Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / 3M€ de CA, 35% de conversion dans le BTP… grâce à une seule décision : ne plus avancer seul | Matty Fitoussi | Déclic 303
Transcript
- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com et dans ce podcast,
- 0:12j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez à votre tour faire la différence.
- 0:23Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Encore une fois,
- 0:26bien accompagné,
- 0:26je suis avec Mathie Fitoussi.
- 0:29Aujourd'hui,
- 0:29on se retrouve pour un épisode hors série.
- 0:31On a pris la décision dans ces épisodes audio de mettre en lumière le parcours inspirant et incroyable de certains entrepreneurs que l'on accompagne avec Entrepreneurs.com.
- 0:39Mathis,
- 0:39je te présente rapidement.
- 0:41Tu es directeur général du groupe FMI qui regroupe trois entités,
- 0:44FMI,
- 0:45FMI Aura et Quality.
- 0:46Votre spécialité,
- 0:47la sécurité en hauteur.
- 0:49Ligne de vie,
- 0:50garde-corps,
- 0:50points d'ancrage,
- 0:51des solutions techniques pour éviter l'irréparable dans des conditions absolument extrêmes.
- 0:55Tu as intégré l'entreprise familiale juste après tes équipes et au lieu.
- 0:58de brûler toutes les étapes,
- 0:59tu as choisi de grimper un à un tous les échelons jusqu'à être aujourd'hui à la tête du groupe.
- 1:03Aujourd'hui,
- 1:03tu diriges plus de 30 collaborateurs et les chiffres parlent d'eux-mêmes.
- 1:06Plus de 3 millions d'euros de chiffre d'affaires,
- 1:08une croissance annuelle entre 20 et 25 %,
- 1:10plus de 35 %
- 1:11de conversion commerciale en deux ans,
- 1:12plus de 6 000 chantiers livrés et 700 vérifications techniques effectuées annuelles via Quality.
- 1:18Aujourd'hui,
- 1:19on veut mettre en lumière le quotidien d'un entrepreneur de terrain dans un secteur traditionnel qui exige autant de maîtrise que de vision.
- 1:25et très heureux aussi de dire que tu fais partie des partenaires entreprenance.com que l'on a plaisir à accompagner.
- 1:30Ayons rejoint le programme Scaling fin 2024 pour structurer encore davantage ta croissance et viser l'excellence.
- 1:35Mathie,
- 1:36bienvenue sur le podcast
- 1:38Le Déclic.
- 1:39Merci beaucoup.
- 1:41Avec plaisir,
- 1:41merci à toi d'être ici.
- 1:42J'ai plein de questions à te poser.
- 1:44On va commencer par le commencement.
- 1:46Tu as rejoint FMI après tes études dans l'entreprise portée par ton papa.
- 1:50Comment est-ce que ça s'est passé la prise de relais et pourquoi prendre cette décision ?
- 1:54Alors déjà,
- 1:55merci de ton invitation Alec,
- 1:58tu sais combien j'admire ton travail et je suis très honoré d'avoir été invité pour participer à ce podcast.
- 2:07Pour répondre à la question,
- 2:09j'ai rejoint l'entreprise familiale après avoir fait un peu d'immobilier.
- 2:13J'étais en agence immobilière,
- 2:15donc agent commercial,
- 2:18je me baladais dans la rue,
- 2:19porte à porte,
- 2:19etc.
- 2:22Et j'ai fait mes preuves dans ce milieu.
- 2:24assez rapidement.
- 2:27Mais j'ai trouvé que c'était un milieu qui était assez tendu,
- 2:32complètement bouché,
- 2:34trop d'agents,
- 2:37toujours la même méthode,
- 2:37etc.
- 2:38Et du coup,
- 2:39j'ai décidé de quitter ce milieu et mon père me faisait du pied en me disant « Viens rejoindre l'entreprise familiale,
- 2:45etc. »
- 2:46Et moi,
- 2:47comme un garçon têtu,
- 2:48je ne voulais pas prendre ce crochet pour...
- 2:53pour rentrer dans la vie active.
- 2:55Mais en y réfléchissant,
- 2:56j'ai dit,
- 2:57bon allez,
- 2:57on y va.
- 2:57De toute façon,
- 2:58c'est un secteur que je ne connais pas,
- 2:59donc il n'y a pas spécialement de piston.
- 3:01Je ferai mes preuves pas à pas.
- 3:03Et c'est comme ça que j'ai rejoint l'entreprise en faisant mes armes vraiment du début,
- 3:08début,
- 3:08début.
- 3:09J'ai commencé en faisant un peu de chantier pour connaître ce métier qui est très spécifique.
- 3:14Et petit à petit,
- 3:15comme tu l'as dit,
- 3:16j'ai gravi les échelons en étant d'abord commercial,
- 3:18chargé d'affaires.
- 3:19Et puis après,
- 3:20je suis rentré dans les aspects comptabilité,
- 3:22gestion.
- 3:24Après,
- 3:24on a commencé à démarrer l'association avec mon père.
- 3:28Et puis voilà,
- 3:28aujourd'hui,
- 3:30il me transmet les rênes de manière assez douce puisqu'il fait encore partie de l'entreprise.
- 3:35Et je suis très heureux qu'il soit toujours là puisque ça nous permet de profiter de toute son expérience tous les jours.
- 3:43Et voilà comment ça s'est passé.
- 3:45Et au début,
- 3:46justement,
- 3:46lorsque tu intègres l'entreprise,
- 3:49est-ce que tout de suite,
- 3:50tu te dis...
- 3:52Ça va me mener jusqu'ici.
- 3:54Je suis stimulé à l'idée d'un jour prendre les rênes ou pas du tout.
- 3:58Tu te dis juste,
- 3:58je découvre une nouvelle aventure et on verra où ça me m��ne.
- 4:01Alors,
- 4:02je me dis,
- 4:02je découvre une aventure,
- 4:03on verra où ça me mène.
- 4:04Au départ,
- 4:06je te dis franchement,
- 4:06Alex,
- 4:07je n'imaginais pas que je pourrais diriger cette entreprise.
- 4:11Je me suis dit,
- 4:13après j'étais assez jeune,
- 4:14j'avais,
- 4:15je crois,
- 4:15c'était 21,
- 4:1622 ans,
- 4:16quelque chose comme ça.
- 4:18Et je me suis dit,
- 4:19mais je ne suis pas du tout prêt à gérer une entreprise.
- 4:20Il y a tous ces aspects.
- 4:21l'aspect de partout,
- 4:23la compta,
- 4:24les flux de trésorerie,
- 4:25les chantiers,
- 4:26l'aspect technique,
- 4:27l'aspect ressources humaines.
- 4:29Il y a tellement de métiers dans un métier,
- 4:32dans le fait de diriger l'entreprise,
- 4:34que je me suis dit que j'aurais toujours besoin de mon père.
- 4:36Je ne vais surtout pas prendre les rênes,
- 4:39etc.
- 4:41Et il faut lui rendre hommage avec son intelligence.
- 4:45en fait il m'a formé
- 4:47à la reprise de cette entreprise petit à petit en me montrant comment on résout chaque problème un à un et en me laissant le temps de découvrir les choses aussi de moi-même en me laissant faire des erreurs et
- 5:00Et du coup,
- 5:00ça m'a permis de vouloir prendre les rênes après.
- 5:03J'ai eu ce déclic à un moment donné de prendre les rênes et de me dire,
- 5:07allez,
- 5:08je prends les postes un à un.
- 5:10Et il m'a laissé faire tout naturellement.
- 5:13Et quand on arrive dans une boîte qui est déjà existante,
- 5:16qui a ses codes,
- 5:17qui a ses équipes,
- 5:17qui a ses habitudes,
- 5:19c'est quoi le premier combat qu'on choisit de mener ?
- 5:22Alors,
- 5:22le premier combat qu'on choisit de mener,
- 5:26si je devais en choisir qu'un...
- 5:29Ce serait de gagner le respect des équipes techniques.
- 5:33Parce que les équipes techniques restent quand même...
- 5:39Si tu veux,
- 5:39c'est un milieu qui est fermé,
- 5:41en même temps un peu ouvert,
- 5:42mais qui est fermé,
- 5:42c'est-à-dire qu'ils sont entre eux,
- 5:43ils bossent entre eux,
- 5:44c'est dur sur les chantiers,
- 5:45c'est physique.
- 5:47Et là,
- 5:47tu as le fils du patron qui arrive et...
- 5:51L'idée,
- 5:52c'est de l'accueillir quand même,
- 5:53parce que j'ai des techniciens que je connais depuis que je suis tout petit,
- 5:57parce que c'est une entreprise familiale,
- 5:58donc ils m'ont vu grandir quasiment.
- 6:00Donc,
- 6:00ils m'ont accueilli quand même,
- 6:02mais il ne fallait pas faire n'importe quoi pour gagner leur respect.
- 6:06Et moi,
- 6:06ce que j'ai décidé de faire,
- 6:07c'est de bosser un peu avec eux quand même,
- 6:11pour apprendre de leur expérience.
- 6:15et qu'ils puissent m'expliquer en quoi consistait ce métier et voir les vraies difficultés et pas juste la théorie qu'on a au bureau.
- 6:21Parce qu'entre ce qu'on pense au bureau ou sur le terrain et quand on monte le chantier,
- 6:27ça n'a aucun rapport.
- 6:29Donc,
- 6:30donner leur respect,
- 6:31c'était très important.
- 6:33Oui,
- 6:34je te rejoins à 100%.
- 6:35Et un autre point,
- 6:36justement,
- 6:36quand tu arrives,
- 6:39tu es jeune et insouciant,
- 6:41j'ai envie de dire.
- 6:43Avec cette fraîcheur du fait que c'est une autre génération aussi,
- 6:47et nous on le voit au quotidien avec toutes les entreprises qu'on a plaisir à accompagner,
- 6:51souvent dans les métiers traditionnels,
- 6:53il y a des méthodologies,
- 6:54il y a des stratégies,
- 6:56il y a des outils,
- 6:57il y a des méthodes qui ne sont pas forcément toutes au goût du jour.
- 7:02Dans quelle mesure tu as pu contribuer à mettre en place ces derniers mois,
- 7:08ces dernières années,
- 7:09des éléments,
- 7:10des stratégies peut-être liées ?
- 7:11à des outils,
- 7:12à du digital ou autre,
- 7:13qui ont permis aussi d'accompagner la croissance de l'entreprise et comment ça a été accueilli justement par des collaborateurs qui sont parfois là depuis plusieurs années,
- 7:23peut-être même plus longtemps que toi naturellement,
- 7:26parce que ça vient un peu bousculer les codes et les habitudes.
- 7:31Oui,
- 7:31c'est clair parce que de base,
- 7:33cette entreprise s'est construite avec le fax.
- 7:36On envoyait des publicités par fax quand je suis arrivé.
- 7:41On envoyait des plaquettes par la poste.
- 7:43Et d'ailleurs,
- 7:43quand j'étais petit,
- 7:44je me souviens d'une anecdote.
- 7:46Mon père faisait ramener
- 7:4920 000 plaquettes dans le salon avec 20 000 enveloppes,
- 7:5220 000 timbres.
- 7:54Et il fallait qu'on se les tape tous.
- 7:55Avec mes frères et sœurs,
- 7:57on les faisait pour pouvoir les envoyer.
- 7:59Et c'est comme ça que cette boîte s'est construite au départ.
- 8:01Donc,
- 8:03au fur et à mesure des années,
- 8:04on a modernisé tout ça.
- 8:06Ça a toujours été bien accueilli.
- 8:08Même si parfois,
- 8:09c'était un peu compliqué parce qu'il y avait vraiment une rupture technologique.
- 8:11Mais depuis ces dernières années,
- 8:14on est beaucoup tourné vers Google Ads,
- 8:18comme beaucoup d'entreprises,
- 8:19mais on maîtrise vraiment bien.
- 8:21Donc,
- 8:21on a l'ESO,
- 8:22l'ESOA.
- 8:25Et après,
- 8:25tu as le bouche à oreille,
- 8:26mais l'ESO,
- 8:26l'ESOA,
- 8:27c'est ce qui va nous ramener la majorité des clients qui sont en demande.
- 8:31Parce que c'est vraiment le tunnel qu'on a choisi de maîtriser à 100%.
- 8:37Et ensuite,
- 8:38on fait évoluer les outils de gestion de chantier,
- 8:42on fait évoluer les logiciels,
- 8:43on essaye d'intégrer de l'IA aujourd'hui.
- 8:45Donc,
- 8:45on dépoussière complètement le milieu.
- 8:47Et c'est vrai,
- 8:48tu as raison,
- 8:48le bâtiment,
- 8:48c'est un milieu qui est très,
- 8:50entre guillemets,
- 8:50poussiéreux.
- 8:51Mais je trouve que c'est un milieu qui fait beaucoup d'efforts en ce moment.
- 8:54Et on peut le voir même,
- 8:55parce que toi aussi,
- 8:56tu suis d'autres personnes du BTP,
- 8:59on a tous envie d'aller vers ces nouvelles technologies qui nous permettent de mieux piloter l'entreprise,
- 9:03de voir les datas plus vite.
- 9:06parce qu'en fait on a toujours eu l'impression dans le BTP,
- 9:08enfin moi j'ai eu cette sensation que la data c'était pas pour nous qu'on suivait au jour le jour et puis qu'on verrait bien etc mais en fait pas du tout ça se pilote comme toutes les autres entreprises il faut de la data,
- 9:19il faut connaître ça très haut,
- 9:20il faut prédire ce qui va arriver et on intègre tous ces outils et du coup j'ai mon frère qui nous a rejoint il y a un an et demi qui s'appelle Enzo que tu connais et qui lui s'occupe à 1000%
- 9:34de développer tous ces outils-là.
- 9:37Très clair.
- 9:38Et tu l'as dit justement,
- 9:39le but de tout ça,
- 9:40c'est aussi de pouvoir piloter son entreprise différemment.
- 9:43Aujourd'hui,
- 9:43vous pilotez plusieurs entités,
- 9:44c'est plus de 30 collaborateurs,
- 9:46une croissance à deux chiffres.
- 9:48Quel a été selon toi le virage le plus décisif ?
- 9:51dans ce parcours vous permettant réellement de piloter la boîte ?
- 9:53Parce que beaucoup trop d'entrepreneurs finalement naviguent à vue,
- 9:56ne savent pas réellement d'où viennent leurs clients,
- 9:58ne savent pas réellement quelle est leur rentabilité,
- 10:00ne savent pas réellement quelles sont les décisions à prendre et les KPI,
- 10:05donc les indicateurs clés de performance à suivre pour savoir s'ils progressent ou s'ils régressent.
- 10:10Vous,
- 10:10ça a été quoi le virage le plus décisif dans ce parcours de pilotage de l'entreprise ?
- 10:16Si tu veux,
- 10:17en fait l'idée c'est que dans le bâtiment tu as des vagues.
- 10:21Donc en fait,
- 10:23parfois tu vas énormément travailler et parfois tu vas moins travailler.
- 10:27Et le but,
- 10:27c'était de maîtriser ces vagues et d'avoir un niveau constant de boulot.
- 10:33Donc c'était ça le virage à prendre,
- 10:35puisqu'on a toujours su à peu près piloter la trésor de l'entreprise,
- 10:40puisque mon père avait déjà mis des,
- 10:42avec ma belle-mère,
- 10:44avait mis des tableaux en place pour pouvoir suivre certains KPI de trésorerie notamment.
- 10:50Mais en termes de planning,
- 10:52donc de prod,
- 10:53si tu veux,
- 10:54et en termes de chantier à faire,
- 10:55parfois,
- 10:56on avait des gros creux.
- 10:57Et c'était une grosse raison de stress,
- 11:04une grosse cause de stress.
- 11:06Il a fallu piloter l'entreprise,
- 11:08surtout au niveau des leads,
- 11:09en fait,
- 11:10et du flux de chantier à mettre en place pour savoir comment lisser tout ça sur toute l'année et pouvoir développer l'entreprise.
- 11:20dans une certaine confiance,
- 11:25une certaine sérénité.
- 11:27Et qu'est-ce que ça a changé aujourd'hui au quotidien dans ce pilotage ?
- 11:33Eh bien aujourd'hui,
- 11:35on a quatre mois de planning devant nous,
- 11:37voire cinq,
- 11:39alors que quand je suis arrivé,
- 11:40on avait une semaine ou deux devant nous,
- 11:42il faut se le dire.
- 11:43Donc c'était la boule au ventre tous les jours,
- 11:45parfois de gros problèmes de trésor,
- 11:47etc.
- 11:48Aujourd'hui,
- 11:48on a 4-5 mois d'avance.
- 11:50On a des clients qui sont super contents.
- 11:53On est serein.
- 11:55On peut développer tous nos indicateurs commerciaux.
- 11:58On peut développer nos offres.
- 11:59On peut développer nos manières d'appréhender les chantiers,
- 12:04de vendre,
- 12:04etc.
- 12:05On peut développer le recrutement.
- 12:09Tous ces aspects-là,
- 12:10en fait,
- 12:10on peut y aller de manière sereine.
- 12:12Et c'est génial.
- 12:13Ça change tout,
- 12:13en fait.
- 12:15Très clair.
- 12:17C'est à ce moment-là que vous vous dites que vous allez rejoindre entrepreneurs.com ?
- 12:20Pour quelles raisons est-ce que vous rejoignez entrepreneurs.com ?
- 12:25Dans quelle dynamique,
- 12:26dans quelle posture et dans quel état d'esprit ?
- 12:29C'est un petit peu avant tout ça qu'on rejoint entrepreneurs.com parce que là,
- 12:31je te parle d'une situation qui est aujourd'hui et ce partenariat n'y est pas pour rien.
- 12:39Nous,
- 12:40on s'est rendu compte,
- 12:42si tu veux,
- 12:43au fur et à mesure du développement de notre métier.
- 12:45Parce qu'on a eu pas mal d'étapes avec le Covid qui ont fait qu'on s'est relevé les manches,
- 12:52on s'est mis la tête dans les textes de normes,
- 12:54parce que c'est un métier qui est très normé et qui est très méconnu.
- 12:58On s'est rendu compte qu'il y avait des zones d'ombre qu'il fallait réussir à trouver.
- 13:06Et si tu veux,
- 13:08on a eu un ou deux clients en particulier qui nous ont donné une très grande confiance.
- 13:15et qui nous a confié la sécurisation de son patrimoine immobilier.
- 13:18Et à partir de ce moment-là,
- 13:20on s'est dit,
- 13:22avec mon frère et mon père,
- 13:24on s'est dit,
- 13:25non mais là,
- 13:25il y a un truc,
- 13:25ce n'est pas possible.
- 13:27En fait,
- 13:27cette boîte,
- 13:28elle peut littéralement exploser.
- 13:31Il faut qu'on la développe.
- 13:33Mais par contre,
- 13:34avec notre savoir-faire familial,
- 13:37on a notre petite Dream Team,
- 13:39mais il nous manque une certaine élite.
- 13:42et qu'on ne peut pas toujours recruter parce que c'est comme ça,
- 13:46en fait.
- 13:47Et le fait de rejoindre ce partenariat nous permet d'avoir l'élite et de développer rapidement,
- 13:53avec les bons outils,
- 13:54avec les bonnes réponses,
- 13:55tout de suite,
- 13:56ce qu'il nous faut pour scanner la boîte.
- 13:58Très clair,
- 13:59très clair.
- 14:00Et dans un métier aussi technique et opérationnel,
- 14:04très terrain que le vôtre,
- 14:06comment on fait pour structurer les choses sans forcément alourdir ?
- 14:10Parce que...
- 14:11Déjà l'objectif c'est que tu le disais,
- 14:13la première étape lorsque tu vas rejoindre l'entreprise c'est que tu es allé voir sur le chantier comment ça se passe.
- 14:18Donc il faut déjà être vigilant,
- 14:21éveillé,
- 14:22dans ce que l'on fait,
- 14:23professionnel,
- 14:24tenir les délais et exécuter correctement les choses.
- 14:27Et parfois l'entrepreneur a l'impression que lorsqu'il va mettre en place des process,
- 14:31de la technologie,
- 14:33de la standardisation,
- 14:35une nouvelle façon de faire,
- 14:36finalement il va alourdir la charge du travail de ses collaborateurs.
- 14:41alors qu'en soit le but c'est aussi de simplifier les choses alors c'est vrai c'est des choses qu'on rencontre au quotidien en ce moment
- 14:50On oscille tout le temps entre...
- 14:52On alourdit un peu les process,
- 14:54mais on allège en même temps.
- 14:56Donc,
- 14:56on remplace des choses qui étaient un petit peu anciennes et on met en place des process qui sont plus modernes et qui sont censés alléger.
- 15:05Après,
- 15:05ça doit se faire dans le temps.
- 15:06Ça met du temps à se mettre en place.
- 15:08Ça fait pratiquement un an qu'on est dessus.
- 15:10Et le but,
- 15:11en fait,
- 15:11c'est de garder ce qui fonctionne et de le moderniser.
- 15:16Donc,
- 15:16oui,
- 15:16c'est un métier très technique,
- 15:18mais nous,
- 15:18on n'est pas là...
- 15:19on s'est rendu compte aussi qu'on n'était pas là pour vendre que du matériel,
- 15:22on est là pour éviter les veuves,
- 15:24si tu veux.
- 15:25C'est un métier,
- 15:27tu tombes,
- 15:27tu meurs.
- 15:27Il n'y a pas d'autre solution.
- 15:30Tu tombes du toit,
- 15:31voilà.
- 15:32Donc,
- 15:34outre cette partie technique qu'on maîtrise et que nos salariés maîtrisent,
- 15:39nous,
- 15:39ce qu'on veut,
- 15:40c'est que ça soit plus fluide.
- 15:42Donc,
- 15:42on prend ce qui marche et on le modernise.
- 15:45Et c'est globalement accepté par l'ensemble de l'entreprise.
- 15:48Toutes mes équipes me suivent là-dessus.
- 15:51C'est un vrai bonheur de développer tout ça.
- 15:53Je me permets de développer sur ce sujet parce que tu vois,
- 15:55je pense par exemple à l'entreprise d'un dentiste qu'on a plaisir à accompagner,
- 16:00qui a une soixantaine d'années et qui a des équipes depuis un certain temps et qui sont assez réfractaires au changement et à la culture,
- 16:08on va dire,
- 16:09de l'innovation.
- 16:10Pour autant,
- 16:10toi,
- 16:11dans ce que tu me partages ici,
- 16:12visiblement,
- 16:13les équipes sont plutôt ouvertes.
- 16:15au fait de moderniser certains sujets,
- 16:18d'améliorer certains process,
- 16:20etc.
- 16:20Est-ce qu'il y a une façon que tu as fait,
- 16:24que tu as appliqué pour leur vendre,
- 16:26si j'ose dire,
- 16:27l'idée d'implémenter ces process ?
- 16:29Par exemple,
- 16:30le fait que ça facilite leur quotidien,
- 16:32par exemple le fait que ça améliore leur façon de faire,
- 16:35par exemple le fait que ça augmente la sécurité ou la productivité ou la rentabilité,
- 16:40toutes ces choses.
- 16:41Et comment tu les as sensibilisés finalement aux bénéfices ?
- 16:44lié à ça parce que j'imagine que t'es pas dans une culture où juste tu imposes ou vous imposez les choses mais c'est globalement adopté pour que tout le monde puisse l'implémenter alors en fait ce qu'on fait on a des réunions tous les lundis matins et
- 17:00on teste chaque process qu'on met en place sans forcer en fait,
- 17:03moi j'arrive avec mon frère on me dit voilà,
- 17:07on a trouvé ce truc là on a trouvé cet outil là qui nous permet soit de mieux gérer les plannings
- 17:13soit de mieux planifier les contrats de maintenance,
- 17:18soit de mieux faire circuler l'information entre nous ou autre.
- 17:23Est-ce que vous pouvez la mettre en place pendant quelques semaines ?
- 17:26Et chaque semaine,
- 17:27à cette réunion du lundi,
- 17:28vous nous faites un retour.
- 17:29Ça fonctionne,
- 17:30on garde.
- 17:30Ça ne fonctionne pas,
- 17:31on change ou on améliore.
- 17:33Voilà.
- 17:34Donc,
- 17:34le but,
- 17:35en fait,
- 17:35ce n'est pas de forcer,
- 17:36mais c'est de faire accepter ces techniques à nos équipes,
- 17:41en fait,
- 17:42tout simplement.
- 17:43Très clair.
- 17:45Dans ta présentation,
- 17:46j'évoquais 35%
- 17:47de taux de conversion,
- 17:48plus de 35%
- 17:48de taux de conversion,
- 17:50une organisation plus claire,
- 17:51une vision nationale affirmée.
- 17:52Avec du recul,
- 17:53qu'est-ce qui a été le plus transformateur pour toi en tant que dirigeant pour arriver à ces résultats ?
- 17:59Parce que finalement,
- 18:00semaine après semaine,
- 18:01mois après mois,
- 18:02vous faites évoluer les choses et ça scale,
- 18:05ça avance,
- 18:06ça grandit,
- 18:06ça évolue.
- 18:08Qu'est-ce qui a été les éléments clés ?
- 18:11Alors ?
- 18:12les éléments clés pour augmenter ce taux de conversion,
- 18:15c'est simple une fois qu'on a commencé à mettre en place le partenariat avec vous on savait qu'on avait une boîte qui pouvait scaler on avait du planning,
- 18:25on avait tout ce qu'il fallait et on s'est remis on s'est reconcentré sur la base de notre métier donc on a repris tous les avatars clients on a repris toute notre vision toute notre mission,
- 18:37on a tout remis à plat et on a reconstruit des offres
- 18:41qui ne sont pas des offres avec des prix fixes,
- 18:43parce que nous,
- 18:44en fait,
- 18:44ce sont des chantiers qui sont complètement sur mesure à chaque fois à la carte.
- 18:48Mais on a repris une offre pour indiquer à nos clients que c'était complètement clé en main,
- 18:53avec un côté un peu irrésistible,
- 18:56pour que ça fonctionne.
- 18:59Et l'idée,
- 19:00c'est d'expliquer,
- 19:00c'est comment tu vends le chantier,
- 19:03c'est comment tu expliques les choses à ton client,
- 19:05comment tu l'amènes à penser qu'on est l'entreprise qu'il faut choisir pour sécuriser sa toiture.
- 19:11Voilà.
- 19:12Et ça,
- 19:12on transmet le message à nos commerciaux,
- 19:14à nos sales chaque semaine et on améliore aussi l'offre.
- 19:19Et on a trouvé des manières de présenter nos devis.
- 19:21On a trouvé des manières d'ajouter des supports techniques,
- 19:26des supports pédagogiques.
- 19:27On éduque nos clients,
- 19:28etc.
- 19:29Et du coup,
- 19:30ça nous permet d'augmenter ce taux de conversion naturellement,
- 19:33sans forcer.
- 19:35Très clair.
- 19:36Pour celles et ceux qui nous écoutent et qui sont dans un domaine traditionnel et qui peut-être...
- 19:40voient différentes stratégies qu'on peut partager ou qui se disent « Non mais moi dans mon domaine,
- 19:46dans le domaine traditionnel,
- 19:48dans le BTP ou dans l'artisanat ou en tant que commerçant,
- 19:53ça ne s'applique pas. »
- 19:54Est-ce qu'il y a des méthodes,
- 19:56des outils,
- 19:56des éléments peut-être même contre-intuitifs ?
- 19:59que vous avez implémenté dans votre secteur,
- 20:02mais qui vous ont particulièrement surpris parce que vous n'étiez pas forcément de prime abord,
- 20:07on va dire,
- 20:08sujet à l'implémenter par rapport à d'autres acteurs de votre marché ?
- 20:13Alors déjà,
- 20:14ça ne s'applique pas à mon métier.
- 20:16On le dit tous au départ.
- 20:18Ça,
- 20:19c'est 100%
- 20:19des cas.
- 20:20Et franchement,
- 20:20il n'y en a pas un seul qui ne dit pas ça.
- 20:22J'ai discuté avec beaucoup de monde dans le réseau entreprenance.com et ailleurs.
- 20:28On dit tous,
- 20:29ça ne s'applique pas à moi,
- 20:30mais en fait,
- 20:30si,
- 20:31déjà,
- 20:32pour commencer.
- 20:33Ce qu'il faut,
- 20:34en fait,
- 20:35c'est,
- 20:35nous,
- 20:35on a trouvé un levier,
- 20:36c'est la présentation des devis au client.
- 20:39Pourquoi ?
- 20:40Parce qu'avant,
- 20:40si tu veux,
- 20:43le client ou le prospect ou le partenaire nous envoyait une demande,
- 20:46on envoie le devis par mail,
- 20:47ciao,
- 20:49avec une petite relance de temps en temps pour voir où ça en est,
- 20:51mais rien de plus.
- 20:53Là,
- 20:53aujourd'hui,
- 20:54ce qu'on fait,
- 20:54c'est que sur les conseils…
- 20:56d'accès aussi,
- 20:59on conçoit l'offre à la demande du client,
- 21:02après le rendez-vous,
- 21:02la découverte,
- 21:03etc.
- 21:05Et on appelle le client,
- 21:08soit au moment d'envoyer l'offre,
- 21:09soit une demi-heure après,
- 21:11une heure après,
- 21:11etc.
- 21:12pour valider que tous les points qu'on a soulevés ensemble ont bien été respectés,
- 21:17répondus.
- 21:18Déjà,
- 21:18c'est la première chose,
- 21:19parce qu'en fait,
- 21:19les clients sont en demande d'éducation,
- 21:22parce qu'on y revient encore une fois,
- 21:24c'est un métier méconnu.
- 21:25C'est un métier vital.
- 21:29On le répète,
- 21:31mais on évite quand même la mort de techniciens.
- 21:33Donc,
- 21:33c'est vital,
- 21:34mais c'est méconnu.
- 21:37Donc,
- 21:37ce qu'il faut,
- 21:38c'est de la pédagogie.
- 21:39Ce qu'ils attendent,
- 21:40les clients,
- 21:40c'est de la pédagogie.
- 21:41Ils veulent quelqu'un qui explique son offre,
- 21:44qui donne les limites,
- 21:45qui encadre.
- 21:48Et ça,
- 21:48en fait,
- 21:48c'est quelque chose qui manquait beaucoup chez nous et qui doit manquer beaucoup dans tous les autres métiers.
- 21:53On pense gêner les clients.
- 21:55Mais en fait,
- 21:56on ne les gêne pas.
- 21:57Ils veulent de l'information.
- 21:59Très clair,
- 22:00très clair.
- 22:01Et dans quelle mesure le fait d'avoir mis en place ça spécifiquement,
- 22:06ça a même amélioré l'expérience client ?
- 22:08Parce que tu as tout à fait raison,
- 22:09la plupart,
- 22:10ils pensent qu'on gêne les clients,
- 22:11ils n'osent pas,
- 22:12ils se disent mais non,
- 22:13etc.
- 22:13Et finalement,
- 22:14au contraire,
- 22:14ça a bien même parfois amélioré l'expérience client.
- 22:19Oui,
- 22:19bien sûr.
- 22:20Mais en fait,
- 22:21l'expérience client,
- 22:22déjà,
- 22:22on le voit lorsqu'on a des clients qui reviennent.
- 22:25Parce que souvent,
- 22:26on pense que le bâtiment,
- 22:27c'est un métier de one-shot,
- 22:28mais alors pas du tout,
- 22:29ce n'est pas du tout un métier de one-shot,
- 22:30c'est un métier de fidélisation.
- 22:32Donc,
- 22:32quand tu as un chargé d'affaires qui prend bien soin de toi,
- 22:36qui répond à toutes les problématiques sur le chantier,
- 22:38qui règle les problèmes qui n'étaient peut-être parfois pas compris au devis,
- 22:42parce qu'il ne faut pas se leurrer,
- 22:43parfois tu as des surprises,
- 22:43et nous,
- 22:44on prend en charge ce genre de choses.
- 22:46On fait en sorte de…
- 22:48En fait,
- 22:49nous,
- 22:50comme on ne vend pas spécialement un prix,
- 22:51on vend une offre.
- 22:53Du coup…
- 22:53On prend en charge les petits aléas qui peuvent arriver.
- 22:56Et ça,
- 22:56le client adore.
- 22:57Parce que ça lui permet de compter sur nous les yeux fermés et de savoir que son offre clé en main,
- 23:04elle va être remise clé en main,
- 23:05il n'y aura pas de loup.
- 23:07Donc,
- 23:08ce genre de choses,
- 23:09ça améliore l'expérience client.
- 23:11La pédagogie,
- 23:11ça améliore l'expérience client.
- 23:14Et ensuite,
- 23:16le fait d'être de bonne humeur,
- 23:17le fait d'être sympathique.
- 23:19Voilà aussi,
- 23:20on veut travailler avec une boîte conviviale,
- 23:21l'esprit familial.
- 23:23Ce qu'on a beau en parler,
- 23:25c'est un peu dans l'air du temps de dire que c'est un peu malsain l'esprit familial,
- 23:29mais nous,
- 23:29on est vraiment une famille.
- 23:31C'est-à-dire que ce n'est pas un faux esprit familial.
- 23:33La boîte est familiale et ceux qui nous rejoignent adhèrent à cet esprit et c'est hyper sain.
- 23:39Et c'est ce qu'adorent nos clients chez nous aussi.
- 23:41Comment on fait justement de ton expérience pour bosser sainement en famille ?
- 23:46Parce que tu as raison,
- 23:48souvent on...
- 23:50On jette la pierre,
- 23:51on dit non,
- 23:52c'est en famille,
- 23:53c'est pas sain,
- 23:53ça crée des problèmes,
- 23:54il faut faire attention,
- 23:55etc.
- 23:56Parce qu'évidemment,
- 23:56les histoires qui se terminent mal,
- 23:57on entend toujours plus parler que les histoires qui se passent bien.
- 24:01Les gens adorent ça.
- 24:03Ceci étant,
- 24:05pour vous,
- 24:05ça se passe plutôt bien.
- 24:07C'est vrai,
- 24:07tu parlais notamment de Enzo,
- 24:09que j'ai pu rencontrer à plusieurs reprises dans chacune de nos immersions,
- 24:12nos événements.
- 24:15Comment vous faites ?
- 24:17Alors,
- 24:17déjà...
- 24:18il faut un peu séparer le côté travail et le côté perso la maison,
- 24:23il y a parfois des discussions qui dérivent à la maison mais dans l'ensemble on a réussi cette histoire là de quand on est au travail on est au travail et moi je sais que je peux être hyper exigeant,
- 24:36hyper relou au travail et c'est comme ça parce que je suis complètement habité et matrixé par l'excellence mais Merci.
- 24:49quand on est à la maison,
- 24:50on parle de choses perso.
- 24:53Et comme on se connaît très bien,
- 24:54puisqu'on est frères et sœurs,
- 24:56père et mère,
- 24:57etc.,
- 24:58on se dit les choses sans filtre.
- 25:00Donc parfois,
- 25:01ça clash,
- 25:03même parfois assez fort.
- 25:04Mais ça permet,
- 25:07tous ces clashs et toutes ces prises de parole sans filtre,
- 25:09elles permettent d'avancer 10 000 fois plus vite que si jamais tu es simplement dans une boîte avec uniquement des inconnus,
- 25:17si tu veux.
- 25:18Parce que ça peut arriver qu'il y ait un certain formalisme qui se mette en place,
- 25:23de certaines craintes,
- 25:25et ça,
- 25:25nous,
- 25:25du coup,
- 25:26on n'a pas ce problème.
- 25:27Clairement.
- 25:29Si on compare,
- 25:30on creusera sur justement comment vous bossez au quotidien,
- 25:33etc.
- 25:33Mais si on compare votre quotidien de dirigeant et même au niveau du staff global avant l'accompagnement et aujourd'hui,
- 25:42c'est quoi l'élève qui a le plus évolué ?
- 25:45Alors,
- 25:46dans l'ensemble,
- 25:47ce qui a évolué,
- 25:48mais pas grand-chose en vrai.
- 25:50Pas grand-chose,
- 25:50il n'y a pas énormément de choses qui ont évolué au niveau du staff à ce jour.
- 25:54Là,
- 25:54on prévoit de recruter pas mal parce que ça y est,
- 25:56on a une croissance qui commence à être forte.
- 25:57donc on va devoir recruter.
- 25:59Mais aujourd'hui,
- 26:00dans la direction,
- 26:00il n'y a pas énormément de choses qui ont changé à part Enzo qui nous a rejoints.
- 26:03On a toujours nos piliers,
- 26:05c'est mon père,
- 26:05ma belle-mère,
- 26:06ma sœur,
- 26:07Enzo et moi.
- 26:09Et je pense que c'est nos méthodes qui ont évolué,
- 26:12c'est nos manières de discuter,
- 26:14nos manières d'analyser les problèmes.
- 26:18On fait de vraies réunions très sérieuses de travail,
- 26:21etc.
- 26:21Et ce n'est pas parce qu'on travaille en famille que c'est la fête,
- 26:25tu vois.
- 26:26et l'accompagnement en fait ce qu'il a permis c'est qu'on guide ces réunions de manière très factuelle et ça fonctionne et donc finalement ce que tu veux dire par là vu que le staff en termes de densité de quantité ça n'a pas forcément énormément évolué même si maintenant pour répondre à toute cette croissance vous devez recruter mais c'est plus un gain en performance en efficacité en rentabilité globale c'est
- 26:53ça
- 26:53en fait ce qu'on a réussi à faire c'est améliorer notre productivité améliorer un peu notre marge notre efficacité et en fait avec autant de personnes on en fait plus alors qu'on pensait complètement être dans un goulot d'étranglement moi quand j'ai rejoint le
- 27:09partenariat j'étais en train d'étouffer je faisais tout en fait je faisais tout donc on a recruté je crois on a recruté que ma soeur et Enzo et on a redistribué des tâches
- 27:20qui moi me prenait énormément de temps et au final aujourd'hui c'est serein jusqu'à ce que tout le monde soit rempli à
- 27:26100% et après on le recrutera ok très clair revenons-en du coup à ce métier moi je trouve ça génial parce que la sécurité contre les chutes de hauteur ce n'est pas juste un métier auquel on pense c'est pas forcément un métier auquel on pense spontanément pourtant il
- 27:44protège des vies qu'est-ce qui t'a donné envie et vous a donné envie finalement
- 27:50à ton frère,
- 27:51ta sœur et tout le monde de vous investir à
- 27:53100%. Est-ce que c'est juste parce que c'est un business familial ?
- 27:57Je ne pense pas parce que vu la vision,
- 27:58vu l'énergie,
- 27:59vu l'engouement,
- 28:00vu l'ambition et toutes les choses que vous mettez en place semaine après semaine,
- 28:05mois après mois,
- 28:06on ressent qu'il y a une possibilité de grandir,
- 28:09de croître et de permettre à la boîte de rayonner davantage.
- 28:13Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous investir à 100% ?
- 28:16C'est ça.
- 28:17En fait,
- 28:17nous,
- 28:18comme tu sais,
- 28:18on a une vision de conquête nationale.
- 28:21Et avant cette entreprise,
- 28:22quand on est arrivé,
- 28:25au départ,
- 28:27c'était mon père qui trouve ce métier un peu par opportunité.
- 28:30C'était un métier totalement inconnu.
- 28:32Et c'était,
- 28:34je dirais,
- 28:34de l'alimentaire.
- 28:36C'était pour pouvoir ramener tout ce qu'il faut à la maison,
- 28:40etc.
- 28:40Et ça fonctionnait bien.
- 28:42C'était super.
- 28:43mais en fait
- 28:45on s'est rendu compte que derrière ce métier d'installation de poteaux,
- 28:51de câbles sur lesquels s'accrocher,
- 28:52etc.,
- 28:53assez basique,
- 28:54il y avait toute une science.
- 28:56Et ça,
- 28:57on s'en est rendu compte un peu avant le Covid,
- 29:00je crois.
- 29:02On s'est complètement vautré sur un chantier.
- 29:05Mais quand je dis complètement vautré,
- 29:07c'est-à-dire qu'on se le dit,
- 29:08on ne travaille pas de la même manière,
- 29:09donc on s'est complètement vautré.
- 29:13on a fait des installations qui n'étaient pas spécialement top et puis on s'est fait un petit peu remonter les bretelles par un client ça fait du bien de temps en temps et puis là on s'est dit ok on
- 29:27a deux chemins à prendre là maintenant enfin deux chemins qu'on peut choisir soit on fait la tête de mule et on se bat avec le client et on reste sur nos positions soit on a une opportunité de grandir
- 29:41d'apprendre les choses qu'on n'a pas compris,
- 29:43de se dire,
- 29:44OK,
- 29:44là,
- 29:44on s'est planté,
- 29:45ce n'est pas grave.
- 29:47Ça aurait pu être grave,
- 29:48mais ça ne l'a pas été.
- 29:49On corrige tout et on repart de plus belle.
- 29:52Et le client nous a laissé cette option numéro 2 en disant,
- 29:55OK,
- 29:56on y retourne.
- 29:57mais cette fois-ci vous faites les choses bien.
- 30:00C'est là où je prends vraiment les rênes et je dis ok,
- 30:03on fait les choses bien,
- 30:04je relis tous les textes,
- 30:07je reprends l'expertise de A à Z et on se met à appliquer les règles.
- 30:12Et là,
- 30:12on découvre un métier fabuleux.
- 30:17Quand je dis fabuleux,
- 30:18c'est qu'on n'est pas là juste pour installer ce que demande le client,
- 30:21on est là pour faire du conseil,
- 30:23on est là pour amener une expertise,
- 30:24on est là pour éviter la chute.
- 30:26On est là pour conseiller,
- 30:28on est là pour apprendre.
- 30:31Et du coup,
- 30:31à ce moment-là,
- 30:32après le Covid,
- 30:33qui est une période quand même pendant 3-4 mois où on reste un peu fermé,
- 30:36etc.,
- 30:37on bosse là-dessus.
- 30:38Et quand on sort du Covid,
- 30:39on a 4 mois devant nous encore une fois de planning,
- 30:41ce qui est un peu exceptionnel.
- 30:43Et là,
- 30:43on se dit,
- 30:44OK,
- 30:44on est reparti,
- 30:45on sélectionne nos clients,
- 30:46on ne court plus spécialement après l'argent parce qu'on a marre des clients qui traînent pour te payer,
- 30:51qui mettent 120,
- 30:53voire 150,
- 30:54voire 200 jours à te payer.
- 30:55Au bout d'un moment,
- 30:56c'était le goulot d'étranglement,
- 30:57ça aussi,
- 30:58ça n'allait pas.
- 30:59Donc,
- 30:59on travaille avec des clients qui sont fiables,
- 31:01qui nous laissent travailler avec une marge qui est correcte.
- 31:05On fait du bon boulot,
- 31:07on revient s'il y a besoin.
- 31:09Et du coup,
- 31:10de là naît cette vision de,
- 31:13ok,
- 31:13on peut conquérir la France,
- 31:15on peut sécuriser l'ensemble des bâtiments de toute la France d'ici quelques années.
- 31:23Et on se laisse conduire par cette vision et ça fonctionne.
- 31:26Et c'est là que ça devient passionnant,
- 31:27c'est quand on arrête de penser juste à l'alimentaire,
- 31:30à ce qu'on va manger ce soir,
- 31:32et qu'on se dit,
- 31:33ok,
- 31:33on a un vrai projet,
- 31:35et on y va à fond tous ensemble.
- 31:36Et on s'est tous mis derrière ce projet,
- 31:38en famille en fait,
- 31:39on s'est tous mis derrière ce projet.
- 31:41On a réussi à rallier à la cause nos techniciens,
- 31:44qui étaient parfois des techniciens qui pouvaient un peu laisser quelques détails.
- 31:52traîner comme ça et puis au final,
- 31:54ils se sont ralliés à la cause là-dessus.
- 31:56Et aujourd'hui,
- 31:58on marche tous dans la même direction et on veut faire connaître ce métier,
- 32:04on veut faire du bon boulot,
- 32:05on veut scaler,
- 32:06on veut conquérir toute la France,
- 32:08on veut dynamiter tout ça et accompagner notre croissance comme il faut.
- 32:13Je rebondis sur un élément que tu viens de citer,
- 32:16tu parles de prise de conscience par rapport à l'importance de ce que vous faites.
- 32:21Est-ce que tu as le sentiment que ce métier commence à être mieux reconnu aujourd'hui,
- 32:25chose qui était peut-être un petit peu moins le cas dans le passé,
- 32:28ou que le vrai défi reste encore de faire de la pédagogie et de la sensibilisation pour faire prendre conscience à quel point ce que vous faites est important ?
- 32:36Il est mieux reconnu aujourd'hui.
- 32:39Tu as une ambiance de sécurité qui commence à naître,
- 32:43parce que tu as quand même des stats qui sont assez infolantes.
- 32:48Genre une chute toutes les 4 ou 5 minutes,
- 32:49je crois,
- 32:50en France,
- 32:50encore aujourd'hui.
- 32:53On a un mort minimum par semaine,
- 32:55voire plusieurs.
- 32:57C'est quand même assez affolant encore comme stat.
- 33:01Mais on a quand même une culture de la sécurité qui naît en France et qui est en train de s'améliorer.
- 33:10Nous,
- 33:10on fait partie d'un espèce de syndicat,
- 33:13d'un regroupement d'entreprises,
- 33:14je dirais,
- 33:14puisqu'un syndicat est un regroupement d'entreprises qui œuvre pour professionnaliser ce métier.
- 33:18Parce qu'aujourd'hui,
- 33:20malgré tout,
- 33:23sans jugement ni quoi que ce soit,
- 33:24quand tu as besoin d'être plombier ou électricien,
- 33:27tu as besoin d'un diplôme.
- 33:28Mais quand tu fais notre métier,
- 33:29tu n'as pas besoin de diplôme.
- 33:31Et c'est extrêmement grave.
- 33:34Parce que tu installes des organes de sécurité sur lesquels les gars vont s'attacher.
- 33:40et leur vie en dépendent.
- 33:42Donc,
- 33:43ça progresse,
- 33:44et on œuvre pour que ça progresse.
- 33:46Et on veut être une référence dans notre métier pour ça.
- 33:50Voilà.
- 33:51Et le fait de dépoussiérer aussi ce métier,
- 33:55c'est montrer que mettre de la sécurité en hauteur,
- 33:59ce n'est pas simplement,
- 34:01comme je le disais,
- 34:04tu mets ça là,
- 34:04et puis c'est tout.
- 34:05C'est savoir dire non aussi,
- 34:07dire non,
- 34:07ok.
- 34:08cette solution-là n'est pas bonne,
- 34:09je ne peux pas l'installer comme ça.
- 34:11Il faut faire autre chose et imposer un petit peu son point de vue de temps en temps.
- 34:15Complètement.
- 34:16Je me permets également de revendiquer sur un point que tu as évoqué tout à l'heure,
- 34:18c'est que tu as dit,
- 34:20lorsque j'ai rejoint l'accompagnement,
- 34:23j'étais complètement sous l'eau,
- 34:25je suffoquais.
- 34:27Et c'est le cas de beaucoup d'entrepreneurs.
- 34:30Pour autant,
- 34:31en plus,
- 34:31tu disais,
- 34:32on ne se pensait pas capable de pouvoir absorber davantage de clients aujourd'hui avec…
- 34:36plus ou moins le même effectif,
- 34:38vous arrivez à absorber beaucoup plus de clients,
- 34:39répondre à la croissance,
- 34:40vous avez pu mettre en place des stratégies pour aller chercher davantage de clients,
- 34:43même en augmentant un peu vos marges,
- 34:45etc.
- 34:47Qu'est-ce qui a changé spécifiquement dans ta posture d'entrepreneur pour ceux qui nous écoutent ?
- 34:51Parce que peut-être que certains se disent,
- 34:53oui,
- 34:53mais...
- 34:54C'est abstrait,
- 34:55ok,
- 34:55je comprends.
- 34:56Ils ont été accompagnés sur des stratégies peut-être d'acquisition,
- 35:00de structuration.
- 35:01On a mis en place un petit peu d'IA,
- 35:02on a changé quelques outils,
- 35:04on a pris les bonnes décisions là-dessus,
- 35:06on a revu comment on gère.
- 35:08Mais concrètement,
- 35:10qu'est-ce qui s'est passé ?
- 35:11Et surtout,
- 35:12ce que je sais aussi,
- 35:13c'est que c'est souvent une question de posture d'entrepreneur.
- 35:16On a beaucoup de gens qui l'utilisent.
- 35:18Je suis devenu entrepreneur deux fois dans ma vie.
- 35:20La première,
- 35:21lorsque j'ai créé ma boîte.
- 35:21La deuxième,
- 35:22lorsque je vous ai rejoint.
- 35:23Parce que tu parles par exemple très bien de ton métier,
- 35:26tu le connais absolument par cœur.
- 35:28Aujourd'hui,
- 35:28vous êtes devenus des experts depuis toutes ces années que vous faites si bien ce que vous faites.
- 35:33Pour autant,
- 35:33on n'apprend pas forcément non plus à être entrepreneur,
- 35:36sauf sur le terrain.
- 35:38Du coup,
- 35:39qu'est-ce qui a changé concrètement dans tes façons de faire peut-être,
- 35:43mais aussi et surtout ta posture,
- 35:45ta façon de prendre des décisions,
- 35:46ta façon de réfléchir et ta façon d'avancer au quotidien ?
- 35:51En fait,
- 35:53quand tu rejoins ce partenariat et qu'on t'apprend à sortir de l'opérationnel,
- 35:58sortir de l'opérationnel,
- 36:00ça ne veut pas dire ne plus travailler,
- 36:01ça veut dire servir ta vision et piloter ton entreprise.
- 36:05Mais quand tu es dans l'opérationnel à 1000%,
- 36:07c'est toi qui crées la production,
- 36:09en partie.
- 36:11Sauf que je n'étais pas sur le terrain,
- 36:15mais c'est toi qui rentre la majorité des affaires.
- 36:17Si tu n'es pas là,
- 36:18ça ne tombe plus.
- 36:20On apprend à déléguer,
- 36:22déjà,
- 36:23c'est hyper important,
- 36:24parce que c'est souvent quelque chose qu'on veut faire,
- 36:26mais qu'on n'arrive pas à faire,
- 36:27donc on t'apprend comment le faire.
- 36:29Et on te donne la posture de l'entrepreneur.
- 36:31Comme tu dis,
- 36:32on est entrepreneur pour la deuxième fois lorsqu'on vous rencontre,
- 36:34et c'est vraiment vrai,
- 36:36parce qu'on nous fait comprendre que cette posture,
- 36:40on doit la prendre,
- 36:42on doit apprendre à déléguer,
- 36:43on doit apprendre à faire confiance à nos équipes.
- 36:46Et c'est beaucoup mieux comme ça que de se faire confiance uniquement à soi-même parce que ça n'amène à rien en fait.
- 36:50Au départ,
- 36:50c'est sympa,
- 36:51mais après,
- 36:52ça ne t'amène que des problèmes.
- 36:53Donc,
- 36:54c'est apprendre à faire confiance aux autres,
- 36:56déléguer,
- 36:57donner les tâches,
- 36:58etc.
- 36:59Et plus tu te retires petit à petit de l'opérationnel,
- 37:02plus tu es capable d'aller sur des tâches à très haute valeur ajoutée et de piloter ton entreprise et de faire en sorte qu'elle serve la vision que tout le monde a.
- 37:12Voilà,
- 37:13de manière assez concrète,
- 37:14c'est ça en fait.
- 37:16On te redonne ta posture d'entrepreneur,
- 37:18si on peut appeler ça comme ça,
- 37:19je ne sais pas si...
- 37:20Voilà,
- 37:20on te redonne ta posture d'entrepreneur et de dirigeant en disant,
- 37:24voilà,
- 37:24ta place,
- 37:25c'est celle-ci.
- 37:25Ce n'était pas celle que tu avais avant,
- 37:27c'est celle-ci.
- 37:28Et maintenant,
- 37:29tu serres ta vision,
- 37:30tu continues à recruter et voilà comment cet accompagnement,
- 37:34en fait,
- 37:34te redonne ta place.
- 37:35Donc,
- 37:37c'est super important et c'est génial.
- 37:39Est-ce qu'il y a un moment donné où tu savais qu'il y avait des tâches que tu devais déléguer ou en tout cas ne plus le faire,
- 37:44mais...
- 37:45tu n'arrivais pas ou c'était challengeant parce qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs qui sont dans ce cas là ils disent non mais c'est jamais me fier que par moi même et puis je vais devoir contrôler et puis si c'est mal fait et puis si un email est mal envoyé et puis si puis ça et on se retrouve finalement à n'oser déléguer qu'une partie voire une minorité parce qu'on pense que c'est pas possible de le faire faire par quelqu'un d'autre est-ce que il y a un moment donné tu as eu ce cas et surtout
- 38:13si tu veux décrire le cas spécifique Merci.
- 38:14Tu peux évidemment,
- 38:15mais comment tu as outrepassé peut-être ce blocage pour pouvoir y arriver ?
- 38:21Écoute,
- 38:21oui,
- 38:21j'avais peur de tout ça,
- 38:22c'est évident.
- 38:23Je me suis dit,
- 38:24je suis le meilleur de ma boîte.
- 38:25Non,
- 38:25non,
- 38:26non,
- 38:26enfin sans prétention,
- 38:27mais je rentre un maximum d'affaires.
- 38:31Je fais tous les documents qu'il faut,
- 38:32etc.
- 38:33Donc,
- 38:34je ne me voyais pas délégué.
- 38:35Je me suis dit,
- 38:35si je délègue,
- 38:36ça va être moins bien fait que moi et on ne va pas être bon du tout.
- 38:39On risque de se planter.
- 38:40Mais au bout d'un moment...
- 38:43aussi à travers des podcasts que j'ai écoutés évidemment et dont le tien,
- 38:48au travers de lectures,
- 38:49etc.
- 38:51On te dit où d'un moment,
- 38:52il faut déléguer,
- 38:53il faut se rendre à l'évidence,
- 38:54j'y arrivais pas.
- 38:56Mais donc j'ai fini par y arriver.
- 38:59Et quand tu délègues,
- 39:00en fait,
- 39:02je pense que la crainte première que tu as,
- 39:04c'est la peur de l'erreur.
- 39:06Alors,
- 39:07tu as toute une bien-pensance en ce moment qui dit oui,
- 39:10l'erreur,
- 39:11l'erreur,
- 39:11c'est super d'échouer,
- 39:12etc.
- 39:13Oui,
- 39:13c'est génial d'échouer,
- 39:14mais c'est embêtant.
- 39:15Ce n'est pas un cadeau d'échouer.
- 39:19C'est embêtant,
- 39:20ça peut être des gros problèmes à régler vite,
- 39:22sous pression.
- 39:25Tu as mal à la tête quand tu échoues sur un chantier,
- 39:27quand tu fais le mauvais mail,
- 39:29etc.
- 39:30Mais en fait,
- 39:31tu dois te jeter là-dedans,
- 39:33recruter la bonne personne,
- 39:34pouvoir lui faire confiance.
- 39:35Parce qu'en fait,
- 39:36c'est ça aussi,
- 39:37c'est avoir la bonne équipe autour de soi.
- 39:39Et moi,
- 39:39j'ai eu cette chance.
- 39:40Quand j'ai cette chance,
- 39:41c'est que j'ai une...
- 39:42une top équipe autour de moi avec qui je peux discuter sans filtre,
- 39:46etc.
- 39:47Et donner les tâches.
- 39:48Donc,
- 39:48je donne les tâches,
- 39:50je délègue.
- 39:51et si jamais il y a une erreur
- 39:52et ben c'est pas grave on la corrige même si on se prend la tête même si ça fait mal etc on la corrige et ils apprennent tous tout le monde évolue et c'est comme ça que tu délègues bien en fait c'est en faisant confiance aux gens et en n'ayant pas peur de régler les problèmes donc
- 40:09on apprend tous dans l'échec et c'est comme ça qu'on avance selon moi aujourd'hui.
- 40:15Complètement tu réagisses tu réajustes pardon la philosophie de l'erreur
- 40:20Si tu veux aller plus loin dans ce concept,
- 40:21selon toi,
- 40:22comment est-ce qu'on devrait percevoir l'erreur dans un processus itératif,
- 40:26sachant qu'en plus,
- 40:27parfois,
- 40:27l'erreur peut coûter quand même relativement cher.
- 40:30Il y a des domaines dans lesquels tu n'as pas le droit à l'erreur,
- 40:33soit financièrement,
- 40:34mais aussi,
- 40:35même dans ton métier,
- 40:36tu n'as pas le droit à l'erreur.
- 40:39C'est quoi le niveau de sensibilité qu'un individu pourrait avoir avec l'erreur dans le but de progresser,
- 40:45d'avancer,
- 40:45de faire évoluer ses méthodes,
- 40:47ses stratégies,
- 40:48et même...
- 40:49Sa façon de voir son business ?
- 40:51Je pense que la première stratégie,
- 40:53c'est de ne pas y penser.
- 40:54C'est-à-dire qu'on ne va pas se dire,
- 40:56oui,
- 40:56alors je dois faire des erreurs pour apprendre,
- 40:59il faut absolument que je fasse des erreurs,
- 41:00allons-y,
- 41:01faisons n'importe quoi et on verra ce qui se passe.
- 41:03Non,
- 41:03en fait,
- 41:03tu donnes ton max,
- 41:05tu fais ce qu'il faut à chaque instant,
- 41:08sur chaque tâche,
- 41:09sur chaque délégation et l'erreur,
- 41:11elle arrive toute seule.
- 41:13Et ce qui fait que l'erreur te fait apprendre,
- 41:15c'est qu'elle fait mal en fait.
- 41:16elle te fait mal à l'ego,
- 41:18à la fierté
- 41:19Elle peut te faire mal financièrement,
- 41:20elle te fait mal parce que tu vas t'embrouiller avec un client alors que tu n'avais pas envie,
- 41:25elle te fait mal parce que ce client-là va retarder son paiement parce que tu n'as pas bien fini le chantier et qu'il faut du coup y retourner autant de fois que nécessaire.
- 41:33Donc en fait,
- 41:34l'erreur,
- 41:34elle fait mal,
- 41:34il ne faut pas la chercher.
- 41:36Mais quand elle arrive,
- 41:37tu apprends,
- 41:38c'est tout.
- 41:38Et la prochaine fois,
- 41:42en fait,
- 41:42le cerveau est bien fait.
- 41:43C'est-à-dire que quand tu vas retrouver les signaux de cette précédente erreur,
- 41:48tu ne vas pas faire la même chose en principe.
- 41:52À la place d'un entrepreneur,
- 41:53normalement,
- 41:54tu ne refais pas cette erreur parce que tu vois les signaux arriver,
- 41:55tu te dis « Ok,
- 41:56là,
- 41:56il y a toute la recette pour une connerie,
- 42:00donc on va réagir différemment. »
- 42:02Et en général,
- 42:04si tu as bien appris de ton erreur,
- 42:06tout se passe bien.
- 42:07Tu évoquais tout à l'heure le fait que tu écoutes différents podcasts dans le déclic.
- 42:10J'aime bien poser cette question aux auditeurs qui nous écoutent et je sais que tu en fais partie,
- 42:16mais surtout...
- 42:17Je sais que tu fais partie du clan des entrepreneurs qui appliquent,
- 42:19qui avancent,
- 42:20qui se remettent en question et qui progressent grâce à ça.
- 42:28Comment tu abordes l'écoute d'un podcast ou la découverte d'un concept pour l'implémenter dans ta boîte ?
- 42:36Dit autrement,
- 42:37lorsque tu es face à quelque chose de nouveau,
- 42:41quel est peut-être le processus de décision ou d'implémentation pour te dire,
- 42:45ok,
- 42:45ce truc…
- 42:46je veux le mettre en place,
- 42:48ou ce truc,
- 42:50ok,
- 42:50je le garde dans ma tête,
- 42:53parce que finalement,
- 42:54on peut rentrer dans une boulimie d'informations,
- 42:57tellement qu'il y a d'informations aujourd'hui sur Internet,
- 42:59c'est difficile de faire la part des choses.
- 43:02Toi,
- 43:02dans ton cas,
- 43:02comment tu fais la part des choses,
- 43:04et tu dis,
- 43:04ok,
- 43:04ça,
- 43:04je vais l'implémenter ?
- 43:06Déjà,
- 43:06je suis toujours à la recherche de l'excellence,
- 43:08moi,
- 43:09dans mon quotidien,
- 43:10et tout le monde l'est avec moi aussi,
- 43:12on est tous à la recherche de l'excellence,
- 43:14mais moi,
- 43:14je suis vraiment obsédé par l'excellence.
- 43:16Donc,
- 43:16j'écoute des podcasts tous les jours.
- 43:19On peut appeler ça de la boulimie ou ce qu'on veut,
- 43:20mais en fait,
- 43:21je suis souvent à Paris,
- 43:22donc je suis en scooter.
- 43:24Ça me permet d'écouter autre chose que de la musique parce que ça ne me détend pas spécialement.
- 43:28Donc,
- 43:28j'écoute les podcasts.
- 43:32Et si jamais je chope une idée,
- 43:34ce qui peut arriver de temps en temps quand même,
- 43:36parce que c'est souvent intéressant,
- 43:38je chope une idée,
- 43:39j'en parle à une réunion,
- 43:41on la met en application.
- 43:42Ça fonctionne,
- 43:43c'est bien,
- 43:43on garde.
- 43:44Ça ne fonctionne pas,
- 43:44on jette.
- 43:45Je ne me prends pas plus la tête que ça parce qu'au final,
- 43:49tout ne correspond pas à tout le monde.
- 43:51Mais l'idée du podcast,
- 43:52c'est quand même de transmettre des expériences bien précises.
- 43:55Et parfois,
- 43:57tu as une idée qui peut jaillir et tu testes et ça fonctionne.
- 44:00Merci,
- 44:01Mathie,
- 44:01pour tout ce que tu nous as partagé aujourd'hui.
- 44:03J'aurais pu te poser encore mille questions pendant des heures sur ta façon d'avancer,
- 44:08de structurer la méthode d'acquisition.
- 44:10Tu parlais notamment de Google Ads et de tous ces éléments.
- 44:15Si vous avez eu autant de plaisir à écouter cet épisode comme j'en ai eu à l'anime,
- 44:19comme à chaque fois,
- 44:20faites-le nous savoir en partageant cet épisode,
- 44:22en mettant 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préférée et en interagissant sur le post LinkedIn qui sera fait spécifiquement pour cet épisode également.
- 44:29Vous trouverez aussi les liens de Mati directement dans la description comme à chaque fois.
- 44:35Est-ce que tu peux,
- 44:35Mati,
- 44:36dernière question que je pose à chacun de nos invités,
- 44:38nous partager le déclic qui a fait toute la différence dans ta vie que tu n'as pas partagé dans cet épisode,
- 44:44que tu n'as partagé
- 44:45Peut-être nulle part ailleurs,
- 44:47ça peut être une simple phrase,
- 44:48une anecdote,
- 44:50une situation,
- 44:51une frustration,
- 44:52quelque chose de positif,
- 44:53moins positif,
- 44:53peu importe,
- 44:54tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- 45:00si on peut parler d'un déclic c'est que j'avais lu un bouquin une fois qui s'appelle il y a pas mal de temps qui s'appelle Miracle Morning que tu dois connaître évidemment c'est un peu le stéréotype du premier livre de Dev Personnel mais bon ça a été quand même un de mes déclics et
- 45:19ça m'a appris la puissance des routines et en fait depuis que depuis que j'ai lu ce livre
- 45:26ma routine chaque matin,
- 45:27donc je ne suis pas spécialement miracle morning,
- 45:29etc.
- 45:31J'améliore tous les matins ce que je fais et tous les jours ce que je fais.
- 45:34Moi,
- 45:34j'ai besoin d'être encadré pour que ça fonctionne.
- 45:37Et en fait,
- 45:39cette puissance de la routine qui,
- 45:41pour moi,
- 45:41fonctionne vraiment très très bien,
- 45:43a été le déclic pour tout le reste de ma vie jusqu'à présent puisque ça me permet de continuer à conquérir de nouveaux marchés,
- 45:50à viser toujours plus haut,
- 45:51etc.
- 45:53Et voilà,
- 45:54pour moi,
- 45:54le plus gros déclic à ce jour.
- 45:56Merci Mathieu.
- 45:57Avec plaisir.
- 45:58Merci à toi.