Latest / Le Café du Sport Business / Dans les coulisses de la tournée américaine très marketing des Bleus
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- 0:03Le café du sport business on parle pas des scores du weekend
- 0:06hein ? Non, on parle des enjeux
- 0:07financiers, du marketing, des médias.
- 0:11Toute l'arrière boutique économique du sport en fait.
- 0:18Bonjour, bienvenue au café du sport business.
- 0:21Salut, très heureux d'être là pour décortiquer tout ça avec
- 0:24toi. On a un sujet passionnant
- 0:27aujourd'hui, on va poser les bases tout de suite.
- 0:29Factuellement, l'équipe de France de football a atterri
- 0:32mardi soir à Boston. Ouais, une vraie tournée express
- 0:35très intense sur le sol américain.
- 0:37C'est ça ? On a 2 matchs amicaux au
- 0:39programme pour cette fenêtre. D'abord une grosse confrontation
- 0:42contre le Brésil ce jeudi 26 et ensuite on enchaîné avec la
- 0:46Colombie le dimanche 29. Un calendrier bien chargé,
- 0:50surtout avec le décalage horaire.
- 0:51Totalement ? Mais notre mission aujourd'hui,
- 0:54c'est vraiment d'aller au-delà de la simple feuille de match.
- 0:56On veut décrypter la mécanique. Implacable en fait, qui se cache
- 1:00derrière ce voyage ? Parce que c'est tout sauf un
- 1:02simple déplacement sportif, on. Est d'accord ?
- 1:05Exactement. C'est une opération qui est
- 1:06minutieusement orchestrée pour propulser ce qu'on doit vraiment
- 1:10appeler aujourd'hui la marque équipe de France.
- 1:12Et ça sur le marché nord-américain qui est ultra
- 1:15concurrentiel. Je te laisse poser un peu les
- 1:17fondations de cette analyse. Ben le point de départ, le truc
- 1:21essentiel à comprendre, c'est que l'équipe nationale ne se
- 1:23déplace plus comme une simple sélection de foot.
- 1:26C'est fini ça ? Ouais, le côté.
- 1:27On prend l'avion pour aller jouer un match et.
- 1:29On rentre, voilà. Aujourd'hui, elle opère vraiment
- 1:31comme une multinationale en pleine campagne d'exportation.
- 1:34Quand on regarde la structure de cette tournée aux États-Unis,
- 1:37chaque petit détail logistique, c'est le fruit d'une décision
- 1:40financière. Et stratégique aussi j'imagine ?
- 1:42Absolument. Le marché nord-américain, c'est
- 1:45un Eldorado économique pour le foot européen, une sélection qui
- 1:49a des stars mondiales. Elle a une force de frappe
- 1:51commerciale qui est colossale. là-bas, le terrain de jeu, c'est
- 1:54plus juste. Le gazon, c'est vraiment tout
- 1:56l'espace médiatique. Et pour bien comprendre
- 1:59l'ampleur du truc, faut regarder comment ça a commencé.
- 2:02Tout débute sur le tarmac d'Orly.
- 2:04Les joueurs ils embarquent pas dans n'importe quel appareil.
- 2:07Ah non, c'est pas le vol régulier de base.
- 2:08Non, c'est un avion flambant 9. Le tout nouvel Airbus à 321 néo
- 2:13de la compagnie aérienne qui s'appelle justement la compagnie
- 2:17et le détail marquant, c'est le logo géant de la FFF qui
- 2:20recouvre tous l ailerons arrière.
- 2:22Et ça, c'est pas juste pour faire joli sur les photos
- 2:24Instagram des joueurs. C'est la matérialisation d'un
- 2:27partenariat officiel qui a été annoncé très récemment, le 18
- 2:30février dernier pour être précis.
- 2:32Donc c'est très frais. Ouais, très frais.
- 2:34Dans la logique d'une franchise moderne, le voyage en lui même
- 2:37doit devenir un espace publicitaire.
- 2:39L'avion, c'est le premier support de communication de
- 2:41cette tournée, c'est une vraie vitrine volante en fait.
- 2:44Et d'ailleurs, ce même avion, il est déjà réservé pour
- 2:47transporter l'équipe lors de la Coupe du monde prévue l'été
- 2:49prochain, donc on voit bien la continuité de la stratégie.
- 2:52Exactement, il YA1 vrai plan sur le long terme.
- 2:55Mais bon, l'avion, j'ai envie de dire que c'est que la partie
- 2:57visible de l'iceberg, le vrai cœur du réacteur financier de
- 3:01cette tournée, c'est Nike, le sponsor majeur.
- 3:03On parle d'un contrat titanesque de 100000000 d'euros par an.
- 3:07Qui lié l'équipementier à la FFF jusqu en 2034 ?
- 3:10100000000 d'euros par an, faut vraiment réaliser ce que ça
- 3:13représente. C'est un montant qui redéfinit
- 3:15totalement la relation entre une fédé et son fournisseur.
- 3:18C'est à dire que c'est plus juste le gars qui amène les
- 3:22maillots dans les vestiaires. C'est ça à ce niveau-là
- 3:25d'investissement, l'équipementier ?
- 3:27Il devient un acteur central de la stratégie.
- 3:30Il acquiert de facto un droit d'influence sur comment la
- 3:34marque équipe de France est exposée à l'international.
- 3:37Parce qu'il doit rentabiliser ces 100000000 sur des marchés à
- 3:39fort potentiel comme les États-Unis et on.
- 3:41Le voit de manière flagrante dès qu'il pose le quai à Boston, à
- 3:45peine arrivé au très luxueux Hôtel Four Seasons YA1,
- 3:49programme marketing ultra intensif qui se met en place.
- 3:52Ouais, le programme sportif passe presque au 2nd plan à ce
- 3:55moment. Là bah l'objectif immédiat à
- 3:57l'hôtel c'est la promo des 2 nouveaux maillots.
- 3:59On a le premier qui a un bleu foncé classique mais le 2e c'est
- 4:03une vraie rupture. C'est une tunique vermante.
- 4:06Et c'est présenté comme un hommage direct à la statue de la
- 4:09liberté. Ce choix de couleurs, le
- 4:11verment, c'est vraiment un pas d'école en marketing sportif.
- 4:14Ça n'a strictement rien à voir avec l'histoire sportive de
- 4:17l'équipe de France. On.
- 4:18N'a jamais joué en verment, c'est clair.
- 4:20Voilà, c'est un ancrage culturel qui est 100% délibéré.
- 4:24La marque, elle, prend un symbole iconique américain, la
- 4:27statue de la liberté et elle l'injecte dans le produit équipe
- 4:29de France. Pour plaire au public local, en
- 4:31fait. Exactement.
- 4:33Le but, c'est de créer un lien émotionnel tout de suite avec le
- 4:35consommateur américain. On lui vend un produit qui
- 4:37résonne avec sa propre culture. C'est de la localisation de
- 4:40produits poussés à l'extrême. Donc si.
- 4:42On résumé un peu cette première phase.
- 4:44On a l'avion brandé, le contrat à 100000000, le Barnum of for
- 4:48Seasons et le maillot vers mente pensé pour les Américains.
- 4:52Honnêtement, ça ressemble plus au lancement d'un nouvel iPhone
- 4:55par une boîte de la Silicon Valley qu'au déplacement d'une
- 4:57équipe de foot. L'analogie est parfaite, c'est
- 5:00exactement la même mécanique de lancement global.
- 5:03Mais du coup, comment un équipementier justifie un tel
- 5:06déploiement de force et surtout autant d'argent juste pour 2
- 5:09matchs amicaux de quelques jours.
- 5:11La justification, elle est dans l'acquisition pure et simple de
- 5:14parts de marché. Le soccer explose en Amérique du
- 5:17Nord. Les matchs, c'est juste le
- 5:18prétexte. Opérationnel, le produit, la
- 5:20pelle en gros. La vitrine, quoi.
- 5:22C'est ça la vraie compétition, c'est la visibilité de la
- 5:26descente de l'avion jusqu'au salon du Four Seasons.
- 5:29Les joueurs génèrent un flux continu de contenu pour inonder
- 5:32les réseaux sociaux nord-américains.
- 5:34C'est cette omniprésence qui déclenche l'achat et qui
- 5:36justifie les 1000000 de la marque, mais.
- 5:38On s'en doute, ce niveau d'exigence commerciale, ça crée
- 5:41forcément des frictions en coulisses parce que le
- 5:44calendrier est dicté par le business.
- 5:45Et sur le plan factuel, on a une déclaration très claire du
- 5:48sélectionneur Didier Deschamps qui a dit, je cite, que cette
- 5:51tournée n'était pas idéale sportivement.
- 5:54Et cette petite phrase, elle est lourde de sens, elle résume
- 5:56toute l'attention du foot moderne.
- 5:58L'entraîneur, lui, il cherche la performance pure.
- 6:01Il veut que ses joueurs se reposent, qu'il s'entraîne bien
- 6:03sans être dérangé. Exactement.
- 6:06Il veut minimiser la fatigue et limiter les obligations
- 6:09marketing. Un vol transatlantique en pleine
- 6:11semaine pour aller faire des photos au Four Seasons, c'est
- 6:14l'opposé d'une préparation optimale.
- 6:16Il exprimé vraiment la fracture entre le terrain et le business
- 6:19et. Ce qui est super intéressant,
- 6:21c'est le contraste avec le discours officiel.
- 6:23Dans une interview Au Figaro, le président de la FFF, Philippe
- 6:26Diallo. À formellement affirmé que cette
- 6:29tournée n'était je le site encore pas imposée par un
- 6:32sponsor. Ah bah c'est la divergence
- 6:34classique de communication. Le Président, il est obligé de
- 6:36tenir un discours de souveraineté.
- 6:38Il doit montrer que la Fédé garde le contrôle.
- 6:40Sinon, ça ferait un peu désordre de dire c'est Nike qui fait le
- 6:43calendrier. Ce serait catastrophique en
- 6:45terme d'image, avouer qu'un sponsor décide des dates et des
- 6:49lieux, ce serait une perte d'indépendance totale.
- 6:52Donc il protège l'institution en disant que le sportif prime
- 6:55toujours. Sauf que quand on regarde
- 6:57l'organisation concrète, ça contredit un peu ce discours.
- 7:01En réalité, c'est un promoteur externe, l'Agence Pitch, qui
- 7:04finance l'intégralité des déplacements et c'est même ce
- 7:07promoteur qui a imposé un changement de ville pour le 2nd
- 7:09match. Ouais, ça c'est le détail qui
- 7:11tue. Initialement, la France devait
- 7:13jouer à Tampa Bay, en Floride, et Pitch a décidé de déplacer la
- 7:16rencontre à Washington. C'est l'illustration parfaite de
- 7:20la privatisation de ses tournées.
- 7:22Quand une agence comme pitch bénévoles a frettés les hôtels
- 7:25de luxe, la location des stades, elle fait pas ça par charité,
- 7:29elle achète le produit équipe de France pour faire du profit.
- 7:32Et donc elle prend le pouvoir sur l'organisation.
- 7:34De facto, oui. Le modèle économique transfère
- 7:37le pouvoir décisionnel. Si pitch décide que Washington
- 7:41est plus rentable que Tampa Bay, on va à Washington.
- 7:44Parce qu'on sacrifie peut être un bon climat ou de bonnes
- 7:46installations en Floride juste pour des raisons financières
- 7:49dans la capitale. Exactement.
- 7:51Washington sa garantie de la billetterie premium des loges
- 7:54pour les entreprises des VIP dans l'équation du promoteur.
- 7:58La fatigue des joueurs ou la météo, ça pèse beaucoup moins
- 8:01lourd que les revenus générés le jour du match et.
- 8:02On sait aussi que la volonté initiale de Nike c'était de
- 8:06faire jouer la France contre les États-Unis, vu que c'est un
- 8:08partenaire stratégique majeur là-bas.
- 8:11Bon ça s'est pas fait mais l'intention est là.
- 8:13Ça montre la pression constante sur le calendrier, ouais.
- 8:15Tu as le coach qui veut faire son art.
- 8:18Et qui se retrouve contraint par ses producteurs pitch Nike de
- 8:22tourner un blockbuster plein d'effets spéciaux.
- 8:25Mais du coup, face à un promoteur qui choisit les villes
- 8:27et paye les factures, qui détient vraiment le pouvoir
- 8:30aujourd'hui ? Ton analogie avec le Ciné est
- 8:33super juste. Le pouvoir épand clairement du
- 8:36côté de ce qui amène l'argent, le sélectionneur, le
- 8:39réalisateur, il garde l'autorité sur le rectangle vert, la
- 8:42tactique, mais le cadre, on joue quand contre qui ?
- 8:45Et les soirées de gala ? Ça, c'est dicté par les
- 8:48producteurs, c'est le grand compromis du foot moderne.
- 8:51Mais justement, ce compromis, où faut que le sélectionneur y
- 8:54trouve son compte ? S'il a validé ce voyage des mois
- 8:56à l'avance, malgré le fait que ce soit pas idéal, c'est qu'il
- 9:00YA1 intérêt stratégique majeur derrière.
- 9:02Et quand on regardé les activités sur place, on voit que
- 9:06c'est une mission de repérage vitale pour la Coupe du monde.
- 9:09C'est la monnaie d'échange en fait.
- 9:11Le staff utilise cette contrainte commerciale pour ses
- 9:14propres objectifs. la Coupe du monde, c'est l'objectif absolu.
- 9:17Il y a aucune place pour l'improvisation logistique.
- 9:20Donc il transforme la tournée marketing en répétition
- 9:23générale. C'est ça, le staff transforme
- 9:25cette obligation en une session de test grandeur nature.
- 9:28Et les repérages sont ultra précis.
- 9:31Déjà, Boston, ce sera le futur camp de base des Bleus.
- 9:35En ce moment même, ils étudient les infrastructures du babson
- 9:37collège. Même si les contrats sont pas
- 9:39encore signés, ils testent tout. Et le camp de base, c'est
- 9:42souvent ce qui fait gagner ou perdre une compétition de
- 9:45plusieurs semaines. Tester le Babson College, c'est
- 9:48évaluer les pelouses, le calme, les temps de trajet en bus vers
- 9:51l'aéroport. C'est des données en Or massif.
- 9:54Ça réduit l'incertitude pour l'été prochain et la prise de
- 9:57repères. Elle va jusqu'au stade.
- 9:59Le match contre le Brésil, jeudi, se joue au Jilled
- 10:02Stadium. C'est pas un hasard vu que c'est
- 10:04là qu'on jouera notre match officiel contre la Norvège le 26
- 10:07juin prochain à. La répétition générale poussée à
- 10:09son maximum jouer au Gillet Stadium maintenant, ça permet de
- 10:13s'approprier les dimensions du terrain, la qualité de l'herbe
- 10:16nord-américaine qui est très spécifique et même l'orientation
- 10:19du vent ou du soleil. Donc le coach accepté les
- 10:22contraintes pour offrir un avantage biomécanique et
- 10:24psychologique à ses joueurs pour le 26 juin.
- 10:26Exactement, c'est un calcul à long terme.
- 10:28Et en parallèle, de ce côté très sportif, il YA1 énorme volet
- 10:31relations publiques à l'hôtel. Ils ont prévu une rencontre très
- 10:34médiatisée avec les joueurs de la franchise NB à local, les
- 10:38Boston Celtics. Et ça, c'est pas juste pour que
- 10:41les gars fassent des selfies ensemble pour se détendre.
- 10:43C'est une fusion calculée de 2 écosystèmes sportifs énormes.
- 10:47Ouais. L'hybridation des audiences.
- 10:49Voilà. D'un point de vue corporatif,
- 10:51croiser l'image des Bleus et des Celtics, c'est d'une efficacité
- 10:54redoutable. Et ça s'arrête pas au basket.
- 10:56En coulisse, Nike s'active à fond autour de kylian MBP pour
- 10:59créer des ponts directs avec la très puissante Ligue de foot
- 11:02américain, la NFL. Donc on a un sélectionneur qui
- 11:05fait l'éclaireur pour le Mondial, mais qui doit aussi
- 11:07jouer les ambassadeurs mondains dans le hall de l'hôtel.
- 11:10Mais concrètement, c'est quoi l'intérêt pour une marque de
- 11:13forcer ses rencontres entre nos footballeurs ?
- 11:16Et des stars de la NBA ou de la NFL.
- 11:19C'est l'économie de l'attention. Les marques, elles veulent
- 11:22casser les mieux entre les marchés.
- 11:24Le foot européen a ses fans, la NBAA, les siens, la NFL aussi,
- 11:27en organisant une poignée de main, un échange de maillots
- 11:31filmés entre mbappe et une star de la NFL.
- 11:33Tu crées un événement culturel transversal on.
- 11:37Joue sur les algorithmes en fait, la photo de l'équipe de
- 11:40France va Popper sur le fil de 1000000 de fans américains de
- 11:43foot US qui s'en fichent du soccer d'habitude.
- 11:45C'est exactement ça, c'est une fertilisation croisée.
- 11:49La marque utilise la star locale de la NFL comme un cheval de
- 11:52Troie pour faire entre la marque France.
- 11:53Dans la tête du consommateur américain, le retour sur
- 11:56investissement devient exponentiel.
- 11:58Le Fan des Celtics voit ses idoles valider les joueurs
- 12:01français. Ouais, ça crée une légitimité
- 12:03instantanée et au final, ça donne envie d'acheter ce fameux
- 12:06maillot vers menthe. On dépasse le sport, ça devient
- 12:08de la culture populaire globale. On assiste vraiment à une
- 12:11métamorphose du modèle sportif. Tout est pensé pour maximiser
- 12:15cette hybridation des audiences, sous l impulsion des promoteurs
- 12:18et des sponsors, c'est devenu la nouvelle norme.
- 12:21Le constat est sans appel, hein ?
- 12:22La gestion d'une équipe nationale aujourd'hui, elle est
- 12:25calquée sur le modèle économique des grandes ligues
- 12:27nord-américaines. Les synergies avec d'autres
- 12:30sports, les agences privées qui gèrent tout, les maillots pensés
- 12:33pour le marché local, c'est les méthodes de la NBF.
- 12:36Directement importées, ouais. Et cette américanisation, ça
- 12:39soulève une vraie question de fond pour l'avenir.
- 12:42Sachant que les sélections copient ce modèle d'expansion,
- 12:45avec des tournées lucratives un peu partout dans le monde, est
- 12:48ce qu'on doit s'attendre dans un avenir proche à ce que ces
- 12:50matchs de gala hyper rentables remplacent tout simplement
- 12:53l'importance, voir l'existence des bonnes vieilles phases de
- 12:56qualification qu'on connaît aujourd'hui ?
- 12:58À très vite pour un nouveau podcast du café du sport
- 13:01business.