Latest / Africa Fashion Tour / Namissa Thera Sow, fondatrice de la marque Ikalook
Transcript
- 0:00créer mon propre métier parce que la façon dont je fais avec la particularité de notre pays et mon projet,
- 0:08comment je le vois,
- 0:10c'est vraiment tous les jours jusqu'à aujourd'hui,
- 0:16il faut inventer le chemin en fait.
- 0:21Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:24Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 0:29je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:31Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 0:35responsables et ambitieux.
- 0:38Au fil des interviews,
- 0:39je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 0:46Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 0:52de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 0:56Je suis Ramata Diallo.
- 0:58Je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:07En 2017,
- 1:08j'ai hésité à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 1:11je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:17Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 1:27Aujourd'hui,
- 1:27je suis en compagnie de Namissa Terrasso.
- 1:29Namissa est styliste et fondatrice de la marque Ikanuk.
- 1:32Elle est basée au Mali.
- 1:33Pour développer son activité,
- 1:34elle participe à différents événements de mode.
- 1:37Elle a également une boutique collaborative dans laquelle elle accueille des marques de jeunes créateurs.
- 1:41Elle est à l'origine de la Semaine du Boubou,
- 1:43une initiative organisée pour les fêtes.
- 1:46Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et des challenges du développement de sa marque.
- 1:51Bienvenue Namissa,
- 1:52comment vas-tu ?
- 1:53Bien,
- 1:54merci beaucoup.
- 1:55Merci,
- 1:56je vais très bien.
- 1:58Merci d'avoir invité sur ton podcast,
- 2:01ça fait plaisir.
- 2:03Écoute,
- 2:03le plaisir est pour moi.
- 2:05Alors,
- 2:05on va commencer cette interview comme je le fais avec tous mes invités.
- 2:08Je vais te demander de te présenter.
- 2:11Alors,
- 2:11je m'appelle
- 2:12Madame Souhna Misatira.
- 2:15Je suis maman de deux enfants.
- 2:19Je suis la fondatrice de la marque IKALOOK que j'ai créée en 2016.
- 2:25Avec IKALOOK,
- 2:26nous utilisons principalement des matières locales et des savoir-faire locaux pour faire des vêtements chic et moderne pour les personnes qui désirent consommer des produits de qualité fabriqués en Afrique et principalement au Mali.
- 2:44Voilà un peu ce que j'ai fait.
- 2:47que je fais avec IKALOOK,
- 2:48même si depuis le début jusqu'à aujourd'hui,
- 2:50il y a eu beaucoup d'évolutions et il y a d'autres projets en ce moment.
- 2:55Je pense qu'on aura l'occasion d'en parler.
- 2:59Effectivement,
- 2:59l'idée dans ce podcast,
- 3:01c'est qu'ils puissent nous parler de tous les projets qu'ils voulaient savoir.
- 3:04Le coréal,
- 3:05etc.
- 3:06Donc,
- 3:07toi,
- 3:07est-ce que tu as,
- 3:08en termes d'études,
- 3:09quel est ton background ?
- 3:10Est-ce que tu as étudié le stylisme,
- 3:12la mode ou est-ce que tu viens d'un univers totalement différent ?
- 3:15Totalement différent parce que moi j'ai fait l'école de médecine.
- 3:18Effectivement.
- 3:21Voilà,
- 3:21j'ai fait l'école de médecine et moi ma maman elle est mauritanienne.
- 3:28Généralement chez nous,
- 3:31enfin du côté de ma maman,
- 3:32les gens se marient très vite.
- 3:34Une jeune fille qui se met sur le chemin de longues études et tout ça,
- 3:42c'était pas très très...
- 3:45Voilà,
- 3:45ça c'était pas pour elle.
- 3:47Elle trouvait que je pourrais faire des études qui soient peut-être un peu moins longues et tout ça.
- 3:53Mais moi j'étais vraiment partie parce que depuis toute petite,
- 3:57je voulais être pédiatre.
- 4:00C'était mon rêve.
- 4:01Enfin,
- 4:01c'est ce que je pensais.
- 4:04Quand j'ai commencé à l'école de médecine,
- 4:08je suis allée jusqu'en troisième année.
- 4:10Et c'est à partir de là que...
- 4:14J'ai perdu mon papa cette année-là et du coup c'était un peu difficile pour ma maman.
- 4:21Donc vu que j'étais sa plus grande fille à côté d'elle,
- 4:28l'idée c'était de la soulager et de faire les choses un peu comme elle voulait.
- 4:36Donc c'est pour ça au final...
- 4:39J'ai quitté l'école de médecine pendant un an.
- 4:41Maintenant,
- 4:41pour ne pas rester à la maison,
- 4:44je suis allée dans une école de commerce où j'ai découvert le marketing et tout.
- 4:49Donc,
- 4:49je pense que tout a commencé à partir de là.
- 4:51Et j'ai adoré ces...
- 4:56J'ai adoré le marketing,
- 4:57ils avaient demandé dès la première année de faire un projet et tout ça.
- 5:01En fait,
- 5:01ça m'a beaucoup plu,
- 5:02ce côté business.
- 5:05Du coup,
- 5:05finalement,
- 5:06voilà,
- 5:07c'est à partir de là que tout ce que j'ai désiré,
- 5:10parce que parallèlement,
- 5:13j'ai toujours aimé la mode,
- 5:15mais je ne savais pas.
- 5:16Parce que nous,
- 5:16en Afrique,
- 5:17en tout cas spécialement au Mali,
- 5:21j'avais jamais vu le potentiel business de la mode.
- 5:25quand j'étais petite,
- 5:27même si j'avais une tante qui avait une machine à coudre,
- 5:29elle faisait plutôt des habits pour des enfants.
- 5:32Et elle avait plein de magazines et tout.
- 5:34Des fois,
- 5:35je feuilletais et je dessinais des modèles et tout que je faisais faire par un détailleur.
- 5:40Même ma maman,
- 5:41quand elle me faisait des habits,
- 5:42toujours je changeais,
- 5:44je voulais modifier,
- 5:45ou je prenais les hauts,
- 5:46je les portais avec des jeans.
- 5:49Et...
- 5:50On a grandi aussi avec les dampettes et les tissus en voile de coton très léger.
- 5:55On le nouait comme ça,
- 5:57mais moi toujours,
- 5:57je faisais des pantalons,
- 5:59des petits hauts avec et tout ça.
- 6:01Mais sincèrement,
- 6:02je n'avais jamais vraiment vu le potentiel business de cette passion-là.
- 6:11C'est à partir de 2010-2011.
- 6:162011,
- 6:17je commençais à voir quand même ce phénomène
- 6:20Made in Africa se développer.
- 6:24C'est sur un documentaire où j'ai vu un jeune Sud-Africain qui avait développé sa marque et c'était basé sur les matières africaines et tout ça.
- 6:36J'ai dit,
- 6:37tiens,
- 6:37c'est déjà ce que je fais.
- 6:40Donc,
- 6:40c'est à partir de là,
- 6:41de fil à l'aiguille,
- 6:42j'ai commencé à demander à ma mère,
- 6:44du coup,
- 6:45d'aller dans une école de mode.
- 6:48Elle ne voulait pas que je reste,
- 6:52vu que j'étais la plus grande à la maison et tout.
- 6:54Donc,
- 6:56voilà,
- 6:56c'est à partir de là,
- 6:57moi,
- 6:57j'ai vraiment commencé à m'intéresser à ce secteur à partir de là.
- 7:02J'ai fait une auto-formation pendant,
- 7:05on va dire,
- 7:05près de cinq ans.
- 7:06où j'étais vraiment assidue,
- 7:08je prenais tout ce qui passait,
- 7:11des livres,
- 7:12des formations en ligne,
- 7:15tout ce qui pouvait m'aider à me comprendre ou à comprendre ce que moi,
- 7:21je peux apporter dans ce secteur-là qui soit différent et même voir si moi,
- 7:26ce que j'apporte,
- 7:26ça peut intéresser des gens si j'avais ce petit truc-là en moi qui...
- 7:33D'abord,
- 7:34j'ai cherché dans les biographies,
- 7:35déjà,
- 7:36voir à peu près,
- 7:38par exemple,
- 7:39j'ai lu la biographie à l'époque de Coco Chanel,
- 7:43de McQueen,
- 7:45de plein d'autres,
- 7:45de Saint-Laurent et tout.
- 7:46En fait,
- 7:47l'idée derrière,
- 7:48c'était de savoir qu'est-ce que,
- 7:50dans leur histoire,
- 7:52leur a permis de trouver en eux ce petit truc qui,
- 7:58finalement,
- 7:59leur a fait.
- 8:01leur a fait comprendre qu'ils peuvent en faire un métier et moi,
- 8:04parallèlement,
- 8:05voir si moi,
- 8:06j'avais un truc aussi en moi qui pourrait éventuellement apporter un truc différent dans le secteur.
- 8:14Donc,
- 8:14c'est à partir de là,
- 8:15moi,
- 8:15j'ai vraiment commencé à amasser tout ce que je pouvais avoir comme informations,
- 8:21formations.
- 8:23J'ai vu des blogs.
- 8:24À l'époque,
- 8:25il y avait beaucoup de blogs,
- 8:27de modes.
- 8:29des magazines et tout ça.
- 8:30Donc l'idée en fait c'était vraiment de m'auto-former,
- 8:34même si j'ai voulu aller dans une école de mode.
- 8:36Finalement j'ai pas pu,
- 8:37mais j'ai tout fait pour que ma sœur y aille.
- 8:41Donc voilà,
- 8:42j'ai piqué ses cours et tout,
- 8:44donc voilà.
- 8:46C'est un peu comme ça,
- 8:47c'était vraiment une auto-formation qui m'a amenée jusqu'à là.
- 8:51Très bien,
- 8:51très intéressant de voir à quel point
- 8:54Ton côté autodidacte,
- 8:55en fait,
- 8:56t'as pris le dessus et t'as vraiment cherché par toi-même de te former à quelques compétences et finalement,
- 9:03quelque part,
- 9:04un peu créer ton propre métier.
- 9:06Absolument,
- 9:07c'est ça.
- 9:08Et c'est ça,
- 9:09exactement ça,
- 9:09c'est créer mon propre métier.
- 9:11Parce que la façon dont je fais avec la particularité de notre pays et mon projet,
- 9:18comment je le vois,
- 9:20c'est vraiment tous les jours.
- 9:22Jusqu'à aujourd'hui,
- 9:25il faut inventer le chemin en fait.
- 9:27Exactement,
- 9:29j'aime bien cette expression,
- 9:29inventer le chemin.
- 9:31Du coup,
- 9:32est-ce que tu peux nous parler du coup de...
- 9:35Il caloue qu'en fait,
- 9:36c'est quoi la particularité quand tu t'es formée,
- 9:39tu as défini ce que tu as envie de faire et tu t'es dit en lisant des biographies,
- 9:44tu disais tout à l'heure que tu voulais être sûre que tu avais,
- 9:49on va dire,
- 9:49le feu sacré du créateur.
- 9:52Quels ont été les moments que tu as voulu intégrer dans ta marque Igiallou qui font vraiment sa particularité,
- 9:58sa originalité ?
- 10:00C'est ça.
- 10:00En fait,
- 10:02quand j'ai lu les biographies,
- 10:04l'histoire de celle qui m'a vraiment touchée,
- 10:07c'était l'histoire de Coco Chanel.
- 10:08Et à l'époque,
- 10:09ce que j'avais tenu du livre,
- 10:12c'était que de base,
- 10:13elle a pris une matière qui n'était pas forcément...
- 10:21on va dire comme une matière noble ou quelque chose que les gens considèrent,
- 10:25c'était le tweed à l'époque.
- 10:28Et il y avait aussi l'époque des corsets,
- 10:31des grandes robes,
- 10:33qui a complètement révolutionné en amenant son style un peu androgyne,
- 10:38avec des vestes,
- 10:39avec une silhouette plus épurée et tout ça,
- 10:46avec...
- 10:47la matière qui est le treat.
- 10:49Moi,
- 10:50à l'époque,
- 10:50je me suis dit,
- 10:51en fait,
- 10:51elle a un côté tellement impertinent,
- 10:54tellement...
- 10:56J'ai aimé ce côté rebelle de se dire,
- 10:59OK,
- 10:59moi,
- 11:00je choisis cette matière-là et je choisis ce style-là et je vais l'imposer d'une certaine manière jusqu'à avoir Chanel qu'on connaît aujourd'hui.
- 11:11En fait,
- 11:12c'est derrière ce qui m'avait touchée,
- 11:15c'est le côté de...
- 11:17de choisir cette Ausha qui finalement,
- 11:20elle a pu en faire ce qu'il y en a aujourd'hui.
- 11:24Donc à l'époque,
- 11:24j'ai cherché à voir les matières qui pourraient moins me toucher,
- 11:34que je trouvais pas mal.
- 11:36Et déjà,
- 11:36c'était à l'époque,
- 11:37j'utilisais déjà les dents de pays que ma maman nous donnait.
- 11:43Donc en fait,
- 11:43à partir de là,
- 11:44moi j'ai commencé à me dire,
- 11:47déjà moi c'est le style que je fais déjà donc j'ai essayé de voir si ça peut faire des vestes,
- 11:54des pantalons et avant les dampers j'ai commencé à utiliser les wax et le borrelant et je faisais des vestes des tops et tout ça et c'est avec le temps il y avait le Mali on
- 12:12a une histoire textile qui est très très forte...
- 12:17Par exemple,
- 12:17on a le bazar que tout le monde connaît.
- 12:21À l'époque,
- 12:22je pense qu'il commençait à y avoir un bazar qui s'appelle le gizner.
- 12:27Le Mali a toujours eu la teinture et toutes ces techniques-là qui ont donné au bazar cette notoriété.
- 12:37Et le gizner,
- 12:38du coup,
- 12:38c'était vraiment une matière déjà teinte.
- 12:41Donc,
- 12:41les basans venaient déjà finis.
- 12:45Du coup,
- 12:45on...
- 12:47J'ai une tante aussi qui est teinturière et j'ai des amis de ma mère qui finalement n'avaient plus de marché,
- 12:55elles ne pouvaient plus travailler et il y a beaucoup qui ont arrêté parce que les gens achetaient un peu plus les gaz.
- 13:02Ça c'est vraiment l'histoire que je reprends.
- 13:05Et à l'époque ça me touchait énormément.
- 13:10J'avais l'impression que...
- 13:12C'est un truc qui m'a appelée à ce niveau-là.
- 13:17Donc c'est là que j'ai commencé à prendre les dampers que je faisais et j'ai commencé la teinture comme ça.
- 13:24Et j'en ai vraiment fait mon combat,
- 13:30ou en tout cas quelque chose qui me tenait énormément à cœur.
- 13:34Et c'est à partir de là que j'ai commencé à me lancer.
- 13:38dans la confection des pièces avec cette matière-là.
- 13:43Au début,
- 13:43ce n'était pas facile parce que j'avais plein de gens qui disaient Ah,
- 13:47ça se froisse,
- 13:49le taïndai,
- 13:50ce n'est pas africain parce qu'à l'époque,
- 13:52on était vraiment dans un truc africain,
- 13:55météo à l'Afrique.
- 13:57Pour tout le monde,
- 13:58c'était le bogolon,
- 13:59c'était le wax.
- 14:01Le taïndai,
- 14:01à l'époque,
- 14:02tout le monde trouvait que ce n'était pas assez…
- 14:06Ça faisait peut-être un peu plus universel qu'Africa,
- 14:15alors que depuis les années 60 et tout,
- 14:20le premier président du Mali envoyait des femmes se former au Japon.
- 14:25En tout cas,
- 14:25j'ai vraiment pris ça de manière,
- 14:30on va dire un peu personnelle,
- 14:32c'était hyper,
- 14:33hyper important pour moi.
- 14:36En
- 14:372013, je faisais des choses comme ça sans forcément...
- 14:44Enfin,
- 14:45c'était pas...
- 14:46Écalou,
- 14:46c'est pas encore créé,
- 14:47mais je...
- 14:48Je faisais des petites collections,
- 14:50je faisais des trucs pour les gens,
- 14:51des amis et tout ça.
- 14:54C'est vraiment à partir de
- 14:552016 que j'ai dit,
- 14:57écoute,
- 15:05ce métier,
- 15:06c'est vraiment quelque chose que j'ai envie de faire et que j'ai envie de faire de manière vraiment sérieuse.
- 15:13Je n'ai envie de faire que ça,
- 15:14en fait.
- 15:15Donc,
- 15:16c'est à partir de là que j'ai lancé.
- 15:18en 2016 que j'ai lancé.
- 15:20Et voilà.
- 15:22Et depuis,
- 15:25on a développé plusieurs lignes des collections pour l'été.
- 15:32Parce que,
- 15:34à partir de 2016,
- 15:36quand j'ai lancé,
- 15:372017,
- 15:38j'ai ouvert la boutique,
- 15:41la boutique Abamako.
- 15:42C'était hyper sympa parce que quand j'ai commencé,
- 15:44j'étais à la maison en 2016.
- 15:47J'étais à la maison,
- 15:48j'avais un petit magasin,
- 15:50il y avait un tailleur,
- 15:52un sous-tailleur dans le magasin et moi,
- 15:55j'ai créé une boutique en ligne à l'époque.
- 15:59C'était en 2016.
- 16:01Je voulais avoir une boutique en ligne.
- 16:03C'était,
- 16:05je ne sais pas,
- 16:05à l'époque,
- 16:07ça n'a pas marché parce que les gens voulaient venir à la...
- 16:10Les gens voulaient venir toucher,
- 16:12essayer.
- 16:13C'était pas encore...
- 16:14La mentalité n'était pas encore prête pour...
- 16:18pour la vente en ligne des vêtements,
- 16:20en tout cas localement.
- 16:21Donc du coup,
- 16:22j'ai dû vite fait trouver un local.
- 16:26Mais je voulais quand même quelque chose de top,
- 16:28parce que j'ai cette façon de faire qui est quand j'ai une idée en tête,
- 16:39il faut que ça soit d'une certaine manière.
- 16:42Je pense que c'est mon plus grand...
- 16:45Je ne sais pas,
- 16:45ça peut être un défaut,
- 16:47ça peut être aussi un avantage.
- 16:49Un avantage parce que quand ça a fini,
- 16:51du coup,
- 16:51c'est bien.
- 16:52Mais là où ça peut être un frein,
- 16:56c'est qu'il y a un minimum de standards que je veux toujours.
- 17:02Du coup,
- 17:04quand on commence petit,
- 17:05ça prend du temps.
- 17:06Ça prend énormément de temps.
- 17:08Et voilà,
- 17:09la boutique,
- 17:10elle m'a pris une année à finir.
- 17:13parce que je la voulais d'une certaine manière.
- 17:18Tu sais,
- 17:18un peu comme les boutiques dans les Hamptons,
- 17:20avec le toit en cas...
- 17:22J'avais une idée très,
- 17:24très,
- 17:24très fixée sur ce que je voulais.
- 17:27Et un jour en passant,
- 17:29j'étais justement avec Hakim dans la voiture et on a vu ce lieu-là.
- 17:33J'ai dit,
- 17:34c'est ça,
- 17:35c'est ça.
- 17:35Ça a trouvé que ça faisait quelques mois qu'on cherchait.
- 17:38Donc là,
- 17:38j'ai dit,
- 17:38c'est ça,
- 17:39c'est exactement un endroit comme ça.
- 17:41C'était un vieux entrepôt.
- 17:43du coup on s'est arrêté et on a demandé on a pu avoir le local et je l'ai confié à mon amie Fatouma
- 17:55Fatouma Edara qui est comment dire qui est designer d'intérieur donc elle m'a fait tout un concept
- 18:07Et ça nous a pris à peu près un an à finir,
- 18:10mais franchement,
- 18:11je n'ai pas regretté parce que c'était magnifique.
- 18:15Du coup,
- 18:16ça c'était 2017 ans.
- 18:17C'était fin 2017 dont j'ai lancé une collection.
- 18:23Et c'est à partir de là que j'ai commencé ce système.
- 18:26Comme je disais tout à l'heure,
- 18:27j'ai inventé mon chemin en faisant un mélange parce que généralement...
- 18:34En Afrique,
- 18:34en général,
- 18:35on sort les collections au gré des événements,
- 18:38des choses comme ça.
- 18:39Et moi,
- 18:40à l'époque,
- 18:41je me disais,
- 18:42mais tiens,
- 18:42en fait,
- 18:43pourquoi on a des saisons dans la mode à l'international,
- 18:50mondialement,
- 18:51et nous,
- 18:51en Afrique,
- 18:51on n'a pas de saisons et tout.
- 18:53Donc,
- 18:53à partir de là,
- 18:54j'ai créé,
- 18:55on va dire,
- 18:56deux saisons.
- 18:58La première saison,
- 18:58c'est Tilema,
- 18:59la saison du soleil,
- 19:01ce qui est une collection...
- 19:02très estivales avec le couteau léger comme je fais,
- 19:08qui est l'Aden de Iqalou,
- 19:09qui est très fluide,
- 19:12qui est très bohème.
- 19:17C'est des vêtements qui respirent vraiment la légèreté et tout ça.
- 19:21Ça,
- 19:21c'est la collection que je fais entre le mois de mars et à peu près le mois de juillet.
- 19:29C'est la collection d'été.
- 19:32Et j'ai une autre collection,
- 19:34c'est les deux.
- 19:36L'idée à l'époque c'était de voir,
- 19:38ok,
- 19:39on a Thilema,
- 19:40est-ce qu'on fait,
- 19:42je trouve,
- 19:43le nom de la saison.
- 19:46la saison pluvieuse et tout ça,
- 19:48donc on a un peu creusé,
- 19:49creusé les millèges.
- 19:50Mais j'ai trouvé que la saison qui suit,
- 19:53ça coïncidait un petit peu avec la rentrée et tout,
- 19:57donc j'ai décidé d'appeler cette collection Bara.
- 20:00Bara qui est le mois de septembre,
- 20:04novembre,
- 20:06qui correspond un petit peu à la rentrée.
- 20:09Et cette collection Bara,
- 20:11Bara ça veut dire travail.
- 20:14Donc les pièces,
- 20:16c'est dans les pailletissiers,
- 20:18des matières un peu rigides,
- 20:20toujours des matières africaines.
- 20:22Moi,
- 20:23c'est hyper important pour moi le côté local.
- 20:27C'est très difficile parce que c'est le parcours du combattant,
- 20:30mais vraiment,
- 20:32j'ai eu plusieurs fois l'opportunité parce que c'est hyper difficile.
- 20:36Vraiment,
- 20:37c'est vraiment compliqué.
- 20:41de faire la production localement,
- 20:43que ce soit les matières premières,
- 20:44parce que je fais tout,
- 20:46des matières premières à la confection et à la commercialisation.
- 20:50Mais c'est très difficile parce que la ressource humaine est telle que chaque pièce,
- 21:00même quand tu l'as fait 100 fois,
- 21:03la cinquième fois,
- 21:04si tu ne gardes pas la même attention,
- 21:08il peut se passer des choses.
- 21:11qui ne vont pas forcément être à la qualité que moi,
- 21:19en tout cas le minimum de standard que moi je veux.
- 21:22Et plusieurs fois,
- 21:25j'ai vraiment douté,
- 21:26j'ai eu envie d'abandonner parce que même si ce n'est pas abandonner,
- 21:31c'est au moins aller produire soit au Maroc,
- 21:37soit en Turquie où j'ai eu.
- 21:40plusieurs propositions parce que il y a une usine souvent qui me fait mes cotons en Turquie.
- 21:51C'est vrai que je ne sais pas si je l'ai dit,
- 21:54soit on fabrique tous les tissus de A à Z,
- 21:57soit on a au moins 60% d'intervention sur le tissu.
- 22:02Ça veut dire qu'on prend le tissu brut et on met soit dans la teinture,
- 22:08on met
- 22:11Tout ce qui est technique traditionnelle,
- 22:15technique de chevron,
- 22:17d'impression et tout ça.
- 22:20Donc des fois,
- 22:21on a des matières qu'on fait localement avec les tisserands et des fois on a des matières qu'on va prendre brut comme ça et après on va les transformer pour avoir nos matières.
- 22:33Donc souvent,
- 22:35l'usine me propose de faire...
- 22:38de faire mes pièces et tout,
- 22:40mais j'ai jamais jusqu'à présent,
- 22:45c'est quelque chose que j'ai pas envie de faire,
- 22:48parce que quand ça devient très difficile,
- 22:50et que tous mes amis me conseillent,
- 22:52mais tu peux,
- 22:54parce qu'il y a une grande demande.
- 22:56Bizarrement,
- 22:57moi j'ai,
- 23:00on va dire,
- 23:03trois à cinq fois plus de demandes que ma capacité de production.
- 23:07Vraiment.
- 23:08Et c'est tentant d'avoir cette envie de production ailleurs,
- 23:17mais à chaque fois je me remets en question,
- 23:21je me dis,
- 23:21je me demande en fait,
- 23:23qu'est-ce qui fait que j'ai fait ce métier-là ?
- 23:25J'ai fait ce métier pour valoriser nos savoir-faire,
- 23:32pour créer de l'emploi.
- 23:35Je ne sais pas,
- 23:35je suis très touchée par tous ces savoir-faire que nous,
- 23:42on a.
- 23:43Des personnes qui sont toutes aussi valables que n'importe quelle autre personne qui est dans des ateliers,
- 23:51que ce soit en Europe,
- 23:52en Chine ou en Turquie.
- 23:53On a des personnes qui ont largement la capacité.
- 23:57Et c'est vrai que les gens manquent d'encadrement.
- 24:00Il y a ce côté...
- 24:03standardisation,
- 24:05le fait de comprendre comment on fait des choses et tout ça.
- 24:08C'est clair qu'il y a des choses qui nous manquent,
- 24:11mais on a des personnes qui ont quand même le talent qu'il faut pour faire ces vêtements qu'on fait n'importe où dans le monde.
- 24:22Et moi j'ai toujours été touchée par le fait que si les gens sont capables de le faire,
- 24:27qu'il faut organiser le secteur,
- 24:29entraver le secteur pour leur...
- 24:31permettre de faire ce travail en vue de créer des emplois,
- 24:38de valoriser un secteur et tout,
- 24:40c'est vraiment quelque chose,
- 24:41c'est un sujet qui me touche énormément.
- 24:43Et même si c'est difficile,
- 24:45c'est un sujet sur lequel ça fait quand même
- 24:487 ans que je reste là-dessus.
- 24:51Et j'ai vraiment pas envie de...
- 24:55Moi,
- 24:55le local est hyper important pour moi.
- 24:57Le fait d'avoir des matières faites localement,
- 25:01la confection faite localement,
- 25:03créer des emplois,
- 25:05valoriser...
- 25:08nos ressources et tout,
- 25:10c'est un sujet qui est très important pour moi.
- 25:12Valoriser nos ressources et tout,
- 25:17c'est un sujet qui est très important pour moi.
- 25:20Effectivement,
- 25:21on comprend dans ce que tu évoques que la dimension de préservation de savoir-faire,
- 25:29valorisation de savoir-faire,
- 25:32elle est trop importante pour toi et elle fait partie intégrante de la...
- 25:38développement d'activités et que du coup tu ne choisis pas la facilité parce que effectivement c'est plus difficile et que il y aura des chemins et d'ailleurs des chemins que certains créateurs prennent pour développer leur activité.
- 25:55Maintenant cette volonté de préserver en fait quelque part des emplois,
- 26:00des techniques,
- 26:00des savoir-faire,
- 26:03c'est une dimension qui est très noble.
- 26:05Toi,
- 26:06aujourd'hui,
- 26:07ça fait plusieurs années que ta marque existe au Mali.
- 26:11Tu as développé des clientèles.
- 26:13J'imagine que tu as des clients qui viennent justement consommer Ikanouk parce qu'ils sont conscients de cette notion de savoir-faire que tu cherches à préserver.
- 26:23Est-ce que ça,
- 26:23c'est quelque chose que tu ressens ?
- 26:26Absolument,
- 26:26parce que moi,
- 26:28de base,
- 26:28quand je pense au Made in Africa déjà et quand je pense au Made in local,
- 26:33au Made in Mali,
- 26:35Il y a quand même une première notion qui reste hyper importante pour moi parce que je me dis que les gens déjà doivent avoir ce dont ils ont besoin.
- 26:45C'est-à-dire que je ne suis pas du tout pour ce made in local,
- 26:48consommer le made in local juste pour le consommer.
- 26:51Il faut que ce que déjà on fait en tant que créateur,
- 26:56ça correspond à un certain standard,
- 26:59à une certaine demande,
- 27:00à un besoin que les gens ont.
- 27:02Et du coup,
- 27:03je m'efforce.
- 27:04énormément,
- 27:05a toujours essayé de fleurer les besoins,
- 27:08a toujours amélioré le travail et tout ça.
- 27:11Mais clairement,
- 27:13aujourd'hui,
- 27:13la valorisation,
- 27:14c'est hyper important pour moi.
- 27:17La création des vêtements qui mettent en avant nos ressources,
- 27:20que ce soit les matières,
- 27:22que ce soit les imprimés,
- 27:24les savoir-faire.
- 27:25Déjà,
- 27:26pour une clientèle locale et même ailleurs,
- 27:29mais majoritairement locale,
- 27:30parce que généralement,
- 27:31IKALUK est demandé à...
- 27:35un peu,
- 27:35on va dire que ce soit dans la sous-région que ce soit dans la diaspora c'est demandé,
- 27:41mais il y a une demande locale qui est hyper forte et c'est ce que j'ai dit les gens apprécient les gens locaux à Bamako,
- 27:53au Mali,
- 27:53les gens apprécient Bukalou,
- 27:55c'est quelque chose qui me touche énormément,
- 27:57je les remercie d'ailleurs infiniment,
- 27:59à chaque fois je profite pour le faire parce que
- 28:02Tout ce qu'ils calouquent aujourd'hui,
- 28:04c'est grâce à eux.
- 28:06Et j'essaie à chaque fois de quand même faire des choses,
- 28:12même si il y a ce côté artistique que j'essaie de mettre en avant,
- 28:15mais j'essaie en tout premier lieu de faire des choses qui les valorisent et qui répondent à certains besoins et qui aussi redonnent une certaine fierté de porter des créateurs qui
- 28:31ont fait...
- 28:32qui font des vêtements locaux,
- 28:34par exemple,
- 28:35la plupart de mes clients me disent quand je voyage,
- 28:38à chaque fois,
- 28:39je porte une calouque parce que quand je sors,
- 28:44les gens me regardent,
- 28:45les gens me demandent et tout ça.
- 28:46Et c'est une fierté de porter quelque chose qui est fait chez toi.
- 28:51Quand tu pars dans un autre pays,
- 28:54les gens te demandent et tu peux dire en fait,
- 28:57c'est des choses...
- 28:58Je ne sais pas,
- 28:59ce côté valorisation...
- 29:01Du Mali,
- 29:02de l'Afrique,
- 29:02c'est hyper important pour moi parce que je me dis,
- 29:07c'est en tout cas le combat que j'ai choisi parce que chacun le fait à sa manière,
- 29:12mais moi je me dis,
- 29:14faire quelque chose qui répond à des besoins de personnes,
- 29:19qui parallèlement crée des emplois,
- 29:23en même temps valorise le pays,
- 29:25c'est ce côté impact et sens.
- 29:29Moi,
- 29:30c'est ce qui me motive.
- 29:32Et le fait de...
- 29:34d'être encouragée et qui achète et tout ça,
- 29:39ça me donne le courage de continuer.
- 29:41Parce que l'impact,
- 29:44la création d'emplois,
- 29:46c'est vraiment des points qui,
- 29:48moi,
- 29:49me tiennent à cœur.
- 29:51Dans ton organisation pour le développement,
- 29:56un marque,
- 29:58il y a en fait le fait de...
- 30:01Donc toi,
- 30:01des l'idée par ce que tu as évoqué,
- 30:03c'est...
- 30:04Tu as créé un site internet dès 2016,
- 30:06une science 2016-2017.
- 30:09Tu as tenu un local à Bamako dans lequel pouvoir présenter et vendre tes collections.
- 30:15Et puis,
- 30:16tu es également à l'origine d'un événement.
- 30:18Donc,
- 30:18j'ai l'impression que toi,
- 30:19dans ton profil,
- 30:20il y a une dimension créative qui est très forte.
- 30:23Et en même temps,
- 30:26il y a également une dimension business,
- 30:29entrepreneur,
- 30:31qui va prendre des décisions de façon à...
- 30:33T'assurer que,
- 30:35OK,
- 30:36la partie savoir-faire et la partie mise en avant des collections créatives,
- 30:40elle est importante,
- 30:41mais derrière,
- 30:42il y a une logique business qui est devant,
- 30:44en fait.
- 30:45Et je voudrais bien que tu nous parles de ce côté-là,
- 30:49comment tu mets en œuvre toutes ces idées pour t'assurer que derrière,
- 30:52tu vas pouvoir vendre ta marque.
- 30:56C'est justement là où,
- 30:59moi,
- 30:59j'insiste souvent auprès des jeunes créateurs.
- 31:03parce qu'on peut rester dans notre philosophie artistique,
- 31:09créative et tout ça,
- 31:10mais je pense qu'on a une mission,
- 31:12on a un devoir de faire en sorte que nos créations correspondent aux besoins des personnes pour qu'ils puissent en retour aussi acheter nos créations.
- 31:27Donc moi j'ai vraiment ce côté créatif qui est là.
- 31:31quand il le faut,
- 31:33mais j'ai ce côté aussi business qui est hyper important pour moi parce que quand on est dans cet esprit juste artistique,
- 31:47c'est bien dans d'autres pays,
- 31:48mais dans les pays comme les nôtres,
- 31:52si on reste juste dans les dimensions artistiques,
- 31:54ce qu'on fait,
- 31:55ça ne va pas aller bien loin.
- 31:57Donc c'est ça que j'ai compris depuis le début,
- 31:59c'est ce qui fait que maintenant,
- 32:01J'essaie vraiment de faire des collections qui correspondent aux besoins des gens.
- 32:05Et à chaque fois,
- 32:05en fait,
- 32:06j'essaie de réfléchir,
- 32:09d'être à l'écoute de l'environnement.
- 32:17Quand j'ai ouvert la boutique en 2017,
- 32:19dès 2018,
- 32:20j'ai commencé l'internationalisation.
- 32:21En 2019,
- 32:24là,
- 32:24on a travaillé ensemble.
- 32:26un certain moment avec une jeune fille qui avait sa boutique in Africa à Dakar,
- 32:32où j'ai envoyé des créations à vendre à Dakar et à Bijon.
- 32:38D'ailleurs,
- 32:39je continue,
- 32:40mais le plus important,
- 32:44c'est de répondre déjà à une demande qui est déjà locale et qui est hyper forte sur Ecalook.
- 32:50Donc,
- 32:51à chaque fois,
- 32:52j'essaie de voir comment mieux...
- 32:56gérer les demandes,
- 32:58comment mieux correspondre aux demandes locales.
- 33:01C'est ce qui fait qu'à chaque fois,
- 33:03je vais créer des événements ou des collections qui vont répondre à un certain besoin du moment.
- 33:12Et c'est ce qui fait que en 2020,
- 33:18j'ai commencé par créer pour les fêtes une pièce qui est
- 33:25qui s'appelle Ika Bobo.
- 33:27Ika Bobo,
- 33:28c'est la marque Ika Lung,
- 33:29qui est le bobo mélangé.
- 33:31L'idée,
- 33:32en fait,
- 33:32c'était de faire une collection capsule pour la fête de 50 à 80 pièces,
- 33:39et pas une de plus.
- 33:41Et c'est une collection édition limitée.
- 33:45Et généralement,
- 33:47on écoule
- 33:4848 heures,
- 33:49c'est fini.
- 33:51Donc,
- 33:52j'ai commencé en 2020.
- 33:55Donc je l'ai fait pour la fête de Ramadan,
- 33:57la fête de Tabaski.
- 33:58Donc ça c'était Ika Boubou,
- 34:00première édition,
- 34:01deuxième édition,
- 34:04jusqu'en 2022,
- 34:07où je commençais à voir qu'en fait,
- 34:12après,
- 34:12vu que c'est une édition limitée,
- 34:16quand je finis les pièces.
- 34:22Il y a un autre moment qui fait qu'il y a beaucoup de gens qui sont frustrés après parce qu'ils n'arrivent pas à se procurer.
- 34:28Parce que moi,
- 34:28le côté aussi édition limitée,
- 34:30c'est quelque chose que je voulais garder.
- 34:32Donc,
- 34:32c'est comme ça en fait que l'idée de Ika Bobo a évolué vers la semaine du Bobo.
- 34:41Parce que j'ai commencé à intégrer d'autres créateurs dans ce système-là.
- 34:48Parce que moi,
- 34:48quand je fais l'édition limitée,
- 34:50Je finis très vite et comme j'ai dit,
- 34:53ce qui me motive pour faire ce que je fais aujourd'hui,
- 34:58c'est vraiment la valorisation,
- 35:00l'impact,
- 35:01la création d'emplois et tout.
- 35:02Donc,
- 35:03aider aussi les jeunes créateurs,
- 35:05ça va dans ce sens-là.
- 35:06Aider d'autres personnes et surtout aussi,
- 35:09j'adore mes clients.
- 35:10Je ne sais pas,
- 35:11j'aime beaucoup mes clients.
- 35:12C'est quelque chose que je ne sais pas comment expliquer.
- 35:15Et du coup,
- 35:15pouvoir trouver aussi des solutions et moi.
- 35:19tout en faisant les choses que j'aime,
- 35:21parce que j'aime allier les deux,
- 35:23faire ce qui me fait plaisir,
- 35:25faire ce que j'aime,
- 35:26mais aussi essayer d'aider les gens autour de moi,
- 35:29que ce soit mes collaborateurs,
- 35:32que ce soit mes clients et tout.
- 35:34Je reste toujours à l'écoute de voir qu'est-ce que je peux faire au mieux.
- 35:38C'est comme ça,
- 35:38en fait,
- 35:39que j'ai intégré les autres créateurs dans le phénomène que j'ai créé,
- 35:44qui est Ika Bobo,
- 35:45qui est la collection capsule à chaque fête.
- 35:49Donc c'est comme ça que
- 35:51Ika Boubou s'est transformé à la semaine du Boubou.
- 35:55Comme ça,
- 35:55il y a non seulement les Ika Boubou qui est moi,
- 35:58ma collection capsule,
- 36:00mais aussi les Boubou d'autres jeunes créateurs,
- 36:02que ce soit au Mali,
- 36:04que ce soit la première édition,
- 36:07on a fait avec les jeunes au Mali.
- 36:10La deuxième,
- 36:12on a fait avec
- 36:13Madomar et
- 36:16Mea, c'était le thème du Sénégal.
- 36:18Donc c'est comme ça en fait que l'idée de
- 36:22IKA, la semaine du bobo est venue de ma collection,
- 36:26Capsule édition limitée de IKA bobo,
- 36:31voilà,
- 36:31est venue en fait.
- 36:34Super intéressant en tout cas la manière dont tu as,
- 36:38quelque part en fait on sent bien,
- 36:40tu l'as dit,
- 36:40tu as fait des études de marketing,
- 36:42donc on sent que tu as cette dimension-là qui est intégrée.
- 36:47dans la manière dont tu organises ton business.
- 36:49C'est vrai que la compréhension de son marché,
- 36:51de son consommateur,
- 36:52c'est essentiel pour pouvoir bloquer une activité.
- 36:56Je sais qu'au quotidien,
- 36:57en termes de communication,
- 36:59tu travailles notamment avec
- 37:01Akin, j'ai déjà eu l'occasion d'intervenir.
- 37:04Et que toi,
- 37:05la dimension,
- 37:06effectivement,
- 37:07prendre la parole sur les réseaux sociaux pour communiquer avec ton audience,
- 37:11c'est quelque chose qui fait vraiment partie...
- 37:15du quotidien de la marque Calou et tu me présentes sur ton compte Instagram pour parler des différents changements et des lancements que tu fais.
- 37:26Est-ce que tu peux nous parler un peu de cette stratégie de communication,
- 37:30de comment est-ce que tu en es venue à utiliser les réseaux sociaux comme un outil de dialogue avec tes consommateurs ?
- 37:37C'est naturel et je le dirais même aujourd'hui,
- 37:41je le fais peut-être à
- 37:43Même pas 10% de ce que je devrais faire parce que le quotidien est hyper prudent.
- 37:49Comme j'ai dit au Mali,
- 37:50la ressource humaine,
- 37:51c'est vraiment quelque chose qui est le point le plus difficile pour tous les entrepreneurs.
- 37:59Donc,
- 37:59je suis sur plusieurs choses en même temps.
- 38:03Donc,
- 38:04moi,
- 38:04le quotidien fait en sorte que je ne communique,
- 38:07on va dire,
- 38:08qu'à 10% de ce que je devrais faire normalement.
- 38:11Mais...
- 38:12Principalement dès qu'il y a une collection,
- 38:16dès que je fais quelque chose,
- 38:17en tout cas je fais au mieux pour partager les process,
- 38:24les idées.
- 38:25Même souvent au début,
- 38:27c'est vrai que j'ai arrêté pendant 2-3 ans,
- 38:30mais au tout début,
- 38:32je partageais énormément les difficultés,
- 38:35les problèmes aussi sur mes réseaux.
- 38:38Je me souviens même,
- 38:39il y a une jeune fille qui est venue me dire un jour Mais tu sais que t'es pas obligée de parler de tout ça,
- 38:43si tu le dis pas,
- 38:44on peut même pas le savoir.
- 38:46Et à l'époque,
- 38:47j'ai commencé à douter,
- 38:48j'ai dit Ah,
- 38:49peut-être qu'elle a raison,
- 38:50peut-être que je devrais arrêter d'en parler.
- 38:52Ça a trouvé que,
- 38:53on va dire,
- 38:53ce côté maintenant qui est un peu plus trendy,
- 38:57de partager un peu les coulisses.
- 39:00n'était pas aussi développée.
- 39:02Donc à l'époque,
- 39:03ça m'a fait un peu douter,
- 39:04donc j'avais levé un peu le pied sur le fait de raconter tout ce qui se passe à Iqalou,
- 39:09on va dire pendant 2-3 ans.
- 39:11Mais en ce moment,
- 39:15je recommence un peu à le faire parce que je ne sais pas.
- 39:22Je réorganise un peu la vision,
- 39:24je réorganise un peu les choses pour être,
- 39:29on va dire,
- 39:30beaucoup plus utile parce que le côté impact,
- 39:32comme je dis,
- 39:33le fait que ça soit vraiment quelque chose d'important,
- 39:35ça fait que j'essaie aujourd'hui de peut-être un peu plus montrer et partager aussi avec des jeunes créateurs comment ça se passe quand on choisit de...
- 39:51de faire des choses localement et parallèlement peut-être diminuer un petit peu plus la production parce que j'étais déjà à une
- 40:06équipe de
- 40:0850 couturiers en 2022.
- 40:14Mais il y a eu énormément de...
- 40:16enfin ça demande,
- 40:17c'est hyper intense,
- 40:18ça demande...
- 40:22un travail,
- 40:23un poids sur le cœur de fou.
- 40:26Donc,
- 40:27c'est vraiment,
- 40:29c'était hyper prenant.
- 40:31Ça fait que j'ai eu cette déconnexion,
- 40:33on va dire,
- 40:34d'Amakom,
- 40:35même si je gardais quand même le minimum.
- 40:37L'idée,
- 40:38en fait,
- 40:38que je veux faire passer,
- 40:39c'est que c'est vrai que je communique,
- 40:41mais je ne communique pas beaucoup.
- 40:44Je ne communique pas comme je devrais,
- 40:46en tout cas,
- 40:46pas autant que j'ai envie.
- 40:50parce que le quotidien est hyper prenant.
- 40:53Mais cette année,
- 40:54j'ai décidé de changer un peu les choses.
- 40:57Parce que,
- 40:58comme j'ai dit,
- 41:00là j'ai intégré plusieurs jeunes créateurs au niveau de l'Ikado,
- 41:05que ce soit dans la boutique,
- 41:07je les accompagne aussi en quelques-unes.
- 41:12Je les coach.
- 41:14pour leur expliquer un peu les réalités.
- 41:17Moi,
- 41:17l'expérience que j'ai eue,
- 41:18j'essaie de partager ça avec eux.
- 41:20Donc,
- 41:20j'essaie vraiment de faire en sorte que le travail soit moins,
- 41:27on va dire,
- 41:28moins dans le faire,
- 41:30mais plus dans le partage avec,
- 41:36que ce soit mon équipe,
- 41:37que ce soit d'autres jeunes créateurs qui sont autour de moi.
- 41:40et partager avec eux tout le parcours que j'ai eu.
- 41:43Du coup,
- 41:43ça va eux aussi les aider,
- 41:45ça va dynamiser un peu plus le secteur,
- 41:48rassembler aussi quelques jeunes créateurs parce qu'on a aussi un groupement avec Hakin de jeunes créateurs émergents.
- 41:57Là,
- 41:57en ce moment,
- 41:58vraiment,
- 41:59ce qui fait que je vais peut-être être,
- 42:01même si ce n'est toujours pas moi aujourd'hui,
- 42:04à la hauteur comme je le souhaite parce que le quotidien est encore...
- 42:09très très prénant.
- 42:10Aujourd'hui,
- 42:11le but c'est vraiment de montrer que ce secteur-là a tout pour attirer et même faire vivre des
- 42:26personnes qui décident de travailler là-dedans,
- 42:30parce que c'est la chose qui est le plus au Mali,
- 42:34localement.
- 42:36Dernièrement,
- 42:36ça change et j'essaie vraiment aussi d'incarner ce côté qu'on peut aussi réussir dans ce secteur-là,
- 42:46pareil que quand tu es un médecin,
- 42:49quand tu es un avocat,
- 42:50qu'on peut aussi réussir dans ce secteur-là.
- 42:52Parce que les parents ne soutiennent pas beaucoup les jeunes qui se lancent sur ce chemin-là.
- 43:03Donc l'idée maintenant c'est vraiment d'essayer de partager et de faire voir le potentiel économique de ce secteur-là.
- 43:16En même temps,
- 43:18il faut aussi être réaliste,
- 43:20donc c'est pour ça que je partage aussi avec eux les difficultés et ne pas aussi rester dans ce côté créatif,
- 43:28artiste et tout ça.
- 43:30de faire des choses dont les gens ont besoin,
- 43:33d'être à l'écoute et tout ça.
- 43:34Donc,
- 43:35je ne partage pas autant que je le souhaite,
- 43:39mais c'est des choses sur lesquelles je travaille énormément en ce moment pour essayer d'encore plus développer ce côté-là.
- 43:50Eh bien,
- 43:51écoute,
- 43:51je pense que tu es vraiment quelqu'un qui se challenge énormément parce que dans ta manière de préciser que tu...
- 43:58Tu ne communiques pas autant que tu le souhaiterais.
- 44:00Moi,
- 44:01pour avoir regardé ton compte
- 44:03Instagram, je trouve qu'en tout cas,
- 44:05chaque fois qu'il y a un post où tu prends la parole face à la caméra et où tu partages des news de ta marque,
- 44:14je trouve que le contenu est extrêmement qualifié,
- 44:17que tu as vraiment envie d'en savoir plus et que parfois,
- 44:20il vaut mieux communiquer peu,
- 44:22mais bien.
- 44:23plutôt que d'être présent de manière continue.
- 44:27Et finalement,
- 44:28on n'a pas grand-chose à dire.
- 44:30On montre la même robe une fois,
- 44:33il n'y a pas grand-chose de nouveau.
- 44:36Donc moi,
- 44:37je te félicite en tout cas pour ce que tu arrives à faire.
- 44:39Et si c'est que 10%,
- 44:41mais j'ai hâte de voir
- 44:4215%, déjà,
- 44:44ce sera énorme.
- 44:45Donc moi,
- 44:47en tout cas,
- 44:47je trouve que le travail que j'ai fait est à d'un an dit,
- 44:51en fait.
- 44:52et qu'il n'y en a pas beaucoup qui savent le faire bien.
- 44:56Et je sais à quel point se mettre face à la caméra et raconter sa petite histoire,
- 45:03ce n'est pas un exercice aussi facile que ça.
- 45:05Donc moi,
- 45:05j'encourage tous les designers qui arrivent à le faire,
- 45:09mais il n'y a pas forcément,
- 45:11je pense,
- 45:11il n'y a pas d'obligation à se dire,
- 45:12il faut faire ça tous les jours.
- 45:13Je pense que de toute façon,
- 45:15quand on est à la tête d'une marque de mode,
- 45:17on fait tout.
- 45:18Donc,
- 45:19on n'a pas à dire qu'on...
- 45:21Quand on est que devant la caméra,
- 45:23ça veut dire qu'on n'est pas derrière la machine.
- 45:26Donc,
- 45:27c'est un problème en fait.
- 45:30Pour moi,
- 45:30c'est tout à fait normal.
- 45:31Je préfère que tu sois à l'atelier que devant la caméra,
- 45:34sinon,
- 45:34il n'y a pas de collection à proposer.
- 45:38Donc,
- 45:39je sais que dans ta...
- 45:40On a parlé du fait que tu faisais,
- 45:42dont tu avais,
- 45:44comment dire,
- 45:45la semaine du Boubou et tout un événementiel autour du Boubou.
- 45:51Ce que tu fais aussi,
- 45:52c'est que tu participes à des événements au Mali,
- 45:55notamment
- 45:57Fashion Empire,
- 45:58il me semble,
- 45:59l'événement de
- 46:00Jean Cassis.
- 46:03Est-ce que tu peux nous parler aussi de cette dimension-là,
- 46:06événementielle,
- 46:07défilée ?
- 46:08J'ai aussi parti de la stratégie de ta marque.
- 46:13Oui,
- 46:13totalement.
- 46:14Comment ?
- 46:14Parce que...
- 46:16Les événements mode,
- 46:19c'est ce qui nous donne aussi cette visibilité,
- 46:22c'est ce qui dynamise un peu aussi le secteur,
- 46:26c'est ce qui fait aussi que les gens vont encore plus s'intéresser à notre travail,
- 46:32qu'ils nous voient autrement.
- 46:33Quand on est à la boutique et que les clients viennent,
- 46:36quand on fait une collection,
- 46:37que c'est des shootings et tout ça,
- 46:40c'est bien,
- 46:40mais les défilés,
- 46:41ça fait vraiment vivre une expérience.
- 46:45au client et pour moi participer que ce soit au Mali Mod Show ou au Mali Fashion Empire c'est une manière pour moi aussi de non seulement être
- 47:00présente mais aussi partager ce côté fashionista et ce côté mode.
- 47:10qu'on a,
- 47:11c'est des choses comme ça qui nous nourrit en tant que créateur.
- 47:15Et le fait de le partager aussi avec d'autres créateurs,
- 47:19les mêmes scènes et tout,
- 47:20c'est vraiment hyper enrichissant.
- 47:23Et voilà,
- 47:25ça fait partie intégrante aussi de la mode de participer à des événements pour se faire connaître,
- 47:32pour vivre l'expérience,
- 47:34pour non seulement partager avec avec
- 47:38des clients,
- 47:39une autre façon de...
- 47:43une autre expression de notre travail.
- 47:46C'est hyper,
- 47:46c'est enrichissant et moi ça me fait toujours plaisir.
- 47:49J'en ai fait d'autres aussi à l'international,
- 47:53mais je ne sais pas,
- 47:54j'ai toujours ce côté local qui est important pour moi de valoriser,
- 48:01dynamiser et faire en sorte que ça bouge déjà ici.
- 48:07que ça soit vraiment vivant.
- 48:08Et le fait de participer,
- 48:10je fais de mon mieux.
- 48:11À chaque fois qu'il y a quelque chose qu'on me demande de faire,
- 48:15j'essaie de faire de belles collections,
- 48:17de faire une collection qui moi me rend fière,
- 48:22mais aussi même la personne qui a organisé l'événement,
- 48:25qu'elle ne puisse pas dire ah,
- 48:26vraiment merci,
- 48:27tu nous as honorés
- 48:29Donc, voilà,
- 48:31c'est...
- 48:34Les défilés,
- 48:35c'est vraiment indispensable aussi à notre écosystème.
- 48:40Très bien.
- 48:41Là,
- 48:42on arrive à la fin de notre échange.
- 48:45On a balayé en fait toute la partie,
- 48:49à la fois la partie business et la partie créative.
- 48:52Je pense que c'est vraiment les deux piliers sur lesquels toi tu appuies pour pouvoir développer ton activité.
- 48:58Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de l'année 2025,
- 49:02comment elle se profile pour toi ?
- 49:05Alors s'il y a des secrets,
- 49:06si tu veux bien nous les parler.
- 49:08De savoir,
- 49:09oui.
- 49:10En tout cas,
- 49:10quels sont les éléments d'actualité qu'il faut suivre avec IKALINK en 2025 ?
- 49:14En 2025,
- 49:18ça va vraiment être ce côté impact,
- 49:22comme j'ai dit,
- 49:23que je vais essayer de développer avec...
- 49:28l'accompagnement et l'encadrement de jeunes créateurs avec déjà le développement parce que j'ai commencé,
- 49:35j'ai mis ça en place mais on n'a pas encore solidifié et lancé aussi bien que je le souhaite.
- 49:46L'idée c'est de vraiment bien mettre ça en place du côté distribution qui est IKALUKENKO.
- 49:52IKALUKENKO c'est on va dire la marque distributrice.
- 49:58la marque de distribution que j'ai envie de développer à côté de IKALUK,
- 50:02parce que j'ai remarqué qu'au Mali,
- 50:05les jeunes ont plus du mal à se mettre en avant,
- 50:11à comprendre le secteur.
- 50:13Et moi,
- 50:14tout le parcours que j'ai fait,
- 50:16aujourd'hui j'essaie de repenser à tout ce que j'ai manqué,
- 50:20c'est-à-dire déjà de conseils,
- 50:24de mentors.
- 50:26d'école de monde.
- 50:28Dans mes projets,
- 50:29aujourd'hui,
- 50:31il y a l'encadrement de jeunes créateurs,
- 50:34il y a le côté distribution de Ika Lukenko pour les mettre en valeur,
- 50:40mettre en valeur leur travail,
- 50:42mais en attendant,
- 50:44avant d'arriver à la mise en valeur de leur création,
- 50:48à la mise en vente même.
- 50:50de leur création avec IKALU Kenko.
- 50:53On a quelque chose,
- 50:54on a une structure que j'ai appelée IKALDEV,
- 50:58comme IKALU Développement,
- 51:00qui aide les jeunes à,
- 51:05comment dire,
- 51:05je les accompagne dans tout le processus,
- 51:08que ce soit la création,
- 51:12la gestion des équipes,
- 51:15le management un peu de la mode,
- 51:17la communication.
- 51:19tout ce côté qui les soutient parce que nous on n'a pas eu la chance ici d'avoir une école et tout le monde n'a pas la force de caractère,
- 51:30on va dire que moi j'ai pu faire preuve pour en arriver jusque là.
- 51:34Donc aujourd'hui j'essaie de partager l'expérience que moi j'ai eue et j'essaie de voir tout ce que j'ai manqué qui m'aurait vraiment aidé.
- 51:45J'essaie de mettre ça ou en tout cas de...
- 51:49de réfléchir à comment apporter ça à la nouvelle génération pour qu'ils puissent avoir des outils.
- 52:00Parce qu'il y a beaucoup de jeunes qui ont beaucoup de talent ici,
- 52:02il y en a énormément.
- 52:05Mais malheureusement,
- 52:06il n'y a pas d'accompagnement,
- 52:08c'est pas encadré,
- 52:09il n'y a pas de structuration du secteur.
- 52:12Et ça fait que des gens finissent par se décourager et laisser tomber.
- 52:18Donc j'essaie de,
- 52:21moi à mon niveau,
- 52:22avec
- 52:23IKL Dev,
- 52:25le coaching,
- 52:28le IKL Kenco,
- 52:29pour essayer de les soutenir.
- 52:32Et le projet qui me tient même le plus à cœur,
- 52:35c'est,
- 52:36comme j'ai dit,
- 52:37moi j'ai manqué de faire une école de mode et j'aurais adoré.
- 52:41Donc dans mes projets
- 52:422025, je suis en train de travailler.
- 52:46Sur une école de mode,
- 52:48non seulement le côté formation des couturiers,
- 52:52des techniciens qui travaillent dans les ateliers,
- 53:00aussi le côté management de la mode,
- 53:05création de marques et comment gérer sa marque et tout ça.
- 53:08Donc l'idée en fait cette année c'est de développer ces trois projets.
- 53:16Voilà.
- 53:17Et en même temps,
- 53:18continuer avec IKALU,
- 53:19comme en ce moment,
- 53:21j'ai vraiment limité encore plus la production pour laisser aussi la place dans la boutique à d'autres créateurs,
- 53:31de reprendre aussi aux clientèles qui viennent à la boutique.
- 53:35Du coup,
- 53:37l'idée,
- 53:37c'est vraiment de développer tous ces projets-là.
- 53:39Si à la fin 2025,
- 53:43je vois que voilà.
- 53:44Italo Kenko est consolidé,
- 53:46IKL Dev avec le coaching aussi est consolidé.
- 53:49IKL Dev,
- 53:50non seulement j'investis aussi dans d'autres marques,
- 53:53dans les marques des jeunes,
- 53:54parce qu'il y en a qui peut-être vont manquer aussi de moyens,
- 53:59même s'ils ont beaucoup d'idées.
- 54:00Donc voilà,
- 54:03il y a ce côté-là aussi,
- 54:05que ce soit le coaching,
- 54:06que ce soit l'investissement et l'école.
- 54:10C'est les trois projets sur lesquels...
- 54:13Je vais vraiment développer cette année-là,
- 54:19sur laquelle je vais travailler cette année.
- 54:22En plus du reste,
- 54:23la semaine du babou qui est aussi...
- 54:27Je serai un peu plus consolidée cette année,
- 54:32avec les collections de IKALUK aussi qui vont continuer.
- 54:38Voilà,
- 54:39c'est les projets pour 2025.
- 54:43Ils ont un petit peu commencé,
- 54:45tous les points sont un peu commencés parce qu'il y a déjà un côté IKALUK & Co qui est déjà à la boutique.
- 54:50Ça fait pratiquement une année et demie que je teste,
- 54:53même si je n'en parle pas.
- 54:55IKLDF pareil,
- 54:56j'accompagne quatre de manière très très...
- 55:01Depuis un an que j'accompagne,
- 55:03ils sont passés...
- 55:04Il y en a deux qui ont vraiment beaucoup développé leur marque depuis l'accompagnement.
- 55:10C'est vrai que j'en parle pas,
- 55:11mais c'est quelque chose que je fais au quotidien.
- 55:14J'accompagne quatre jeunes marques en ce moment depuis quelques mois.
- 55:20Et voilà,
- 55:21l'école de mode,
- 55:22c'est la seule...
- 55:24C'est le seul projet qui n'a pas encore commencé.
- 55:27Très bien.
- 55:27Écoute,
- 55:29c'est tout à ton honneur de nous partager cette initiative dont tu ne parles pas forcément habituellement.
- 55:36C'est vrai que moi,
- 55:37je suis assez partisane de mieux faire,
- 55:40que ça avance.
- 55:41Et puis,
- 55:43on plante la graine.
- 55:44Et quand,
- 55:45en fait,
- 55:45on voit l'arbre sortir à ce moment-là,
- 55:47on peut venir expliquer comment on a pu être présents pour accompagner.
- 55:52C'est pas la peine de parler trop tôt,
- 55:54en fait.
- 55:56Et puis,
- 55:57la communication,
- 55:58il faut choisir les moments perçus pour le faire.
- 56:02En tout cas,
- 56:03il y a énormément d'ambition et de vision dans tous les projets que tu as pu nous partager jusqu'ici.
- 56:11J'ai envie de dire,
- 56:12ce ne sont pas des projets,
- 56:13ce sont des initiatives,
- 56:14puisque comme tu l'as dit,
- 56:14c'est des choses qui existent,
- 56:16que tu as mises en place.
- 56:17Donc,
- 56:17on ne peut que te souhaiter pleine réussite.
- 56:20dans ces différentes initiatives.
- 56:22Moi,
- 56:22j'intègre en note l'épisode,
- 56:26les liens vers ton compte Instagram et tous les éléments pour qu'ils puissent prendre contact avec toi,
- 56:32passer commande.
- 56:32Si éventuellement,
- 56:34il y a des marques qui sont intéressées par de l'accompagnement,
- 56:38qu'elles n'hésitent pas,
- 56:39je pense,
- 56:40à prendre contact avec toi.
- 56:42Moi,
- 56:43j'ai été ravie d'avoir une opportunité d'écouter raconter ton histoire en roche.
- 56:50et en fait des filles que tu relèves au quotidien pour pouvoir développer une marque made in Africa avec une dimension de préservation de savoir-faire
- 57:02Ben écoute,
- 57:02je te remercie beaucoup je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs Merci beaucoup,
- 57:08merci Ramata Merci
- 57:13Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort
- 57:19pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 57:22Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 57:24Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 57:28Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 57:33Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.