Latest / ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales / E163 - Géraldine Goyat - Femmes, ruralité, couleur végétale : Ce que change vraiment une association comme Anthémis
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- 0:00Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert,
- 0:03le podcast de celles et ceux qui veulent comprendre,
- 0:06structurer et déployer la couleur végétale et du vivant dans le monde réel.
- 0:11Je suis Pauline Leroux,
- 0:12ingénieure agronome passionnée de plantes et depuis trois ans,
- 0:16chaque jeudi,
- 0:17je reçois celles et ceux qui font la couleur du vivant.
- 0:20On part de la graine à la couleur finale.
- 0:23On parle plantes et autres sources tinctoriales,
- 0:26usage concret,
- 0:28filière,
- 0:29santé.
- 0:29environnement,
- 0:30innovation et biotechnologie.
- 0:33Du textile à la cosmétique,
- 0:35de l'artisanat à l'industrie,
- 0:37du design aux fibres naturelles,
- 0:40une seule approche,
- 0:41relier la couleur du vivant aux usages réels.
- 0:45L'objectif est clair,
- 0:46fédérer et démocratiser la couleur végétale et recréer une souveraineté de la couleur du vivant chez nous.
- 0:52Belle écoute !
- 0:59Bonjour à tous,
- 1:00je suis ravie d'accueillir sur le podcast à récovers Géraldine Goya.
- 1:04Bonjour Géraldine.
- 1:06Bonjour Pauline.
- 1:07Alors Géraldine,
- 1:08on se retrouve pour un projet particulier.
- 1:11Aujourd'hui,
- 1:11je te reçois dans le cadre du podcaston.
- 1:13Donc le podcaston,
- 1:14c'est la quatrième édition.
- 1:16Le but,
- 1:17c'est en fait de faire connaître,
- 1:20de monter en notoriété des associations qui nous tiennent à cœur.
- 1:24Et donc,
- 1:24pour cette quatrième édition qui se clôture le 20 mars.
- 1:28Je voulais te recevoir toi par rapport au travail formidable que tu fais avec l'association Antémis.
- 1:34On en a déjà échangé toutes les deux,
- 1:36on s'est lancé à peu près en même temps et je suis hyper ravie de pouvoir mettre en avant tout ce que tu as fait en trois ans,
- 1:43le rayonnement au local,
- 1:44etc.
- 1:45Mais tu vas nous en dire plus.
- 1:47Donc,
- 1:47est-ce que Géraldine,
- 1:48tu pourrais déjà toi te présenter ton parcours personnel et ce qui t'a amené au plan de Tinctorial,
- 1:54comment tu as fait ce lien et ce cheminement ?
- 1:57Alors,
- 1:58écoute Pauline,
- 1:59c'est vrai qu'on se connaît maintenant depuis trois ans et on se suit un peu chaque année.
- 2:02Moi,
- 2:02j'ai 50 ans,
- 2:04ça y est.
- 2:06Bien installée,
- 2:06bien implantée comme ces fleurs tinctoriales.
- 2:11On est dans le projet des plantes tinctoriales depuis trois ans à travers Antémis,
- 2:16l'association à trois ans.
- 2:18Et c'est un projet qui a été réfléchi en amont,
- 2:21qui a pratiquement cinq ans de réflexion.
- 2:23Je ne suis pas...
- 2:26du monde agricole ni horticole.
- 2:28Moi,
- 2:28j'ai un parcours de formation et d'expérience durant presque 30 ans dans la santé et l'insertion par l'activité économique avec une sensibilité,
- 2:39un fil conducteur depuis toujours sur les questions environnementales.
- 2:44Et puis,
- 2:44on va dire que c'est la première jambe de mon parcours.
- 2:47Et la deuxième jambe,
- 2:49j'ai un fort attachement à la ruralité.
- 2:51Alors,
- 2:52je suis du nord,
- 2:53des Hauts-de-France.
- 2:54France,
- 2:55mais on m'a fait découvrir très très tôt quand j'étais étudiante le territoire des Sept-Vallées,
- 3:01qui est un joli territoire entre le littoral et l'arajoie,
- 3:06qui est une vraie,
- 3:07enfin on est vraiment en ruralité et l'attachement à l'environnement et à cette ruralité,
- 3:13la deuxième jambe,
- 3:15qui a été un peu un fil conducteur en fait dans mes choix de carrière.
- 3:20Et à un moment donné,
- 3:21pour achever ma carrière,
- 3:23je voulais me spécialiser sur un projet
- 3:26100% environnemental.
- 3:27Et c'est comme ça qu'est né le collectif de réflexion qui partageait avec moi ce projet sur environnement et ruralité.
- 3:37Comment préserver des territoires ruraux et mettre en valeur des hommes et des femmes sur des projets
- 3:43100% en support végétal.
- 3:45Et puis,
- 3:46dans ce petit groupe où nous étions une petite dizaine d'habitants à réfléchir,
- 3:50une des personnes connaissait les plantes tectoriales.
- 3:54Autant vous dire que personne d'autre connaissait autour de la table.
- 3:57Et c'est elle qui nous a semé la petite graine dans notre tête et dans notre cœur.
- 4:03On s'est tous penchés sur le sujet.
- 4:05On l'a planché durant 6 à 18 mois.
- 4:08Et voilà.
- 4:09Et on a plongé dans cet univers-là.
- 4:12et de ce fait j'ai
- 4:14J'ai repris une formation technique,
- 4:17un BTS,
- 4:17en un an de production horticole pour gagner du temps en termes de compétences.
- 4:23Et dans le collectif,
- 4:24on est entouré de professionnels de la floriculture ou du maraîchage.
- 4:30ou des espèces verts.
- 4:32Donc,
- 4:32on a aussi dans le collectif des compétences techniques qui m'ont aussi accompagnée et épaulée dans la mise en place du projet Antémis,
- 4:40qui du coup est né il y a trois ans sous forme associative.
- 4:43Voilà.
- 4:44Top.
- 4:44Je t'ai fait le mix,
- 4:45mon parcours personnel et l'origine d'Antémis.
- 4:48Génial.
- 4:49Alors du coup,
- 4:50Géraldine,
- 4:50pourquoi j'ai choisi ton association ?
- 4:52Je te l'ai dit quand on s'est eu au téléphone.
- 4:54Je trouve que ça regroupe toutes les...
- 4:58La pluridisciplinarité,
- 5:01l'action,
- 5:01comme tu dis,
- 5:02environnementale,
- 5:02de réinsertion sur plein de domaines.
- 5:05Ça joue aussi sur les démarches collectives,
- 5:09locales.
- 5:11Et tu as développé plein d'aspects qui,
- 5:15pour moi,
- 5:15sont des fils à tirer pour la couleur végétale et les plantes tanctoriales.
- 5:19Donc,
- 5:20on va essayer de démarrer par le commencement.
- 5:22Est-ce que tu peux me préciser les activités principales de l'association Anthémis ?
- 5:28Tu vois,
- 5:28tu fais du principal au plus anecdotique.
- 5:32Vos grandes missions ?
- 5:33Et déjà,
- 5:34si on commence par là et si je peux rebondir au fur et à mesure,
- 5:37ce sera génial.
- 5:37Très bien.
- 5:38Écoute,
- 5:40souvent,
- 5:41si je ne me perds pas,
- 5:42je prends un peu l'image d'un tabouret à quatre pieds pour avoir une bonne assise au niveau de ce projet territorial.
- 5:52La première activité,
- 5:54c'est qu'on soit une activité de conseil et d'accompagnement auprès de professionnels en cours ou en devenir ou en reconversion qui souhaitent travailler le support végétal en
- 6:08ruralité.
- 6:10Et du coup,
- 6:10pour cette activité d'accompagnement,
- 6:14de conseil et de transfert de compétences horticoles ou agricoles,
- 6:18On a un plateau test de culture,
- 6:21donc on est comme une association qui fait de l'action recherche culturelle,
- 6:25où on élève des plantes,
- 6:27on établit de la documentation technique,
- 6:30on étudie les rendements,
- 6:33on étudie les débouchés possibles pour accompagner comme ça individuellement ou collectivement des demandeurs d'emploi ou des producteurs locaux.
- 6:45qui pourraient s'intéresser à ce support qu'est les plantes tinctoriales et le débouché,
- 6:50enfin,
- 6:50ou les débouchés qu'elles apportent.
- 6:52Donc ça,
- 6:52c'est notre activité principale.
- 6:54Donc c'est vraiment spécifique plantes tinctoriales .
- 6:56Ce n'est pas floriculture au sens large,
- 6:59c'est spécifiquement plantes tinctoriales .
- 7:01Alors,
- 7:02je dis quand même floriculture parce que les plantes tinctoriales ,
- 7:05c'est large et nous,
- 7:06on a choisi la fleur dans l'univers tinctoriales .
- 7:09Donc on est quand même floriculteurs,
- 7:10on se présente comme des floriculteurs.
- 7:13spécialisées en fait,
- 7:14ou sur de la fleuriculture fonctionnelle.
- 7:17C'est un deuxième terme qu'on utilise dans le jargon un petit peu des plantes tectorielles industrielles.
- 7:24Voilà.
- 7:25Donc ça,
- 7:25c'est notre activité première.
- 7:28Et donc,
- 7:28dans cette activité première,
- 7:29est-ce qu'on peut parler,
- 7:31sans qu'on perde notre fil,
- 7:32mais des différentes plantes,
- 7:34vu que tu t'es focalisée sur les fleurs,
- 7:36quelles sont les fleurs que tu travailles aujourd'hui,
- 7:38et sur lesquelles tu peux accompagner des reconversions,
- 7:40des projets,
- 7:41etc.
- 7:44Alors,
- 7:45comme on se veut un plateau test et d'action recherche,
- 7:50on s'est d'abord nourri de l'expérience de pair à l'échelle nationale.
- 7:56C'est-à-dire qu'avant de démarrer,
- 7:58on a pris soin de faire une recherche cytographique,
- 8:01de prendre notre téléphone,
- 8:03d'aller vers des producteurs qui avaient déjà lancé des initiatives avant nous.
- 8:09Et c'est un univers...
- 8:11qui est jusqu'à présent assez ouvert pour vraiment partager et confier leur mise en place de projet.
- 8:20Grâce à ces entretiens avec eux,
- 8:24comme un entonnoir,
- 8:26c'est là où nous on a choisi de se flécher sur les fleurs.
- 8:30On a évacué les cueillettes sauvages,
- 8:32on a évacué l'arboriculture,
- 8:34donc on est allé sur les fleurs.
- 8:36et on a fait un choix d'avoir un plateau qui...
- 8:39puissent étudier 20 variétés de fleurs.
- 8:43Sachant que dans ces 20 variétés de fleurs,
- 8:45on a fait deux tiers de fleurs qui sont indigènes,
- 8:49déjà très adaptées au climat des Hauts-de-France.
- 8:53Et on a fait un tiers de fleurs plutôt dites méditerranéennes parce que le but,
- 8:57c'est de préparer aussi les adaptations à venir.
- 9:02Et comme souvent,
- 9:03on dit qu'il faut 3 à 5 ans pour bien étudier vraiment tout un...
- 9:09Une documentation technique horticole d'élevage et de rendement.
- 9:13On a voulu démarrer tout de suite,
- 9:15il y a trois ans,
- 9:15en mettant un tiers de plantes dites plutôt méditerranéennes ou cultivées plutôt jusqu'au nord de la Loire,
- 9:22mais pas au-dessus de la Loire,
- 9:23mais pas au-delà.
- 9:24Typiquement,
- 9:25le cartème des teinturiers,
- 9:26par exemple,
- 9:27qui est très sensible à l'humidité.
- 9:29Alors,
- 9:29vu notre climat à nous,
- 9:31on sait qui tient.
- 9:32Voilà,
- 9:33la deuxième plante méditerranéenne,
- 9:34c'est le lupin indigo.
- 9:36pour aller chercher des bleus un peu autrement que sur les plantes traditionnelles.
- 9:41Là,
- 9:41c'est des exemples comme ça de plantes flores plutôt méditerranéennes.
- 9:46Et puis dans le choix de ces 20 variétés de flores,
- 9:48on a à peu près la moitié en vivaces et la moitié en annuelles.
- 9:52Parce que ce qu'on veut observer aussi,
- 9:54c'est le fait de cultiver des vivaces qui économisent un petit peu le temps de remise en place chaque année.
- 10:01Est-ce qu'on a quand même un maintien de qualité ?
- 10:04dans les fleurs,
- 10:06à la fois la floraison et aussi la qualité des couleurs obtenues.
- 10:11Voilà,
- 10:11c'est un peu ces critères-là qui nous ont aiguillonnés dans le choix.
- 10:17Après,
- 10:17dans les fleurs,
- 10:18on retrouve quelques fleurs emblématiques,
- 10:21c'est-à-dire les trois produits,
- 10:24à l'exception de la Garance,
- 10:25qu'on ne met qu'en collection,
- 10:28mais on retrouve la Gode Reseda,
- 10:30le Pastel des Teinturiers,
- 10:31la Renouée des Teinturiers,
- 10:33par exemple.
- 10:34Ensuite sur les jaunes,
- 10:35en variante de jaune,
- 10:37on est allé chercher la camomille tinctoriales dont le nom est d'ailleurs Anthémis qui a donné lieu au nom de notre fleur.
- 10:45On a le souci officinal,
- 10:46on est sur les bleuets,
- 10:48alors le bleuet des champs,
- 10:49le bleuet noir,
- 10:51les roses trémières noires,
- 10:53les ignanins qui donnent des oranges.
- 10:58Dans ces vingtaines de fleurs,
- 10:59on est allé chercher une palette de couleurs.
- 11:03Assez varié,
- 11:04assez étendu.
- 11:05Et on voulait surtout aussi aller chercher quelques variétés de fleurs qui n'étaient pas encore trop produites en France.
- 11:11Parce que le but,
- 11:11c'est qu'on veut aussi respecter les producteurs qui sont déjà établis depuis plus d'une dizaine d'années ou parfois un peu moins.
- 11:20Et nous,
- 11:21notre démarche,
- 11:22c'est de trouver des productions qui soient plutôt en complémentarité d'une offre existante.
- 11:26Le but,
- 11:26c'est que tout le monde arrive à en vivre et on n'ira pas...
- 11:29produire du pastel.
- 11:31Là,
- 11:31par exemple,
- 11:31dans les régions de France,
- 11:32il y a deux producteurs de pastel du côté de la Picardie,
- 11:37dans la Miennois.
- 11:38On ne va pas,
- 11:39nous,
- 11:39s'amuser à produire du pastel pour dire de produire en quantité.
- 11:44Et voilà.
- 11:46Sauf si ces deux producteurs,
- 11:48il y a une demande énorme et viennent vers nous en disant,
- 11:50ça y est,
- 11:51il faut qu'on travaille en complémentarité.
- 11:53Est-ce que vous connaissez des producteurs autour de vous qui seraient prêts à s'adosser à nous ?
- 11:58Nous,
- 11:59On connaît la culture du pastel,
- 12:00on peut accompagner des producteurs qui rejoindraient ce mouvement-là,
- 12:04mais pour le coup,
- 12:05on n'a pas la vocation à venir concurrencer les deux producteurs actuels.
- 12:10Voilà,
- 12:10ça c'est un peu notre démarche.
- 12:12D'accord,
- 12:13ok.
- 12:14Donc sur ces plantes,
- 12:15j'entends qu'on a fait pendant la quinzaine de l'agriculture tinctoriales
- 12:21suite au questionnaire qu'on avait posé à tous les agris,
- 12:23on avait demandé toutes les plantes qui étaient travaillées en tinctoriales ,
- 12:26et c'est vrai que vous vous faites un pas de côté pour...
- 12:28et aller chercher des nouvelles variétés,
- 12:32comme tu dis,
- 12:33et aussi ne pas empiéter sur nos agris en tinctoriales qui sont installés.
- 12:36Donc ça,
- 12:37vraiment top,
- 12:37et tu fais bien de le redire.
- 12:39Donc ça,
- 12:40c'est la partie conseil et accompagnement,
- 12:43donc pour accompagner au travail ou des gens qui sont déjà installés,
- 12:49qui veulent se reconvertir,
- 12:50explorer les plantes tinctoriales ,
- 12:52etc.
- 12:52Donc ça,
- 12:53c'est top.
- 12:54Tu parles de...
- 12:55Le but,
- 12:56c'est d'en vivre.
- 12:58tu dis qu'il faut que ce soit une activité pérenne et tu parles des débouchés.
- 13:03Aujourd'hui,
- 13:04dans les débouchés que tu as trouvés et dans le fait que l'activité soit pérenne,
- 13:09est-ce que là-dessus,
- 13:09tu arrives à assurer ces choses-là aux personnes que tu formes ou que tu accompagnes ?
- 13:16Alors,
- 13:16comme on a juste trois ans,
- 13:18on est encore un petit peu neuf.
- 13:21Mais néanmoins,
- 13:22comme on a pris quand même conseil auprès de producteurs qui se sont installés plus longtemps que nous,
- 13:27qui souvent,
- 13:28eux,
- 13:28étaient entre 3 et 5 ans,
- 13:30grâce à eux,
- 13:31je pense qu'on a gagné facilement un an à 18 mois de mise en place un petit peu de la filière ultra locale,
- 13:40on va dire,
- 13:42au niveau de notre ruralité.
- 13:44Parce qu'au jour d'aujourd'hui,
- 13:48Sur deux années de rendement,
- 13:50tout de suite,
- 13:50on a eu des partenariats avec des établissements d'enseignement supérieur qui nous ont fait les recherches académiques pour avoir les tests de résultats d'application dans
- 14:06trois domaines d'activité.
- 14:08Ces trois domaines d'activité,
- 14:10on a bien senti des tendances et des couleurs ou des tendances qui,
- 14:15tout de suite,
- 14:17pour nous,
- 14:18offrent des résultats intéressants et probants.
- 14:21Et avec un de ces établissements,
- 14:24on commence à travailler la mise en relation avec des industriels locaux ou des artisans ou des maisons renommées.
- 14:35Le but,
- 14:35c'est de décrocher d'abord...
- 14:37à deux contrats,
- 14:38on va dire,
- 14:39que nous on va même appeler expérimental.
- 14:43On préfère démarrer sur une commande test d'un an,
- 14:47deux ans,
- 14:47trois ans,
- 14:48sur un volume raisonnable,
- 14:51et créer une triangulaire avec un premier producteur local que nous avons identifié.
- 14:58Donc on est dans cette démarche-là,
- 15:00on est en train d'approcher et de proposer.
- 15:06en fait c'est notre
- 15:07palier à 3,
- 15:08là où les gens commencent entre 3 et 5 ans,
- 15:10là nous on a 2 ans et demi,
- 15:12on va avoir
- 15:133 ans dans 6 mois,
- 15:14on commence ce rapprochement actuellement avec un industriel et puis un producteur qui serait volontaire pour mettre en place ce triangle test pour une première expérimentation.
- 15:28Et donc du coup ta plateforme où tu as tes plantes,
- 15:32tes vins variétés et tu as les fameux potentiellement les agriculteurs qui s'installent.
- 15:36Et tu accompagnes aussi tout ça,
- 15:38c'est cet ensemble de terres-là qui accompagne des projets,
- 15:41comme tu viens de dire,
- 15:42plutôt industriels,
- 15:43que tu essayes de mettre en place,
- 15:45c'est ça ?
- 15:46Tout à fait.
- 15:46Alors en fait,
- 15:47ce qui se passe,
- 15:48c'est que dans ceux qui sont venus nous voir,
- 15:50par exemple,
- 15:52il y a un collectif,
- 15:54je pense,
- 15:54près du Béthunois,
- 15:55qui s'est constitué.
- 15:56Alors c'est un collectif d'associations et d'agriculteurs.
- 16:00qui du coup,
- 16:03d'un collectif au bout d'une année,
- 16:04se sont eux-mêmes constitués en association pour promouvoir également les plantes tinctoriales et rejoindre une dynamique sur la filière tinctoriales .
- 16:15Donc par exemple,
- 16:15c'est ce type de démarche qu'on a accompagné.
- 16:19Là,
- 16:19on a plutôt des agriculteurs qui sont plutôt volontaires pour produire notamment une plante en grande culture.
- 16:26C'est leur finalité.
- 16:29On a beaucoup eu des maraîchers ou des producteurs de pâmes récemment installés,
- 16:40souvent des personnes plutôt qui sont issues d'une reconversion professionnelle et qui dès le départ sont tout de suite dans une réflexion de co-value,
- 16:50co-valeur de leur petite production.
- 16:53C'est-à-dire qu'ils sont plutôt pour faire de la tisannerie,
- 16:56de l'arboristerie.
- 16:58Mais dès le départ,
- 16:59ils viennent nous voir pour connaître le débouché complémentaire qu'offrent certaines fleurs.
- 17:04Parce que souvent,
- 17:05dans certaines fleurs tinctoriales ,
- 17:07certaines sont connues en PAM.
- 17:10Et en fait,
- 17:11elles ont cette co-value.
- 17:12Donc là,
- 17:12on a pu accompagner comme ça quelques jeunes installés qui tout de suite sont dans la diversification.
- 17:18Et du coup,
- 17:21ils ont des petites productions et ils ont un micro-réseau autour d'eux où ils proposent de la matière.
- 17:27ou des services autour des tinctorials.
- 17:31On a fédéré aussi des auto-entrepreneurs qui se sont lancés dans la filière tinctoriale.
- 17:39Alors,
- 17:39soit déjà en ayant un support végétal,
- 17:42soit un jardin forêt ou en reprise de pépinière.
- 17:45Puis,
- 17:45eux-mêmes ont développé du service à côté de leur petite production.
- 17:51Et à l'origine,
- 17:52ils avaient une auto-production pour leur service.
- 17:56Et là,
- 17:57on est en train de les fédérer ensemble dans un rayon raisonnable pour qu'on preste ensemble sur des projets,
- 18:06sur des marchés plus importants,
- 18:10ou même de lancer,
- 18:11on vient de lancer un comptoir de producteurs aux couleurs naturelles,
- 18:15qui est un comptoir qui réunit au jour d'aujourd'hui neuf producteurs de matière ou de services autour des tinctoriales .
- 18:24Le fait de se rassembler permet de la mise en visibilité de ces micro-initiatives et on monte en puissance,
- 18:32en affaires,
- 18:34en compétences d'abord,
- 18:35et en affaires ensemble.
- 18:38Ça,
- 18:38c'est ce type de démarche.
- 18:40Et après,
- 18:40oui,
- 18:40on a 3-4 producteurs qui sont sur des plus grandes surfaces,
- 18:44où on est tout de suite dans du 80,
- 18:46100,
- 18:46120 hectares,
- 18:49qui se sont dit prêts et qui attendent de notre part.
- 18:52qu'on revienne vers eux en disant ça y est,
- 18:54pour tel ou tel végétal,
- 18:57on a un industriel qui est prêt à démarrer quelque chose et on a ce vivier de 3-4 producteurs volontaires.
- 19:05Génial.
- 19:06Pour préciser aux auditeurs qui ne connaissent pas,
- 19:08les PAM,
- 19:09plantes à parfum aromatiques et médicinales,
- 19:11souvent les tinctoriales sont classées dans les PAM pour la déclaration à la PAC,
- 19:16la politique d'agricole commune.
- 19:19Donc ça,
- 19:20toujours pour revenir à la quinzaine tinctoriales ,
- 19:22les débouchés,
- 19:23tu te souviens,
- 19:23on a demandé aux agriculteurs quels étaient leurs débouchés dans l'ordre.
- 19:27Alors je ne sais pas si tu allais même,
- 19:29on a bien sûr parlé du luxe qui s'intéresse beaucoup,
- 19:32mais beaucoup en sous-marin.
- 19:35Il y a énormément de projets qui sont en train d'arriver.
- 19:37Qui sortira le premier ?
- 19:39On verra.
- 19:40Mais en tout cas,
- 19:40le luxe,
- 19:42globalement,
- 19:43il s'intéresse beaucoup.
- 19:44Donc nous,
- 19:45le premier,
- 19:45c'était la teinture.
- 19:47Donc on a fait un questionnaire sur 20 agriculteurs.
- 19:49C'était d'abord la teinture.
- 19:51Ensuite,
- 19:51les beaux-arts.
- 19:52J'étais assez surprise.
- 19:54Ensuite,
- 19:54les centres de formation.
- 19:56Donc ça,
- 19:56c'est quand même intéressant.
- 19:57C'est-à-dire qu'il y a de la quantité aussi qui passe par là.
- 20:00Et on a vu en quatrième la savonnerie.
- 20:01C'est pour ça qu'on va aussi créer un événement là-dedans.
- 20:05même si c'est des petits artisans c'est des volumes de plantes tinctoriales qui s'écoulent,
- 20:13est-ce que c'est les mêmes à peu près pour toi,
- 20:16est-ce que t'en as d'autres qui te titillent que t'as envie,
- 20:20sans dévoiler ce que tu n'as pas le droit de dévoiler bien sûr mais je sais qu'on marche toujours sur des oeufs Non non mais on retrouve les mêmes indicateurs de tendance sachant que
- 20:34Merci.
- 20:35Nous,
- 20:36très vite,
- 20:37effectivement,
- 20:37on est sur les métiers d'art,
- 20:40le luxe et les beaux-arts.
- 20:46Parce que je pense qu'il y a de la rencontre humaine,
- 20:51il y a des compétences techniques qui se rencontrent et on est dans du vrai travail à façon et de niche.
- 20:59On sait aussi la valeur de se donner du temps pour avoir un résultat de qualité.
- 21:05voilà la peinture en soi on n'ira pas trop nous en interne au sein d'antémis on est quand même sur un territoire où on n'a pas de trop grosse surface on est quand même sur des petites surfaces ou des moyennes surfaces et
- 21:27dans la mienne oise ils sont en kumar où ils sont gros volume je pense Merci.
- 21:32pas qu'on ira jusque là et de toute façon même en interne on se pose la question du positionnement quantité matière,
- 21:42prix par rapport à la teinture tissu du coup c'est pas la filière sur laquelle nous on la suit avec attention mais on n'ira pas forcément vers celle là on a des appels un peu du pied sur la cosmétique et
- 22:00avant enfin je dirais
- 22:01Derrière les métiers d'art,
- 22:03le luxe et les beaux-arts,
- 22:05la deuxième filière qui,
- 22:07avec Zéco,
- 22:08ont effectivement les organismes de formation et les établissements techniques qui sont sacrément en train de se mettre en route sur la transition écologique,
- 22:17dont les apprentissages techniques,
- 22:20que ce soit le bois,
- 22:22que ce soit les métiers de service en restauration,
- 22:25donc la coloration alimentaire,
- 22:28les arts appliqués.
- 22:30Et ces établissements techniques viennent vers nous à la fois en demande matière,
- 22:37en demande produit végétal ou en demande même de formation ou d'accompagnement.
- 22:43Donc voilà,
- 22:44on est sur une partie des cibles que tu as citées.
- 22:50Et alors,
- 22:50une autre question,
- 22:52c'est donc ce qui est très intéressant dans votre projet,
- 22:56c'est cette montée aussi en échelle,
- 22:59c'est-à-dire que,
- 23:00comme tu dis,
- 23:01il y a des gens qui se tiennent prêts à cultiver en plus grande surface pour répondre à des projets industriels,
- 23:06ce qu'on attend tous,
- 23:07parce que clairement,
- 23:08plus il y aura de projets à plus grande échelle,
- 23:11plus ce sera aisé de convaincre et d'enclencher quelque chose.
- 23:16Ce que je voulais dire là-dessus,
- 23:17c'est...
- 23:19Est-ce que c'est l'association qui accompagne ces projets industriels ou encore une fois,
- 23:24c'est comme un comité pluridisciplinaire où tu as des partenaires qui t'aident aussi ?
- 23:30Ou c'est vous qui portez tout ça,
- 23:32cette montée en échelle,
- 23:33cette mise en culture ?
- 23:36Tu parlais de 120 hectares.
- 23:37Oui,
- 23:38en général,
- 23:40on est tout de suite en démarche coopérative et d'interdisciplinarité.
- 23:47Parce que souvent,
- 23:48ça appelle des compétences plurielles et qui viennent se compléter.
- 23:55Il y a l'industriel,
- 23:56mais il y a souvent tout ce qui est les laboratoires ou les établissements de recherche académique qui sont un pilier.
- 24:05aussi de la filière,
- 24:06on en a besoin pour faire nos tests d'application puis eux-mêmes ils ont leur propre réseau et ils deviennent aussi je pense qu'ils se prennent au jeu de la filière et ils deviennent partie prenante dans la réflexion il y a les producteurs,
- 24:19les volontaires intéressés et puis je pense que des fois on est dans une dynamique réseau où il y a des compétences tierces
- 24:30Euh...
- 24:32Par exemple,
- 24:32ce que toi-même tu fais Pauline avec Areco Vert ou des fois localement,
- 24:36on peut avoir une compétence tiers de mise en réseau,
- 24:40de mise en façonnage ou en structuration ou qui vient mettre de l'huile dans la machine.
- 24:46Donc,
- 24:46on est plutôt en interdisciplinarité.
- 24:51Je pense qu'à plusieurs,
- 24:52on avance plus vite quand même et puis on avance avec solidité dans la présentation de nos démarches et de nos projets.
- 25:02que seul.
- 25:03Donc là,
- 25:04je pense qu'on a fait le tour du premier pied du tabouret,
- 25:06conseil et accompagnement.
- 25:09Est-ce que tu peux nous dire les autres pieds du tabouret pour qu'on continue cette métaphore ?
- 25:13Alors le deuxième pied du tabouret,
- 25:15qui n'est pas des moindres non plus et qui nous tient à cœur et on ne pensait pas que celui-là allait rayonner à ce point-là aussi et à quel point d'ailleurs ça nous a conforté dans le fait qu'on a choisi de s'installer en cette vallée.
- 25:28c'est qu'on fait de l'accompagnement d'établissements publics,
- 25:33d'entreprises ou de collectivités qui souhaitent valoriser leur patrimoine,
- 25:39leur patrimoine soit naturel ou bâti,
- 25:43historique ou en termes de savoir-faire,
- 25:45en faisant de l'aménagement paysager en lien avec des tinctoriales .
- 25:51Et souvent,
- 25:52cet aménagement paysager,
- 25:53il est accompagné d'une réflexion ou d'une offre.
- 25:56de services en lien avec les territoriales.
- 25:59Alors soit on réveille par exemple des parcours pédestres thématiques historiques en lien avec ces fleurs soit on est vraiment sur des savoir-faire techniques liés à l'industrie textile soit
- 26:16on peut réveiller du patrimoine historique sur des bâtiments comme des moulins à couleur des aspects de la filière
- 26:26et ce point-là,
- 26:29il est énorme.
- 26:30Alors,
- 26:30nous,
- 26:31on a fait le choix de ce territoire des Sept-Vallées qui est un territoire merveilleux,
- 26:36c'est une très belle pépite verte,
- 26:40mais c'est un territoire qui est en vraie cherche d'identité aussi parce que c'est un territoire,
- 26:45malheureusement,
- 26:46qui a été vieillissant.
- 26:48Les jeunes partent se former,
- 26:50ne reviennent pas forcément,
- 26:51donc il y a une dénatalisation.
- 26:54comme c'est un territoire quand même qui est plutôt très joli,
- 26:57très verdoyant et coincé derrière le littoral du nord souvent c'est une base arrière de retraités en maison secondaire ça participe au vieillissement mais comme je disais tout à l'heure,
- 27:10ce territoire-là,
- 27:11cette languette magnifique est coincé derrière l'attractivité touristique du littoral ou l'attractivité économique du bassin arinjoua
- 27:19Résultat des courses,
- 27:20on a une activité principalement agricole industrielle,
- 27:23mais avec des populations extrêmement pauvres.
- 27:26C'est-à-dire qu'on est dans les revenus agricoles les plus bas de France.
- 27:30Les taux de chômage chez les femmes sont à voisine 14 à 16%.
- 27:36Chez les jeunes,
- 27:37ils sont aussi extrêmement importants.
- 27:39Donc,
- 27:39on a des indicateurs sociodémographiques très en difficulté.
- 27:44Donc on est avec une collectivité qui a une vraie volonté aussi de retrouver une identité qui donne envie,
- 27:51déjà qui rend les habitants fiers du territoire où ils habitent.
- 27:55Et ça aussi on y participe,
- 27:57c'est qu'on veut leur faire comprendre qu'ils habitent un beau territoire,
- 28:01qu'ils peuvent être fiers de leur territoire et qu'ils sont ressources pour leur territoire.
- 28:05Et en plus on est sur un territoire où il y a énormément de richesses historiques.
- 28:09Et du coup avec notre démarche et toute l'histoire,
- 28:12qu'on a avec les Tinctorials et les Hauts-de-France.
- 28:15Nos projets d'aménagement paysager et de conseil et d'accompagnement dans une offre de services aux côtés de collectivités,
- 28:25d'entreprises ou de structures publiques.
- 28:27On participe ainsi à la valorisation du patrimoine local.
- 28:32Ça me fait penser au tourisme tinctorial.
- 28:35Alors j'appelle ça comme ça pour faire court.
- 28:37Mais dans les gens que j'interview,
- 28:40les artisanes que je connais,
- 28:42ou les projets autour des tinctoriales en France et plus loin,
- 28:45il y a énormément ce retour à se raccrocher au patrimoine historique,
- 28:52à la botanique,
- 28:53un peu de la pluridisciplinarité,
- 28:54mais beaucoup tourné vers le tourisme.
- 28:56Et on va recevoir bientôt une Française qui s'est expatriée au Portugal.
- 29:00et qui a créé avec ses étudiants,
- 29:02franchement c'est un super projet,
- 29:04je pense que ça t'inspirerait tellement,
- 29:06qui a créé un parcours où en fait tu vas visiter une ville historique du Portugal,
- 29:11mais avec un lien avec les tinctoriales ,
- 29:13elle explique pourquoi tel draperie était fait comme ça,
- 29:16ou pourquoi dans le château,
- 29:17qu'est-ce qui se passait,
- 29:18ce potager médié,
- 29:19bref,
- 29:20c'est hyper intéressant,
- 29:22et ça me fait penser à ta démarche,
- 29:24et tu vois quand tu dis des parcours pédestres,
- 29:26etc.,
- 29:26c'est de plus en plus,
- 29:27c'est-à-dire qu'il y a même des teinturières,
- 29:29qui inclut dans leur formation d'aller visiter,
- 29:33alors je ne sais plus si c'était au port ou au fort du Havre,
- 29:37d'aller visiter d'abord un monument historique,
- 29:40d'aller collecter autour de ce monument et de revenir faire de la teinture.
- 29:44Et en fait,
- 29:44c'est vraiment un truc que j'entends depuis
- 29:478 mois,
- 29:471 an,
- 29:48c'est vraiment un retour aux souches,
- 29:51un retour aux bases.
- 29:52bah c'est
- 29:54Effectivement,
- 29:55ce que tu dis,
- 29:57pour nous,
- 29:57par exemple,
- 29:58en Antémis,
- 29:58on porte le projet d'une route des fleurs.
- 30:02Quand les gens qui plient la race,
- 30:03tout ça,
- 30:04pour aller au Touquet,
- 30:05à la plage le week-end,
- 30:07pourquoi on traverse les sept vallées ?
- 30:09Après,
- 30:09on intervient aussi sur le Ternois ou le Montrelois qui collent ce territoire-là.
- 30:14C'est cette route des fleurs,
- 30:15c'est-à-dire qu'il peut y avoir des points de halte parce qu'il y a un lieu ou une histoire à visiter.
- 30:20Il y a une partenaire d'une association avec qui on travaille a lancé aussi l'idée d'une route des savoirs qui est finalement très croisée.
- 30:28Les deux peuvent aller ensemble ou à des itinéraires un peu plus variés.
- 30:33Mais on sent que comme le fil,
- 30:34il y a deux brins qui commencent à se torsader ensemble.
- 30:38Et puis surtout,
- 30:39c'est que ça crée du lien entre des lieux et des personnes qui souvent ne se connaissaient pas auparavant et on provoque cette rencontre.
- 30:48Et on ne fonctionne de moins en moins en tuyau d'orgue aussi,
- 30:51chacun dans son projet,
- 30:53chacun dans ses réflexions sur son modèle économique.
- 30:56C'est qu'on travaille plutôt en systémie,
- 31:01c'est-à-dire qu'on réfléchit une offre à l'échelle d'un territoire qui peut profiter au plus grand nombre et de façon équitable.
- 31:09Et puis surtout qui se réfléchit avec du sens,
- 31:11c'est-à-dire pourquoi on y vient,
- 31:14pourquoi on le traverse et pourquoi on s'y arrête.
- 31:17Et je pense que c'est la meilleure façon de se connaître,
- 31:19de travailler la complémentarité et de travailler des bons équilibres,
- 31:24à la fois pour soi,
- 31:25des équilibres d'ensemble,
- 31:26et puis des équilibres pour le territoire sur lequel on vit.
- 31:31Donc,
- 31:31ce que tu dis là me parle complètement,
- 31:35parce que c'est la démarche du Portugal.
- 31:38On s'y retrouve,
- 31:39on est dans celle-ci.
- 31:41En tout cas,
- 31:42top.
- 31:43Écoute,
- 31:43la route des fleurs,
- 31:44j'ai hâte de faire escale en allant là-bas.
- 31:46On parlera après des Hauts-de-France et du réseau parce qu'il faut quand même qu'on salue nos pères dans les Hauts-de-France et qu'on fasse un peu de chauvinisme.
- 31:53Alors,
- 31:53on retourne à notre tabouret,
- 31:55le troisième pied du tabouret.
- 31:57Eh bien,
- 31:57en fait,
- 31:58c'est ce que j'allais dire,
- 31:59c'est le consommateur final.
- 32:01Quand même,
- 32:01notre travail,
- 32:02c'est qu'en même temps qu'on réfléchit le sol et qu'on accompagne des producteurs,
- 32:07en même temps qu'on accompagne des entreprises ou des collectivités publiques sur la place de cette filière-là sur leur territoire,
- 32:15Et bien parallèlement,
- 32:16on sensibilise le consommateur final.
- 32:19Alors par des projets de pédagogie,
- 32:21par des projets de sensibilisation,
- 32:23par des projets éducatifs,
- 32:25comme on est labellisé adage et pas sculpture,
- 32:29on travaille beaucoup avec le milieu scolaire dans des programmes en transdisciplinarité,
- 32:37voilà,
- 32:37pour faire de la sensibilisation.
- 32:39Et il y a aussi un ex-formation,
- 32:43entre autres aussi accompagnement par la formation auprès des personnels un peu enseignants,
- 32:49formateurs de MFR,
- 32:54formateurs dans des filières du végétal.
- 32:57Donc en fait,
- 32:57il y a toute cette démarche,
- 32:58vraiment,
- 33:00on explique l'étinctorial,
- 33:01on montre l'intérêt d'étinctorial.
- 33:03Alors le végétal en soi...
- 33:05mais aussi toutes les applications et débouchés possibles.
- 33:08Et puis aussi les impacts sur l'environnement,
- 33:11sur la santé,
- 33:12sur leur territoire.
- 33:13Donc il y a toute cette démarche un petit peu sensibilisation éducative que nous faisons avec ce troisième pied du tabouret.
- 33:21Et du coup,
- 33:22tu vas jusque...
- 33:22Alors attends,
- 33:23d'abord,
- 33:23MFR,
- 33:24est-ce que tu peux préciser ce que c'est ?
- 33:25Ah oui,
- 33:26c'est les maisons-foyers ruraux,
- 33:28en fait.
- 33:28Donc ce sont des lieux d'accueil de jeunes et de formation technique,
- 33:32souvent en filière agricole et horticole.
- 33:35Je suis hyper heureuse d'entendre que tu sensibilises aussi à l'aspect environnemental et santé des plantes tinctoriales .
- 33:43Est-ce que tu vas jusqu'à être un petit peu dure avec les colorants de synthèse ?
- 33:49Ou est-ce que tu dis juste que c'est meilleur pour la dégradabilité dans l'eau,
- 33:56pour la fin de vie du tissu ou du support qui est avec ces couleurs ?
- 34:01Est-ce que c'est une question qu'on se pose souvent ?
- 34:04Est-ce que les acteurs de la couleur végétale ne sont pas trop soft vis-à-vis de l'industrie des colorants synthétiques ?
- 34:11C'est toujours la question qui revient.
- 34:13Est-ce qu'il faudrait un petit peu plus taper dessus ?
- 34:16Ce qui n'est pas notre...
- 34:18Tu vois bien,
- 34:19le collectif n'est pas dans ce mood-là.
- 34:21Mais je voudrais bien avoir ton avis là-dessus parce que tu touches les deux points.
- 34:24La santé et l'environnement.
- 34:26Et les impacts sont...
- 34:29C'est vraiment crucial.
- 34:30Est-ce qu'il faudrait pour toi un petit peu plus...
- 34:32Se muscler et un petit peu plus attaquer les couleurs de synthèse.
- 34:38Je ne vais pas évincer ta question,
- 34:40mais je vais te faire une réponse de Normand.
- 34:42Je ne sais pas si tu as fait ça.
- 34:44Non,
- 34:44je suis un peu plus nuancée que ça parce que déjà aujourd'hui,
- 34:53par tradition,
- 34:54il y a des supports qui ont besoin encore des...
- 34:58des pigments de synthèse,
- 35:00de la couleur de synthèse.
- 35:03Puis,
- 35:03vu la masse qu'il faut produire,
- 35:05on n'est pas prêt à répondre à l'ensemble de la demande.
- 35:10Ça,
- 35:12ce serait malhonnête d'avoir cette prétention-là.
- 35:17Voilà.
- 35:18Par contre,
- 35:19je ne manque pas parler des incidences quand même sur l'eau,
- 35:23sur l'air,
- 35:24sur notre...
- 35:26peau,
- 35:26comment aussi on respire et la perméabilité des choses,
- 35:31donc ça je fais le point et sur le côté nuance c'est qu'effectivement revenir à des couleurs naturelles,
- 35:40c'est quand même beaucoup mieux pour la préservation de l'air dans son ensemble,
- 35:45de sa santé en général,
- 35:47mais néanmoins même dans le naturel des questions se posent
- 35:52C'est-à-dire la source,
- 35:54c'est-à-dire où est-ce qu'on va chercher sa matière première,
- 35:57d'où elle vient,
- 35:58est-ce qu'elle a été collectée de façon éthique,
- 36:01respectueuse et responsable,
- 36:03y compris sur le plan du travail et de l'écosystème.
- 36:07Tout n'est pas louable quand on dit naturel.
- 36:10Quand on dit naturel,
- 36:11tout ne veut pas dire bio.
- 36:14Des fois,
- 36:16on a...
- 36:17Des fois,
- 36:17des producteurs,
- 36:18parce qu'il faut faire du volume,
- 36:20sont inconventionnels et que même s'ils font beaucoup d'efforts,
- 36:23il y a quand même aussi de l'intrachimie de synthèse qui rentre quand même dans le process d'un produit naturel.
- 36:30Donc,
- 36:31c'est là où ma nuance,
- 36:33comment dire,
- 36:34il y a une attention particulière sur la provenance,
- 36:39le respect de l'eau.
- 36:41l'air et sur sa santé,
- 36:44dans ce qu'on ingère ou dans ce qu'on porte sur soi et sur la perméabilité aujourd'hui qui est établie entre les matières et notre corps,
- 36:53il y a cette veille.
- 36:54Maintenant,
- 36:55de là à critiquer les pigments de synthèse pour faire que la mise en avant de la couleur naturelle,
- 37:04je nuance quand même.
- 37:05Voilà,
- 37:06parce que des deux côtés,
- 37:07il y a des points de vigilance et des efforts à faire.
- 37:11Deux côtés.
- 37:12Top.
- 37:13Donc du coup,
- 37:14pour amender aussi dans ton sens,
- 37:17c'est qu'aujourd'hui,
- 37:18comme tu dis,
- 37:18on n'aurait même pas les surfaces pour cultiver ce qu'il faudrait pour répondre à la demande.
- 37:23Par contre,
- 37:23ce qui serait intéressant,
- 37:24c'est quand même qu'il y ait de plus en plus d'entreprises engagées qui s'y intéressent dans le sens où ça pourrait vraiment,
- 37:30quand ils sont dans des recherches d'analyse de cycle de vie,
- 37:33d'impact carbone,
- 37:34de tout ça,
- 37:35dans aucun des paramètres,
- 37:37c'est pris en compte la couleur alors que c'est le...
- 37:40Un des plus petits budgets,
- 37:42parce que ça ne coûte rien de la couleur de synthèse,
- 37:44et c'est le truc le plus impactant,
- 37:46et ça n'est un des trucs les plus impactants,
- 37:48et ça n'est pas dans tous ces cahiers des charges,
- 37:51dans toutes ces analyses.
- 37:52Et moi,
- 37:52je me dis,
- 37:54ça,
- 37:54c'est quand même dommage.
- 37:56Et j'aimerais qu'il y ait au moins cette prise de conscience de se dire,
- 37:59ah,
- 37:59la couleur de synthèse,
- 38:01il y a quand même quelque chose à questionner.
- 38:06Sans dire que nous,
- 38:06on est la solution.
- 38:07Et ça,
- 38:07je suis bien d'accord.
- 38:08On est une des solutions.
- 38:10Il faut que tu lances le bilan carbone de nos productions.
- 38:15Oui,
- 38:15carrément.
- 38:17De la production jusqu'au produit fini,
- 38:20Pauline.
- 38:20Voilà.
- 38:22Moi,
- 38:22je t'en dis plus pour toi.
- 38:23Oui,
- 38:24oui.
- 38:24C'est pour mes petites épaules.
- 38:26Voilà,
- 38:26tu lances l'audit bilan carbone.
- 38:32Sinon je voudrais citer l'épisode qu'on a fait avec Audrey Millier qui nous parlait justement pour ceux qui ont envie de creuser des impacts que peuvent avoir les colorants de synthèse notamment sur le textile,
- 38:42sur la femme notamment donc voilà c'est l'épisode de mémoire,
- 38:46c'est le 15 il est écouté,
- 38:48réécouté,
- 38:49ratard,
- 38:49écouté il date d'il y a au moins 3 ans mais c'est toujours aussi vrai et de plus en plus donc je vous envoie l'écouter si ça vous intéresse
- 38:56On arrive à notre quatrième pied de tabouret
- 39:00Pour décrire l'association Antémis,
- 39:01est-ce que tu peux nous dire ce que ça touche ?
- 39:04Alors,
- 39:04ce quatrième pied,
- 39:05quelque part,
- 39:06j'allais dire,
- 39:07néanmoins,
- 39:07il est un peu transverse à tout ce qu'on fait.
- 39:10C'est que c'est les valeurs de l'association que l'on anime,
- 39:15pour le coup,
- 39:16en étant présent dans des dynamiques de réseau local et de coopération.
- 39:21C'est la coopération,
- 39:22c'est tous les modèles emprunts à l'économie sociale et solidaire.
- 39:26On est sur une démarche de coopération et une réflexion en systémie et à l'échelle du territoire.
- 39:31Je pense que je l'ai déjà beaucoup dit dans mes présentations d'avant.
- 39:35Et après,
- 39:36on a quand même deux veilles pour nous importantes,
- 39:40c'est d'attirer les femmes et les jeunes vers cette filière-là.
- 39:44Comme je disais tout à l'heure,
- 39:47les femmes vont quand même,
- 39:48même si ça évolue,
- 39:50mais ça n'évolue même pas non plus de façon équilibrée dans les différentes filières agricoles,
- 39:54horticoles que nous sommes.
- 39:56Les femmes restent sous-représentées.
- 39:59Les femmes ne sont pas encore suffisamment entrepreneuses dans l'univers agricole,
- 40:03horticole.
- 40:04Donc,
- 40:04on a envie d'attirer les femmes vers cette floriculture spécialisée.
- 40:08Et aussi les jeunes,
- 40:11car en fait,
- 40:14l'univers des plantes tinctoriales offre tellement un beau trait d'union.
- 40:18entre le végétal et les filières industrielles et artisanales,
- 40:23que c'est un champ d'inspiration tellement vaste et pour des jeunes qui se cherchent des fois dans leur voie,
- 40:32dans leur centre d'intérêt,
- 40:34dans ce qui peut être moteur professionnellement.
- 40:38Voilà,
- 40:38donc ce quatrième pied du tabouret,
- 40:41c'est notre implication dans des groupes ou dans des...
- 40:48comité de réflexion locaux qui mettent en valeur les femmes,
- 40:55les jeunes ou les approches,
- 40:57les modèles de coopération économique.
- 41:01Voilà.
- 41:01Un exemple pour être plus concrète,
- 41:032026,
- 41:05c'est l'année internationale des femmes agricultrices.
- 41:09Donc,
- 41:09la communauté de communes des Sept-Vallées s'est embarquée Merci.
- 41:14aussi sur la mise en valeur de ces femmes agricultrices au sens large.
- 41:20La définition internationale est très large derrière cette dénomination.
- 41:27Pour cette année,
- 41:28parler de ce sujet et mettre en visibilité ces femmes sur le territoire des Sept-Vallées.
- 41:33Et on a ouvert le bal.
- 41:35Alors,
- 41:35on fait partie d'un groupe de travail.
- 41:37Il va y avoir une programmation en plusieurs épisodes sur l'année 2026.
- 41:42qui ne sera qu'une amorce parce que l'idée est déjà de continuer le travail en 2027,
- 41:46c'est-à-dire qu'on ne va pas profiter de cette annonce.
- 41:49C'est une annonce en 2026,
- 41:51mais on met un pied dans la porte pour continuer le travail sur le territoire les années d'après.
- 41:57Et en fait,
- 41:58on a ouvert le bal,
- 41:59on finit une quinzaine,
- 42:01où nous,
- 42:01on a proposé un des événements qui s'appelle Femmes hautes en couleur,
- 42:05où on a mis en avant des femmes entreprises.
- 42:09preneuses dans l'univers de la couleur naturelle,
- 42:15Dorothée Vosteland de Dame Nature qui est à son jardin forêt,
- 42:20Sophie de l'association Popeline qui est à sa pépinière et qui fait de la sérigraphie végétale,
- 42:25nous en Témis,
- 42:26enfin voilà,
- 42:27ce type d'exemples.
- 42:29Donc c'est ce type un peu de programme que nous menons sur le territoire.
- 42:33qui,
- 42:33à la fois,
- 42:34met en visibilité des femmes entrepreneuses dans l'univers de la teinture végétale,
- 42:39et en même temps,
- 42:40notre démarche de faire connaître ces femmes et d'attirer les femmes vers les métiers du végétal.
- 42:47J'étais en train de réfléchir pendant que tu parlais,
- 42:49mais je pense que sur la vingtaine d'agriculteurs qu'on anime avec Aréco Vert,
- 42:55je crois qu'il n'y en a que trois qui sont des hommes.
- 42:58Donc,
- 42:59j'ai un peu l'impression quand même que c'est une culture qui est...
- 43:04Enfin,
- 43:04les plantes tinctoriales,
- 43:05justement,
- 43:05comme tu dis,
- 43:06la partie fleurs,
- 43:08malgré qu'elles soient très physiques,
- 43:10récolter la garance,
- 43:11je pense,
- 43:11à nos amis du champ des couleurs,
- 43:14c'est très physique,
- 43:14mais c'est plutôt une culture qui est quand même plutôt féminine.
- 43:19C'était un constat qu'on avait fait.
- 43:21Alors,
- 43:22est-ce que dans ton comité...
- 43:24Moi,
- 43:24j'ai envie de dire,
- 43:26avant qu'on démarre,
- 43:28c'était plutôt les hommes qui étaient en grande culture et les femmes étaient soit en activité complémentaire d'un conjoint qui était en polyculture et les femmes portaient l'activité complémentaire à la ferme en petite surface sur l'étiquetorial ou
- 43:46sinon on a des projets un peu mixtes,
- 43:49production ou service plutôt portés par des femmes moi j'ai beaucoup de femmes voilà et est-ce que tu as des femmes qui font de la grande culture ?
- 43:58Oui.
- 44:00Écoute,
- 44:00tant mieux.
- 44:01Parce qu'elles ont,
- 44:02alors on va faire un peu de...
- 44:04Parce qu'elles ont des parents qui étaient dans le monde agricole.
- 44:08Tu vois,
- 44:10c'est plutôt...
- 44:10Il y avait déjà du foncier.
- 44:11Il y avait déjà du foncier,
- 44:13il y avait déjà de la mécanisation.
- 44:15Est-ce que j'ai beaucoup de femmes qui font de la grande culture ?
- 44:18Quand même,
- 44:19si,
- 44:19finalement,
- 44:20en Bretagne,
- 44:21dans le Sud.
- 44:22Parce que,
- 44:22d'ailleurs,
- 44:22un truc,
- 44:23il faut qu'on explique aussi aux auditeurs quand on...
- 44:26Quand on a échangé toutes les deux par téléphone,
- 44:28on s'est dit,
- 44:29c'est bien d'autre,
- 44:29je ne connais pas parler avant.
- 44:31Parce qu'en fait,
- 44:32ce que tu fais à l'échelle Hauts-de-France,
- 44:35etc.,
- 44:36en fait,
- 44:37pareil,
- 44:38on va vers les mêmes choses,
- 44:40on va interroger les mêmes sujets.
- 44:43Alors,
- 44:43moi,
- 44:43je ne suis pas autant que toi dans tout l'aspect réseau,
- 44:46l'aspect réinsertion,
- 44:47etc.
- 44:47Mais je veux dire,
- 44:48sur les questions des plantes,
- 44:49des débouchés,
- 44:50des montées en échelle,
- 44:52des agris,
- 44:52etc.
- 44:53Et je me dis,
- 44:54bon...
- 44:54C'est quand même dommage qu'on ne se soit pas parlé tout au début pour mutualiser un peu nos recherches.
- 44:59Mais bon,
- 44:59comme quoi,
- 45:00au moins,
- 45:00ça arrive et c'est très bien.
- 45:03Mais donc,
- 45:03pour revenir aux femmes,
- 45:04oui,
- 45:04j'ai des femmes grande culture mécanisées,
- 45:08mais qui ont une génération d'avant qui était dans l'agriculture.
- 45:13Parce que du coup,
- 45:13comme nous,
- 45:15il y a cinq ans,
- 45:15quand on interrogeait les projets,
- 45:18c'était plutôt assez masculin.
- 45:20Alors,
- 45:20je parle des gens qui se sont installés depuis 15 ans,
- 45:2320 ans ou 10 ans,
- 45:24les plus anciens,
- 45:26et qui ont su en vivre.
- 45:28Ils étaient en grande surface et en structuration parfois commerciale.
- 45:31Et du coup,
- 45:32c'était plutôt masculin.
- 45:33Ce n'était pas encore aussi féminisé que là maintenant où tu as raison.
- 45:38Et du coup,
- 45:38je me pose la question des fois si ceux qui sont en grande culture prennent suffisamment le temps de rejoindre des comités pour travailler ensemble.
- 45:48On n'arrête pas de le dire.
- 45:50Cette remarque-là,
- 45:50elle est valable même en général dans les projets pour faire vivre un territoire sur les questions agricoles.
- 46:00On va souvent trouver les agriculteurs en grande culture entre eux et ils vont rarement se mélanger.
- 46:07avec les producteurs de moyenne surface ou petite surface.
- 46:11Ça reste très cloisonné.
- 46:13Donc du coup,
- 46:16comme je me dis qu'en France,
- 46:18ce n'est pas non plus encore la grande majorité des initiatives qui sont en grande culture.
- 46:22Il y en a,
- 46:23mais ce n'est pas la majorité.
- 46:25Ce n'est pas la majorité.
- 46:26Donc du coup,
- 46:28ceux qu'on arrive à réunir et rassembler,
- 46:30c'est plutôt ceux qui ont des petites ou moyennes surfaces.
- 46:34Et les projets qui se sont les plus développés,
- 46:36effectivement,
- 46:37c'est plutôt les femmes qui s'en sont emparées.
- 46:41Donc,
- 46:41je pense que les hommes existent,
- 46:43mais ils sont peut-être un peu moins visibles dans notre pays.
- 46:45Un peu plus discrets.
- 46:46Alors,
- 46:47on leur fait un appel.
- 46:48N'hésitez pas à nous faire un petit mail à Géraldine et à moi.
- 46:52Pour se reconnaître.
- 46:55Sortez du champ.
- 46:57Levez le nez du tracteur.
- 46:59C'est une très bonne remarque.
- 47:02Rejoignez-nous.
- 47:02parce qu'il ne faudrait pas non plus tomber dans la caricature inverse de dire que l'étinctoriel,
- 47:07c'est un sujet que de femmes,
- 47:09ou c'est fait pour les femmes,
- 47:10pas du tout.
- 47:12On touche tellement à des sujets de biologie,
- 47:15d'histoire,
- 47:18vraiment du sol,
- 47:21de l'arbre.
- 47:23L'industrialisation ou l'artisanat,
- 47:28même si le but c'est d'attirer les femmes vers les métiers verts,
- 47:32la filière tinctoriale n'est qu'un levier pour les amener même vers d'autres métiers verts.
- 47:38On est plutôt pour un équilibre.
- 47:39Donc oui,
- 47:40les hommes,
- 47:41rejoignez-nous et parlez à nos côtés de ce marché.
- 47:47Alors,
- 47:47avant de passer à notre...
- 47:49Petit rayonnement local,
- 47:51parce que j'aimerais quand même mettre les Hauts-de-France en avant avec ton travail,
- 47:55et je sais le travail que tu fais avec les autres.
- 47:57Je voudrais savoir comment on peut aider,
- 47:59pour nos auditeurs,
- 48:00les anthémistes.
- 48:01Comment on peut vous aider ?
- 48:05Je ne sais pas comment on fonctionne.
- 48:07Est-ce qu'il y a un système d'adhésion,
- 48:08comme on peut avoir par exemple chez la map Tinctilis de Cécilia Aguirre dans la région parisienne ?
- 48:15Est-ce que c'est plus venir...
- 48:16te filer des coups de main au moment des récoltes,
- 48:18notamment quand c'est les gros coups de bourre.
- 48:21Comment on peut,
- 48:22pour les auditeurs qui écoutent,
- 48:23qui ont envie de contribuer à ton projet,
- 48:26enfin à votre projet autour d'Antémis,
- 48:28comment on peut aider ?
- 48:30J'allais dire de trois façons.
- 48:32Mon capitaine de base,
- 48:34c'est qu'effectivement on est une association,
- 48:36donc il y a une possibilité d'adhésion pour devenir adhérent de l'association et montrer qu'on le soutient.
- 48:43On a voulu,
- 48:44alors ça va de 2 euros,
- 48:4610 euros,
- 48:4720 euros ou 30 euros,
- 48:48parce qu'on veut une accessibilité aussi de soutien.
- 48:54Après,
- 48:54on peut avoir une adhésion sur une base don libre,
- 48:56s'il y a des personnes qui veulent nous soutenir davantage,
- 49:00allez-y,
- 49:01on éprouve l'art.
- 49:03Et puis ensuite,
- 49:05nous,
- 49:05on fonctionne en démarche participative.
- 49:08On est en démarche participative et scientifique,
- 49:10donc on a vraiment un certain...
- 49:12On a des chantiers participatifs apprenants toute l'année,
- 49:17qu'ils soient sur notre plateau thèse de culture,
- 49:19pour des aspects très horticoles ou des aspects techniques,
- 49:23par exemple fabriquer nos séchoirs,
- 49:26les réaménager chaque année,
- 49:29se construire du matériel,
- 49:32des comptoirs pédagogiques,
- 49:33en autoconstruction,
- 49:35ce genre de choses.
- 49:36Puis on fait aussi des chantiers participatifs sur nos projets d'aménagement paysager.
- 49:41sur nos sites historiques.
- 49:42Voilà.
- 49:43Donc,
- 49:43vous pouvez très bien nous contacter via notre page Facebook ou notre adresse mail pour essayer de se joindre à un chantier participatif.
- 49:56Et il y en a vraiment toute l'année puisque finalement,
- 49:59contrairement à ce qu'on croit,
- 50:00il y a du travail de janvier à décembre.
- 50:02Oui,
- 50:02carrément.
- 50:03Non ?
- 50:05Voilà.
- 50:06Ensuite,
- 50:06si vous suivez notre actualité par Facebook ou si vous nous écrivez pour plutôt recevoir une newsletter par mail,
- 50:13on a un certain nombre d'événements dans l'année où on présente nos produits,
- 50:17nos graines,
- 50:18nos plants notre matière sèche comme on travaille avec des producteurs locaux,
- 50:24le comptoir nomade au colore naturel si vous venez à ces événements là et que vous achetez nos produits,
- 50:30vous soutenez notre initiative locale bon donc je mettrai les trois il faudra que tu me donnes les trois liens,
- 50:37je les mettrai dans le descriptif d'épisode pour que les gens ne mettent pas...
- 50:42plus de 3 clics pour pouvoir aider l'association alors j'ai une autre question quelle est ta vision pour Anthémis dans les 3 prochaines années vu que tu vas fêter là bientôt vos 3 ans que t'es sur plein de sujets à chaque fois qu'on en parle enfin tu vois entre nos échanges téléphoniques là notre enregistrement de podcast je trouve que t'es sur beaucoup de sujets mais c'est toujours bien structuré en
- 51:06fait ça n'est pas de l'éparpillement il y a toujours une logique Merci.
- 51:10Et ça,
- 51:10j'apprécie beaucoup parce que du coup,
- 51:12je pense que votre initiative,
- 51:14elle a un socle dur.
- 51:16Et du coup,
- 51:16pour moi,
- 51:17l'avenir est assuré.
- 51:21C'est ma perception.
- 51:24Est-ce que tu peux nous dire un petit peu ta vision sur trois ans ?
- 51:28Qu'est-ce que tu as envie d'explorer ?
- 51:30De même lancer des bouteilles à la mer de partenaires ou d'autres choses ?
- 51:34Qu'est-ce que tu vois pour la suite ?
- 51:36Et on finira par nos amis des Hauts-de-France.
- 51:40Tu l'as très bien dit,
- 51:42Pauline,
- 51:42et tu as parfaitement raison.
- 51:44On arrive à nos trois ans et là,
- 51:46on est déjà en train de réfléchir depuis quelques mois et à l'horizon de notre Assemblée Générale qui aurait dû rejoindre à la fois ce bilan triennal et le regard pour demain sur à peu près cinq à six ans.
- 52:00Effectivement,
- 52:01notre bilan à trois ans,
- 52:02c'est qu'on a su démarrer,
- 52:04on a été très bien accueillis,
- 52:05le choix du territoire sur lequel on a voulu intervenir.
- 52:09Ça a complètement fait sens parce qu'on a été très bien accueillis sur le territoire,
- 52:13à la fois par les habitants comme par les collectivités,
- 52:16et on a été consolidés.
- 52:18Ça,
- 52:18le bilan à trois ans,
- 52:20il est là.
- 52:21On a créé un emploi et une mission en service civique.
- 52:24On est en train de monter la création d'un deuxième emploi.
- 52:31Et nous,
- 52:31on avait un objectif à trois ans,
- 52:33que si on arrivait à générer de l'activité pour trois personnes,
- 52:37trouver ça.
- 52:39étant un bilan déjà plutôt satisfaisant et quelque part on n'en est pas loin.
- 52:44Donc vu le contexte du monde associatif et des finances publiques,
- 52:49on est plutôt très satisfait de ce bilan à trois ans.
- 52:53Maintenant,
- 52:55la suite de la consolidation,
- 52:59c'est le changement d'échelle,
- 53:01c'est-à-dire passer à la taille au-dessus,
- 53:03c'est la partie développement.
- 53:05mais la partie développement sur le projet cœur
- 53:08Dans Temis,
- 53:10c'est le passage dans une filière locale.
- 53:13C'est ce que j'ai pris du temps avec toi.
- 53:15Effectivement,
- 53:16on en a parlé dans l'aspect 1,
- 53:17le premier pied du tabouret.
- 53:19C'est accompagner.
- 53:20Donc,
- 53:20c'est le changement d'échelle,
- 53:21c'est-à-dire sur la base de peut-être un,
- 53:24deux ou trois produits végétaux qui sont intéressants en termes de débouchés pour nous.
- 53:31On crée cette filière avec quelques industriels volontaires.
- 53:37et des producteurs.
- 53:39Et voilà,
- 53:40on veut actionner une filière locale avec une chaîne producteur,
- 53:47industriel,
- 53:48consommateur,
- 53:49on va dire,
- 53:50d'un certain volume.
- 53:51Ça,
- 53:52c'est…
- 53:53Oui ?
- 53:53Rétribuer l'association continue,
- 53:57dans des projets comme ça,
- 53:59de filière,
- 53:59donc avec un débouché économique pérenne,
- 54:03ce qu'on cherche tous,
- 54:04Comment vous...
- 54:06l'association,
- 54:06vous pouvez du coup récolter je ne sais pas,
- 54:09une participation de quoi nourrir d'autres projets,
- 54:13de continuer cette association et cette montée en en
- 54:19Toujours en accompagnement ou en rayonnement territorial ?
- 54:24En fait,
- 54:24dans ces cas-là,
- 54:25il y aurait une forme de négociation triangulaire,
- 54:29puisque quelque part,
- 54:30on serait un apporteur d'affaires.
- 54:33Et du coup,
- 54:35il y a un engagement,
- 54:37du coup,
- 54:38il y aurait une part prélevée par Antémis sur le fait qu'on soit un apporteur d'affaires dans la négociation du prix.
- 54:45Et puis,
- 54:47dans cette cote par là qui serait étudiée,
- 54:49il y a une part qui serait payée en partie par l'industriel et certainement par le producteur sous une forme d'adhésion ou sous une forme peut-être de part,
- 54:58si on crée une autre structuration juridique comme une SCOP ou un autre modèle,
- 55:04de contribution à ce qu'on reste en recherche et développement.
- 55:07Parce que le but,
- 55:08c'est qu'on...
- 55:09Déjà,
- 55:09on sera un fournisseur de semences,
- 55:12de plants.
- 55:14On est la base,
- 55:14on veut travailler sur du local.
- 55:16Nous,
- 55:16on est en bio,
- 55:17donc tant qu'on peut apporter du bio,
- 55:19y compris un conventionnel,
- 55:21tant mieux,
- 55:21on l'aide ce conventionnel.
- 55:25Donc on serait le fournisseur local en semences ou en plants.
- 55:30Ça nous permet aussi de nous financer pour continuer à produire de la documentation technique,
- 55:35continuer à nous,
- 55:37à ce qu'on passe du temps avec de la recherche académique.
- 55:40Peut-être qu'il y aura des laboratoires privés qui viendront compléter des fois les travaux d'un industriel.
- 55:45Et puis,
- 55:47cette contribution qui serait payée par l'industriel et par le producteur sous forme d'adhésion ou de pas.
- 55:54Nous,
- 55:54c'est ce que je disais,
- 55:54c'est le coup d'après.
- 55:57C'est-à-dire qu'il faut qu'on soit toujours en démarche du prospectif et qu'on a un coup d'avance,
- 56:02en fait.
- 56:02C'est génial.
- 56:04C'est ça.
- 56:05Parce que si le marché se retourne ou si l'expérimentation n'est pas concluante en un an,
- 56:10deux ans,
- 56:10trois ans,
- 56:11ou si on va sur d'autres tendances,
- 56:13il faut toujours être prêt,
- 56:15un peu en amont,
- 56:16avoir un train d'avance.
- 56:20D'accord,
- 56:20ok.
- 56:21Qu'est-ce que tu vois d'autre pour les trois ans ?
- 56:24Alors ça,
- 56:25c'est déjà ce gros morceau qui nous tient à cœur.
- 56:27Si celui-là,
- 56:28on n'y arrive pas...
- 56:29On s'est dit que dans le collectif,
- 56:32et les administrateurs,
- 56:33au bout de 7-8 ans,
- 56:35on se questionnerait sur la pertinence de notre projet en Témis sur un territoire si on ne parvient pas à installer une filière locale.
- 56:45Le but,
- 56:46ce n'est pas qu'on soit uniquement en sensibilisation,
- 56:49pédagogie,
- 56:49formation.
- 56:50Ce n'est pas notre démarche.
- 56:53Et le deuxième axe,
- 56:55il est en recherche,
- 56:57en ressources humaines,
- 56:58c'est-à-dire qu'on a la projection de porter l'équipe à peu près à 5-6 personnes.
- 57:04C'est de montrer qu'on est capable de créer de l'emploi sur le territoire dans la filière tectoriale.
- 57:11C'est-à-dire que l'assise et le développement d'Antémis permet de constituer une équipe plus étoffée.
- 57:20Ça,
- 57:20ce sera le deuxième challenge.
- 57:23Donc,
- 57:24c'est l'opérationnalisation à plus grande échelle en mode filière locale.
- 57:28C'est porté de deux et demi,
- 57:30là,
- 57:30équivalent en plein.
- 57:32Si on peut aller à cinq à six personnes salariées,
- 57:35ce serait très,
- 57:36très bien.
- 57:38Voilà,
- 57:38c'est les deux gros challenges qu'on se donne.
- 57:42Et puis,
- 57:43ce qu'on va décider là,
- 57:46c'est les...
- 57:48deux ou trois débouchés sur lesquels on va vraiment se focaliser en termes de filières de transformation.
- 57:55Voilà,
- 57:56pour ne pas s'éparpiller parce que la tentation est grande,
- 57:59on a beaucoup de sollicitations par intérêt,
- 58:01par curiosité,
- 58:03et il ne faut pas se disperser.
- 58:04Il faut se dire que si on veut changer d'échelle,
- 58:08on choisit là pour le coup.
- 58:09Le fin bas.
- 58:10Oui,
- 58:11top.
- 58:12Les débouchés,
- 58:12voilà.
- 58:14Génial,
- 58:14franchement génial.
- 58:15Je te redis toute mon admiration.
- 58:19Franchement,
- 58:20tu sais qu'on partage les mêmes envies,
- 58:24les mêmes projets de remonter une filière,
- 58:26remonter une filière tinctoriale en France,
- 58:29faire du lien,
- 58:30faire tout ça.
- 58:30Mais je trouve que de t'être ancrée dans un territoire et d'avoir su mettre les racines,
- 58:37tu vois,
- 58:38la symbolique,
- 58:39je trouve que c'est la preuve par l'exemple.
- 58:40Et je trouve ça vraiment génial.
- 58:42Je suis hyper contente de mettre en avant Antémis,
- 58:46aller soutenir l'association.
- 58:47Je remettrai les trois liens.
- 58:50On va faire un petit peu de chauvinisme,
- 58:52si tu veux bien,
- 58:52pour les quelques minutes qui nous restent.
- 58:55De côté à Recover,
- 58:56on anime la filière tinctoriale tous les domaines d'application confondus.
- 59:01Et on a un annuaire où les gens peuvent se renseigner,
- 59:04peuvent se poser dans les cartes,
- 59:05etc.
- 59:06par domaine d'application.
- 59:07Et il s'avère que j'ai voulu un petit peu challenger les régions.
- 59:11Et donc,
- 59:12on a vu qu'aujourd'hui,
- 59:13les deux grosses régions actives,
- 59:15c'était la Bretagne et l'Occitanie.
- 59:18Et arrive en troisième position Léo de France,
- 59:21où il y a pas mal d'acteurs.
- 59:23Et donc,
- 59:23j'aurais aimé avec toi,
- 59:24pour les cinq minutes qui restent,
- 59:26qu'on puisse parler un petit peu de nos agris,
- 59:29de ceux qui s'installent,
- 59:30de l'IUT de Béthune,
- 59:31qui nous soutient,
- 59:32qui nous a fait nous rencontrer avec Patrick Martin.
- 59:35Et que t'en as cité,
- 59:38t'as cité Popeline,
- 59:38Sophie.
- 59:40Et bien voilà,
- 59:40qu'on fasse un petit tour ensemble pour montrer que dans Léo de France,
- 59:44alors qu'on a quand même l'intérêt,
- 59:46enfin,
- 59:47On a quand même historiquement eu de la culture de Garence,
- 59:50pas loin de la...
- 59:52Enfin,
- 59:52dans l'île et sur la frontière belge,
- 59:55il faut quand même le dire.
- 59:56Et il y avait un moulin à Garence sur l'île,
- 59:59voilà.
- 59:59Et il y avait un moulin à Garence sur l'île et on est une région textile historiquement,
- 1:00:04etc.
- 1:00:05Mais de prime abord,
- 1:00:07ce n'est pas la première région qui sortirait.
- 1:00:09Alors on a aussi,
- 1:00:10et on va le citer,
- 1:00:11sinon on va se faire taper sur les doigts,
- 1:00:12la cathédrale d'Amiens avec la fameuse Oued,
- 1:00:15donc l'Isatis Tinctoria.
- 1:00:17qui a été,
- 1:00:18alors je ne sais pas si c'est un secret ou pas,
- 1:00:20je ne sais pas si c'est vérifié ou pas,
- 1:00:21mais une partie de cette cathédrale financée par le commerce de la Oued.
- 1:00:25Donc ça,
- 1:00:26il faut le dire quand même.
- 1:00:27Mais du coup,
- 1:00:28est-ce qu'on peut faire le tour de nos acteurs qui nous soutiennent et qui ont fait...
- 1:00:33Tu vois,
- 1:00:33moi,
- 1:00:34je repars de Patrick Matin,
- 1:00:35parce que c'est grâce à lui que j'ai rencontré quand même pas mal de monde.
- 1:00:38Hélène et David Brunel,
- 1:00:41agriculteurs,
- 1:00:41grande surface de Pastel.
- 1:00:45Alors,
- 1:00:46après...
- 1:00:47Aurore Cotrell.
- 1:00:48De Poupastel.
- 1:00:51Il y a l'association l'étinctorial de Lille qui ont démarré deux ans.
- 1:00:58Nous,
- 1:00:58on a réfléchi il y a cinq ans,
- 1:00:59mais eux,
- 1:01:00ils étaient déjà au stade de création d'une association et qui ont une approche très intéressante parce qu'ils sont en étinctorial,
- 1:01:07en zone urbaine,
- 1:01:08ultra urbaine,
- 1:01:09tout ce qui est friche,
- 1:01:10la gestion de friche en transition.
- 1:01:13la dépollution des sols,
- 1:01:14il y a des axes très complémentaires.
- 1:01:19Oui,
- 1:01:19il y a Dame Nature,
- 1:01:20il y a Popeline.
- 1:01:25Moi,
- 1:01:25je voudrais citer...
- 1:01:26Non,
- 1:01:26vas-y,
- 1:01:26vas-y.
- 1:01:27Il y a les Jardins d'Hollus,
- 1:01:29c'est une jeune pépiniériste dans l'Avenois qui a pris une spécialisation sur les plantes médiévales,
- 1:01:37mais qui du coup...
- 1:01:37pour réintroduire aussi de la production de plants tinctoriaux,
- 1:01:42par exemple.
- 1:01:44Moi,
- 1:01:44je voudrais citer Romain,
- 1:01:46qui s'est installé à nos mains et qui cultive l'indigo de
- 1:01:50Persicaire indigo des Hauts-de-France.
- 1:01:53Pour l'instant,
- 1:01:55c'est un début,
- 1:01:56mais c'est cool.
- 1:01:58Franchement,
- 1:01:58c'est top que ça ait fonctionné et qu'il ait une puissance de bleu parce qu'on est dans les Hauts-de-France,
- 1:02:03encore une fois,
- 1:02:04et qu'on n'a pas une exposition.
- 1:02:06et du soleil comme il faudrait,
- 1:02:08à récovert quand même,
- 1:02:09on va le dire,
- 1:02:10qu'il y ait une frontière belge.
- 1:02:12Qui est en visibilité et qui participe aussi à nous rassembler,
- 1:02:16puis à nous questionner tous dans nos domaines respectifs sur les mêmes sujets.
- 1:02:26Comme ça,
- 1:02:26on voit les résonances,
- 1:02:27les réflexions et les cheminements.
- 1:02:29Et ça,
- 1:02:29c'est extrêmement important.
- 1:02:31Donc,
- 1:02:31tu es précieuse.
- 1:02:34dans ce mouvement de nous mettre en synergie.
- 1:02:37Il y a le collectif que j'ai accompagné qui s'écrit en association La pâture papote à l'île bétunois,
- 1:02:46voilà,
- 1:02:46qui rassemble les agri.
- 1:02:52Entre autres.
- 1:02:53Oui,
- 1:02:54l'IUT de Béthune.
- 1:02:57Moi,
- 1:02:57je dirais quand même le jardin médiéval du centre historique d'Azincourt.
- 1:03:02sur le territoire des Sept-Vallées,
- 1:03:04qui s'est vraiment bien réemparé de l'histoire des plantes tectoriales.
- 1:03:09Il y a l'université d'Arras,
- 1:03:11sur sa filière Histoire,
- 1:03:14qui est adossée à l'IUT de Béthune en chimie verte,
- 1:03:17et qui a fait des recherches aussi sur les plantes tectoriales,
- 1:03:24par exemple.
- 1:03:27Donc,
- 1:03:27non,
- 1:03:28non,
- 1:03:28je pense...
- 1:03:28Je pense à Charles Giau.
- 1:03:31Charles Giau de l'Université d'Artois,
- 1:03:33justement,
- 1:03:34qui a fait un livre aussi sur la recherche historique de la Oued,
- 1:03:38donc les artistes Tinctoria.
- 1:03:40Alors,
- 1:03:40je n'ai pas tous les noms en tête,
- 1:03:42mais toute la série des scientifiques qui sont venus à la dernière Fête des plantes,
- 1:03:47enfin,
- 1:03:48Fête des plantes,
- 1:03:48n'importe quoi,
- 1:03:49journée des plantes Tinctoriales,
- 1:03:51justement organisée par Patrick Martin.
- 1:03:53On a fait des capsules de podcast avec tous les chercheurs sur la phytorémédiation.
- 1:03:58sur tous les usages,
- 1:03:59etc.,
- 1:04:00dans la papeterie,
- 1:04:00etc.
- 1:04:01Je n'ai pas tous les noms,
- 1:04:02mais je vous invite à aller regarder sur le podcast.
- 1:04:04Il y a 12 épisodes,
- 1:04:0512 ou 15 épisodes,
- 1:04:08et qui sont des Hauts-de-France,
- 1:04:09tous.
- 1:04:12Il ne faut pas qu'on en oublie,
- 1:04:13sinon on va se faire trotter.
- 1:04:15On va en oublier.
- 1:04:15Ça brûle pour toi,
- 1:04:16on va en oublier.
- 1:04:17Je sais qu'en accompagnant le collectif La Pâture Papote,
- 1:04:21il y a peu de temps,
- 1:04:22pour les accompagner au démarrage,
- 1:04:25moi j'avais refait un recensement rien que cytographique sur les Hauts-de-France.
- 1:04:29Je retrouvais 24 initiatives tinctoriales.
- 1:04:34On ne va pas être loin de ça,
- 1:04:34oui.
- 1:04:3524,
- 1:04:38c'est plein de statuts différents.
- 1:04:39Je t'ai cité par exemple sur du service en compétences transverses.
- 1:04:43Mais tu as des producteurs,
- 1:04:45tu as des auto-entrepreneurs,
- 1:04:46tu as parfois des artistes,
- 1:04:50designers qui sont en activité uniquement de service autour de la filière tinctoriales .
- 1:04:55Donc,
- 1:04:56moi,
- 1:04:56j'avais…
- 1:04:57c'est pour ça que je n'ai pas tous leurs noms en tête là,
- 1:04:59mais j'avais ressenti 24 initiatives.
- 1:05:02Alors qu'il y a trois ans et demi,
- 1:05:04enfin,
- 1:05:05entre cinq ans et trois ans et demi…
- 1:05:07Il n'y avait pas grand monde.
- 1:05:08Oui,
- 1:05:09j'en relevais que quatre avec mon goudon.
- 1:05:12Il y a Bleu Passel qui est en train de se lancer,
- 1:05:15Poplin est en train de se lancer.
- 1:05:16Donc,
- 1:05:16c'est pour dire que c'est assez exponentiel.
- 1:05:18C'est un truc de dingue.
- 1:05:19Mais je suis hyper contente que tu dises ça parce que je crois qu'on est au même stade en termes de nombre de recensements.
- 1:05:25Par contre,
- 1:05:26il faut préciser quelque chose.
- 1:05:27Par exemple,
- 1:05:28dans l'étinctorial comme dans Antémis,
- 1:05:30c'est tout un réseau.
- 1:05:31Donc,
- 1:05:31derrière,
- 1:05:31il y a 50 adhérents,
- 1:05:33plus ou moins discrets,
- 1:05:34plus ou moins,
- 1:05:35mais qui rayonnent.
- 1:05:36Donc,
- 1:05:36il faut préciser ça.
- 1:05:37Mais je pense aussi qu'il y a 24 points d'entrée,
- 1:05:39on va dire,
- 1:05:39dans les Hauts-de-France.
- 1:05:41Et s'il y en a d'autres,
- 1:05:42Encore une fois,
- 1:05:44manifestez-vous,
- 1:05:45petit mail à Géraldine,
- 1:05:46petit mail à Aréco Vert,
- 1:05:48qu'on maille,
- 1:05:48parce qu'en fait,
- 1:05:50ce que je voudrais dire,
- 1:05:52mais bon,
- 1:05:52je pense que tu as bon droit dans mon sens,
- 1:05:54c'est que moi,
- 1:05:55je me suis rendu compte de quelque chose.
- 1:05:56La démarche que j'ai voulu,
- 1:05:57très nationale,
- 1:05:59même ouverte aux pays européens qui sont francophones,
- 1:06:02même plus loin.
- 1:06:02Tu vois,
- 1:06:02on a des gens du Canada,
- 1:06:03Madagascar,
- 1:06:04enfin bref.
- 1:06:06Je pense qu'en fait,
- 1:06:06elle prend racine en région.
- 1:06:09Et je suis de plus en plus convaincue qu'il faut qu'on maille par région.
- 1:06:15Donc,
- 1:06:15on a par exemple les collectifs des agricultrices bretonnes qui se rassemblent.
- 1:06:20En Occitanie,
- 1:06:20ça commence à bouger.
- 1:06:21Il y a d'autres initiatives pour n'oublier personne.
- 1:06:25Mais ce que je veux dire,
- 1:06:26c'est que je pense qu'il faut vraiment qu'on raisonne local,
- 1:06:30régional,
- 1:06:30qu'on s'entraide.
- 1:06:31Parce qu'en fait,
- 1:06:32il y a de la place pour tout le monde.
- 1:06:33Et plus on va mailler,
- 1:06:35plus ça va rayonner.
- 1:06:36que...
- 1:06:37Direct,
- 1:06:38tu vois là,
- 1:06:38si on cite 24 points de contact,
- 1:06:40ça fait quand même du monde qui peut relayer des infos et c'est quand même précieux.
- 1:06:44Déjà,
- 1:06:45c'est mettre en valeur notre région,
- 1:06:47les Hauts-de-France.
- 1:06:48Ça veut dire qu'économiquement,
- 1:06:49il y a quand même 24 porteurs d'initiatives ou de projets.
- 1:06:52C'est-à-dire qu'on n'est peut-être pas encore suffisamment nombreux ou trop gros,
- 1:06:56mais en tout cas,
- 1:06:57il y a une dynamique qui participe quand même à valoriser notre région.
- 1:07:01Et ça,
- 1:07:02c'est important que la région le sache et l'entende.
- 1:07:06entendent.
- 1:07:06Et nous aident ?
- 1:07:09C'est plus...
- 1:07:10On aurait même des supports communs de mise en visibilité et ça veut dire ce que je disais tout à l'heure.
- 1:07:18Rassemblés,
- 1:07:19on a du poids,
- 1:07:19on a de la force et du coup,
- 1:07:22on a une visibilité qui serait prise avec sérieux aussi dans ce que nous faisons.
- 1:07:27Ça donne aussi des garanties sur la manière dont nous faisons.
- 1:07:30Ça veut dire qu'on discute entre professionnels,
- 1:07:32entre guillemets,
- 1:07:33qui seraient concertés.
- 1:07:37dans des pratiques professionnelles,
- 1:07:39dans nos approches et de réflexion aussi sur la filière.
- 1:07:42Ça c'est,
- 1:07:43je pense que le fait qu'on donne du temps dans une mise en réseau et dans des supports communs de mise en visibilité,
- 1:07:50ça veut dire qu'on se questionne sur nos pratiques et comment on le fait et comment on en parle.
- 1:07:56Ça c'est important et ça nous rend crédibles.
- 1:08:00Et puis ça nous fait surtout gagner du temps sur nos modèles économiques.
- 1:08:04Travailler ensemble,
- 1:08:05ça nous met en complémentarité sur nos productions,
- 1:08:08nos tarifications pour ne pas se faire la guerre sur nos prix et fragilité.
- 1:08:14Ça peut nous mettre en discussion pour aller négocier des marchés,
- 1:08:20sur nous anticiper nos capacités à produire en étant à plusieurs sur le territoire.
- 1:08:28Ça prend du temps.
- 1:08:29C'est du back-office.
- 1:08:30Alors,
- 1:08:31c'est vrai que tu as une activité,
- 1:08:33Pauline,
- 1:08:33par exemple,
- 1:08:33qui peut participer à ça,
- 1:08:37mais tu es toute seule aussi.
- 1:08:39En tout cas,
- 1:08:40ça prend du temps.
- 1:08:41Mais je trouve que c'est nécessaire et c'est indispensable pour la pérennité et la viabilité de cette filière qu'on veut faire en France.
- 1:08:50Oui,
- 1:08:52carrément.
- 1:08:52Et il y a un vrai élan collectif de dingue depuis là.
- 1:08:57deux,
- 1:08:57trois ans.
- 1:08:57Parce que quand je me suis lancée,
- 1:08:58moi,
- 1:08:58à Recover,
- 1:08:59en 2023,
- 1:09:00en février,
- 1:09:01franchement,
- 1:09:02c'était pas...
- 1:09:04Il y avait quelques personnes,
- 1:09:05mais c'était pas dans la dynamique.
- 1:09:07Aujourd'hui,
- 1:09:09tu vois,
- 1:09:09il y a 1700 auditeurs au podcast chaque mois sur un sujet ultra niche.
- 1:09:14Il y a plus de 150 experts des plantes tinctoriales qui sont venus sur le podcast de France,
- 1:09:19mais de partout dans les rencontres quinzaine tinctoriales.
- 1:09:23On a tellement de monde et rien n'est relayé sur le podcast de toute cette partie de pros qui s'organisent,
- 1:09:30de travaux de groupe,
- 1:09:31là où moi,
- 1:09:31il y a trois ans,
- 1:09:32tout le monde me fermait les portes de travaux de groupe,
- 1:09:36de...
- 1:09:36de réflexion,
- 1:09:37comme tu dis,
- 1:09:37sur les prix pour les agris,
- 1:09:38sur comment mutualiser même la mécanique,
- 1:09:42tout ça.
- 1:09:43Personne ne voulait parler.
- 1:09:44Et aujourd'hui,
- 1:09:45c'est eux qui envoient les mêmes messages pour dire,
- 1:09:47il faut créer un groupe de travail,
- 1:09:48Pauline,
- 1:09:48il faut qu'on se réunisse.
- 1:09:49Là,
- 1:09:49il y a un groupe sur les fibres.
- 1:09:51Et donc,
- 1:09:51je pense qu'il faut surfer sur cette dynamique,
- 1:09:53mais l'ancrer encore plus au régional et appuyer là-dessus pour qu'il y ait des socles solides.
- 1:09:59Ah oui,
- 1:10:01c'est...
- 1:10:03Nous,
- 1:10:03par exemple,
- 1:10:03tu vois,
- 1:10:04on a un rayonnement sur 200 km à la ronde.
- 1:10:07Donc,
- 1:10:07on voudrait quand même avoir une filière courte,
- 1:10:11locale,
- 1:10:12sur un plan économique.
- 1:10:13Comme ça,
- 1:10:14ça participe quand même au respect du projet sur un plan environnemental.
- 1:10:17Et sur 200...
- 1:10:18Enfin,
- 1:10:19on est un territoire Hauts-de-France avec une belle attractivité.
- 1:10:23La Belgique,
- 1:10:24l'île,
- 1:10:24les grandes villes de taille moyenne qui sont dynamiques,
- 1:10:27l'île de France.
- 1:10:28Il y a de quoi faire,
- 1:10:30déjà.
- 1:10:31Carrément.
- 1:10:32Bon,
- 1:10:33écoute,
- 1:10:33Géraldine,
- 1:10:34il ne me reste plus qu'à te remercier pour tout le boulot que vous faites.
- 1:10:37C'est moi qui te remercie d'avoir poussé à nous et de nous offrir cette opportunité de nous mettre en visibilité.
- 1:10:44C'est trop...
- 1:10:45Surtout sur ce territoire que pas beaucoup de gens connaissent et que nous affectionnons tous particulièrement.
- 1:10:51Bon,
- 1:10:52bah,
- 1:10:52top.
- 1:10:52Écoute,
- 1:10:53Géraldine,
- 1:10:53je remets les liens pour que les gens puissent participer.
- 1:10:56N'oubliez pas que c'est le podcaston,
- 1:10:58donc l'idée,
- 1:10:58c'est aussi de se mouiller pour des projets.
- 1:11:01importants et là,
- 1:11:01moi,
- 1:11:02je voulais vraiment mettre en avant les plans de Tinctorial,
- 1:11:03donc c'est top.
- 1:11:05Je remettrai tous les liens de
- 1:11:07Facebook, les adresses mail,
- 1:11:08etc.
- 1:11:09Et nous,
- 1:11:09Géraldine,
- 1:11:10on sait,
- 1:11:11on reste en contact,
- 1:11:12on essaye de se voir plus régulièrement pour continuer à mailler sur les territoires des Hauts-de-France.
- 1:11:16Un très grand merci et puis merci aux auditeurs,
- 1:11:21en tout cas,
- 1:11:22pour votre écoute si vous êtes arrivés jusque-là.
- 1:11:25Merci,
- 1:11:25Géraldine.
- 1:11:26Allez,
- 1:11:26à bientôt,
- 1:11:27Pauline.
- 1:11:29Merci pour votre écoute.
- 1:11:30Pour soutenir la couleur végétale,
- 1:11:33abonnez-vous au podcast ArtEcoVert sur la plateforme d'écoute de votre choix et laissez un commentaire si vous avez appris quelque chose.
- 1:11:42Ça soutient vraiment le podcast.
- 1:11:44Pour les artisanes de la couleur végétale qui veulent aller plus loin,
- 1:11:47vous pouvez rejoindre la plateforme Patreon ou la communauté ArtEcoVert à vie.
- 1:11:54Et pour les entreprises qui souhaitent creuser davantage le sujet de la couleur végétale,
- 1:11:59me faire intervenir dans leurs entreprises pour leur expliquer la filière et les enjeux,
- 1:12:05on se retrouve sur arecover.kit.com Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances cosmétiques biotechnologies couleurs du vivant