Latest / The Forgotten Art / Cultiver le Jardin Amoureux : L'Art de Naviguer Ensemble dans des Relations Saines et Épanouissantes
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- 0:00Bienvenue sur The Forgotten Cast,
- 0:02nous sommes Art et Forgotten et on est ravis de vous retrouver pour une nouvelle exploration.
- 0:07Et bon aujourd'hui on va commencer avec une petite mise en situation.
- 0:10Imaginons un truc assez classique,
- 0:12genre un oubli d'anniversaire de mariage.
- 0:14Aïe,
- 0:15le fameux.
- 0:16Ouais,
- 0:16le drame absolu.
- 0:18Et en général la réaction viscérale immédiate c'est presque toujours un truc du genre il m'aime plus,
- 0:24je compte pas pour lui,
- 0:25ce genre de choses.
- 0:26C'est super humain comme réaction en même temps.
- 0:28Totalement.
- 0:29Mais
- 0:29Et si le vrai problème,
- 0:31c'était pas du tout l'oubli en soi ?
- 0:34Si c'était plutôt genre une très vieille mauvaise herbe psychologique qui était déjà plantée là,
- 0:39bien avant que le couple se rencontre ?
- 0:41Ça c'est une perspective qui change complètement la donne.
- 0:43Exactement.
- 0:44Et c'est pour ça qu'aujourd'hui,
- 0:46on part pour une analyse qui risque de bousculer pas mal de certitudes sur ce que c'est vraiment qu'une relation durable.
- 0:52On plonge au cœur d'un texte d'Yves London,
- 0:55qui est disponible sur le site www.
- 0:58theforgottenheart.com et ça s'intitule Le mariage,
- 1:02l'art de cultiver le jardin amoureux.
- 1:05Et honnêtement,
- 1:05c'est un texte qui tombe vraiment à pic parce qu'il attaque carrément au marteau piqueur des fondations qu'on considère souvent comme intouchables dans nos relations.
- 1:13Les trucs qu'on ne remet jamais en question.
- 1:15C'est ça.
- 1:16Et ça propose un modèle de pensée alternatif,
- 1:18particulièrement pour les couples confirmés.
- 1:20Tu sais,
- 1:20ceux qui veulent vraiment durer dans le temps sans finir complètement épuisés.
- 1:24Alors,
- 1:24pour bien saisir ce nouveau modèle,
- 1:26Notre mission d'aujourd'hui ça va être de déconstruire un mythe romantique qui a la vie dure.
- 1:30Vraiment c'est le mythe par excellence de notre culture moderne.
- 1:33Ah oui je vois très bien de quoi on va parler.
- 1:35L'idée de l'âme sœur ou la fameuse moitié.
- 1:40Cette espèce d'illusion qui nous manque une pièce fondamentale et que quelqu'un,
- 1:43quelque part,
- 1:44va venir nous compléter à la perfection.
- 1:47Le fameux tu me complètes des films hollywoodiens quoi.
- 1:50Exactement.
- 1:51Et on va voir pourquoi cette quête de complétude en fait c'est un piège redoutable.
- 1:54Et comment au contraire ?
- 1:55Savourer sa propre complétude,
- 1:57c'est la clé pour une relation saine.
- 1:59Bon,
- 1:59décortiquons tout ça.
- 2:00D'où vient exactement cette erreur de base sur l'idée de la moitié ?
- 2:04Ce qui est fascinant quand on lit le texte d'Yves London,
- 2:07c'est d'observer à quel point cette erreur est glorifiée partout.
- 2:11Dans les films,
- 2:12les romans,
- 2:12les chansons,
- 2:13on nous dépeint toujours comme des êtres fondamentalement incomplets.
- 2:17Comme si on était cassé de base.
- 2:19Voilà.
- 2:20Comme si on errait dans le monde avec un immense vide existentiel en cherchant désespérément cette pièce manquante.
- 2:25Et la source met le doigt sur un point crucial,
- 2:29c'est que cette vision sous ces airs de contes de fées super romantiques,
- 2:32ça crée une attente psychologique qui est super dangereuse en réalité.
- 2:35Dangereuse parce qu'on charge l'autre d'un truc impossible,
- 2:38c'est ça ?
- 2:39Carrément.
- 2:40La mécanique du problème,
- 2:40elle est là.
- 2:41En croyant que l'autre est notre moitié,
- 2:43on lui confie implicitement une mission,
- 2:46celle d'être le remède permanent à nos propres insuffisances intérieures.
- 2:51Ah ouais,
- 2:51la pression.
- 2:52C'est énorme.
- 2:53On s'attend plus seulement à ce qu'il...
- 2:54partagent notre vie.
- 2:55Inconsciemment,
- 2:56on lui demande de réparer nos blessures d'enfance,
- 2:59de calmer nos angoisses de solitude,
- 3:01de dissiper nos frustrations.
- 3:02C'est un boulot à plein temps,
- 3:03en fait.
- 3:04Mais c'est ça.
- 3:05On exige qu'il nous rassure à chaque fois qu'on doute de nous et qu'il nous rende heureux quand on n'y arrive plus tout seul.
- 3:11C'est fou quand on le dit comme ça.
- 3:12En fait,
- 3:13si je devais faire une métaphore,
- 3:14c'est un peu comme si on embauchait son partenaire pour être son propre médecin urgentiste perso,
- 3:19dispo 24h sur 24.
- 3:20Ah oui,
- 3:20l'urgentiste de l'âme,
- 3:21ouais.
- 3:22C'est ça.
- 3:22On lui accroche un bip à la ceinture.
- 3:24Et à la moindre douleur émotionnelle,
- 3:26à la moindre angoisse,
- 3:27paf,
- 3:27on exige qu'il intervienne.
- 3:29Et pas juste pour écouter,
- 3:30avec le bon diagnostic et le traitement immédiat qui va faire disparaître la douleur.
- 3:34C'est terrifiant d'exactitude comme image.
- 3:36Parce que soyons réalistes,
- 3:37aucun être humain peut tenir ce rôle sans s'épuiser complètement.
- 3:40C'est clair.
- 3:41Personne n'a fait médecine pour ça.
- 3:42Exactement.
- 3:43Et le corollaire tragique de cette dynamique,
- 3:45c'est que quand le partenaire échoue inévitablement à être ce sauveur tout puissant,
- 3:50parce que,
- 3:50surprise,
- 3:51c'est juste un être humain avec ses propres limites,
- 3:53Bah le reproche s'installe.
- 3:54Le fameux ressentiment.
- 3:56Voilà,
- 3:56le ressentiment gangrène le quotidien.
- 3:58On finit par lui en vouloir terriblement de pas être le dieu ou la déesse qu'on s'était imaginé.
- 4:03Je capte très bien la logique,
- 4:04et c'est vrai que le danger du ressentiment,
- 4:06il est évident.
- 4:07Mais il faut quand même que je me fasse un peu l'avocat du diable là.
- 4:11Vas-y,
- 4:12je t'en prie.
- 4:13Mais n'est-ce pas précisément ça,
- 4:14l'amour au fond ?
- 4:15Enfin,
- 4:15s'appuyer sur l'autre quand on vacille.
- 4:18Parce que si on est tous hyper autonomes émotionnellement,
- 4:19c'est quoi le but d'être en couple ?
- 4:21Le soutien dans l'épreuve,
- 4:22c'est la base,
- 4:23non ?
- 4:23Alors,
- 4:23c'est une excellente objection.
- 4:25C'est vrai que la frontière peut sembler un peu floue au premier abord.
- 4:28Mais la distinction que fait la source,
- 4:29elle est chirurgicale.
- 4:30S'appuyer sur quelqu'un lors d'un gros coup dur,
- 4:33genre un deuil,
- 4:33un chômage,
- 4:34une maladie,
- 4:35c'est de l'entraide humaine fondamentale.
- 4:36Personne ne remet ça en question.
- 4:38Ok,
- 4:38donc ça c'est normal.
- 4:39Complètement.
- 4:40Mais ce que le texte pointe du doigt,
- 4:41c'est le mécanisme de dépendance constante.
- 4:44L'amour sain...
- 4:45C'est pas l'addition de deux moitiés incomplètes qui s'effondrerait structurellement si on les séparait.
- 4:49Oui,
- 4:50comme un château de cartes.
- 4:51C'est ça.
- 4:51Un mariage solide pour les couples qui durent vraiment.
- 4:55C'est la rencontre de deux êtres humains qui sont déjà entiers.
- 4:57De la complet en eux-mêmes,
- 4:58quoi.
- 4:59Voilà.
- 5:00Deux personnes qui ont leur propre dignité,
- 5:02leur propre centre de gravité,
- 5:04et qui choisissent d'apprendre à vivre ensemble.
- 5:06C'est très différent de devoir vivre ensemble pour survivre.
- 5:09Donc l'autonomie intérieure,
- 5:10ça veut pas dire qu'on s'en fiche de la douleur de l'autre,
- 5:12en fait ?
- 5:12Absolument pas.
- 5:13L'autonomie,
- 5:14c'est plutôt la capacité de se dire
- 5:16« je suis responsable de ma propre régulation émotionnelle » .
- 5:18Le soutien de l'autre est là,
- 5:20c'est un bonus magnifique,
- 5:21mais ce n'est pas une béquille vitale sans laquelle je tombe par terre.
- 5:24Ça enlève un poids énorme à l'autre.
- 5:26Mais c'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à sa relation.
- 5:28Cesser d'attendre que l'autre fasse le job de nous rendre heureux,
- 5:31ça le libère d'un fardeau immense.
- 5:33C'est là que ça devient vraiment intéressant,
- 5:34parce que si on abandonne complètement ce modèle de la pièce de puzzle qui nous manque,
- 5:39Il nous faut bien un nouveau modèle mental,
- 5:41un autre moyen de visualiser ce qu'on est dans une relation.
- 5:45Et c'est là que le texte introduit sa fameuse métaphore centrale,
- 5:48celle du jardin intérieur.
- 5:50Oui,
- 5:50et cette image du jardin,
- 5:51elle n'est pas juste là pour faire joli ou poétique,
- 5:53elle est d'une précision psychologique redoutable.
- 5:55En fait,
- 5:56l'idée,
- 5:56c'est que chaque individu porte en lui un domaine,
- 5:59un paysage intérieur avec sa propre géographie.
- 6:01Avec ses petites collines,
- 6:03ses marécages.
- 6:04C'est ça.
- 6:05Et ce jardin,
- 6:05il a ses saisons,
- 6:06il a ses averses qui font du bien,
- 6:08mais aussi ses grosses périodes de sécheresse.
- 6:10Et pour expliquer comment ça fonctionne,
- 6:11Yves London décompose ça en deux dimensions symboliques.
- 6:15Ok,
- 6:15alors la première dimension dont parle le texte,
- 6:17c'est la terre.
- 6:18Et il l'associe à la dimension féminine.
- 6:21Et je préfère faire une petite pause tout de suite parce que quand on entend parler de dimension féminine et masculine,
- 6:25moi ça me fait toujours un peu tiquer.
- 6:27On tombe pas dans de gros clichés de genre du siècle dernier là.
- 6:30Alors c'est hyper important de faire cette clarification.
- 6:32Et d'ailleurs l'auteur est...
- 6:33très explicite là-dessus.
- 6:34Il faut totalement déconnecter ces termes de la biologie ou des rôles sociaux actuels.
- 6:40Ok.
- 6:40Donc,
- 6:41on ne parle pas des hommes et des femmes dans la vraie vie ?
- 6:43Non,
- 6:43pas du tout.
- 6:44Il utilise ces termes dans une tradition beaucoup plus symbolique,
- 6:47presque archétypale.
- 6:48Un peu comme ce que faisait Carl Jung en psychologie.
- 6:51Ah,
- 6:52l'animus,
- 6:52l'anima,
- 6:53ce genre de truc.
- 6:54Exactement.
- 6:55Chaque être humain,
- 6:56qu'il soit un homme ou une femme,
- 6:57possède ces deux dimensions en lui.
- 7:00Donc,
- 7:00la dimension féminine,
- 7:01la Terre,
- 7:02Ça représente le principe de réceptivité.
- 7:06C'est notre capacité psychique à accueillir,
- 7:09à absorber et à transformer les émotions qui nous traversent.
- 7:12D'accord,
- 7:13je vois mieux.
- 7:13C'est vraiment la capacité d'absorption de notre sol.
- 7:16Voilà.
- 7:17Parce que vivre,
- 7:18c'est ressentir,
- 7:19c'est traverser des moments de joie,
- 7:20de tendresse,
- 7:22mais aussi se prendre de plein fouet la peur,
- 7:24la honte,
- 7:25la colère ou le deuil.
- 7:26Et une terre qui est fertile,
- 7:27ce n'est pas un endroit protégé sous un dôme où il ne pleut jamais.
- 7:30Un truc artificiel.
- 7:31C'est ça.
- 7:32Une bonne terre,
- 7:33elle est capable d'absorber la pluie d'un drosorage,
- 7:36de laisser l'eau s'infiltrer pour nourrir les racines,
- 7:38plutôt que de laisser l'eau stagner ou créer des inondations.
- 7:42Et c'est là que notre petite histoire personnelle vient tout compliquer.
- 7:46Parce que,
- 7:47soyons honnêtes,
- 7:48on arrive rarement dans une relation avec un terreau parfait de jardinier professionnel.
- 7:52Ah bon,
- 7:53on en est loin.
- 7:54La plupart du temps,
- 7:55la mécanique des traumatismes qu'on a vécu vient altérer la composition même de cette terre.
- 8:00Quand on subit des rejets,
- 8:02des humiliations,
- 8:02des abandons pendant l'enfance,
- 8:04le cerveau réagit.
- 8:05Il met en place des défenses pour survivre émotionnellement.
- 8:08Et dans la métaphore du jardin,
- 8:10ça donne quoi concrètement ?
- 8:12La terre se tasse.
- 8:13Elle devient dure,
- 8:14super aride,
- 8:15compacte.
- 8:16Parce qu'à une époque,
- 8:17ressentir la tristesse ou la vulnérabilité,
- 8:19c'était beaucoup trop dangereux.
- 8:21Donc on imperméabilise notre propre sol.
- 8:23C'est fascinant ça.
- 8:25C'est vraiment comme un sol complètement craquelé au mois d'août.
- 8:29Du coup,
- 8:29quand un orage éclate,
- 8:31Disons que quand une émotion très forte surgit au milieu d'une dispute de couple,
- 8:34l'eau ne pénètre pas du tout.
- 8:36Pas une goutte.
- 8:36Elle glisse à la surface.
- 8:38Ça crée des torrents,
- 8:39des inondations,
- 8:41des réactions super disproportionnées en fait.
- 8:43De la colère de malade ou alors on fuit carrément.
- 8:46On rejette l'émotion directe parce qu'on ne sait plus comment l'accueillir.
- 8:49C'est exactement ça.
- 8:50Tu as parfaitement décrit la mécanique.
- 8:52Et cette terre aride,
- 8:53c'est elle qui sert de support au deuxième élément fondamental du jardin.
- 8:57Parce que bon,
- 8:57on a le principe d'accueil avec la terre.
- 8:59Mais il y a aussi le principe actif.
- 9:02Et ça,
- 9:02c'est les graines ?
- 9:03Voilà.
- 9:04Les graines,
- 9:05symboliquement,
- 9:05c'est la dimension masculine du jardin intérieur.
- 9:09Et si la terre représente nos émotions,
- 9:11c'est quoi les graines,
- 9:12du coup ?
- 9:13Les graines,
- 9:13ce sont toutes nos idées,
- 9:14nos croyances,
- 9:15nos valeurs,
- 9:16nos schémas de pensée.
- 9:17C'est la façon dont on perçoit le monde,
- 9:19comment on se perçoit soi-même,
- 9:20et bien sûr,
- 9:21comment on voit le couple.
- 9:22Et alors là,
- 9:23la qualité des graines,
- 9:24c'est très aléatoire.
- 9:25J'imagine qu'il y a des bonnes et des mauvaises ?
- 9:27C'est ça.
- 9:27D'un côté...
- 9:28talégraine féconde.
- 9:30Ce sont des croyances constructives,
- 9:32du style
- 9:33« je suis quelqu'un digne d'amour »
- 9:35ou bien « un désaccord avec mon partenaire,
- 9:37ça ne veut pas dire qu'on se sépare »
- 9:38ou encore
- 9:39« je peux me tromper sans que ça détruise ma valeur » .
- 9:41Ça,
- 9:42c'est des belles plantes,
- 9:42quoi.
- 9:43Exactement.
- 9:44Ces graines-là,
- 9:45si elles tombent sur une terre bien réceptive,
- 9:47ça donne des relations super saines et résilientes.
- 9:50Mais le problème,
- 9:51c'est que nos poches sont aussi pleines de vieilles mauvaises herbes.
- 9:54Et c'est bien là le nœud de toutes les crises relationnelles.
- 9:57On porte tous,
- 9:58sans exception,
- 9:59des graines abîmées.
- 10:00Des croyances complètement toxiques qu'on a héritées de nos parents,
- 10:03de la société ou de chocs passés.
- 10:05Du genre ?
- 10:06Du genre,
- 10:07si mon conjoint m'aime vraiment...
- 10:09Il doit deviner ce dont j'ai besoin sans que je lui dise.
- 10:12Ah oui,
- 10:12la fameuse lecture de pensée,
- 10:13le grand classique.
- 10:14C'est terrible ça.
- 10:15Ou alors,
- 10:17s'il y a un conflit,
- 10:18c'est la preuve que l'amour est en train de mourir.
- 10:20Et la pire,
- 10:21la plus destructrice,
- 10:23c'est de se dire au fond de soi que les gens qu'on aime vont forcément finir par nous trahir ou nous abandonner.
- 10:28Et ce qui est fou,
- 10:29si on relie ça à l'histoire de la terre sèche dont on parlait juste avant,
- 10:32c'est qu'on se marie,
- 10:33on s'engage,
- 10:34sans même avoir conscience qu'on a ces graines toxiques en nous.
- 10:37On pense juste qu'on est normaux.
- 10:38Mais oui,
- 10:39on pense que notre réaction est la seule possible face à la réalité.
- 10:42Et c'est pour ça que l'approche du texte est hyper libératrice.
- 10:46Elle déculpabilise totalement.
- 10:48Arriver dans un couple avec un sol plein de bosses et des graines pourries,
- 10:51c'est pas un échec moral.
- 10:53C'est juste la condition humaine en fait.
- 10:56C'est rassurant de l'entendre comme ça.
- 10:58Bah oui.
- 10:58Le drame,
- 10:59il vient pas du fait qu'on a des blessures.
- 11:01Le véritable piège,
- 11:02le truc qui détruit les mariages à petit feu,
- 11:05c'est quand on refuse de voir l'état de notre propre jardin.
- 11:08et qu'on exige de notre partenaire qu'il passe sa vie à camoufler nos mauvaises herbes à notre place.
- 11:14Ok,
- 11:15donc si on a tous nos vieilles graines abîmées,
- 11:18comment ça se traduit concrètement ?
- 11:19Comment on tombe dans ce piège toxique au quotidien ?
- 11:22La source donne un exemple d'école très frappant là-dessus,
- 11:24basé sur la peur de l'abandon.
- 11:26Imagine une femme qui porte cette fameuse graine toxique,
- 11:30une peur viscérale,
- 11:32panique d'être délaissée.
- 11:34C'est là,
- 11:35c'est dans son jardin,
- 11:35c'est un fait.
- 11:36Ouais,
- 11:36c'est ancré.
- 11:37Et à chaque fois que son mari prévoit de faire une soirée avec ses potes,
- 11:40paf,
- 11:41la peur s'active.
- 11:43L'angoisse monte,
- 11:44c'est une vraie souffrance.
- 11:46Et pour calmer cette brûlure tout de suite,
- 11:48son premier réflexe,
- 11:49ça va être de demander à son mari de rester à la maison.
- 11:52En fait,
- 11:53elle cherche à modifier l'environnement extérieur pour ne pas avoir à ressentir la douleur à l'intérieur.
- 11:58Et le mari,
- 11:59lui,
- 11:59surtout au début,
- 11:59quand ils sont super amoureux,
- 12:01il va dire oui pour être sympa.
- 12:03Il va réduire ses sorties,
- 12:04s'isoler un petit peu en se disant...
- 12:06C'est ça de faire des compromis,
- 12:07je la protège.
- 12:09C'est un peu l'équivalent de mettre un vieux pansement sur une fracture ouverte en espérant que l'os va se ressouder tout seul.
- 12:14C'est exactement ça,
- 12:15c'est l'analogie parfaite.
- 12:17Parce que ça ne guérit strictement rien,
- 12:19c'est juste une illusion de contrôle.
- 12:21Le fait qu'il reste sur le canapé tous les soirs,
- 12:23ça ne change pas d'un millimètre la racine de la graine abîmée dans le cerveau de sa femme.
- 12:27La peur de l'abandon,
- 12:28elle est toujours là,
- 12:29bien vivante.
- 12:30Elle hiberne juste quoi.
- 12:31Même pas.
- 12:32La psychologie humaine fait que,
- 12:34comme cette angoisse n'est pas traitée,
- 12:36Elle va muter.
- 12:37Elle va inévitablement se trouver une nouvelle cible.
- 12:40Ah ouais,
- 12:40c'est le puissant fond.
- 12:42Donc si c'est plus les soirées potes,
- 12:43ça va être quoi ?
- 12:44Un appel qu'il rate pendant qu'il est au bureau ?
- 12:46Exactement.
- 12:47Le niveau d'exigence va monter.
- 12:49L'angoisse va se décaler sur un texto lu mais où il ne répond pas dans l'heure.
- 12:53Ou alors un petit voyage d'affaires de deux jours,
- 12:55ça va devenir une crise diplomatique.
- 12:57Ou même juste lui qui discute avec une collègue.
- 13:00Et le mari,
- 13:01qui pensait sincèrement bien faire,
- 13:02il s'est transformé en ce que le texte appelle...
- 13:04Le jardinier chargé de dissimuler les mauvaises herbes de l'autre.
- 13:08C'est chaud.
- 13:09On lui demande d'amputer une partie de sa vie juste pour que l'autre n'ait pas à croiser ses propres démons.
- 13:13C'est ça,
- 13:14il doit limiter son propre jardin.
- 13:16C'est terrifiant parce que ça se met en place sous couvert de l'amour.
- 13:19Genre,
- 13:20je fais ça pour te rassurer.
- 13:22Mais du coup,
- 13:22ça pose une vraie question sur l'équilibre du couple.
- 13:26Elle est où la limite ?
- 13:28Parce que si on dit tout le temps non pour pas nourrir l'angoisse de l'autre,
- 13:31on a un peu l'impression d'être un monstre,
- 13:32non ?
- 13:33Quelle est la frontière entre accompagner son partenaire avec bienveillance et commencer à organiser toute sa putain de vie autour de ses névroses ?
- 13:42Alors là,
- 13:43tu touches au cœur de la complexité d'une relation longue.
- 13:46C'est vraiment une ligne de crête.
- 13:47Évidemment,
- 13:48la confiance,
- 13:48ça demande d'être un minimum fiable.
- 13:51L'idée,
- 13:51c'est pas du tout de devenir un gros égoïste et de dire à l'autre
- 13:54« c'est ton jardin,
- 13:54c'est ton problème,
- 13:55débrouille-toi,
- 13:55moi je fais ma vie » .
- 13:56Ok.
- 13:57Donc la transparence,
- 13:58le respect,
- 13:58ça reste la base.
- 13:59Indiscutable.
- 14:01Mais le vrai amour ?
- 14:02Le comportement d'un partenaire sain,
- 14:04c'est pas de construire un immense bunker autour de l'autre pour l'empêcher de ressentir sa fragilité.
- 14:09C'est plutôt de,
- 14:10je sais pas,
- 14:10rester à côté de lui pendant que la tempête souffle.
- 14:12Mais c'est exactement ça l'image.
- 14:14L'objectif,
- 14:15c'est de l'aimer,
- 14:15de le soutenir,
- 14:16de l'encourager,
- 14:17pendant que lui-même,
- 14:18il fait le taf hyper courageux d'affronter ses propres peurs.
- 14:21En fait,
- 14:21je peux pas arracher les mauvaises herbes dans le crâne de mon conjoint.
- 14:25C'est physiquement et psychologiquement impossible.
- 14:27Chacun sa terre.
- 14:28Voilà.
- 14:28Par contre,
- 14:29je peux lui apporter ma présence,
- 14:30de la douceur.
- 14:32De l'eau métaphorique,
- 14:32tu vois,
- 14:33pendant que lui,
- 14:33il fait son propre désherbage.
- 14:36C'est ça,
- 14:36l'alliance des jardiniers.
- 14:38Chacun est souverain sur son lot peint de terre.
- 14:41Alors,
- 14:42qu'est-ce que tout ça signifie concrètement au quotidien ?
- 14:45Parce qu'en théorie,
- 14:45sur le papier,
- 14:46c'est magnifique.
- 14:47Mais la vraie vie,
- 14:48c'est un mardi soir,
- 14:49t'es rincé par le boulot,
- 14:50tu rentres,
- 14:50il y a une dispute qui éclate.
- 14:52Comment on applique cette belle philosophie ?
- 14:55Comment on arrête la spirale de
- 14:57« c'est ta faute »
- 14:58pour devenir ces fameux jardiniers conscients ?
- 15:00Liv London propose un basculement radical dans la façon de gérer les embrouilles.
- 15:05Le réflexe pavlovien classique,
- 15:07c'est l'accusation.
- 15:08C'est « tu me fais ressentir ceci » .
- 15:11tu m'énerves.
- 15:13La pratique du jardinier,
- 15:14au contraire,
- 15:14c'est l'observation interne.
- 15:16Ok,
- 15:16prenons un exemple de tous les jours pour illustrer.
- 15:20Allez.
- 15:21Un scénario banal.
- 15:22Un homme se braque d'un coup,
- 15:24il hausse le ton,
- 15:25il devient limite agressif ou sarcastique juste parce que sa femme lui a fait une toute petite remarque sur,
- 15:30je sais pas,
- 15:30le rangement du salon.
- 15:32Le grand classique.
- 15:33La remarque hyper anodine qui est reçue comme une déclaration de guerre nucléaire.
- 15:37Mais mécaniquement,
- 15:37pourquoi est-ce réagi comme ça le gars ?
- 15:39Si on zoome sur son jardin intérieur,
- 15:41on voit qu'il réagit de façon disproportionnée parce qu'il a une graine toxique très spécifique en lui.
- 15:46Souvent,
- 15:46c'est lié à un vieux sentiment de honte ou à l'exigence de performance.
- 15:50Ah,
- 15:51le mythe de la perfection.
- 15:52Voilà,
- 15:53la croyance profonde et inconsciente,
- 15:55c'est « si je fais une erreur,
- 15:56si on me critique,
- 15:57je perds ma valeur en tant qu'homme » .
- 15:59Pour son cerveau limbique,
- 16:00la remarque de sa femme,
- 16:01c'est pas
- 16:02« chéri, l'aspirateur est mal passé » ,
- 16:04c'est une menace de mort sur son identité.
- 16:06Donc,
- 16:06instinct de survie,
- 16:07il attaque.
- 16:08Et donc,
- 16:08à cet instant précis,
- 16:09c'est quoi son taf de jardinier ?
- 16:11C'est quand même pas de hurler pour la faire taire.
- 16:13Ah bah non,
- 16:13surtout pas.
- 16:14Son boulot d'adulte,
- 16:15c'est de stopper net la projection.
- 16:17Il doit s'arrêter et accueillir l'inconfort horrible qui monte en lui.
- 16:21Il doit réaliser,
- 16:22ok,
- 16:22cette brûlure dans ma poitrine,
- 16:24cette grosse envie d'attaquer ma femme,
- 16:26c'est pas elle qui la crée.
- 16:27C'est ma vieille graine de honte qui vient de s'activer.
- 16:29C'est un sacré niveau de conscience.
- 16:31Et la femme,
- 16:32dans l'histoire,
- 16:33elle fait quoi ?
- 16:34Elle doit marcher sur des oeufs et plus rien dire ?
- 16:36Non,
- 16:37ça,
- 16:37ce serait retomber dans le piège de la dissimulation.
- 16:39Son rôle à elle,
- 16:40c'est d'exprimer ses besoins calmement,
- 16:42avec respect,
- 16:43sans mépris.
- 16:45Mais elle n'a pas à prendre en charge la colère de son mari ou à s'excuser d'exister.
- 16:49C'est un peu de la haute voltige émotionnelle,
- 16:51ce truc.
- 16:52Et si on reprend le tout premier exemple de l'épisode ?
- 16:55Tu sais,
- 16:55l'anniversaire oublié.
- 16:57Ah oui,
- 16:58c'est le cas d'application Parfait.
- 17:00Avec l'ancien modèle,
- 17:00on l'a vu,
- 17:01la réaction,
- 17:01c'est « t'as oublié la date,
- 17:03donc tu te fiches de moi,
- 17:05t'es le bourreau et moi la victime » .
- 17:06Mais avec ce nouveau modèle,
- 17:08on regarde son propre sol.
- 17:10Donc on dit quoi à la place ?
- 17:12On peut dire un truc du genre
- 17:14« quand je vois que tu as oublié,
- 17:16ça me fait une douleur énorme parce que ça vient arroser une très vieille croyance chez moi qui me hurle que je suis quelqu'un d'insignifiant,
- 17:23que je suis invisible aux yeux des autres » .
- 17:25Wow !
- 17:26L'énergie,
- 17:27elle change du tout au tout.
- 17:28On ne pointe plus un flingue sur le front de l'autre.
- 17:30On ouvre un peu la porte de son jardin,
- 17:32on montre ses dégâts en étant super vulnérable.
- 17:35Mais petite pause.
- 17:37Est-ce que ça veut dire que le gars qui a zappé l'anniversaire,
- 17:39il s'en tire bien ?
- 17:40Genre,
- 17:40ah bah,
- 17:42c'est ta blessure,
- 17:42c'est ton problème,
- 17:43moi j'ai rien fait.
- 17:44Ah mais pas du tout !
- 17:45Et la source est super stricte là-dessus.
- 17:47Observer son jardin intérieur,
- 17:49c'est pas un passe magique qui efface la responsabilité de nos actes.
- 17:51Mon gros...
- 17:52Celui qui a oublié l'anniversaire a objectivement fait une connerie.
- 17:55Il a manqué d'attention,
- 17:57c'est un fait,
- 17:57il doit s'excuser sincèrement,
- 17:59faire un effort et réparer le truc.
- 18:01La grosse nuance,
- 18:01par contre,
- 18:02c'est que la relation n'est plus prise en otage par cet événement.
- 18:05L'oubli se transforme plus en procès tribunal sur la valeur de l'amour,
- 18:08quoi.
- 18:09Exactement.
- 18:09On fait la part des choses.
- 18:11Ok,
- 18:11donc cultiver ce fameux jardin à deux,
- 18:13c'est vraiment un travail proactif.
- 18:15Faut arracher nos mauvaises habitudes,
- 18:17la comparaison,
- 18:18le mépris,
- 18:19la boudrie.
- 18:20Et si on pousse la métaphore jusqu'au bout,
- 18:23un jardin,
- 18:24ça vit aussi avec les saisons.
- 18:25Faut accepter ça.
- 18:26Oui,
- 18:27et c'est une notion d'une sagesse incroyable.
- 18:29Aucun jardin n'est rempli de fleurs qui pètent de couleurs 365 jours par an.
- 18:33Ce serait louche même.
- 18:34C'est clair.
- 18:36Attendre d'un mariage qu'il soit une explosion de bonheur et d'enthousiasme permanent,
- 18:39c'est une hérésie totale.
- 18:41Il y a des printemps merveilleux,
- 18:43des étés hyper passionnés,
- 18:45mais il faut aussi faire avec les automnes où la routine s'installe et les hivers bien rudes.
- 18:50Les moments où on est juste épuisé.
- 18:52Voilà,
- 18:52la fatigue des enfants,
- 18:54du boulot,
- 18:55des phases où on a juste besoin de se replier sur soi,
- 18:57de silence,
- 18:59d'avoir un peu d'espace.
- 19:00Un bon jardinier,
- 19:01il ne panique pas quand les arbres perdent leurs feuilles en novembre.
- 19:03Il sait que c'est un cycle naturel.
- 19:05Faut un sacré lâcher prise pour accepter ces phases creuses.
- 19:08Mais ça me semble hyper important de le préciser.
- 19:11Accueillir les fragilités de l'autre,
- 19:13accepter ses zones d'ombre ou ses saisons hivernales,
- 19:16ça doit pas devenir une excuse pour tout encaisser.
- 19:17Il y a une limite de sécurité à un moment.
- 19:21C'est la limite absolue et non négociable du modèle d'Yves London.
- 19:24Accompagner l'autre et être patient avec ses névroses,
- 19:27ça veut absolument jamais dire qu'il faut tolérer la moindre violence,
- 19:30que ce soit physique,
- 19:31verbale ou psycho.
- 19:32C'est crucial de le rappeler.
- 19:33L'empathie,
- 19:34ça doit pas être un prétexte pour se faire détruire.
- 19:36Surtout pas.
- 19:37Ça ne cautionne aucune humiliation répétée,
- 19:39aucune manipulation.
- 19:41Un jardin,
- 19:42il ne peut pas grandir sereinement si quelqu'un vient tous les jours piétiner les pousses ou verser du désherbant toxique dessus.
- 19:47Face à des comportements destructeurs,
- 19:49ta responsabilité,
- 19:50c'est plus d'arroser les petites fleurs avec amour.
- 19:51Ta responsabilité,
- 19:53c'est de poser des barrières en béton,
- 19:54d'aller chercher de l'aide chez un pro ou carrément de te mettre en sécurité en partant.
- 19:59Donc,
- 19:59pour synthétiser un peu tout ce qu'on vient de voir,
- 20:01c'est un changement de paradigme complet.
- 20:04La relation sur le long terme ?
- 20:05C'est pas une tentative épuisante de forcer son partenaire à boucher nos trous affectifs.
- 20:09Et c'est pas non plus une guerre pour forcer nos propres graines à pousser chez l'autre.
- 20:14C'est la plus belle conclusion possible.
- 20:16C'est vraiment l'union de deux adultes responsables,
- 20:18qui décident de mettre en commun leur domaine pour créer un espace plus grand.
- 20:23Et dans cet espace-là,
- 20:24la paix,
- 20:24c'est plus l'absence de dispute.
- 20:26Ça,
- 20:26c'est une illusion de gamin.
- 20:27La vraie paix,
- 20:28c'est la capacité de traverser la tempête en pleine conscience,
- 20:31sans se massacrer.
- 20:32En se disant
- 20:34« Ouais, je vois que tu saignes » .
- 20:35Je vois que je saigne aussi,
- 20:36mais on va naviguer ensemble,
- 20:38sans couler le bateau.
- 20:39Adieu la fameuse moitié parfaite qui tombe du ciel.
- 20:42On est des entités complexes,
- 20:44des vrais jardins qu'il faut chérir.
- 20:46Et pour finir cette exploration,
- 20:48il y a une dernière pensée dans la conclusion de l'auteur qui m'a pas mal frappé.
- 20:51Ça pousse le truc encore plus loin que juste le couple.
- 20:54Oui,
- 20:55ça ouvre une perspective qui donne presque le vertige.
- 20:57L'auteur explique que quand un couple arrive à ce niveau de maturité,
- 21:00les bénéfices ne s'arrêtent pas à leur petite bulle privée.
- 21:02La source dit texto que ça impacte la...
- 21:05qualité de la vie que nous faisons grandir autour de nous.
- 21:08Comment ça déborde sur l'extérieur concrètement ?
- 21:11Faisons un petit calcul mental.
- 21:12Imagine la quantité d'énergie phénoménale qu'un couple toxique ou dysfonctionnel crame tous les jours.
- 21:18L'énergie perdue à fliquer l'autre,
- 21:20à essayer de le réparer,
- 21:21les ruminations à 3h du mat,
- 21:23les reproches non-stop sur ce qui manque.
- 21:25C'est un puissant fond énergétique.
- 21:27Un gouffre.
- 21:28Maintenant,
- 21:28imagine que ce couple décide d'arrêter cette guerre ridicule.
- 21:31Chacun retourne dans son propre jardin pour s'en occuper paisiblement.
- 21:35Toute cette énergie de contrôle et d'angoisse,
- 21:37elle disparaît.
- 21:38Elle est libérée.
- 21:39Et cette énergie,
- 21:40elle doit bien servir à un truc.
- 21:42Mais oui.
- 21:43Imagine la paix,
- 21:44la créativité que ce surplus d'énergie peut générer.
- 21:48Un amour qui passe plus son temps en mode survie ou urgence,
- 21:51il va naturellement déborder.
- 21:52Cette énergie,
- 21:53elle va nourrir l'éducation des enfants,
- 21:55avec vachement plus de patience.
- 21:56Elle va booster les amitiés,
- 21:58les projets pros,
- 21:58la vie de quartier.
- 22:00Le couple devient une ressource lumineuse pour les autres,
- 22:03au lieu d'être un trou noir de névrose.
- 22:05C'est une vision hyper puissante.
- 22:07Se dire que régler ses propres problèmes intérieurs,
- 22:10c'est finalement un cadeau qu'on fait à la société tout entière.
- 22:14Le couple comme point de départ d'un monde un peu plus sain,
- 22:17c'est une réflexion qui mérite qu'on s'y attarde.
- 22:20On peut clôturer cette analyse en se posant une petite question perso.
- 22:24Si on jette un oeil à notre propre terre aujourd'hui,
- 22:27quelles sont les graines qui sont silencieusement en train d'y pousser ?
- 22:31Est-ce qu'elles nourrissent notre espace ?
- 22:33Ou est-ce qu'elles étouffent ceux qu'on aime ?
- 22:34A très bientôt sur The Frogatencast.