Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / Réussir sans sacrifier sa vie : le mythe que tous les entrepreneurs croient (et où 90% échouent) | Nicolas Felger | Déclic 369
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- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com et dans ce podcast,
- 0:11j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez à votre tour faire la différence.
- 0:22Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Encore une fois,
- 0:26bien accompagné,
- 0:27je suis avec Nicolas Felgett
- 0:29J'espère que tu vas bien.
- 0:30Merci,
- 0:31Alec.
- 0:31Très,
- 0:31très bien.
- 0:32Merci pour ton accueil.
- 0:33Je suis ravi d'être là avec toi et avec tes auditeurs aujourd'hui.
- 0:36Écoute,
- 0:36c'est moi qui te remercie parce que j'ai beaucoup de questions à te poser.
- 0:39Il y a énormément de valeurs qui vont être délivrées.
- 0:41En plus,
- 0:41je suis assez content de faire cet épisode dans cette période début d'année.
- 0:44On va parler de dépassement de soi,
- 0:46d'état d'esprit et pas que.
- 0:48Mais en tout cas,
- 0:49je trouve que c'est un épisode parfaitement adapté à l'énergie de début d'année pour pouvoir se dépasser,
- 0:55poser des objectifs parfois encore plus ambitieux que l'on s'est prévenu
- 0:59autorisé à mettre en place et puis aller chercher ces défis rapidement.
- 1:04Je te présente,
- 1:05c'est un sacré parcours.
- 1:08Tu es conférencier international,
- 1:10expert en performance mentale et aventurier de l'extrême,
- 1:13ancien sportif de haut niveau en hockey sur glace.
- 1:16Tu as compris très tôt que le système classique n'était pas forcément fait pour toi et que ta place était ailleurs,
- 1:21sur scène et dans l'action également.
- 1:23Aujourd'hui,
- 1:24tu as accompagné plus de 150 000 personnes et 400 entreprises à travers le monde pour faire des défis
- 1:28Ton parcours est rempli de défis qui semblent irréels.
- 1:32Tu as relié trois continents à la nage,
- 1:34tu as fait l'ascension des plus hauts sommets d'Europe et d'Afrique et notamment la plus grande expédition de ta carrière en 2022 avec l'ascension des sept plus hauts sommets d'Afrique du Nord en seulement 72 heures dans des conditions météo assez extrêmes.
- 1:47Tu as également été aventurier de l'émission Koh Lanta sur TF1 en 2006.
- 1:51En octobre dernier,
- 1:52tu as été finisher de la Boliviana,
- 1:54la course la plus haute de la planète.
- 1:56à plus de 4000 mètres d'altitude sur près de 250 kilomètres.
- 2:00Et pour couronner le tout,
- 2:01tu as survécu à un coma lors de tes aventures.
- 2:05Aujourd'hui,
- 2:05tu pousses les dirigeants à chercher une réussite à 360 degrés où l'épanouissement personnel et familial compte autant que le chiffre d'affaires.
- 2:13Dans cet épisode,
- 2:14on va explorer donc comment l'inconfort extrême devient un levier de croissance et comment piloter son business avec la résilience d'un aventurier.
- 2:22Bienvenue Nicolas sur Le Déclic.
- 2:25Merci,
- 2:25quelle introduction,
- 2:27quelle présentation Alec,
- 2:28voilà c'est ça.
- 2:29Globalement,
- 2:30dans les grandes lignes en tout cas sur la partie défis,
- 2:33il y en a d'autres mais en tout cas les plus importants ont été ceux-là,
- 2:37ouais c'est ça.
- 2:38Eh bien écoute,
- 2:38avec grand plaisir on reviendra sur certains d'entre eux effectivement,
- 2:41la présentation à la hauteur du parcours,
- 2:43il y a plein d'autres défis dont on pourra peut-être parler au travers de certaines anecdotes mais avant ça,
- 2:48j'aimerais comprendre comment tu t'es forgé ce mindset j'ai envie de dire presque
- 2:55dépasser ses limites,
- 2:56à chaque fois relever certains défis.
- 2:58Également pour toi au départ le système académique français mais j'ai envie de dire standard n'est pas forcément axé vers l'éveil de l'être humain quel a été le moment où tu as compris que tu devais créer ton propre chemin ?
- 3:11Je ne sais pas s'il y a eu un moment en particulier mais tu vois c'est marrant que tu introduises cette particularité-là avec le système académique français moi j'ai toute ma vie été jusqu'à l'université,
- 3:22j'ai toute ma vie été dernier
- 3:25Et le système français,
- 3:26le système académique classique en tout cas n'était absolument pas fait pour moi.
- 3:30J'ai passé toute ma scolarité en combat,
- 3:33en difficulté,
- 3:34en échec,
- 3:35en tout cas scolaire,
- 3:36parce que je n'étais pas à la bonne place,
- 3:38je n'étais pas au bon endroit et surtout je ne trouvais pas de sens dans ce que je faisais.
- 3:41Mais j'avais,
- 3:43j'ai eu très jeune,
- 3:44très tôt,
- 3:45cette capacité à malgré tout aller au-delà des codes,
- 3:50aller au-delà de ce qu'on me disait,
- 3:51aller au-delà des règles,
- 3:53assez...
- 3:54assez,
- 3:55je dirais,
- 3:55presque improbable parce que je viens d'une famille qui est à la fois dans le droit,
- 3:59dans la justice,
- 4:00dans les règles.
- 4:01Et moi,
- 4:02je ne l'étais pas parce que je sentais que je n'étais pas à ma place.
- 4:04Mais qu'en soi,
- 4:04ce n'était pas une fatalité.
- 4:05Alors bien sûr,
- 4:06aujourd'hui,
- 4:06je te dis ça,
- 4:07j'ai 46 ans.
- 4:08Quand j'en avais
- 4:097, 8 ou 10,
- 4:10je n'arrivais pas à mettre des mots dessus.
- 4:12Mais au fond de moi,
- 4:13j'ai toujours senti que ce système-là n'était pas fait pour moi et que ma place était ailleurs.
- 4:18Elle était dans le fait de voir plus grand,
- 4:20de penser plus grand,
- 4:22de…
- 4:23de rêver plus grand et de ne pas me mettre de limites.
- 4:26Alors ça,
- 4:26on ne me l'a pas appris à l'école et on me l'a encore moins appris à la maison.
- 4:30Mais par contre,
- 4:31la chance que j'ai eue,
- 4:32c'est qu'à la maison,
- 4:32que ce soit mes parents ou mon environnement proche,
- 4:35ne m'a jamais mis de barrière.
- 4:36Personne ne m'a poussé à aller réaliser mes rêves.
- 4:39Mais en tout cas,
- 4:39ils ne m'ont pas mis de barrière,
- 4:41ni mon père,
- 4:41ni ma mère,
- 4:42ni mon entourage proche.
- 4:43Et puis,
- 4:44à l'âge de 7 ans,
- 4:45je suis rentré dans le hockey sur glace et le hockey sur glace,
- 4:48ça a été une révélation.
- 4:50que j'ai pratiqué pendant plus de 15 ans,
- 4:51et
- 4:525-6 ans après,
- 4:53je suis devenu pro ?
- 4:55En tout cas,
- 4:55j'ai des chemins pour être pro.
- 4:57Et c'est vrai qu'une fois que tu es dans un environnement de sport de haut niveau,
- 5:00globalement,
- 5:00là,
- 5:01il y a toutes les barrières qui tombent.
- 5:02Il y a toutes les portes qui s'ouvrent.
- 5:04Et ça a été,
- 5:06si tu veux,
- 5:07une clé importante pour moi parce qu'à un moment donné,
- 5:09j'avais complètement lâché la partie scolaire où j'étais 100%
- 5:12focus sur le sport.
- 5:13Et en parallèle de ça,
- 5:15mes grands-parents avaient un théâtre pendant 40 ans.
- 5:16Donc moi,
- 5:17j'ai grandi dans le monde du spectacle,
- 5:19dans le monde de la scène.
- 5:21Donc j'ai toute ma vie depuis tout.
- 5:23tout petit,
- 5:24jongler entre la scène et l'art scénique,
- 5:26et puis en même temps le sport de haut niveau.
- 5:28Et c'est ça qui m'a permis,
- 5:29si tu veux,
- 5:30de petit à petit mettre une brique l'une sur l'autre pour arriver à faire ce que je fais aujourd'hui.
- 5:37Complètement.
- 5:38Hyper intéressant.
- 5:39Et tu as évoqué justement ton parcours en hockey sur glace.
- 5:41Pendant environ 12 ans,
- 5:42tu pratiques le hockey sur glace à haut niveau.
- 5:46Qu'est-ce que ce sport,
- 5:48et en particulier le sport de haut niveau,
- 5:50t'as appris sur toi ?
- 5:52notamment que tu n'as jamais forcément appris par exemple dans les livres à l'université ou autre ?
- 5:57Je te dirais qu'il n'y a pas qu'une seule vraie réponse à ta question,
- 6:00mais peut-être la plus forte en tout cas et qui pour moi a un lien évident aujourd'hui avec l'entrepreneuriat et le fait de voir grand,
- 6:06c'est la notion de détermination.
- 6:08Quand tu fais du sport au deuxième niveau,
- 6:10que ce soit du hockey sur glace ou un autre sport,
- 6:12en fait jusqu'à la dernière seconde,
- 6:14c'est jamais perdu.
- 6:16C'est souvent le plus dur et tu le sais parce que tu es entrepreneur.
- 6:18entrepreneur aussi,
- 6:19le plus difficile quand on est dans un parcours d'entrepreneur,
- 6:22c'est le long terme.
- 6:24C'est tenir quand les autres abandonnent parce que c'est dur,
- 6:27parce qu'il y a une crise,
- 6:27parce qu'il y a un Covid,
- 6:28parce qu'il y a une guerre mondiale et le sport de haut niveau t'amène à ça.
- 6:33T'amènes à en permanence travailler ta résilience mais surtout travailler ta détermination même dans les moments difficiles parce qu'en fait quand c'est facile tout le monde tient le coup.
- 6:44Le sport t'amène à réussir à aller au-delà.
- 6:48quand tu souffres,
- 6:49quand t'as mal quand c'est difficile,
- 6:51quand tout le monde a envie de baisser les bras et ben toi tu baisses pas les bras d'abord parce que y'a toute une équipe qui compte sur toi de deux parce que jusqu'à la dernière seconde c'est jamais perdu et que trois c'est ça qui te fait gagner ta vie aussi donc in fine tu réunis tous ces facteurs là et
- 7:07puis ça fait un cocktail magique qui fait que tu apprends à être déterminé tout en ayant
- 7:14ces particularités qui pour moi sont essentielles pour un entrepreneur et qu'aujourd'hui je trouve que dans la vie les gens perdent de plus en plus,
- 7:21c'est la notion de l'effort la notion de l'effort que aujourd'hui tout est de plus en plus facile,
- 7:27bon bien sûr par l'époque dans laquelle on vit avec l'intelligence artificielle avec les facilités de télécommunication de transport etc mais les gens ont de plus en plus de difficultés à aller dans l'effort
- 7:40Et le sport de haut niveau,
- 7:41là pour le coup,
- 7:41tu ne peux pas appuyer sur un bouton pour qu'on joue à ta place ou pour qu'on transpire à ta place.
- 7:46Donc,
- 7:46tu dois le faire par toi-même et ça passe par des moments de doute,
- 7:49par des moments de fragilité,
- 7:51par des moments de remise en question.
- 7:52Et c'est un parallèle absolument évident et surtout fantastique avec tout notre monde à nous de l'entrepreneuriat.
- 8:01Est-ce que tu as toujours été aussi à l'aise à l'oral aujourd'hui ?
- 8:05Tu fais des conférences,
- 8:07des séminaires ?
- 8:09et on le voit là lorsque tu expliques et partages un message c'est relativement clair tes grands-parents tenaient également un théâtre,
- 8:16je te pose cette question parce que beaucoup d'entrepreneurs parfois n'osent pas prendre la parole estiment et se collent une étiquette comme étant timide ou introverti ou en incapacité de pouvoir parler en public et véhiculer un message or ils se tirent un peu une balle dans le pied aujourd'hui où on doit savoir communiquer
- 8:37On doit pouvoir partager son message,
- 8:39on doit pouvoir mettre en valeur son produit.
- 8:41Et je dirais même,
- 8:43c'est une obligation,
- 8:44une nécessité.
- 8:45Quand on sait que son produit est bon,
- 8:46on doit faire en sorte qu'il soit exposé aux yeux de ceux qui pourraient l'utiliser et être aidés au travers de ça.
- 8:51Toi,
- 8:52est-ce que tu as toujours eu cette habilité ou est-ce qu'au fur et à mesure,
- 8:55tu as réussi à la créer ?
- 8:57Alors,
- 8:58je te dirais que déjà pour moi,
- 8:59la capacité à prendre la parole en public,
- 9:01c'est un peu comme ta capacité à être heureux.
- 9:03Il y a une partie génétique là-dedans.
- 9:04dans ton ADN parce que moi,
- 9:06on est une famille de quatre.
- 9:07J'ai trois sœurs et mes trois sœurs ont toujours pas détesté,
- 9:10mais n'ont jamais été à l'aise au fait de monter sur scène,
- 9:14prendre la parole devant les autres.
- 9:15Et après,
- 9:16bien entendu,
- 9:16tu as une capacité importante de terrain de jeu pour pouvoir te développer et travailler cette partie-là,
- 9:22même si c'est absolument pas naturel.
- 9:25En fait,
- 9:25c'est contre-naturel de prendre la parole en public devant les autres parce que quelque part,
- 9:29tu te mets à nu.
- 9:30Il y a même une étude intéressante récente qui a prouvé que prendre la parole en public...
- 9:34la peur de prendre la parole en public,
- 9:36elle était plus importante et plus profondément ancrée que la peur de mourir.
- 9:39Je ne sais pas si tu imagines,
- 9:40mais ce n'est pas une étude bidon.
- 9:43Donc,
- 9:44comme c'est contre-intuitif et contre-naturel,
- 9:47forcément,
- 9:47ça demande encore une fois des aptitudes qui sont hyper intéressantes quand tu veux développer un business,
- 9:52qui sont le fait d'oser sauter presque de l'avion sans parachute,
- 9:57de prendre un risque,
- 9:58de te mettre à nu,
- 10:00de te mettre en danger devant les autres parce qu'apprendre la parole en public…
- 10:03Moi,
- 10:03avant d'être à l'aise comme je le suis aujourd'hui,
- 10:05même dans les années où je montais beaucoup sur scène,
- 10:08ça m'est arrivé souvent de me cracher parce que j'avais pas le bon mot ou j'avais pas la bonne énergie ou il y avait une personne dans le public qui pouvait me perturber ou me déranger par des remarques ou par des comportements ou par autre chose.
- 10:23Donc très naturellement,
- 10:24très jeune,
- 10:24j'ai eu cette capacité à pouvoir me mettre en avant devant les autres sans...
- 10:28sans avoir nécessairement des peurs.
- 10:30Et puis après,
- 10:31j'ai dû le travailler pour le faire avec le plus de...
- 10:34de naturel possible,
- 10:35plus de fluidité.
- 10:36Mais forcément,
- 10:37ça a demandé des années et des années d'entraînement avec des crashs à l'intérieur.
- 10:42Et chaque crash important que j'ai eu,
- 10:44je m'en rappelle et je le vois aujourd'hui plus comme un cadeau que comme un crash.
- 10:49Je trouve que c'est une belle métaphore et puis un beau parallèle avec ce qui se passe en entreprise,
- 10:55en permanence.
- 10:56Quand je crois être un crash finalement,
- 10:57si je prends un petit peu de hauteur et que je me dis que finalement,
- 11:00ce n'est pas un crash mais c'est une expérience ou un cadeau,
- 11:03Ça change complètement mon expérience.
- 11:05Alors,
- 11:05cette prise de conscience,
- 11:06j'imagine que tu l'as aujourd'hui avec du recul après coup.
- 11:10Est-ce que tu l'avais directement au moment où tu crashes ?
- 11:13Et sinon,
- 11:15quel conseil justement tu pourrais donner aux entrepreneurs qui nous écoutent pour faire en sorte qu'à chaque fois qu'il y a un crash,
- 11:22sous-entendu finalement quelque chose qui ne se passe pas comme prévu ou un échec ou une déconvenue,
- 11:29une frustration,
- 11:30une trahison,
- 11:31peu importe,
- 11:32on essaie d'y trouver le cadeau ou en tout cas la leçon et voir quels sont les effets de levier pour rebondir au mieux.
- 11:38Quel conseil tu leur partagerais ?
- 11:39Alors,
- 11:40il y avait plusieurs questions.
- 11:41Dans une question,
- 11:41je vais essayer de les reprendre dans l'ordre.
- 11:43La première,
- 11:45non,
- 11:45je ne l'ai pas eue assez jeune.
- 11:47J'ai dû travailler.
- 11:48Le fait de réussir à prendre ça,
- 11:50pas comme un crash,
- 11:51mais comme un cadeau,
- 11:52c'est même venu plutôt dans une deuxième partie de vie quand j'ai commencé à me former avec des outils de développement personnel et des outils de coaching au départ.
- 12:00réussir à faire d'un crash un cadeau,
- 12:01ce n'était pas du tout dans mon ADN ni dans ma manière de faire.
- 12:05J'ai plutôt une tendance un peu rouge pour ceux qui connaissent la méthode DISC,
- 12:09donc plutôt le bélier qui fonce dans le mur et une fois qu'il se crash,
- 12:12il se relève et il ne prend pas forcément tout de suite apprentissage.
- 12:16Donc non,
- 12:16ça c'est un skill,
- 12:18c'est vraiment un outil que j'ai dû développer avec le temps.
- 12:23Comment faire pour un entrepreneur qui justement se prend un crash ou en tout cas
- 12:28qui croient prendre un crash mais qui en réalité est un cadeau,
- 12:31c'est déjà accepter la situation quand la situation arrive et pas se flageoler en permanence en disant « je suis nul,
- 12:39je suis mauvais,
- 12:40je ne monterai plus sur scène ou je ne ferai plus telle ou telle chose »
- 12:42parce que ça,
- 12:43c'est vraiment la décision ou le chemin qu'il ne faut absolument pas prendre.
- 12:47Mais c'est dire « ok,
- 12:48je viens de me prendre une tôle,
- 12:50je viens de me faire très mal,
- 12:51ok,
- 12:52s'il faut,
- 12:52je reste au sol,
- 12:53ne serait-ce que 10 minutes ou 1 heure ou symboliquement
- 12:553 jours,
- 12:56je vais rester au sol » .
- 12:57Par contre,
- 12:58je vais essayer au niveau introspection de prendre acceptation de ce qui s'est passé et ensuite pouvoir me dire « Ok,
- 13:07finalement dans cette situation-là où en tout cas ma perception me fait croire que c'est un crash ou c'est quelque chose de négatif,
- 13:13si je prends un petit peu de hauteur et que je montais avec un hélicoptère à 100 mètres ou 200 mètres au-dessus de cette situation-là et que je me dissocie de mon corps,
- 13:21au final si je prends la situation avec beaucoup,
- 13:24beaucoup de hauteur,
- 13:24déjà est-ce que…
- 13:26ma sensation physique et kinesthésique est la même,
- 13:29dans la majeure partie du temps c'est non.
- 13:31Et une fois que j'ai pris cette hauteur-là,
- 13:33est-ce que j'arrive à voir,
- 13:35parce que je me suis fait assez mal comme ça,
- 13:36est-ce que j'arrive à voir deux,
- 13:38voire trois choses positives que je peux sortir de cette situation ?
- 13:42Et on se rend compte que dans toutes les situations qu'on peut rencontrer dans notre vie,
- 13:45et particulièrement je trouve,
- 13:47dans la vie des entrepreneurs,
- 13:49si je prends un petit peu de hauteur,
- 13:51il y a toujours du positif qui ressort d'une situation qu'on croit.
- 13:54être une situation d'échec ou une situation de crash.
- 13:56Complètement.
- 13:57Et justement,
- 13:58il y a une situation qu'aujourd'hui tu considères comme étant,
- 14:02et je cite tes mots,
- 14:04un formidable cadeau.
- 14:06Tu es tombé dans le coma lors d'une de tes aventures et tu parles justement de cet événement comme étant un formidable cadeau.
- 14:13Pourquoi ?
- 14:13Parce que,
- 14:15pour la faire courte,
- 14:16cette histoire est un peu longue,
- 14:17mais quand je me suis réveillé du coma...
- 14:21même après plus de 12 ans de sport de haut niveau,
- 14:25je n'étais jamais allé aussi loin dans mes limites.
- 14:29Je n'étais jamais sorti aussi loin de ma zone de confort au point où je suis allé flirter avec la mort.
- 14:34Et je me suis rendu compte à quel point finalement notre physique c'était qu'une enveloppe et que tout se passait dans notre mental,
- 14:42dans la capacité qu'on avait de prendre nos décisions,
- 14:45dans notre capacité d'analyser des situations,
- 14:47dans notre capacité d'avoir une vision
- 14:50Et quand je me suis réveillé de ce coma,
- 14:52pour moi,
- 14:55c'est la première fois dans ma vie que j'ai eu cette sensation d'être presque inarrêtable.
- 14:59Et que finalement,
- 15:00il n'y avait plus rien dans la vie qui pouvait m'arrêter.
- 15:03Déjà,
- 15:03la première chose où je me suis complètement déconnecté,
- 15:06c'est la peur du lendemain.
- 15:07Parce que j'ai vécu une aventure où je ne vivais avec rien.
- 15:11Quand je dis rien,
- 15:12c'est vraiment avec rien.
- 15:13À part de l'eau,
- 15:13je n'avais absolument rien.
- 15:14J'étais à l'autre bout du monde.
- 15:15Il n'y avait pas d'argent.
- 15:16Il n'y avait pas de magasin.
- 15:17Il n'y avait pas de...
- 15:18Je n'avais pas de lit,
- 15:18pas de nourriture.
- 15:20Je n'avais aucun confort,
- 15:21zéro.
- 15:21Je vivais un peu comme une personne perdue à la métaphore de Romasson-Cruzoé.
- 15:30Donc déjà,
- 15:30la peur du lendemain,
- 15:31je me suis déconnecté de ça.
- 15:32Alors aujourd'hui,
- 15:33bien sûr,
- 15:33j'ai deux enfants et mes enfants comptent sur papa et maman pour leur donner des ailes,
- 15:37pour les accompagner vers la vie.
- 15:39Mais si je me déconnecte de mes enfants,
- 15:41aujourd'hui,
- 15:42la peur du lendemain est…
- 15:44et est quasi inexistante parce que mon inconscient a intégré le fait que je suis capable de vivre avec rien et la deuxième chose c'est que quand tu flirte comme ça aussi proche de la mort c'est que
- 15:55tu te rends compte à quel point la vie se joue dans l'instant présent.
- 15:57Ça ne veut pas dire ne pas avoir de vision ou d'objectif,
- 16:00bien au contraire,
- 16:00mais en tout cas que la vie,
- 16:03elle se vit,
- 16:04elle se croque maintenant et que si tu le décides vraiment,
- 16:08notamment quand tu réussis à passer au-delà de la mort,
- 16:11qu'au final chaque jour est un cadeau et que c'est à toi de décider ce que tu veux en faire.
- 16:15Clairement.
- 16:16Et en 2023,
- 16:18tu tentes la traversée du lac Léman.
- 16:19Alors moi,
- 16:20c'est un lac qui me tient particulièrement à cœur étant suisse.
- 16:22J'y suis allé très souvent.
- 16:24Je l'ai traversé.
- 16:242024,
- 16:26le Léman.
- 16:27Ok.
- 16:28Et du coup,
- 16:29tu tentes cette traversée.
- 16:30Tu t'es préparé pendant des mois,
- 16:32j'imagine ?
- 16:33Oui.
- 16:34Pour autant,
- 16:34la nature,
- 16:35elle te dit non à ce moment-là.
- 16:38Est-ce que tu peux nous partager cette anecdote ?
- 16:40Et puis comment tu gères ça psychologiquement,
- 16:42le fait de ne pas forcément atteindre son objectif quand on s'est autant préparé ?
- 16:46Alors,
- 16:46le Léman,
- 16:46je l'avais déjà fait deux fois en largeur.
- 16:50J'ai fait Evian Lausanne.
- 16:51et une autre fois j'ai tenté Evian-Lausanne aller-retour donc toi qui connais bien le coin tu vois ce que ça représente,
- 16:57c'est la traversée du lac en largeur aller et aller-retour et donc mon rêve depuis Gosse parce que le lac Clément c'est un coin de Suisse et notamment un coin d'Europe que je connais très bien mon rêve c'était de pouvoir le traverser en longueur au moment où je te parle il y a moins de 15 personnes dans le monde qui l'ont fait et
- 17:14donc c'était mon défi 2024 effectivement je me suis
- 17:18Je me suis préparé pendant des mois et des mois pour réussir à le faire.
- 17:22On était parti sur 30 heures de traversée.
- 17:25Sauf que cette fois-ci,
- 17:26c'est assez rare que la nature ne me laisse pas passer.
- 17:29On décide autrement.
- 17:30Mais effectivement,
- 17:32on n'est même pas 24 heures avant le départ de la course.
- 17:36Les conditions ont changé.
- 17:37Il y a eu énormément de courant par les thermiques et par les vents.
- 17:42Alors,
- 17:42on croit que le lac Léman,
- 17:43ça reste un lac,
- 17:44mais c'est un géant.
- 17:45On l'appelle le géant noir.
- 17:47Et c'est un lac où il y a énormément de courant,
- 17:49énormément de changements de température d'eau.
- 17:52Donc en plein mois d'août,
- 17:54en l'espace de moins de 12 heures,
- 17:56on a perdu 12 degrés de température d'eau parce qu'on est parti avec une eau quasiment à 26 dans le port des Viens.
- 18:01On est arrivé jusqu'au château de Chillon.
- 18:04Elle était déjà descendue à 20-21.
- 18:07Et au fur et à mesure qu'on a nagé,
- 18:08on est parti de nuit.
- 18:09Eh bien,
- 18:09on est tombé jusqu'à quasiment 14 degrés.
- 18:11Donc je suis parti en hypothermie.
- 18:13Je suis sorti quand même de mon hypothermie parce qu'ils m'ont remonté sur le bateau.
- 18:17Et après,
- 18:18les courants étaient tellement forts que je n'arrivais plus à avancer.
- 18:21Alors,
- 18:21quand je te dis que je n'arrivais plus à avancer,
- 18:23pour les auditeurs de ta communauté qui nous écoutent et qui ont un peu des notions de nage,
- 18:28j'arrivais à nager difficilement 500 mètres de l'heure.
- 18:31500 mètres de l'heure,
- 18:32c'est à peu près ce que je fais en 8 minutes en piscine,
- 18:34en entraînement régulier.
- 18:37Donc,
- 18:37il me restait encore...
- 18:38J'étais dans ma
- 18:3916e heure de nage.
- 18:40Il me restait encore si je voulais aller au bout
- 18:43il me restait encore 45 heures de nage sans certitude.
- 18:46Donc à ce moment-là,
- 18:48il a fallu effectivement changer de mindset.
- 18:51Donc j'ai mis une heure à continuer à nager et à me mettre dans un mode d'acceptation pour aller trouver les ressources mais surtout les aspects positifs.
- 19:02Tout à l'heure,
- 19:02je te donnais la métaphore de monter un peu dans un avion,
- 19:04prendre de la hauteur et réussir à prendre du recul avec ce qui se passe dans une situation dans notre vie qui nous paraît difficile ou difficile
- 19:12ou compliquées,
- 19:13ou dangereuses,
- 19:13ou même d'échecs.
- 19:15Et donc pendant quasiment la dernière heure,
- 19:18je savais,
- 19:18l'équipe technique m'avait prévenu que ça allait être quasiment impossible,
- 19:21voire impossible de le réaliser.
- 19:24Et donc là,
- 19:24pendant
- 19:2545 minutes,
- 19:26tout ce que je peux renseigner,
- 19:27je me le suis appliqué à moi-même pour essayer de capitaliser sur tous les aspects positifs de cette course,
- 19:36sur tout ce que ça m'a apporté,
- 19:37sur tout ce que j'ai pu apprendre.
- 19:38Et le fait que surtout,
- 19:39ce n'est pas finalement un échec,
- 19:41mais une expérience.
- 19:42Parce que dans ma tête,
- 19:43je traverserai ce lac un jour en longueur.
- 19:45Il n'y a absolument aucun doute.
- 19:47Il n'y a aucune lueur de doute dans mon esprit.
- 19:49Ça sera peut-être dans deux ans.
- 19:50Ça sera peut-être dans cinq ans.
- 19:52Ça me demandera peut-être deux tentatives,
- 19:53peut-être cinq,
- 19:54peut-être dix.
- 19:55Mais je traverserai un jour ce lac en longueur.
- 19:58C'est une certitude.
- 19:59Donc,
- 19:59tout un travail à faire mentalement pour aller chercher du positif et te dire finalement,
- 20:04ce n'est pas un échec.
- 20:06une expérience qui va me permettre d'aller sur une autre étape.
- 20:09Et peut-être que l'autre étape,
- 20:10je n'y arriverai toujours pas encore et je ne ferai pas 36 kilomètres mais j'en ferai peut-être 50 et puis celle d'après,
- 20:15j'en ferai peut-être 60 et puis peut-être qu'un jour,
- 20:17j'irai au bout et je toucherai le sable et la roche à Genève.
- 20:21En tout cas,
- 20:22c'est dans mes objectifs à moyen terme.
- 20:24Ce que je note ici et qui est hyper intéressant,
- 20:26c'est que pendant une heure,
- 20:28tu es en difficulté extrême mais tu essaies quand même,
- 20:33tu lâches rien et
- 20:35au bout d'un moment,
- 20:36tu prends cette décision justement d'accepter.
- 20:40Quand on est entrepreneur,
- 20:41mais finalement en tant qu'homme,
- 20:43en tant qu'homme-femme,
- 20:45on a parfois des situations où
- 20:47on a de la difficulté à percevoir la différence entre l'obstination et la persévérance.
- 20:53C'est un peu cette image,
- 20:55tu sais,
- 20:55de cette mouche qui va se taper contre la fenêtre jusqu'à s'assommer,
- 20:59tomber et puis c'est fini pour elle.
- 21:02Alors qu'elle pourrait juste se décaler de 30 cm et la traverser différemment cette fenêtre.
- 21:08De par ton expérience,
- 21:09parce que j'imagine des situations extrêmes,
- 21:12comme j'en ai parlé tout à l'heure...
- 21:13plein d'anecdotes qu'on pourrait raconter,
- 21:14on pourrait passer deux heures à raconter toutes les aventures que tu as vécues,
- 21:18même bien plus.
- 21:21Quel conseil tu partagerais pour distinguer ces phases où il va falloir avoir de la persévérance,
- 21:26ça va être compliqué,
- 21:27il faut aller chercher des ressources qu'on pense peut-être même pas avoir à ce moment-là mais qui vont nous permettre d'aller chercher cet objectif et des phases où là c'est trop,
- 21:37il faut...
- 21:39Il faut se restreindre,
- 21:39il faut se résigner.
- 21:41On la retentera plus tard et on en tire le leçon.
- 21:44Mais en tout cas là,
- 21:44maintenant,
- 21:45tout de suite,
- 21:45ce n'est pas possible.
- 21:46Alors bon,
- 21:47c'est un sujet,
- 21:48tu t'en doutes bien,
- 21:48qui nous passionne tous les deux.
- 21:50Pour répondre le plus concrètement pour le site BataQuestions,
- 21:53je dirais dans un premier temps le sens.
- 21:56Est-ce que quand je suis dans une situation où je suis au bord du crash,
- 22:01au bord de la rupture,
- 22:02au bord de la difficulté importante ?
- 22:05Moi,
- 22:05dans mon cas,
- 22:06souvent je mets mon intégrité physique en jeu et je vais souvent très très loin.
- 22:11Un peu moins loin maintenant depuis que je suis papa.
- 22:15En tout cas,
- 22:15première question,
- 22:16est-ce que ça fait encore réellement du sens,
- 22:19quelle que soit la chose que tu es en train de faire ?
- 22:21Est-ce que c'est du business ?
- 22:22Est-ce que c'est du perso ?
- 22:24Est-ce que c'est un accomplissement physique,
- 22:26un rêve ou autre chose ?
- 22:27Est-ce que ça fait fondamentalement du sens ?
- 22:33Il y a déjà une première vraie réponse qui est apportée.
- 22:36La deuxième,
- 22:36c'est est-ce que dans ce que je suis en train de faire et du fait que j'ai répondu au fait que ça a du sens pour moi,
- 22:43est-ce qu'il n'y a qu'un seul chemin,
- 22:46il n'y a qu'une seule porte possible ?
- 22:47Tu faisais la métaphore de la mouche tout à l'heure.
- 22:50Est-ce que si à ce moment-là,
- 22:51je suis la mouche,
- 22:52est-ce que je ne prendrais pas un petit peu juste du recul ?
- 22:55Je me mettrais devant la fenêtre et je me dirais « Ok,
- 22:57est-ce qu'il n'y a pas un seul endroit ? »
- 22:59au niveau de la fenêtre qui est ouverte ?
- 23:00Ou alors,
- 23:01si là,
- 23:01l'intégralité de la fenêtre,
- 23:02elle est fermée,
- 23:03est-ce qu'il n'y a pas un moment dans la journée où quelqu'un va venir ouvrir la fenêtre ?
- 23:06Si la fenêtre est ouverte à une heure dans la journée,
- 23:09autant me réguler,
- 23:13me temporiser,
- 23:14temporiser le temps et puis passer au moment où ça va passer.
- 23:17Donc au final,
- 23:17c'est ouvrir le champ des possibles par rapport aux opportunités.
- 23:21Dans mon cas à moi,
- 23:23par rapport aux éléments,
- 23:24si je reviens sur la métaphore qui fait un lien aussi avec la mouche et la fenêtre,
- 23:27C'est moi,
- 23:28le capitaine du bateau me dit Nicolas si tu veux y arriver et le responsable technique me dit Nicolas si tu veux y arriver sans aucune garantie,
- 23:35il te reste encore 45 heures de nage.
- 23:37Est-ce qu'à ce moment-là ma décision c'est de prendre le risque de nager encore 45 heures sachant que je m'étais entraîné pendant presque deux ans pour en faire 30 ?
- 23:45Donc là je devais nager au total
- 23:4760 heures parce que ça faisait déjà
- 23:4915 heures que je nageais.
- 23:51Ou alors c'est dire bon cette fois-ci ça ne fonctionnera pas mais avec tout ce que j'ai pu apprendre
- 23:56Comme la mouche,
- 23:58je prendrais un autre chemin ou en tout cas un autre créneau sur une autre fois où je pense que ça passera ou en tout cas j'aurai une probabilité plus importante que ça passe.
- 24:09J'ai envie de te dire voilà pour moi les choses les plus importantes.
- 24:13J'ai mis là-dedans le fait de prendre de la hauteur,
- 24:15du recul.
- 24:16Dans ma dernière heure de nage,
- 24:18si j'ai continué à nager,
- 24:20à ce moment-là,
- 24:20je n'étais absolument plus dans la performance ni dans le fait d'être dans un…
- 24:25d'être dans un achievement ou dans une réussite.
- 24:29J'étais dans le fait de pouvoir me réguler pour me dire,
- 24:33au lieu de m'arrêter et de taper dans l'eau et d'être dans la colère,
- 24:36dans l'énervement,
- 24:37dans la frustration,
- 24:38ce que j'ai fait,
- 24:38ce que j'étais très bon à faire pendant des années,
- 24:41notamment quand j'étais joueur de hockey,
- 24:44l'idée c'était justement de réussir à danser sous la pluie et de me dire « là,
- 24:49la pluie est non-stop,
- 24:52elle est tellement importante que je n'arrive plus à avancer » .
- 24:55Pour l'instant,
- 24:55je continue un peu à danser et puis je sais que je ne pourrais pas traverser l'ensemble du lac.
- 24:59Je continue un peu à danser pour continuer à prendre du plaisir,
- 25:02à savoir qui je suis,
- 25:04qu'est-ce que j'ai appris,
- 25:05où est-ce que je veux aller,
- 25:06les raisons pour lesquelles je fais ça et mieux finalement reculer pour mieux sauter après.
- 25:12Et qu'est-ce qui te stimule dans ces défis ?
- 25:14Parce que tu nous partageais là il y a un instant le fait que tu as dû revenir en arrière par rapport à cette traversée,
- 25:20mais j'ai senti ton énergie et…
- 25:24et ta conviction sur le fait que c'est que partie remise et tu le traverseras assurément ce lac de cette façon et tu toucheras ces pierres et ce sable à Genève un jour assurément.
- 25:34C'est quoi qui te stimule dans tous ces défis les uns après les autres ?
- 25:38Il y a plusieurs éléments.
- 25:39Le premier,
- 25:40avant le fait que c'est ça que j'enseigne aujourd'hui aux gens,
- 25:45à ma communauté,
- 25:46aux entrepreneurs,
- 25:47aux entreprises qui me suivent,
- 25:49c'est cette notion de dépassement de soi,
- 25:50de sortir de sa zone de confort,
- 25:52de ne pas sortir de sa zone de confort juste pour en faire un concept marketing,
- 25:56mais sortir de sa zone de confort,
- 25:57c'est ça qui nous permet déjà dans un premier temps de nous sentir vivants et puis nous permettre de continuer à créer,
- 26:03à innover,
- 26:04à apprendre,
- 26:05à oser faire des choses éventuellement.
- 26:06et fondamentalement,
- 26:07au-delà de nous stimuler,
- 26:08ça nous rend heureux.
- 26:10Ça nous rend fondamentalement heureux de tous les jours découvrir des choses,
- 26:14apprendre de nouvelles choses,
- 26:15grandir,
- 26:16s'éveiller et continuer surtout à être dans cette polarité confort-inconfort.
- 26:25On a une capacité beaucoup plus importante à réussir à prendre conscience des belles choses de la vie.
- 26:36c'est-à-dire que quand je suis dans l'inconfort pendant des heures voire des fois des jours,
- 26:41tu as parlé de la boliviana tout à l'heure,
- 26:42je suis parti en Bolivie pendant 17 jours il y a plusieurs jours où j'ai dormi à même le sol sous tente sans me nourrir correctement,
- 26:50sans dormir avec de la chaleur,
- 26:53sans me laver,
- 26:54sans me brosser les dents,
- 26:54sans rien globalement quand tu reviens même dans un hôtel trois étoiles un peu biteux,
- 26:59tu as l'impression d'être sur le toit du monde et c'est cette notion d'effort dont je te parlais aujourd'hui que je trouve que l'être humain
- 27:05a de plus en plus de difficultés à apprécier,
- 27:08à percevoir parce qu'il n'est plus dans l'effort.
- 27:11Et les entrepreneurs sont parfois dans l'effort dans certaines choses mais sont dans un confort incroyable dans d'autres et donc perdent cette notion de la chance qu'ils ont de pouvoir bien dormir,
- 27:23bien manger,
- 27:24être en bonne santé,
- 27:24avoir la capacité à avoir des moyens.
- 27:27Dès qu'on sort de tout ça,
- 27:28ça nous permet de réussir à profiter à 2000%
- 27:31de l'instant présent.
- 27:33Oui,
- 27:33complètement.
- 27:35justement,
- 27:36il y a un point sur lequel j'aimerais rebondir.
- 27:38C'est que c'est assez particulier.
- 27:40Tu emmènes des entrepreneurs en montagne pendant trois jours en hauteur qui plus est à 4000 mètres d'altitude pour pouvoir parler de leur blocage,
- 27:52prendre des décisions,
- 27:53peut-être même élaborer des stratégies ou autres,
- 27:55avancer finalement par rapport à leurs enjeux du moment.
- 27:58Pourquoi est-ce que c'est plus efficace de traiter ces sujets à 4000 mètres d'altitude ?
- 28:03plutôt que dans une salle de réunion ?
- 28:05Parce que quand je les emmène dans cet endroit-là du monde,
- 28:08il n'y a plus de triche.
- 28:09C'est-à-dire qu'ils ne peuvent plus tricher avec eux-mêmes et quand tu ne peux plus tricher avec toi-même,
- 28:13tu ne peux plus tricher avec les autres parce que la triche,
- 28:16elle marche une journée ou elle marche une demi-journée ou un jour et demi au plus pour les plus forts.
- 28:22Mais au bout d'un moment,
- 28:23quand tu es face au froid,
- 28:25à la difficulté,
- 28:27aux premiers symptômes de maladie des montagnes,
- 28:29au final,
- 28:29il y a toutes les carapaces,
- 28:31tous les boucliers,
- 28:32tous les filtres
- 28:33qui tombent les uns après les autres,
- 28:36couplé à ça au fait que tu es complètement déconnecté de tout ce qui peut dans certains cas nous prendre beaucoup d'énergie.
- 28:43Je pense à nos téléphones,
- 28:45à nos ordinateurs,
- 28:46aux réseaux sociaux,
- 28:46etc.
- 28:47Quand on est là-haut,
- 28:47il n'y a plus de téléphone,
- 28:48il n'y a plus d'ordinateur,
- 28:49il n'y a plus de réseau social,
- 28:50il n'y a plus rien.
- 28:51Donc en réalité je les déconnecte de leur tracas,
- 28:56de leurs problématiques,
- 28:58de leur univers du quotidien.
- 29:00pour les plonger dans un univers qui,
- 29:02pour la plupart,
- 29:0390 ou 95 %
- 29:04ne connaissent absolument pas.
- 29:06Ils sont complètement expulsés de leur zone de confort.
- 29:08Et là,
- 29:08j'arrive à avoir
- 29:10100 % de leur attention et surtout
- 29:13100 % de leur…
- 29:14presque,
- 29:14j'ai envie de te dire,
- 29:15de leur authenticité au bout d'un moment.
- 29:17Alors,
- 29:17c'est aussi mon personnage parce que j'ai réussi à travailler vraiment cette partie-là en tant qu'accompagnateur.
- 29:24C'est-à-dire,
- 29:24moi,
- 29:24je ne suis pas guide de haute montagne.
- 29:25Donc,
- 29:26j'ai des professionnels de la montagne qui sont avec nous dans l'équipe pour gérer toute la partie,
- 29:30je dirais,
- 29:31décision par rapport à la montagne,
- 29:33à la météo,
- 29:33etc.
- 29:34Et moi,
- 29:35je suis vraiment là dans un cadre pour les driver dans leur capacité à aller au-delà,
- 29:41à prendre encore un step.
- 29:43avoir leur vie à 360.
- 29:45Le business en fait partie,
- 29:46mais pour moi,
- 29:47tu me l'as dit dans mon introduction,
- 29:49pour moi,
- 29:49la réussite,
- 29:50elle est vraiment à 360 et elle n'est pas que dans le business.
- 29:53Les entrepreneurs et les gens qui ont réussi dans le business mais qui sont malheureux dans la vie,
- 29:56j'en ai vu passer des wagons et des wagons.
- 29:59Donc,
- 29:59l'idée,
- 30:00c'est vraiment de leur donner une vision,
- 30:02en tout cas de réfléchir,
- 30:03de créer de la prise de conscience du déclic sur une vie à 360,
- 30:08qu'elle soit épanouie à 360,
- 30:10que tous les ballons de la vie soient…
- 30:11soit remplie de manière à ce que s'il y en a un qui crache,
- 30:14s'il y en a un qui se perce,
- 30:15les autres sont là pour créer une vraie stabilité.
- 30:18Et donc,
- 30:19on crée des vrais moments où ils se reconnectent à eux-mêmes,
- 30:21ils se reconnectent à des questions profondes.
- 30:25On a beaucoup d'émotions,
- 30:26beaucoup de pleurs.
- 30:27Et en général,
- 30:28quand on monte un sommet comme ça,
- 30:30il y a une métaphore qui est hyper intéressante.
- 30:32Et c'est pour ça que je fais plus les sommets que le désert.
- 30:34Je fais aussi des sorties dans le désert.
- 30:36Mais la grande métaphore intéressante du sommet,
- 30:40c'est qu'il y a un objectif.
- 30:41précis.
- 30:42Je pars d'un point A,
- 30:43je dois aller atteindre un point B qui pour le coup est difficile à atteindre.
- 30:46Et quand je l'atteins,
- 30:47ce que je me suis mis dans la tête comme objectif,
- 30:49ou en tout cas ce que je vise d'atteindre,
- 30:51ou ce que j'aimerais être finalement,
- 30:53est presque symboliquement en haut de la montagne.
- 30:55Et si je suis capable de le faire,
- 30:57mon inconscient va intégrer le fait que finalement,
- 31:00si j'étais capable de faire ça,
- 31:02je suis aussi capable de faire autre chose.
- 31:04Et juste,
- 31:04c'est qu'est-ce que c'est cette autre chose ?
- 31:06Est-ce que ça a du sens ?
- 31:07Comment est-ce que je vais pouvoir le faire ?
- 31:08Comment le mettre en place ?
- 31:10Mais surtout,
- 31:10est-ce que j'en ai conscience et est-ce que j'ai vraiment envie de l'atteindre ?
- 31:15Et quand je me dépasse,
- 31:16je me rends compte que j'ai des ressources à l'intérieur de moi qui sont souvent soit inexploitées,
- 31:21soit endormies,
- 31:22soit absolument pas mises en app.
- 31:24Tu as une anecdote à nous partager d'un entrepreneur justement qui a vécu cette expérience ou peu importe,
- 31:31une personne en particulier,
- 31:32sans bien sûr parler de sujets sensibles ou personnels.
- 31:35mais je te pose cette question parce que peut-être certains
- 31:39Et en toute transparence,
- 31:41ça aurait pu être mon cas il y a de ça quelques années où j'étais beaucoup moins sensible à certains sujets liés au dépassement de soi,
- 31:48liés à la spiritualité,
- 31:49liés aussi au masque que parfois on se met et parfois on a tendance à se fourvoyer,
- 31:53à se mentir à soi-même et j'en passe.
- 31:57Mais peut-être que certains nous écoutent et se disent « Bon,
- 31:59c'est un peu tiré par les cheveux.
- 32:02Comment ça ?
- 32:03On va pleurer là-haut au-dessus de la montagne pour pouvoir avancer dans sa vie.
- 32:06Bon,
- 32:06ce n'est pas fait pour moi.
- 32:08Moi,
- 32:08je suis fort.
- 32:09j'ai pas d'émotion il n'y a pas besoin de tout ça c'est exactement le discours que j'aurais pu tenir il y a de ça 2-3 ans typiquement quelqu'un qui peut-être se raconte cette narrative basée sur son spectre qui n'est pas forcément faux ou vrai en tout cas c'est vrai à ce moment là pour lui avec son spectre d'analyse qu'est-ce
- 32:28que tu lui partagerais ou peut-être que tu aurais une anecdote à nous transmettre alors avant l'anecdote je vais te partager quelque chose c'est une maxime qu'il y a dans le Coran
- 32:39qui dit que les larmes sont à l'âme ce que le savon est au corps.
- 32:45Donc,
- 32:46je te dis ça sans faire de la spiritualité de bas étage,
- 32:50mais quand je te parle de pleurs,
- 32:53moi aussi,
- 32:53ça m'arrive de pleurer en voyant ce qui se passe et en voyant ce qui peut se dégager des personnes,
- 32:59que ce soit pendant l'ascension ou arrivé au sommet.
- 33:02Ce n'est pas une finalité en soi de pleurer,
- 33:05mais c'est sûr que ça fait du bien.
- 33:07Et on sait à quel point quand on est entrepreneur,
- 33:09on porte beaucoup,
- 33:10beaucoup de choses sur ses épaules.
- 33:12Et moi,
- 33:12je sais de quoi je parle,
- 33:13parce que ça fait maintenant 15 ans que je suis entrepreneur en parallèle de tout ce que je fais.
- 33:17Donc,
- 33:18ça fait toujours du bien de pouvoir quelque part,
- 33:20des fois,
- 33:21te libérer de certains poids si tu n'as pas toujours les bonnes personnes qui sont autour de toi.
- 33:26Moi,
- 33:26j'ai la chance de travailler avec ma femme depuis plusieurs années maintenant et ça fonctionne très bien.
- 33:31Mais ça,
- 33:32c'était pour la petite parenthèse un peu émotion et larmes.
- 33:36Par rapport aux anecdotes,
- 33:38je te dirais que...
- 33:40Peut-être,
- 33:41alors j'en ai beaucoup,
- 33:41mais peut-être que les deux sujets qui reviennent le plus souvent,
- 33:46c'est un,
- 33:48prendre conscience que quand je suis entrepreneur,
- 33:52à part une minorité,
- 33:54en général,
- 33:55je délaisse beaucoup,
- 33:56beaucoup de facteurs et de secteurs de ma vie.
- 33:59Je laisse souvent un peu ma vie de couple ou en tout cas dans des périodes précises,
- 34:05je laisse clairement ma vie de couple,
- 34:06je laisse ma vie de parent ou ma vie de papa ou de maman.
- 34:09Je laisse ma vie amicale,
- 34:11ma vie de loisir,
- 34:12ma vie sportive au détriment de mon business.
- 34:16Et quand effectivement,
- 34:17on prend du recul pour vivre une aventure comme ça,
- 34:20ça nous remet,
- 34:21en tout cas,
- 34:22moi,
- 34:22je les accompagne dans ce type de réflexion,
- 34:24ça leur remet les pendules à l'heure que si demain,
- 34:25pour x ou y raison,
- 34:26le business s'arrête parce qu'ils se blessent,
- 34:29parce qu'il y a un Covid,
- 34:30parce qu'il y a une guerre et qu'ils ne peuvent plus travailler avec leur business,
- 34:33s'ils ont tout délaissé,
- 34:34finalement,
- 34:35qu'est-ce qui va leur laisser ?
- 34:36Qu'est-ce qui va leur rester souvent ?
- 34:37Et on se rend compte qu'il ne reste plus grand-chose.
- 34:41Si c'est à bord un business,
- 34:42mais qu'à côté de ça,
- 34:43finalement,
- 34:44tu te retrouves divorcé et tu ne parles plus à tes enfants.
- 34:46Et puis,
- 34:47tu as une santé qui est horrible et tu n'arrives plus à monter quatre étages et tu es essoufflé pour faire le moindre truc et tu ne peux plus faire du sport avec tes amis,
- 34:54ni avec tes parents,
- 34:55ni avec ta femme ou tes gosses.
- 34:56Finalement,
- 34:57la réussite,
- 34:57elle est où ?
- 34:58Donc,
- 34:58le premier gros point,
- 34:59c'est ça.
- 34:59Donc,
- 35:00en termes d'anecdotes,
- 35:00j'ai vu des gens qui ont commencé notre aventure en ayant...
- 35:06du surpoids et qui en finissant le surpoids avec une vie qui était clairement en termes de santé,
- 35:11d'alimentation de sommeil,
- 35:12d'activité physique qui était quand même très très très très très mauvais et très très faible et qui finalement se sont retrouvés à se mettre dans une reconversion à ce niveau là à 360 assez incroyable jusqu'à des personnes qui se sont mis à
- 35:28vouloir préparer un marathon qui ont fait un marathon,
- 35:30certains qui ont fait des Ironman alors que quand ils sont partis avec moi même si moi je les prépare physiquement
- 35:34pratiquement trois mois à l'avance.
- 35:36Au départ,
- 35:36ce n'était pas du tout des sportifs sur le papier.
- 35:39Des gens qui se sont jurés d'atteindre un objectif précis,
- 35:42d'arrêter de fumer parce que ça faisait 20 ans qu'ils n'arrivaient pas à arrêter de fumer et qu'il leur fallait un déclic.
- 35:46D'autres de passer le cap pour monter leur business et passer dans l'entrepreneuriat pour certains qui étaient encore salariés,
- 35:54même si aujourd'hui,
- 35:5580%
- 35:55des gens qu'on accompagne sont entrepreneurs.
- 35:58On a accompagné des couples aussi,
- 36:00des couples mariés-femmes ou père et enfant,
- 36:03ou mère et enfant.
- 36:05qui entre eux avaient des relations un peu plus compliquées et qui,
- 36:09à l'issue de cette expérience-là,
- 36:11en tout cas,
- 36:11se sont dit des choses,
- 36:12ont eu la capacité de se parler,
- 36:17de se reconnecter,
- 36:18parce que dans la vraie vie,
- 36:19est-ce que tu prends vraiment du temps pour te reconnecter et le faire vraiment à 100% ?
- 36:24C'est très rare.
- 36:25Soit la vie,
- 36:25elle te le donne et elle te gifle avec,
- 36:27elle t'amène un licenciement,
- 36:29un cancer,
- 36:30une maladie,
- 36:30un divorce,
- 36:31un truc.
- 36:32soit c'est toi qui prends vraiment le taureau par les cornes et qui dois prendre une décision et souvent cette décision elle passe par une action de bloquer du temps de partir,
- 36:41te déconnecter pour te reconnecter à ce que tu veux transformer ou ce que tu veux changer dans ta vie et finalement notre aventure,
- 36:47notre expérience est un levier pour réaliser ce type de choses là et je dirais quand même aussi,
- 36:55c'est important parce que je sais que il y a beaucoup d'entrepreneurs qui nous écoutent
- 36:59Euh...
- 37:00On sait que les entrepreneurs,
- 37:01ils ont des plafonds.
- 37:01Enfin,
- 37:02ils ont,
- 37:02je m'inclus dedans,
- 37:03on a des plafonds de verre.
- 37:04On vise quelque chose et puis après,
- 37:06on a un plafond et on se dit,
- 37:07je ne pourrais pas dépasser ce plafond.
- 37:08Puis,
- 37:08tu te rends compte que c'est des croyances,
- 37:10c'est des limites.
- 37:10Et puis,
- 37:11tu pètes ce plafond-là,
- 37:12tu passes au plafond d'après,
- 37:13etc.
- 37:13Bon,
- 37:14il y a beaucoup d'entrepreneurs qui,
- 37:15moi,
- 37:15sont venus sur cette aventure-là en disant,
- 37:17moi,
- 37:18Nicolas,
- 37:18très honnêtement,
- 37:19globalement,
- 37:19à 360,
- 37:20ça se passe à peu près bien.
- 37:21Je sais que je pourrais encore progresser sur certains points,
- 37:23mais dans mon business en tout cas,
- 37:25je suis arrivé à un plafond où je ne sais pas pourquoi je…
- 37:28je n'arrive plus à passer sur le truc d'au-dessus,
- 37:30j'ai l'impression de mettre des croyances,
- 37:31des barrières,
- 37:32des limites,
- 37:32etc.
- 37:33Moi,
- 37:33je suis là déjà,
- 37:34mais surtout,
- 37:34il y a toute une communauté d'entrepreneurs qui sont là aussi à côté et qui,
- 37:37pour certains,
- 37:38le plafond d'un n'est absolument pas le même plafond qu'un autre,
- 37:42et vice-versa.
- 37:43Donc,
- 37:44finalement,
- 37:45ils se rendent compte encore une fois que ce n'est qu'un plafond,
- 37:47sky is the limit.
- 37:48Donc,
- 37:49si tu rêvais de faire 100 et que tu penses qu'à 100,
- 37:51tu es limite,
- 37:52si l'autre à côté de toi,
- 37:53il fait 2 millions.
- 37:54Tu te dis,
- 37:55peut-être que mon plafond de sang,
- 37:57je peux peut-être le passer assez facilement,
- 37:58en tout cas en mettant telle ou telle chose,
- 38:00en imaginant telle ou telle chose,
- 38:02en m'accompagnant de telle ou telle personne,
- 38:04en me formant avec tel ou tel outil,
- 38:06en allant sur tel ou tel séminaire,
- 38:08tel ou tel mastermind.
- 38:09Et finalement,
- 38:11on fait péter les limites tout en ayant pour moi ce cadre,
- 38:19ce garde-fou quelque part que…
- 38:23Il faut respecter un écosystème à 360 degrés et ne pas être uniquement dans le chouin à roule au compresseur.
- 38:30Et je ne fais que ça et j'oublie tout ce qui tourne autour parce que souvent,
- 38:34les dommages collatéraux sont titanesques.
- 38:38En termes d'anecdotes,
- 38:38j'ai connu quelqu'un qui rêvait d'atteindre des objectifs pros.
- 38:42Il les a atteints.
- 38:43Mais quand il les avait atteints,
- 38:44j'ai envie de te dire presque dans l'année,
- 38:46il a perdu un de ses enfants qui est décédé.
- 38:48Sa femme s'est barrée.
- 38:51Dans sa famille,
- 38:51il ne parlait plus à personne.
- 38:52Au final,
- 38:54le résultat de tout ça a été catastrophique par un manque de présence,
- 38:58par une absence,
- 38:59par un manque d'investissement,
- 39:01par quelque part de l'amour,
- 39:02de la bienveillance,
- 39:04etc.
- 39:04En tout cas,
- 39:05c'est un de mes credos.
- 39:07moi je suis fils d'entrepreneur mais mon arrière grand-père l'était mon grand-père l'était,
- 39:10mon père l'était et moi je suis sorti de la boucle de il faut travailler beaucoup il faut travailler fort pour réussir la réussite elle est déjà à 360° et puis surtout
- 39:23elle n'est pas nécessairement,
- 39:24ce n'est pas la quantité de travail que tu vas fournir,
- 39:27mais c'est les décisions que tu prends.
- 39:30Est-ce que tu as une vision smart pour essayer ?
- 39:31Il y a des moments où il faut crapahuter trois fois plus que d'autres,
- 39:34mais en tout cas,
- 39:35c'est vraiment une vision pour moi à 360.
- 39:37Complètement.
- 39:38Alors justement,
- 39:38parlons-en de cette vision 360 parce que toi,
- 39:41tu as vécu cette phase où tout fonctionnait,
- 39:43mais où tu ne te sentais pas forcément à ta place ou en tout cas plus à ta place.
- 39:47Comment un entrepreneur peut-il savoir s'il est en train de réussir ?
- 39:52dans cette vision de la réussite à 360 degrés ou s'il est juste en train de s'enfermer dans une sorte de cache dorée qui n'est pas forcément alignée avec réellement ses objectifs ou en tout cas le sens.
- 40:06Alors plusieurs choses.
- 40:07La première,
- 40:07c'est que est-ce que quand il se couche le soir tout seul,
- 40:10il ou elle,
- 40:10je dis il mais enfin oui,
- 40:11c'est il ou elle,
- 40:12est-ce qu'en tout cas quand la personne se couche le soir et qu'elle se lève le matin spontanément,
- 40:18est-ce qu'elle a plutôt l'impression d'être...
- 40:20heureux ou heureuse ou est-ce qu'elle a plutôt la sensation d'être plutôt globalement malheureux ou malheureuse ?
- 40:25Ça pour moi c'est le premier,
- 40:27la première question,
- 40:28le premier signe d'alerte,
- 40:30le premier moyen d'évaluation c'est celui-là.
- 40:33Est-ce que dans mon quotidien,
- 40:34on a tous des hauts et des bas,
- 40:35il y a tous des choses qu'on aime plus ou moins ou pas dans ce qu'on fait,
- 40:40mais globalement est-ce que ma vie me rend épanouie ou pas ?
- 40:43Première chose.
- 40:44Deuxième chose,
- 40:45on a des outils aujourd'hui.
- 40:46Par exemple quand je parle de vie à 360,
- 40:50d'équilibre à 360 degrés,
- 40:52on a un outil que tu vas très probablement connaître qui s'appelle la roue de la vie,
- 40:55où tu as soit des ballons,
- 40:57soit des camemberts avec ta vie professionnelle,
- 41:01tes loisirs,
- 41:02ta vie familiale,
- 41:03ta vie avec tes enfants,
- 41:05tes rêves,
- 41:07tes finances,
- 41:08etc.
- 41:09Tu as comme ça,
- 41:10selon les outils,
- 41:13tu as entre 6 et 10 camemberts ou 6 ou 10 ballons.
- 41:17si tu donnes du situ
- 41:18tu dois te donner une note entre 1 et 10 ou entre 0 et 100 %
- 41:21sur chacun des ballons,
- 41:22ça donne déjà un beau moyen d'évaluation de te dire,
- 41:26ah ouais,
- 41:26sur celui-là,
- 41:27je m'estime être pas mal,
- 41:28santé aussi par exemple,
- 41:29santé,
- 41:30etc.,
- 41:30etc.,
- 41:30etc.
- 41:31Bon,
- 41:31tu vois globalement comment est-ce que ta roue,
- 41:34si ta roue,
- 41:34elle est complètement cabossée et puis tu as des trous de partout,
- 41:37tu te dis,
- 41:37ouais,
- 41:38ok,
- 41:39mais il y a peut-être telle et telle sphère de ma vie que je peux aller travailler.
- 41:43Et très souvent,
- 41:44naturellement et encore plus chez les entrepreneurs,
- 41:47on se rend compte que
- 41:49la partie ballon ou la partie camembert de la partie business,
- 41:53elle est extrêmement importante parce qu'on met 80 ou 90 %
- 41:56de son énergie dedans.
- 41:57Par contre,
- 41:58sa vie amoureuse,
- 41:59sa vie familiale,
- 42:00sa vie de loisir,
- 42:01sa vie,
- 42:02sa santé,
- 42:03etc.,
- 42:04elle n'est souvent pas au beau fixe.
- 42:07Donc,
- 42:08qu'est-ce que je peux mettre en place dans ma vie pour essayer d'avoir un petit peu plus d'équilibre,
- 42:11avoir une roue un petit peu plus ronde de manière à pouvoir avoir plus d'équilibre ?
- 42:16Et forcément,
- 42:16tout ça,
- 42:17ça a un impact.
- 42:18extrêmement positive sur chacun ou chacune des sphères de cette roue-là.
- 42:23C'est-à-dire que si je suis plus épanoui dans ma vie amoureuse avec ma femme ou mon mari,
- 42:27si je suis épanoui avec mes enfants et que globalement,
- 42:29je prends un minimum de soins de ma santé et que globalement,
- 42:31j'ai la possibilité de prendre moins de soins de mon corps et de me faire deux,
- 42:35trois séances de sport par semaine,
- 42:36je suis plus aligné entre mon mental et mon physique.
- 42:40Et forcément,
- 42:40ça a un impact extrêmement positif sur mon business.
- 42:44Ça,
- 42:44c'est une certitude.
- 42:46absolu et puis surtout c'est presque devenu une sine qua non presque scientifique aujourd'hui donc qu'est-ce que je mets en place dans ma vie pour globalement essayer d'avoir le meilleur équilibre possible parmi tous ces points là de manière à comme je le disais tout à l'heure s'il y en a un qui crache globalement
- 43:01ou un qui est vraiment en difficulté et ça arrive il y a des gens qui sont bien dans leur couple,
- 43:05qui sont bien dans leur business qui sont assez équilibrés et puis du jour au lendemain ils attrapent,
- 43:09ils chopent une maladie importante,
- 43:11ils chopent un cancer,
- 43:11ils deviennent paraplégiques ou tétraplégiques,
- 43:13bah qu'est-ce qui se passe ?
- 43:14À ce moment-là,
- 43:15est-ce que tu as rempli d'autres sphères,
- 43:18d'autres ballons ?
- 43:19Si tu les as remplis,
- 43:21tu continues à vivre,
- 43:22ta vie a du sens,
- 43:22tu continues à avancer.
- 43:24Si par contre,
- 43:24tu as tout mis dans ta santé,
- 43:25mais tu as délaissé tout le reste,
- 43:28le jour où ça s'arrête,
- 43:30c'est extrêmement plus compliqué de remonter.
- 43:32Ça l'est toujours,
- 43:32mais en tout cas,
- 43:33c'est beaucoup plus difficile.
- 43:34Tu l'as eu quand,
- 43:35cette prise de conscience,
- 43:36toi ?
- 43:38Je pense inconsciemment dans mon adolescence et de par le modèle...
- 43:43C'est jeune.
- 43:44Oui,
- 43:44mais inconsciemment.
- 43:45C'est pour ça que je dis bien le mot inconsciemment.
- 43:47Ce n'était pas conscient.
- 43:47Je ne pouvais pas y mettre les mots que je mets avec toi dessus aujourd'hui.
- 43:51Mais de par le modèle de mon grand-père et de mon père qui ont toujours beaucoup travaillé et qui se sont sacrifiés et qui ont sacrifié tous les deux leur santé et beaucoup,
- 44:00beaucoup de choses,
- 44:01même si moi,
- 44:01j'ai eu un...
- 44:02Un papa qui était présent,
- 44:03mais qui avait une présence différente de la mienne que j'ai moi aujourd'hui avec mes propres enfants.
- 44:08Mais assez jeune,
- 44:11je me suis dit,
- 44:11c'est sûr que mon modèle du monde ne sera pas celui-là.
- 44:14Alors,
- 44:15j'ai été éduqué dans une famille où la notion de liberté était importante,
- 44:18la notion de pouvoir choisir qu'est-ce qu'on voulait faire,
- 44:22avec qui on voulait travailler,
- 44:23comment est-ce qu'on voulait travailler.
- 44:24J'ai grandi dans cet univers-là.
- 44:27Mais par contre,
- 44:28le modèle,
- 44:28c'était…
- 44:29Un peu le modèle germanique ou le modèle russe,
- 44:32c'est-à-dire que tu travailles du matin
- 44:347h au soir 23h,
- 44:35les week-ends il y a un jour sur deux où tu travailles aussi et puis tu passes un petit peu de temps sur toi et un petit peu de temps avec les enfants.
- 44:43Et moi je savais ça étant jeune que ce n'était absolument pas le modèle que je voulais développer dans ma vie.
- 44:49Et d'ailleurs tout ce que je disais à mes parents quand j'étais jeune,
- 44:51globalement je l'ai réalisé aujourd'hui dans ma vie,
- 44:52mais quand j'étais jeune mes parents me disaient
- 44:54« oui, oui,
- 44:54c'est ça,
- 44:55écoute,
- 44:55on verra » .
- 44:56verras ce que tu t'arriveras à faire.
- 44:58Mais quand je leur disais jeune que j'allais vivre à l'étranger,
- 45:00que mes enfants n'iraient pas à l'école et que j'aurais ma propre société et que je vivrais au bord de la mer,
- 45:05déjà dans le modèle du monde de mes parents et de ma famille,
- 45:09c'était déjà quelque chose d'assez compliqué à intégrer.
- 45:12Et donc,
- 45:12c'est ce que j'ai réussi finalement à créer dans ma vie.
- 45:17Tu parles justement de modèle du monde.
- 45:19Moi,
- 45:19j'ai une question plus sur la partie culture finalement.
- 45:22Tu interviens sur trois continents différents.
- 45:25dans des séminaires,
- 45:26des conférences auprès de certains entrepreneurs ou des personnes qui suivent tes conférences.
- 45:33Quelles sont les différences majeures entre un entrepreneur ou un individu en termes de mindset au Québec,
- 45:41en France et au Maroc,
- 45:43par exemple,
- 45:43face à la peur de l'impossible ou la peur de l'échec ?
- 45:46C'est un sujet de culture aussi.
- 45:48Et donc,
- 45:49peut-être que les différences,
- 45:51il y a des nuances ou est-ce que c'est un peu universel ?
- 45:55peur de l'échec,
- 45:55peur de l'impossible,
- 45:56peur d'oser ?
- 45:58C'est une excellente question.
- 45:59La peur de l'échec,
- 46:01ou en tout cas la peur de ne pas être à la hauteur,
- 46:04c'est une des deux peurs les plus profondes,
- 46:07les plus importantes chez l'être humain de manière générale.
- 46:10Tout le monde pense que les deux plus grandes peurs de l'être humain,
- 46:12c'est la mort et la maladie.
- 46:13C'est complètement faux,
- 46:14parce que ça,
- 46:14c'est des peurs qui sont conscients,
- 46:16qui sont connues.
- 46:17Mais les deux plus grandes peurs profondes de l'être humain,
- 46:21c'est un,
- 46:21ne pas être à la hauteur,
- 46:22et deux,
- 46:22ne pas être aimé.
- 46:24Ça,
- 46:24on doit vivre avec ça toute notre vie parce qu'en soi,
- 46:26ce n'est pas une fatalité,
- 46:28on doit vivre avec.
- 46:29En permanence,
- 46:30c'est pour ça qu'on passe notre temps en tant qu'être humain à essayer d'être aimé par les autres,
- 46:34d'être reconnu,
- 46:35d'être accepté dans ce qu'on fait,
- 46:36que ce soit dans notre vie personnelle ou professionnelle.
- 46:39donc effectivement il y a un facteur qui est déjà universel au fait d'avoir la peur de l'échec,
- 46:44maintenant il y a des cultures où cette notion là elle est extrêmement travaillée quand tu vas par exemple en Amérique ou en Amérique du Nord,
- 46:53l'échec
- 46:54Ce n'est pas un mot qu'on utilise en tant que tel comme échec,
- 46:56mais plutôt comme une expérience.
- 46:58Et d'ailleurs,
- 46:59dans cette partie du monde-là,
- 47:00les recruteurs,
- 47:01les RH,
- 47:02les DRH vont recruter des gens qui ont plus souvent échoué que qui ont réussi.
- 47:05Parce qu'ils savent que par l'échec,
- 47:07tu apprends plus de choses et tu te remets plus en question par l'échec que par la réussite.
- 47:11Donc du coup,
- 47:12effectivement,
- 47:13la notion d'échec,
- 47:14c'est on va la cultiver,
- 47:15on va la travailler,
- 47:16on va « Ok,
- 47:17waouh,
- 47:17tu as fait ça,
- 47:18tu t'es crashé,
- 47:18alors qu'est-ce qu'on peut faire pour que la prochaine fois ça passe,
- 47:20pour que tu puisses avancer,
- 47:22devenir une meilleure version de toi-même. »
- 47:23plus performer,
- 47:24plus progresser,
- 47:25etc.
- 47:25Ça,
- 47:25c'est un peu la culture du Québec.
- 47:27Quand on monte sur scène au Québec ou quand on arrive au Québec pour donner une conférence,
- 47:32le rideau ne s'est même pas encore ouvert que tu as trois quarts des gens de la salle qui sont debout avec les mains au ciel et qui commencent déjà à chanter,
- 47:40à crier,
- 47:40à taper des mains.
- 47:40Bon,
- 47:41ça,
- 47:41c'est un peu la culture nord-américaine.
- 47:43On va mettre en avant,
- 47:44on va faire beaucoup de bruit,
- 47:45on va faire en sorte que globalement,
- 47:47on amène du mindset positif,
- 47:49des énergies positives.
- 47:51Ça,
- 47:51c'est pour moi en tout cas un...
- 47:53un facteur assez important sur cette région-là du monde.
- 47:57Pour la France,
- 47:59c'est plus complexe.
- 48:01On a effectivement,
- 48:02de manière générale,
- 48:03sans faire de jugement de valeur,
- 48:04parce que moi-même,
- 48:05je suis français,
- 48:06on a effectivement plus une tendance à d'abord voir le verre à moitié vide qu'à voir le verre à moitié plein.
- 48:13C'est-à-dire que d'abord,
- 48:14on a besoin de certitude,
- 48:16on a besoin d'avoir des exemples,
- 48:18on a besoin d'être sûr que ça marche,
- 48:20on a besoin d'avoir un parachute.
- 48:23avec un double parachute et un triple parachute avant de se lancer ou de prendre des décisions.
- 48:28Ça,
- 48:29encore une fois,
- 48:29pour moi,
- 48:30c'est généraliste.
- 48:31Ce n'est pas tout le monde qui est comme ça.
- 48:33Il y a forcément des entrepreneurs qui adorent se jeter sans filet,
- 48:37prendre des risques,
- 48:37oser,
- 48:38innover,
- 48:38entreprendre,
- 48:39etc.
- 48:39Mais de manière générale,
- 48:40la culture,
- 48:41elle est plus dans le fait de,
- 48:43comme on est une…
- 48:46une génération,
- 48:48mais surtout une culture un peu plus assistée.
- 48:51Forcément,
- 48:51les gens ont besoin d'abord d'avoir de la sécurité et de l'assistance avant d'être dans le risque ou dans la prise de risque.
- 48:56Et c'est la raison pour laquelle il y a beaucoup d'entrepreneurs qui,
- 48:59à un moment donné,
- 49:00trouvent leur place et leur paradis et leur sens ailleurs qu'en France,
- 49:06même s'il y a de l'entrepreneuriat en France.
- 49:08Mais c'est en tout cas une culture qui est plus difficile à dépasser par rapport à cette notion de...
- 49:13de l'échec ou en tout cas elle n'est pas nécessairement cultivée.
- 49:16Ensuite quand on va sur le continent africain bon ben là j'ai envie de te dire que en tout cas moi en ce qui me concerne je suis plus sur la partie Afrique du Nord donc notamment le Maroc où là on est passé pays émergents au mois de juin,
- 49:27on est sur une progression à deux chiffres depuis quelques années où là j'ai envie de te dire c'est le champ des possibles qui est devant nous,
- 49:34on est sur une population plutôt jeune donc à partir du moment où t'es jeune et puis tu sens que d'accès
- 49:43aux réseaux sociaux,
- 49:44tu as accès à ce qui se passe un peu aux quatre coins du monde et puis que toi,
- 49:46tu te dis,
- 49:46il ne me reste plus qu'à croquer la vie de manière générale.
- 49:50Tu te dis,
- 49:50ok,
- 49:50si je pars de pas grand-chose et puis on peut créer des choses incroyables parce qu'on a tout un continent à aller,
- 49:56voire même le monde à aller conquérir et à aller croquer,
- 49:59ça donne plus d'élan,
- 50:00plus d'envie,
- 50:01plus de force,
- 50:03plus de dynamique à te dire,
- 50:05je peux prendre des risques parce que même si je me crache finalement
- 50:10Le risque à prendre n'est pas gigantesque parce que je ne suis pas dans une zone de confort qui est non plus titanesque.
- 50:15En tout cas,
- 50:16si je prends l'Afrique à 360 degrés,
- 50:18c'est la raison pour laquelle je me reconnais beaucoup et j'ai beaucoup de plaisir.
- 50:24Je fais énormément d'interventions sur ce continent-là parce qu'aujourd'hui,
- 50:28le champ des possibles est titanesque.
- 50:30On le sent dans l'énergie des gens,
- 50:33on le sent dans leur manière de voir le monde,
- 50:36dans leur manière de voir demain.
- 50:38Il y a quelque chose d'assez gigantesque qui est en train de se produire.
- 50:42Et puis surtout,
- 50:42il y a un peu comme une marmite qui est en ébullition.
- 50:44Je me rappelle que j'ai eu l'occasion de vivre quelques mois à New York au début des années 2000.
- 50:49Quand tu marches dans la rue ou quand tu échanges,
- 50:52quand tu es dans des communautés ou dans des cercles d'affaires,
- 50:56tu sens que le potentiel est presque illimité.
- 51:00Aujourd'hui,
- 51:00en tout cas,
- 51:01sur cette partie du monde,
- 51:03en Afrique et notamment l'Afrique du Nord,
- 51:05on sent aussi qu'on est dans cette dynamique-là.
- 51:08Voilà un peu les trois dynamiques par rapport à cette notion de peur ou d'échec sur ces trois cultures différentes.
- 51:14Hyper intéressant.
- 51:14Merci beaucoup pour ces éléments,
- 51:16Nicolas.
- 51:16Et merci aussi pour tout ce que tu as partagé.
- 51:18J'ai une toute dernière question à te poser.
- 51:20Mais avant ça,
- 51:21encore une fois,
- 51:22comme je le dis à chaque fois,
- 51:24merci si vous avez eu autant de plaisir à écouter cet épisode que je n'en ai eu à l'anime.
- 51:28Faites-le nous savoir.
- 51:29Partagez cet épisode.
- 51:31Mettez 5 étoiles sur Apple Podcast.
- 51:34liker,
- 51:34commenter,
- 51:35partager également le post LinkedIn qu'on fera autour de cet épisode on mettra aussi le lien de ton site pour celles et ceux qui veulent aller plus loin,
- 51:42voir ce que tu fais et comprendre aussi comment peut-être aller à 4000 mètres et traiter des sujets,
- 51:48des problématiques ou autres entre autres d'ailleurs merci pour ça dernière question pour toi,
- 51:55est-ce que tu peux nous partager le déclic qui a fait toute la différence pour toi ?
- 52:00Alors,
- 52:00peut-être que tu n'as pas partagé dans le cadre de cette interview,
- 52:03que peut-être tu n'as jamais partagé nulle part.
- 52:05Ça peut être une simple phrase,
- 52:06une situation,
- 52:07une frustration,
- 52:08quelque chose de positif,
- 52:09moins positif,
- 52:10une anecdote.
- 52:11Peu importe,
- 52:12tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- 52:17Écoute,
- 52:18je ne sais pas si c'est un moment précis,
- 52:21mais je vais te donner,
- 52:23quand tu me poses la question,
- 52:24je vais te répondre le plus spontanément possible et en tout cas,
- 52:27ce qui me vient comme ça naturellement.
- 52:29c'est que j'ai cherché le sens de ma vie pendant dix ans.
- 52:34Et pendant dix ans,
- 52:35globalement,
- 52:37ça c'était sur la fin de ma carrière de sportif de haut niveau et le début de cette carrière d'accompagnement pour accompagner l'humain de manière générale à se développer.
- 52:50Pendant dix ans,
- 52:50j'ai fait pas mal de choses,
- 52:52mais je n'étais pas nécessairement...
- 52:55Je sentais en tout cas que...
- 52:57Je n'étais pas nécessairement à ma place et ce que je faisais fonctionnait bien,
- 53:00mais je sentais que ma vie était ailleurs.
- 53:04Je sentais que le sens de ma vie était ailleurs et qu'il fallait fondamentalement que je me rapproche de ça et que je trouve mon facteur X,
- 53:13ce à quoi j'allais contribuer dans le monde.
- 53:15Et ça a été une conquête absolument magique.
- 53:21Alors quand tu es dedans,
- 53:21tu as l'impression que ça ne s'arrête jamais et que c'est interminable.
- 53:25Mais au moment où ça se passe et où tu commences à avoir certitude sur certitude sur certitude,
- 53:33il se produit en toi quelque chose d'absolument féérique et absolument sensationnel qui est que tu as presque cette sensation d'être inarrêtable,
- 53:42de te dire
- 53:43« ma place,
- 53:43elle est là » .
- 53:45Et c'est pour ça que je vis finalement,
- 53:47c'est ma mission de vie.
- 53:49Donc,
- 53:50ce n'est pas venu d'un coup net.
- 53:52Il y a eu forcément des petits épisodes un peu…
- 53:54un peu important à tout ça,
- 53:55par des rencontres,
- 53:56par des moments de vie importants,
- 53:57par des choses que j'ai pu entendre qui m'ont fait...
- 54:01qui m'ont fait très mal.
- 54:02Et comme je sais que tu adores les anecdotes,
- 54:03je vais quand même t'en donner une importante puisque je l'ai dans mon bouquin et cette femme s'est reconnue en lisant mon bouquin.
- 54:11C'était ma maîtresse de CM2 qui un jour,
- 54:13à ce petit garçon de Nicolas qui avait 9 ans,
- 54:16lui a dit devant toute la classe
- 54:18« Nicolas, tu finiras ta vie en prison » .
- 54:21Et ça,
- 54:21c'est réel.
- 54:21Ce n'est pas du marketing.
- 54:22Ce n'est pas un truc que j'ai mis dans mon bouquin pour faire beau.
- 54:25Ça a déclenché en moi un espèce de...
- 54:29de tsunami,
- 54:31bien sûr de tristesse,
- 54:32j'étais un petit garçon qui avait 9 ans,
- 54:34de tristesse,
- 54:34de colère,
- 54:35de peur,
- 54:36je suis rentré chez moi le soir,
- 54:37j'ai raconté ça à mes parents,
- 54:39j'en ai pleuré,
- 54:40ma mère en a pleuré,
- 54:40mon père l'a rencontré,
- 54:42la maîtresse a failli se faire virer de l'école,
- 54:44ça a été une situation compliquée,
- 54:47mais tu vois,
- 54:47avec le recul,
- 54:48j'ai commencé à en parler à mon adolescence,
- 54:51cette femme-là m'a donné un des plus beaux cadeaux de ma vie,
- 54:54parce que je pense que ce...
- 54:56Ce chemin-là de trouver ma place dans la vie,
- 54:58peut-être que j'aurais pu finir en prison en soi.
- 55:01C'était en tout cas une probabilité parce qu'elle voyait juste là-dedans parce que j'étais à l'époque extrêmement rebelle et j'aurais pu,
- 55:08en tout cas,
- 55:08si j'avais fait d'autres choix,
- 55:09peut-être avant de passer par la casse-prison.
- 55:11Mais en tout cas,
- 55:12elle m'a donné cette espèce de hargne,
- 55:16cette espèce de feu intérieur de me dire
- 55:20« Ok, tu penses que je vais finir en prison ? »
- 55:22Je ne sais pas si je vais finir en prison,
- 55:23mais en tout cas,
- 55:23je vais faire des choses exceptionnelles dans ma vie.
- 55:26Et ça m'a poussé à aller chercher le sens et à trouver le sens.
- 55:31Parce que pendant dix ans,
- 55:32il y a beaucoup,
- 55:32beaucoup de gens dans mon entourage qui me disaient
- 55:35« Bon, ça y est Nicolas,
- 55:36tu as un super job,
- 55:37ça se passe bien,
- 55:38tu gagnes bien ta vie.
- 55:39Entre guillemets,
- 55:39métro,
- 55:40boulot,
- 55:40dodo,
- 55:40c'est coché,
- 55:41tu as une super nana,
- 55:43tu roules dans une belle bagnole,
- 55:44tu as une belle maison,
- 55:45tu as un beau truc. »
- 55:46Sauf que ma vie n'avait pas de sens et c'était très difficile à ce moment-là de réussir à aller contre ce courant.
- 55:55Tu sais,
- 55:55ce courant qu'est la société,
- 55:57que sont les codes autour de toi,
- 55:59la culture,
- 56:00les gens.
- 56:01Les gens,
- 56:01globalement,
- 56:02la réussite,
- 56:03ce n'est pas quelque chose qui importe pour les gens.
- 56:06Ce qui est important,
- 56:06c'est de rentrer dans des cases,
- 56:07dans des boîtes.
- 56:08C'est ça qui est important pour la société.
- 56:10Et quand tu es un peu out of the box et que tu vois la vie différemment et que tu l'envisages différemment et que tu veux te battre pour tes rêves,
- 56:16ça ne rentre pas globalement dans le contexte d'une société classico-classique.
- 56:21Donc,
- 56:22j'ai dû me battre pendant dix ans pour dire,
- 56:23OK,
- 56:24je n'ai pas trouvé.
- 56:25même si vous croyez que j'ai trouvé,
- 56:26je n'ai pas trouvé,
- 56:26je vais continuer,
- 56:27continuer,
- 56:27continuer.
- 56:28Il y a des moments où je me suis mis dans des situations où globalement,
- 56:30j'avais plus d'argent,
- 56:31je vivais dans un 16 mètres carrés avec pas grand-chose et pas pouvoir des fois acheter du pain le soir pour rentrer chez moi.
- 56:39Mais tout ce chemin-là a fait qu'in fine,
- 56:43je suis arrivé,
- 56:44comme le disait Steve Jobs,
- 56:45j'ai relié les points les uns après les autres pour arriver au truc où je me suis dit « Ok,
- 56:50même si au début,
- 56:51mon bateau,
- 56:51il ne sera pas beau,
- 56:52il ne sera pas doré,
- 56:53il ne sera pas gros,
- 56:54Ce sera mon bateau et je sais que je serai dans la bonne direction.
- 56:56J'ai été un peu long sur ta dernière réponse,
- 57:00Alec.
- 57:01Je ne suis pas conférencier pour rien,
- 57:03comme on le dit souvent.
- 57:04Mais je me suis un peu lâché sur cette dernière réponse.
- 57:07Merci,
- 57:08Nicolas.
- 57:09Merci pour ce moment.
- 57:09J'ai passé un moment succulent et sublime avec toi,
- 57:12Alec.
- 57:12Merci pour ta confiance,
- 57:13en tout cas.