Latest / Les invités de Radio des Ballons / Evodia, L’acteur vosgien de la gestion des déchets
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- Rencontre avec Evodia et son président Patrick Lagarde et... Annick Laurent, directrice. Evodia, c'est l'occasion de faire le point, ce début d'année. Ça s'écrit en quelle année ? Evodia, 1992. Et donc après Gérard Braun, tu as connu beaucoup de changements ? C'est Gérard Braun qui avait ainsi créé, avec une volonté claire affichée, de faire en sorte que tous les Vosgiens et tous les Vosgiens, pardon, payent le même prix en le traitement de leurs autres ménageurs. C'était assez avant-gardiste. Et ce qui a fait que les Vosges étaient premiers au niveau national pour avoir une organisation départementale. C'était une belle idée. Et on a toujours fait référence à ces préceptes-là, ces concepts-là, pour pouvoir y avancer. Raconte-nous un peu l'évolution avec ce qui s'est passé ces dernières années, les changements, les nouveautés, surtout. Le monde des déchets, c'est un monde qui a en perpétué l'évolution. Ça change tout le temps. Il y a des nouvelles filières. Il faut toujours s'adapter. Mais il faut garder le même principe, que tous les habitants payent la même chose et qu'on soit garant des deniers publics. Ça a beaucoup changé, puisqu'on en fouissait il n'y a pas si longtemps. Et puis maintenant, on n'en fouille plus. Effectivement, il y a 15 ans, enfouir des déchets coûtait beaucoup moins cher que d'avoir une usine de valorisation énergétique. Ça, c'est sûr. Mais sauf si c'était des paris à court terme. Aujourd'hui, on voit bien, la TGAP est comme en 1916, donc il ne faut plus enfouir. C'est quoi, ça ? La taxe générale sur l'activité polluante. Donc aujourd'hui, enfouir coûte très, très cher. Et ceux qui n'ont pas pris les bonnes décisions à l'époque payent aujourd'hui très lourdement. Il y a eu des constructions. Le centre de tri, là, donc départemental. Et puis aussi cette usine de Rambert-Villay. L'usine de Rambert-Villay, c'est quand même 70 millions d'investis pour produire aujourd'hui de l'électricité en grande partie. Un peu de chaleur pour le réseau de la commune de Rambert-Villay. Le centre de tri à Chavelot, bien sûr aussi. Et puis une autre usine aussi, Vosges-TLC, pour le recyclage des textiles. Les textiles, ça, c'est relativement nouveau ? Nouveau, ça fait 10 ans. Ça fait 10 ans, on a fait le 10e anniversaire. On traite, il faut le rappeler, aujourd'hui 1800 textiles, tonnes de textiles qui viennent du département des Vosges. L'usine, on traite aux hôtels après 4800. Le textile, et maintenant, on s'occupe aussi de plein d'autres choses. Les meubles, entre autres, les matelas, etc. Ça, ce sont les nouvelles filières. Tout ce qui est meubles, tout y est enceinte, on avait déjà commencé. Mais aujourd'hui, la nouveauté, c'est ce qu'on appelle PMCB, produit matériaux de construction du bâtiment. Et là, il y a des tonnages importants à récupérer. Et là encore, on est un des seuls départements à organiser cette collecte sur l'ensemble du département, au travers de nos 38 déchetteries. Alors, on dit très fort que le département des Vosges est exemplaire. C'est vrai ? Le département des Vosges, on peut le dire et les chiffres le prouvent. Le département des Vosges est exemplaire. On est en cours dans des coûts OEM, coûts aidés qui sont bien inférieurs à ce qu'on pratique en région Lorraine, en région Grand Est, pardon, et bien inférieurs à ce qui se passe au niveau national. Donc, au bout du compte, on investit. Ceux qui étaient là avant moi ont fait les bons choix. Il faut le rappeler aussi et on peut être fier des choix qui ont été effectués. Mais c'est jamais fini, le monde des déchets, c'est jamais fini. Il faut encore innover. On n'a pas fini d'innover. Alors justement, je crois que dans les Vosges, il y a justement des entreprises qui permettent beaucoup de recyclage, notamment dans le verre. C'est vrai que le département des Vosges, ça, on n'y est pour rien, mais on a quand même des entreprises, des guerres, la verrerie. On a le cartes, comment dirais-je, à l'éponge. On a un certain nombre d'entreprises qui sont, et puis bien sûr, la papeterie, Nordcoc, à Golbaix, le site de Golbaix, qui est quand même un site exemplaire au niveau national. Alors ça, ce qui nous permet quand même de faire en sorte que plus de 90% de nos produits, ils sont traités, recyclés dans le département et à quelques kilomètres, à quelques kilomètres. Donc on est vraiment, si on veut parler du circuit court, on ne sait pas mieux faire. Les bouteilles, dans le temps, c'était Danone. Si mes souvenirs sont bons, BSN, ça a bien changé depuis. Oui, bien sûr, mais c'est toujours recyclé dans notre département. Donc, c'est quand même une chose importante quand même. Aiguerre, c'est dans le bois. Aiguerre, c'est le bois, bien sûr. On a le carton, on aura bientôt des écarts de énergie qui seront en fonctionnement pour le carton duvé. Donc, on est quasiment autonome dans le département. Et Loukart, c'est chez nous, donc à Laval-sur-Vologne. Et c'est unique en France puisque ce sont les seuls à fabriquer du papier avec la récupération des briques. Des briques, exactement. Donc, on a quand même un certain nombre d'entreprises sur notre département qui sont à la pointe de la technique dans ce qu'elles font, mais qui sont aussi un bel exemple. Puis un fleuron pour l'industrie bougienne quand même. Et oui. Et ça représente combien d'emplois ? L'emploi sur les Vosges ? 2500 à peu près. C'est une étude. Emploi fait il y a 10 ans. Il faudrait la réactualiser. Alors justement, à Evodia, il y a une directrice qui dit qu'il y a encore des projets. C'est quoi ? Les projets, c'est maintenir la maîtrise des coûts, bien évidemment, avec l'inflation que l'on connaît aujourd'hui. C'est augmenter les performances aussi de collecte et de recyclage. C'est dynamiser la collecte des textiles aussi, qui connaît une crise en ce moment forte, lourde. Développer de nouveaux dispositifs de collecte pour chercher plus de textiles et améliorer la qualité aussi de ces flux. Il y a un parcours pédagogique, par exemple, sur le centre de tri à Girmond, des textiles, un parcours pédagogique qui est en cours de construction. On a des nouveaux dispositifs de collecte. Il y a également une unité industrielle qui est en cours de réflexion. C'est un tri optique qui permettrait de trier les textiles par couleurs et par matériaux. J'ai l'impression aussi que les lunettes, il n'y a pas besoin. Les lunettes, non. Mais pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Merci à tous les deux. Et puis à très bientôt pour des nouveautés, justement. Merci avec plaisir et merci de votre soutien. Parce qu'en matière de traitement de déchets, on a besoin de chacune et chacun. Et on a beaucoup besoin de communication aussi. Vous y prenez une large part.