Latest / Les invités de Radio des Ballons / Vœux de Vecoux
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- Jean-Paul Miquelot, maire de Vecoux, ça y est, l'année 2024 est finie. Comment s'est-elle passée dans ce village ? Oui, l'année 2024 est finie. Disons que déjà finie, ça passe très, très vite. Donc un quart de siècle déjà. On pensait qu'en 2000, les voitures voleraient et qu'il y aurait plein de choses très, très modernes. Et finalement, les voitures sont toujours par terre à rouler sur les routes et à nous obliger à faire des entretiens de route et à organiser aussi la circulation dans le village. Donc 2024, il y a eu des choses de faites. C'est clair qu'on a été obligé de revoir le système de purification de l'eau de nos sources. On a été obligé de revoir le système de communication entre nos sources et nos employés communaux. On a été obligé de travailler sur nos devoiries, à faire du point à temps. Pour l'instant, on ne fait que des petites réparations. On a travaillé aussi à l'équilibre des finances de la commune. On a cédé, on a laissé des maisons, on a vendu des maisons pour refaire du capital, pour redonner à la commune une capacité d'investissement. On a fait des travaux forestiers, bien sûr, de l'aménagement de chemins forestiers. On a toujours des projets qui verront le jour en 2025, mais qui, par exemple, une antenne relaie pour le fond de la vallée de Roeret. C'est un projet qui date de l'automne 2020, du temps de Patrice de Bourg, et qui sera, je dirais, les travaux commenceront à la fin du mois de janvier pour que l'antenne soit posée dans le mois de mars. Donc voilà, on voit le temps qu'il faut pour élaborer des projets. Ce n'est pas toujours évident. Et puis, nous avons toujours d'autres projets qui sont nos résidences seniors et nos logements, nos appartements, nos pavillons HLM qui, normalement, devraient commencer. Les travaux devraient commencer dans le courant de l'année 2025. Donc ça va vraiment être une grande année de travaux, alors, 2025. Oui, j'espère que d'ici la fin du mandat, on arrivera à voir quelque chose sortir de terre. Mais je finis par douter parce que, bon, là, il manque encore des... Il y a encore des problèmes au niveau du permis de construire. Donc il faut qu'on règle ça d'abord. Les études ont été faites au niveau archéologique et tout ça. Donc les gens de Vecoux ont vu les pêleteuses travailler, faire des trous, les reboucher. C'est vrai que les gens, ils sont en droit de se poser des questions parce que, bon, ça a bougé, mais ça ne bouge plus. Mais ça va arriver tout doucement. On a en projet, toujours pour 2025, de sécuriser quand même l'entrée du village côté Yel. C'est-à-dire que là, les habitants ont vu des essais de positionnement de quilles pour faire une écluse, une chicane, pour ralentir les voitures à l'entrée du village parce que la grande ligne droite de Yel, les voitures sont à pleine vitesse et les habitants de l'entrée se plaignaient de la vitesse, justement, des véhicules. Donc là, on a décidé, on a un endroit qui a été défini. Maintenant, il faut, avec l'avis du département, arriver à construire quelque chose d'endure. De l'autre bout du village, côté Semoflex, Riborne-Semo, on a en projet aussi d'enlever le trou noir qui existe, donc qui est assez dangereux avant les dernières maisons de Vecoux. Donc, on va mettre un lampadaire de plus. On va sécuriser un peu le bord de la route. Voilà, pour l'instant, voilà les petits travaux qui vont être faits. Et puis, l'opération Village d'Avenir, on est dans les études. On a eu la semaine dernière, enfin, en début de semaine, le compte rendu du bureau d'études. Maintenant, il va falloir travailler en équipe municipale pour définir exactement par quel bout on veut prendre le problème. Et commencer à, je dirais, à programmer des travaux pour pouvoir élaborer l'amélioration du centre-bourg. Mais là, il faut que tout le monde soit d'accord. Et on arrive très vite à la fin du mandat. Donc, ça va être compliqué en 2025 de voir des pelleteuses travailler. Ça, je n'y crois pas. Ça sera pour le mandat suivant. Voilà. Mais 2025, ce sera aussi... Ce sera déjà l'anniversaire 2025, d'ici quelques mois. L'anniversaire de la première année de EPIQEUR. Ah oui, l'anniversaire de la première année d'EPIQEUR, bien sûr. On a eu quand même, là, c'était un beau projet qui est bien réalisé. Une association dynamique qui a donc créé cet espace collectif de mise à disposition de biens alimentaires pour les citoyens de Vecou. Donc, cette espicerie associative fonctionne bien puisqu'il y a plus de 235 adhérents. Donc, c'est vrai que c'est une belle opération qui réussit bien. Après, voilà, il faudra peut-être qu'on essaye de pousser un peu les murs parce que c'est quand même assez petit pour le départ. Mais c'est à réfléchir et ça fait quand même que six mois que ça tourne, que ça fonctionne et ça fonctionne plutôt bien. Les gens sont contents. Il y a un esprit convivial. Les gens sont là aussi pour discuter ensemble. Ça crée du lien. Ils boivent le café ensemble. Ceux qui tiennent le magasin, ils viennent là pour le plaisir de rencontrer d'autres gens. On a quand même beaucoup de personnes seules dans le village qui aiment bien aussi venir faire leur tour de garde au magasin pour rencontrer des gens. Et l'avantage d'un magasin comme ça, c'est qu'on ne se croise pas dans la rue. On a vraiment un vrai contact avec... Vous êtes monsieur un tel, d'accord, voilà. Donc, on se connaît. Alors que quand on se dit bonjour dans la rue, il n'y a pas forcément de lien plus que ça. Tandis que là, c'est vraiment faire des choses ensemble. Et ça, c'est intéressant. Je pense qu'il faut conserver cet esprit-là. Et puis, il faut trouver après des solutions pour que ça perdure et que ça se développe un petit peu. Mais comme disent certains, je dirais, des responsables de l'association, on n'est pas là pour faire un supermarché. Mais il faut toujours garder cet esprit qualiteux de veiller à ce qu'on va proposer aux citoyens, aux administrés. Et en plus, rester à l'écoute de ceux-ci par rapport aux produits qu'on va leur présenter. Puisque c'est l'avantage aussi de cette forme d'épicerie, c'est que les gens disent ah ben, ça serait bien que vous ayez été le produit. Je ne le trouve pas chez vous. Est-ce qu'on ne pourrait pas s'organiser pour l'avoir ? Voilà, donc ça, c'est un petit côté intéressant aussi où il y a une interactivité entre les administrés et l'association. Et je pense que c'est vraiment quelque chose de bien. Et ça, grâce à l'opération Bouche ton coq, il y a quand même eu là un élan constructif de la part de la population pour vraiment créer quelque chose d'utile pour tout le village. Et ça, c'est quand même quelque chose de beau. Et je pense que la preuve, c'est qu'on a eu même une télévision allemande qui est venue faire un reportage pour savoir comment s'était montée cette association. Et voilà, donc c'est une réussite. Là, c'est incontestable. Après, maintenant, il faudra aller plus loin. C'est-à-dire que pourquoi pas aussi relier, fédérer les gens du village par rapport aux productions d'énergie renouvelable ? On a eu plusieurs réunions. On a eu une réunion publique là-dessus. On a aussi la communauté commune qui nous pousse un petit peu à réfléchir sur la production d'énergie renouvelable. Voilà, là, on a des éléments. Maintenant, il faudrait que ça fasse un peu... que la mayonnaise, elle, prenne un petit peu comme avec Epicœur et qu'il y ait un groupe qui se mette en place dans l'objectif de créer une coopérative ou une scope ou je ne sais pas, une formule juridique quelconque pour pouvoir produire de l'électricité et en plus, je dirais, faire une production partagée. Une production partagée d'électricité. Et ça, ce serait bien, très bien. Bon, on a déjà un premier projet. Je n'en ai pas parlé tout à l'heure, mais avec la communauté de communes, c'est-à-dire qu'on a un projet de faire une ombrière aux ateliers municipaux, donc couvrir tout ce qui est dehors, tout le matériel qui est dehors, tout le parc avec du photovoltaïque pour que tout soit à l'abri et en même temps, donc, bénéficier de l'allocation de l'endroit où l'énergie sera produite, de la taxe IFER qui va nous être versée et en même temps, je serais assez partisan de mettre quelques milliers d'euros dans la société pour pouvoir retoucher des royalties de la production d'énergie produite sur le lieu. Et là, ce serait un premier pas, je dirais, vers la production d'énergie renouvelable. Après, il faut qu'on réfléchisse. On avait d'autres projets aussi sur les anciens dépotoirs de la commune. Donc tout ça, là, il faudrait une association dynamique et forte pour mener un tel projet parce que ce n'est pas... C'est des gros investissements et ça demande à être bien réfléchi, quoi. Et puis, le toit de l'église aussi, qui pourrait, pourquoi pas, avoir aussi tout ce côté ici, côté mairie, là, c'est très bien exposé pour avoir un champ photovoltaïque là-haut. Ce serait intéressant aussi. Voilà, donc des petits projets qui s'ajoutent les uns au bout des autres. Mais voilà, on fait avec la trésorerie que l'on a et on ne peut pas... Ça compte aussi, c'est-à-dire que on ne peut pas non plus demander beaucoup d'impôts aux administrés. Je crois qu'ils en payent déjà assez comme ça. Il faut qu'on fasse avec ce que l'on a. Donc avancer tout doucement et créer des choses, voilà. Donc ça, c'est... Et puis en même temps, fédérer les gens pour qu'ils... Pour qu'on ne soit pas un village dortoir. Ça, c'est important. Moi, je trouve que ça, c'est important. On a... Même si quelques-uns pensent que finalement, on a tout ce qu'il faut à Rmir-Mont, oui, oui. Mais ce n'est pas suffisant pour notre village. Il faut que notre village vive. On a un tissu associatif très intéressant, très dense, très dynamique. Il faut aussi qu'au niveau des commerces et tout ça, il faudrait qu'on ait quand même le choix avec vous d'avoir plusieurs choses pour, même si c'est ensemble, pour nos administrés, quoi. Voilà. Faire village, quoi. Faire village. Faire un beau petit village qui vit bien dans les Vosges. Et un petit village qui vit bien dans les Vosges, ça vit aussi avec des commerces. Comment ça se passe au niveau commercial ? Et il y aura-t-il de nouveau en 2025 ? Oui, au niveau commercial, on a déjà un beau restaurant gastronomique qui fonctionne bien. Il fonctionne vendredi, samedi, dimanche. Le restant de la semaine, ils font du travail de plat en portée, des choses comme ça. Donc, c'est vrai que c'est un beau magasin. C'est un beau commerce. C'est un beau commerce où il fait bon aller, le restaurant Fabrice Durand. Et puis, on a Thibault Galli, donc, pâtissier chocolatier, qui habite dans un lotissement à Vecoux et qui, pour l'instant, travaille dans son sous-sol, enfin, dans sa maison. Il a bien fait un petit laboratoire, il a fait un petit magasin, mais il a racheté les locaux du Petit Plus, donc notre bar qui n'a pas fonctionné, qui n'a pas réussi à fonctionner. Il est en train de refaire un laboratoire et un magasin dedans. Et je pense que là, on va avoir, je dirais, un beau magasin chocolatier, pâtissier du même niveau que notre restaurant. Donc, ça, c'est intéressant. Je pense que là, Thibault Galli et son épouse, ils vont pouvoir, je dirais, bien s'installer et développer leur commerce. Et il faudrait que notre épicerie, elle suive dans le même sens. Et ce serait parfait. Donc, une épicerie, du chocolat, un restaurant, de quoi se restaurer, de quoi faire la fête au moment des voeux. C'est pas mal. C'est pas mal du tout. C'est pas mal du tout. Et puis, en même temps, tous les petits producteurs locaux qu'on a, c'est très bien qu'ils puissent présenter leurs produits ici, dans ce magasin, par exemple. Parce qu'on parle toujours de biens alimentaires et piqueurs. C'est aussi toute la gamme de production de l'asinerie d'Alice Danès, qui est produite à Vecoux et qui est vendue à Vecoux. Donc, je vois l'ERL de Reveret aussi vend des produits. Donc, Frédéric Louis, Jérémie, maintenant, de la ferme des Bruyères, qui vend aussi des produits ici. Donc, là aussi, il y a peut-être des choses à développer, à affiner aussi et à proposer à nos gens des produits de qualité et de proximité. Et donc, ça, c'est bien. C'est ce qui fait vivre le village aussi. Voilà. Et pour terminer, un petit mot pour les picosés. Pour les picosés, bah oui, tous les picosés. De Vecoux et d'ailleurs, on pourrait dire. Non, je dirais déjà meilleur vœu à tous. Et puis, que tout fonctionne bien dans nos entreprises et que déjà, la santé soit là. Ça, ça compte. C'est ce qui compte le plus, je pense. Bon, des fois, on l'a subi. Je suis bien placé pour en parler. Mais que l'on puisse, même dans les périodes de difficulté, conserver un moral d'acier et pouvoir aller de l'avant. Et je pense que ça, c'est très important et que l'on se soutienne mutuellement pour faire une bonne année et vivre ensemble dans la bonne humeur et dans l'esprit d'entreprise. Voilà ce qu'il faut pour 2025.