Latest / Les invités de Radio des Ballons / "Meurtre à Bussang" ‐ avant 1ère aux varietés du Thillot
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- Hervé Balec, tu es producteur d'un film qui s'est tourné à Bussan je crois et aujourd'hui vous êtes au CIO au cinéma des variétés, mais quel est ce film ? Alors c'est un téléfilm pour France 3, c'est dans la collection des Meurtras, ça s'appelle Meurtres dans les Vosges, c'est écrit par Vincent Solignac, réalisé par Didier Bivelle et dans le casting principal on a Selma Couchy et Pierre-François-Martin Laval, plus connu sous le nom de Pef, et donc on est dans l'exercice du Woudounit, qu'est-ce que c'est le Woudounit ? Eh bien c'est des meurtres qui ont lieu et un duo d'enquêteurs va devoir découvrir qui sont les meurtriers. Rapidement, la collection des Meurtras, ça met en avant le patrimoine, donc toujours mettre en avant une région française par rapport à une légende de cette région et en même temps d'avoir cette enquête qui a lieu sur le territoire. Et on est aussi en présence du scénariste ? Oui, le scénariste émérite et c'est mignon, Vincent Solignac. Alors Vincent, un petit mot sur le scénario ? Alors le scénario, il en a parlé, il y a la règle des meurtras, donc avec plusieurs suspects, plusieurs crimes, etc. Mais moi, quand on m'a proposé d'écrire un meurtra, j'ai tout de suite pensé au Vosges et j'ai pensé au Théâtre de Busson, parce que j'y étais venu il y a 30 ans pour tourner un documentaire et j'avais été absolument ébloui par ce théâtre, je l'avais trouvé très beau avec les deux portes du fond qui s'ouvraient sur la nature et je me suis dit, un jour je ferai quelque chose à cet endroit. Et donc, quand on m'a proposé d'écrire un meurtrage, j'ai dit, on tire, on va faire ça dans les Vosges à Busson et le meurtre va avoir lieu sur scène au début du film. Et après, on ouvre les portes et puis le protagoniste principal, enfin, c'est pas le protagoniste principal, mais la première victime meurt dans la forêt et revient sur scène en sang. Oui, sans tout dévoiler, c'est en grand ligne. Il est mort. Si on peut dire qu'il est mort, parce que s'il ne meurt pas, il n'y a pas de film. Je suis entièrement d'accord, mais pour la suite du film, pour la suite du film. Alors la suite du film, les gendarmes ont un peu tâtonné, ils cherchent, mais ils ont fini par trouver le coupable. Mais je ne vous dirai pas qui est le coupable. Et le coupable, c'est l'acteur qui est à côté de moi ? On ne vous le dira pas, on ne vous le dira pas. Mais oui, mais il arrive. Donc l'acteur se présente déjà. Alors, bien sûr. Voilà. Je viens de Menton, mais dans la vraie vie, je viens de Marseille. Je suis Pierre-François-Martin Laval. Et voilà, c'est vrai que je vais enquêter avec une flic du coin qui s'appelle Selma Couchy, qui était en vacances chez ses parents dans la région près de Buissant. Et j'ai adoré faire ce tournage parce que j'ai découvert cette région qui est magnifique, dans laquelle j'ai fait beaucoup de footing, aussi bien dans la vallée que sur les montagnes en haut. Et puis aussi le rôle que m'ont confié le réalisateur et Hervé Bélec, qui est très, très loin de ce que je fais d'habitude, puisque je faisais des sketchs avec les Robins des Bois. Et là, j'ai pu incarner un gendarme très froid et qui ne parle pas beaucoup. Le réalisateur est Didier Bivelle, qui ne peut malheureusement pas être là ce soir. Et qui est Didier Bivelle ? Didier Bivelle est un réalisateur émérite qui travaille beaucoup en télé. Moi, je veux juste remercier France TV qui a commandé ce téléfilm, ainsi que la région Grand Est et le département des Vosges, également la ville de Bussan, tous les partenaires. J'en oublie certains, mais merci à eux pour que ce projet ait pu avoir le jour. Et pourquoi cette avant-première au cinéma du Thiau ? Parce que ça fait toujours plaisir de montrer, on va dire, aux gens locaux où on a tourné le fruit du travail. Et puis, c'est plaisant de revenir, on va dire, non pas sur le lieu du crime, mais le lieu du tournage pour pouvoir montrer ça à tout le monde. C'est intéressant pour les techniciens, les figurants, tous les partenaires divers et variés. Et puis, notamment pour les gens de la région et du département. Et là, vous êtes quatre, donc il y a aussi une nommée Selma. Donc, quel est son rôle ? Bonjour, donc Selma Kouchi, je suis le personnage de Neymar dans le film. Et je vais former un duo d'enquêteurs avec Monsieur Peff, ici présent. Ça a été une très, très belle aventure avec un texte très beau et très intéressant, écrit par Vincent. Parce que c'était un personnage à la fois dans l'enquête. En fait, moi, mon personnage vit à Paris, mais est d'origine originaire des Vosges. Et donc, je viens en vacances chez mes parents, tout simplement. Et il va s'avérer qu'il y a un meurtre pendant que je suis là. Et comme j'ai quand même un esprit professionnel très poussé, je ne peux pas m'empêcher d'aller un peu traîner pour savoir qu'est-ce qui se passe autour de ce meurtre. Et du coup, je vais un petit peu arriver sur l'enquête et être confronté à mon partenaire, Peff. Et ça a été un vrai plaisir de mener cette enquête avec lui. Surtout l'organisme, sur la production, sur les acteurs. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui aurait, dans ses aïeux, des origines à Busserand ? Non, mais je sais que l'auteur, Vincent, s'est vraiment inspiré de... En fait, ce qui m'a toujours fasciné, c'est l'histoire des Potchères. C'est le théâtre du peuple à Busserand qui a été créé à la fin du 19e siècle par un ancêtre, d'ailleurs de Frédéric Potchère, qui était un grand chroniqueur judiciaire, très célèbre. Et donc, il avait épousé une comédienne de la comédie française qui l'avait emmenée ici et elle a fait faire du théâtre aux ouvriers de l'entreprise de son mari. Et c'est comme ça qu'ils ont créé le théâtre du peuple. C'était des capitalistes très à gauche et très à droite. C'est exact. Ils étaient très à gauche et très à droite. Et ils faisaient des couverts aussi. Et une petite question qui peut être importante quand même pour les auditeurs, ça va passer quand sur France Télévisions ? On ne sait jamais la programmation parce qu'ils ont des stratégies de programmation où on nous annonce ça trois semaines ou un mois avant. Je parle sous le contrôle d'Hervé Bellec, le producteur. Et parce que ces histoires de concurrence entre chaînes, ils n'annoncent jamais trop à l'avance les programmations. Je vais vous faire un cadeau parce que vraiment, je me sens bien dans cette région. Je vous le dis, je pense que ça va passer cette année. Ça va, il ne reste plus que deux mois.