Latest / Africa Fashion Tour / Izar Hyacinthe, co-fondatrice du forum Afretail
Transcript
- 0:00Parfois,
- 0:01forcément,
- 0:01il y a des détraqueurs qui vont dire « Oui,
- 0:02mais les marques internationales,
- 0:03elles volent le business en Afrique,
- 0:04etc. »
- 0:05Moi,
- 0:05ça me fait toujours rire parce qu'au final,
- 0:07un,
- 0:07il y a de la place pour tout le monde,
- 0:08on le sait quand on regarde les chiffres.
- 0:10Premièrement.
- 0:10Deuxième chose,
- 0:11les marques internationales,
- 0:12quelles qu'elles soient,
- 0:13vont aussi scale-up ce qui existe en local.
- 0:16Il y a un paysage commercial qui existe qui est excellent,
- 0:19mais elles vont aussi apporter leur pierre à l'édifice,
- 0:20s'enrichir de ce qui existe en local.
- 0:22Et le local peut s'enrichir de ce qui existe à l'international.
- 0:25Mais surtout...
- 0:26Elle m'a donné du business à des locaux,
- 0:28en fait.
- 0:28C'est vraiment du gagnant-gagnant.
- 0:30Quand la marque,
- 0:30bien sûr,
- 0:31est respectueuse et éthique,
- 0:32c'est du gagnant-gagnant.
- 0:39Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:42Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 0:46Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:49Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 0:53responsables et ambitieux.
- 0:55Au fil des interviews,
- 0:56je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:04Ce podcast est un moyen de sortir des clichés,
- 1:07du boubou et du wax,
- 1:09pour présenter un éventail de tissus,
- 1:11de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:15Je suis Ranata Diallo.
- 1:16Je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:26En 2017,
- 1:28j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 1:31je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux qui font la mode en Afrique.
- 1:37Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 1:50Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:53Aujourd'hui,
- 1:53je suis en compagnie d'Isa Riasaint.
- 1:56Isa a fait carrière dans le business développement Afrique chez Canal+,
- 1:59L'Oréal et Yves Rocher.
- 2:01Aujourd'hui,
- 2:02elle a développé une activité de conseil dont l'ambition est d'accompagner le déploiement des entreprises en Afrique.
- 2:08Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et des opportunités de développement sur le continent aux 54 pays.
- 2:14Bienvenue Isa,
- 2:15je suis ravie de te retrouver pour enregistrer cet épisode.
- 2:18Comment vas-tu ?
- 2:19Salut Ramatha,
- 2:20merci beaucoup pour l'invitation,
- 2:21je suis très contente aussi.
- 2:23Écoute,
- 2:24c'est super,
- 2:24on va pouvoir y aller.
- 2:25Donc,
- 2:26comme toujours,
- 2:26moi je commence les épisodes de podcast avec la question assez classique.
- 2:31Je te demande de te présenter.
- 2:33Ok,
- 2:34alors c'est toujours compliqué ce qu'on me présentait,
- 2:36mais allez,
- 2:36on y va.
- 2:37Alors moi,
- 2:37je m'appelle Isar Yassante,
- 2:40j'ai 33 ans,
- 2:41je suis une experte et surtout une passionnée du continent africain.
- 2:46j'ai commencé ma carrière en
- 2:48sur le continent.
- 2:50Donc,
- 2:50dès que j'ai été diplômée,
- 2:51en fait,
- 2:51j'ai été y vivre.
- 2:52Et là,
- 2:53ça fait 12 ans que je travaille sur des problématiques de business développement en Afrique.
- 2:57À côté de ça,
- 2:58je dirais que,
- 2:59voilà,
- 2:59j'essaye en tout cas d'être quelqu'un d'équilibré.
- 3:03J'ai un petit garçon également,
- 3:04donc je suis maman.
- 3:05Et voilà,
- 3:06une professionnelle acharnée et une maman dévouée.
- 3:08Très bien.
- 3:09Écoute,
- 3:09merci pour cette présentation.
- 3:11Donc,
- 3:11ce qui est intéressant dans ton parcours,
- 3:12c'est que toi,
- 3:13en fait,
- 3:13dès la sortie des études,
- 3:15ce que tu expliques,
- 3:15c'est que tu es allée...
- 3:17travailler en Afrique.
- 3:18Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de tes origines ?
- 3:21Bien sûr,
- 3:21bien sûr.
- 3:22Alors moi,
- 3:22je suis d'origine haïtienne.
- 3:23Alors j'aime bien faire deviner les gens parce que ça ne vient pas tout de suite de savoir que je suis haïtienne.
- 3:28Et effectivement,
- 3:29donc moi,
- 3:29mes deux parents sont d'origine haïtienne.
- 3:33J'ai commencé ma carrière sur le continent africain en 2014.
- 3:37En fait,
- 3:37dès que j'ai été diplômée,
- 3:38j'ai trouvé cette opportunité chez Canal+.
- 3:40Et j'ai été développer le business pour Canal+,
- 3:43au Togo et au Ghana.
- 3:44J'ai été basée deux ans à Lomé.
- 3:46C'était une expérience incroyable.
- 3:48En plus,
- 3:48en tant qu'haïtienne,
- 3:49quand tu arrives au Togo,
- 3:51au Ghana,
- 3:52au Bénin ou encore au Nigeria,
- 3:55ils sont très très contents.
- 3:56Ils ont tendance à te dire que tu es à la maison,
- 3:58parce que finalement,
- 3:58c'est de là qu'on vient aussi,
- 4:00les Haïtiens.
- 4:01Donc,
- 4:01je me considère comme une pan-africaine.
- 4:03Déjà parce que physiquement,
- 4:05je pense que je ressemble au phénotype des 54 pays.
- 4:08Bon,
- 4:09j'abuse un peu,
- 4:09mais c'est très difficile de me donner mon origine.
- 4:11Donc,
- 4:11j'aime bien en jouer et puis je me définis comme une pan-africaine.
- 4:15Très bien,
- 4:16merci beaucoup d'avoir précisé cela.
- 4:19L'autre question qui me vient,
- 4:20c'est est-ce que toi,
- 4:21avant cette expérience en Afrique pour Canal+,
- 4:24est-ce que tu avais déjà voyagé en Afrique ?
- 4:26Oui,
- 4:27j'avais déjà voyagé en Afrique.
- 4:28J'ai commencé à découvrir l'Afrique
- 4:302-3 ans auparavant,
- 4:31dans les années 2010,
- 4:33avec le Sénégal.
- 4:34Je connaissais déjà Haïti,
- 4:35je connaissais déjà Haïti de par mes origines.
- 4:37Je dis ça parce que,
- 4:39même si Haïti malheureusement est dans une situation très compliquée actuellement,
- 4:42Il y a quand même une culture commune,
- 4:44il y a quand même un socle commun entre les Antilles,
- 4:49je dirais plus largement,
- 4:50et le continent africain.
- 4:51Donc je n'étais pas dépaysée quand je suis arrivée en Afrique la première fois.
- 4:55Mais si,
- 4:56je connaissais l'Afrique avant d'y travailler.
- 4:58J'ai commencé avec le Sénégal que j'ai adoré.
- 5:02Très bien.
- 5:03Donc,
- 5:03toi,
- 5:03tu as toujours eu un lien avec l'Afrique à travers des voyages.
- 5:07Et à un moment donné,
- 5:08une fois que tu as terminé tes études,
- 5:10tu as eu cette opportunité et tu l'as saisi de manière assez spontanée.
- 5:13Tout à fait,
- 5:14Ramatha.
- 5:14Mais d'ailleurs,
- 5:15même avant de commencer Canal+,
- 5:16en fait,
- 5:16à Paris,
- 5:17en job étudiant,
- 5:19je travaillais dans une agence événementielle qui s'appelait African Money,
- 5:22qui était quand même assez connue à l'époque puisqu'elle avait fait la prouesse d'ouvrir les lieux les plus prestigieux et les plus sélectifs de Paris.
- 5:32à la population africaine.
- 5:33Donc,
- 5:33nous,
- 5:33on organisait des soirées à l'Aquarium de Paris,
- 5:38enfin,
- 5:38je veux dire,
- 5:39au Trocadéro,
- 5:40enfin,
- 5:40vraiment dans des très,
- 5:41très,
- 5:41très beaux lieux.
- 5:42Ça s'appelait Africalmonie et c'était vraiment très drôle dans les années 2010,
- 5:452011,
- 5:462012,
- 5:46d'avoir du coupé décalé ou du dombolo dans les plus beaux quartiers de Paris.
- 5:51Donc,
- 5:51moi,
- 5:51pendant deux,
- 5:52trois ans,
- 5:52j'ai travaillé dans cette agence-là et je m'y suis fait des amis,
- 5:57qui sont toujours mes amis aujourd'hui.
- 5:59Donc,
- 5:59je dirais que c'est ça ma...
- 6:00première vraie expérience professionnelle Afrique,
- 6:02c'était d'organiser des événements à destination de la diaspora africaine de Paris,
- 6:07donc c'était les étudiants africains de Paris notamment,
- 6:10et c'était vraiment passionnant.
- 6:12Donc c'était organisé par Sekou Djawara,
- 6:13qui est toujours un ami à moi,
- 6:14un Guinéen,
- 6:16et ça m'a vraiment bien introduit dans ces milieux-là et m'a donné envie de découvrir l'Afrique dans ces années-là.
- 6:22Donc je dirais que c'est ça ma vraie première expérience,
- 6:23c'était African Money.
- 6:25Ok,
- 6:25très bien.
- 6:26Donc,
- 6:26toi,
- 6:26tu as vraiment toujours eu un lien extrêmement fort avec la diaspora,
- 6:30avec la communauté africaine au sens large et même panafricaine avant vraiment d'arriver en fait chez Canal+,
- 6:38pour le déploiement des activités de Canal+,
- 6:41en Afrique.
- 6:42Du coup,
- 6:42est-ce que tu peux nous parler du coup de ce job de business developer ?
- 6:45Puisque si je comprends bien,
- 6:46tu l'as fait chez Canal+,
- 6:47et ensuite,
- 6:48tu as continué à évoluer en tant que business developer au sein de différentes entreprises.
- 6:53Exactement.
- 6:54Exactement,
- 6:55Ramada,
- 6:55c'est exactement ça.
- 6:56Donc,
- 6:56le job,
- 6:57il était hyper intéressant.
- 6:58Déjà,
- 6:59il faut se mettre dans la tête,
- 7:00à l'époque,
- 7:01j'ai 23 ans.
- 7:02Donc,
- 7:03c'était,
- 7:04bon,
- 7:04je vais vivre en Afrique pour la première fois toute seule,
- 7:06donc au Togo,
- 7:07que je ne connaissais pas du tout.
- 7:09Et j'ai beaucoup aimé,
- 7:10parce que c'est un job très responsabilisant,
- 7:12très,
- 7:12très responsabilisant,
- 7:13c'était à travers un VIE.
- 7:14Donc,
- 7:15j'étais binôme,
- 7:16finalement,
- 7:16du directeur commercial et j'avais pour mission de développer le business dans le pays.
- 7:21donc c'est-à-dire...
- 7:24comment acquérir de nouveaux abonnés,
- 7:26mais aussi renouveler la base de données existante à travers des offres,
- 7:30à travers du marketing,
- 7:31à travers du street marketing.
- 7:32C'était aussi mes premières expériences de management,
- 7:35puisqu'on est finalement lead des équipes commerciales qui sont sur le terrain,
- 7:39qui sont en boutique,
- 7:40etc.
- 7:41Donc,
- 7:41c'était un job très,
- 7:42très complet.
- 7:43En parallèle,
- 7:43il y avait aussi le développement de l'activité au Ghana,
- 7:47qui est un peu plus petit forcément,
- 7:48puisque c'est un pays anglophone,
- 7:49mais c'est très intéressant d'aller au Ghana 3-4 jours par mois
- 7:52pour aussi rencontrer les équipes commerciales et travailler le sujet de développement de Canal+,
- 7:58en local.
- 7:59Donc,
- 7:59je dirais que c'est un job qui m'a vraiment appris le business en Afrique parce qu'on dit ce qu'on veut,
- 8:03les télécoms s'en sortent très bien sur le continent et sont très intéressants d'observer,
- 8:12même pour d'autres secteurs.
- 8:13Donc,
- 8:13oui,
- 8:13job très complet.
- 8:16Et puis après,
- 8:16j'ai été débauchée,
- 8:18j'ai dû quitter le Togo.
- 8:21D'accord,
- 8:21du coup,
- 8:21la suite après les télécoms,
- 8:24en fait,
- 8:24tu as évolué vers le secteur de la beauté.
- 8:26Et donc,
- 8:27comme tu dis,
- 8:27tu as été débauchée.
- 8:28Donc,
- 8:28quelle a été la suite de ton parcours ?
- 8:30En fait,
- 8:31c'était,
- 8:31on va dire que Canal+,
- 8:32même si ça a été très structurant dans mon parcours,
- 8:35ça restait une parenthèse puisque finalement,
- 8:38j'ai rejoint le groupe Yves Rocher,
- 8:40enfin le groupe Rocher au sein de la marque Yves Rocher.
- 8:44En fait,
- 8:44c'était déjà là où j'avais fait mon stage de fin d'études.
- 8:46Donc finalement,
- 8:47je revenais un peu à la maison.
- 8:48J'avais déjà fait mon stage de fin d'études,
- 8:50mais j'avais très envie d'aller vivre en Afrique,
- 8:51donc j'ai décidé d'aller faire un VIE.
- 8:54Et puis finalement,
- 8:55je suis revenue chez Ebrochet,
- 8:57cette fois-ci pour un job de cadre,
- 8:59je n'étais plus stagiaire,
- 9:01et l'idée c'était vraiment de développer le business en Afrique pour le compte de cette marque.
- 9:07Donc c'était très intéressant parce que je suis revenue,
- 9:10je pense,
- 9:11en 2016,
- 9:12et pendant cinq ans,
- 9:13jusqu'à fin 2020,
- 9:14début 2021,
- 9:16j'étais en charge à différents groupes
- 9:17à différents niveaux de poste et différents niveaux de responsabilité.
- 9:20Mais grosso modo,
- 9:22l'objectif était le même,
- 9:23c'est de développer la marque en Afrique subsaharienne.
- 9:26Et là,
- 9:27c'était vraiment cinq années incroyables où j'ai,
- 9:31avec mes managers,
- 9:33et puis après,
- 9:33j'ai été manager de cette zone,
- 9:35développé le business sur l'Afrique.
- 9:39Très bien.
- 9:39Alors,
- 9:39quand tu parles de développer le business,
- 9:42concrètement,
- 9:42si on se met,
- 9:43je pense,
- 9:44Yves Rocher,
- 9:44on arrive assez facilement à imaginer ce que c'est.
- 9:47C'est à priori la boutique Yves Rocher.
- 9:50Est-ce que ton job,
- 9:51c'était d'accompagner les ouvertures de boutiques,
- 9:56d'identifier dans quel quartier les ouvrir et de trouver l'équipe qui allait gérer la boutique ?
- 10:02Est-ce que c'était ça concrètement ton travail ?
- 10:04Alors oui et non.
- 10:07Le travail,
- 10:07il arrive encore plus en amont.
- 10:08C'est d'abord de se dire qu'on fait une stratégie.
- 10:11Quels sont les pays qui nous intéressent ?
- 10:13C'est vraiment d'écrire ta stratégie go-to-market.
- 10:16Aujourd'hui,
- 10:16où est-ce que la marque aurait de l'appétence ?
- 10:19Où est-ce que la marque est pertinente ?
- 10:21Donc déjà,
- 10:21tu as une stratégie avant la partie opérationnelle dont tu parles,
- 10:24qui est clé bien sûr,
- 10:26mais tu as d'abord une stratégie à définir.
- 10:28Une fois que ça c'est fait,
- 10:30on se dit,
- 10:30ok,
- 10:31ces pays-là sont des pays cibles,
- 10:33alors qui ?
- 10:35qui pourraient nous accompagner sur ce développement.
- 10:37Parce qu'il faut savoir que ce ne sont pas des filiales qu'on déploie,
- 10:39ce n'est pas Yves Rocher,
- 10:41l'entreprise en elle-même,
- 10:42qui ouvre des boutiques.
- 10:43C'est un partenaire,
- 10:45un distributeur,
- 10:46parfois on l'appelle un franchisé,
- 10:48qui va ouvrir et développer les boutiques Yves Rocher en local.
- 10:51Donc finalement,
- 10:52c'est un partenariat avec quelqu'un de local,
- 10:55qui connaît son marché,
- 10:56qui connaît ses enjeux,
- 10:57qui connaît son pays,
- 10:58à qui on va confier la marque.
- 11:00Donc c'est pour ça que le business de franchise,
- 11:02c'est un business qui est
- 11:03qui est chouette parce que c'est un business où finalement,
- 11:07alors comment dire ce mot parce qu'en anglais,
- 11:09on l'a en power,
- 11:09mais où on va donner du pouvoir,
- 11:12de la responsabilité,
- 11:14de la confiance à finalement un opérateur local.
- 11:18Donc,
- 11:18c'est vraiment un développement bicéphale entre une marque qui va donner ses guidelines et un opérateur local qui va lui aussi donner ses guidelines local.
- 11:25Donc,
- 11:25finalement,
- 11:26une fois qu'on a fait cette stratégie,
- 11:27c'est de trouver le bon partenaire local,
- 11:29se dire à qui on va confier la marque pour qu'elle la développe sur son pays.
- 11:32Une fois que ça s'est fait,
- 11:34on design ensemble un business plan,
- 11:36il y a toute la descente économique,
- 11:38etc.
- 11:38à étudier.
- 11:39Et puis,
- 11:39une fois qu'on est d'accord,
- 11:40on y va.
- 11:41Et puis,
- 11:42les aspects dont tu parlais tout à l'heure,
- 11:43qui est de trouver le local,
- 11:45les équipes,
- 11:45etc.
- 11:46Effectivement,
- 11:47une fois que le contrat est signé,
- 11:49nous,
- 11:49en tant qu'équipe siège,
- 11:51on va se transformer un peu en consultant.
- 11:53On va les accompagner,
- 11:55les aider à trouver les meilleures opportunités pour ouvrir la boutique.
- 11:58Mais c'est vraiment eux qui seront souverains sur ces sujets-là,
- 12:01d'équipe.
- 12:03d'organisation,
- 12:04d'agenda,
- 12:05d'organisation opérationnelle.
- 12:06Nous,
- 12:06on va plutôt être un guide,
- 12:08un consultant,
- 12:08un grand frère qui va les aider sur les problématiques de marque et de branding.
- 12:16Très bien.
- 12:16Merci d'avoir précisé ce point puisqu'en fait,
- 12:18on comprend la technicité de ton job et l'importance des partenariats qui sont établis avec des entreprises locales qui sont expertes dans la distribution soit de marques locales,
- 12:30soit de marques internationales.
- 12:31Tout à fait,
- 12:32Ramatha.
- 12:33C'est pour ça que parfois,
- 12:34forcément,
- 12:35il y a des trackers qui vont dire « oui,
- 12:36mais les marques internationales,
- 12:37elles volent le business en Afrique,
- 12:38etc. »
- 12:38Moi,
- 12:39ça me fait toujours rire parce qu'au final,
- 12:41un,
- 12:41il y a de la place pour tout le monde.
- 12:42On le sait quand on regarde les chiffres.
- 12:44Premièrement.
- 12:44Deuxième chose,
- 12:45les marques internationales,
- 12:46quelles qu'elles soient,
- 12:47vont aussi scaler ce qui existe en local.
- 12:50Il y a un paysage commercial qui existe qui est excellent,
- 12:52mais elles vont aussi apporter leur pierre à l'édifice,
- 12:54s'enrichir de ce qui existe en local.
- 12:56et le local peut s'enrichir de ce qui existe à l'international,
- 12:59mais surtout...
- 13:00Elle va donner du business à des locaux,
- 13:01en fait.
- 13:02C'est vraiment du gagnant-gagnant.
- 13:03Quand la marque,
- 13:04bien sûr,
- 13:05est respectueuse et éthique,
- 13:06c'est du gagnant-gagnant.
- 13:08Ok.
- 13:09C'est intéressant que tu soulignes ce point,
- 13:10effectivement.
- 13:12Il peut y avoir,
- 13:13effectivement,
- 13:13cette forme de,
- 13:15pas frayeur,
- 13:16mais de,
- 13:17un petit peu critique vis-à-vis de marques étrangères qui viennent prendre.
- 13:23Mais ça,
- 13:23pour le coup,
- 13:24c'est en Afrique,
- 13:24mais c'est partout,
- 13:25en fait,
- 13:25un peu une peur de l'étranger qui vient prendre les emplois.
- 13:29prendre les opportunités des locaux en fait.
- 13:32Oui,
- 13:32mais ça,
- 13:32ça me fait vraiment rire.
- 13:33Ça me fait vraiment rire parce que déjà,
- 13:35on est dans un monde mondialisé.
- 13:37Donc,
- 13:37je pense que tout le monde a envie d'avoir accès aux marques leaders de leur domaine.
- 13:40Elles ne sont pas leaders pour rien.
- 13:41Elles sont leaders parce qu'elles ont des produits intéressants.
- 13:45Donc,
- 13:45ça,
- 13:45c'est la première chose.
- 13:46La deuxième chose,
- 13:47quand on est dans un business de franchise encore plus,
- 13:50c'est un business finalement qui,
- 13:52comme je te disais,
- 13:53qui donne une entreprise clé en main à un partenaire local.
- 13:58Et puis,
- 13:59il y a du respect entre les marques locales.
- 14:01Moi,
- 14:01j'ai beaucoup travaillé sur la cosmétique,
- 14:02je pense qu'on va y revenir,
- 14:04mais qu'on soit aussi sérieux.
- 14:06La cosmétique aujourd'hui,
- 14:08elle est driveée en Afrique,
- 14:09pardon,
- 14:10elle est driveée par des marques locales qui sont des mastodontes.
- 14:13C'est-à-dire que les marques internationales sont des challengers.
- 14:17Et très bien,
- 14:18elles sont challengers,
- 14:19elles ne sont pas leaders,
- 14:20elles sont challengers et c'est très bien.
- 14:21Elles apprennent aussi les stratégies locales,
- 14:23les stratégies industrielles,
- 14:24les stratégies de lancement.
- 14:26et pour le coup
- 14:27Les marques internationales,
- 14:27en tout cas sur le secteur de la beauté en Afrique,
- 14:29ont beaucoup à apprendre des marques locales.
- 14:31Donc,
- 14:31en fait,
- 14:31c'est vertueux.
- 14:32Et donc,
- 14:32c'est des trackers là.
- 14:33Moi,
- 14:33ça me fait rire quand j'ai des débats avec des amis.
- 14:36Bon,
- 14:36voilà,
- 14:36mais c'est drôle.
- 14:37C'était juste pour la petite histoire.
- 14:38Mais grosso modo,
- 14:39ça reste des business où on travaille main dans la main avec des experts locaux.
- 14:44Très bien.
- 14:44En fait,
- 14:45c'est toujours intéressant d'avoir des experts d'un sujet qui s'expriment parce que bien souvent,
- 14:49c'est facile de parler d'un sujet quand...
- 14:51Toi,
- 14:51tu es allé sur le terrain,
- 14:52tu sais vraiment de quoi tu parles.
- 14:54Donc forcément,
- 14:55ton opinion sur le sujet,
- 14:56elle est vraiment liée à une expérience terrain.
- 14:59Et c'est intéressant que tu nous la partages ici.
- 15:01Moi,
- 15:01la question que j'ai,
- 15:02c'est si on reste sur Yves Rocher,
- 15:03par exemple,
- 15:04est-ce que les collections,
- 15:05les produits qui sont proposés,
- 15:07ce sont exactement les mêmes que ceux qu'on peut retrouver dans un Yves Rocher en Europe,
- 15:11en France ?
- 15:12Ou est-ce qu'il y a des adaptations ?
- 15:15C'est une très bonne question.
- 15:16Deux choses.
- 15:17La première chose,
- 15:18c'est que même dans une boutique Yves Rocher en France,
- 15:21à deux boutiques en France,
- 15:25parfois l'assortiment peut varier en fonction de la taille du magasin,
- 15:29en fonction de l'adaptation locale,
- 15:32etc.
- 15:33Ça ne va pas varier énormément quand on ne se dit pas de bêtises,
- 15:36mais grosso modo,
- 15:37il y a une adaptation qui est possible.
- 15:40Mais il y a un cœur d'assortiment qu'on doit respecter.
- 15:42pour respecter la marque et les best-sellers de la marque,
- 15:46l'image de marque,
- 15:47mais bien sûr qu'on peut s'adapter.
- 15:48Donc,
- 15:49par exemple,
- 15:49en Afrique,
- 15:50il y avait des gammes.
- 15:51Alors moi,
- 15:51mon expérience d'ivroche en Afrique,
- 15:53maintenant,
- 15:53elle commence un peu à dater,
- 15:54ça fait 4-5 ans,
- 15:55mais il y avait des gammes qu'on n'envoyait pas du tout en Afrique.
- 15:57Je pense notamment à des gammes peau sensible de mon temps,
- 16:01qui parlaient de rougeurs,
- 16:02etc.
- 16:02On ne les envoyait pas en Afrique.
- 16:04Ça,
- 16:04c'est pour l'existant.
- 16:05Maintenant,
- 16:06pour le développement.
- 16:07Oui,
- 16:07en tout cas,
- 16:07moi,
- 16:08de mon temps.
- 16:08Il est arrivé qu'on développe des gammes spéciales pour l'Afrique.
- 16:11Je pense à une gamme Aircare très nourrissante pour les cheveux bouclés,
- 16:14crépus,
- 16:15qui a été développée main dans la main avec l'équipe Afrique,
- 16:21dont j'avais le lead,
- 16:22pour pouvoir les lancer en Afrique.
- 16:24Donc oui,
- 16:25après,
- 16:26ça reste quand même marginal.
- 16:27On part du principe que la marque répond à tous les besoins.
- 16:31Elle est en Asie,
- 16:32elle est en Amérique,
- 16:33elle est en Europe.
- 16:34Et donc,
- 16:34du coup,
- 16:35on fait aussi un peu avec l'existant.
- 16:37Mais la marque,
- 16:38en tout cas Yves Rocher,
- 16:39s'en sortait très bien et les 700 références de toute manière répondaient quand même largement aux besoins du continent.
- 16:47Très bien,
- 16:47merci d'avoir précisé ce point-là parce que c'est toujours un petit peu les questions que l'on se pose.
- 16:51Est-ce que quand on va sur le continent africain,
- 16:54on a la même composition des produits,
- 16:56on a la même collection ou est-ce qu'on n'a pas finalement une gamme spécifique qui est développée ?
- 17:01Donc c'est intéressant que tu précises ces éléments-là.
- 17:03Après ton expérience Yves Rocher,
- 17:05tu as évolué chez L'Oréal.
- 17:07Donc j'imagine que c'était pour le coup une évolution avec des enjeux,
- 17:13peut-être des ambitions différentes.
- 17:14Est-ce que tu peux nous en parler ?
- 17:15Tout à fait.
- 17:16Donc en fait,
- 17:16après mes cinq ans chez Yves Rocher,
- 17:18j'ai été chez L'Oréal.
- 17:19L'Oréal que je connaissais parce que pareil,
- 17:20j'avais fait un stage.
- 17:21Donc c'est pour ça que je dis que quand j'ai fait Canal au Togo,
- 17:24les télécoms,
- 17:25c'était une parenthèse,
- 17:26une heureuse parenthèse où j'ai appris beaucoup de choses.
- 17:28Et vraiment,
- 17:29les télécoms,
- 17:29c'est un secteur que je continue de suivre et d'adorer.
- 17:33Mais je connaissais aussi un peu L'Oréal,
- 17:34parce que j'avais fait un stage en 2013 chez Kerastase.
- 17:37Et puis,
- 17:37j'y suis retournée effectivement début 2021,
- 17:39donc huit ans plus tard.
- 17:40Donc,
- 17:41chez L'Oréal,
- 17:42pour bien préciser,
- 17:43Ramata,
- 17:43là,
- 17:44j'avais plutôt en charge le catalogue afro en Europe.
- 17:47Donc,
- 17:47moi,
- 17:48ma zone,
- 17:48c'était vraiment l'Europe.
- 17:49Ce n'était pas l'Afrique,
- 17:50même si j'étais collègue avec les équipes Export Afrique.
- 17:54On avait le même management.
- 17:56Mais moi,
- 17:56je m'occupais vraiment du catalogue afro en Europe.
- 17:59Donc,
- 17:59c'était hyper intéressant parce que,
- 18:01mine de rien,
- 18:01C'est la première fois en fait que je travaillais sur l'Europe.
- 18:04Même si Vivi,
- 18:05que je suis moi aussi diaspora,
- 18:06etc.
- 18:07C'est la première fois,
- 18:08donc il y avait tout à apprendre sur les stratégies de distribution,
- 18:13sur les pays où effectivement l'Asiaspora africaine était la plus représentée,
- 18:19etc.
- 18:19Donc j'ai vraiment dû tout réapprendre parce que même si je vis à Paris,
- 18:23je suis quand même très orientée marché africain.
- 18:26C'est hyper intéressant,
- 18:27il y avait une jolie marche à monter.
- 18:29L'Oréal,
- 18:29c'est un groupe avec une...
- 18:30toute autre dynamique,
- 18:32très très faste.
- 18:33Tu parlais d'adaptation produit,
- 18:34donc je ne suis pas l'experte qui pourra t'en parler,
- 18:36mais je sais que les collections,
- 18:39les gammes sont vraiment pensées et adaptées pour le continent.
- 18:43Donc c'était hyper intéressant de voir cette dynamique-là.
- 18:45Moi,
- 18:46sur l'Europe,
- 18:47c'était plutôt catalogue afro,
- 18:49comme je disais.
- 18:50Et donc du coup,
- 18:51j'ai dû m'occuper de certains lancements.
- 18:54D'accord.
- 18:55Donc quand tu parles de catalogue afro,
- 18:57c'est vraiment...
- 18:58Cette ambition de L'Oréal de s'assurer que dans l'étendue des marques L'Oréal,
- 19:03après je pense que ça pourrait être intéressant,
- 19:05parce que
- 19:06L'Oréal c'est un nom qui est très connu,
- 19:07mais on ne sait peut-être pas forcément comment ça fonctionne,
- 19:10donc on va peut-être commencer par là.
- 19:12Je pense d'expliquer L'Oréal ce que c'est,
- 19:14parce que c'est un groupe de plusieurs marques différentes,
- 19:18donc quand tu parles du catalogue afro de L'Oréal,
- 19:21ça veut dire quoi exactement ?
- 19:22Alors moi dans mon cas,
- 19:24Je me suis notamment occupée du lancement de Carol's Daughter.
- 19:26Carol's Daughter,
- 19:27ce n'est pas une marque qui est très connue.
- 19:28Pourtant,
- 19:29aux US,
- 19:30elle fait partie des leaders sur le cheveu afro.
- 19:34Et en réalité,
- 19:35c'était vraiment de se dire,
- 19:37aujourd'hui,
- 19:38comment on adresse un cheveu bouclé,
- 19:42crépu,
- 19:43frisé,
- 19:43qui est de plus en plus visible.
- 19:46On a vu récemment la loi qui est passée sur la non-discrimination capillaire.
- 19:51on voit aussi le succès de la population
- 19:52de marques comme
- 19:54Les Secrets de Loli,
- 19:55qui sont très inspirants,
- 19:56etc.
- 19:56Donc,
- 19:57c'était de se dire,
- 19:57voilà,
- 19:58comment aujourd'hui on adresse ces cheveux bouclés qui veulent être bouclés,
- 20:01qui ne veulent plus être non bouclés,
- 20:03et comment on les adresse.
- 20:03Donc,
- 20:04en fait,
- 20:04dans le catalogue de L'Oréal,
- 20:05il y avait une marque qui s'appelait Carol's Daughter,
- 20:07qui a été rachetée aux US il y a une dizaine d'années.
- 20:10Et mon enjeu,
- 20:10c'était de la relancer.
- 20:11Donc,
- 20:12ce qui s'est fait,
- 20:12c'est que je l'ai relancée en équipe,
- 20:15avec des équipes,
- 20:16supports,
- 20:17marques,
- 20:18etc.,
- 20:19notamment aux États-Unis.
- 20:21On l'a lancé au UK et on l'a lancé dans 800 magasins.
- 20:25Donc ça,
- 20:28c'était un bel accomplissement que de lancer cette marque qui existait aux US et qui était dans le top 5 des marques afro-crépues bouclées,
- 20:37de le lancer au UK et d'ainsi reprendre aussi,
- 20:46d'adresser cette population.
- 20:49aux cheveux bouclés,
- 20:50frisés et crépus.
- 20:52Très bien,
- 20:53merci d'avoir précisé ce point.
- 20:54C'est vrai que l'idée,
- 20:56c'est que L'Oréal,
- 20:56en fait,
- 20:57c'est un groupe immense dans le secteur de la beauté et des cosmétiques qui possède un nombre incalculable de marques.
- 21:03Et bien souvent,
- 21:03il y a des marques qu'on voit en magasin dont on ne sait pas forcément qu'elles appartiennent au portefeuille
- 21:08L'Oréal. Et si bien que ça permet à L'Oréal de couvrir tout type de besoins et tout type de clientes.
- 21:13Donc,
- 21:14ils vont avoir...
- 21:16Dans leur catalogue,
- 21:16ils vont avoir un certain nombre de marques qui sont dédiées à une population aux cheveux crépus,
- 21:21frisés,
- 21:22bouclés.
- 21:24Exactement,
- 21:24c'est vrai que ce ne sont pas des marques qu'on connaît.
- 21:28Et aussi,
- 21:28pourquoi parfois on ne les connaît pas ?
- 21:29Parce qu'elles sont parfois régionalisées.
- 21:33Elles sont dans certains pays et pas dans un autre.
- 21:35Mais quand on regarde,
- 21:36ce sont des marques qui appartiennent au groupe L'Oréal.
- 21:37Donc,
- 21:37c'est hyper intéressant de voir cette couverture de marques qui existe.
- 21:41Et parfois,
- 21:41les stratégies ne sont pas les mêmes en fonction de la région où on se trouve.
- 21:44Mais comme tu dis,
- 21:45il y a un nombre incalculable de marques et tous les besoins peuvent être ainsi adressés.
- 21:50Très bien.
- 21:51Toi,
- 21:51après L'Oréal,
- 21:52tu parles de ce lancement de marque qui est assez impressionnant,
- 21:54puisque du coup,
- 21:55implanter une marque dans 800 magasins,
- 21:57j'imagine qu'en termes de challenge,
- 21:58c'est quelque chose d'assez impressionnant.
- 22:01Ça a été quoi la suite pour toi ?
- 22:02Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné,
- 22:03puisque c'est après ton expérience à L'Oréal,
- 22:06qu'à un moment donné,
- 22:08tu as décidé de te mettre à ton compte ?
- 22:09Donc,
- 22:09comment s'est faite cette transition en fait ?
- 22:11yes.
- 22:12En fait...
- 22:13quelque part,
- 22:14ça s'est fait naturellement.
- 22:15Moi,
- 22:15je n'ai jamais rêvé d'être entrepreneur,
- 22:17quoique je vois qu'il y a quelques avantages.
- 22:20Mais ce n'était pas un rêve pour moi d'être entrepreneur.
- 22:23Voilà,
- 22:23j'ai des amis entrepreneurs,
- 22:24j'ai des gens qui entreprennent,
- 22:25je trouve ça chouette.
- 22:26Mais je trouve ça aussi très,
- 22:27très cool d'être salarié,
- 22:29avoir un beau projet à gérer,
- 22:31etc.
- 22:31Mais en fait,
- 22:32ça s'est un petit peu imposé à moi ou en tout cas proposé à moi.
- 22:36C'est-à-dire que,
- 22:37forte de ces expériences dont je t'ai parlé,
- 22:40effectivement,
- 22:40moi,
- 22:40j'avais des marques qui m'approchaient,
- 22:41qui me demandaient un petit peu d'aide sur un sujet.
- 22:44Voilà,
- 22:44est-ce que tu peux nous aider sur ce marché-là ?
- 22:48On cherche un partenaire ou des partenaires africains avec qui j'ai travaillé,
- 22:51qui me disent,
- 22:51Isard,
- 22:52est-ce que tu peux nous aider à approcher cette marque-là ?
- 22:54On pense qu'elle a beaucoup de sens sur notre marché.
- 22:56Et l'un dans l'autre,
- 22:57c'est vrai que j'avais des sollicitations côté marque en Seine,
- 23:00des sollicitations côté groupe africain qui veulent s'étendre.
- 23:03Et puis,
- 23:03je me suis dit,
- 23:04ce serait vraiment intéressant d'être le pont entre les deux parce que...
- 23:08Tout le monde fait du business très sérieusement,
- 23:10très correctement et parfois on a de la peine à se rencontrer.
- 23:13Donc pourquoi pas être ce bridge que j'étais déjà de manière informelle,
- 23:18de manière opportuniste.
- 23:21On me propose quelque chose,
- 23:22bon ok,
- 23:23je peux remplir le deal,
- 23:25je le fais.
- 23:25Mais c'est de se dire,
- 23:26voilà,
- 23:26aujourd'hui,
- 23:27pourquoi ne pas le faire très naturellement ?
- 23:28Ça fait 12 ans que je fais du business développement,
- 23:31ça fait
- 23:3312 ans que je travaille sur l'Afrique.
- 23:35On peut même se dire 14 quand on prend...
- 23:38mon expérience africaine monique qui est jusqu'à aujourd'hui même parce qu'à ce moment-là,
- 23:41je me suis aussi développée un réseau sans le savoir qui aujourd'hui est toujours le mien.
- 23:46Donc,
- 23:47l'un dans l'autre,
- 23:48ça fait 12-14 ans que je travaille sur la région africaine.
- 23:51Donc,
- 23:51voilà.
- 23:52Et c'est vraiment cette activité,
- 23:53c'est venu très naturellement s'imposer à moi d'être ce pont entre enseigne,
- 23:58entreprise internationale et continent africain.
- 24:02Sachant,
- 24:03Ramatha,
- 24:03que très naturellement dans les jobs que j'avais,
- 24:06j'étais toujours...
- 24:07à faire la promotion de l'Afrique.
- 24:10Alors,
- 24:10il y a plein de difficultés,
- 24:11qu'on s'entende.
- 24:12Il y a plein de difficultés,
- 24:13il y a plein de défis.
- 24:15Mais c'est vrai que la promotion du continent,
- 24:17c'est quelque chose qui est assez naturel en moi.
- 24:20Donc,
- 24:21de vendre ce continent à des jolis projets et de l'autre côté,
- 24:27travailler avec les gens du continent pour amener de jolis projets,
- 24:30c'est vraiment quelque chose qui m'anime beaucoup.
- 24:35Merci pour ce partage.
- 24:37On sent le côté ambassadrice en toi.
- 24:41Je trouve que ce qui est intéressant,
- 24:42c'est que toi,
- 24:44tu es d'autant plus légitime à être ambassadrice que tu as travaillé pour Canal+,
- 24:48tu as travaillé pour L'Oréal,
- 24:49tu as travaillé pour Yves Rocher.
- 24:50Donc,
- 24:51mine de rien,
- 24:51quant à ces noms-là sur ton CV,
- 24:55et ce sont à chaque fois sur des projets de déploiement,
- 24:58de développement sur le continent,
- 25:00les détracteurs,
- 25:01les personnes qui pourraient douter…
- 25:02ou qui se posent des questions sur la pertinence d'eux,
- 25:05toi,
- 25:06finalement,
- 25:07la réponse,
- 25:08elle est sur ton CV.
- 25:09C'est à un moment donné,
- 25:10si ces entreprises-là,
- 25:11elles ont des services dédiés à s'intéresser à la cliente potentiellement africaine issue de la diaspora ou directement,
- 25:19qu'elle soit d'ailleurs sur le continent africain ou à l'extérieur,
- 25:23c'est qu'il y a un potentiel,
- 25:24en fait.
- 25:24Et donc,
- 25:25c'est ce qui fait ta légitimité,
- 25:27en fait,
- 25:27sur ces sujets-là.
- 25:28Tout à fait.
- 25:29Tout à fait.
- 25:31Sur ces sujets-là,
- 25:32honnêtement,
- 25:34c'est assez facile pour moi d'expliquer de par mon expérience pourquoi cette marque serait intéressante,
- 25:41pourquoi je pense que ce pays n'est pas intéressant pour vous aujourd'hui.
- 25:45C'est assez facile pour moi de voir les opportunités business,
- 25:49de voir les warnings aussi.
- 25:50il y a aussi quelque chose qui est drôle,
- 25:52c'est que comme je ne suis pas directement d'une nationalité issue des 54 pays
- 25:58pays,
- 25:58je dis ça parce que Haïti fait partie de l'Union africaine,
- 26:01mais en tout cas est adhérent,
- 26:04observateur,
- 26:05je ne sais plus comment on dit,
- 26:05mais voilà,
- 26:06en tout cas,
- 26:07on a un peu notre petite place aussi là-bas,
- 26:08mais comme je n'ai pas directement une nationalité du continent,
- 26:10je suis d'autant plus objective quand je parle de pays.
- 26:12Je n'ai pas de chauvinisme ou de patriotisme en moi,
- 26:15je parle vraiment quand je pense que la RDC est un pays à suivre,
- 26:19mais qu'au contraire,
- 26:20il faut peut-être faire un peu step back sur ce pays-là,
- 26:23il n'y a aucune ambition personnelle ou quoi,
- 26:27c'est vraiment
- 26:28juste l'amour et l'expertise du continent qui me fait donner ces feedbacks.
- 26:33Ok,
- 26:34très bien,
- 26:34super intéressant que tu nous partages ça.
- 26:38Du coup,
- 26:38aujourd'hui,
- 26:39ta structure qui te permet de faire le pont et de proposer des services d'accompagnement à la fois à des entreprises qui sont basées sur le continent africain et qui ont besoin d'être accompagnées dans leur business development et aussi à des entreprises qui sont basées partout
- 26:55dans le monde en dehors du continent.
- 26:57Merci.
- 26:59Comment ça se passe en fait quand on veut solliciter tes services ?
- 27:03Alors,
- 27:03c'est vrai qu'aujourd'hui,
- 27:03je suis en plein lancement.
- 27:05Donc,
- 27:06il y a plein de questions sur lesquelles je me pose moi-même aujourd'hui,
- 27:09sur mon organisation,
- 27:12sur ma base aussi.
- 27:13Là,
- 27:13actuellement,
- 27:14je te parle de Paris,
- 27:15mais avec une vraie volonté d'être ancrée plutôt sur le continent à court terme,
- 27:20pour être honnête avec toi.
- 27:22Donc,
- 27:23aujourd'hui,
- 27:23c'est vrai que si on veut me solliciter,
- 27:25moi,
- 27:25c'est assez facile.
- 27:27Je suis à Paris.
- 27:28Voilà,
- 27:28je suis très active.
- 27:30En tout cas,
- 27:30pas assez,
- 27:31mais je commence à être active sur LinkedIn et puis je suis joignable de ce réseau-là qui me connaît bien.
- 27:37Toutes ces marques-là dont on a parlé,
- 27:39elles me connaissent bien,
- 27:40donc il n'y a aucun problème.
- 27:42Demain,
- 27:42c'est de se dire,
- 27:43voilà,
- 27:43je suis basée dans une capitale africaine.
- 27:45Effectivement,
- 27:46avec,
- 27:46comme tu disais,
- 27:48ces déplacements partout dans le monde,
- 27:50partout,
- 27:51le continent africain peut être intéressant,
- 27:54mais d'être basée en Afrique et de ceux
- 27:56et de s'organiser avec l'organisation qui sera mienne quand les questions se poseront.
- 28:02Mais voilà,
- 28:03aujourd'hui,
- 28:03Ramata,
- 28:04il y a plein de questions que je me pose.
- 28:05Est-ce que je suis plutôt format cabinet ?
- 28:07Est-ce que je suis format agence ?
- 28:09Tu verras que je me présente en disant activité.
- 28:11Voilà,
- 28:12parce qu'aujourd'hui,
- 28:12c'est des choses qu'on regarde et je pense qu'on a un mix des deux.
- 28:17C'est de se dire dans quel capital je vais m'installer.
- 28:19Est-ce que c'est francophone,
- 28:22abidjan,
- 28:22Dakar,
- 28:22étant les...
- 28:25les plus,
- 28:26pas facile,
- 28:26le mot n'est pas facile,
- 28:27mais les plus évidentes,
- 28:28en tout cas quand on est en train de faire du business,
- 28:30ou alors est-ce qu'on se tente un Nigeria-Ghana ?
- 28:34Je pense que la réponse est entre les deux.
- 28:35Ce sera peut-être plutôt un bénin.
- 28:37Mais voilà,
- 28:38c'est de se poser ces questions-là,
- 28:39même quoi que la RDC étant aussi intéressante.
- 28:41Voilà,
- 28:41je me pose plein de questions.
- 28:43Ça fait trois mois que mon activité est officielle.
- 28:48Donc,
- 28:48il y a plein de questions que je me pose et je pense que ça va être intéressant de suivre tout ça sur LinkedIn.
- 28:53Très bien.
- 28:54Écoute,
- 28:54je te remercie pour ton honnêteté.
- 28:57J'aime bien le côté,
- 28:58là,
- 28:58tu es en phase finalement de tâtonnement,
- 29:02mais aussi tu as déjà des opportunités qui sont venues à toi spontanément parce que tu as les compétences.
- 29:06Et là,
- 29:07l'idée,
- 29:07c'est un peu cette notion de structure.
- 29:09Mais finalement,
- 29:10les clients,
- 29:11ils sont déjà identifiés,
- 29:12ils te connaissent,
- 29:13ils viennent à toi de manière assez spontanée puisque tu es connu comme étant une experte du sujet.
- 29:17Donc,
- 29:17ce n'est pas tellement une question de...
- 29:20comment trouver les entreprises avec lesquelles travailler,
- 29:22mais c'est plus en termes de structure,
- 29:25comment je m'organise et qu'est-ce que je propose exactement.
- 29:28Tout à fait,
- 29:28c'est exactement ça.
- 29:29Si tu veux,
- 29:30la prospection,
- 29:30elle est assez,
- 29:31je ne vais pas dire facile,
- 29:33on cherche tous à faire du business,
- 29:35à développer nos business,
- 29:36etc.
- 29:37Mais en tout cas,
- 29:38aujourd'hui,
- 29:39c'est vrai que je peux me dire que je choisis qui je veux travailler et je sais que la proposition de valeur,
- 29:46comme tu disais tout à l'heure,
- 29:47est assez évidente.
- 29:48Je vous accompagne à vous développer en Afrique.
- 29:50Côté Afrique,
- 29:51c'est pareil,
- 29:52je sais avec quelle boîte je veux travailler et c'est leur proposé.
- 29:57plus de business et une meilleure vitrine sur l'international.
- 30:00Donc ça,
- 30:01cette partie-là qui est la clé de voûte,
- 30:05c'est facile.
- 30:06En tout cas,
- 30:08c'est en cours.
- 30:08Maintenant,
- 30:09c'est comme tu dis,
- 30:09la partie organisation.
- 30:11Où je m'installe ?
- 30:12Ça,
- 30:12c'est la question du moment.
- 30:14Où je m'installe ?
- 30:16Et puis la deuxième question,
- 30:17comment aujourd'hui avoir une offre encore plus claire,
- 30:20encore plus sharp et encore plus pertinente ?
- 30:23Mais ça va venir.
- 30:25Et j'y répondrai,
- 30:26comme je disais,
- 30:27au fur et à mesure de mes petites aventures.
- 30:29J'essaierai de partager sur LinkedIn.
- 30:30Et puis,
- 30:32on verra comment Concrétise sera organisée.
- 30:35Allez,
- 30:35on se donne rendez-vous en septembre 24.
- 30:39Très bien.
- 30:39Je crois que c'est la première fois qu'on donne le nom de ta structure,
- 30:43de ton activité.
- 30:44Depuis tout à l'heure,
- 30:45on en parle,
- 30:45mais effectivement.
- 30:46Donc,
- 30:46ton activité s'appelle Concrétise.
- 30:48Oui,
- 30:48Concrétise avec IZ à la fin.
- 30:51Le petit jeu de mots pour IZAR.
- 30:53concrétise parce que,
- 30:54en fait,
- 30:54je...
- 30:55pense que,
- 30:57sans me jeter des fleurs,
- 30:58je suis quelqu'un d'assez concret.
- 30:59En fait,
- 31:00il y a plein de choses qui sont sur l'Afrique et c'est super bien.
- 31:03Je suis moi-même régulièrement panéliste,
- 31:06participante,
- 31:07etc.
- 31:07C'est hyper bien,
- 31:09mais l'idée,
- 31:09c'est vraiment d'être concret et de se dire voilà,
- 31:13si je travaille avec Isard,
- 31:16aujourd'hui,
- 31:17qu'est-ce qu'elle va me livrer ?
- 31:19Est-ce qu'elle va me livrer une stratégie très claire ?
- 31:22Est-ce qu'elle va me livrer et
- 31:23un carnet d'adresses,
- 31:24ce qu'elle va me livrer,
- 31:26un contrat.
- 31:27L'idée,
- 31:28c'est vraiment d'être très,
- 31:28très concret.
- 31:29Même quand je fais mes offres,
- 31:30j'essaye de faire en sorte que mes livrables soient le plus concret possible.
- 31:34On sait qu'il peut y avoir des cabinets ou parfois.
- 31:40L'idée,
- 31:40c'est vraiment de trancher avec tout ça et de faire sharp.
- 31:44On y va,
- 31:45une offre,
- 31:45un livrable et on y va.
- 31:47Je crois que c'est quelque chose qui me définit.
- 31:49J'essaye en tout cas d'être le plus concrète possible,
- 31:51de ne pas perdre de temps.
- 31:53sur des choses qui peuvent être floues.
- 31:58Je ne sais pas si c'est clair ce que j'ai dit,
- 31:59mais je trouvais que ça m'allait bien.
- 32:02Je vais me permettre de résumer et de concrétiser ton propos avec des mots peut-être plus...
- 32:07Je ne vais pas dire concrets,
- 32:09mais je sens que tu ne veux pas critiquer.
- 32:13Il y a un certain courant de cabinets qui font des bons PowerPoints.
- 32:20Du coup,
- 32:20vous payez un PowerPoint,
- 32:22Et concrètement,
- 32:24vous n'avez pas d'action opérationnelle qui sont menées.
- 32:26Ce sont des gens qui sont là pour faire un PowerPoint et vous présenter une stratégie.
- 32:30Et j'ai l'impression que toi,
- 32:31ce que tu dis,
- 32:31c'est que tu es plus dans l'opérationnel concret,
- 32:34la feuille de route active.
- 32:36Et moi,
- 32:36c'est vraiment comme ça que je fais du conseil.
- 32:39C'est que vraiment,
- 32:40je suis dans l'action en fait.
- 32:41Et ça ne veut pas dire que je ne sais pas faire un PowerPoint,
- 32:44mais c'est important pour moi que la personne qui sollicite mes services,
- 32:49et j'ai l'impression que c'est ce que je ressens dans ce que tu dis,
- 32:51La personne qui va solliciter tes services,
- 32:52elle a un plan d'action concret qu'elle peut mener à bien et c'est vraiment,
- 32:57tu vas tracer ta route vers le succès.
- 32:58Tu vas aller d'un point A à un point B.
- 33:00Tout à fait.
- 33:01C'est exactement ça.
- 33:03Je n'aurais pas mieux dit et je ne voulais pas mieux dire.
- 33:06C'est exactement ça.
- 33:07C'est vraiment se dire aujourd'hui,
- 33:08on n'a pas envie de livrer des slides,
- 33:10on veut livrer de l'Afrique,
- 33:11on veut livrer du business,
- 33:13on veut livrer des contrats de confidentialité qui vont mener aux contrats effectifs.
- 33:18Donc voilà,
- 33:18c'est vraiment ça qu'on essaie de faire.
- 33:20On décroche nos téléphones plutôt que de faire des slides.
- 33:22On appelle sur WhatsApp parce que c'est comme ça que ça se fait,
- 33:24plutôt que de faire des mails.
- 33:25On essaie en tout cas d'être,
- 33:27voilà.
- 33:28Et puis c'est comme ça de toute façon qu'en Afrique,
- 33:30les opportunités émergent.
- 33:32C'est en étant sur le terrain,
- 33:33en connaissant les gens,
- 33:34en ayant son ancrage local très fort et puis d'avancer concrètement vers la réussite.
- 33:41Très bien,
- 33:42super.
- 33:42Je te remercie de préciser ça.
- 33:44Moi,
- 33:44la question qui me vient,
- 33:45c'est que
- 33:46Voilà ce que tu évoques,
- 33:47c'est que tu as plus de 10 ans d'expérience dans le business développement sur le continent.
- 33:53Quels sont pour toi les secteurs,
- 33:57les opportunités,
- 33:58les pistes,
- 33:59les trucs sur lesquels tu te dis mais ça vraiment,
- 34:01il y a une autoroute devant nous.
- 34:03Bon,
- 34:04si vraiment il faut te donner un billet pour que tu parles,
- 34:06on va se prendre avec les auditeurs et les auditrices parce que je pense qu'il peut y avoir effectivement des personnes qui peuvent être intéressées par...
- 34:13énormément de projets.
- 34:14Il y a énormément,
- 34:15aujourd'hui,
- 34:16on entend parler du mouvement des repates de personnes de la diaspora qui sont basées en France ou en Occident et qui envisagent d'aller en Afrique.
- 34:24Il y a tout un mouvement aussi qui est mené par un entrepreneur qui s'appelle Investir au pays.
- 34:30Donc,
- 34:30il y a vraiment toute une dynamique comme ça de personnes qui sont intéressées par le continent.
- 34:34Mais c'est vrai que...
- 34:36que chacun y va avec son « moi,
- 34:39j'ai toujours rêvé de tel ou tel secteur » ,
- 34:40mais c'est bien d'avoir aussi l'avis de quelqu'un qui est expert et qui a été sur le terrain,
- 34:44en fait.
- 34:46Alors,
- 34:47ma réponse,
- 34:48ça va peut-être te surprendre ou même te décevoir,
- 34:50mais moi,
- 34:50je pense que,
- 34:52bon,
- 34:52après,
- 34:52c'est peut-être un peu bisounours ce que je vais dire,
- 34:54mais c'est une observation,
- 34:56c'est le sentiment que tout fonctionne si c'est bien exécuté.
- 35:01En fait,
- 35:02j'ai l'impression qu'aujourd'hui,
- 35:04en Afrique,
- 35:05Tout le monde peut aller,
- 35:07entre guillemets,
- 35:07réaliser son rêve.
- 35:09Que ce soit celui qui a toujours rêvé d'un resto,
- 35:11il faut bien qu'il l'exécute.
- 35:13Et quand j'entends par bien exécuter,
- 35:15c'est-à-dire le bon produit,
- 35:16au bon moment,
- 35:17au bon prix,
- 35:18avec le bon service.
- 35:19Que ce soit la personne qui a rêvé de son agence de voyage,
- 35:22le tourisme étant plein boubou en Afrique.
- 35:24Que ce soit la personne qui a rêvé de son agence de conseil,
- 35:26ça n'a pas été mon cas,
- 35:28mais aujourd'hui je vois qu'il y a un boulevard comme tu le disais.
- 35:34J'ai l'impression aujourd'hui qu'avec une bonne exécution,
- 35:36avec le respect de ce qui se fait en local,
- 35:39le respect et l'humilité,
- 35:40c'est un mot que je dis 45 fois par jour,
- 35:42parce que n'allez pas croire que les gens vous attendent,
- 35:44n'allez pas croire que les gens font moins bien.
- 35:46Non,
- 35:46on y va,
- 35:47on y va avec humilité,
- 35:48on apprend,
- 35:49on ramène notre père à l'édifice.
- 35:50Forcément,
- 35:51on a un autre œil,
- 35:51un œil international,
- 35:52un œil européen,
- 35:53chinois,
- 35:54whatever.
- 35:55J'ai plein d'amis qui ont étudié en Chine,
- 35:57qui sont en train de rentrer actuellement sur le continent.
- 35:59Voilà,
- 36:00chacun y va avec sa construction personnelle et professionnelle.
- 36:03mais il faut y aller avec humilité.
- 36:06J'ai un ami qui est rentré,
- 36:07qui a fait un super concept store,
- 36:09enfin,
- 36:09il est rentré à Cotonou,
- 36:10qui a fait un super concept store de mode,
- 36:13etc.
- 36:14Mais c'est tellement bien exécuté que limite,
- 36:16tu n'as pas de boutique comme ça en France.
- 36:19Tu vois,
- 36:19moi,
- 36:19je repense à Colette,
- 36:21mais tu vois un concept store comme ça,
- 36:22avec plusieurs marques,
- 36:23etc.
- 36:24À Cotonou,
- 36:25voilà,
- 36:25tu as ça aujourd'hui.
- 36:26Que ce soit des restos bien faits,
- 36:28dans la beauté,
- 36:29alors je n'en parle même pas,
- 36:30la beauté.
- 36:31beauté.
- 36:32Il y a un boulevard en Afrique,
- 36:34encore une fois,
- 36:35bien exécuté,
- 36:36avec des lancements réguliers,
- 36:37avec un bon produit,
- 36:38au bon prix,
- 36:39dans le bon réseau de distribution.
- 36:41Il peut être informel.
- 36:42Quand je dis bon raison,
- 36:43n'allez pas croire que je ne parle que de luxe.
- 36:44Parfois,
- 36:45d'avoir un produit accessible dans les marchés ouverts,
- 36:48ça va te donner beaucoup plus d'opportunités que le produit un peu guindé,
- 36:52que tu ne pourras mettre qu'en pharmacie parce qu'aujourd'hui,
- 36:54ce n'est pas encore développé la distribution beauté sélective.
- 36:58C'est en cours,
- 36:59mais ce n'est pas encore
- 37:00pignon.
- 37:01Donc,
- 37:01des fois,
- 37:01mieux vaut faire ton produit entre guillemets,
- 37:04j'allais dire affordable,
- 37:05accessible avec une bonne promesse et tu les mets dans les marchés ouverts que de faire,
- 37:10comme je disais,
- 37:11le produit gandé qui ne trouvera peut-être pas,
- 37:13en tout cas,
- 37:14son réseau de distrit,
- 37:15même si c'est en train de se formaliser et c'est même mon sujet parce que je travaille sur le retail,
- 37:19comme tu sais.
- 37:21Donc,
- 37:21moi,
- 37:21j'ai tendance à dire que tout fonctionne si c'est bien exécuté,
- 37:24bien pensé,
- 37:25dans le respect et la compréhension des populations locales,
- 37:29repatriées,
- 37:30etc.
- 37:31Voilà,
- 37:31je ne sais pas si je réponds à ta question,
- 37:33c'est peut-être un peu bisounours,
- 37:34mais vraiment c'est l'observation que j'en ai faite,
- 37:36parce que voilà,
- 37:36moi j'ai des amis qui cartonnent dans le tourisme,
- 37:38j'ai des amis qui cartonnent dans la restauration,
- 37:40dans le conseil,
- 37:41parce qu'il y a ce respect et cette observation locale avant d'y aller.
- 37:45Par contre,
- 37:46ceux qui pensent,
- 37:46qui vont y aller en se disant « non mais de toute façon ils ne savent pas faire,
- 37:49on va y aller,
- 37:49on va mieux faire,
- 37:50etc. »
- 37:51Ah non,
- 37:52il y a des agences de com'
- 37:53qui ont pignon et qui n'ont pas attendu certaines filiales pour exercer.
- 37:58Et on a vu,
- 37:59au contraire,
- 38:00des gens qui ont été des grosses structures,
- 38:03pour ne pas les citer,
- 38:05qui ont été et qui ne trouvent pas leur modèle.
- 38:08Parce qu'à un moment donné,
- 38:09il n'y a pas d'observation du marché local.
- 38:12Donc voilà,
- 38:12moi,
- 38:13mon conseil,
- 38:13c'est l'humilité,
- 38:14l'observation et l'exécution.
- 38:16Il ne faut pas lésiner sur le service parce qu'on est en Afrique.
- 38:18Au contraire.
- 38:21Ok,
- 38:21très bien.
- 38:21Super réponse.
- 38:22Alors,
- 38:22je ne trouve pas que ce soit bison-ours.
- 38:23Je pense que...
- 38:27c'est une terre d'opportunités et je trouve que potentiellement,
- 38:30c'est aussi de se dire qu'il y a peut-être moins de concurrence qui peut y en avoir sur les marchés occidentaux ou sur le marché européen ou en considérant que c'est saturé aujourd'hui.
- 38:39Donc du coup,
- 38:40ça va dans le sens de ce que tu dis.
- 38:42Effectivement,
- 38:42il y a plein d'opportunités dans tous les secteurs.
- 38:45Maintenant,
- 38:45clairement,
- 38:46ce qui est intéressant,
- 38:46c'est que celui qui va arriver en se disant je vais copier-coller une idée qu'il y a ici en Europe,
- 38:51je vais la copier-coller sur le continent et ça va fonctionner,
- 38:56Exactement.
- 38:58On le voit,
- 38:58en tout cas moi,
- 38:59je le vois sur le e-commerce.
- 39:01Le e-commerce,
- 39:02on a beau faire les stratégies qu'on veut,
- 39:04on a beau faire la com qu'on veut,
- 39:06sur certains PNL,
- 39:07ça ne pèse pas 1%
- 39:08de très très très grosses boîtes.
- 39:11Parce qu'aujourd'hui,
- 39:11ce n'est pas le modèle qui,
- 39:13en tout cas selon moi,
- 39:14je parle avec mon humble expérience de marque qui distribuait en Afrique.
- 39:21Aujourd'hui,
- 39:22il n'y a pas le modèle.
- 39:23Par contre…
- 39:24celui qui va se dire « Ah mais attends,
- 39:25il y a plein d'influenceuses. »
- 39:26En plus,
- 39:27en Afrique,
- 39:27on sait qu'il y a plein de vendeuses qui vont vendre au porte-à-porte.
- 39:30Moi-même,
- 39:31quand j'étais à l'OME Ramata,
- 39:34En 2014,
- 39:35en parallèle de Canal,
- 39:35je vendais un peu des vêtements.
- 39:37C'était simple,
- 39:38j'allais chez les nanas,
- 39:39on faisait une petite vente privée,
- 39:40elles étaient 5-6.
- 39:41Je leur amenais des vêtements que je venais de mes voyages de France.
- 39:44Rien de très sophistiqué,
- 39:46mais ça fonctionnait.
- 39:47Ça s'appelait Dressys d'ailleurs,
- 39:48Ized à la fin.
- 39:49Dressys,
- 39:49donc tu vois,
- 39:50un jour je vais faire peut-être le Iz Group.
- 39:52Mais en tout cas,
- 39:52voilà.
- 39:53Et ça fonctionnait.
- 39:54Donc c'est se dire que,
- 39:55voilà,
- 39:55si on y a cette opportunité.
- 39:57Aujourd'hui,
- 39:57la femme africaine,
- 39:58c'est une femme qui est entrepreneuse.
- 40:00Le taux de femmes entrepreneurs
- 40:03Le plus élevé au monde est en Afrique.
- 40:06D'accord ?
- 40:07Aujourd'hui,
- 40:07si tu prends 100 entrepreneurs,
- 40:1025 sont des femmes en Afrique.
- 40:12Tu prends 100 entrepreneurs,
- 40:1412-13 sont des femmes en Europe.
- 40:17C'est-à-dire que les femmes entreprennent.
- 40:20Donc,
- 40:20si demain,
- 40:21on a une solution qui est de se dire,
- 40:23bon,
- 40:23on a ces femmes qui entreprennent,
- 40:24on a le digital,
- 40:25elles sont sur leur téléphone.
- 40:27Comment faire une solution de social commerce plutôt que de e-commerce en tant que tel ?
- 40:30Il n'y a pas de banque parce que...
- 40:32on n'est pas bancarisé parce que les adresses,
- 40:34c'est compliqué,
- 40:35parce que délivrer le dernier mal,
- 40:37c'est compliqué,
- 40:37même s'il y a des solutions innovantes qui arrivent et qui cartonnent.
- 40:40Aujourd'hui,
- 40:40se dire qu'est-ce qu'on fait de cette population qui veut entreprendre,
- 40:43qui veut vendre,
- 40:44qui veut faire ce social commerce,
- 40:46etc.
- 40:46Moi,
- 40:47j'y crois beaucoup plus.
- 40:48Mais c'est mon point de vue.
- 40:50Donc,
- 40:50copier-coller l'Europe,
- 40:51ce n'est pas forcément l'idée.
- 40:54C'est de se dire comment je fais de ces ressources humaines,
- 40:58de cette main-d'oeuvre locale qui est déjà ultra dynamique.
- 41:01On connaît tous,
- 41:01on a tous des tatas,
- 41:02des tantines qui revendent et qui cartonnent.
- 41:05Et c'est se dire aujourd'hui comment les connecter au digital,
- 41:07comment elles font pour remonter le cash à la marque,
- 41:10garder leur com,
- 41:11payer leurs fournisseurs,
- 41:13se faire remonter le cash par leurs clients,
- 41:14etc.
- 41:15Ça,
- 41:15ce serait des choses qui seraient passionnantes et qui cartonneraient plus que le e-commerce comme on l'entend.
- 41:23Très bien,
- 41:23merci pour cette analyse qui est à la fois,
- 41:25je dirais,
- 41:26sociologique,
- 41:26d'une connaissance en fait.
- 41:28des populations locales et de leur manière de faire du business qui est lié à finalement un contexte économique,
- 41:37social et des habitudes de consommation.
- 41:39Effectivement,
- 41:41le côté...
- 41:42Et en fait,
- 41:43souvent,
- 41:43on a tendance à regarder ça en comparaison avec l'Europe.
- 41:46Mais c'est vrai qu'il n'y a pas d'adresse,
- 41:48mais c'est vrai qu'il n'y a pas de banque.
- 41:50Alors qu'en fait,
- 41:51il ne faut juste pas comparer,
- 41:52il faut aller sur place et se dire « Ah mais par contre,
- 41:54en fait... »
- 41:55Il y a du mobile money.
- 41:57Effectivement,
- 41:58les gens utilisent énormément WhatsApp.
- 42:00Donc,
- 42:00en fait,
- 42:01l'objectif,
- 42:01c'est plutôt d'aller s'appuyer sur ce qui fait le ressort de l'économie locale.
- 42:06Et on est encore beaucoup,
- 42:07effectivement,
- 42:08sur des gens qui se rencontrent.
- 42:10On est sur de la vente Tupperware qu'on peut considérer comme étant à l'ancienne,
- 42:14même si…
- 42:14C'est tout à fait ça.
- 42:16C'est tout à fait ça.
- 42:17Tu as dit Tupperware,
- 42:17c'est exactement ça.
- 42:20Et je pense qu'on est vraiment,
- 42:21effectivement,
- 42:21plus sur ce côté-là,
- 42:23très...
- 42:24proximité entre le vendeur et son client,
- 42:30plus que le digital tel qu'on le voit,
- 42:34comme on dirait en Occident et en Europe,
- 42:36qui pour moi,
- 42:38en Afrique,
- 42:39ça va être une autre voie.
- 42:40Et je pense qu'il ne faut vraiment pas chercher à se dire,
- 42:42à partir du moment où la réflexion commence par comment on va faire pour créer l'Amazon africain ou pour créer le Zara africain,
- 42:51pour moi,
- 42:51ce n'est pas la...
- 42:51forcément la bonne approche ou la bonne démarche,
- 42:55en fait.
- 42:56Parfaitement d'accord.
- 42:57Et tu disais tout à l'heure,
- 42:57il ne faut pas forcément copier l'Europe et regarder ce qu'il se fait en Europe.
- 43:02En fait,
- 43:02il faut même regarder ce qu'il se fait en Afrique et sur bien des aspects,
- 43:05Ramata,
- 43:06ils sont en avance.
- 43:07Enfin,
- 43:07moi,
- 43:07tu vas en Afrique,
- 43:08tu payes ton essence en mobile monnaie.
- 43:09Tu n'es pas en train de te galérer avec ta carte bleue,
- 43:12ton truc,
- 43:12le mec,
- 43:13il est en face de toi,
- 43:13tu fais un mobile monnaie.
- 43:14T'es entre potes,
- 43:15vous vous devez des sous,
- 43:16alors nous,
- 43:16on a 40 000 applications,
- 43:17etc.
- 43:18Lydia,
- 43:18etc.
- 43:19En Afrique,
- 43:19pour faire mon état.
- 43:20tout qui passe.
- 43:21Tu payes ton électricité,
- 43:22ton pote à qui tu dois des sous,
- 43:24le mec à qui tu mets l'essence parce que voilà,
- 43:26etc.
- 43:27La personne à qui tu dois...
- 43:28Et en fait,
- 43:29sur bien des aspects,
- 43:30il y a même une avance technologique.
- 43:33Nous,
- 43:33on est encore avec nos billets,
- 43:34nos trucs,
- 43:35etc.
- 43:36Il y a même une avance technologique sur bien des aspects.
- 43:37Donc en fait,
- 43:38il faut s'appuyer sur ces avances technologiques-là pour créer des choses adaptées et pas se bloquer aux freins qui sont nombreux et qui existent.
- 43:48Mais comme tu disais tout à l'heure,
- 43:49il n'y a Merci.
- 43:50pas d'adresse,
- 43:51mais aujourd'hui,
- 43:51il y a du mobile money.
- 43:52Donc,
- 43:52comment on peut faire pour,
- 43:53effectivement,
- 43:53fournir un stock à cette vendeuse ?
- 43:55Elle va vendre,
- 43:56elle remonte le cash.
- 43:57Ça,
- 43:57ça cartonnerait.
- 43:58Parce qu'en plus,
- 43:59en Afrique,
- 44:00les gens sont très friands d'avoir une activité secondaire.
- 44:03Enfin,
- 44:03friands,
- 44:03parfois obligés.
- 44:04Obligés aussi,
- 44:05d'ailleurs.
- 44:05Mais en tout cas,
- 44:06d'avoir cette activité secondaire,
- 44:07d'être...
- 44:08Voilà,
- 44:09tu as des gens qui vont être salariés,
- 44:10mais le soir,
- 44:11en sortant,
- 44:11voilà,
- 44:11on va vendre des choses,
- 44:12etc.
- 44:13Donc,
- 44:13il y a déjà ça dans la culture.
- 44:15C'est comment s'appuyer dessus pour en faire des relais de distribution.
- 44:20En tout cas,
- 44:20moi,
- 44:20si demain,
- 44:20on me donne un gros,
- 44:22gros,
- 44:22gros billet,
- 44:23ce serait mon projet.
- 44:24Donc voilà,
- 44:24je vous donne mon idée.
- 44:26C'est ce que j'entends,
- 44:27j'allais te demander.
- 44:28Mais du coup,
- 44:28ce dont tu parles,
- 44:29quand est-ce que tu le crées ?
- 44:30Parce que j'ai l'impression que tu as vraiment déjà la cible en tête,
- 44:34la marque en tête.
- 44:36Mais effectivement,
- 44:37je suis assez d'accord avec toi.
- 44:39Quand on est sur le terrain,
- 44:40quand on est sur place,
- 44:41les idées que l'on va avoir de développement,
- 44:44elles sont totalement différentes de quelqu'un qui est en Europe.
- 44:46qui regarde quelques vidéos et qui regarde les choses un peu de loin et qui se dit,
- 44:50bon,
- 44:52qu'est-ce qu'on pourrait prendre de l'Europe ou de l'Occident et ramener en Afrique ?
- 44:56Je pense qu'effectivement,
- 44:57sur place,
- 44:58il y a plein d'opportunités.
- 45:00Du coup,
- 45:01toi,
- 45:01par rapport au développement de Concretiz,
- 45:03ce sur quoi tu travailles également,
- 45:05c'est sur l'organisation d'un forum qui s'appelle AfriTale.
- 45:08Est-ce que tu peux nous en parler ?
- 45:10Tout à fait.
- 45:11Donc Afritel,
- 45:12on l'organise avec Eurelia.
- 45:13Donc Eurelia,
- 45:14c'est assez connu des enseignes,
- 45:16Eurelia et Proco,
- 45:17c'est une fédération d'enseignes qui les accompagne sur leur développement en France,
- 45:22en Europe et à l'international.
- 45:23Donc en fait,
- 45:25on est partenaire sur cet événement.
- 45:26On organise Afritel qui est le forum du retail et de la franchise dédiée à l'Afrique.
- 45:32L'idée,
- 45:33c'est de se dire qu'aujourd'hui,
- 45:34il n'y a pas de rencontre dédiée sur l'Afrique.
- 45:38Il y a plein de rencontres qui existent.
- 45:39plein de secteurs,
- 45:40il y a plein de salons,
- 45:42de forums qui existent sur l'Afrique,
- 45:43mais se dire qu'on se fait un forum sectoriel dédié au sujet de distribution,
- 45:48c'est vrai qu'aujourd'hui ça n'existait pas.
- 45:49Alors que d'un côté on a des enseignes internationales qui s'intéressent au continent,
- 45:53de l'autre côté on a des distributeurs africains qui sont friands de nouvelles marques,
- 45:57pourquoi ces gens ne se rencontrent pas ?
- 45:59Donc effectivement,
- 46:00moi je fais le bridge avec mon activité de conseil concrétise.
- 46:05Eurelia organise plein de choses qui existent sur l'international mais n'a pas forcément Merci.
- 46:09cette spécificité Afrique.
- 46:12L'idée,
- 46:12c'était d'organiser,
- 46:13d'associer nos forces pour organiser Afreetail,
- 46:15le forum du retail et de la franchise dédié à l'Afrique.
- 46:19C'était vraiment ça l'idée,
- 46:20de créer une rencontre entre ces gens qui veulent vraiment beaucoup se parler.
- 46:25Ça m'arrive d'être harcelée par mes,
- 46:28j'aime bien dire,
- 46:28mes partenaires parce que j'ai souvent été côté marque,
- 46:31côté enseigne,
- 46:32mais d'être harcelée par des distributeurs africains qui disent,
- 46:35ils ont vraiment,
- 46:35il me faut cette marque,
- 46:36ils ont,
- 46:36il me faut cette marque et côté enseigne.
- 46:39On a vraiment des enseignes qui commencent à s'intéresser au potentiel du continent ou qui sont déjà,
- 46:43qui veulent continuer leur expansion.
- 46:45Et c'était vraiment de faire se rencontrer tout ce monde-là très prochainement.
- 46:50Donc,
- 46:50ce sera le 28 juin 2024.
- 46:53Pour les gens qui écouteront ce podcast après,
- 46:56trop tard,
- 46:56vous avez raté.
- 46:57Pour les gens qui écoutent ce podcast avant,
- 46:59on vous attend nombreux.
- 47:01Ce sera le 28 juin 2024 à la Chambre de commerce de Paris.
- 47:05Une rencontre dédiée au sujet de distribution.
- 47:08en Afrique.
- 47:10Ok,
- 47:10très bien.
- 47:11De toute façon,
- 47:11on imagine que là,
- 47:12du coup,
- 47:12c'est bien la première édition de ce forum.
- 47:14La première édition.
- 47:16C'est la première édition.
- 47:17L'idée a émergé fin d'année dernière.
- 47:20On s'est dit pourquoi attendre un an,
- 47:22etc.
- 47:22On le fait avant l'été.
- 47:24La demande est là,
- 47:25le besoin est là.
- 47:27On le fait avant l'été.
- 47:28Donc,
- 47:28ce sera effectivement le 28 juin 2024.
- 47:32Ok,
- 47:32pour la première édition.
- 47:33Et on peut supposer que ceux qui écouteraient le podcast après...
- 47:37potentiellement il peut y avoir des éditions dans le futur de toute façon,
- 47:39ça peut être un rendez-vous annuel finalement.
- 47:42Mais tout à fait,
- 47:42c'est vraiment l'idée qu'on a eue avec Eurelia,
- 47:44c'est vraiment de faire un rendez-vous annuel dédié au retail et à la franchise en Afrique,
- 47:50il y a un besoin le marché est en constante évolution,
- 47:54enfin vraiment émergent,
- 47:56donc on peut imaginer que l'année prochaine on aura encore de nouveaux pays,
- 47:59de nouvelles marques,
- 48:00donc oui c'est la première édition,
- 48:02mais l'idée c'est vraiment de construire un rendez-vous annuel.
- 48:05Est-ce que tu peux nous parler du déroulement de cet événement,
- 48:08de ce forum ?
- 48:10Qu'est-ce qu'on peut attendre en tant que public si on participe à cet événement-là ?
- 48:16Déjà,
- 48:16Ramatha,
- 48:17l'événement n'est pas ouvert au public en tant que tel.
- 48:19Je sais que tu as dit public au sens générique,
- 48:21mais c'est vraiment un événement qu'on veut concret,
- 48:23n'est-ce pas ?
- 48:24Donc,
- 48:25sont attendus les enseignes qui viennent parler de leur expansion en Afrique,
- 48:30sont attendus les distributeurs,
- 48:33distributeurs qu'on peut appeler aussi master franchisés,
- 48:35qu'on peut appeler franchisés,
- 48:37qu'on peut appeler partenaires locaux.
- 48:40Donc,
- 48:40un,
- 48:40les enseignes,
- 48:41deux,
- 48:42les distributeurs africains.
- 48:44Là,
- 48:45c'est les deux populations qu'on attend.
- 48:47Ensuite,
- 48:48bien sûr,
- 48:49on aura des sponsors et partenaires qui font aussi partie de cette chaîne de valeur vers justement le business en Afrique.
- 48:56Donc,
- 48:56on aura…
- 48:57des logisticiens et des banques parce qu'ils font vraiment partie présente du business.
- 49:02À un moment donné,
- 49:03tu veux t'exporter vers l'Afrique,
- 49:06voilà,
- 49:06t'as pas un logisticien digne de ce nom,
- 49:08bon,
- 49:09c'est compliqué.
- 49:10Tu veux,
- 49:10t'es un distributeur africain et tu veux financer un projet,
- 49:14voilà,
- 49:15c'est quand même intéressant d'avoir des banques.
- 49:17Donc,
- 49:17voilà.
- 49:17Donc,
- 49:19c'est l'idée,
- 49:20c'est d'avoir vraiment de manière très sharp distributeurs,
- 49:24enseignes,
- 49:25et puis les différents prestataires qui interviennent dans la chaîne de valeur.
- 49:29On réfléchira peut-être à ouvrir au public,
- 49:32à ouvrir à d'autres prestataires.
- 49:34On a des agences qui nous ont demandé d'être présents,
- 49:37que ce soit de pubs,
- 49:38de conseils,
- 49:39même sur le retail,
- 49:41etc.
- 49:41Mais c'est vrai que pour la première édition,
- 49:43on veut vraiment que ce soit un événement hyper concret,
- 49:47à haute valeur ajoutée pour les participants,
- 49:50qui reparte avec des prospects très qualifiés.
- 49:56Et que limite,
- 49:57ils signent des NDS sur place,
- 49:58des contrats de confidentialité,
- 50:00limite qu'ils les signent sur place.
- 50:01C'est pour ça qu'on ne voudrait pas,
- 50:03je n'ai pas envie de dire le mot polluer,
- 50:04mais on ne voudrait pas ouvrir à d'autres populations pour la première édition parce qu'on veut vraiment que ce forum se distingue par son caractère hyper concret.
- 50:12Désolée,
- 50:13je dis ce mot tout le temps,
- 50:14pardon,
- 50:15mais on va dire pragmatique.
- 50:17On veut une programmation pragmatique.
- 50:19Non,
- 50:19mais en fait,
- 50:20quand tu fais du branding,
- 50:21une fois que tu as choisi le nom de ton business,
- 50:23c'est normal que tu le dises tout le temps.
- 50:24Ce serait dommage que tu ne le prononces pas.
- 50:25Tu vois,
- 50:26ta boîte,
- 50:26ça s'appelle Concrétise.
- 50:27Bon,
- 50:27à chaque fois que tu peux placer le mot,
- 50:29il faut le placer.
- 50:31Ce qu'on comprend,
- 50:32effectivement,
- 50:32c'est un événement business to business qui est réservé aux professionnels.
- 50:35Et là,
- 50:35tu as indiqué les différentes populations qui seront présentes.
- 50:38Donc,
- 50:38effectivement,
- 50:38c'est pour signer des deals de manière concrète.
- 50:42Ça se déroule sur une journée.
- 50:44Tout à fait,
- 50:45ça se déroule sur une journée Ramata pour cette première édition,
- 50:47n'est-ce pas ?
- 50:48Il y en aura peut-être d'autres.
- 50:49En tout cas,
- 50:49pour cette première édition,
- 50:50c'est sur une journée.
- 50:52L'idée,
- 50:53c'est que,
- 50:54donc je te la fais,
- 50:55voilà,
- 50:55j'essaie de la faire courte,
- 50:57c'est trois conférences.
- 50:59Donc,
- 50:59c'est des conférences vraiment qui vont nous immerger dans le potentiel du continent africain.
- 51:04Il y a une conférence très macro sur le continent africain,
- 51:07une conférence qui va être donnée par notre partenaire Sagacy Research sur la consommation et l'essor du retail.
- 51:14en Afrique.
- 51:15C'est vraiment une étude de marché sur le potentiel consommation et retail du continent.
- 51:20Ensuite,
- 51:20on aura une conférence de Eurelia qui va décrypter le paysage commercial de villes émergentes en Afrique.
- 51:27Eurelia fait aussi des études de marché,
- 51:30des études de paysages commerciaux.
- 51:31Donc,
- 51:32ils vont décrypter une ou deux villes émergentes en Afrique.
- 51:38Nous aurons deux tables rondes.
- 51:40Donc,
- 51:40Donc,
- 51:40deux tables rondes.
- 51:41Une première table ronde sur les défis et opportunités des franchises et de l'essor du retail en Afrique.
- 51:46Donc là,
- 51:46on aura des professionnels qui vont venir échanger sur leurs défis et leurs opportunités.
- 51:51Et puis,
- 51:53la deuxième table ronde,
- 51:54c'est sur la RSE et le sourcing éthique.
- 51:57Comment aujourd'hui est un retailer responsable en Afrique ?
- 52:01Donc,
- 52:01trois conférences,
- 52:03deux tables rondes,
- 52:04le cocktail de Génator,
- 52:05le fameux,
- 52:06et puis l'après-midi sous un format salon où les enseignes tiennent des stands.
- 52:10et les distributeurs font leur rendez-vous B2B avec ces enseignes.
- 52:15Très bien,
- 52:15super.
- 52:16Merci.
- 52:16Donc du coup,
- 52:17pour une journée,
- 52:17ça fait un programme quand même assez chargé.
- 52:20Est-ce que les rendez-vous entre les marques et les distributeurs,
- 52:23vous allez faire en sorte qu'ils soient organisés en amont ou ça va se faire de manière spontanée sur place ?
- 52:29Oui,
- 52:29ce sera hybride,
- 52:30ce sera vraiment hybride.
- 52:31On veut quand même qu'il y ait de la spontanéité parce que parfois,
- 52:34un distributeur,
- 52:35il peut découvrir une marque le jour J.
- 52:37On peut découvrir une marque le jour J et dire,
- 52:38ah,
- 52:38mais tiens,
- 52:39je ne connais pas,
- 52:39j'y vais,
- 52:39etc.
- 52:40Mais on va faire en sorte,
- 52:41effectivement,
- 52:42que certains rendez-vous soient déjà programmés pour être sûrs qu'ils ne se ratent pas.
- 52:46Ayant des ambitions communes,
- 52:47on va...
- 52:48Et puis,
- 52:48on a aussi des,
- 52:49entre guillemets,
- 52:50des briefs.
- 52:51On a des enseignes qui nous disent,
- 52:52voilà,
- 52:52moi,
- 52:52je veux plutôt aller dans tel pays.
- 52:54On a des distributeurs qui nous disent,
- 52:55moi,
- 52:55je cherche telle enseigne.
- 52:56Donc,
- 52:56on va faire en sorte qu'ils se rencontrent.
- 52:58Mais on va aussi laisser place à la spontanéité.
- 53:01Très bien.
- 53:02Est-ce qu'on a...
- 53:03Donc là,
- 53:03tu parles,
- 53:04c'est vraiment business.
- 53:05Ça se passe à la Chambre de commerce de Paris.
- 53:07Est-ce qu'il y a des ambassadeurs africains ou des autorités politiques ou économiques africaines qui sont là,
- 53:15qui soutiennent cet événement ou pas du tout ?
- 53:18C'est une excellente question,
- 53:19Lamatha.
- 53:20Malheureusement,
- 53:20je ne peux pas encore te dire dans quelques jours.
- 53:22Bon,
- 53:23après le podcast,
- 53:26on pourra updater et il faudra suivre sur LinkedIn.
- 53:29Oui,
- 53:29on aimerait mettre un pays à l'honneur.
- 53:31C'est en cours de discussion.
- 53:33Et effectivement,
- 53:34si c'est confirmé.
- 53:35L'idée,
- 53:36ce serait effectivement d'avoir le mot d'ouverture par un ambassadeur,
- 53:40un officiel de ce pays-là,
- 53:42d'avoir aussi et également le pays en question qui interviendrait sur une table ronde pour parler des opportunités qu'on pourrait y trouver en investissant dans ce pays,
- 53:51en venant en tant qu'enseigne et même investisseur régional dans ce pays.
- 53:56Donc oui,
- 53:56l'idée,
- 53:57c'est de le faire,
- 53:57mais c'est de l'ouvrir qu'à un seul pays.
- 53:59Alors,
- 53:59on ne dirait pas non à d'autres officiels qui voudraient venir,
- 54:02bien sûr,
- 54:02Mais l'idée,
- 54:03c'est vraiment d'avoir...
- 54:04un pays à l'honneur qu'on décrypterait à travers différents touchpoints tout au long de la journée et effectivement,
- 54:11ça voudrait dire que certains politiques seraient là du pays en question.
- 54:14Malheureusement,
- 54:15ce n'est pas encore confirmé.
- 54:17On ne veut pas se porter l'œil comme on dit donc on attend un petit peu la confirmation de ce pays-là et puis on communiquera sur LinkedIn en ce sens.
- 54:25Par contre,
- 54:25on a des...
- 54:26On a des sponsors qui sont en cours aussi de confirmation.
- 54:31Certains sont déjà confirmés,
- 54:32comme Canal+,
- 54:33Impact.
- 54:34Canal+,
- 54:34Impact,
- 54:34c'est super intéressant.
- 54:36Ayant bossé chez Canal+,
- 54:37Canal+,
- 54:38même si ça ne se définisse pas comme tel,
- 54:39c'est d'abord un télécom,
- 54:40c'est un retailer.
- 54:41Ayant des points de vente sur le continent,
- 54:43et puis des points de vente qui sont remplis,
- 54:47c'est un retailer sur le continent en tant que tel.
- 54:49C'est du retail Canal+,
- 54:50en Afrique,
- 54:51puisque c'est dans un concept boutique.
- 54:53Et ce qui est super intéressant avec Canal,
- 54:54moi j'y travaillais il y a dix ans,
- 54:57c'était des distributeurs,
- 54:58c'était des partenaires qui avaient le business Canal en Afrique.
- 55:01Aujourd'hui ce sont des succursales,
- 55:02ce sont des filiales,
- 55:04mais c'est intéressant de voir que le groupe est passé de distributeur,
- 55:09ce serait l'équivalent d'un franchisé dans le retail,
- 55:12pré-table,
- 55:12beauté,
- 55:13donc il est passé de distributeur à succursale,
- 55:15et aujourd'hui Canal est très impliqué dans le social.
- 55:18Donc c'est vrai qu'ils viennent aussi nous expliquer leur plateforme Canal Plus Impact.
- 55:22Et comment aujourd'hui,
- 55:23ils sont passés de retailers confirmés à contributeurs sociaux acharnés.
- 55:28Donc,
- 55:28ils viennent présenter leur plateforme Canal Plus Impact pour monter aussi des projets RSE avec les différents acteurs qui seront là sur le continent africain.
- 55:37Donc,
- 55:37on est très content de ce partenariat-là et on est très content qu'ils donnent le là sur les sujets de RSE.
- 55:43Très bien.
- 55:44Écoute,
- 55:44merci beaucoup pour toutes ces infos.
- 55:46Est-ce que tu peux nous partager,
- 55:48du coup,
- 55:50le prix ?
- 55:52Les conditions d'accès,
- 55:52on comprend que c'est un événement B2B,
- 55:54donc il faut être un professionnel.
- 55:56J'imagine que c'est un événement payant.
- 55:57C'est un événement payant.
- 55:59Le badge accès complet,
- 56:02à ce que je t'ai dit plus tôt,
- 56:03coûte 390 euros et ça donne accès à toute la journée et bien sûr au contact direct avec les services internationaux des enseignes qui seront présentes.
- 56:12Aujourd'hui,
- 56:12on a de très belles confirmations d'enseignes qui seront présentes.
- 56:16On a le groupe Casino avec Monoprix,
- 56:18Franprix.
- 56:19On a
- 56:20Yves Rocher.
- 56:21la haute.
- 56:21Kiko Milano qui cartonne et qui est passé numéro un au Golfe et qui a des ambitions également sur l'Afrique.
- 56:27On a Kiabi qui est déjà en Afrique,
- 56:29mais qui continue son expansion.
- 56:31On a un meublement déco,
- 56:33on va avoir Gauthier.
- 56:35On va également avoir Jiffy.
- 56:37On a vraiment de très belles enseignes qui sont leaders de leur domaine,
- 56:39qui seront sur Afritail.
- 56:41Et on encourage vraiment,
- 56:42comme tu disais,
- 56:43ces distributeurs,
- 56:45investisseurs ou wannabes franchisés Afrique à venir sur le forum.
- 56:51et à prendre leur badge pour avoir accès à cette matinée d'immersion,
- 56:55ce cocktail déjeunatoire et cet après-midi de rendez-vous B2B.
- 56:59Très bien,
- 57:00écoute,
- 57:00merci.
- 57:00On a une vision large de l'ambition de cet événement.
- 57:04Est-ce qu'en fait,
- 57:05dans la construction de cet événement-là,
- 57:08tu avais des références d'événements similaires,
- 57:12équivalents ailleurs ?
- 57:14Quand vous avez commencé à réfléchir à ça avec Eurelia et Procos,
- 57:17en fait,
- 57:18vous aviez l'ambition d'avoir quelque chose de similaire à quelque chose d'existant ou c'est vraiment un format qui est nouveau en fait ?
- 57:29Ça reste quand même un format inédit au sens où il y a une verticale claire,
- 57:34Afrique Retail,
- 57:35on ne pouvait pas mieux,
- 57:37on n'a pas été chercher loin,
- 57:38on a appelé ça Afretail.
- 57:40Donc,
- 57:40ça reste quand même une verticale hyper,
- 57:44je ne vais pas dire niche,
- 57:44parce que le retail est en train d'émerger,
- 57:46mais en tout cas spécifique.
- 57:48Donc,
- 57:48je crois que c'est assez innovant de par sa spécificité.
- 57:52Bien sûr qu'on a les grands événements qu'on connaît,
- 57:54Ambition Africa,
- 57:56sur lequel j'ai été...
- 57:58sur lequel,
- 57:59non pas du tout organisatrice,
- 58:00non,
- 58:01mais sur lequel j'ai été panéliste deux fois,
- 58:04qui est fait à Bercy par le ministère de l'Intérieur ou de l'Économie,
- 58:10je ne sais plus,
- 58:11mais en tout cas qui est un événement public.
- 58:13On a
- 58:14Business Africa,
- 58:15qui est plutôt B2C,
- 58:17où là c'est vraiment la diaspora africaine qui est invitée à parler business pendant deux jours,
- 58:21qui est fait par Régis.
- 58:23Donc j'ai ces événements en tête,
- 58:25qui sont de gros événements,
- 58:26qui sont
- 58:26très bien organisées avec des programmations riches.
- 58:31Nous,
- 58:31c'est vrai que c'est B2B.
- 58:33On ne veut pas forcément l'ouvrir au B2C.
- 58:36Encore une fois,
- 58:36on veut que ce soit à haute valeur ajoutée et très qualifié pour les participants.
- 58:42Et je ne dis pas que ce n'est pas le cas quand ça ne l'est pas,
- 58:44mais au moins d'être sûr qu'on parle du même sujet,
- 58:46ça facilite les choses.
- 58:48Et puis,
- 58:49après,
- 58:49il y a des salons de diaspora qui sont très bien.
- 58:51Moi,
- 58:51j'avais été à
- 58:52EMBO à Paris,
- 58:53qui est le salon de la diaspora camerounaise.
- 58:56J'avais été l'an dernier,
- 58:57c'est un salon qui m'a beaucoup inspirée de par son organisation vraiment optimale,
- 59:04de cette niche aussi,
- 59:05bon pas niche parce que les Camerounais en France sont nombreux,
- 59:08mais en tout cas de prendre la verticale d'un pays,
- 59:11j'ai trouvé ça très intéressant.
- 59:13Donc,
- 59:13moi,
- 59:13il y a plein de salons qui m'inspirent ici et là.
- 59:16Mais c'est vrai qu'il y a le salon du monde arabe qui va être organisé le mois prochain et qui est aussi une belle…
- 59:25Une belle réponse aussi de cette organisation Arabo Amazir sur les sujets sociaux.
- 59:30Donc,
- 59:30il y a plein de salons qui existent.
- 59:31Il y a le CEO Forum,
- 59:32si jamais on veut aussi regarder les leaders du domaine.
- 59:37Mais le salon que nous on organise,
- 59:39il est vraiment différent en ce qu'il est très spécifique.
- 59:44Et c'est là où on est très content,
- 59:45c'est qu'on sait que tout le monde a parlé du même sujet.
- 59:47Tout le monde vient pour le même sujet.
- 59:49Les distributeurs africains qui veulent des nouvelles franchises,
- 59:52les enseignes et franchises.
- 59:54internationales qui veulent s'implanter en Afrique.
- 59:57Voilà.
- 59:58Après,
- 59:58il y avait des rencontres internationales qui existaient,
- 1:00:00mais malheureusement,
- 1:00:01dans ces rencontres qui existent,
- 1:00:02je veux dire,
- 1:00:03du domaine de la distribution,
- 1:00:05malheureusement,
- 1:00:05l'Afrique n'est pas toujours écoutée.
- 1:00:07Voilà.
- 1:00:08Si on est très honnête,
- 1:00:09le salon de la franchise existe,
- 1:00:10mais voilà,
- 1:00:11ce n'est pas forcément là où on va écouter les ambitions des distributeurs africains.
- 1:00:17Il y a forcément le TFWA,
- 1:00:19moi,
- 1:00:19qui était dans mon domaine,
- 1:00:20qui est travel retail,
- 1:00:21avec aussi une dynamique très luxe,
- 1:00:23très beauté.
- 1:00:24Pareil,
- 1:00:24on peut rencontrer de très beaux franchisés africains,
- 1:00:28mais du coup,
- 1:00:28ce n'est pas ouvert auprès d'apporter,
- 1:00:29ce n'est pas ouvert à la restauration,
- 1:00:34ce n'est pas ouvert à la décoration,
- 1:00:35c'est très beauté.
- 1:00:36Donc voilà,
- 1:00:37de se dire qu'on est multisecteur,
- 1:00:39mais Afrique,
- 1:00:41et retail,
- 1:00:41ça n'existait pas.
- 1:00:44Très bien,
- 1:00:44donc il y a vraiment une volonté d'apporter quelque chose de nouveau dans un environnement dans lequel...
- 1:00:49Il y a différents acteurs,
- 1:00:50mais chacun prend une verticale.
- 1:00:52Et là,
- 1:00:52l'idée,
- 1:00:52c'était vraiment d'occuper un espace finalement dans lequel il y avait énormément d'informel.
- 1:00:59En fait,
- 1:00:59les gens se contactaient directement,
- 1:01:00mais il n'y avait pas d'événements qui permettent à tout le monde de se retrouver.
- 1:01:03Et pour le coup,
- 1:01:06je pense que c'est une super belle initiative et qui sera,
- 1:01:10je pense,
- 1:01:11couronnée de succès parce qu'il y avait vraiment un besoin.
- 1:01:14En fait,
- 1:01:15comme je te disais,
- 1:01:16Ramata,
- 1:01:16ce n'était pas l'idée de se dire « si on organisait quelque chose,
- 1:01:19qu'est-ce qu'on peut faire ?
- 1:01:20On aimerait bien avoir une actu. »
- 1:01:21Non,
- 1:01:21c'était l'inverse.
- 1:01:22« Ah,
- 1:01:22mais on a tous ces gens qui veulent se rencontrer.
- 1:01:24Bon,
- 1:01:25ok,
- 1:01:25alors faisons un salon. »
- 1:01:27Donc,
- 1:01:28en fait,
- 1:01:28à force d'avoir toutes ces sollicitations,
- 1:01:29j'en parlais à une amie une fois,
- 1:01:31elle me dit « mais j'ai plein d'enseignes qui veulent aller en Afrique et à côté de ça,
- 1:01:35j'ai plein de distributeurs qui veulent des nouvelles enseignes. »
- 1:01:38Elle me dit « mais il faudrait faire un salon. »
- 1:01:39Je dis « ben,
- 1:01:40ce n'est pas bête. »
- 1:01:41Donc,
- 1:01:41voilà,
- 1:01:41en fait,
- 1:01:42ça s'est vraiment imposé.
- 1:01:43comme ça.
- 1:01:44Donc,
- 1:01:44c'est assez naturel d'organiser ce salon,
- 1:01:47parce que c'est un besoin du marché.
- 1:01:49Très bien.
- 1:01:50Écoute,
- 1:01:51je pense qu'on a fait à peu près le tour,
- 1:01:55en fait,
- 1:01:55à la fin de ton parcours et de tes ambitions pour Concretiz et pour
- 1:02:00Afreytale.
- 1:02:02Moi, l'idée,
- 1:02:02en tout cas,
- 1:02:02c'était de faire le point sur,
- 1:02:04effectivement,
- 1:02:05les opportunités de développement sur le continent.
- 1:02:09Pour faire le lien,
- 1:02:10en tout cas,
- 1:02:10avec moi,
- 1:02:11ma verticale qui est plutôt mode,
- 1:02:12à travers cet événement,
- 1:02:14il va y avoir forcément des marques de prêt-à-porter,
- 1:02:17des marques de mode qui vont être présentes.
- 1:02:19des marques françaises qui sont implantées déjà aujourd'hui sur le continent africain.
- 1:02:25Et donc,
- 1:02:26ça va être intéressant pour moi de participer,
- 1:02:29je dirais,
- 1:02:29en tant que média pour pouvoir voir un peu quelles sont les perspectives et les opportunités de développement sur le côté mode,
- 1:02:34mais aussi d'avoir cette vision plus large de quelles sont les opportunités de développement sur le continent,
- 1:02:40parce qu'encore une fois,
- 1:02:41c'est souvent peu visible,
- 1:02:44mal raconté,
- 1:02:45et on l'envisage peut-être parfois avec beaucoup de...
- 1:02:49de pincettes et des peurs qui ne sont pas forcément réalistes et en phase avec la réalité de ce qui se passe sur les territoires.
- 1:02:56Donc,
- 1:02:57c'est important d'avoir un profil comme le tien pour pouvoir nous partager des réalités terrain positives et réalistes.
- 1:03:05Positives dans le sens où il y a des opportunités,
- 1:03:07réalistes dans le sens où il faut travailler.
- 1:03:09En fait,
- 1:03:09ça ne va pas être facile de se développer en Afrique,
- 1:03:14mais il y a de vraies opportunités à créer des choses qui fonctionnent.
- 1:03:18Tout à fait,
- 1:03:19Ramatha.
- 1:03:19Tout à fait,
- 1:03:20d'autant que sur la table ronde impact social et sourcing éthique,
- 1:03:26ça va être hyper intéressant parce qu'il y a des marques de prêt-à-porter notamment qui vont parler de leur stratégie made in Africa.
- 1:03:33Maintenant,
- 1:03:33ça se fait aussi dans ce sens-là.
- 1:03:35Les marques internationales qui commencent à produire en Afrique,
- 1:03:37c'est quelque chose de fort.
- 1:03:38Je ne te dévoile pas tout,
- 1:03:39tu sauras tout le 28 juin 2024.
- 1:03:42Mais voilà,
- 1:03:43c'est aussi intéressant dans ton domaine qui est la mode de se dire aujourd'hui,
- 1:03:46ce n'est pas simplement…
- 1:03:48soit des marques africaines qui font du Made in Africa,
- 1:03:53qui s'adressent à l'Europe ou même à l'Afrique,
- 1:03:55ou à l'inverse,
- 1:03:56des marques internationales qui font du Made in Asie et qui s'adressent à l'Europe et à l'Afrique.
- 1:04:00Mais c'est de se dire aujourd'hui comment une marque internationale peut faire du Made in Africa.
- 1:04:04Donc,
- 1:04:04c'est une marque internationale qui fait du Made in Africa,
- 1:04:05mais qui s'adresse au reste du monde.
- 1:04:07Donc,
- 1:04:07ça,
- 1:04:07c'est super intéressant.
- 1:04:10Et c'est des dynamiques qui sont vraiment en train d'émerger.
- 1:04:13Et je n'en dis pas plus,
- 1:04:14mais le pays à l'honneur en question,
- 1:04:16peut-être en parlera.
- 1:04:17Mais bon.
- 1:04:18Voilà,
- 1:04:18moi aussi.
- 1:04:20Ok,
- 1:04:20très bien.
- 1:04:20Écoute,
- 1:04:21tu nous as mis plein d'éléments.
- 1:04:25Tu as fait un bon teasing digne d'une série Netflix.
- 1:04:27Donc là,
- 1:04:28en fait,
- 1:04:29on sera au taquet pour le 28 juin 2024.
- 1:04:33Et je pense qu'il y aura probablement un autre épisode de podcast ou en tout cas une interview écrite avec un débrief des éléments de l'événement pour ceux qui ne pourraient pas y assister,
- 1:04:43notamment qui seraient intéressés par les sujets,
- 1:04:45mais qui ne font pas partie du...
- 1:04:47public en fait de professionnels.
- 1:04:49Je pense que ce sera intéressant de faire un débrief de certains éléments qui peuvent quand même intéresser l'audience.
- 1:04:54Bien sûr,
- 1:04:55avec grand plaisir.
- 1:04:56Très bien,
- 1:04:57j'ai été ravie de partager ce moment avec toi et d'en savoir plus sur ton parcours et sur tes différentes initiatives.
- 1:05:03Et on se retrouve le 28 pour le salon à Freetail.
- 1:05:07Merci beaucoup Ramatha,
- 1:05:08à très vite.
- 1:05:09Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout.
- 1:05:11J'espère que cette interview vous a plu.
- 1:05:13Pour soutenir mon initiative et donner de la portée au message des créateurs du continent,
- 1:05:18je vous propose trois actions.
- 1:05:20Abonnez-vous sur Spotify ou Apple,
- 1:05:23partagez l'épisode à trois de vos amis,
- 1:05:26prenez le temps d'évaluer le podcast et de mettre 5 étoiles.
- 1:05:30Merci encore et à très vite en Afrique ou ailleurs.