Latest / Le Café du Sport Business / Vincent Roberti, le profil institutionnel pour ramener la stabilité dans les Alpes 2030
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- 0:03Le café du sport business. On parle pas des scores du
- 0:06week-end hein ? Non ?
- 0:06On parle des enjeux financiers, du marketing, des médias.
- 0:11Hum, toute l'arrière boutique économique du sport en fait.
- 0:19Bonjour, bienvenue au café du sport business.
- 0:22Aujourd'hui, on se penche sur l'actualité vraiment brûlante du
- 0:26comité d'organisation des Jeux d'hiver des Alpes 2030.
- 0:29Ce lundi 11 mai, ils doivent valider la nomination de leur
- 0:32nouveau directeur général. Ouais, c'est un moment charnière
- 0:35pour le coup. Exactement.
- 0:37Et notre mission aujourd'hui, c'est de décrypter ce choix très
- 0:40stratégique du président Edgar Grospiron.
- 0:42On va surtout analyser la différence radicale, de profil,
- 0:46entre l'ancien DG Cyril Linette et le.
- 0:49Futur DG, Vincent Roberty. Ah Ben c'est un changement de
- 0:52cap total. Pour rappel, Cyril Linette, qui
- 0:54est partie fin février, incarnait vraiment le secteur
- 0:57privé. Ancien dirigeant de l'équipe et
- 0:59du PMU, il avait une approche très axée sur le monde des
- 1:02médias et du business. Une.
- 1:04Culture d'entreprise très portée sur les résultats en fait,
- 1:07voilà. C'est ça, sauf que diriger un
- 1:10Comité olympique, ça implique de composer avec un écosystème
- 1:13extrêmement politique. Et ces méthodes se sont heurtées
- 1:16de plein fouet à cette réalité institutionnelle.
- 1:18Et ça a plu, moi j'ai fini, non ?
- 1:20Ah Ben très mal. Oui, ça s'est soldé par une
- 1:22violente crise de gouvernance, avec des tensions ouvertes avec
- 1:25la présidence. Et puis surtout, y a eu une
- 1:28grosse vague de démissions en interne.
- 1:29On pense notamment à la directrice des opérations et au
- 1:32directeur de la communication. En t'écoutant, j'ai vraiment
- 1:34l'image d'un rejet biologique en tête.
- 1:36C'est un peu comme si on avait tenté d'implanter une greffe
- 1:39d'entreprises privées dans un corps extrêmement politique.
- 1:42Qui a fini par la rejeter violemment.
- 1:43C'est une excellente analogie. Du coup, pour éteindre
- 1:46l'incendie, le comité s'est tourné vers l'exact opposé d'un
- 1:49patron de presse. Ils ont choisi un haut
- 1:51fonctionnaire de l'État. Et c'est là qu intervient
- 1:53Vincent. Roberty, absolument.
- 1:55C'est le préfet du Tarn et Garonne.
- 1:57Il A509 ans. Il est ingénieur de formation et
- 2:00administrateur général de l'État.
- 2:03Lui, il maîtrise parfaitement les rouages complexes de
- 2:06l'administration centrale. Surtout au niveau des finances
- 2:08et de l'immobilier au ministère de l'Intérieur, si je me
- 2:11souviens bien. Exactement.
- 2:12Et face à des budgets olympiques très encadrés, c'est un profil
- 2:16idéal. D'ailleurs, Edgard grospiron le
- 2:18qualifié d'homme de défi. Il est vraiment taillé pour ce
- 2:21genre de mission avec des règles de marché public drastiques.
- 2:24D'accord, je comprends la logique.
- 2:26Mais comment ce profil strict d'ingénieur d'État a pu
- 2:29s'imposer, sachant que Jean François Villotte, le directeur
- 2:32général de la Fédération française de football, était le
- 2:34grand favori au tout début ? En fait, villotec correspondait
- 2:38au désir premier de trouver un grand nom du sport français.
- 2:41Pour porter le projet, il a bien été sollicité par les pouvoirs
- 2:44publics, mais il a simplement fait le choix de décliner
- 2:47l'offre. Il avait d'autres chantiers en
- 2:48cours, c'est ça ? Il préférait se consacrer
- 2:50pleinement à la FFF et aux réformes de la gouvernance du
- 2:53sport à à l'Assemblée nationale. Donc, face à ce refus, le comité
- 2:57a réorienté sa recherche via un cabinet de recrutement pour
- 3:00trouver roberty. Mais au-delà de sa rigueur
- 3:02administrative, qu'est ce qui a vraiment fait la différence pour
- 3:05rassurer les instances ? Parce qu'il faut convaincre sur
- 3:08le terrain, il. Y a 2 atouts majeurs qui ont
- 3:10joué. Déjà son ancrage territorial,
- 3:13comme il a exercé en Isère, il connaît intimement l'écosystème
- 3:16montagnard et les acteurs locaux.
- 3:17Ce qui est un gros plus pour dialoguer avec les élus.
- 3:19C'est même indispensable. Et le 2e point, c'est que grosse
- 3:23piron a beaucoup insisté sur le critère de la loyauté, il
- 3:26voulait quelqu'un capable d'assurer un alignement total
- 3:29des équipes derrière la présidence.
- 3:30Mais cette insistance sur la loyauté et le besoin d'embarquer
- 3:33toute l'équipe, ça résonne quand même comme un énorme tacle à la
- 3:36précédente direction. Ah, c'est clair, ça montre à
- 3:39quel point les fractures passées ont laissé des traces.
- 3:41Le comité veut définitivement tourner la page des dissensions.
- 3:44L'organisation des Jeux impose un calendrier super rigide d'ici
- 3:472030 et les délais ne sont absolument pas compressibles.
- 3:50Il n'y a plus de place pour les luttes d'influence.
- 3:52En résumé, voilà. Là loyauté exigée ici, c'est
- 3:55vraiment l'assurance qu'une fois le cap fixé, la structure avant
- 3:57sans bloc, sans remise en question permanente.
- 4:00Ce qui nous amène à une idée forte pour conclure, remplacer
- 4:04un dirigeant de média par un préfet, ça montre bien que les
- 4:08JO d'hiver 2030 ne sont plus du tout gérées comme une start-up
- 4:11événementielle. On est passé sur une mission
- 4:14d'État sous haute tension. Une mission d'exécution pure et
- 4:18dure, oui. Il reste quand même une question
- 4:21essentielle, ce profil strict d'ingénieur suffira-t-il à
- 4:25livrer les fameux jeux incroyables qu'on a promis au
- 4:28public à très vite pour un nouveau podcast du café du sport
- 4:31business.