
- 33:18notre montagne se fait via Instagram.
- 33:22C'est un point d'entrée justement pour venir aux ateliers,
- 33:26aux silos,
- 33:28pour permettre d'échanger avec les différentes clients qui sont hors de la Côte d'Ivoire et de voir comment on organise la livraison de leurs différentes tenues.
- 33:38C'est arrivé plusieurs fois.
- 33:40Donc,
- 33:40via Instagram,
- 33:41il y a eu des clients,
- 33:42par exemple,
- 33:43du Canada.
- 33:44qui nous ont contactés via Instagram où on a fait l'échange des discussions et ensuite qu'on a livré avec les différents services de shipping qu'on a.
- 33:54Voilà,
- 33:55et elles sont toujours satisfaites de leur tenue.
- 33:58On va dire,
- 34:00pour le moment,
- 34:02pas de site web,
- 34:03même si c'est un projet,
- 34:05mais avec les outils qu'on a quand même,
- 34:08on peut y arriver,
- 34:09on peut le faire et on arrive à satisfaire aussi quand même nos clients et clientes.
- 34:15Moi,
- 34:16j'oublie qu'on fait toujours les ennemis.
- 34:18Nos clients et clientes communiquent avec nous facilement.
- 34:24Très bien.
- 34:25Mais ce n'est pas une fin en soi d'avoir une boutique.
- 34:26Il y a énormément de marques qui travaillent très bien grâce à Instagram.
- 34:30C'est bien que tu parles de l'exemple de clients qui sont au Canada,
- 34:33par exemple,
- 34:34et que vous arrivez à livrer.
- 34:35Instagram,
- 34:37c'est un canal de vente digital à ne surtout pas négliger.
- 34:40et à partir du moment où...
- 34:42Vous arrivez à réceptionner les messages,
- 34:45les commandes,
- 34:46à les traiter.
- 34:47C'est presque même aussi bien que...
- 34:50qu'un site parce que vous êtes en contact direct avec le client.
- 34:54Donc,
- 34:55ce n'est pas un frein de ne pas avoir de site Internet.
- 34:59Il faut faire les choses en son temps.
- 35:02En son temps,
- 35:02c'est ça.
- 35:03C'est bien ça.
- 35:04Pour les choses en son temps,
- 35:05surtout.
- 35:06En son temps.
- 35:08Aujourd'hui,
- 35:10dans votre manière de travailler,
- 35:12vous avez ces projets de Fashion Week.
- 35:14Est-ce que vous travaillez un petit peu en...
- 35:18en partenariat,
- 35:19en groupe avec d'autres créateurs ?
- 35:20Est-ce qu'il y a des liens habituants entre les différents créateurs qui se retrouvent,
- 35:24qui échangent un peu sur leurs problématiques ?
- 35:28Est-ce que toi,
- 35:29quand tu t'es lancé,
- 35:30par exemple,
- 35:31le fait d'avoir été identifié par
- 35:34Eliquam et puis d'avoir gagné ce prix,
- 35:36est-ce que ça a favorisé des relations,
- 35:40de partenariats d'entre elles avec d'autres créateurs ?
- 35:43Oui,
- 35:44bien sûr.
- 35:44Donc déjà,
- 35:46le fait...
- 35:47d'avoir gagné le concours du jeune créateur de la fashion week by Ely.
- 35:52Ça nous a permis déjà de faire une formation assez conçue avec Birignan,
- 35:58je ne sais pas si vous connaissez.
- 36:00Donc il y a un incubateur avec plusieurs designers de différents horizons.
- 36:08Et tout donc avec ces designers là,
- 36:10pour certains on a créé des liens,
- 36:12on a décidé des liens où on se partage,
- 36:14on s'est créé souvent un partage.
- 36:17nos difficultés,
- 36:17où on s'entraîne.
- 36:19Donc,
- 36:19auparavant,
- 36:22dans notre parcours,
- 36:22on a tissé des amitiés avec des designers ivoiriens d'autres pays,
- 36:29pour lesquels on pense et on réfléchit à avoir certaines collaborations,
- 36:36notamment au niveau des ventes privées,
- 36:41par exemple.
- 36:42On a des amis designers qui ont des Et...
- 36:47dans des showrooms par exemple à Dakar ou au Bénèpes,
- 36:50où on pourrait,
- 36:52pourquoi pas,
- 36:53avoir une collaboration comme aller faire des ventes directement dans le showroom des ventes des fumeurs et même,
- 36:59pourquoi pas,
- 37:00penser à des mix ou des créations de tenues avec ces différentes personnes.
- 37:06Voilà,
- 37:06on a aussi contacté ou travaillé avec certaines marques de bijoux.
- 37:15pour lesquels on est en train de développer une collaboration qui va s'inspirer sur,
- 37:23on va dire,
- 37:23à peu près la même ligne directrice de bijoux et sur une autre ligne directrice de notre collection en ce moment.
- 37:34C'est tout.
- 37:34Pour voir un peu au match ça.
- 37:36Voilà,
- 37:37du coup,
- 37:38c'est...
- 37:39Il y a ces opportunités-là et ces initiatives qui sont prises,
- 37:43on est en train de travailler dessus pour qu'on puisse y arriver parce que l'une de nos valeurs,
- 37:51c'est l'inclusion.
- 37:53Et vraiment,
- 37:55ensemble,
- 37:56on va beaucoup plus loin que tout seul,
- 37:59histoire de profiter un peu de la communauté de tous et chacun.
- 38:04Donc vraiment,
- 38:06c'est des occasions à ne pas manquer.
- 38:09des initiatives qu'on recherche et aussi pour lesquelles on semble vous faire des taux parce que c'est vraiment très intéressant de travailler comme ça.
- 38:17Très bien,
- 38:18effectivement,
- 38:19le fait,
- 38:19dès le départ,
- 38:20d'être dans cette logique de collaboration,
- 38:25d'entraide,
- 38:26c'est vraiment le meilleur moyen de faire progresser les marques,
- 38:30en fait,
- 38:30et d'aller de l'avant.
- 38:31Et effectivement,
- 38:33cette mise en lumière qui a été permise par la Fashion Week d'Eliquam,
- 38:37Merci.
- 38:39Moi,
- 38:39ça a été en tout cas par cet événement-là que j'ai pu vous découvrir.
- 38:43Je pense que c'est un excellent tremplin pour ensuite créer des liens avec les autres marques.
- 38:49Lors de ces événements-là,
- 38:50on va se rendre compte qu'il y a beaucoup de marques qu'on retrouve.
- 38:52Ce n'est pas tout le temps les mêmes,
- 38:53mais il va y avoir un noyau dur de marques qu'on retrouve en général.
- 38:58C'est ça,
- 38:59mais ça permet justement de rencontrer d'autres personnes,
- 39:03d'avoir des échanges avec des esprits différents.
- 39:07Donc,
- 39:08et tout.
- 39:08Et si ça accroche,
- 39:10ça peut aller beaucoup plus loin sur des partenariats,
- 39:16des entraides et tout ça.
- 39:17C'est vraiment,
- 39:18on commence à créer une petite famille et puis ça permet surtout de s'inspirer de différentes cultures qu'on n'aurait pas vues si on restait directement chez nous.
- 39:30Donc,
- 39:31voilà,
- 39:31je sais que,
- 39:33par exemple,
- 39:34on est parti au Mali.
- 39:36On a retrouvé des matériaux,
- 39:39des savoir-faire qu'on n'avait pas trouvé,
- 39:42par exemple,
- 39:42au Côte d'Ivoire,
- 39:44pareil à Dakar.
- 39:46Et donc,
- 39:47c'est tout ça mis ensemble qui va permettre de développer même sa créativité et puis,
- 39:54pourquoi pas,
- 39:55avoir...
- 39:58des partenaires,
- 39:59des amis et surtout des collaborations pour pouvoir toucher un plus grand nombre de personnes au fur et à mesure.
- 40:06C'est exactement ça le chemin,
- 40:08il ne faut pas chercher à aller vite,
- 40:10mais plutôt réfléchir en étapes petit à petit,
- 40:15voir à ce que le développement de la marque...
- 40:19C'est bien ça,
- 40:21c'est bien ça.
- 40:22Aujourd'hui,
- 40:23est-ce qu'il y a des célébrités que tu vises,
- 40:27que tu aimerais particulièrement habiller avec la marque ?
- 40:30Des célébrités que je vise ?
- 40:35Pas forcément.
- 40:36Je suis ouvert à tout le monde.
- 40:39Je n'ai pas en tête une célébrité particulière que je vise.
- 40:47Parce qu'au-delà des célébrités,
- 40:51Je cherche les self-made women,
- 41:01c'est le terme que je vais utiliser,
- 41:06qui ne sont pas toujours sur les feux de projecteur,
- 41:09comme on le connaît,
- 41:10mais qui sont quand même dans des sphères où lorsqu'elles rentreront,
- 41:16lorsqu'elles passeront,
- 41:18vraiment vont nous ramener.
- 41:21C'est pas si tu vois un peu ce que je veux dire.
- 41:24Mais après,
- 41:25on n'est pas fermé aux célébrités.
- 41:27Donc,
- 41:28main de tête comme ça,
- 41:29pas particulièrement.
- 41:32Non,
- 41:32mais très bien.
- 41:33J'adore cette réponse parce que du coup,
- 41:36j'ai fait une interview avec un autre Ivoirien récemment et lui,
- 41:38il m'a dit que c'est Ayana Kamoura.
- 41:39Il a répété Ayana Kamoura tellement de fois.
- 41:42Maintenant,
- 41:42je suis obligée de la taguer pour voir si elle va voir que le créateur la veut l'habiller.
- 41:46Mais ce qui est intéressant dans ton discours,
- 41:48c'est...
- 41:50Oui,
- 41:50cette notion de self-made woman et finalement,
- 41:53cette femme d'affaires qui a de l'influence,
- 41:56mais pas de l'influence sur Instagram,
- 41:58en fait,
- 41:59sur les réseaux sociaux.
- 41:59Ce n'est pas forcément là qu'elle va être le plus visible,
- 42:02mais elle est à des tables où il y a des décisions qui sont prises.
- 42:05Elle est entourée d'autres femmes d'affaires.
- 42:06Et quand elle est habillée par une marque,
- 42:08forcément,
- 42:09il y a les personnes qui sont autour d'elle qui peuvent être intéressées par la manière dont elle s'habille.
- 42:15Et c'est aussi une forme de...
- 42:19d'influence et de notoriété pour une marque que parfois on peut négliger parce qu'on va tout de suite chercher à avoir la célébrité populaire qui est dans un film,
- 42:28qui est chante,
- 42:29qui est très visible sur les réseaux sociaux et on ne pense pas toujours effectivement,
- 42:33comme tu l'as dit là,
- 42:34aux self-made women,
- 42:35donc c'est super intéressant.
- 42:36C'est ça.
- 42:39Très bien.
- 42:40Écoute,
- 42:40on arrive à la fin de cette interview.
- 42:44Moi,
- 42:44j'ai balayé un peu.
- 42:47J'ai balayé à peu près l'ensemble des questions que je voulais partager avec toi parce qu'on a pas mal parlé de la stratégie de la marque et des ambitions de la marque pour le futur.
- 42:59Oui,
- 43:00il me semble aussi qu'on a fait le tour.
- 43:04Juste pour rappel,
- 43:06on est disponible sur Instagram,
- 43:09sur Facebook,
- 43:10c'est la Maison Quantis.
- 43:12Disponible aussi chez Abie.
- 43:16personnellement à notre atelier showroom.
- 43:18Voilà,
- 43:19c'est tout ce que j'ai perdu.
- 43:20N'hésitez pas.
- 43:22Je mettrai en lien les notes de l'épisode,
- 43:25le lien vers le compte Instagram et toutes les infos pour que vous puissiez passer vos commandes,
- 43:29découvrir la marque déjà et éventuellement passer vos commandes.
- 43:32Moi,
- 43:32ça a été un plaisir d'échanger avec toi et d'en savoir un peu plus sur la Maison Cantis.
- 43:37Hâte de vous retrouver à nouveau,
- 43:39que ce soit à Bidjan,
- 43:40à la prochaine Fashion Week d'Eliquam ou alors que ce soit à la Dakar Fashion Week.
- 43:44Je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 43:47Merci beaucoup.
- 43:48Merci aussi pour l'opportunité que tu nous offres aujourd'hui.
- 43:52Et vraiment aussi,
- 43:53ça a été un plaisir de partager notre histoire et notre avancement.
- 44:00C'est toujours un plaisir d'échanger avec des personnes de qualité.
- 44:05Merci.
- 44:06J'ai hâte d'écouter cette interview.
- 44:11Cette fois-ci,
- 44:11en tant que scout.
- 44:14Il faudra les couper,
- 44:15mais surtout ne pas hésiter à la partager.
- 44:19À la partager,
- 44:20c'est pas surtout.
- 44:22Tu connais déjà ton histoire,
- 44:23il faut la partager.
- 44:24C'est ça.
- 44:27Et c'est pas la partager vers un certain nombre,
- 44:30vers le maximum de personnes.
- 44:31Oui,
- 44:31ça va,
- 44:31tiens.
- 44:33On va faire le travail ensemble.
- 44:34Ben écoute,
- 44:35merci beaucoup et à très bientôt.
- 44:37Merci Ramata,
- 44:38à bientôt.
- 44:38Merci à vous,
- 44:39merci à tout le monde.
- 44:42Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 44:44Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
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- 45:02Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.