Latest / Africa Fashion Tour / Richmond Koffi, parfumeur ivoirien primé
Transcript
- 0:00Le parfum,
- 0:00c'est la vie,
- 0:02donc il faut la partager avec joie et il faut en profiter parce que l'entrepreneuriat ou tout le reste,
- 0:13il y a tellement de sujets dont on n'a pas le temps de pouvoir débattre maintenant.
- 0:18Mais j'aimerais que chacun de tous les auditeurs et toutes les personnes qui vont suivre l'émission puissent prendre un petit moment et puis partager la vie.
- 0:29Et la vie pour moi,
- 0:30c'est le parfum.
- 0:31Et surtout,
- 0:33je suis situé,
- 0:34parce que c'est très important aussi,
- 0:36je suis situé à Bijan,
- 0:38à Anglais Star
- 0:399A. En même temps,
- 0:40je bouge partout dans le monde.
- 0:41Donc,
- 0:42vous avez la possibilité de nous joindre aussi sur nos sites web,
- 0:47nos différents contacts,
- 0:50réseaux sociaux aussi,
- 0:51richecof ou encore richecof.com.
- 0:57Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:00Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 1:05Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:07Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:11responsables et ambitieux.
- 1:14Au fil des interviews,
- 1:15je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:22Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter
- 1:27un éventail de tissus,
- 1:28de savoir-faire et de créativité,
- 1:30trop souvent sous-représentés.
- 1:32Je suis Ramata Diallo.
- 1:34Je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:43En 2017,
- 1:44j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 1:46Et depuis,
- 1:47je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:53Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager
- 1:56au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 2:01Aujourd'hui,
- 2:02je suis en compagnie de Kofi Richemont,
- 2:04le créateur de la marque de parfum Richecoff.
- 2:07Il est basé en Côte d'Ivoire,
- 2:08à Abidjan,
- 2:09et a créé sa marque en 2016.
- 2:11Aujourd'hui,
- 2:11la marque est constituée de deux collections de parfums unisexes.
- 2:15J'ai invité Richemont pour qu'il puisse nous parler de son parcours et nous raconter l'histoire de sa marque de parfum.
- 2:21Bonjour Richemont,
- 2:22comment vas-tu ?
- 2:24Bonjour Amata,
- 2:25je vais très bien,
- 2:25merci.
- 2:27Je suis ravie de t'accueillir en direct d'Abidjan pour le podcast Africa Fashion Tour.
- 2:33On va commencer cette interview comme je le fais avec tous mes invités.
- 2:36Je vais te demander de te présenter.
- 2:38Merci ma chère Amata de m'inviter ici à ton podcast.
- 2:43C'est pour moi déjà quelque chose de très exceptionnel.
- 2:46Je suis Richemont Coffey,
- 2:47créateur parfumeur ivoirien.
- 2:52J'ai commencé mes activités en 2016.
- 2:55dans tout ce qui est parfum d'ambiance,
- 2:58c'est-à-dire création de logos olfactifs pour des entreprises et des particuliers également.
- 3:03Et petit à petit,
- 3:03on a fait du chemin jusqu'à ce qu'on lance une première collection en 2023,
- 3:09ensuite une nouvelle collection en 2024,
- 3:12et ensuite une nouvelle collection qui sort très prochainement,
- 3:17le mois prochain,
- 3:17le mois de mai.
- 3:19Très bien,
- 3:20super.
- 3:20Tu vas pouvoir nous parler en détail de...
- 3:24de cette marque et de ce projet.
- 3:26Pour commencer,
- 3:26j'ai envie de te demander,
- 3:28là tu nous parles directement de la marque.
- 3:30En 2016,
- 3:31tu faisais des parfums d'ambiance pour des entreprises et ensuite tu as créé ta propre marque.
- 3:35Comment est venu cet intérêt,
- 3:38cette passion pour le parfum ?
- 3:40Alors déjà,
- 3:41ce qu'il faut savoir,
- 3:41c'est que derrière la maison Richkoff,
- 3:44c'est toute une histoire de transmission.
- 3:48De base,
- 3:49ma mère est parfumeuse.
- 3:51Voilà.
- 3:51donc
- 3:53Elle faisait des parfums traditionnels à base de clous de girofle et du talc ancestral.
- 3:58Pour les sorties des jeunes filles chez le peuple Akan,
- 4:01puisque je suis de ce peuple-là,
- 4:04ainsi que pour les femmes nourrices.
- 4:08Donc les nourrices,
- 4:10ici à l'époque,
- 4:11quand elles allaitaient les enfants,
- 4:14elles utilisaient juste un morceau de paille ou de tissu pour pouvoir maintenir les seins,
- 4:19un peu comme un soutien.
- 4:21Et donc il y a le lait maternel qui coule et après qui finit toujours pas se fermenter et du coup qui dégage une mauvaise odeur.
- 4:29Donc la solution qu'elles avaient trouvé,
- 4:33mes grands-parents,
- 4:34ma grand-mère,
- 4:35ma mère,
- 4:36c'est de faire des colliers qui étaient trempés dans de l'eau de Cologne.
- 4:40Et ensuite à cause du côté absorption du talc traditionnel et ancestral.
- 4:47ça permettait de diffuser les effluves dans la maison et donc quand on venait voir la nourrice,
- 4:53on était accueillis par une belle ambiance.
- 4:54Donc l'idée c'était ça du coup.
- 4:57Les parfums faisaient partie de...
- 5:01de nos quotidiens à la maison,
- 5:03où j'ai grandi avec mon frère et ma soeur.
- 5:06Donc,
- 5:07tout le temps,
- 5:09on n'avait que ça autour de nous,
- 5:11et je pense que c'est ce qui a développé cette passion et cette Ausha,
- 5:15qui m'a poussé à aller du côté de Grasse,
- 5:19la capitale mondiale du parfum,
- 5:21pour m'acquérir des formations et surtout...
- 5:27de la connaissance de la science de la parfumerie afin de,
- 5:31non seulement conserver ce qu'on a,
- 5:32mais l'améliorer,
- 5:33le moderniser pour qu'il soit un produit accueilli par tout le monde entier en réalité.
- 5:40Merci pour cette introduction,
- 5:42du coup on comprend mieux.
- 5:43Toi en fait,
- 5:43tu as toujours baigné en réalité dans l'univers du parfum et c'est assez naturellement que tu es allé développer cette vocation.
- 5:51Donc tu évoquais ton passage à Grasse,
- 5:54combien de temps es-tu resté sur le parc ?
- 5:55place et quel a été l'apport de cette formation par rapport à toi,
- 6:00ce que tu avais déjà du fait de ton patrimoine familial ?
- 6:03Il faut dire que je suis resté à Graves pratiquement deux ans et demi.
- 6:09Mais de manière pas en permanence.
- 6:14Puisque je venais,
- 6:15je sortais souvent parce que j'avais déjà une entreprise qui fonctionnait ici.
- 6:19Donc durant cette période,
- 6:21ce que j'ai retenu,
- 6:23ce que grâce m'a apporté,
- 6:25c'est surtout le savoir-faire français,
- 6:29dans la délicatesse,
- 6:30dans le choix de matières premières,
- 6:31parce que j'ai intégré directement une manufacture.
- 6:33Et là-bas,
- 6:34j'étais avec un né,
- 6:36créateur parfumeur,
- 6:37M.
- 6:37Arnaud Fouré,
- 6:42qui m'a accepté tout de suite parce qu'il m'a fait faire une thèse de né amateur.
- 6:45Ça se fait dans le musée de Vramona.
- 6:49Donc on est parti et j'ai reçu le test de l'animateur DC-10.
- 6:52Je pense que c'est un progrès qui n'était pas arrivé depuis plus d'une décennie.
- 6:59Donc sorti de là,
- 7:01j'ai commencé à intégrer la manufacture et on a commencé les formations pratiques.
- 7:07Et ça en est suivi des formations théoriques aussi et également du marketing olfactif.
- 7:15Bon,
- 7:16là c'est le sensoriel qu'on touchait,
- 7:18principalement celui de l'olfactif.
- 7:20Donc c'est ce qui m'a permis de pouvoir développer des aptitudes dans la création d'identités olfactives,
- 7:25de logos olfactifs pour des entreprises.
- 7:29Et petit à petit,
- 7:32je me suis plongé tout de suite dans l'univers de la beauté,
- 7:36parce que c'est ce qui était vraiment demandé.
- 7:38Je réalisais un chiffre d'affaires important dans tout ce qui est parfum d'ambiance,
- 7:43vu que c'est avec du corporate.
- 7:45Mais pour les parfums d'ambiance,
- 7:48ça ne faisait pas vraiment de la publicité,
- 7:50ça ne faisait pas parler.
- 7:51Aujourd'hui,
- 7:51je suis sur le podcast.
- 7:53Je pense que c'est grâce aux parfums accessoires incontournables de beauté que je suis sorti.
- 7:59Et c'est ce qui a permis de me révéler et aussi de décrocher le fameux prix national d'excellence en tant que meilleur chef d'entreprise 2024.
- 8:08Wow,
- 8:09tu as un parcours assez impressionnant dans l'univers du parfum et on sent que c'est une expertise que tu as développée et déployée depuis tout petit.
- 8:19Et tu es allée chercher des compétences ailleurs qui ont été reconnues.
- 8:24Donc toi aujourd'hui,
- 8:25l'entreprise pour laquelle tu as gagné un prix,
- 8:28c'est à travers ton parfum
- 8:31Richecoff et c'est également à travers les parfums d'ambiance que tu crées pour les entreprises ?
- 8:36Bon,
- 8:36concrètement,
- 8:37c'est à travers tout ce qu'on a bien pu mener comme action,
- 8:39l'équipe et moi.
- 8:41Parce qu'il y a surtout les parfums,
- 8:44les parfums d'ambiance,
- 8:45parce que les références qu'on a aujourd'hui,
- 8:49c'est surtout dans plusieurs entreprises,
- 8:52les hôtels de Rénault,
- 8:53des Cinq Étoiles,
- 8:54et la majorité,
- 8:55la quasi-totalité des banques sont passées aux parfums grâce à notre structure.
- 9:01Et tout ça,
- 9:01ça nous a permis d'avoir quand même un chiffre d'affaires important.
- 9:05et aussi des références reconnues.
- 9:09Et tout ça dans l'acheminement des dossiers pour le concours pour les lauréats au prix d'excellence,
- 9:16ça a été de fort impact.
- 9:18Mais surtout le fait que les jurys ont réalisé qu'il y avait un Ivoirien qui faisait des parfums de beauté,
- 9:27mais pas n'importe quel parfum,
- 9:29mais des parfums de niche avec une qualité irréprochable.
- 9:34Et ça,
- 9:35tu peux faire non seulement du fait que le packaging est quand même assez important,
- 9:41et puis la qualité du parfum,
- 9:43que cela promettait vraiment de faire des talents locaux de véritables champions.
- 9:49Et je pense que c'est dans cette optique-là que je suis passé les autres candidats.
- 9:53Très bien.
- 9:54Alors,
- 9:54quand tu parles de parfum olfactif,
- 9:56tu dis que parmi tes clients,
- 9:57tu vas avoir des banques,
- 9:58tu vas avoir des hôtels.
- 10:01Aujourd'hui,
- 10:02c'est vraiment admis et entendu qu'à partir du moment où on a un espace dans lequel on accueille un client,
- 10:10il faut avoir une signature olfactive.
- 10:12Est-ce que ça...
- 10:14C'est facile de convaincre les entreprises qu'elles ont besoin de travailler leur signature olfactive ou est-ce que c'est encore quelque chose avec lequel il peut y avoir des difficultés et il y a des entreprises qui vont dire « je ne vois pas l'intérêt,
- 10:28ce n'est pas pertinent pour moi » .
- 10:31C'est très difficile déjà pour répondre vite à cette question,
- 10:34c'est très difficile.
- 10:35Ça a été difficile,
- 10:36on va le dire comme ça.
- 10:38Au départ,
- 10:39c'était un message qui ne passait pas forcément.
- 10:41mais quand on a trouvé le...
- 10:43le bon mot et le bon verbe,
- 10:45je pense qu'on a pu convaincre des particuliers déjà.
- 10:48Et l'expérience qu'ils vivaient chez eux à la maison,
- 10:51ils ont voulu le transporter en entreprise.
- 10:54Et c'est comme ça qu'on a fini par intégrer certaines entreprises.
- 10:58Mais alors,
- 10:59il faut rappeler que souvent,
- 11:01quand on arrive avec une idée innovatrice,
- 11:04on se met en rapport avec la direction marketing et communication générale de l'entreprise.
- 11:10qui eux sont les plus doués,
- 11:11donc qui ont toujours forcément des solutions avant tout le monde.
- 11:16Donc une fois qu'une proposition est sérieuse et arrive comme ça,
- 11:19en général ce n'est pas bien perçu par l'équipe marketing et communication.
- 11:25Et très souvent,
- 11:27on se voit nos offres régénérées parce que ce n'est pas une idée qu'ils maîtrisent,
- 11:33ou du moins ce n'est pas une idée dont ils ont entendu parler.
- 11:36Vu que le marketing olfactif est très récent,
- 11:38il y a 20 ans seulement en arrière,
- 11:40au niveau des États-Unis,
- 11:41seulement il est développé plus de 12 ans au niveau de la France,
- 11:45au niveau de l'Europe.
- 11:47Donc pour certains responsables marketing et tout,
- 11:53qui n'ont pas forcément une ouverture d'esprit sur ce volet-là,
- 11:57ils ne comprennent pas la valeur ajoutée que cela puisse apporter à leur entreprise.
- 12:01Mais au fur et à mesure des années,
- 12:04On a réussi à convaincre une entreprise qui a,
- 12:07vu que les entreprises ont toujours des visiteurs esthènes,
- 12:10donc quand ils visitent une entreprise et qu'ils constatent l'accueil,
- 12:15l'ambiance qui leur est sévère en accueil,
- 12:18tout de suite ils sont tentés par savoir ce qui s'est passé.
- 12:21Et c'est comme ça,
- 12:22de bouche à oreille,
- 12:23de recommandations en recommandations,
- 12:25on a fini par intégrer des cinémas dans notre groupe,
- 12:29on a intégré des banques,
- 12:30un laboratoire alimentaire.
- 12:32et même des multinationales,
- 12:33comme des grandes boîtes,
- 12:37UNESCO,
- 12:37FAO et tout ça.
- 12:39Donc aujourd'hui,
- 12:40ils sont passés au parfum.
- 12:42Et notre plus gros succès,
- 12:44c'était surtout avec l'Institut français,
- 12:48parce qu'il y a eu,
- 12:49sur les suivis,
- 12:50un reportage important,
- 12:52qui était question de pouvoir valoriser non seulement le savoir-faire local,
- 12:59et aussi...
- 13:02réaliser une signature un peu comme Francis Cudjan l'a fait pour Air France.
- 13:06Et ça s'appelait,
- 13:07je crois,
- 13:07AF01.
- 13:09Et ici,
- 13:09on a dû faire AFCI,
- 13:12je crois,
- 13:13non,
- 13:14IFSI,
- 13:14Institut français des Côtes d'Ivoire,
- 13:1601.
- 13:16Et pour moi,
- 13:17ça,
- 13:17ça a été quelque chose de très,
- 13:18très important.
- 13:19Très bien.
- 13:20Donc,
- 13:20c'est vraiment quelque part,
- 13:22tu as été un précurseur dans ce domaine-là.
- 13:26Et il a fallu faire ce travail de pédagogie pour expliquer l'intérêt et pour convaincre.
- 13:31pour après finalement se retrouver dans une situation où les gens ont compris et il y a des demandes entrantes.
- 13:39Exactement,
- 13:40les gens n'ont compris pas tous,
- 13:41mais on continue toujours de démarcher,
- 13:44d'expliquer,
- 13:44de sensibiliser.
- 13:46Et on a même demandé une habilitation au niveau du Fonds de développement de la formation professionnelle.
- 13:52Et par la grâce de Dieu,
- 13:53on a pu l'obtenir cette habilitation-là,
- 13:57pour permettre de pouvoir former,
- 13:58mais alors formellement.
- 14:01Donc que ce soit les entreprises et les startups qui développent aujourd'hui dans la cosmétique,
- 14:09afin de leur démontrer parfaitement l'impact que le parfum peut avoir sur le système limbique,
- 14:18du coup sur les émotions.
- 14:20Donc que ce soit pour impacter positivement le chiffre d'affaires ou pour créer l'intention de retour et tout le reste.
- 14:26Donc,
- 14:27je pense qu'il y a encore du chemin,
- 14:28mais...
- 14:30Notre vision à long terme n'est pas forcément à la Côte d'Ivoire,
- 14:33puisqu'on démarre d'ici,
- 14:34mais on va très loin.
- 14:35Donc,
- 14:36on est obligé de poursuivre toujours ces mêmes formations pédagogiques,
- 14:41ces mêmes assistances pour pouvoir permettre aux gens,
- 14:44que ce soit dans toute l'Afrique,
- 14:46ou même faire des signatures aussi au niveau de l'étranger,
- 14:51je dirais en Europe,
- 14:52aux États-Unis,
- 14:53pourquoi pas,
- 14:54apporter notre touche olfactive là-bas.
- 14:56Très bien,
- 14:57on va y venir justement.
- 14:59Tu es basée à Abidjan,
- 15:00tu as fait cette formation à Grave,
- 15:02donc je pense que tu voyages régulièrement à travers le monde,
- 15:04mais tu as choisi de rester à Abidjan pour développer ton business.
- 15:10Et ta marque aujourd'hui,
- 15:12elle a ses fondations en Afrique.
- 15:15Comment ça se passe,
- 15:16ta stratégie de communication et de développement en Afrique et en dehors du continent africain ?
- 15:25Ma stratégie,
- 15:25elle est au niveau de la Côte d'Ivoire déjà.
- 15:29Vu que,
- 15:30comme je l'ai dit tantôt,
- 15:31c'est les parfums qui m'ont révélé au grand public.
- 15:34En même temps,
- 15:35j'ai sorti des parfums...
- 15:38de petites productions,
- 15:39de niches je dirais.
- 15:41Donc la communication,
- 15:42elle est beaucoup plus discrète.
- 15:44Elle est beaucoup plus discrète,
- 15:46c'est quelque chose qui se chuchote autour d'une table.
- 15:49Bon,
- 15:50après c'est réservé quand même à certaines élites,
- 15:52au vu du coup qu'on a pratiqué et aussi de la qualité dont on a encapsulé dans les flacons.
- 15:58Maintenant,
- 15:59au niveau de l'Europe,
- 16:00on a des partenaires,
- 16:01on a une équipe qui travaille en ce moment sur plusieurs projets de distribution.
- 16:07que ce soit en France ou partout en Europe.
- 16:11Et également aussi,
- 16:12on a une autre équipe au niveau des États-Unis qui travaille du côté de Miami par rapport à la distribution et aussi au niveau de l'Afrique.
- 16:20Donc,
- 16:21on a plusieurs équipes comme ça qui sont considérées comme des agents,
- 16:25donc qui sont des partenaires avec qui nous échangeons et nous travaillons constamment pour pouvoir permettre l'expansion de...
- 16:36de la marque Rijkshof à travers le monde.
- 16:40Mais tout ça,
- 16:40comme je l'ai dit,
- 16:41on parle discrètement parce qu'on se prépare à affronter un gros challenge.
- 16:45Et donc,
- 16:46on communique de moins en moins au niveau de la Côte d'Ivoire.
- 16:49Juste le temps pour nous de nous préparer à pouvoir affronter cette réalité qui arrive.
- 16:57Parce qu'on le voit grand comme une maison.
- 16:58Et donc,
- 16:59on a envie quand même de ne pas se casser et d'affronter ça un peu comme les grandes marques.
- 17:07et qui existe depuis plus de 100 ans,
- 17:09l'ont réussi.
- 17:11Donc je pense que dans cette stratégie-là,
- 17:16bientôt les poivrons non seulement seront disponibles,
- 17:19et puis aussi vu qu'on a un champ de plus de 275 hectares dans la région,
- 17:27donc on communique aussi sur la provenance de nos matières premières,
- 17:31la qualité de nos matières premières utilisées.
- 17:34et surtout la valorisation des produits qui sont adaptés aux paniers africains et afro-descendants.
- 17:45Donc pour nous,
- 17:45on a une mission de trouver des solutions pour adapter non seulement au climat africain et à l'environnement africain,
- 17:55mais aussi qui s'indiquent parfaitement dans le panier mondial en réalité.
- 18:01Très bien.
- 18:02Donc,
- 18:02il y a vraiment une volonté pour toi d'installer la marque sur le très long terme et de mettre en place une stratégie de déploiement à l'international qui assure la visibilité de
- 18:17Richecoff en Afrique et au-delà.
- 18:21Aujourd'hui,
- 18:24tu as les parfums Richecoff et tu as également les parfums d'ambiance que tu crées.
- 18:29est-ce que du coup
- 18:31Tout ça,
- 18:31c'est sous le même chapeau,
- 18:32la marque Richecoff,
- 18:33où la marque Richecoff,
- 18:34c'est en fait une,
- 18:36je dirais,
- 18:38pas une filiale,
- 18:38mais c'est une partie de ton business à part entière.
- 18:41Et ensuite,
- 18:42il y a un autre nom peut-être d'entreprise pour tout ce qui est parfum d'ambiance.
- 18:45Où est-ce que tout est sous le chapeau Richecoff ?
- 18:48D'abord,
- 18:49je vous explique.
- 18:49L'entreprise,
- 18:50à la base,
- 18:50c'est Richecoff Africa Steam.
- 18:52Et donc,
- 18:53Richecoff Africa Steam a commencé ses activités dans ce qui est hygiène et assainissement.
- 18:58Donc avec des formations sur tout ce qui était des contaminations,
- 19:02raison pour laquelle on a pu solutionner pas mal de problèmes dans la période du Covid-19.
- 19:07Donc ça c'est l'entreprise.
- 19:08Et dans l'entreprise il y a la maison Richkoff.
- 19:10La maison Richkoff,
- 19:14c'est la maison qui développe la marque Richkoff au fait.
- 19:17Donc dans cette maison Richkoff,
- 19:18qui fait partie d'une filiale du groupe Richkoff Africa Style,
- 19:22il y a le volet beauté qui est la marque Richkoff tout court.
- 19:28Et ensuite dans la maison,
- 19:30il y a le volet parfum d'ambiance,
- 19:32voilà,
- 19:33qui est riche en parfum.
- 19:36Donc c'est la maison qui gère les deux branches,
- 19:41puisque le parfum à la base,
- 19:44c'est la déclinaison des produits dérivés qui aboutit soit au parfum de peau,
- 19:49ou soit au parfum d'ambiance,
- 19:50sinon on démarre forcément de la base qui est le parfum.
- 19:55Donc nous,
- 19:56on a une équipe qui est là,
- 19:57qui gère tout ce qui est mis à disposition d'équipement,
- 20:01mis à disposition de diffuseurs de parfums,
- 20:03je veux dire.
- 20:05Mais aussi,
- 20:06les parfums qui sont créés sont créés en même temps et dans les mêmes...
- 20:12dans le même protocole que les parfums de peau,
- 20:14en fait.
- 20:15Parce que je fais des parfums sur mesure dans la maison.
- 20:19C'est-à-dire des particuliers qui arrivent,
- 20:21qui veulent se distinguer,
- 20:22et donc du coup,
- 20:23qui veulent avoir des parfums plus ou moins exclusifs.
- 20:26Du coup,
- 20:26on travaille sur ces notes-là.
- 20:29Mais à côté,
- 20:30sauf qu'en NMAC,
- 20:31on essaie de développer,
- 20:32donc on a vulgarisé,
- 20:33qui s'appelle Richecoff,
- 20:34du coup,
- 20:35qui produit des parfums,
- 20:37qui a une première collection,
- 20:38qui est sortie en 2021.
- 20:4024,
- 20:41qui s'appelle la première,
- 20:44et ensuite il y a une deuxième collection qui sort le mois prochain qui s'appelle la Roi Bac.
- 20:48Dans la première,
- 20:49on a 6 références de parfums,
- 20:514 eaux de parfums et 2 parfums,
- 20:52et dans la Roi Bac,
- 20:53on a 3 eaux de parfums qui sortent le mois prochain.
- 20:55Très bien.
- 20:57Donc,
- 20:59là,
- 20:59aujourd'hui,
- 21:00ce que je comprends,
- 21:00c'est qu'en fait,
- 21:01tu fais vraiment du sur-mesure dans la manière dont tu proposes les développements de parfums,
- 21:07et que,
- 21:08particulier ou...
- 21:10professionnels,
- 21:11on peut venir te solliciter pour créer un parfum vraiment spécifique.
- 21:16Donc,
- 21:16c'est plutôt réservé à une clientèle,
- 21:18c'est ce que tu évoquais un peu tout à l'heure,
- 21:20une clientèle haut de gamme.
- 21:22Est-ce que tu peux nous parler du profil,
- 21:24du persona de tes clients ?
- 21:26Est-ce que du coup,
- 21:27je ne sais pas,
- 21:27c'est des hommes et femmes d'affaires,
- 21:29c'est des célébrités de la musique,
- 21:32du cinéma peut-être ?
- 21:33Quels sont les profils de personnes qui viennent te voir pour avoir leur...
- 21:38propre signature olfactive ?
- 21:41Bien,
- 21:41et dans ce cas-là,
- 21:44on a beaucoup de profils parce que,
- 21:47alors pour citer,
- 21:48on a aussi des hommes politiques par exemple,
- 21:51donc on a des hommes fluents du haut sommet de l'État par exemple,
- 21:56et aussi on a des footballeurs,
- 21:58des sportifs,
- 22:00on a également des personnes,
- 22:02des hommes d'affaires,
- 22:03des femmes d'affaires,
- 22:03des avocats.
- 22:06On a vraiment toute une branche,
- 22:07mais aussi on a la classe moyenne qui s'intéresse à les questions de distinction et d'exclusivité.
- 22:13En fait,
- 22:14il y a des gens qui ne sont pas forcément de cet éleveur,
- 22:16mais qui sont passionnés,
- 22:19adeptes de parfum,
- 22:20donc qui recherchent des notes beaucoup plus spéciales.
- 22:25Et la majorité maintenant,
- 22:28les clients qui charpentent tout ça,
- 22:29c'est les hommes de Dieu.
- 22:31En réalité,
- 22:32les hommes religieux.
- 22:35Parce que les hommes religieux qui font beaucoup de parfums sur mesure,
- 22:39donc ils me consultent très souvent,
- 22:41que ce soit pour le temple ou même pour leur propre temple,
- 22:45avec des notes spécifiques.
- 22:48Donc voilà un peu les clients qui viennent pour ce qui est des parfums sur mesure.
- 22:56Très bien,
- 22:56c'est intéressant de voir en fait le panel de profils que tu reçois.
- 23:01Toi,
- 23:01tu évoquais le fait que tu travaillais en équipe.
- 23:03Quand tu reçois ces demandes sur mesure,
- 23:05on a vraiment affaire à toi ou est-ce qu'il y a une équipe qui prend le relais ?
- 23:09Non,
- 23:10en général,
- 23:11on a affaire à moi pour la création,
- 23:14pour la création de l'identité,
- 23:16au fait,
- 23:17pour transcrire l'ADN de la banque en son équivalent matériel.
- 23:22Je veux parler de son parfum.
- 23:24Mais sinon,
- 23:25il y a une équipe technique qui fait l'état des lieux.
- 23:30Donc,
- 23:30surtout pour les types d'équipements à installer,
- 23:33pour le design,
- 23:34pour que ça puisse s'accommoder aussi avec la déco et pour que ça puisse rester le plus discret possible.
- 23:39Donc ça,
- 23:39il y a des personnes qui ont l'œil pour ça.
- 23:41Et moi,
- 23:42de mon côté,
- 23:43je travaille plus sur le brief,
- 23:45sur la création et la formulation du parfum.
- 23:48Et une fois que c'est fait,
- 23:49que la banque a validé,
- 23:50derrière,
- 23:50il y a l'équipe qui prend le rémunération pour les installations,
- 23:53le suivi,
- 23:54l'approvisionnement et les papéras,
- 23:56les contrats,
- 23:57facturation et tout.
- 23:59Très bien.
- 24:00Aujourd'hui,
- 24:00tu as une équipe de combien de personnes qui travaillent avec toi ?
- 24:03Aujourd'hui,
- 24:04il faut dire que dans l'entreprise,
- 24:06on a un peu plus de 40 employés.
- 24:09Mais dans le volet parfum,
- 24:13on est
- 24:148 personnes qui travaillent.
- 24:16Donc,
- 24:17côté équipe formulation,
- 24:19on est 2.
- 24:21Après,
- 24:22pour tout ce qui est matière première et pluie,
- 24:28tout ce qui est
- 24:30plantations,
- 24:32dixièrées,
- 24:33il y a une autre équipe qui gère avec mon associé.
- 24:37Et pour ce qui concerne l'aspect technique,
- 24:40ils sont tâtes à gérer tout ça.
- 24:42Très bien.
- 24:44En termes de communication,
- 24:46qu'est-ce que tu mets en place pour faire connaître,
- 24:48du coup,
- 24:49la marque,
- 24:50là j'aurais envie de me concentrer un peu plus sur la marque
- 24:53Richecoff en fait.
- 24:55Qu'est-ce que tu mets en place pour la faire connaître en termes de campagne,
- 25:00de visuel,
- 25:00peut-être de réseau sociaux ?
- 25:01Est-ce que tu peux nous parler de cette partie-là ?
- 25:06Pour cette partie,
- 25:07déjà,
- 25:07commencer,
- 25:08nous sommes à l'ère du digital,
- 25:09donc on est sans ignorer qu'on ne peut rien faire sans.
- 25:13Donc on a un site web déjà,
- 25:16sur lequel on passe des informations.
- 25:17Ensuite,
- 25:18sur les réseaux sociaux,
- 25:21on a une page,
- 25:22que ce soit Facebook,
- 25:24Instagram.
- 25:26Oui,
- 25:26Facebook et puis Instagram et puis,
- 25:28bon,
- 25:28après j'ai ma page personnelle,
- 25:29LinkedIn,
- 25:30sur laquelle nous essayons de faire passer les différents messages,
- 25:34les shoots,
- 25:35les histoires qu'on essaie de créer par rapport à la maison.
- 25:40En plus de cela,
- 25:41la majorité de notre plan de communication,
- 25:45on ne la maîtrise pas forcément parce que c'est devenu une affaire patriotique.
- 25:50Le parfum Made in Côte d'Ivoire,
- 25:53on a beaucoup plus de personnalités influentes,
- 25:57qui communiquent elles-mêmes naturellement,
- 25:59que ce soit les comédiens,
- 26:01les web-humoristes,
- 26:03que ce soit également des créateurs de contenu qui écrivent.
- 26:08constamment sur la maison dès qu'ils auront eu tout d'expérience et pour ce qui concerne les médias on a la télévision qui nous invite constamment pour parler de tout ce qui concerne le parfum puisqu'il n'y a pas forcément d'aspect
- 26:27en la matière donc en général quand on passe sur ce plateau là on a de la visibilité aussi,
- 26:36ça il faut le reconnaître
- 26:38et après on a des événements qui ne sont pas forcément populaires,
- 26:44mais on a des événements très distingués dans lesquels nous participons parce qu'on parfume certains événements et pas d'autres,
- 26:55donc on trouve forcément la niche de notre cible.
- 27:00Donc on a des événements où vous allez nous trouver souvent dans des soirées,
- 27:04dans des dîners d'alart.
- 27:06où on expose,
- 27:07où on n'expose pas,
- 27:08mais où on parfume,
- 27:09où on fait parler de la maison.
- 27:11Ok,
- 27:11je vois que la stratégie est bien en place et qu'en fait,
- 27:15il y a différents piliers qui te permettent d'assurer le développement,
- 27:20la notoriété de la marque.
- 27:21Et c'est intéressant le fait que tu soulignes qu'il y a aussi des créateurs de contenu qui veulent promouvoir le Made in Africa.
- 27:28Et du coup,
- 27:30ta marque,
- 27:30elle est un peu un emblème du Made in
- 27:34Côte d'Ivoire.
- 27:34et du coup que les gens
- 27:36aiment utiliser.
- 27:37Donc,
- 27:37parfois,
- 27:38de ce que je comprends,
- 27:39ce n'est pas forcément une publicité que toi,
- 27:40tu sollicites.
- 27:42C'est vraiment des gens qui sont fiers que tu sois là et qui te mettent en avant.
- 27:47Exactement.
- 27:48Parce que les gens,
- 27:48ils ont fini par réaliser que c'est les clients qui le disent.
- 27:52Ils disent qu'en fait,
- 27:54ce que l'Amazon Riche Corp propose est nettement mieux que tout ce qu'ils ont reçu jusque-là.
- 27:59C'est un peu abusé,
- 28:00mais ils disent que Euh...
- 28:02c'est de la qualité que je fournis,
- 28:05mais les créations et l'originalité surtout de ces créations-là,
- 28:09tant que le fait de pouvoir identifier les matières premières à l'intérieur,
- 28:13je suis capable de faire des parfums aujourd'hui où j'ai fait du jejun,
- 28:17sachant que le jejun ici c'est appelé le yamankoudji,
- 28:19qui est un jus très prisé et qui est dans tous les foyers.
- 28:23Donc quand tu le sens et que tu le ressens dans ton parfum,
- 28:27tu comprends qu'on utilise un peu de tout ce qu'on a apporté et ce qu'on connaît.
- 28:32Pour faire un parfum,
- 28:33contrairement à un parfum qui est à base de centale,
- 28:38bon,
- 28:38c'est vrai que si tu pars du côté du cadre ou encore de l'Afrique centrale,
- 28:42on peut te dire quelque chose là-dessus,
- 28:44mais si tu es un bois de Gaillac,
- 28:46par exemple,
- 28:47tu fais sentir à quelqu'un,
- 28:49il ne saura jamais de quoi il s'agit,
- 28:51il va te dire juste ça sent bon ou pas.
- 28:53Mais quand quelqu'un commence à te sentir la verveine,
- 28:56tu dis ah ouais ça c'est le thé,
- 28:58ça c'est des choses que nous on a l'habitude de voir autour de nous.
- 29:01La vanille,
- 29:02c'est tellement connu,
- 29:03c'est tendance.
- 29:04Donc,
- 29:05on essaie de travailler sur ces matières premières.
- 29:06Du coup,
- 29:07les gens,
- 29:07ça leur crée une certaine réminiscence et ils s'expriment naturellement sur le produit.
- 29:13Et ça aussi,
- 29:14ça nous donne de la visibilité énormément.
- 29:17Et ça,
- 29:17c'est beaucoup plus...
- 29:20Pour nous,
- 29:20ça a beaucoup plus d'impact,
- 29:21parce que c'est considéré comme un témoignage que toute autre manifestation de...
- 29:30de boss,
- 29:31on aurait pu bien faire.
- 29:33Ok,
- 29:33donc c'est vrai que de toute façon,
- 29:35à partir du moment où ce sont tes consommateurs,
- 29:38tes clients qui parlent de toi,
- 29:39qui font ta publicité,
- 29:41après tu n'as plus rien à dire en réalité,
- 29:43parce que ce sont eux les meilleurs ambassadeurs en fait.
- 29:46Exactement,
- 29:48exactement.
- 29:50Et partout.
- 29:52Oui,
- 29:52effectivement.
- 29:53Et le fond partout,
- 29:53en Côte d'Ivoire,
- 29:54en Angleterre,
- 29:55à Paris,
- 29:57aux États-Unis.
- 29:58Ils sont un peu partout,
- 29:59ils font des postes.
- 30:00Souvent,
- 30:00je regarde des choses,
- 30:01je trouve que c'est vraiment incroyable ce qui se passe.
- 30:06Donc,
- 30:06je pense qu'il y a du chemin.
- 30:07Il faut juste garder la tête sur les épaules et rester toujours concentré.
- 30:13Alors,
- 30:14allons-y,
- 30:14allons-y.
- 30:15Il y a d'autres questions,
- 30:16forcément.
- 30:17Bien sûr,
- 30:17il y a toujours des questions.
- 30:18On n'a pas été sans baiser,
- 30:20donc je n'ai pas fini de faire mon inspecteur de police pour tout savoir sur le développement de la trappe.
- 30:26Est-ce qu'aujourd'hui,
- 30:27en fait,
- 30:28tu as une boutique,
- 30:31j'imagine peut-être à Abidjan,
- 30:33est-ce que tu as des ambitions d'ouvrir des boutiques en fait en dehors de la Côte d'Ivoire ?
- 30:38Oui,
- 30:38bien sûr.
- 30:39J'ai une boutique au niveau d'Abidjan,
- 30:40là oui j'ai la fabrique.
- 30:43Donc je suis perpétuellement en contact avec les clients qui arrivent là.
- 30:47Donc ça me permet plus ou moins de partager une certaine culture factive avec eux,
- 30:51surtout les passionnés.
- 30:53Après,
- 30:53bon,
- 30:54on a pour nous...
- 30:55À moyen terme,
- 30:56on a pour objectif de distribuer notre parfum directement dans des maisons des niches,
- 31:03comme je vois,
- 31:04au Ausha,
- 31:06avec qui on échange en ce moment.
- 31:08Donc je pense que ça ne saurait tarder.
- 31:12Maintenant,
- 31:13pour ce qui est des boutiques propres à nous,
- 31:15ça on le voit plutôt à long terme,
- 31:18où on pourra avoir des boutiques,
- 31:19bien sûr,
- 31:20après que les gens puissent les trouver chez les distributeurs.
- 31:23et puis se familiariser aux produits.
- 31:26Donc nous,
- 31:27ça sera l'occasion pour nous de pouvoir ouvrir des boutiques,
- 31:30que ce soit en Afrique,
- 31:32en Afrique,
- 31:34et puis aussi en Europe ou aux États-Unis.
- 31:39Et aussi en Orient,
- 31:40surtout,
- 31:41parce que ça fait partie de notre
- 31:43Dubaï, Qatar,
- 31:44au moins,
- 31:44et tout.
- 31:48Et est-ce que toi,
- 31:50dans ta vision,
- 31:50est-ce que tu te dis,
- 31:53voilà,
- 31:53demain,
- 31:53il faudrait que je sois référencée dans des boutiques de cosmétiques,
- 31:58enfin de cosmétiques et parfums,
- 32:00tels que des Sephora,
- 32:02ce genre de choses,
- 32:02est-ce que ça,
- 32:03ça fait partie de tes plans,
- 32:05ou est-ce que tu considères que toi,
- 32:06tu es sur un parfum de niche,
- 32:08et donc du coup,
- 32:09ce n'est pas forcément pertinent pour toi d'aller dans ces directions-là ?
- 32:13parce que vous...
- 32:15Concrètement,
- 32:15quand on travaille avec ces entreprises-là,
- 32:18au niveau de la marge,
- 32:19c'est quand même pas du tout la même chose que quand on est dans des boutiques plus niches.
- 32:27En même temps,
- 32:28elles ont une visibilité qui fait que certains choisissent cette stratégie-là parce qu'ils sont dans une logique de masse et pas forcément de sur-mesure.
- 32:36Toi,
- 32:36quelle est ta position par rapport à ça ?
- 32:39Ma position est claire,
- 32:40c'est très loin de Sephora.
- 32:42Raison pour laquelle j'ai évoqué deux maisons tout à l'heure,
- 32:45Jouvois et Ausha.
- 32:47Donc c'est pour rester un peu dans cette optique-là.
- 32:50Après,
- 32:51il faut dire que moi,
- 32:52mon métier à moi,
- 32:53je suis créateur parfumeur du coup,
- 32:55mais...
- 32:55Et donc mon métier,
- 32:56c'est d'aider les gens à développer des maques.
- 32:59Donc je suis en train de développer une maque qui,
- 33:03en réalité,
- 33:03ne faisait pas partie de mes cordes.
- 33:06Je ne sais pas si vous voyez.
- 33:07Donc vous pourrez trouver des parfums qui ont été formulés par moi.
- 33:12Déjà,
- 33:12je travaille sur une marque anglaise en ce sens-là,
- 33:15qui est basée à Birmingham,
- 33:17sur laquelle je travaille des notes.
- 33:19Et une autre entreprise aussi qui est basée au Maroc,
- 33:22je crois,
- 33:23Tangier,
- 33:24sur laquelle je suis en train de travailler des projets.
- 33:26Donc,
- 33:26je peux formuler des parfums pour des entreprises comme ça,
- 33:28qui font de la masse,
- 33:30et qui pourraient être distribués chez Joanne,
- 33:31aussi bien Marloneau et autres.
- 33:33Mais pour ce qui concerne les parfums de la maison Richkoff,
- 33:38Ça sera exclusivement soit chez Rushcom,
- 33:40soit chez les distributeurs de parfums exclusifs,
- 33:42des parfums de niche,
- 33:44on va dire.
- 33:45Ok,
- 33:45je vois,
- 33:47c'est très clair pour toi et c'est intéressant quand on construit son entreprise,
- 33:52sa marque,
- 33:53d'être très clair sur quelle est la stratégie où on veut aller.
- 33:57Et quelque part,
- 33:58ce n'est pas ne pas faire de compromis,
- 33:59mais en tout cas de savoir quel est son positionnement et du coup,
- 34:02de mettre en place une stratégie qui va être alignée avec ce positionnement-là.
- 34:06et toi je comprends quelque part que
- 34:08avec ton empire,
- 34:10quelque part,
- 34:11d'une manière ou d'une autre,
- 34:11tu pourras être présent chez Sephora,
- 34:13non pas avec ta propre marque,
- 34:14mais avec les marques que tu développes pour d'autres.
- 34:17Voilà,
- 34:18c'est ça.
- 34:19Très bien,
- 34:19très bien,
- 34:20très bien.
- 34:20Extrêmement intéressant de voir comment toi,
- 34:22dès le départ,
- 34:23tu as pensé à être finalement présent sur tous les segments.
- 34:27En fait,
- 34:28ça me fait vraiment penser à des stratégies d'enseigne comme...
- 34:32Coty sur la beauté ou
- 34:35Essilor Luxotica sur la lunette,
- 34:37où en fait,
- 34:37eux,
- 34:38leur travail,
- 34:38c'est vraiment de développer les lunettes des grandes marques pour Essilor Luxotica.
- 34:44Coty,
- 34:44ils vont développer toute la cosmétique et aussi l'univers beauté de grandes marques.
- 34:50Et du coup,
- 34:50ils sont reconnus comme étant les personnes à aller contacter,
- 34:53enfin les entreprises à aller contacter quand on cherche à développer de la beauté ou de la lunette.
- 34:59Et après,
- 35:00ils ont aussi leur gamme à eux.
- 35:02en propre,
- 35:02qui cherchent à développer,
- 35:03en tout cas pour ce qui est de Coty.
- 35:05donc ce que je comprends c'est un peu comme ça ton positionnement
- 35:08Exactement.
- 35:10À la base,
- 35:10c'est ça mon positionnement.
- 35:12Moi,
- 35:12j'ai développé une marque de parfum Richecoff pour faire valoir mon savoir-faire.
- 35:17Parce qu'il n'était pas évident pour moi,
- 35:19sans preuve,
- 35:20d'avoir des personnes qui me feront confiance,
- 35:22de confier des projets à coût de plusieurs milliers et milliers d'euros.
- 35:28Donc,
- 35:29j'ai développé Richecoff,
- 35:30les gens ont eu un retour d'expérience,
- 35:32ils ont compris que c'était possible,
- 35:34et c'est possible déjà,
- 35:35de le réaliser.
- 35:37Et c'est à ce moment-là maintenant que j'exhorte les personnes qui veulent.
- 35:43Et puis en plus,
- 35:45c'est que j'ai la possibilité moi de pouvoir aider à développer le Mac de A à Z,
- 35:51mais selon mon budget.
- 35:53Donc je permets aux gens comme ça de pouvoir les accompagner pour pouvoir développer le Mac.
- 35:59Et comme ça,
- 36:00derrière,
- 36:00si les parfums arrivent chez Sephora,
- 36:02ça tourne de la visibilité,
- 36:04on pourra dire oui.
- 36:05C'est le parfum de telle maison et ça a été élaboré par le fameux Richemont-Cofill qui lui est à Abidjan et qui a travaillé sur ces maisons.
- 36:15Et tu dirais que,
- 36:16en fait,
- 36:16cette vision-là dans la manière dont tu as développé ton entreprise et ton expertise,
- 36:23tu l'as eu parce que tu as été accompagnée d'un point de vue entrepreneurial,
- 36:28parce que ta famille,
- 36:29elle a toujours été dans ce secteur.
- 36:32Toi,
- 36:32tu as toujours eu cette envie-là d'être dans une posture très globale où tu vas maîtriser la chaîne de A à Z,
- 36:41où c'est quelque chose où tu as été accompagné,
- 36:43coaché,
- 36:44et on t'a dit,
- 36:44voilà,
- 36:44le meilleur moyen pour toi de te positionner,
- 36:47c'est celui-là.
- 36:48Non,
- 36:49justement,
- 36:50j'étais dans une maison,
- 36:54dans une manifracture,
- 36:55je dirais,
- 36:56où j'ai vu beaucoup,
- 36:57beaucoup de clients.
- 37:00défiler pour des matières premières,
- 37:02mais qui était vraiment penché sur le mass market.
- 37:07Donc tout le monde qui voulait faire du mass market,
- 37:10du coup,
- 37:11qui ne se penchait pas sur la qualité de la matière première,
- 37:15parce qu'ils trouvaient que le coût était beaucoup plus élevé.
- 37:18Mais moi,
- 37:19de ce que je sens et de ce que j'aperçois,
- 37:22j'ai compris tout de suite qu'il y avait matière.
- 37:25Il y avait matière dans la mesure où...
- 37:28Moi à Bijan par exemple,
- 37:29quand je revenais à Bijan,
- 37:31on me donnait à chaque fois de l'argent,
- 37:33des commissions,
- 37:34« Ah tu me prends tel parfum de marque,
- 37:36de niche »
- 37:37et tout le monde,
- 37:38parce que les parfums de design sont disponibles ici dans les maisons de distribution qui existent.
- 37:44Donc mais,
- 37:44il y a ces personnes-là qui voulaient,
- 37:46qui sont toujours à la recherche d'exclusivité,
- 37:49de rarité,
- 37:50qui sont prêts à te donner 2000,
- 37:521000 euros pour que tu leur retrouves quelque chose qu'on ne peut pas trouver à chaque fois.
- 37:57Donc je me suis dit,
- 37:58mais attends,
- 37:58tous les clients qui sont en quête de rarité,
- 38:01ça constitue forcément une forte communauté,
- 38:04pour moi en tout cas.
- 38:06Donc pourquoi ne pas partir sur quelque chose d'exceptionnel,
- 38:10d'exclusif ?
- 38:11Et vu que dans mon éducation et puis dans ce que ma mère faisait,
- 38:16ça restait quelque chose de très exclusif.
- 38:19Elle n'a jamais fait 10 000 colliers.
- 38:21Elle faisait toujours d'une grossesse à une autre grossesse,
- 38:24ça prend quand même 9 mois donc.
- 38:26Ce n'est pas tout le temps qu'elle le faisait,
- 38:28mais elle a tracé son chemin avec.
- 38:32Donc je me suis dit,
- 38:33forcément,
- 38:34ce n'est pas une question d'accompagnement,
- 38:36c'est cette vision que j'ai reçue.
- 38:38Et en réalité,
- 38:41ça fonctionne bien.
- 38:43C'est lent,
- 38:44mais c'est bien.
- 38:45En tout cas,
- 38:45c'est bien parce que la vie même,
- 38:47elle écoute.
- 38:48Donc quand on reçoit à chaque fois des messages de félicitations,
- 38:52d'encouragement,
- 38:53de retour,
- 38:54de témoignages,
- 38:55de satisfaction,
- 38:56Et c'est ce qui donne la vie,
- 38:58c'est ce qui donne la joie.
- 38:59Et moi,
- 38:59ça me conclut énormément de bien.
- 39:02Donc,
- 39:02je compte continuer dans cette lancée-là.
- 39:05Et puis après,
- 39:06je pense que les moyens,
- 39:09les chiffres d'affaires et tout le reste,
- 39:10ça peut venir après.
- 39:12En tout cas,
- 39:12c'est intéressant de constater l'importance de la vision,
- 39:17en fait,
- 39:17parce que beaucoup,
- 39:18ils peuvent avoir une compétence dans un domaine précis et se dire,
- 39:22je vais créer mon parfum.
- 39:23et en fait...
- 39:24ne pas forcément se rendre compte qu'ils ont une vision peut-être petite du marché,
- 39:29pas suffisamment globale.
- 39:30Et du coup,
- 39:31je trouve que ton témoignage et la présentation de ton parcours,
- 39:35elle est intéressante dans cette manière de se positionner qui est,
- 39:40oui,
- 39:40je peux faire mon propre parfum,
- 39:42mais je fais aussi des parfums pour les autres.
- 39:44Et puis,
- 39:44je fais des parfums sur mesure pour des particuliers.
- 39:46Je fais aussi du parfum pour...
- 39:48des entreprises,
- 39:49des institutions.
- 39:51C'est là que tu construis quelque chose qui va vivre bien au-delà de toi et qui a le potentiel d'être une très grosse entreprise.
- 39:58Alors que quand tu vas te limiter à ton parfum,
- 40:01finalement,
- 40:03c'est presque visé trop petit.
- 40:05Voilà,
- 40:05c'est presque visé trop petit,
- 40:07surtout quand on sait ce qu'on est capable de faire avec le parfum.
- 40:11Moi,
- 40:12j'ai travaillé le parfum de A à Z,
- 40:15c'est-à-dire depuis la plante,
- 40:18c'est-à-dire depuis la plante ou depuis la matière odorante utilisée,
- 40:22jusqu'aux différents produits dérivés,
- 40:24que ce soit un parfum pour diffuseur,
- 40:27un parfum pour bougie,
- 40:29un parfum pour gel douche,
- 40:30les produits lavants et tout.
- 40:32Il y a des hôtels par exemple pour qui je suis parti pour le parfum d'ambiance.
- 40:37Et aujourd'hui,
- 40:38je leur fais des gadgets cadeaux,
- 40:40c'est-à-dire je leur fais des produits d'accueil de toilette.
- 40:43Donc,
- 40:43shampoing,
- 40:44tout ce qui est gel lavant,
- 40:46que ce soit exofoliant ou pas.
- 40:49Mais tout ça,
- 40:50c'est des choses qui...
- 40:53qui arrivent grâce au parfum parce qu'ils en veulent toujours mais avec la même signature,
- 40:58on veut ça.
- 40:59Donc à un moment donné,
- 41:00on ne peut pas avoir d'autres fournisseurs,
- 41:02tout le monde se fait rabat toi,
- 41:03tout le monde te demande conseil.
- 41:05Et le parfum,
- 41:06on peut faire trop de choses avec,
- 41:08trop de choses.
- 41:09Hier,
- 41:10j'ai ramené du champ de Kumbhava.
- 41:12Dès que je suis arrivé,
- 41:14madame a fait du poisson,
- 41:15elle a saisonné avec.
- 41:17Pourtant à la base,
- 41:17le Kumbhava,
- 41:18moi j'en vois pour lui,
- 41:19il l'a fait.
- 41:20Mais ça sert partout et c'est notre quotidien,
- 41:23c'est parce qu'on ne fait pas attention.
- 41:25La cannelle et tout ça,
- 41:25je l'ai ramené,
- 41:26mais c'est pour une compo.
- 41:28En même temps,
- 41:29Madame sait que ça,
- 41:29c'est pour la cuisine.
- 41:32Je ne sais pas si vous voyez un peu le...
- 41:34Donc voilà,
- 41:36c'est pour ça qu'il est important pour moi de transmettre comme je l'ai reçu.
- 41:43Il est important pour moi de transmettre,
- 41:45donc de former et surtout d'aider les personnes à développer,
- 41:48à créer de la richesse.
- 41:50Parce que moi,
- 41:50je le fais pour développer un certain talent,
- 41:53mais les gens qui ont les moyens de pouvoir investir dans le milieu,
- 41:58s'ils veulent vraiment,
- 41:59moi,
- 41:59je pourrais les aider à créer de la richesse en produisant des parfums de qualité qui répondent à un besoin bien précis.
- 42:06Et puis derrière,
- 42:07eux,
- 42:07ils pourront en faire de la grosse production,
- 42:10par exemple.
- 42:11Très bien,
- 42:11complètement.
- 42:12Là tu parlais en fait de,
- 42:14comment dire,
- 42:15tu vas au champ,
- 42:17tu vas récupérer différentes plantes pour pouvoir aller ensuite les utiliser en composant de tes parfums.
- 42:24Donc du coup tu as vraiment une expertise très précise de quelles plantes,
- 42:29quels senteurs,
- 42:30comment l'utiliser pour proposer différentes senteurs en fait.
- 42:36et du coup toi tu as vraiment une volonté d'aller utiliser vraiment des matières premières
- 42:42qui viennent d'Abidjan en fait.
- 42:45Oui,
- 42:45qui viennent aussi d'Afrique en réalité.
- 42:48Parce que toutes ces matières premières asies,
- 42:50depuis longtemps,
- 42:51j'ai vu venir des matières premières de là.
- 42:53Vous savez qu'après l'Italie,
- 42:55il y a la Ponte d'Ivoire qui est pratiquement la deuxième producteur de bergamote dans le monde.
- 43:00Mais on n'en parle jamais parce qu'ici,
- 43:02on fait la communication et la communication est beaucoup plus penchée sur le cacao et la noix de cajou.
- 43:07Mais on a aussi de la bégamote,
- 43:09nous on produit de la bérose,
- 43:10de l'ilongue,
- 43:11du vétiver,
- 43:13de la verveine,
- 43:14du koumbawa,
- 43:15de la bigarade et aussi du cucuma et tout ça sur les champs,
- 43:22vous voyez.
- 43:23Donc il y a la possibilité,
- 43:25il y a de la matière,
- 43:27il y a de la matière,
- 43:28bon,
- 43:28on ne va pas attendre à chaque fois de faire partie de la matière,
- 43:31la fétichier,
- 43:32la ramener,
- 43:33un peu comme se faisait avec le beurre de cacao à l'époque.
- 43:36Le cacao quitte et il part.
- 43:37Le beurre est transformé.
- 43:39Ensuite,
- 43:39on va l'acheter là-bas,
- 43:40on le ramène.
- 43:41Donc,
- 43:41on a juste besoin d'une machine adaptée,
- 43:44industrialisée,
- 43:45d'un investissement et de la recherche.
- 43:47Aujourd'hui,
- 43:47c'est possible,
- 43:48on transforme directement le beurre de cacao sur place.
- 43:50On n'a pas besoin de l'exporter,
- 43:51ensuite le ramener et tout ça.
- 43:54Donc,
- 43:54en gros,
- 43:56voici un peu la réalité.
- 43:59Il y a des matières premières qui sont là,
- 44:00on a une forte production.
- 44:02Il faut pouvoir les couler.
- 44:04Il faut pouvoir permettre,
- 44:07passer le message aux gens,
- 44:08qu'ils sachent que c'est une réalité,
- 44:09que c'est possible,
- 44:11et qu'éventuellement,
- 44:12ils sont intéressés par développer les marques et ils ont quelqu'un à qui s'adresser.
- 44:16Et donc,
- 44:16à partir de ce moment-là,
- 44:17ils pourront bénéficier aussi d'un savoir-faire local et puis avoir des produits qui répondent aux normes internationales.
- 44:27Bien sûr,
- 44:27sous la recommandation de...
- 44:29de l'IFRA et aussi sur les normes de la réglementation européenne de cosmétiques et d'autres organismes aussi africains.
- 44:37Ok,
- 44:38donc c'est un parfum made in Africa,
- 44:39mais qui répond à toutes les normes internationales ?
- 44:44Oui,
- 44:44parce qu'il faut voir longtemps,
- 44:45il faut voir loin.
- 44:46Une marque peut démarrer en Afrique et se retrouver un jour en Angleterre ou encore partout en France.
- 44:52Donc,
- 44:53pour se retrouver là-bas,
- 44:54il faut des normes,
- 44:55il faut des normes pour entrer dans la distribution.
- 44:58Ces gros distributeurs vont regarder si c'est recommandé par l'IFRA,
- 45:03si ça tient compte des réglementations européennes du cosmétique,
- 45:06avant d'être distribué.
- 45:08Donc moi,
- 45:09ce que je fais,
- 45:10c'est que je labore de A à Z,
- 45:14pour ne pas que la personne soit limitée plus tard.
- 45:17Parce qu'on peut rencontrer un gros succès,
- 45:20et ça peut rester éphémère juste par le fait que ça ne peut pas traverser les frontières.
- 45:26Très bien,
- 45:26on sent qu'il y a vraiment,
- 45:28ce qui est intéressant je trouve dans ton parcours,
- 45:30c'est qu'il y a vraiment le côté très créatif,
- 45:32expertise technique et créative dans l'univers du parfum et en même temps il y a l'aspect entrepreneurial qu'on sent et qui est très fort et c'est pas évident d'avoir des profils qui sont à la fois créatifs,
- 45:44à la fois business.
- 45:46Toi,
- 45:46tu te rends compte de ça et est-ce que c'est du fait que tu as toujours évolué là-dedans,
- 45:51que tu as cette vision-là.
- 45:53Est-ce que tu te rends compte du fait d'avoir ces deux piliers-là ?
- 45:57Oui,
- 45:58au fur et à mesure,
- 46:00je me rends compte et quand on finit par me discerner un prix dont il n'est pas marqué BNPF de Côte d'Ivoire,
- 46:06mais
- 46:07BNPF d'entreprise dans la catégorie jeune,
- 46:10ça me fait prendre conscience de l'implication que j'ai dans l'entrepreneuriat,
- 46:16que ce soit local ou encore.
- 46:18dans la création de parfums.
- 46:20Parce que le parfum,
- 46:21pour moi,
- 46:22ce n'est pas un métier.
- 46:23En réalité,
- 46:24pour moi,
- 46:24c'est juste une passion.
- 46:26C'est quelque chose que je considère comme une passion tout court.
- 46:31C'est un petit jeu dans lequel je me règne tout le temps.
- 46:35Et c'est ce qui me permet de le faire.
- 46:37J'en ai même installé un laboratoire chez moi à la maison.
- 46:40Donc,
- 46:40avec toutes les mesures de sécurité.
- 46:42Pour être dedans à tout moment,
- 46:44un peu comme le pianiste qui a son piano un peu partout.
- 46:48Donc maintenant,
- 46:48l'entrepreneuriat,
- 46:50il y a des gens à gérer,
- 46:51il y a du management,
- 46:52il y a tout ce qui est en ligne de compte.
- 46:54Et comment est-ce qu'on oriente l'entreprise ?
- 46:57Comment est-ce qu'on essaie d'atteindre nos différents objectifs pour aboutir à la finalité d'en faire,
- 47:06Rizkov,
- 47:07une entreprise forte,
- 47:09qui sera un jour,
- 47:11pourquoi pas,
- 47:11côté en bourse ?
- 47:13Donc on a cette vision-là dans laquelle on se prépare de part et d'autre.
- 47:18Mais ça reste vraiment l'entrepreneuriat.
- 47:22Tout ce qu'on fait aujourd'hui,
- 47:23ça reste l'entrepreneuriat.
- 47:25Très bien,
- 47:25super intéressant en tout cas ta manière de le décrire.
- 47:28Est-ce que toi,
- 47:29tu prends du temps ou est-ce que tu es sollicité pour former,
- 47:33pour partager un peu ton parcours,
- 47:35pour un peu être un mentor pour des jeunes générations ?
- 47:41Ou alors,
- 47:42est-ce que tu es sollicité en tout cas pour faire des masterclass,
- 47:46des formations ?
- 47:47comment dire,
- 47:49inspiré ou en tout cas inspiré une jeune génération.
- 47:55Oui,
- 47:56je suis sollicité pour beaucoup de masterclass et surtout des évitations d'inspiration.
- 48:07Même il y a des universités de grandes universités comme l'Université supérieure de commerce d'Abidjan.
- 48:15qui vont solliciter pour des interviews,
- 48:17pour une invitation à le dîner des galas,
- 48:19à l'UBCF,
- 48:20des gens de choses comme ça.
- 48:21Très bien.
- 48:24Je ne suis pas surprise que tu sois sollicité pour ce type d'initiative,
- 48:28parce que je pense que c'est intéressant que les jeunes générations puissent déjà se dire qu'il y a des marques,
- 48:36We are in Africa,
- 48:38qui peuvent tout à fait se positionner au même niveau que d'autres marques.
- 48:44et d'autres marques internationales et qu'il y a des opportunités de business sur le continent.
- 48:52Toi,
- 48:53aujourd'hui,
- 48:53tu nous as parlé un petit peu de ta vision pour le futur.
- 48:59Est-ce que tu imagines des collaborations avec des marques de prêt-à-porter ou avec des artistes ?
- 49:05Est-ce que ça,
- 49:06ça fait partie de choses que tu fais,
- 49:09soit par rapport à la marque Richecoff ?
- 49:11soit par rapport à une création d'un parfum pour une célébrité,
- 49:15mais non pas un parfum sur mesure personnelle,
- 49:19mais plutôt une marque à part entière qui serait associée à un artiste,
- 49:24à une célébrité,
- 49:25ce genre de choses.
- 49:28Oui,
- 49:28bien sûr,
- 49:28sauf que je n'en trouve pas.
- 49:31Chez nous,
- 49:31en Afrique,
- 49:32ou au moins en Côte d'Ivoire,
- 49:34il y a un adage qui dit « on n'est pas prophète chez soi » .
- 49:39On n'est pas pour faire ce soir,
- 49:41c'est dommage.
- 49:42Je le dis pourquoi ?
- 49:43Parce qu'il m'est arrivé de démarcher des silices.
- 49:47Cela dit,
- 49:48à le faire comprendre aux silices que voici les opportunités qu'il aura et voici ce que je serai capable de faire pour lui.
- 49:56Mais jusqu'à présent,
- 49:57souvent,
- 49:58tu n'as pas de réseau ou à la rigueur,
- 50:00tu as des réseaux.
- 50:02Il y a certaines personnes qui t'appellent,
- 50:03peut-être,
- 50:05« Ah,
- 50:05j'ai vu un parfumé en France,
- 50:06j'ai vu ceci,
- 50:07j'ai vu cela. »
- 50:09« Donc,
- 50:09j'ai juste besoin de toi peut-être pour mettre les parfums dans mes bouteilles. »
- 50:14« Est-ce que tu peux me trouver des bouteilles comme tu es dans le domaine ? »
- 50:17Tu vois,
- 50:17des choses comme ça.
- 50:19Donc,
- 50:19au final,
- 50:21j'ai compris que,
- 50:22bon,
- 50:22les gens ne connaissaient pas réellement la chose.
- 50:25Donc je gagnerais plutôt à m'occuper de mes clients que de passer mon temps la vie.
- 50:32Je dis toujours la vie,
- 50:32écoute.
- 50:33Donc il faut profiter de chaque instant.
- 50:36Voici un peu la réalité,
- 50:38on n'est pas professeur de soi,
- 50:39mais je pense que tout est une question de temps.
- 50:43Et qu'il y a un certain complexe qui est là,
- 50:47c'est une réalité,
- 50:48parce que de la colonisation aujourd'hui,
- 50:52ça ne fait que 60 ans.
- 50:54pas plus que ça.
- 50:55Donc,
- 50:56les choses vont se faire peut-être progressivement,
- 50:58soit avec des générations prochaines ou soit peut-être dans des années à venir.
- 51:03Mais je peux faire des collaborations pour des artistes,
- 51:07pour des personnalités,
- 51:08pour des célébrités,
- 51:12si toutefois ils sont bien intéressés.
- 51:16Accueillir les personnes aussi,
- 51:18si ça les intéresse réellement.
- 51:20Oui,
- 51:20s'ils comprennent.
- 51:21Mais c'est,
- 51:22comment dire...
- 51:23Moi,
- 51:25j'évoque ça parce que je sais qu'il y a des belles marques françaises de mode qui ont créé leur parfum.
- 51:32Et le parfum,
- 51:33aujourd'hui,
- 51:34c'est le plus gros générateur de chiffre d'affaires pour ces marques-là,
- 51:37en fait.
- 51:38Et donc,
- 51:39je pense à des Jean-Paul Gaultier,
- 51:40je pense à des Mugler.
- 51:42Vraiment,
- 51:42ce qui a généré le chiffre d'affaires dans le succès de ces marques-là,
- 51:46c'est vraiment le parfum.
- 51:47et c'est vraiment des...
- 51:50des créateurs de mode à la base qui ont eu envie d'avoir leur signature olfactive,
- 51:55qui ont travaillé dessus pendant des années et après c'est le même parfum qu'ils vendent depuis des années.
- 52:00Bien sûr ils développent des collections mais ça reste le même donc je me dis il y a des designers africains extrêmement connus qui font des choses en termes de mode pour lesquels ils sont connus et ils auraient tout intérêt à étendre le périmètre de leur marque en ajoutant parfum.
- 52:19Exactement.
- 52:20Et ça,
- 52:20il faut qu'ils le comprennent.
- 52:24Parce qu'ils ne savent pas.
- 52:26Et puis aujourd'hui,
- 52:27le problème,
- 52:27c'est que les gens suivent beaucoup dans la mode ou encore dans tout ça.
- 52:34Les gens suivent beaucoup.
- 52:36Donc quand on va réussir à faire une collaboration avec une marque étrangère ou une grande marque,
- 52:43vous allez voir que nos stylistes ici seront tentés par
- 52:48Chacha à rencontrer
- 52:49un parfumeur pour le fait des parfums.
- 52:53C'est dommage,
- 52:54mais bon,
- 52:54tout est une question d'ouverture d'esprit,
- 52:56tout est une question de vision et d'objectif.
- 52:59Est-ce qu'on veut aller beaucoup plus loin que ça ?
- 53:02C'est faire la question.
- 53:04Est-ce qu'on ne peut pas juste se limiter à ce qu'on médite les mieux ?
- 53:08C'est une autre.
- 53:09Donc récemment à Paris,
- 53:11j'ai rencontré Maureen Kim.
- 53:14Donc,
- 53:16ils ont des parfums,
- 53:17j'ai regardé,
- 53:17j'ai senti.
- 53:19Et je leur ai présenté ce que je faisais.
- 53:22Donc,
- 53:23bientôt,
- 53:23si on se voit,
- 53:24une collaboration pour réformuler le parfum.
- 53:32Et ensuite,
- 53:33faire le parfum carrément,
- 53:34en fait.
- 53:35Changer de gamme.
- 53:37Donc,
- 53:38ça,
- 53:39c'est une bonne nouvelle aussi.
- 53:40Par exemple,
- 53:41ça répond à la question.
- 53:43Tout à fait.
- 53:45Voilà,
- 53:45et je pense qu'à partir de là aussi,
- 53:47il y aura d'autres stylistes,
- 53:48d'autres personnalités publics qui vont donc peut-être développer leur marque.
- 53:54Très bien,
- 53:55c'est tout ce qu'on souhaite.
- 53:56En tout cas,
- 53:56moi,
- 53:57on arrive à la fin de cet échange.
- 53:58J'ai été ravie de pouvoir en savoir plus sur ton profil et sur la marque.
- 54:04Je mettrai en note de bas de l'épisode les liens vers le site Internet,
- 54:08le compte Instagram pour qu'on puisse aller,
- 54:11comment dire,
- 54:12savoir.
- 54:13où est-ce qu'on peut se procurer tes parfums et en savoir plus sur l'univers de la marque et sur les différentes senteurs que tu proposes.
- 54:21Et puis,
- 54:22écoute,
- 54:23ce sera le mot de la fin.
- 54:25Qu'est-ce que tu peux nous partager comme mot de la fin ?
- 54:27Comme mot de la fin,
- 54:29c'est déjà les mots de remerciement.
- 54:32Merci pour l'invitation à partager cette expérience-là sur le podcast.
- 54:39et ensuite c'est juste de faire comprendre
- 54:43Pour ceux qui me concernent,
- 54:44le parfum,
- 54:44c'est la vie.
- 54:46Donc,
- 54:46il faut la partager avec joie.
- 54:48Et il faut en profiter parce que...
- 54:52L'entrepreneuriat ou tout le reste,
- 54:55tout ce qu'on peut.
- 54:57Il y a tellement de sujets dont on n'a pas le temps de pouvoir débattre maintenant.
- 55:02Mais j'aimerais que chacun de tous les auditeurs et toutes les personnes qui vont suivre l'émission puissent prendre un petit moment et puis partager la vie.
- 55:13Et la vie,
- 55:13pour moi,
- 55:14c'est le parfum.
- 55:16Et surtout,
- 55:17je suis situé,
- 55:18parce que c'est très important aussi,
- 55:20je suis situé à Bijan.
- 55:22à anglaistar9a et en même temps,
- 55:24je bouge partout dans le monde.
- 55:26Donc,
- 55:27vous avez la possibilité de nous joindre aussi sur nos sites web,
- 55:31nos différents contacts et réseaux sociaux aussi,
- 55:35richecof ou encore richecof.com.
- 55:39Très bien.
- 55:40Je mettrai les liens.
- 55:41Je te remercie beaucoup pour ce mot de la fin sur partageons la vie.
- 55:45C'est ce qu'on retiendra.
- 55:46Et je te dis à très bientôt.
- 55:49Partageons la vie.
- 55:50À très bientôt.
- 55:51Merci.
- 55:52Ou ailleurs.
- 55:53À très bientôt.
- 55:56Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 55:58Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 56:05Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 56:07Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 56:11Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 56:16Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.