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- Jean-Claude Parmentier, qui est membre de l'association Les Amis Lorrains du Laos, est avec nous. Bonjour. Oui, bonjour. Je suis très satisfait de pouvoir discuter, faire un peu de publicité avec vous. Eh bien, parce que là, il y a un événement qui vous concerne tout particulièrement, parce que c'est l'Assemblée Générale des Amis Lorrains du Laos, qui arrive donc le samedi 29 mars. Donc, ce sera au Centre Socio-Culturel de Saint-Labord, à partir de 17h. Alors, tout d'abord, pour situer un petit peu, qu'est-ce que l'association Les Amis Lorrains du Laos ? Alors, l'association des Amis Lorrains du Laos, dans un premier temps, ne s'appelait pas comme ça. Elle a été créée en 1996, donc, par des Vosgiens, c'est-à-dire Étienne Gien, qui est maintenant notre président, qui était parti travailler en tant que médecin au Laos pour une association qui s'appelait Les Enfants d'ailleurs. Bon, en 1996, à Romy-Hamon, dans le secteur, Cornimont, et tout ça, donc, des Amis ont créé une association qui s'appelait, dans un premier temps, Les Amis d'Étienne Hélune. Et puis, ben, elle s'est développée, donc, Étienne Gien a été donc chargé au Laos de s'occuper des programmes de santé, donc, comme je l'ai dit, pour une autre association, la santé reproductive et les soins basiques pour une vingtaine de villages qui sont situés au nord de Laos et qui sont, en grande partie, très pauvres, d'une part, et animistes pour la plupart, donc, il y avait beaucoup de travail à faire, c'est-à-dire qu'il y avait même du mal dessus avec une vingtaine de villages, ce qui fait que les Amis lauréat du Laos, puisqu'ils ont changé de nom maintenant, ont repris la suite, et puis essayent d'en faire un maximum, toujours, dans le programme de la santé, l'induction d'eau, les poses de latrines, et puis, ben, donc, essayer dans la formation pour changer un petit peu les méthodes, la manière de se soigner, pour pousser les habitants à ne pas accoucher dans les champs, comme ils faisaient avant, et les diriger plutôt vers des structures un peu plus telles que des petits centres de soirées, ainsi de suite, qui sont souvent animés par des gens qui ont été un petit peu formés, mais pas forcément infirmières, disons, diématrones. Et donc, il y a ces besoins-là, parce que finalement, les autorités sur place n'agissent peut-être pas, alors ? Ce n'est pas suffisant. C'est-à-dire qu'actuellement, ça s'est quand même plutôt bien développé, puisque nous avons travaillé avec eux, d'ailleurs, avec leur autorisation, et un parfait concours. Je dirais que c'est un petit peu une structure qui est faite comme la RS dans les Vosges, enfin, dans les Vosges, dans le Vincennes. Et donc, ça s'appelle là-bas la NAMSAT. Ne me demandez pas de traduire, je suis agréable. Donc, on travaille avec eux, mais dans plusieurs raisons. C'est-à-dire qu'il faut être en accord avec les autorités gouvernementales. Eux, ils font du travail, et nous, on travaille... Ils ont des besoins qu'ils nous donnent, enfin, qu'ils nous décrivent, et nous, on les complémente, bien sûr, à mesure de nos possibilités. Et donc, vous agissez principalement auprès de populations qui sont assez reculées, alors ? Pratiquement toutes, pratiquement toutes. Elles sont loin, loin, loin des centres... C'est des pistes, on n'a pas de belles pistes. Je dirais même que c'est en période de mousson, certains villages sont extrêmement difficiles d'accès. Oui, extrêmement difficiles d'accès, par l'eau, quelquefois, parce qu'ils naviguent, mais c'est... On ne peut pas comparer avec la France. Et donc, lors de cette Ensemblée Générale, qui, je le rappelle, est prévue pour le samedi 29 mars, vous allez donc évoquer vos dernières actions. Alors, justement, quelles sont-elles ? Tous les ans, en suivant la suite de nos bailleurs de fonds, c'est-à-dire à la demande des bailleurs de fonds, on a un cahier des charges en termes de suivi des actions qu'on fait, qui est extrêmement structuré maintenant. Ce qui fait que, tous les ans, au moins pendant trois ans, c'est-à-dire, on est obligé d'aller là-bas sur place pour constater ce qui a été fait, et ce qu'il reste à faire, éventuellement faire des corrections, voir où ils en sont au niveau de la formation, pour voir si c'est correct, si ça suit les programmes qui ont été effectivement prévus. Et donc, dernièrement, en novembre 1924, on a envoyé, sous la direction d'Étienne Géin, direction le terme est un peu fort, mais, disons, animé par Étienne Géin, il y a eu trois infirmières qui sont parties là-bas, membres de l'association et encore d'autres personnes pour relever. Nous faisons, sur chaque action passée et à venir, disons, un compte-rendu très détaillé, en corrélation toujours avec la NAMSAT, qui ne sont pas forcément présents là, et pour voir, pour faire un point sur ce qui a été fait et ce qu'il reste à faire, et éventuellement comment ça a été fait. — D'accord. — Exactement. Et on fait des corrections en fonction de ça. — Parce que, donc, en fait, vous formez les locaux, on va dire... — Pas forcément directement. — Ou alors des organismes qui sont sur place... — Absolument. — Pour, en fait, vous déléguer de ce travail, vous faites une formation, et après vous venez voir ce qui a été fait. — Voilà, exactement. Alors, ces formations, c'est-à-dire qu'on a même peut-être un peu de chance, si on peut le dire, parce qu'un ancien patron de la NAMSAT, c'est-à-dire l'organisme, va en fait travailler pour nous. — D'accord. — Il est en retraite. On le paye, bien sûr. C'est pas quelque chose de gratuit. Mais lui, il va aller directement sur le terrain et sait de quoi il parle. Il est docteur, d'ailleurs. Déjà, il est... Et on travaille avec ça. Alors, les actions... Maintenant, on y vient, puisque vous m'avez posé la question tout à l'heure. Alors elles sont déjà basées... Après le point qui a été fait, on a décidé, avec le CA, le conseil d'administration, c'est-à-dire de réduire un petit peu notre charge. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que l'argent, suite aux problèmes gouvernementaux, les atterroiements qui se sont passés, non seulement les budgets sont souvent rétrécis, et en plus, ça vient pas en temps. — Donc vos fonds viennent de subventions, j'imagine, peut-être de dons également ? — Oui. Les deux. Les deux. Absolument. On a des bailleurs de fonds qui sont très intéressants, mais qui sont exigeants. C'est-à-dire ils vont même vérifier sur place pour voir où ils envoient quelqu'un, des gens compétents, pour suivre nos actions. On a aidé à leur demande la construction d'une école dans un village reculé. Donc en majorité, on a financé le projet. Par contre, ce sont les gens là-bas qui travaillent. C'est pas nous qui faisons. Parce que pour que les actions soient pérennes, on a intérêt à mêler la population dedans pour qu'ils y trouvent un intérêt dans la pérennité, dans la suite. Bon. Ça, on a aussi décidé... C'est-à-dire... Parce qu'ils nous ont dit... Ils ont des problèmes dans les hôpitaux, comme c'est notre premier truc, de payer un stérilisateur qui est dédié à un dispensaire et à une couveuse pour des bébés. Pratiquement tout est fait. Tout n'est encore pas fini, mais je crois qu'ils ont le matériel actuellement. On a, comme on avait dit tout à l'heure, du fait des problèmes d'eau. Alors, problèmes d'eau, ils apparaissent sous deux dimensions. Premièrement, c'est-à-dire c'est qu'ils sont pas bien formés. Ils utilisaient des tuyaux qui étaient dévorés par les rats de bambou. Donc, il faut peut-être un peu plus les protéger. Mais aussi, pour avoir de l'eau qui soit consommable, il faut aussi être certain que les sources, disons qu'elles sont souvent prises sur des cours d'eau, mais à l'altitude, c'est-à-dire où il n'y a personne au-dessus pour déféquer, etc. Mais éventuellement, de trouver de nouvelles sources plus en amont et de les relier. Là, on a récemment acheté 400 m de tuyau pour relier un point d'eau qui était supérieur pour compenser les problèmes liés au réchauffement climatique. Parce que les périodes d'étiage deviennent de plus en plus longues. Il y a la saison sèche et humide. La saison sèche, elle va se terminer. Donc, il y a des gens qui n'ont plus d'eau. Alors ça, on y fait quand même très attention. Donc, on a aussi participé au financement d'un transformateur dans un village reculé, parce qu'il y a une ligne de tension qui passe au-dessus. L'intérêt, c'était, comment dirais-je, de les relier à l'électricité, puisque bien sûr, ils ne l'ont pas. Et bon, il manque d'argent. Les villageois y contribuent, mais le transformateur, c'est nous qui avons décidé de le payer. Donc, on ira suivre ça. Je dirais aussi que les villageois, maintenant... Avant, on avait des fontaines. Des fontaines pour récupérer, c'est-à-dire des points dans le village qu'on avait déjà souvent installés. Maintenant, les gens préfèrent... Ils suivent quand même un peu le développement suite aux formations, et ainsi de suite. Ils préfèrent avoir des branchements individuels. Alors bien sûr, c'est eux qui font, avec des systèmes de compteur. Ça permet d'avoir beaucoup moins d'eau qui part n'importe où. C'est-à-dire qu'on limite, par ce fait, la consommation inutile. Voilà où les fuites, les pertes. Ça, c'est en cours. Et aussi, on a installé, dans le passé, énormément de latrines. C'est-à-dire, les latrines, on les a améliorées. Simple fosse, double fosse, quelquefois avec la cabane. Enfin, on en arrive à ce point. Et de plus en plus près de leur poids d'utilisation, c'est-à-dire des maisons. Après, j'imagine que vous allez revenir sur ça lors de votre assemblée générale. Notamment, il y aura l'intervention de ces fameuses trois infirmières qui vont venir témoigner. Voilà, c'est ça. Oui, elles vont témoigner de ce qu'elles ont vu, de ce qu'elles ont réalisé, avec des images, avec quelque chose qui est bien construit, de manière à ce soit facile à écouter, que ça puisse intéresser les gens. Oui, parce qu'on rappelle que cette assemblée générale, elle est ouverte à tout le monde. Absolument. Absolument. Et puis, comme tous les ans, il y a aussi ce fameux repas là-haut qui est proposé. Le repas là-haut. Alors, il reste encore quelques places. Il faut bien savoir que c'est le 29. Oui, donc ça sera plus vite. Voilà. Le repas là-haut, si vous voulez, c'est un repas qui est vraiment là-haut. Vraiment là-haut, non, vous n'attendez pas à manger comme dans les Vosges. C'est sûr. Donc, la recette, ce qu'on a dit cette année, on va faire un velouté de carottes tailles. On met un peu moins de piment qu'eux, quand même, parce que je crois que ce ne serait pas en mangeable. Un poulet au curry, le riz gluant. C'est la dénomination, ça s'appelle comme ça, mais il n'est pas vraiment gluant. C'est parce que, je trouve que le nom ne convient pas trop. Et donc, comme dessert, il y aura une vairie de mangue banane sur une base de biscuits. L'apéritif est offert. Et puis, il y a possibilité d'avoir des boissons, mais on n'exagère pas, de l'alcool, ainsi de suite. Nous, on sert, dans un premier temps, c'est l'apéritif offert, c'est du sirop de gingembre, accompagné de crevettes, il n'y a pas d'alcool. Et donc, on peut se renseigner auprès de qui, si on veut réserver les quelques places qui restent ? Alors, il y a deux solutions. Donc, par mail, il suffit d'envoyer un message à contact. Alors, tout attaché, tout en minuscules. Contact, arrobas, je dis amilorindulaos, attaché, et au pluriel, .org. Et là, on paiera sur place le prix. C'est 20 euros, ça permet quand même d'amener un petit peu d'argent aussi à l'association. Il y a la deuxième solution, c'est de réserver par courrier. Donc, à ALL, la contraction d'AMI, c'est l'acronyme des Amilorindulaos. 23 rue du Ballon d'Alsace, 88 560 Saint-Maurice-sur-Moselle. Donc, bien spécifié, ALL, parce qu'en réalité, c'est l'Alsace du Trésorier. D'accord. Et puis donc, le tarif est de 20 euros par personne. Oui, 20 euros, c'est ça. Il y a des projets, j'imagine, que vous en avez aussi ? Alors, les projets, je veux dire, on fait des études. On en a fait quelques-unes, mais pour l'instant, on l'a laissé au point mort. C'est des études d'agrandissement de raison d'eau. Mais on n'a pas les budgets pour le faire. Nous, actuellement, on travaille sur l'eau fort propre. Il faut le savoir. Donc, on a décidé en termes de projet, c'est-à-dire de réduire la voilure et de travailler, d'être certain, de finir ce qui est en cours et donc, comment dirais-je, de vérifier que tout marche. Alors, on pourra ramener de la formation et on va voir. On attend, parce que je vous dis, il y a trop de retard. Oui, il y a pas mal de certitudes aussi. Voilà, il y a pas mal de certitudes. C'est exactement le problème qu'on a. Alors, on ne peut pas dire qu'on a des grands projets cette année. Mais en plus, on a un problème, un membre influent de l'association qui doit partir, qui doit partir. Donc, vu qu'on travaille quand même avec un étranger sur le trésorier, on ne peut pas prendre n'importe qui, si vous voulez. Il faut que ce soit des gens qui sont un petit peu dans le métier. Oui, bien sûr. Vous êtes combien de membres de l'association ? On est 14. Enfin, au conseil d'administration, on est 14. On est 14. On fait des appels. C'est pas limité, le nombre au conseil d'administration. On a une centaine d'adhérents. Ça reste assez stable sur les différentes années. On en monte un petit peu plus, ça redescend, ça remonte. Mais c'est toujours autour d'une centaine. Je voudrais peut-être parler aussi de nos bailleurs de fonds. Allons-y. Parce qu'une association, ça fonctionne avec du financement, forcément. Absolument. En plus des dons que pas mal de monde nous fait. Je parle des dons parce que c'est quand même très important. On a cette année le Lyonse Club, qui nous a apporté une belle petite subvention. On a des donateurs privés. Mais en plus, dans nos gros bailleurs de fonds, c'est-à-dire l'agence de l'eau rameuse, c'est une des principales. Il y a Terre d'eau en partage, qu'on appelle la TEP. Il y a la région Grand Est. Il y a l'agence des microprojets. Et on a le GESCODE, ça veut dire Solidarité et Développement Grand Est. Ils nous subventionnent pas, mais ils nous aident énormément. Ils nous accompagnent pour établir nos dossiers de financement, parce que maintenant tout est informatisé. Ils utilisent même l'intelligence artificielle pour faire ça. C'est assez complexe, donc il faut des aides aussi à ce niveau-là. Voilà, c'est ça. Si vous souhaitez en savoir plus, vous avez rendez-vous, je vous rappelle, à l'Assemblée Générale des Amis Laurins du Laos, qui va se dérouler le samedi 29 mars à 17h. Ce sera au Centre Socio-Culturel de Saint-Labord. Jean-Claude Parmentier, membre de cette association, était avec nous. Merci beaucoup. Je remercie aussi les antennes radio qui nous aident beaucoup, dans Radio des Ballons, et puis tous ceux qui vont nous aider dans le futur.