Latest / Cinq nouvelles: the news in B1 French / Cinq nouvelles — jeudi 22 octobre 2026
Transcript
- 0:00Félix Aubriot: Bonjour, et bienvenue dans Cinq nouvelles: the news in B1 French ! Je suis Félix Aubriot, et nous sommes le jeudi 22 octobre. Le monde a beaucoup de choses à nous raconter aujourd'hui.
- 0:14Félix Aubriot: Alors, que se passe-t-il aujourd'hui ? Voici d'abord nos cinq nouvelles du jour, en quelques mots.
- 0:21Félix Aubriot: Attaques en Arabie saoudite : des débris de drone tuent deux personnes.
- 0:26Félix Aubriot: Un nuage chimique plane sur Toledo pendant plus de 14 heures.
- 0:30Félix Aubriot: Manifestations interdites à Paris et à Lyon jeudi.
- 0:34Félix Aubriot: Le Japon part à la conquête de Phobos.
- 0:37Félix Aubriot: Detroit : le nombre d'élèves autistes a presque doublé en sept ans.
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- 1:15Félix Aubriot: Et maintenant, place à nos correspondants, qui vont tout nous raconter, un par un.
- 1:21Félix Aubriot: On commence avec le monde.
- 1:24Félix Aubriot: Étienne Kassi est notre correspondant pour l'actualité internationale. Bonjour, Étienne, on vous écoute.
- 1:31Étienne Kassi: Bonjour, Félix. Bonjour à tous.
- 1:32Étienne Kassi: Des débris d'un drone, un engin volant sans pilote, ont tué deux personnes sur un site pétrolier de la compagnie Aramco en Arabie saoudite. Deux autres personnes ont été blessées. Cette attaque s'inscrit dans une série d'offensives menées par les Houthis, des rebelles du Yémen qui reçoivent de l'aide et des ressources de l'Iran, contre l'Arabie saoudite.
- 1:53Étienne Kassi: En réponse à ces attaques, les États-Unis ont ordonné au personnel non essentiel de leur ambassade à Riyad de quitter le pays. Les familles des diplomates ont également reçu cet ordre. Washington a aussi annoncé des changements temporaires, c'est-à-dire pour une courte période, dans certaines de ses ambassades dans d'autres pays du Golfe.
- 2:13Étienne Kassi: L'aéroport King Khalid de Riyad est fermé depuis le 10 octobre à cause de ces attaques. Lufthansa et Air France ont arrêté leurs vols vers Riyad jusqu'à la mi-novembre, le milieu du mois de novembre. En revanche, les compagnies saoudiennes Saudia et FlyNas, des entreprises qui viennent d'Arabie saoudite, ont repris leurs vols vers cet aéroport.
- 2:33Étienne Kassi: Le mercredi de l'attaque, les Houthis ont lancé au total cinq drones en direction de l'Arabie saoudite. Les combats entre l'Arabie saoudite et les Houthis ont repris en juillet, après une période plus calme.
- 2:46Étienne Kassi: Étienne Kassi, pour Cinq nouvelles.
- 2:48Félix Aubriot: Merci, Étienne.
- 2:50Félix Aubriot: Deuxième nouvelle, aux États-Unis.
- 2:52Félix Aubriot: C'est Noémie Bérubé, notre correspondante pour les États-Unis, qui a suivi cette nouvelle de près. Bonjour, Noémie, racontez-nous !
- 3:02Noémie Bérubé: Salut, Félix ! Bonjour tout le monde.
- 3:05Noémie Bérubé: La citerne a dégagé un nuage chimique pendant plus de 14 heures. Mardi soir, à Toledo, dans l'Ohio, une citerne, un grand réservoir métallique, a commencé à laisser échapper un produit chimique. Le nuage blanc qui s'est formé au-dessus du site a duré plus de 14 heures. Près de 1 000 résidents ont dû quitter leurs maisons dans un rayon d'un mille autour de la citerne.
- 3:32Noémie Bérubé: Plus de 50 000 personnes ont reçu l'ordre de rester chez elles dans une zone qui s'étendait jusqu'au Michigan, à trois milles du site. L'agence chargée de protéger l'environnement de l'Ohio a conclu que la fuite était due à une erreur lors d'un transfert de produit. La citerne, qui appartenait à l'entreprise MC Tank Transport, avait une capacité de 5 500 gallons.
- 3:58Noémie Bérubé: Les autorités ont choisi de laisser le produit s'évaporer, c'est-à-dire passer lentement à l'état de gaz, plutôt que d'essayer de bloquer la fuite. Un assistant du shérif qui se trouvait près du site s'est senti mal et s'est rendu à l'hôpital par ses propres moyens. L'usine de construction Jeep de Stellantis, située à proximité, a arrêté sa production.
- 4:22Noémie Bérubé: La personne qui dirige la ville a déclaré que la situation s'améliorait. Mercredi, les autorités ont levé l'ordre d'évacuation pour la plupart des résidents.
- 4:32Noémie Bérubé: Noémie Bérubé, pour Cinq nouvelles. À la prochaine !
- 4:36Félix Aubriot: Merci beaucoup, Noémie, pour ces explications.
- 4:39Félix Aubriot: On revient en France.
- 4:42Félix Aubriot: Rémi Castagné, notre correspondant pour la France, nous raconte tout. Bonjour, Rémi. Allez-y !
- 4:50Rémi Castagné: Bonjour, Félix, bonjour à vous !
- 4:52Rémi Castagné: Le 17 octobre, place Bellecour à Lyon a été très endommagée lors de manifestations contre la vie chère. Des violences et des débordements — des situations où la foule sort du contrôle des organisateurs — ont causé de graves dégâts dans cette grande place du centre de Lyon.
- 5:10Rémi Castagné: Mercredi, les autorités de Paris et de Lyon ont interdit les nouvelles marches étudiantes prévues pour jeudi. À Paris, l'interdiction couvre toute la journée, de 8 heures à 20 heures, et inclut les zones proches de l'Élysée, de Matignon, de l'Assemblée nationale, du Sénat, du Louvre et des Champs-Élysées.
- 5:29Rémi Castagné: Les autorités disent que les organisateurs — les groupes qui organisent et dirigent les marches — n'ont pas été capables d'éviter les débordements lors des manifestations du 13 et du 17 octobre. À Paris, le groupe Interfac IDF avait prévu une marche du boulevard de l'Hôpital jusqu'à la place de la Bastille. À Lyon, c'est l'Unef et le NPA qui avaient organisé un rassemblement prévu pour se terminer place Bellecour, le lieu même des violences du 17 octobre.
- 6:00Rémi Castagné: À Paris, les autorités ont invoqué — utilisé comme raison officielle — la responsabilité des organisateurs dans ces incidents. À Lyon, le préfet a parlé de risques sérieux de troubles à l'ordre public. La marche de Lyon devait rejoindre cette place, mais les autorités du Rhône ont estimé que les risques étaient trop élevés.
- 6:20Rémi Castagné: Les organisateurs parisiens du groupe Interfac IDF peuvent encore contester cette interdiction devant un tribunal administratif.
- 6:27Rémi Castagné: Rémi Castagné, pour Cinq nouvelles. À vous, Félix !
- 6:31Félix Aubriot: Merci, Rémi. On y voit plus clair.
- 6:34Félix Aubriot: Vous écoutez Cinq nouvelles: the news in B1 French. Encore deux nouvelles, alors restez avec nous !
- 6:42Félix Aubriot: Et maintenant, une nouvelle sur la science.
- 6:46Félix Aubriot: Zoé Dewandre est notre correspondante pour les découvertes. Bonjour, Zoé, on vous écoute.
- 6:53Zoé Dewandre: Bonjour, Félix ! Bonjour à tous !
- 6:55Zoé Dewandre: Un atterrisseur japonais ne restera que deux heures sur Phobos, la plus grande lune de Mars, pour y collecter dix grammes de matière. C'est peu de temps pour une mission qui a décollé mardi depuis l'île de Tanegashima, au Japon, et qui dure cinq ans.
- 7:10Zoé Dewandre: Le vaisseau spatial, un engin qui voyage dans l'espace, porte le nom de MMX. La mission coûte 578 millions de dollars au total. Le Japon finance 350 millions de dollars, et la NASA américaine contribue 87 millions de dollars. Cinq agences spatiales ont uni leurs forces pour ce projet.
- 7:27Zoé Dewandre: À bord se trouve le rover Idefix, un petit véhicule qui explore le sol, construit par la France et l'Allemagne. L'objectif est de se poser sur Phobos et de collecter des échantillons, c'est-à-dire de petits morceaux de matière pris sur la lune.
- 7:41Zoé Dewandre: Personne n'a jamais posé le pied sur Phobos ni sur Deimos, l'autre lune de Mars. Si la mission réussit, les échantillons de Phobos doivent arriver sur Terre en 2031 : ce sera une première mondiale. La Chine prévoit aussi de lancer une mission vers Mars en 2028, pour rapporter des échantillons, mais depuis la planète elle-même, pas depuis ses lunes.
- 8:02Zoé Dewandre: Zoé Dewandre, pour Cinq nouvelles. Restez curieux !
- 8:05Félix Aubriot: Ça donne à réfléchir. Merci, Zoé.
- 8:09Félix Aubriot: Pour finir, notre histoire insolite du jour. C'est mon moment préféré.
- 8:14Félix Aubriot: C'est Basile Perrenoud, notre correspondant pour les histoires curieuses, qui a suivi cette nouvelle de près. Bonjour, Basile, racontez-nous !
- 8:25Basile Perrenoud: Bonjour, Félix. Alors… écoutez bien.
- 8:27Basile Perrenoud: À Detroit, le nombre d'élèves diagnostiqués avec l'autisme, un trouble du développement qui rend difficile pour une personne de comprendre les autres et de se faire des amis, est passé de 1 035 en 2019-2020 à 1 957 en 2026-2027. Pour répondre à cette hausse, le district scolaire public de Detroit, le DPSCD, s'est associé à l'université Michigan State University, ou MSU, pour former davantage d'enseignants spécialisés.
- 8:54Basile Perrenoud: Le district compte aujourd'hui environ 120 enseignants, c'est-à-dire des professeurs formés pour travailler avec ces élèves. Vingt-cinq d'entre eux ont déjà rejoint le premier groupe du nouveau programme. Le Michigan impose une certification, une qualification officielle, pour chaque type de handicap enseigné. Le programme de MSU comprend entre 30 et 36 crédits et mène à un master, un diplôme de niveau supérieur.
- 9:19Basile Perrenoud: Le partage des coûts est précis : le district paie la certification pour chaque enseignant, mais les enseignants paient eux-mêmes leur master. La personne qui dirige le district scolaire a réduit le nombre de postes vacants d'environ 400 à environ une douzaine en neuf ans.
- 9:37Basile Perrenoud: Le programme est coordonné du côté de MSU par Erin Hamilton, qui est responsable du master en éducation spécialisée, c'est-à-dire l'enseignement adapté aux élèves ayant des besoins particuliers.
- 9:48Basile Perrenoud: Basile Perrenoud, pour Cinq nouvelles. Eh oui, c'est vrai !
- 9:53Félix Aubriot: Je n'en reviens pas ! Merci, Basile.
- 9:57Félix Aubriot: C'est tout pour aujourd'hui. Merci de votre écoute. Que se passera-t-il demain ? Nous le découvrirons ensemble. À demain !