Latest / True Crime : L'Heure du Crime / Chasse à l'Homme : Le FBI sur les Traces du Fugitif Mutulu Shakur
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- 0:05Speaker 2: À une heure de route au nord de New York,
- 0:07Speaker 2: une bande d'hommes armés violents prend d'assaut une petite ville paisible.
- 0:14Speaker 2: Ils attaquent sauvagement et rapidement. Les agents apprendront que le
- 0:19Speaker 2: chef du gang vit dans la clandestinité depuis plus de 20 ans.
- 0:26Speaker 2: L'escouade antiterroriste du bureau du FBI à New York espère
- 0:30Speaker 2: retrouver le fugitif avant qu'il ne fasse d'autres victimes. Rockland
- 1:09Speaker 2: County dans l'état de New York en 1981. Cette banlieue prospère
- 1:14Speaker 2: située à seulement 30 kilomètres au nord de la ville de
- 1:16Speaker 2: New York est devenue le sanctuaire d'anciens résidents de la métropole.
- 1:21Speaker 2: La plupart d'entre eux ont quitté leur maison en ville
- 1:23Speaker 2: pour aller vivre dans un endroit sécuritaire où y élever
- 1:26Speaker 2: leurs enfants. Ils y ont trouvé davantage d'espace et un
- 1:30Speaker 2: taux de criminalité nettement plus bas. Comme à Nanouette par exemple,
- 1:35Speaker 2: avec son nouveau centre commercial qui attire beaucoup de monde.
- 1:41Speaker 2: Le 20 octobre 1981, à 15h10, un fourgon blindé de la Brinks
- 1:46Speaker 2: s'arrêta comme d'habitude pour collecter les recettes d'un détaillant. Un
- 1:52Speaker 2: gardien resta assis dans le blindé pendant qu'un autre surveillait
- 1:54Speaker 2: les portes. Un troisième employé revint avec l'argent liquide et
- 2:02Speaker 2: les bordereaux de paiement. À 15h15, une bande d'hommes armés
- 2:14Speaker 2: surgit d'une mini-fourgonnette rouge foncée. Un des gardiens reçut un
- 2:19Speaker 2: projectile à la gorge, un autre au bras. Les voleurs
- 2:23Speaker 2: tirèrent ensuite sur le conducteur. Il riposta, mais le feu
- 2:27Speaker 2: de ses assaillants était trop puissant. L'un des employés réussit
- 2:34Speaker 2: à réintégrer le fourgon par l'arrière pour se mettre à l'abri.
- 2:58Speaker 2: Le chef de police Alan Colsey du service de police
- 3:01Speaker 2: de Nyack était à 8 km de la Seine quand on l'appela.
- 3:06Speaker 2: D'autres policiers des villes voisines furent également alertés puisque Nanuet
- 3:09Speaker 2: était trop petite pour disposer de son propre corps de
- 3:11Speaker 2: police
- 3:15Speaker 5: C'était en octobre 1981. Une affaire comme celle-ci a causé tout
- 3:19Speaker 5: un choc aux populations de Rockland, de Nyack et de
- 3:22Speaker 5: Clarkstown
- 3:24Speaker 5: C'était une chose à laquelle on ne s'attendait pas du
- 3:26Speaker 5: tout
- 3:32Speaker 2: La police de Clarkstown et les ambulanciers arrivèrent les premiers.
- 3:36Speaker 2: ont mis les employés sous assistance respiratoire en espérant qu'ils
- 3:39Speaker 2: tiendraient le coup jusqu'à leur arrivée à l'hôpital. Peter Page,
- 3:44Speaker 2: l'un des trois hommes, n'aurait pas cette chance. Une de
- 3:47Speaker 2: ses artères était sérieusement endommagée suite à un coup de
- 3:49Speaker 2: feu à l'épaule droite et au cou. Il mourut en route.
- 3:57Speaker 2: Le conducteur, qui n'avait pas été touché, déclara que même
- 4:00Speaker 2: si les assaillants portaient tous des masques, ils croyaient qu'ils
- 4:02Speaker 2: étaient de race noire. Ils s'étaient enfuis à bord de
- 4:05Speaker 2: leur mini-fourgonnette rouge. En examinant les relevés de dépôt, les
- 4:09Speaker 2: policiers constatèrent que la somme de 1,6 million de dollars avait
- 4:13Speaker 2: été volée. Le fourgon en comptait encore 1,3 million. Le chef
- 4:21Speaker 2: Coltsy recevait toutes les informations sur l'affaire pendant qu'il filait
- 4:24Speaker 2: vers la scène du crime
- 4:27Speaker 5: La première information qu'on m'a transmise, c'était que les suspects
- 4:30Speaker 5: avaient pris la fuite à bord du mini-fourgonnette rouge. Ils
- 4:33Speaker 5: roulaient sur la route 59 en direction est. Cela devait les
- 4:37Speaker 5: conduire à la voie d'accès de l'autoroute de l'état de
- 4:39Speaker 5: New York qui mène directement à la métropole par le
- 4:41Speaker 5: pont Tappan
- 4:42Speaker 4: Zee
- 4:48Speaker 2: Quelques instants plus tard, une résidente près du centre commercial
- 4:51Speaker 2: signala avoir aperçu des hommes armés et masqués dans un
- 4:54Speaker 2: stationnement en train de transférer sacs et armes dans un
- 4:56Speaker 2: petit camion de déménagement. La femme ajouta ensuite que les
- 5:02Speaker 2: véhicules avaient pris la direction de l'Est. Le détective Arthur
- 5:09Speaker 2: Keenan et deux autres patrouilleurs roulaient sur la route 59 près
- 5:12Speaker 2: de l'entrée de l'autoroute quand ils reçurent les dernières informations
- 5:17Speaker 6: Nous avons continué à rouler sur la route 59 près de
- 5:20Speaker 6: l'autoroute de l'État et regardé autour pour voir si on
- 5:23Speaker 6: ne pouvait pas apercevoir le véhicule des voleurs. Nous étions
- 5:26Speaker 6: persuadés qu'il viendrait bientôt.
- 5:32Speaker 2: Quand les patrouilleurs arrivèrent à l'intersection de la rue Mountain
- 5:34Speaker 2: View et de l'autoroute 87, ils remarquèrent un camion de déménagement
- 5:38Speaker 2: qui attendait de tourner à gauche pour entrer sur l'autoroute.
- 5:42Speaker 2: Keenan ordonna immédiatement à l'une des unités de patrouille d'en
- 5:44Speaker 2: bloquer l'accès. C'est alors que le détective Keenan reçut un
- 5:48Speaker 2: appel à propos d'un autre camion de déménagement. Au
- 5:52Speaker 6: même moment, nous avons appris par radio de la police
- 5:54Speaker 6: de Ranchtown qu'un camion U-Haul roulait en direction sud sur
- 5:58Speaker 6: la route 304 près de la frontière du New Jersey, c'est-à-dire
- 6:02Speaker 6: à peu près à la même distance que nous du
- 6:04Speaker 6: centre commercial de Nanouette
- 6:08Speaker 2: Même s'ils ne savaient pas si le camion sur la
- 6:10Speaker 2: route 59 était bien celui des suspects, l'agent Edward O'Grady et
- 6:14Speaker 2: le détective Keenan lui bloquèrent le passage. Les agents Brian
- 6:18Speaker 2: Lennon et Waverly Chip Brown s'approchèrent du conducteur.
- 6:25Speaker 7: On
- 6:28Speaker 6: nous avait décrit les suspects comme étant de race noire.
- 6:31Speaker 6: À l'intersection, nous avons remarqué que le conducteur et sa
- 6:33Speaker 6: passagère avaient la peau blanche
- 6:42Speaker 2: La femme s'objecta à ce qu'un policier armé d'un fusil
- 6:45Speaker 2: de chasse s'approche
- 6:45Speaker 8: d'eux.
- 6:47Speaker 2: L'agent O'Grady demanda à Lennon de rapporter l'arme à la
- 6:49Speaker 2: voiture de patrouille.
- 6:51Speaker 3: Il
- 6:53Speaker 2: croyait avoir arrêté le mauvais
- 6:54Speaker 3: camion.
- 6:58Speaker 2: Pendant que Lennon mettait l'arme en lieu sûr, le détective
- 7:01Speaker 2: inspecta l'arrière du camion. Bien qu'il ne semblât pas verrouillé,
- 7:06Speaker 2: la portière arrière refusait de s'ouvrir
- 7:10Speaker 2: Il demanda au couple de lui montrer ce qui se
- 7:11Speaker 2: trouvait à l'intérieur.
- 7:16Speaker 6: Je ne comprenais pas pourquoi la porte ne s'ouvrait pas.
- 7:19Speaker 6: Je voulais savoir ce qu'il y avait dans cette partie
- 7:21Speaker 6: du camion. Tout à coup, j'ai entendu du bruit à l'intérieur.
- 7:25Speaker 6: Je me suis retourné et j'ai vu les suspects sortir
- 7:27Speaker 6: de l'arrière du camion en tirant des coups de feu
- 7:33Speaker 2: Les projectiles des revolvers des policiers se heurtaient aux gilets
- 7:36Speaker 2: pare-balles des voleurs armés. Le sergent Lennon courut vers sa
- 7:45Speaker 2: voiture pour y prendre son fusil. L'agent Brown fut touché
- 7:51Speaker 2: au cou et à l'épaule et s'affaissa. Les gilets pare-balles
- 7:56Speaker 2: des policiers n'étaient d'aucune utilité.
- 8:01Speaker 6: Nous étions désavantagés et en plus, ils utilisaient des munitions
- 8:05Speaker 6: de M16 qui traversent aisément les gilets pare-balles.
- 8:12Speaker 2: Les hommes masqués s'approchèrent et l'un d'eux abattit l'agent Brown
- 8:15Speaker 2: à bout portant. Après avoir été touché à la jambe,
- 8:19Speaker 2: le détective Keenan courut se mettre à l'abri
- 8:23Speaker 6: Je me suis mis à l'abri mais on a continué
- 8:25Speaker 6: à me tirer dessus. Une balle a frappé l'arbre derrière
- 8:27Speaker 6: lequel je me protégeais à la hauteur de ma
- 8:30Speaker 3: poitrine.
- 8:32Speaker 2: Le sergent Lennon avait retiré le cran de sûreté du
- 8:34Speaker 2: fusil de chasse mais on lui tirait dessus sans relâche.
- 8:41Speaker 2: Les hommes armés foncirent ensuite sur la voiture de police
- 8:43Speaker 2: pour la déplacer et pouvoir prendre la fuite, mais sans succès.
- 8:49Speaker 2: Deux autres voitures arrivèrent alors sur les lieux. Les suspects
- 8:54Speaker 2: saisirent les sacs d'argent et les mirent dans les autos.
- 8:59Speaker 2: Mais l'une des suspectes ne parvint jamais à atteindre la voiture.
- 9:03Speaker 2: Un automobiliste s'était arrêté et avait agrippé la femme qui
- 9:06Speaker 2: avait occupé le siège du passager dans le camion. Elle
- 9:08Speaker 2: n'avait pas pu s'enfuir. Il vit la Oldsmobile blanche et
- 9:13Speaker 2: la Honda Brinclair quitter les lieux en vitesse. Les agents
- 9:18Speaker 2: Keenan et Lennon s'empressèrent de porter secours à leurs collègues
- 9:21Speaker 2: blessés
- 9:26Speaker 6: Quand les suspects ont pris la fuite, je me suis
- 9:28Speaker 6: approché de Waverly Brown et d'Eddie O'Grady pour voir si
- 9:31Speaker 6: je pouvais faire quelque chose pour eux. Malheureusement, mes compétences
- 9:35Speaker 6: médicales n'étaient
- 9:37Speaker 2: pas
- 9:37Speaker 6: suffisantes.
- 9:41Speaker 2: Toujours en route, le chef Alan Colsey estima qu'il y
- 9:44Speaker 2: avait déjà assez d'effectifs sur la scène du crime et
- 9:46Speaker 2: qu'il serait peut-être plus utile en tentant de retrouver les
- 9:49Speaker 2: fugitifs
- 9:51Speaker 5: Je ne voulais pas interférer avec le personnel d'urgence qui
- 9:54Speaker 5: se trouvait déjà sur place. De plus, l'accès en était
- 9:57Speaker 5: complètement bloqué. Sachant que la route empruntée par les fugitifs
- 10:00Speaker 5: l'emmenait dans une seule direction, j'ai fait demi-tour à l'intersection
- 10:03Speaker 5: de Mountain View et de la 59 et je suis revenu
- 10:05Speaker 5: sur mon chemin.
- 10:09Speaker 2: Les suspects allaient fort probablement se diriger vers New York,
- 10:12Speaker 2: où ils pourraient plus facilement se fondre dans le paysage. Éventuellement,
- 10:18Speaker 2: ils croiseraient l'intersection de
- 10:19Speaker 4: Mountain
- 10:23Speaker 5: View. Ils auraient alors le choix d'aller vers l'est ou
- 10:26Speaker 5: vers l'ouest
- 10:28Speaker 5: Au moins, je surveillais l'une de ces possibilités. Je me
- 10:32Speaker 5: suis donc placé à cette intersection le plus vite possible.
- 10:34Speaker 4: De
- 10:36Speaker 5: fait, en m'y rendant, j'ai aperçu les deux véhicules des
- 10:38Speaker 5: suspects rouler à haute vitesse vers l'est sur Christian
- 10:41Speaker 4: Herald.
- 10:47Speaker 2: Le chef prit les voitures en filature. Il communiqua sa
- 10:50Speaker 2: position par radio et demanda des renforts.
- 10:52Speaker 4: C'était clair pour moi.
- 10:56Speaker 5: En me fiant à ce qui s'était passé jusque-là, il
- 10:58Speaker 5: m'est apparu évident que ces individus étaient extrêmement dangereux et
- 11:02Speaker 5: qu'ils n'avaient aucun respect pour la vie
- 11:03Speaker 4: humaine.
- 11:05Speaker 5: Ils n'hésiteraient pas à recourir à la violence extrême si
- 11:08Speaker 5: quelqu'un entravait
- 11:08Speaker 4: leur route
- 11:13Speaker 2: En attendant l'arrivée des autres policiers, il incombait à Colsey
- 11:16Speaker 2: d'arrêter les deux voitures. Après les avoir suivis pendant quelques minutes,
- 11:21Speaker 2: il remarqua que deux des passagers de la Honda avaient
- 11:23Speaker 2: soudainement disparu de leur champ de vision. Peut-être étaient-ils en
- 11:26Speaker 2: train de charger leurs armes
- 11:31Speaker 5: En arrivant au coin de la 6ème rue et de Broadway,
- 11:33Speaker 5: la Oldsmobile a tourné à droite en direction sud, soit
- 11:36Speaker 5: vers le centre-ville, et la Honda Brinclair a tenté de
- 11:39Speaker 5: faire de même, mais elle a fait une embardée pour
- 11:41Speaker 5: aboutir de l'autre côté de la route
- 11:46Speaker 2: Le chef se mit à l'abri derrière sa voiture. Il
- 11:51Speaker 2: saisit son arme et continua à appeler des renforts en
- 11:54Speaker 2: espérant que son message serait entendu malgré les nombreuses autres
- 11:57Speaker 2: communications
- 12:03Speaker 5: J'ai ordonné aux suspects de sortir de leur voiture à
- 12:05Speaker 5: maintes reprises. Pendant quelques secondes, il ne s'est rien produit. Puis,
- 12:11Speaker 5: les portières se sont ouvertes et j'ai aperçu une femme
- 12:13Speaker 5: mettre les pieds sur la chaussée tout en restant assise.
- 12:21Speaker 2: Le chef ordonna à nouveau aux occupants de sortir du
- 12:23Speaker 2: véhicule les mains en l'air. La femme chercha alors à
- 12:27Speaker 2: prendre quelque chose en arrière. Peut-être s'agissait-il d'une arme. Un
- 12:33Speaker 2: autre passager qui portait un gilet pare-balles se mit alors
- 12:35Speaker 2: à marcher en direction du policier.
- 12:42Speaker 5: Malgré mes ordres de ne pas bouger, l'un des suspects
- 12:44Speaker 5: s'est mis à marcher dans ma direction. La femme essayait
- 12:47Speaker 5: de saisir quelque chose et j'ai immédiatement pensé qu'elle cherchait
- 12:49Speaker 5: son
- 12:50Speaker 2: arme. Le chef de police ne faisait pas le poids
- 12:55Speaker 2: et les suspects n'obéissaient pas à ses ordres. Il fit
- 12:59Speaker 2: un dernier appel désespéré pour obtenir de l'aide. Le 20 octobre 1981,
- 13:09Speaker 2: dans l'État de New York, le chef de police de
- 13:11Speaker 2: New York avait arrêté l'une des deux voitures des voleurs
- 13:13Speaker 2: d'un fourgon blindé qui avait tué trois personnes et en
- 13:16Speaker 2: avait blessé deux autres. Pendant qu'il tentait d'obtenir des renforts,
- 13:22Speaker 2: il vit l'une des suspectes tenter de saisir quelque chose
- 13:25Speaker 2: derrière son siège. Un autre suspect marchait vers lui, vêtu
- 13:28Speaker 2: d'un gilet pare-balles. Le policier était seul et les suspects
- 13:33Speaker 2: ne lui obéissaient pas. Alors qu'il faisait un dernier appel désespéré,
- 13:39Speaker 2: il vit enfin les renforts
- 13:40Speaker 3: arriver.
- 13:51Speaker 2: Les policiers prirent rapidement le contrôle des lieux et capturèrent
- 13:54Speaker 2: un troisième suspect assis à l'arrière du véhicule. Il avait
- 13:57Speaker 2: sans doute joué le rôle de gardien armé pour les
- 13:59Speaker 2: deux autres lors du vol. Mais maintenant, il était blessé
- 14:02Speaker 2: et il avait laissé tomber son arme lorsque l'auto avait
- 14:04Speaker 2: fait une embardée. On fouilla le véhicule. Dans le coffre
- 14:11Speaker 2: se trouvaient des sacs contenant environ un million de dollars.
- 14:15Speaker 2: Sous le siège avant, les policiers trouvèrent un pistolet de 9
- 14:18Speaker 2: mm chargé. C'était sans doute l'arme que la femme avait
- 14:21Speaker 2: tenté de prendre. Les funérailles des policiers abattus le 20 octobre
- 14:29Speaker 2: attirèrent des milliers de personnes. La population entière partageait avec
- 14:34Speaker 2: le détective Arthur Keenan la tristesse d'avoir perdu ses collègues
- 14:44Speaker 6: La mort de mes deux amis, Chipper Brown et Eddie O'Grady,
- 14:47Speaker 6: a changé ma vie. Quand on vit dans une aussi
- 14:49Speaker 6: petite ville et qu'on travaille dans un poste de police
- 14:52Speaker 6: aussi modeste, on est invité au mariage de nos collègues,
- 14:56Speaker 6: au baptême de leurs enfants, on organise des barbecues et
- 15:00Speaker 6: des réunions de ce genre. comme s'il s'agissait d'une seule
- 15:03Speaker 6: et même famille. La perte de ces deux amis a
- 15:05Speaker 6: donc été très difficile pour moi
- 15:14Speaker 2: Les quatre présumés meurtriers, dont la femme capturée lors du
- 15:17Speaker 2: barrage routier, restèrent silencieux pendant la lecture de leur acte
- 15:20Speaker 2: d'accusation au palais de justice de New York. Les policiers
- 15:25Speaker 2: ignoraient combien d'autres voleurs étaient toujours en liberté.
- 15:33Speaker 5: Toute cette série d'événements graves avait grandement pris le service
- 15:36Speaker 5: de police de la région par
- 15:37Speaker 4: surprise. Le fourgon
- 15:40Speaker 5: blindé avait été volé par une vraie troupe
- 15:42Speaker 4: d'assaut. Les policiers d'ici
- 15:46Speaker 5: n'avaient jamais vu une telle force de frappe ni un
- 15:49Speaker 5: tel niveau d'organisation chez des criminels.
- 15:56Speaker 2: Si les policiers de New York n'avaient guère l'habitude d'un
- 15:58Speaker 2: tel degré de violence, ce n'était pas le cas du
- 16:01Speaker 2: FBI et du service de police de New York. L'escouade
- 16:07Speaker 2: spéciale antiterrorisme qu'ils avaient formée enquêtait déjà sur une série
- 16:11Speaker 2: de vols de fourgons blindés un peu partout en région
- 16:13Speaker 2: et exécutait de la même façon. Aujourd'hui retraitée, l'agent spécial
- 16:21Speaker 2: Lou Vesey était alors membre de l'escouade. Il avait la
- 16:25Speaker 2: conviction que le vol de Nayak était relié aux autres vols.
- 16:32Speaker 5: Les individus qui avaient organisé le coup de Nayak devaient
- 16:34Speaker 5: être impliqués dans ces autres crimes car leur modus operandi
- 16:37Speaker 5: était absolument identique. Les blancs étaient au volant des véhicules,
- 16:41Speaker 5: les noirs exécutaient les vols. Les armes étaient les mêmes
- 16:44Speaker 5: que celles utilisées lors des autres coups. Dans mon esprit,
- 16:47Speaker 5: il n'y avait pas l'ombre d'un doute que certains des
- 16:50Speaker 5: participants avaient joué un rôle dans les autres vols.
- 16:56Speaker 2: Les suspects capturés furent mis en détention à la prison
- 16:58Speaker 2: de Rockland County. Lorsqu'on leur demanda de s'identifier, ils donnèrent
- 17:02Speaker 2: tous des faux noms à l'exception d'une personne. Judy Clark,
- 17:06Speaker 2: arrêtée dans la voiture qui avait servi à la fuite,
- 17:08Speaker 2: n'était pas une inconnue pour les agents du FBI. Elle
- 17:12Speaker 2: faisait partie du« Weather Underground» qu'on pourrait traduire par« météo clandestine»,
- 17:17Speaker 2: un groupe extrémiste impliqué dans de nombreux vols et explosions
- 17:19Speaker 2: dans les années 60 et 70. Pour le vol du fourgon de
- 17:25Speaker 2: la Brinks, elle serait condamnée à 75 ans d'emprisonnement. L'agent spécial
- 17:32Speaker 2: Lou Vici était devenu un expert de ce groupe d'extrémistes.
- 17:38Speaker 5: J'ai immédiatement reconnu Judy Clark parce que nous avions déjà
- 17:41Speaker 5: enquêté sur elle pour des actes de terrorisme
- 17:44Speaker 5: Il y avait aussi une autre femme dans le groupe
- 17:46Speaker 5: qui me paraissait familière.
- 17:51Speaker 2: L'agent vici croyait que l'autre femme arrêtée lors du barrage
- 17:54Speaker 2: routier était Cathy Boudin, un autre membre du groupe extrémiste.
- 17:59Speaker 2: Une vérification de ses empreintes digitales confirma son identité. Boudin
- 18:03Speaker 2: plaida coupable et fut condamné à 20 ans d'incarcération pour complicité.
- 18:07Speaker 2: Elle avait leurré les policiers en étant passagère dans le
- 18:09Speaker 2: camion de déménagement. Les policiers découvrirent que l'un des hommes
- 18:13Speaker 2: était David Gilbert, le mari de Boudin, également mort. pour
- 18:21Speaker 2: son rôle dans le crime. Sam Brown, qui avait été
- 18:25Speaker 2: blessé dans la voiture Brinclair, était un sympathisant de l'armée
- 18:28Speaker 2: de libération des Noirs, un autre groupe de militants extrémistes.
- 18:33Speaker 2: Tout comme Gilbert, Brown écopa de 75 ans d'emprisonnement. Quatre membres
- 18:41Speaker 2: du gang étaient derrière les barreaux. Grâce aux témoignages des survivants,
- 18:47Speaker 2: les policiers estimèrent le nombre de membres encore en liberté
- 18:50Speaker 2: à sept. L'agent spécial Ken Maxwell se joignit à l'enquête
- 18:57Speaker 2: pour aider à déterminer l'identité des fugitifs et à trouver
- 19:00Speaker 2: leurs repères. Une piste était prometteuse. L'autre voiture qui avait
- 19:04Speaker 2: servi à leur fuite avait été trouvée quelques kilomètres plus loin.
- 19:12Speaker 10: Nous avons retrouvé l'Osmobile abandonnée à Westchester County. A l'intérieur,
- 19:16Speaker 10: il y avait beaucoup de sang, ce qui laissait croire
- 19:18Speaker 10: que la personne qui l'avait laissée là avait été blessée
- 19:20Speaker 10: lors de l'échange de coups
- 19:22Speaker 11: de feu
- 19:27Speaker 2: Les agents vérifièrent auprès des hôpitaux si l'on avait admis
- 19:30Speaker 2: des victimes de coups de feu.
- 19:34Speaker 11: Mais ils ne trouvèrent
- 19:38Speaker 2: rien. L'Holsmobile était enregistrée au nom d'une femme qui vivait
- 19:41Speaker 2: dans un appartement sur Prospect Street à Easter Range au
- 19:44Speaker 2: New Jersey. Peut-être les fugitifs armés s'étaient-ils cachés là? Les
- 19:54Speaker 2: agents obtinrent un mandat de perquisition
- 20:00Speaker 2: L'appartement était vide et les hommes commencèrent à le fouiller
- 20:03Speaker 2: minutieusement
- 20:11Speaker 10: L'appartement d'East Orange au New Jersey était un vrai coffre
- 20:15Speaker 10: à trésors
- 20:17Speaker 10: C'était leur lieu sûr, leur
- 20:19Speaker 11: repère.
- 20:21Speaker 10: À l'intérieur, les policiers du New Jersey et le FBI
- 20:24Speaker 10: ont trouvé une impressionnante quantité d'informations relatives à d'autres repères,
- 20:28Speaker 10: de véhicules qu'ils utilisaient, ainsi que des photos et d'autres
- 20:31Speaker 10: pièces d'identité
- 20:34Speaker 10: Cela nous a permis de commencer à découvrir qui était impliqué.
- 20:37Speaker 11: Plus de juges
- 20:45Speaker 2: L'une des personnes clés était celle qui avait signé le
- 20:47Speaker 2: bail de l'appartement. Elle s'appelait Marilyn Jean Buck. Elle était
- 20:54Speaker 2: déjà connue des agents du FBI. C'était un membre actif
- 20:58Speaker 2: de l'armée de libération des Noirs et la seule blanche
- 21:00Speaker 2: du gang. Au cours de leurs recherches, les agents découvrirent
- 21:06Speaker 2: également un manuel de fabrication de bombes et les plans
- 21:09Speaker 2: de six postes de police de même qu'une liste de
- 21:11Speaker 2: chefs d'entreprise et de personnalités politiques à abattre. Ils trouvèrent
- 21:18Speaker 2: aussi de fausses pièces d'identité, des déguisements, un fusil de
- 21:23Speaker 2: chasse
- 21:24Speaker 2: deux pistolets de calibre 9 mm et des munitions. Un livre
- 21:31Speaker 2: comptable rempli de notes écrites de la main de Marilyn
- 21:33Speaker 2: Buck faisait état des activités illégales du groupe. On y
- 21:39Speaker 2: avait consigné les dates, les dépenses pour les voitures louées,
- 21:42Speaker 2: les armes, les munitions et les drogues vendues par le groupe.
- 21:46Speaker 2: Pendant que les enquêteurs examinaient tous ces indices, ils se
- 21:49Speaker 2: heurtèrent à un problème qui allait les hanter tout au
- 21:51Speaker 2: long de cette enquête complexe. Déterminer la véritable identité de
- 21:54Speaker 2: ces individus. De plus, les agents ignoraient toujours où ils
- 21:57Speaker 2: se cachaient et quelle était leur motivation
- 22:03Speaker 2: Pour obtenir des réponses, le FBI devrait trouver des informateurs.
- 22:08Speaker 2: Les agents se tournèrent alors vers Sam Brown à la
- 22:10Speaker 2: prison de Dottiesville, le tireur arrêté après la poursuite en voiture.
- 22:15Speaker 2: C'était un associé éloigné de l'armée de Libération des Noirs
- 22:19Speaker 2: Brown accepta de coopérer en échange d'une peine d'emprisonnement
- 22:22Speaker 9: réduite.
- 22:27Speaker 2: Le nom le plus précieux fourni par Brown était celui
- 22:29Speaker 2: de l'homme qui avait orchestré le vol à main armée.
- 22:34Speaker 2: Mutulu Shakur, un terroriste reconnu. Il était le leader du
- 22:38Speaker 2: mouvement de Libération des Noirs et l'un des membres les
- 22:41Speaker 2: plus haut gradés d'un gang qui se faisait appeler« La Famille».
- 22:48Speaker 2: Ce gang formé d'environ 12 terroristes consistait en fait d'un regroupement
- 22:52Speaker 2: de membres du groupe Weather Underground et de l'armée de
- 22:55Speaker 2: libération des
- 22:55Speaker 8: Noirs.
- 22:58Speaker 2: Brown déclara aux agents que la famille s'était rencontrée à
- 23:00Speaker 2: plusieurs occasions pour planifier le vol de
- 23:02Speaker 9: Nayak.
- 23:05Speaker 2: Mutulu Shakur avait assigné une fonction à chacun des membres
- 23:08Speaker 2: du groupe. Edward Joseph et Donald Wims étaient tireurs lors
- 23:17Speaker 2: de l'assaut du fourgon blindé. Le FBI savait que Wims
- 23:21Speaker 2: était à la fois membre des Black Panthers et de
- 23:23Speaker 2: l'armée de libération des Noirs. Il s'était évadé de prison en 1978.
- 23:28Speaker 2: On en savait moins au sujet de Joseph. C'est un
- 23:35Speaker 2: autre homme du nom de Chewie Ferguson qui avait utilisé
- 23:39Speaker 2: le fusil d'assaut M16.
- 23:40Speaker 9: Vous êtes prêts?
- 23:43Speaker 2: Samuel Lee Smith utilisait quant à lui un fusil de chasse.
- 23:48Speaker 2: Brown ignorait le nom des autres participants, mais il donna
- 23:51Speaker 2: aux agents leurs descriptions physiques. Les agents firent circuler ces descriptions,
- 23:56Speaker 2: accompagnées des noms, incluant celui de Samuel Lee Smith au
- 23:59Speaker 2: sein de la police. Dans Queens, les détectives affectés aux
- 24:07Speaker 2: homicides étaient en route vers la dernière adresse connue de Smith.
- 24:12Speaker 2: Une plaque d'immatriculation enregistrée à son nom avait été trouvée
- 24:15Speaker 2: dans un repère. Un des policiers roulait dans la rue
- 24:19Speaker 2: de Smith lorsqu'il croisa un automobiliste qui correspondait au signalement
- 24:22Speaker 2: du suspect. Le détective demanda à ce qu'on envoie une
- 24:27Speaker 2: équipe d'arrestation sur les lieux. Mais dès que le suspect
- 24:33Speaker 2: aperçut le gyrophare, il prit la fuite. Les policiers le
- 24:41Speaker 2: suivirent dans une
- 24:49Speaker 3: ruelle.
- 25:02Speaker 2: Pour la troisième fois en seulement trois jours, un membre
- 25:05Speaker 2: armé de la famille avait ouvert le feu sur des
- 25:07Speaker 2: policiers en uniforme. Samuel Lee Smith, le fugitif recherché pour
- 25:16Speaker 2: son rôle dans la mort de deux policiers par balle
- 25:18Speaker 2: et celui du gardien d'un fourgon blindé, avait à nouveau
- 25:21Speaker 2: ouvert le feu sur un policier de New York. L'attaque
- 25:25Speaker 2: fut de courte durée. Un des policiers qui ripostaient à
- 25:30Speaker 2: son attaque le tua. Smith était le cinquième membre d'un
- 25:36Speaker 2: groupe de terroristes connus sous le nom de la famille
- 25:38Speaker 2: à être tués en pleine rue. Sept autres membres étaient
- 25:41Speaker 2: toujours recherchés, de même que la somme de près de 1
- 25:44Speaker 2: million de dollars qui n'avait pas encore été
- 25:46Speaker 9: retrouvée
- 25:50Speaker 2: Suite à un tuyau de Sam Brown, un des membres
- 25:52Speaker 2: en détention, les policiers ratissèrent un quartier du Bronx à
- 25:55Speaker 2: la recherche du suspect Donald
- 25:56Speaker 5: Wims
- 26:00Speaker 2: Selon l'agent spécial Ken Maxwell, Brown en savait peu à
- 26:03Speaker 2: son sujet.
- 26:06Speaker 11: Brown
- 26:08Speaker 10: nous a donné une description générale d'un quartier du Bronx
- 26:11Speaker 10: où il avait rencontré un individu dont la description correspondait
- 26:14Speaker 10: à celle de Wimps. En procédant par élimination et après
- 26:17Speaker 10: moult démarches, mon collègue et moi-même avons identifié le bâtiment
- 26:21Speaker 10: où la rencontre avait vraisemblablement
- 26:23Speaker 11: eu lieu
- 26:27Speaker 2: Les détectives ratissèrent le quartier en espérant trouver quelqu'un qui
- 26:30Speaker 2: connaissait Wimps et pourrait leur indiquer où il vivait. Vous
- 26:34Speaker 2: avez vu ce gars? À leur chance, leur souris. Un
- 26:39Speaker 2: de ses voisins leur donna son numéro d'appartement. Ils croyaient
- 26:42Speaker 2: d'ailleurs que Wims était alors chez lui. Les détectives demandèrent
- 26:48Speaker 2: des renforts. Comme toutes les autres confrontations avec ces terroristes
- 26:52Speaker 2: avaient dégénéré en attaque armée, ils s'attendaient au pire. Quelques
- 26:58Speaker 2: instants plus tard, ils entrèrent dans l'immeuble muni d'un mandat
- 27:01Speaker 2: et accompagnés par une unité SWAT. Ils ignoraient si Williams
- 27:05Speaker 2: était seul et s'il était armé
- 27:13Speaker 10: Au cours de cette attente, nous avons traversé des moments
- 27:15Speaker 10: d'anxiété
- 27:17Speaker 11: Mais
- 27:17Speaker 10: au bout du compte, il est sorti dans le couloir
- 27:18Speaker 10: et il s'est rendu
- 27:20Speaker 10: Ensuite, nous avons trouvé chez lui plusieurs armes à feu,
- 27:23Speaker 10: des masques à gaz, un gilet pare-balles et assez de
- 27:26Speaker 10: munitions pour affronter une petite armée.
- 27:33Speaker 2: Wims était le seul membre de la famille dans l'appartement.
- 27:38Speaker 2: Il fit face à des accusations fédérales et fut trouvé
- 27:41Speaker 2: coupable de vol et de meurtre au second degré. On
- 27:46Speaker 2: le condamna à 75 ans de prison. Même si six membres
- 27:51Speaker 2: de la famille étaient maintenant en détention, le chef du groupe,
- 27:54Speaker 2: Mutulu Shakur, était toujours en liberté. À nouveau, l'informateur Sam
- 28:01Speaker 2: Brown donna une piste aux agents. Il croyait qu'il trouverait
- 28:07Speaker 2: Shakur à Harlem, à la clinique d'acupuncture qu'il avait fondée
- 28:12Speaker 9: De
- 28:15Speaker 2: concert avec la police de New York, le FBI établit
- 28:18Speaker 2: un réseau de surveillance de la clinique 24 heures par jour
- 28:27Speaker 10: Nous avons utilisé des agents et des détectives d'origines ethniques
- 28:30Speaker 10: différentes pour qu'ils se font dans le paysage. Par expérience,
- 28:35Speaker 10: et aussi compte tenu du niveau d'intelligence et de la
- 28:38Speaker 10: versatilité de ce gang, nous savions que nous devions être
- 28:41Speaker 10: particulièrement discrets lors de l'opération de
- 28:43Speaker 11: surveillance.
- 28:50Speaker 2: Les agents se tinrent à l'affût pendant plusieurs mois. Ils
- 28:55Speaker 2: ne virent Shakur à aucun moment, mais remarquèrent que d'autres
- 28:58Speaker 2: membres y venaient fréquemment. Ils espéraient que l'un d'eux finirait
- 29:04Speaker 2: par les conduire à Shakur. Un soir, les agents suivirent
- 29:17Speaker 2: un des hommes qui sortait de la clinique jusqu'au 85 Barrow
- 29:20Speaker 2: à Greenwich Village. Ils apprirent alors que la maison était
- 29:26Speaker 2: louée par Edward Joseph, l'un des suspects mentionnés par Sam
- 29:29Speaker 2: Brown pour le vol et la fusillade de Nayak. C'était
- 29:35Speaker 2: peut-être là que se cachait Shakur. Les agents ne s'étaient
- 29:40Speaker 2: pas trompés
- 29:42Speaker 2: Les mois de travail assidus avaient porté fruit. Un juge
- 29:48Speaker 2: fédéral leur donna l'autorisation de cacher des micros et de
- 29:50Speaker 2: mettre la ligne téléphonique sous
- 29:52Speaker 9: écoute.
- 29:55Speaker 2: Mais Shakur et Joseph semblèrent se douter qu'ils étaient épiés
- 29:58Speaker 2: par le FBI, car ils montaient le volume de la
- 30:00Speaker 2: télévision dès qu'ils discutaient. Malgré tout, les agents puent recueillir
- 30:05Speaker 2: des bouts de conversations incriminantes, notamment une discussion visant à
- 30:08Speaker 2: tuer l'informateur Sam Brown. Après plusieurs semaines, les agents avaient
- 30:19Speaker 2: recueilli assez d'indices pour obtenir le mandat d'effectuer un raid
- 30:22Speaker 2: aux repères de Greenwich Village. Dans la soirée du 25 mars 1982,
- 30:26Speaker 2: soit six mois après le vol et les meurtres de Nayak,
- 30:29Speaker 2: les agents se préparèrent à l'assaut. Ils passeraient à l'action
- 30:35Speaker 2: tôt le lendemain matin en espérant arrêter les fugitifs pendant
- 30:38Speaker 2: leur sommeil. En attendant, les agents surveillaient la maison quand
- 30:42Speaker 2: ils virent Shakur y entrer. À l'aube, deux unités SWAT
- 30:55Speaker 2: arrivèrent sur les lieux. L'une d'elles entra par la porte avant,
- 31:04Speaker 2: pendant que l'autre couvrait la sortie de secours à l'arrière.
- 31:12Speaker 2: On arrêta Chewie Ferguson et Edward Joseph, tous deux soupçonnés
- 31:16Speaker 2: d'avoir participé au coup de Nyack. Mets tes
- 31:21Speaker 9: mains sur le dos, maintenant!
- 31:22Speaker 2: Mais leur chef, Mutulu Shakur, avait disparu
- 31:28Speaker 2: Il était discrètement sorti de l'immeuble au cours de la nuit,
- 31:31Speaker 2: à l'insu des agents qui surveillaient les
- 31:33Speaker 11: dieux
- 31:38Speaker 2: Ferguson et Joseph furent accusés d'avoir caché un fugitif, mais
- 31:42Speaker 2: ils furent acquittés des accusations de meurtre qui pesaient contre
- 31:44Speaker 2: eux suite à la fusillade de Nayak. Les deux hommes
- 31:50Speaker 2: écopèrent de 12 ans d'emprisonnement chacun. Le 23 juillet 1982, près d'un an
- 31:59Speaker 2: après le meurtre de deux policiers et d'un gardien de
- 32:01Speaker 2: la Brinks, le nom de Mutulu Shakur fut mis sur
- 32:04Speaker 2: la liste du FBI des dix hommes les plus recherchés
- 32:07Speaker 2: aux États-Unis. Retrouver le chef du gang responsable de trois
- 32:12Speaker 2: meurtres commis de sang-froid était devenu la priorité de tous
- 32:16Speaker 2: les bureaux du FBI des États-Unis. Au cours de l'été 1982,
- 32:24Speaker 2: un agent de New York se rendit en Géorgie pour
- 32:27Speaker 2: y interroger un membre de la famille arrêté pour un
- 32:29Speaker 2: autre vol de banque. Tyron Rison accepta de collaborer en
- 32:35Speaker 2: échange d'une peine moins sévère de l'état de la Géorgie.
- 32:40Speaker 2: Bien qu'il affirma n'avoir pas été présent lors du vol
- 32:43Speaker 2: du blindé à Nayak, il avoua avoir participé à l'élaboration
- 32:46Speaker 2: du plan de ce vol qui avait coûté la vie
- 32:48Speaker 2: à deux policiers et un gardien de la Brinks. Rison
- 32:52Speaker 2: fournit des informations de première importance à propos des membres
- 32:55Speaker 2: de la famille
- 33:01Speaker 5: Non seulement Rison était-il un membre de la famille, mais
- 33:04Speaker 5: il était parmi les plus importants du gang. Il avait
- 33:07Speaker 5: été impliqué dans tous les vols. Il connaissait tous les
- 33:09Speaker 5: membres et leurs noms. Il savait également comment le gang opérait.
- 33:13Speaker 5: Il a donc pu nous décrire son modus operandi, nous
- 33:15Speaker 5: dire quelles armes il utilisait et qui faisait quoi.
- 33:21Speaker 2: Rison raconta à l'agent comment les membres du groupe s'y
- 33:24Speaker 2: prenaient pour avoir autant de faux noms. Selon lui, la
- 33:29Speaker 2: gérante d'un magasin de vêtements pour enfants à Manhattan jouait
- 33:32Speaker 2: un rôle clé dans l'obtention de fausses pièces d'identité. Elle
- 33:36Speaker 2: notait les informations sur les permis de conduire de ses
- 33:38Speaker 2: clients qui payaient par chèque. Au début des années 80, il
- 33:44Speaker 2: n'y avait aucune photo d'identité sur les permis de conduire
- 33:46Speaker 2: de l'état de New York. Il n'y avait qu'à se
- 33:49Speaker 2: rendre au bureau d'immatriculation des véhicules en déclarant qu'on avait
- 33:53Speaker 2: perdu son permis pour en obtenir immédiatement un duplicata. Ryson
- 33:58Speaker 2: parla également à l'agent Maxwell des motifs du
- 34:00Speaker 11: groupe.
- 34:08Speaker 10: Ils appelaient ces vols des expropriations. Pour eux, c'était presque
- 34:12Speaker 10: des actes de guerre. Comme un des membres nous l'a
- 34:15Speaker 10: déclaré avec éloquence, Dans une guerre, il y a toujours
- 34:18Speaker 10: des gens qui subissent des
- 34:19Speaker 11: coups. À
- 34:21Speaker 10: partir de là, on peut comprendre ce qui motivait les
- 34:23Speaker 10: membres du
- 34:24Speaker 11: gang
- 34:32Speaker 2: Les informations fournies par Rison aident les agents à mieux
- 34:35Speaker 2: s'expliquer le fonctionnement du groupe. Mais à l'automne 1984, soit trois
- 34:40Speaker 2: ans après le vol du fourgon blindé, trois fugitifs étaient
- 34:43Speaker 2: toujours recherchés par le FBI. Il s'agissait de Mutulu Shakur,
- 34:46Speaker 2: le chef du gang, et de ses complices Marilyn Buck
- 34:49Speaker 2: et Susan
- 34:50Speaker 7: Rosenberg.
- 34:55Speaker 2: Près de trois ans après le meurtre de deux policiers
- 34:58Speaker 2: et d'un gardien de la Brinks, des agents du FBI
- 35:01Speaker 2: étaient toujours à la poursuite du suspect qui avait orchestré
- 35:03Speaker 2: toute l'opération, Mutulu Shakur. Le 29 novembre 1984, le poste de police
- 35:08Speaker 2: de Cherry Hill au New Jersey reçut un appel du
- 35:09Speaker 2: gérant d'un service d'entreposage. Une de ses clientes avait réglé
- 35:11Speaker 2: la note avec une carte de crédit volée. Les policiers
- 35:12Speaker 2: arrivèrent au moment où elle s'apprêtait à partir. A l'intérieur
- 35:14Speaker 2: de sa mini-fourgonnette, ils aperçurent ce qui ressemblait à des
- 35:15Speaker 2: contenants d'explosifs.
- 35:36Speaker 8: Ils
- 35:38Speaker 2: lui demandèrent de leur montrer une pièce d'identité. La femme
- 35:43Speaker 2: allait prendre son sac à main sous son siège quand
- 35:45Speaker 2: les policiers prudents l'en empêchèrent
- 35:49Speaker 2: Ils lui demandèrent de garder ses mains en l'air. Dans
- 35:53Speaker 2: le sac, il y avait une arme à feu. Ils
- 35:57Speaker 2: procédèrent à son arrestation.
- 35:59Speaker 11: Ils
- 36:01Speaker 2: vérifiaient son identité. Il s'agissait de Susan Rosenberg, un des
- 36:05Speaker 2: membres de la famille recherchés depuis le vol du fourgon
- 36:08Speaker 2: de la Brinks. Les enquêteurs obtinrent un mandat de perquisition
- 36:15Speaker 2: de la mini-fourgonnette. Dans les contenants, ils trouvèrent près de 300
- 36:23Speaker 2: kilos d'explosifs et 14 armes. La mini-fourgonnette était immatriculée au nom
- 36:31Speaker 2: d'une certaine Louise Harmon. Les agents découvrirent toutefois que le
- 36:35Speaker 2: nom et l'adresse de cette femme étaient faux
- 36:40Speaker 2: Les techniciens examinaient la mini-fourgonnette de Rosenberg quand ils remarquèrent
- 36:44Speaker 2: l'autocollant d'un atelier de mécanique au Connecticut. Les agents localisèrent
- 36:53Speaker 2: l'atelier de New Haven où l'on avait fait l'entretien du véhicule.
- 37:00Speaker 2: Il fallait espérer que le propriétaire se souviendrait de la
- 37:02Speaker 2: personne qui était venue le porter. Les agents lui montrèrent
- 37:09Speaker 2: plusieurs photos des sympathisantes connues de la famille
- 37:14Speaker 2: Il identifia Marilyn Jean Buck, l'une des deux fugitives toujours
- 37:18Speaker 2: recherchées depuis le vol du fourgon de la Brinks. Buck
- 37:23Speaker 2: n'avait pas enregistré le véhicule sous son vrai nom, mais
- 37:25Speaker 2: elle avait donné une adresse à Dobbs Ferry dans l'état
- 37:27Speaker 2: de New York au moment où l'on avait fait la facture.
- 37:35Speaker 2: Des agents remontèrent cette piste. Ils constatèrent que Buck se
- 37:40Speaker 2: trouvait bel et bien à Dobbs Ferry et mirent sur
- 37:43Speaker 2: pied une opération de surveillance. Pendant des mois, la suspecte
- 37:46Speaker 2: leur échappa. Puis le 11 mai 1985, la police réussit enfin à
- 37:50Speaker 2: la coincer près d'un restaurant et à l'arrêter.
- 37:54Speaker 9: Buck
- 37:56Speaker 2: n'y a formellement connaître Mutulushakur, ni avoir été impliqué dans
- 37:59Speaker 2: le vol de la Brinks quatre ans plus
- 38:01Speaker 7: tôt.
- 38:05Speaker 2: Mais on ferait la preuve du contraire lors de son
- 38:07Speaker 2: procès à la Cour fédérale. Elle fut condamnée à 50 ans
- 38:10Speaker 2: d'emprisonnement sans possibilité de libération conditionnelle. Maintenant, il ne restait
- 38:17Speaker 2: plus qu'un seul suspect à trouver. Le terroriste Mutulushakur. Les
- 38:25Speaker 2: agents fouillirent un appartement de Baltimore loué par Buck pour
- 38:29Speaker 2: y trouver une piste sur l'endroit où se terraient Chakour.
- 38:34Speaker 2: Ils y découvrirent des appareils pour fabriquer de fausses pièces d'identité.
- 38:40Speaker 2: Des perruques. Des plans pour faire exploser des bureaux du
- 38:46Speaker 2: gouvernement fédéral et 10 000 dollars en liquide. Les enquêteurs trouvèrent également
- 38:53Speaker 2: des armes et des munitions partout dans l'appartement
- 38:59Speaker 2: Puis, sous une feuille de papier, ils tombèrent sur ce
- 39:02Speaker 2: qu'ils espéraient trouver plus que tout. Un indice sur l'endroit
- 39:05Speaker 2: où Mutulu Shakur se trouvait. Il s'agissait en fait d'un
- 39:09Speaker 2: numéro de téléphone à Los Angeles. L'agent spécial David Mitchell
- 39:16Speaker 2: menait les recherches pour trouver Shakur. Il commença par contacter
- 39:19Speaker 2: le bureau du FBI de Los Angeles et demanda à
- 39:22Speaker 2: des agents de remonter la piste pour
- 39:23Speaker 7: lui.
- 39:29Speaker 10: L'agent spécial Dana Ingalls du bureau de Los Angeles m'a
- 39:32Speaker 10: fait savoir qu'il avait interrogé un individu et que ce
- 39:35Speaker 10: dernier lui avait confirmé que Shakur vivait bien à Los Angeles.
- 39:39Speaker 10: Mais nous étions confrontés à plusieurs problèmes. Shakur travaillait avec
- 39:43Speaker 10: des individus très proches les uns des autres. Ils avaient
- 39:47Speaker 10: établi tout un réseau d'aide. Les enquêteurs assignés à cette
- 39:51Speaker 10: affaire avaient du mal à obtenir la collaboration
- 39:54Speaker 7: d'informateurs.
- 40:01Speaker 2: Heureusement, après quelques semaines de travail, on parvint enfin à
- 40:05Speaker 2: convaincre un informateur de révéler ce qu'il savait. Ce dernier
- 40:11Speaker 2: déclara ignorer où Shakur se cachait, mais il donna le
- 40:13Speaker 2: nom d'un de ses amis proches, un certain Chapman. Pendant
- 40:23Speaker 2: environ six semaines, les agents surveillèrent Chapman et les autres
- 40:27Speaker 2: relations de Shakur par voie terrestre et aérienne. Le dangereux
- 40:30Speaker 2: suspect était cependant toujours introuvable. Pendant que les opérations de
- 40:37Speaker 2: surveillance se poursuivaient, Mitchell et ses collègues tentaient d'identifier des
- 40:41Speaker 2: constantes dans les allées et venues des relations de Shakur
- 40:43Speaker 2: dans la ville.
- 40:44Speaker 8: Puis le 11
- 40:46Speaker 2: février
- 40:46Speaker 8: 1986
- 40:48Speaker 2: leur informateur les appela. Selon lui, Chapman devait rencontrer Shakur
- 40:58Speaker 2: au cours de la soirée après avoir assisté à une
- 41:00Speaker 2: partie de basketball. Les enquêteurs repéraient sa voiture et attendirent
- 41:09Speaker 2: qu'il sorte du stade. Par diverses tactiques, Chapman tenta de
- 41:21Speaker 2: semer d'éventuels poursuivants. Il conduisait en tournant fréquemment aux intersections
- 41:28Speaker 2: avant de reprendre sa route où il changeait de direction.
- 41:33Speaker 2: Les policiers le suivaient toujours, même s'ils ignoraient si Chapman
- 41:36Speaker 2: les avait repérés. Quand il atteignit finalement sa destination finale,
- 41:45Speaker 2: l'équipe de Mitchell se gara à distance. Chapman rejoignit alors
- 41:52Speaker 2: un homme qu'on croyait être Shakur. Des policiers en civil
- 42:06Speaker 2: s'approchèrent des deux hommes en prenant soin de ne pas
- 42:08Speaker 2: attirer leur attention. Mais dès que Chakour les aperçut, ils
- 42:12Speaker 2: se mit à courir. Les policiers le rattrapèrent dans une ruelle.
- 42:26Speaker 2: L'arrestation de ce violent terroriste mit fin à cinq ans
- 42:29Speaker 2: de recherche à l'échelle nationale. Vous
- 42:30Speaker 11: avez les mains derrière votre tête!
- 42:32Speaker 2: Les deux!
- 42:38Speaker 10: Quand on a arrêté Shakur, les policiers impliqués se sont
- 42:42Speaker 10: aperçus qu'il était très fatigué. Il était tard le soir.
- 42:46Speaker 10: On l'a conduit au bureau du FBI de Los Angeles,
- 42:49Speaker 10: où avec l'agent Engel, j'ai essayé de l'interroger. Shakur n'a
- 42:54Speaker 10: rien voulu nous dire au cours de cet interrogatoire. Finalement,
- 42:57Speaker 10: on l'a renvoyé à New York pour faire face aux
- 42:59Speaker 10: accusations qui pessaient contre lui.
- 43:09Speaker 2: Chakour a subi son procès au printemps 1986. Il faisait face
- 43:14Speaker 2: à des accusations relatives au vol du fourgon de la
- 43:16Speaker 2: Brinks et à la fusillade. Il a été condamné à 60
- 43:19Speaker 2: ans d'incarcération sans possibilité de libération conditionnelle. Les policiers qui
- 43:27Speaker 2: ont survécu à ce jour terrifiant à Nyack, dans l'État
- 43:30Speaker 2: de New York, ont été soulagés d'apprendre que Shakur avait
- 43:33Speaker 2: été traduit en justice. Mais le chef de police Alan
- 43:38Speaker 2: Colsey de NIAC n'oubliera jamais les collègues qu'il a perdus
- 43:47Speaker 5: Eddie O'Grady et l'agent Chip Brown, comme nous l'avions surnommé,
- 43:50Speaker 5: étaient des membres actifs de la communauté de
- 43:52Speaker 4: NIAC. Ils
- 43:54Speaker 5: avaient été à l'école ici. Ils avaient commencé à travailler
- 43:57Speaker 5: pour la police avant moi. De fait, ce sont eux
- 44:00Speaker 5: qui m'ont familiarisé avec les gens d'ici
- 44:03Speaker 5: Ils étaient très proches des citoyens. Ils étaient aussi très
- 44:06Speaker 5: proches de beaucoup d'entre nous de la police. C'étaient des
- 44:09Speaker 5: types bien et d'excellents policiers. Ils nous manqueront
- 44:12Speaker 4: toujours.
- 44:20Speaker 2: Pour honorer le souvenir de ces hommes, on a érigé
- 44:23Speaker 2: un monument à Nayak. Leurs collègues ont trouvé un certain
- 44:29Speaker 2: réconfort en constatant que leur mort a permis des changements
- 44:32Speaker 2: et ainsi rendu la vie des policiers et de la
- 44:34Speaker 2: population plus
- 44:35Speaker 11: sécuritaire. Ils ne sont pas
- 44:47Speaker 10: morts en vain
- 44:50Speaker 10: Leur sacrifice a permis l'identification d'un problème
- 44:53Speaker 11: national.
- 44:56Speaker 10: Je crois sincèrement
- 44:58Speaker 11: que
- 44:58Speaker 10: la mort tragique de ces personnes nous a permis de
- 45:00Speaker 10: mettre à jour un réseau de terrorisme intérieur jusque-là inconnu
- 45:06Speaker 10: Il nous a aussi permis de sauver la vie de
- 45:07Speaker 10: nombreuses autres personnes.