Latest / Les invités de Radio des Ballons / Le palmarès du 32ème festival de sculpture Camille Claudel de la Bresse
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- Marceline Samy, gagnante du prix du jury, contente ? Oui, très, c'est très émouvant et ça m'a fait très plaisir de recevoir ce prix qui est vraiment un prix important, je trouve. Tu viens d'où ? Je suis dans les Vosges, j'habite actuellement à Neufchâteau mais je vais déménager très prochainement vers Saint-Dylé-les-Vosges. Plus en montagne, on va dire ? Oui, un peu plus proche d'ici. Et tu fais quoi dans la vie ? Tu fais de la sculpture ? Je fais de la sculpture sur bois. Pour l'instant, j'ai mon entreprise évidemment mais je travaille aussi dans une manufacture où je fais de la sculpture pour les meubles de style du Louis XV, du Louis XVI. Mais j'aimerais bien, au bout d'un moment, réussir à vivre de mes propres créations. Et tu as commencé comment, ça s'est venu comment ? Depuis que tu es toute petite, tu fais de la sculpture ? Pas du tout. J'ai commencé avec un bac scientifique, ensuite j'ai fait 4 ans d'école d'architecture et je me suis rendue compte que j'étais tout le temps devant un ordinateur et que ce n'est pas ce que je recherchais. Donc j'ai fait une école d'ébénisterie, puis sculpture et marqueterie et je suis tombée amoureuse de la sculpture. Et depuis, j'y suis toujours. Et pour la sculpture, on y trouve assez facilement des clients, des gens qui sont intéressés, du moins ? Ça fait assez peu de temps que j'ai mon entreprise donc je n'ai pas encore fait assez de recherches. Surtout que comme je prévois de déménager, je vais plutôt essayer de me créer un réseau versindier. Mais j'ai déjà eu quelques clients, et en fait c'est par le bouche à oreille, pour l'instant, que ça se fait assez bien. Eh bien, on se retrouve dans 2 ans ? J'espère. Voir peut-être même avant ? Oui, ça pourrait être avec grand plaisir. Merci, bravo en tout cas pour ton prix. Merci beaucoup. Pierre Mangin, maire de la Bresse. Aujourd'hui, la remise des prix, évidemment. C'est la fin du festival, une première d'ailleurs pour le nouveau maire de la Bresse. Une première en tant que maire, sinon je viens quand même tous les 2 ans ou chaque année, à l'époque, participer, enfin, être spectateur du festival. C'est vrai que c'est 10 jours qui sont magnifiques, parce qu'on voit qu'à partir d'un morceau de bois, on arrive à faire une œuvre d'art, et c'est toujours un plaisir de venir au festival. Satisfait de cette édition ? Oui, oui, et puis vraiment de la diversité, aussi bien la pierre, le métal, le bois, des invités d'honneur de très grande qualité, une pièce de théâtre sur Camille Claudel de haut niveau, c'était vraiment 10 très belles journées. Alors, dans 2 ans, nous nous retrouvons, et avec le consortium des radios, nous serons ensemble encore une fois, mais mieux encore, dans 2 ans que cette année. Mais Pierre, la pérennité du festival est assurée ? Ah ben, on se donne de toute façon rendez-vous dans 2 ans. Ce sera forcément mieux, parce qu'il fera beau et chaud. On n'aura pas froid comme cette année, et ce sera un plaisir de recueillir à nouveau toutes les radios. Eh bien, bien sûr, mais ce rendez-vous dans 2 ans, parce que ça représente quand même un certain budget. Ben oui, c'est un budget, mais bon, la culture, c'est aussi un investissement, c'est de l'ouverture d'esprit, ce sont des idées, c'est des rêves, des projets, c'est beaucoup de choses, donc c'est pas seulement un budget, c'est aussi tout ce que ça ouvre, et c'est très important. Bravo, ça, ça va être répété dans les radios, cette phrase. En tous les cas, une chose est certaine, c'est que, effectivement, dans le festival, il n'y a pas beaucoup de recettes pour quand même beaucoup de dépenses. Ben, après oui, c'est les dépenses qu'on se donne. On voit quand même qu'il y a énormément de bénévolats, c'est ce qui permet de faire vivre le festival, des gens qui donnent de leur temps, qui donnent de leur savoir-faire, gratuitement, et c'est le principe des bénévoles. Et à la Bresse, on est riches de ça, et c'est grâce à ça qu'on arrive à faire des festivals d'une aussi grande qualité. — Merci, Pierre, et à bientôt. — Merci à vous. Guy Vaxellère, ancien maire de la Bresse. Alors, c'est à ton époque que ce festival s'est créé ? Oui, j'ai quelques souvenirs. Quand on est partis dans l'aventure, grâce à... beaucoup de bénévoles, mais à un qui pilotait un peu, qui s'appelait Christian Claudel, qui avait été sculpteur, et qui avait travaillé à l'international, sculpture en Chine et autres. Et il avait un carnet d'adresses qui nous a fait prendre le pari de réunir, d'une manière assez forte et au niveau international, des sculpteurs. Ils sont venus de 12 ou 14 pays, et puis voilà. Et ce qui m'a toujours plus qu'impressionné, c'est un couple d'Estoniens qui sont venus dès la première année. Et c'était à l'époque où l'Estonie était encore dans la grande urse. Ils l'ont demandé pour faire flotter le drapeau de l'Estonie avant l'heure. On l'a fait, mais ils ont sculpté une œuvre qui s'appelle « L'Ange de la paix », alors qu'il est passé à travers les années, qui est toujours plus d'actualité chaque fois que le festival s'ouvre. Et ce festival, il a fallu le financer ? Je suppose que ça n'a pas été trop facile ? Mais surtout au début, parce qu'il fallait faire ses preuves. Et pour faire ses preuves, ce n'était pas forcément évident. Mais bien au-delà de ce qu'on supposait, la population, parce que c'était une transformation de la matière, je crois que c'est pour ça, mais la population s'est vite rassemblée, retrouvée, puis a suivi le festival de jour en jour. Parce que de voir une bille de bois comme elle évoluait, disons que ça a convenu à beaucoup de monde. À partir de là, des portes se sont ouvertes de sponsoring, et puis d'autres collectivités, pour accompagner le mouvement de la Commune de la Bresse. Mais toujours basé avec un hébergement chez l'habitant, et puis des frais partagés autant que possible. Et maintenant, c'est un monument culturel de la Bresse, connu bien loin. Oui, oui, oui. Il a pu être pérennisé. Moi, j'ai dû le quitter quand on en était au 20e, ou au 22e, 25e, je sais pas. Il en est au 32e, et je suis ravi que ça continue comme ça. Et puis, par les temps qui courent, quand même, de voir que la culture est à un moment fort de rassemblement, au-delà des différences de toute nature humaine, c'est quand même pas mal. – Merci Guy, et à dans deux ans. – Oui, oui, oui. Mais j'espère bien que les santés respectives feront que, comme le festival, on va perdurer.