Latest / Nouvelle Acropole France Podcast / Alchimie intérieure : le plomb c'est notre mental.
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- 0:00SPEAKER_01: Les podcasts de Nouvelle
- 0:07SPEAKER_00: Acropole France La chimie est une science traditionnelle très ancienne qui s'occupe de l'art de la transmutation.
- 0:15SPEAKER_00: En général, quand on la définit, on dit qu'il s'agit de comment transmuter le plomb en or.
- 0:21SPEAKER_00: L'idée de transmutation est importante à comprendre puisqu'elle n'est pas synonyme de se transformer.
- 0:32SPEAKER_00: Se transformer, c'est changer de forme.
- 0:35SPEAKER_00: Se transmuter, c'est changer d'état.
- 0:39SPEAKER_00: Nos corps se transforment, ce n'est pas sûr qu'on se transmute.
- 0:46SPEAKER_00: Pour obtenir une transmutation, il faut donc un changement soit au niveau de notre corps, au niveau de notre organisation physique, soit au niveau de notre outil de base fondamental pour l'alchimie spirituelle ou philosophique, qui est le mental.
- 1:11SPEAKER_00: C'est par là qu'il commence l'alchimie.
- 1:14SPEAKER_00: Il y a plusieurs types d'alchimie, il y a différents niveaux.
- 1:17SPEAKER_00: Ce que les gens connaissent le plus, c'est l'alchimie matérielle, qui peut se faire avec des pierres, des métaux, ou à travers des végétaux.
- 1:27SPEAKER_00: Et ça s'appelle la spagyrie.
- 1:29SPEAKER_00: Mais moi, je ne vais pas parler de ça aujourd'hui.
- 1:33SPEAKER_00: Pour l'alchimie, l'essentiel, c'est de découvrir ce qui est derrière les apparences et l'essence de chaque élément matériel comme mental.
- 1:47SPEAKER_00: Le plomb, la matière première pour une alchimie philosophique ou spirituelle, c'est finalement notre mental.
- 1:59SPEAKER_00: Le plomb, la matière première, est dans notre mental.
- 2:06SPEAKER_00: Ce mental, en général, est dominé par les impulsions inconscientes parfois il est dominé par des passions, par des faux jugements, des préjugés, et il est important que ce mental puisse se centrer, se purifier et voir clair, comprendre et vivre clairement.
- 2:32SPEAKER_00: Donc je vais vous amener petit à petit à voir comment, à travers un processus alchimique, nous pouvons passer de nos préjugés, de nos altérations, à quelque chose de plus unifié, plus centré et plus déterminant.
- 2:54SPEAKER_00: Pas l'intellect, comprenons-le bien, il ne s'agit pas de l'intellect qui apprend, qui étudie, qui est analytique.
- 3:04SPEAKER_00: Les capacités du mental dont je vous parle sont la capacité de voir le mental, s'il est bien centré, il peut voir global.
- 3:17SPEAKER_00: Il peut voir des choses unifiées, c'est-à-dire le mental dont je vous parle, celui que vous avez tous, il s'intéresse par l'ensemble et pas par la partie.
- 3:31SPEAKER_00: Si nous commençons à réfléchir et à comprendre les choses dans une vision d'ensemble, et pas une dimension de partie, partie qui compose les choses, nous pouvons unifier notre conscience.
- 3:49SPEAKER_00: Voilà, c'est l'idée de ce que nous voulons.
- 3:53SPEAKER_00: L'objectif de l'alchimiste est de raffiner les matériaux qu'il a, les rendre chaque fois plus purs et éclatants.
- 4:03SPEAKER_00: Et dans notre cas, ce qu'on veut raffiner, c'est notre mental, pour qu'il devienne plus subtil, devienne plus clair, davantage discernant, et capable d'être un support à l'intuition, pour qu'il puisse capter.
- 4:20SPEAKER_00: C'est un bon programme.
- 4:24SPEAKER_00: On va parler du travail à faire, et après vous verrez si vous voulez travailler pour construire votre athanor, c'est-à-dire le four intérieur, dans laquelle vous allez essayer de transmuter vos matériaux.
- 4:45SPEAKER_00: L'Atanor est cette sorte de vase qui était chauffé par les alchimistes pour créer ces transmutations et il devait apparaître au-dessus de cet Atanor une sorte de phénix ou de feu qui représentait la transmutation.
- 5:03SPEAKER_00: Vous avez vu, quand on prend un métal quelconque et on le soumet à la flamme, le métal change de couleur et il donne sa véritable énergie et on voit la couleur de ce métal.
- 5:20SPEAKER_00: Si vous ne l'avez pas vu, c'est intéressant.
- 5:22SPEAKER_00: d'échauffer un morceau de fer, vous verrez qu'il va se colorier au rouge, par exemple.
- 5:28SPEAKER_00: Donc, par l'excitation et la sublimation dans le feu, ils arrivent à donner le meilleur, le plus haut qu'ils ont.
- 5:37SPEAKER_00: Quand un être humain est capable de faire la même chose, c'est-à-dire de produire en lui-même ce qui est meilleur, c'est-à-dire enlever ce qui nous empêche, ce qui nous retient, de partager ce que nous sommes vraiment, bon, on peut dire qu'il se transmute.
- 5:56SPEAKER_00: On ne peut pas le faire peut-être d'emblée, comme toute la journée, mais nous devons commencer à au moins se donner, de dire, bon, le matin je me donne 15 minutes, 10 minutes, parce que contrairement à ce qu'on pense, il ne faut pas autant de temps.
- 6:13SPEAKER_00: Ce qu'il faut, c'est être décidé.
- 6:16SPEAKER_00: Mais pas le temps.
- 6:18SPEAKER_00: Si on est décidé, un peu de temps, on peut faire.
- 6:22SPEAKER_00: Qu'est-ce qu'on doit faire
- 0:00UNKNOWN: ?
- 6:23SPEAKER_00: La première chose, reconnaître l'observateur par rapport à l'agent qui fait.
- 6:31SPEAKER_00: Il y a quelqu'un chez vous qui observe ce que vous faites.
- 6:34SPEAKER_00: Il y a quelqu'un chez vous qui fait les choses.
- 6:38SPEAKER_00: Il y a deux étages dans l'entonnemental, si on veut résumer.
- 6:42SPEAKER_00: Un qui est observateur, et c'est cet observateur qu'il faut identifier.
- 6:48SPEAKER_00: Pourquoi faire
- 0:00UNKNOWN: ?
- 6:49SPEAKER_00: Mais pour qu'il observe tout le temps, et qu'il attire l'attention.
- 6:53SPEAKER_00: Parce que c'est l'observateur qui va dire« Oh, attention, tu vas te gourer.
- 6:58SPEAKER_00: Fais attention à droite, à gauche.
- 7:01SPEAKER_00: » C'est lui qu'il faut petit à petit identifier et travailler avec lui, l'observateur.
- 7:08SPEAKER_00: Parce que les agents qui font le boulot, on les connaît.
- 7:13SPEAKER_00: Mais il nous faut l'observateur.
- 7:16SPEAKER_00: Parce que dans l'observateur, il y a votre véritable identité et pas dans celui qui fait.
- 7:22SPEAKER_00: Donc ça, c'est très important comme premier exercice.
- 7:25SPEAKER_00: Pour cela, il faut un peu de silence.
- 7:30SPEAKER_00: Il y a trois choses qui sont importantes à obtenir dans une toute petite pratique.
- 7:35SPEAKER_00: L'immobilité, le silence et le vide.
- 7:41SPEAKER_00: Cinq minutes
- 0:00UNKNOWN: !
- 7:43SPEAKER_00: Cinq minutes d'immobilité à laquelle on ajoute silence et le maximum de vide possible grâce à la respiration.
- 7:55SPEAKER_00: Ça se travaille avec la respiration.
- 7:57SPEAKER_00: C'est-à-dire, respiration en profondeur, on inspire, on gonfle le ventre.
- 8:06SPEAKER_00: Dans l'inspiration, on met le plus bas possible le ventre, le plus bas possible le ventre, dans ce qu'on fait, et une fois qu'on a le globe, on remonte.
- 8:23SPEAKER_00: Et on descend.
- 8:25SPEAKER_00: Et on remonte.
- 8:27SPEAKER_00: Et on descend.
- 8:28SPEAKER_00: Parce que le diaph' est un piston.
- 8:33UNKNOWN: Oui?
- 8:33SPEAKER_00: Ça monte, ça descend.
- 8:36SPEAKER_00: Et ça, vous l'avez, vous êtes né avec.
- 8:39SPEAKER_00: Si vous faites de l'exercice, à la fin ça se muscle et c'est très peu cher.
- 8:47SPEAKER_00: Il faut utiliser nos moyens.
- 8:48SPEAKER_00: On est né avec les moyens de s'en sortir.
- 8:51SPEAKER_00: On n'a besoin de rien d'autre.
- 8:53SPEAKER_00: L'inconscient, il est important.
- 8:56SPEAKER_00: Je ne dis pas l'existence de l'inconscient, comprenez-moi bien.
- 8:59SPEAKER_00: Il va vous donner des matériaux, des inspirations, ce que vous voulez, mais il vous faut un observateur et un autre qui est acteur.
- 9:10SPEAKER_00: Il y a un observateur qui a une présence silencieuse.
- 9:14SPEAKER_00: Parce qu'on ne peut pas apprendre à quelqu'un.
- 9:18SPEAKER_00: Il faut que quelqu'un accepte d'apprendre.
- 9:20SPEAKER_00: On peut donner les tuyaux, on peut donner les béabats de comment on fait, mais il faut que chacun le fasse.
- 9:29SPEAKER_00: Les alchimistes pensaient, inspirés de la philosophie hermétique qui est née à Alexandrie en Égypte, que comme il est en haut, c'est comme ce qui est en bas.
- 9:41SPEAKER_00: C'est-à-dire que les lois du ciel se projettent sur la terre, et que quand elles s'expriment sur la terre, elles renvoient des messages célestes au ciel pour créer une sorte d'union entre justement ce qui apparemment est différencié, ciel-terre, esprit-matière, mais que pour l'alchimie, les deux vont ensemble.
- 10:07SPEAKER_00: La substance porte l'intelligence et l'intelligence est supportée par la substance.
- 10:16SPEAKER_00: Ça a l'air un peu bizarre, mais non.
- 10:19SPEAKER_00: Quand vous êtes en colère ou quand il y a des problèmes, vous somatisez, on dit.
- 10:25SPEAKER_00: Donc immédiatement, votre psychisme, votre mental agit sur votre corps.
- 10:32SPEAKER_00: Non
- 0:00UNKNOWN: ?
- 10:32SPEAKER_00: Oui.
- 10:33SPEAKER_00: Et quand
- 0:00UNKNOWN: ?
- 10:36SPEAKER_00: votre psyché va bien, votre mental va mieux, vous pouvez faire avec votre corps des choses que vous n'imaginez pas.
- 10:46SPEAKER_00: Donc, nous ne sommes pas séparés, nous sommes liés ou reliés.
- 10:53SPEAKER_00: Il faut pour cela qu'on parvienne à communiquer avec ces plans différents.
- 11:00SPEAKER_00: Donc, l'idée centrale, c'est de trouver les analogies, les relations entre les choses.
- 11:07SPEAKER_00: Pour les alchimistes, il y a, comme vous le savez, quatre éléments, la terre, l'eau, l'air, le feu, qui représentent quatre plans de nous-mêmes.
- 11:22SPEAKER_00: Et on a un corps physique, donc notre terre est là, nous avons des énergies, L'eau, c'est l'énergie.
- 11:34SPEAKER_00: Nous avons notre monde des émotions aériennes, rapides, notre atmosphère.
- 11:43SPEAKER_00: Parfois c'est foudroyant, parfois c'est calme plat, mais c'est un peu aérien tout ça, vous voyez.
- 11:49SPEAKER_00: Et nous avons notre feu, qui est notre mental.
- 11:54SPEAKER_00: Nous avons en nous les quatre éléments.
- 11:58SPEAKER_00: de ce point de vue.
- 12:00SPEAKER_00: Et l'idée centrale est donc comment travailler avec ça.
- 12:03SPEAKER_00: Il parle de trois états.
- 12:06SPEAKER_00: Il y a le sel pour la terre, il y a le mercure pour le monde lunaire intermédiaire, aquatique et aérien, et vous avez le soufre pour le feu ou le soleil.
- 12:24SPEAKER_00: Et en même temps, Pour pouvoir faire l'œuvre, l'œuvre c'est l'œuvre de transmutation, et peu importe le type d'alchimie, il y a trois phases.
- 12:40SPEAKER_00: L'œuvre au noir, nigredo, je vous l'expliquerai tout à l'heure, l'œuvre au blanc, albedo, et l'œuvre au rouge, rubedo.
- 12:53SPEAKER_00: L'essentiel, c'est de comprendre que l'œuvre au noir est cette œuvre qui nous amène, cet acte d'aller vers la profondeur, vers ce qui est parfois dissous, pourri, désintégré.
- 13:21UNKNOWN: Et
- 13:21SPEAKER_00: Quand on a un problème, il faut aller au fond du problème.
- 13:27SPEAKER_00: Et si le problème est réel, il sera vu par nous comme un agent de dissolution ou de destruction ou une menace.
- 13:43SPEAKER_00: C'est pour ça qu'on dit que la première chose, c'est d'y aller vers la profondeur Et ça s'appelle la phase de pourriture ou de dissolution.
- 13:57SPEAKER_00: Si on vient d'extraire des minéraux, des minéraux de la mine, et vous savez, le fer, l'or, n'apparaît pas en lingot.
- 14:09SPEAKER_00: Il est plein d'autres matières.
- 14:13SPEAKER_00: Donc il va falloir...
- 14:15SPEAKER_00: dissoudre tous ces éléments-là pour pouvoir extraire le métal ou la molécule, si c'est une plante qui nous intéresse.
- 14:28SPEAKER_00: Dans notre cas, par rapport à l'alchimie spirituelle, philosophique, c'est lui qui doit se décomposer C'est lui qui va apprendre à se dissoudre.
- 14:43SPEAKER_00: C'est notre ego personnel.
- 14:46SPEAKER_00: C'est une bonne nouvelle, mais pas très populaire.
- 14:52SPEAKER_00: Nous avons nous-mêmes une double nature.
- 14:58SPEAKER_00: Parfois, elle est plus agissante une que l'autre.
- 15:03SPEAKER_00: La nature la plus quotidienne, c'est notre ego personnel.
- 15:09SPEAKER_00: Moi-moi.
- 15:10SPEAKER_00: Les enfants commencent toujours« moi, moi, moi»,« c'est à moi, c'est à moi».
- 15:18SPEAKER_00: L'ego personnel travaille avec un verbe qui s'appelle« avoir»,« posséder».
- 15:26SPEAKER_00: Il est utile s'il est dirigé.
- 15:30SPEAKER_00: Parce que cet égo personnel, je l'appelle le majordome de la maison, qui peut s'occuper de l'administration, de plein de choses, pour nous organiser et voir le monde d'une manière analytique.
- 15:48SPEAKER_00: Il y a toujours un détail pour l'ego personnel.
- 15:50SPEAKER_00: Mais il n'y a rien, il y a ça.
- 15:52SPEAKER_00: Il y a ça.
- 15:54SPEAKER_00: Et on se perd dans ce détail.
- 15:56SPEAKER_00: Et donc les gens me disent c'est affolant dans la journée je suis distrait par ceci, par cela, etc.
- 16:06SPEAKER_00: Bon, mais ça veut dire que l'ego personnel a pris le commandement.
- 16:11SPEAKER_00: Et de qui
- 0:00UNKNOWN: ?
- 16:12SPEAKER_00: De quoi
- 0:00UNKNOWN: ?
- 16:13SPEAKER_00: De nous-mêmes.
- 16:14SPEAKER_00: Et sans laisser entrer notre esprit, notre véritable conscience, notre soi, notre moi supérieur, comme vous voulez l'appeler.
- 16:24SPEAKER_00: Donc le premier qu'il faut travailler, c'est l'ego personnel.
- 16:32SPEAKER_00: Et pour le dissoudre, le couper en morceaux, mais après le rééduquer.
- 16:41SPEAKER_00: Comme je vous ai dit, c'est un parfait majordome de la maison.
- 16:45SPEAKER_00: Donc, il peut vraiment nous être très utile, mais il faut quand même l'éduquer.
- 16:51SPEAKER_00: Et comme ni la société, ni l'éducation que nous avons reçue nous a permis de maîtriser et d'éduquer l'ego personnel, il y a du travail dans l'œuvre au noir, au nigredo.
- 17:07SPEAKER_00: C'est comment briser nos préjugés, comment briser nos fausses structures de pensée.
- 17:17SPEAKER_00: Parfois, on voit quelque chose et on a tout de suite l'idée« c'est comme ça».
- 17:23SPEAKER_00: Et on ne continue pas à réfléchir pour voir si peut-être ce qui est venu comme première idée était vraiment la bonne.
- 17:30SPEAKER_00: En philosophie, en général, on se méfie de nos premières pensées, parce que ce sont ce qui sont à la surface.
- 17:40SPEAKER_00: Ils vont réagir par rapport à nos passions, à nos intérêts, etc., mais ils ne sont pas certains d'être ce qui sont justes.
- 17:48SPEAKER_00: Vous voyez
- 0:00UNKNOWN: ?
- 17:49SPEAKER_00: Donc c'est pour ça qu'il faut apprendre à dissoudre, à déstructurer ces mécanismes qui nous portent.
- 17:59SPEAKER_00: Vous ne pouvez pas vous rendre compte jusqu'à quel point, dans la journée, nous sommes peu conscients.
- 18:05SPEAKER_00: Parce qu'on a laissé à l'ego personnel gérer tous nos automatismes.
- 18:10SPEAKER_00: C'est-à-dire, quand on se lève, on ne dit pas« je m'élève».
- 18:16SPEAKER_00: Quand on fait ce geste-là, on ne dit pas« j'écarte mon bras».
- 18:21SPEAKER_00: On n'est pas dedans.
- 18:24SPEAKER_00: On n'habite pas notre structure.
- 18:27SPEAKER_00: Il y a d'autres qui le font mécaniquement.
- 18:31SPEAKER_00: Nous pensons que c'est génial d'agir sans conscience.
- 18:36SPEAKER_00: et l'ego personnel qui aime faire ce qu'il veut et pas ce qu'il faut, parce qu'il y a ce qu'on veut et ce qu'il faut, ce n'est pas toujours évident de faire coïncider ça.
- 18:48SPEAKER_00: Bon, mais il profite.
- 18:50SPEAKER_00: Ça, c'est ce qu'on appelle l'œuvre au noir.
- 18:54SPEAKER_00: La confrontation avec son ego personnel qui sont nos égoïsmes, nos envies de possession, nos envies de nous montrer je suis la star, je suis le meilleur, etc.
- 19:09SPEAKER_00: L'autre, méchant.
- 19:10SPEAKER_00: S'on sort de là, parce qu'on est en profondeur, on peut passer à l'œuvre dite au blanc, au albédo.
- 19:24SPEAKER_00: Elle représente la purification, le blanchiment de la substance.
- 19:30SPEAKER_00: Et ça veut dire qu'on purifie notre ego personnel et surtout à travers notre mental.
- 19:36SPEAKER_00: Et on apprend à le voir.
- 19:38SPEAKER_00: Parce que pour le purifier, il faut que je observe mon ego.
- 19:44SPEAKER_00: Parfois, on est tellement dans l'ego qu'on ne se rend même pas compte qu'il y a un autre, qui est un observateur silencieux, assez sage, qui finalement sait pas mal de choses, mais auquel on ne s'intéresse pas beaucoup.
- 19:58SPEAKER_00: Avec cette purification, ce blanchiment, avec la lumière de la conscience, on va être capable d'observer l'ego et de pouvoir un peu le redresser.
- 20:13SPEAKER_00: Vous voyez
- 0:00UNKNOWN: ?
- 20:14SPEAKER_00: Le purifier, disons qu'il puisse émerger de l'obscurité et être au service.
- 20:26SPEAKER_00: Ça, c'est l'œuvre au blanc, qui est une œuvre de purification.
- 20:31SPEAKER_00: La première était on y va en profondeur pour faire face aux obstacles, et là, on remonte...
- 20:43SPEAKER_00: Certains le comparent au niveau métallique à l'argent, comme métal.
- 20:50SPEAKER_00: Et enfin, vient le roubaix d'eau, qui est l'œuvre rouge, c'est-à-dire les mêmes matériaux, les mêmes éléments qu'on a blanchi, qu'on a nettoyé, là il est propre, il est bien, il est bien habillé.
- 21:09SPEAKER_00: Bon, maintenant on va aller vers l'exaltation.
- 21:12SPEAKER_00: C'est-à-dire, là, on va chauffer pour que les matériaux puissent donner le meilleur d'eux-mêmes.
- 21:25SPEAKER_00: On va au maximum de ce qu'ils peuvent donner et en reprenant une saine tension des choses.
- 21:34SPEAKER_00: Les alchimistes parlaient à ce moment-là de fixer l'esprit dans la matière.
- 21:42SPEAKER_00: et en même temps que la matière se fixe dans l'esprit.
- 21:49SPEAKER_00: Il parlait donc d'une osse, du soleil et de la lune, de manière imagée, et c'est soleil-lune ou soufre-mercure qui vont se unir et fusionner, et de ce mariage, des choses apparemment contraires, mais l'or philosophal.
- 22:14SPEAKER_00: C'est-à-dire quelque chose d'incorruptible.
- 22:20SPEAKER_00: L'or, vous savez, ne rouille pas.
- 22:23SPEAKER_00: Et l'or philosophal, c'est cette idée de quelque chose de totalement incorruptible en nous, qui est essentiel, permanent, et qui va diriger ce que nous sommes.
- 22:37SPEAKER_00: ce que nous voulons.
- 22:39SPEAKER_00: Ce sont ça les trois grandes phases de l'alchimie.
- 22:46SPEAKER_00: Mais finalement ce n'est pas si...
- 22:49SPEAKER_00: ça prend du temps, simplement.
- 22:51SPEAKER_00: C'est facile à dire.
- 22:54SPEAKER_00: Alors, on va parler maintenant de Solve et Coagula.
- 23:00SPEAKER_00: Vous avez eu ça, trois phases, maintenant on va parler de deux moments de chaque opération.
- 23:08SPEAKER_00: Parce qu'on a parlé à un moment donné, pourrifier, récupérer, mais tout ça peut se résumer en deux mots, en alchimie, solver et coagula.
- 23:18SPEAKER_00: Ce qu'on peut dire, c'est que solver, dissoudre.
- 23:24SPEAKER_00: C'est-à-dire, c'est dissoudre quelque chose et Le décomposer, l'analyser.
- 23:39SPEAKER_00: Vous comprenez
- 0:00UNKNOWN: ?
- 23:39SPEAKER_00: Travailler en sol veut dire qu'on va essayer de...
- 23:44SPEAKER_00: Comment dire
- 0:00UNKNOWN: ?
- 23:46SPEAKER_00: On peut mettre du sel dans l'eau, par exemple.
- 23:50SPEAKER_00: On fait sol, c'est-à-dire que les cristaux de sel disparaissent, ils prennent refuge dans les espaces moléculaires, et ils sont là sans y être.
- 24:00SPEAKER_00: Vous voyez une solution avec du sel.
- 24:04SPEAKER_00: On ne s'en rend pas compte que les cristaux vont habiter dans les espaces moléculaires de l'eau.
- 24:12SPEAKER_00: C'est extraordinaire.
- 24:14SPEAKER_00: Ils trouvent un habitacle.
- 24:16SPEAKER_00: Et donc apparemment, ils sont disparus.
- 24:20SPEAKER_00: Mais vous goûtez l'eau, elle est salée.
- 24:23SPEAKER_00: Mais si vous goûtez, si vous mettez du sucre, elle est sucrée.
- 24:27SPEAKER_00: Mais vous ne voyez pas les cristaux.
- 24:29SPEAKER_00: Ça va
- 0:00UNKNOWN: ?
- 24:31SPEAKER_00: Solvé.
- 24:33SPEAKER_00: On arrive, on a des problèmes et il faut se détendre, il faut assouplir.
- 24:44SPEAKER_00: Solvé.
- 24:46SPEAKER_00: Vous faites de la gymnastique, il faut chauffer le corps.
- 24:52SPEAKER_00: Avant de faire des vrais mouvements, il faut chauffer le corps.
- 24:57UNKNOWN: Solvé.
- 24:57SPEAKER_00: Vous êtes en posture solvée.
- 25:01SPEAKER_00: Donc, pour dissoudre toute forme pétrifiée en nous.
- 25:08SPEAKER_00: Et on a des pétrifications.
- 25:10SPEAKER_00: On a nos peurs qui sont des pétrifications.
- 25:17SPEAKER_00: À un moment donné, j'ai eu peur et le corps n'a pas fait ça, il a fait...
- 25:27SPEAKER_00: Donc il est devenu rigide.
- 25:30SPEAKER_00: Pétrification.
- 25:32SPEAKER_00: On a aussi des sentiments un peu automatiques sur ma tante ou sur un tel, je dis ça comme ça, et ça pétrifie.
- 25:44SPEAKER_00: D'un coup, on dit après, mais non, la personne a changé, tu devrais quand même la saluer, ça fait 20 ans quand même.
- 25:52SPEAKER_00: Non
- 0:00UNKNOWN: !
- 25:53SPEAKER_00: Pétrification.
- 25:55SPEAKER_00: Dans votre famille doit exister un exemple au moins, un petit exemple.
- 26:01SPEAKER_00: Je ne suis pas prophète, je ne suis pas illuminé, mais je connais le monde.
- 26:07SPEAKER_00: Ce sont des éléments qui sont rigides et qui nous empêchent les bons mouvements, parce que ça fixe.
- 26:20SPEAKER_00: Et pour les pensées, c'est terrible parce que ce sont des pierres dans le chemin qui nous arrêtent, des idées circulaires qui peuvent nous amener d'un coup, je commence à penser à ça, je ne m'arrête pas, pétrification.
- 26:36SPEAKER_00: Appelons-les comme ça de manière générale.
- 26:40SPEAKER_00: Des idées fixes, des masques sociaux, des identités un peu rigides.
- 26:50SPEAKER_00: qui ont des difficultés à s'adapter.
- 26:54SPEAKER_00: Aujourd'hui, je dis m'adapter, j'ai mis les manches courtes, il faisait chaud, peut-être pour vous aussi.
- 27:03SPEAKER_00: Bon, mais il faut s'adapter, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse
- 0:00UNKNOWN: ?
- 27:06SPEAKER_00: Je ne veux pas commencer à crier qu'il fait chaud.
- 27:09SPEAKER_00: C'est inutile, ça ne changera rien.
- 27:14SPEAKER_00: Donc ça c'est le« solver c'est dissoudre».
- 27:20SPEAKER_00: Donc il nous faut une possibilité en nous-mêmes de rentrer en rapport presque liquide avec la réalité pour la dissoudre.
- 27:34SPEAKER_00: Ça n'efface pas les cristaux du sucre et du sel.
- 27:39SPEAKER_00: Je reviens à ma solution de sel et du sucre.
- 27:42SPEAKER_00: Ça ne les efface pas.
- 27:44SPEAKER_00: Ils sont là.
- 27:46SPEAKER_00: Mais ils se tiennent bien.
- 27:48SPEAKER_00: Ils ne gênent plus.
- 27:51SPEAKER_00: C'est déjà pas mal.
- 27:53SPEAKER_00: Et coagulant réintègre les choses, les cristallise.
- 27:57SPEAKER_00: Quand le sang coagule, heureusement, parce qu'on a une blessure, il faut que ça coagule.
- 28:03SPEAKER_00: On dirait que ça fait une croûte.
- 28:06SPEAKER_00: Donc cet état liquide devient solide.
- 28:11SPEAKER_00: D'un coup, c'est extraordinaire la coagulation comme phénomène.
- 28:14SPEAKER_00: Avec ça, les alchimistes parlaient de la cristallisation, de la fixation et synthèse des choses.
- 28:22SPEAKER_00: Nous allons voir après comment on peut travailler ça.
- 28:28SPEAKER_00: Une fois que les éléments étaient nettoyés de ces impuretés et dans la dissolution, on peut le réunir dans un nouvel ordre.
- 28:42SPEAKER_00: C'est-à-dire, quand on a fait la dissolution, le craquement de toute rigidité, on peut penser à nouveau autrement.
- 28:53SPEAKER_00: on peut voir les choses d'une autre manière, sur un autre angle.
- 28:58SPEAKER_00: On peut recomposer les choses.
- 29:01SPEAKER_00: Voilà ce qui est important.
- 29:03SPEAKER_00: Et cette récomposition des choses, cette nouvelle réunification des composants, est un rapport à notre ami Kwagula.
- 29:13SPEAKER_00: Et pour réunir dans un nouvel ordre les choses, c'est C'est une matière qui va se polir, dit l'alchimiste.
- 29:24SPEAKER_00: La pierre brute va devenir polie.
- 29:27SPEAKER_00: Elle va devenir capable d'exprimer ce qu'elle est vraiment et va donner une sorte de pierre dite philosophale.
- 29:39SPEAKER_00: Parce que la pierre philosophale était pour les alchimistes le grand Graal.
- 29:45SPEAKER_00: Mais en fait, c'est...
- 29:47SPEAKER_00: C'est ce qui peut transformer toute chose.
- 29:52SPEAKER_00: Donc, au niveau matériel, pour les alchimistes, la pierre philosophale, c'est la pierre qui touche quelque chose, on la met en rapport avec des éléments de l'œuvre, et elle est dans la transmutation.
- 30:06SPEAKER_00: Et la pierre philosophale à l'intérieur, c'est l'état intérieur qui permet de transmuter toute forme d'égoïsme, d'érigé, de préoccupation.
- 30:18SPEAKER_00: Et ça, c'est la pierre philosophale qui est en vous.
- 30:21SPEAKER_00: Il faut l'extraire.
- 30:24SPEAKER_00: Et elle s'est construite, la pierre philosophale.
- 30:29SPEAKER_00: Elle s'est construite par la capacité d'être moins atteint de contrariétés.
- 30:42SPEAKER_00: Souriez.
- 30:42UNKNOWN: Oui,
- 30:44SPEAKER_00: Quand on s'élève, on pense que les choses vont se faire comme ça et comme ça et comme ça.
- 30:49SPEAKER_00: Quand on vit dans la journée, les choses se passent parfois pas du tout comme ça, ni comme ça, totalement autrement.
- 30:57SPEAKER_00: Et parfois pas dans le bon sens qu'on aurait voulu.
- 31:01SPEAKER_00: Donc on est contrarié.
- 31:03SPEAKER_00: Parce que les choses ne sont pas passées comme on pensait.
- 31:08SPEAKER_00: Donc l'idéal, c'est de dire que les choses vont se passer comme elles vont se passer.
- 31:14SPEAKER_00: Ah oui, elles vont se passer comme elles vont se passer, elles ne vont pas se passer autrement.
- 31:19SPEAKER_00: Nous pouvons aider aux choses, même les plus dures, de devenir un peu plus souples, moins agaçantes, si on ne les rejette pas.
- 31:33SPEAKER_00: Toute forme de rejet produit plus de douleurs et plus de contrariétés.
- 31:39SPEAKER_00: Ceci ne veut pas dire non plus qu'il faut accepter tout le temps d'être contrarié, que les choses se passent mal, mais il faut se tranquilliser.
- 31:48SPEAKER_00: C'est pour ça que la koagula est en rapport à la méditation et à l'intégration des choses.
- 32:01SPEAKER_00: Je vais plus fort, je vais un peu plus loin.
- 32:03SPEAKER_00: Solver, on avait dit dissolution, Et le détachement actif.
- 32:14SPEAKER_00: Il est difficile de se détacher de ses idées, de ses préjugés, de ses émotions, solver ses latitudes, la posture de détachement.
- 32:26SPEAKER_00: Déjà, l'ego personnel n'est pas content.
- 32:30SPEAKER_00: Parce que, comme je vous l'ai dit, le verbe pour l'ego personnel, c'est« avoir procédé».
- 32:36SPEAKER_00: Et dire à l'ego« mon petit, tu vas te détacher de ça», il ne veut pas.
- 32:43SPEAKER_00: Mais si on fait« s'enlever bien», il se calme.
- 32:49SPEAKER_00: Parce qu'on l'a dit« sous».
- 32:53SPEAKER_00: L'ego vient et te dit« ce n'est pas possible
- 0:00UNKNOWN: !
- 32:56SPEAKER_00: » Très intéressant.
- 33:00SPEAKER_00: Très intéressant.
- 33:02SPEAKER_00: Je suis occupé, attends-moi là.
- 33:06SPEAKER_00: Il faut dialoguer.
- 33:09SPEAKER_00: Oui, oui, on ne va pas lui donner un coup de pied, parce que lui donner un coup de pied, il va réagir mal.
- 33:15SPEAKER_00: Mais par contre, on peut lui dire« merci, c'est intéressant ce que tu dis.
- 33:22UNKNOWN: »
- 33:23SPEAKER_00: « Tu peux attendre deux minutes là
- 0:00UNKNOWN: ?
- 33:26SPEAKER_00: » C'est pareil si quelqu'un vient vous dire des choses qui sont contrariantes.
- 33:36SPEAKER_00: « Ah oui, bon, tu penses ça
- 0:00UNKNOWN: ?
- 33:38SPEAKER_00: »« Oui, je pense ça
- 0:00UNKNOWN: !
- 33:39SPEAKER_00: »« Très bien, c'est intéressant.
- 33:42SPEAKER_00: Attends deux secondes.
- 33:43SPEAKER_00: »« Là, je suis très occupé, mais en deux heures, peut-être on peut se revoir.
- 33:50UNKNOWN: »
- 33:51SPEAKER_00: Il y a un travail à faire quand même.
- 33:54SPEAKER_00: Ça ne se fait pas tout seul.
- 33:57SPEAKER_00: Mais ça c'est solvé.
- 34:00SPEAKER_00: Ça c'est l'attitude solvée.
- 34:05SPEAKER_00: La personne ordinaire qui ne travaille pas sur soi vit un état de coagulation prématur.
- 34:19SPEAKER_00: Il est déjà cristallisé.
- 34:23SPEAKER_00: avant même de commencer un processus.
- 34:26SPEAKER_00: Bon, je ne contente personne, je dis simplement que c'est une coagula prémature.
- 34:34SPEAKER_00: Et donc, il faut l'amener de cet état de coagula à sol.
- 34:40SPEAKER_00: Et il faut l'amener calmement, mais il faut l'amener, sinon elle ne va pas s'en sortir.
- 34:45SPEAKER_00: Parce qu'elle va sinon être trop identifiée de manière rigide, à ses propres traumas, à ses propres douleurs, à ses propres difficultés.
- 35:02SPEAKER_00: C'est très incroyable.
- 35:04SPEAKER_00: Dans mon expérience, il y a tant de décades...
- 35:07SPEAKER_00: Vous avez compris que j'ai quand même un certain âge.
- 35:10SPEAKER_00: C'est de me rendre compte jusqu'à quel point les gens s'identifient à ce qui ne va pas.
- 35:18SPEAKER_00: Au lieu de chercher à s'identifier à ce qui va bien.
- 35:23SPEAKER_00: Vous savez, tout est binaire.
- 35:26SPEAKER_00: Donc on a en nous des choses quand même qui sont bonnes.
- 35:29SPEAKER_00: Il y a des qualités.
- 35:31SPEAKER_00: Il y a des choses qui sont bonnes.
- 35:34SPEAKER_00: C'est par les qualités qu'on peut développer des moyens pour que les choses qui sont bien bonnes puissent se résoudre.
- 35:41SPEAKER_00: Et ceci implique donc une désidentification de nos peurs, de nos traumatismes, de nos préjugés, et une réidentification à ce qui est bon ou non.
- 35:53SPEAKER_00: Il faut sortir l'identification, parce que que vous voulez ou pas, on s'identifie toujours à quelque chose.
- 36:01SPEAKER_00: Donc mieux vaut choisir et pas agir par une identification mécanique, qui en général est vers ce qui nous ennuie, ce qui ne va pas.
- 36:16SPEAKER_00: Donc, le solver, c'est on va se détacher finalement, activement, de ce qui nous tient.
- 36:29SPEAKER_00: Donc, solver, c'est détachement.
- 36:34SPEAKER_00: La pratique du détachement.
- 36:37SPEAKER_00: Donc, dissolution émotionnelle, Et au lieu de réagir, ne pas réagir.
- 36:46SPEAKER_00: Parce que si on réagit, on coagule.
- 36:51SPEAKER_00: Comprenez
- 0:00UNKNOWN: ?
- 36:53SPEAKER_00: Si on réagit, on coagule.
- 36:55SPEAKER_00: Il ne faut pas.
- 36:56SPEAKER_00: Parce que si on coagule, on n'aura pas fini de dissoudre, on n'aura pas fini de se détacher, et donc on revient comme en 1914.
- 37:07SPEAKER_00: C'est cette histoire de coagulation prématurée.
- 37:11SPEAKER_00: Donc il faut éviter la coagulation prématurée.
- 37:14SPEAKER_00: Éviter la narrative qui dit« on m'a fait ça».
- 37:19SPEAKER_00: Voilà ce qu'on m'a fait.
- 37:21SPEAKER_00: Voilà ce qu'on m'a dit.
- 37:23SPEAKER_00: Là, on est en train de coaguler, coaguler, coaguler, coaguler.
- 37:27SPEAKER_00: Et on ne donne pas le temps à absorber avec détachement ce qu'on est en train de vivre.
- 37:36SPEAKER_00: On ne peut pas dire« Je suis colérique tout le temps.
- 37:43SPEAKER_00: » Ou dès qu'on me parle de ça,« Ah
- 0:00UNKNOWN: !»
- 37:47SPEAKER_00: Coagula, Coagula, trop vite, trop vite, trop vite, trop vite, trop vite.
- 37:52SPEAKER_00: Donc il faut se détacher de ça.
- 37:55SPEAKER_00: Il faut se détacher.
- 37:57SPEAKER_00: Il ne s'agit pas de ne pas être conscient des choses.
- 38:02SPEAKER_00: Et le détachement veut dire que je ne suis pas assujetti à.
- 38:07SPEAKER_00: Je connais les choses, je comprends ce que c'est, mais je ne suis pas assujetti.
- 38:15SPEAKER_00: Et donc pas prise sur
- 38:16SPEAKER_01: moi.
- 38:18SPEAKER_00: Voilà ce que ça veut dire.
- 38:20SPEAKER_00: Quagula
- 0:00UNKNOWN: ?
- 38:22SPEAKER_00: Si on a bien fait la dissolution, si on est resté tranquille en prenant conscience de tout ce qui est en train de flotter dans cette solution étrange, Kwagula devient la méditation et l'intégration des choses.
- 38:46SPEAKER_00: Si on restait en solvay, imaginons qu'on réussisse le solvay devant quelque chose qui nous contrarie, quelque chose qui est négatif, etc.
- 38:58SPEAKER_00: Parfois, ça arrive, non
- 0:00UNKNOWN: ?
- 38:59SPEAKER_00: On arrive à...
- 39:00SPEAKER_00: à rester tranquille, on reste ensolevé.
- 39:03SPEAKER_00: Mais le problème, c'est que si on reste ensolevé et on ne passe pas en coagula, arrive quelque chose à notre conscience qui s'appelle la dispersion, la perte de centrage.
- 39:17SPEAKER_00: On commence à divaguer, on va dans tous les sens, on perd la tension.
- 39:21SPEAKER_00: Et donc, on a réussi à ne pas tomber dans le panneau, mais on est dispersé.
- 39:29SPEAKER_00: Et on ne contrôle pas qui nous sommes.
- 39:35SPEAKER_00: On divague.
- 39:36SPEAKER_00: On va là, là, là, là, et d'un coup on ne sait même pas comment on est arrivé là.
- 39:42SPEAKER_00: Ça arrive, tous ces éléments-là, quand il y a eu« solvés» sans passer au« quoi vous là».
- 39:51SPEAKER_00: Ça va, et nous sommes une société très« solvée».
- 39:56SPEAKER_00: Ce moment-là, Solvay est en train de gagner en tant qu'opération beaucoup d'adeptes.
- 40:03SPEAKER_00: Tout est fait pour Solvay.
- 40:05SPEAKER_00: Diluer, diluer, diluer.
- 40:12SPEAKER_00: Et les gens aujourd'hui ne vivent pas dans l'impact de quelque chose.
- 40:19SPEAKER_00: Parce que tout est devenu très soft, on ne va pas lui dire comme ça.
- 40:23SPEAKER_00: Et entre-temps, on perd trois heures pour essayer de comprendre comment le dire sans lui dire.
- 40:29SPEAKER_00: Ça, c'est du solver, du solver.
- 40:33SPEAKER_00: En philosophie, ça ne peut pas marcher.
- 40:34SPEAKER_00: À un moment donné, il faut dire.
- 40:36SPEAKER_00: Ce qui ne veut pas dire tuer, ni agresser.
- 40:39SPEAKER_00: Mais à un moment, il faut quand même calmer le jeu et dire, bon, deux plus deux, quatre.
- 40:44SPEAKER_00: Ah oui, deux plus deux, quatre.
- 40:46SPEAKER_00: Quoi, là
- 0:00UNKNOWN: ?
- 40:48SPEAKER_00: C'est-à-dire, on a fait l'opération, ça donne tel résultat.
- 40:53SPEAKER_00: Ça va, vous suivez
- 0:00UNKNOWN: ?
- 40:54SPEAKER_00: Vous avez compris que nous sommes une société solvée.
- 40:58SPEAKER_00: Moi, je voudrais qu'il y ait un peu plus de coagula aussi.
- 41:01SPEAKER_00: Pas solvée tout seul, ni coagula tout seul, parce que vous avez compris que ça marche ensemble.
- 41:05SPEAKER_00: Donc, le coagula veut dire qu'on stabilise l'attention, on se recentre, on peut voir le monde...
- 41:18SPEAKER_00: comme il est.
- 41:21SPEAKER_00: On peut comprendre la réalité, accepter, voir la réalité comme elle est, pas comme on veut.
- 41:26SPEAKER_00: Donc, il faut intérioriser, méditer, pratiquer la méditation profonde sur les choses et calmer le corps.
- 41:40SPEAKER_00: C'est très important parce que le corps est le terminal de nous tous.
- 41:45SPEAKER_00: Le corps est le terminal de nos énergies, de nos pensées, etc.
- 41:48SPEAKER_00: Donc si on n'arrive pas à détendre le monde physique, Et ça a des répercussions qui peuvent être négatives, y compris pour la santé.
- 42:00SPEAKER_00: Donc l'idée c'est d'accepter les choses et d'acquérir une nouvelle compréhension.
- 42:07SPEAKER_00: Si on veut résumer, on peut dire que l'art du détachement c'est Solvay, c'est l'art de déconstruire, de se détacher de ce qu'il faut, ce qui est éphémère.
- 42:20SPEAKER_00: Ça c'est Solvay.
- 42:22SPEAKER_00: Solvay nous permet de découvrir ce qui est durable.
- 42:25SPEAKER_00: ce qui est véritable.
- 42:29SPEAKER_00: C'est-à-dire, ça se dissout pas, c'est du vrai, c'est du dur.
- 42:37SPEAKER_00: Bon, c'est bien.
- 42:39SPEAKER_00: Et le Koagula est l'art de manifester les choses, de les concentrer, de les incarner, et ce qui est réel est véritable.
- 42:50SPEAKER_00: Ça c'est Koagula.
- 42:51SPEAKER_00: La méditation qui est à faire est en Solve et en Koagula.
- 43:01SPEAKER_00: On ne peut pas méditer dans une partie.
- 43:04SPEAKER_00: On inspire et on expire, on est d'accord.
- 43:09SPEAKER_00: Donc, obligatoirement, la méditation se fera sur les deux aspects.
- 43:14SPEAKER_00: Et dans la dissolution des mensonges de l'ego et la cristallisation d'une présence spirituelle supérieure ou d'une conscience supérieure dans notre vie quotidienne.
- 43:29SPEAKER_00: Donc, je vous souhaite un bon solve et coagula dans les jours qui viennent.
- 43:38SPEAKER_00: Il y a un grand psychologue qui s'appelle Jung, Carl Jung, lui a beaucoup travaillé l'alchimie par rapport à la psyché.
- 43:46SPEAKER_00: Et c'est plutôt lui qui m'inspire dans ma recherche.
- 43:52SPEAKER_00: Parce qu'il a pu réunir deux choses apparemment...
- 43:56SPEAKER_00: séparés, et il les a reliés, en donnant un contenu très spirituel à ce qu'on peut faire sur nous-mêmes.
- 44:06SPEAKER_00: Donc ça, c'est fort.
- 44:08SPEAKER_00: Surtout que lui-même, moi je suis allé voir sa maison, et aussi dans l'île où il était, vous savez, une sorte de donjon qu'il a construit, il avait construit quelque chose de très intéressant, pas loin de Zurich, au bord du lac, et il a vécu ce qu'il écrit.
- 44:32SPEAKER_00: C'est ça qui m'intéresse.
- 44:36SPEAKER_00: Donc, pouvant écrire ce qu'on vit, les théories pour moi sont plus fortes.
- 44:43SPEAKER_00: Le laboratoire, c'est nous-mêmes.
- 44:47SPEAKER_00: Donc là, nous avons un très bon exemple de quelqu'un qui a vécu quelque chose, qui a construit quelque chose, et qui l'a fait.
- 44:56SPEAKER_00: Et ce qui est amusant, c'est quand on visite sa bibliothèque, il y a encore l'odeur du cigare.
- 45:01SPEAKER_00: C'est fou.
- 45:03SPEAKER_00: C'est fou, le tabac, tout.
- 45:07SPEAKER_00: C'était un petit-fils qui m'a fait la visite de Jung.
- 45:12SPEAKER_00: Et c'était intéressant.
- 45:15SPEAKER_00: Il avait des ouvrages d'alchimie du 16e, du 17e siècle.
- 45:21SPEAKER_00: Donc, il a consulté les originaux.
- 45:25SPEAKER_00: Et ce n'était pas des facsimiles.
- 45:27SPEAKER_00: Moi, j'ai des facsimiles.
- 45:31SPEAKER_00: Mais c'est intéressant de voir cette ambition d'aller jusqu'au fond.
- 45:38SPEAKER_00: Pour moi, c'est tout.