Latest / Débats et rencontres de L'Institut Paris Region / L’IA pour produire de la donnée : retour d'expérience de L'Institut Paris Region
Transcript
- 0:09Bonjour,
- 0:10je suis Michel Médic,
- 0:11je travaille à l'Institut Paris Région,
- 0:12je suis administrateur SIG et je suis en charge de plusieurs projets sur l'intelligence artificielle.
- 0:20On va vous montrer comment à l'Institut on produit de la donnée à travers différents cas d'usage.
- 0:28Donc nous aujourd'hui à l'Institut,
- 0:30on produit de la donnée de deux manières différentes.
- 0:34D'une part en exploitant l'imagerie comme le fait l'IGN.
- 0:38C'est quelque chose qu'on fait déjà depuis plusieurs années.
- 0:41Et donc on utilise des méthodes de reconnaissance d'objets pour extraire de l'information depuis les photographies aériennes ou des photos satellites.
- 0:50On utilise aussi un certain nombre d'outils pour faire ça,
- 0:52que je vais vous montrer après.
- 0:54Et puis,
- 0:55je ferai un petit point sur l'infrastructure qu'on a mis en place pour utiliser ces modèles d'intelligence artificielle.
- 1:04Parce que l'IA,
- 1:05c'est vraiment super bien,
- 1:06mais si on n'a pas les machines qui vont avec,
- 1:09on ne fait pas grand chose.
- 1:11Et puis,
- 1:12dans une deuxième partie,
- 1:13c'est quelque chose qui est assez nouveau à l'Institut,
- 1:16c'est produire de la donnée avec les LLM.
- 1:19les Large Language Models.
- 1:22On va voir comment nous allons mettre en place une petite infra pour interroger des grandes bases de documents,
- 1:28parce qu'on produit beaucoup de documents à l'Institut,
- 1:31comme vous le savez.
- 1:32Et puis,
- 1:32on a aussi un projet en parallèle,
- 1:35c'est un projet de veille automatique de ressources en ligne.
- 1:39Alors,
- 1:39comment on exploite l'imagerie à l'Institut ?
- 1:42On utilise deux méthodes différentes,
- 1:45une par apprentissage supervisé.
- 1:47c'est-à-dire qu'on utilise des images qu'on a étiquetées.
- 1:52Par exemple,
- 1:52vous voyez là,
- 1:54vous avez un exemple avec des photos de piscines,
- 1:56c'est-à-dire que si on veut faire de la reconnaissance de piscines,
- 2:00par exemple,
- 2:01ce qu'il faut,
- 2:01c'est qu'on prend des grands volumes de données de piscines,
- 2:04et puis on étiquette ces images.
- 2:05Et donc,
- 2:06on a quatre méthodes pour identifier ces objets.
- 2:10La première méthode c'est l'identification,
- 2:11c'est à dire que vous donnez à l'IA une image et l'IA va vous dire ce que vous allez trouver sur l'image.
- 2:19Ensuite vous avez ce qu'on appelle la détection.
- 2:21La détection c'est une IA qui va être capable de vous dire ce qu'il y a sur une image mais en plus elle va être très sympa,
- 2:27elle va vous encadrer l'objet avec un petit rectangle ce qui est très pratique pour ensuite le réinjecter dans un SIG.
- 2:35On a aussi la segmentation,
- 2:37qui va un peu plus loin que la détection et ça permet d'entourer l'objet qui nous intéresse.
- 2:43Et pour finir,
- 2:44on a la segmentation d'instance,
- 2:47qui permet,
- 2:49si vous avez deux fois le même objet sur une même image,
- 2:51ça va vous entourer l'objet de deux couleurs différentes.
- 2:55Bien sûr,
- 2:56quand vous allez de votre gauche vers votre droite,
- 2:59il faut des volumes de données de plus en plus importants.
- 3:02Et à part ça,
- 3:03on utilise aussi,
- 3:04je ne vais pas trop en parler,
- 3:05des apprentissages non supervisés qui permettent de reconstruire et d'améliorer les images.
- 3:10Par exemple,
- 3:11vous avez un modèle ici qui permet de passer d'une image noire et blanc à une image couleur.
- 3:15C'est très pratique,
- 3:16notamment avec les images satellites.
- 3:18Parce qu'à chaque fois qu'on prend une nouvelle image satellite,
- 3:22le profil colorimétrique des images est différent.
- 3:25Et donc pour réappliquer un modèle d'intelligence artificielle,
- 3:27c'est compliqué.
- 3:28Il faut toujours réentraîner.
- 3:30reprendre des nouvelles données,
- 3:31donc c'est un peu galère.
- 3:33Et du coup,
- 3:34on a commencé à travailler sur ces sujets-là,
- 3:36c'est-à-dire qu'on essaye d'entraîner des modèles pour passer d'une image noire et blanc à une photo couleur.
- 3:42Mais l'histoire,
- 3:43c'est que ces modèles-là nécessitent beaucoup de données,
- 3:47et puis des machines qui sont adaptées,
- 3:50qu'on n'a pas encore.
- 3:51Donc c'est quelque chose qu'on suit de loin,
- 3:53qu'on teste,
- 3:54et puis qu'on va essayer d'utiliser à l'avenir.
- 3:58Donc le premier usage que je vous propose,
- 4:00c'est le repérage des parkings.
- 4:02Alors ça c'est quelque chose qu'on a fait,
- 4:03je crois que ça devait être en 2020,
- 4:06dans le cadre de l'estimation du potentiel solaire au sol.
- 4:12L'objectif du projet c'était de repérer tous les parkings de plus de
- 4:161500 m²,
- 4:18simuler une pose d'ombrière avec des panneaux solaires,
- 4:22et puis d'essayer d'estimer le potentiel solaire.
- 4:25que pourrait nous apporter la pose de panneaux photovoltaïques sur tous les parkings de la région Île-de-France.
- 4:31Alors en 2020,
- 4:33on a utilisé une méthode d'identification,
- 4:35c'est-à-dire une méthode de reconnaissance d'images,
- 4:37qui nous a permis de récupérer à peu près 7500 parkings.
- 4:42Et puis l'année dernière,
- 4:43on a dû refaire cet exercice.
- 4:44pour mettre à jour la donnée et on est parti de notre ancienne base de données qui comptait 7500 parkings pour créer ce qu'on appelle un modèle de segmentation.
- 4:53Ici on a utilisé ce qu'on appelle un réseau UNET et on a pu compléter notre base avec plus de 10 000 parkings.
- 5:01Donc,
- 5:01comme vous voyez sur l'image,
- 5:05la partie en jaune,
- 5:06c'est vraiment l'emprise réelle du parking.
- 5:09Par contre,
- 5:09la partie en rouge,
- 5:10c'est ce que va vous donner la détection.
- 5:13Donc,
- 5:13ce n'est pas quelque chose de parfait,
- 5:15mais c'est suffisant pour localiser nos parkings et surtout pour avoir une première estimation de la superficie du parking.
- 5:24Si on tombe sur une détection de 200 m²,
- 5:26on s'en fiche complètement.
- 5:29nous on cherche des parkings de plus de 1500 m² donc à partir de
- 5:321000-1100 m² ça devient intéressant alors comment on construit ce genre de modèle d'intelligence artificielle ?
- 5:40alors on part généralement de photos aériennes on essaye de récupérer déjà des bases de parking existantes parce que sinon il faut numériser un petit peu à la main c'est pas agréable
- 5:53on utilise des données soit qui sont disponibles dans notre ESIG,
- 5:57soit qu'on peut récupérer sur les open data divers.
- 5:59Et donc on va extraire des imagettes de parking et on va extraire ce qu'on appelle l'emprise au sol du parking,
- 6:05c'est-à-dire une imagette noire et blanc qui vous dit
- 6:08dire que la partie noire,
- 6:08ce n'est pas du parking.
- 6:09Par contre,
- 6:10la partie qui est en rouge ici,
- 6:11normalement,
- 6:12c'est en sang blanc,
- 6:13ça correspond à l'emprise qu'on cherche à identifier.
- 6:17Et ensuite,
- 6:17ce qu'on va faire,
- 6:18c'est qu'on va diviser en deux ce paquet d'images.
- 6:20On va prendre 75%
- 6:22des images pour dire que ça,
- 6:23c'est de la donnée d'entraînement.
- 6:25Et puis,
- 6:25on va prendre 25%
- 6:26des images pour dire que c'est de la donnée de validation.
- 6:30Ensuite,
- 6:31on fait ce qu'on appelle un réseau de neurones.
- 6:34On va passer ces 75%
- 6:36d'images dans le réseau,
- 6:38et on va le faire plusieurs fois.
- 6:39Pour être précis,
- 6:40on l'a fait plus de 100 fois pour obtenir un modèle.
- 6:44Et à chaque fois que les 75%
- 6:48d'images vont passer une fois dans le modèle,
- 6:50on va créer un modèle intermédiaire qui va se tester sur les données de validation.
- 6:56Et donc...
- 6:58ça va permettre de paramétrer le modèle afin de réaliser l'identification.
- 7:04C'est-à-dire que...
- 7:07C'est un peu technique,
- 7:08je suis désolé,
- 7:08mais on passe beaucoup d'images dans le modèle et on lui dit débrouille-toi comme tu veux,
- 7:13mais essaye de me représenter la zone qui est en rouge ici.
- 7:19Et donc on va le faire plein de fois,
- 7:20et puis à la fin,
- 7:22le modèle va être capable de repérer des parkings sur des images qu'il ne connaît pas.
- 7:29Voilà.
- 7:30Et donc le résultat de cette segmentation,
- 7:32là je vous ai affiché quelques exemples à l'écran.
- 7:37On a presque finalement,
- 7:40pas les contours des parkings,
- 7:41mais au moins on a les zones qui correspondent à les parkings.
- 7:44Alors pour info,
- 7:44un parking c'est quoi ?
- 7:46C'est un endroit où il y a plein de voitures qui sont les unes à côté des autres,
- 7:49ou bien ce sont des parkings qui ont un beau marquage au sol qui est bien visible.
- 7:54Quand on a choisi notre jeu de données,
- 7:55bien sûr,
- 7:56on a pris les images les plus jolies.
- 7:57On n'a pas pris les parkings tout moches.
- 8:00Avec plein d'arbres et tout.
- 8:01Parce que sinon,
- 8:02ça ne marche pas bien.
- 8:05Alors d'autres exemples où on a utilisé ces modèles de reconnaissance,
- 8:09dans le cadre du plan de prévention des risques d'inondation,
- 8:13on a utilisé des modèles de détection pour repérer les péniches sur la Seine,
- 8:21sur l'Oise et sur la Marne.
- 8:23Dans le cadre du plan de prévention du risque incendie,
- 8:26on a utilisé des modèles pour détecter les piscines.
- 8:28Ce n'est pas pour les impôts,
- 8:29c'est vraiment pour...
- 8:32Oui,
- 8:32c'est ce qu'on dit,
- 8:32bien sûr.
- 8:33De toute façon,
- 8:34je les balance en open data.
- 8:38Pour les piscines,
- 8:39on a utilisé deux modèles de détection différents.
- 8:42Parce que c'est bien d'utiliser plusieurs modèles pour un petit peu valider ce que dit le premier.
- 8:46C'est-à-dire qu'on met en concurrence des modèles pour avoir le plus de détections possibles.
- 8:52Et puis plus récemment,
- 8:53cette année,
- 8:54on a dû mettre...
- 8:56Alors on a aussi produit un modèle pour détecter des chantiers.
- 9:00Alors en fait,
- 9:00ce n'est pas vraiment des chantiers,
- 9:01c'est des zones de sable afin de repérer justement toutes ces zones qui sont en construction en région Île-de-France.
- 9:10Et puis plus récemment,
- 9:11on a fait un double modèle qui permettait de repérer toutes les places de parc.
- 9:19à proximité des passages piétons alors pourquoi on a fait ça l'idée c'est de retirer ces places de parking afin d'installer des parcs à vélo donc à proximité des passages piétons et donc ça s'est fait en deux temps déjà on a dû repérer nos passages piétons parce qu'on n'avait pas de base de passage piéton et
- 9:37ensuite en s'appuyant sur les passages piétons on a repéré en fait les places qui étaient à proximité de ces passages piétons alors bien sûr tout ce travail là après il fallait
- 9:48On a dû le vérifier à la main,
- 9:49parce qu'il suffit qu'une voiture soit à proximité du passage piéton pour se dire,
- 9:54voilà,
- 9:55c'est une place de parking.
- 9:55Donc,
- 9:56il y a quelqu'un qui est repassé derrière et qui a vérifié l'intégralité des données.
- 9:59Et on a effectué ce calcul sur toute la métropole.
- 10:05Alors concernant les outils qu'on utilise à l'Institut,
- 10:07on a un certain nombre d'outils,
- 10:12on utilise les librairies TensorFlow et PyTorch qui sont un peu les bibliothèques de référence.
- 10:17Ce sont des outils pour développeurs.
- 10:19On utilise aussi ce qu'on appelle des réseaux UNET pour effectuer nos segmentations.
- 10:26Alors des outils qui sont un peu plus user friendly,
- 10:28j'ai envie de dire,
- 10:30des modèles comme YOLO.
- 10:31YOLO c'est très intéressant parce que vous pouvez le télécharger chez vous,
- 10:34et puis quand vous l'installez,
- 10:35vous avez un répertoire,
- 10:37alors c'est marrant parce que dedans il y a un répertoire d'images avec des...
- 10:41des hamsters.
- 10:42Et donc,
- 10:42par défaut,
- 10:44on peut lancer la commande et puis ça va vous faire un détecteur de hamster.
- 10:48Ce qui est marrant avec YOLO,
- 10:49c'est qu'il suffit de prendre ces données et puis de les remplacer dans le répertoire de destination et puis le relancer et puis ça fait exactement ce que vous voulez.
- 10:56vous voulez.
- 10:56Donc c'est vraiment très sympa comme outil à utiliser.
- 11:00Et puis on utilise un outil qui est un peu moins connu,
- 11:02qui s'appelle FasterCNN,
- 11:03qui permet également de faire de la détection.
- 11:05Il est vraiment dans le même esprit que YOLO.
- 11:06Il est moins connu,
- 11:07parce que
- 11:09YOLO est quand même très diffusé.
- 11:13Mais il fait exactement la même chose que YOLO.
- 11:16Vous avez un répertoire de tests,
- 11:18et puis vous remplacez vos données par celles qui sont déjà dans l'installeur de FasterCNN,
- 11:23et puis ça marche tout seul.
- 11:25Et puis vous en avez un dernier,
- 11:27alors qu'on l'utilise un petit peu moins,
- 11:28qui s'appelle SamGeo.
- 11:29Alors ça c'est un modèle tout prêt,
- 11:32vraiment qui est prêt à l'emploi.
- 11:33Vous allez lui donner une image,
- 11:35quelle qu'elle soit,
- 11:35et puis il va essayer de vous dessiner tout ce qu'il voit sur l'image.
- 11:38Et donc SamGeo a été réadapté pour l'information géographique,
- 11:42et quand vous lui donnez une image satellite,
- 11:44une image aérienne,
- 11:46il va essayer de dessiner le maximum de formes qu'il voit sur l'image.
- 11:50Alors ça peut être assez intéressant quand on n'a pas de données du tout pour produire une première base de données d'entraînement.
- 12:00C'est comme ça qu'on l'a utilisé.
- 12:02Et puis en 2025,
- 12:04cette année,
- 12:05on devrait s'équiper avec l'extension Image Analyst.
- 12:08Pour ceux qui travaillent avec ESRI,
- 12:11on devrait mettre ça à disposition de toutes les personnes qui font du SIG à l'Institut Paris Région.
- 12:18L'état actuel aujourd'hui,
- 12:20il y a 2 ou 3 ans en arrière,
- 12:22on a acheté un serveur physique.
- 12:25Pour faire marcher l'IA,
- 12:26on a besoin de GPU,
- 12:27c'est impératif.
- 12:29Il ne faut pas essayer de faire tourner ça sur des machines uniquement équipées de CPU,
- 12:34sinon vous allez vraiment beaucoup souffrir.
- 12:36Vu qu'on a déménagé,
- 12:37on a mis en place une nouvelle infrastructure.
- 12:39à l'IPR qui est hébergé dans un data center et aujourd'hui chacune de nos stations SIG qui sont des stations virtuelles sont équipées de 4 gigas de GPU donc c'est de la GPU partagée et donc moi j'ai pu commencer à utiliser ces GPU et donc ça permet de
- 12:56construire des petits modèles d'intelligence artificielle.
- 13:00Alors c'est vraiment des petits modèles ça sert seulement à tester parce que 4 gigas de GPU c'est pas suffisant aujourd'hui pour...
- 13:06pour monter des gros modèles,
- 13:08mais pour faire du test,
- 13:10c'est parfait.
- 13:11Et donc aujourd'hui,
- 13:12avec ce serveur physique qu'on a au-dessus,
- 13:13on a la possibilité de produire des modèles d'IA de reconnaissance,
- 13:19et puis on est capable surtout de traiter une orthophoto à 15 cm sur toute la région.
- 13:24Alors pour entraîner un modèle d'IA,
- 13:27par exemple sur la base des parkings que je vous ai montré tout à l'heure,
- 13:30Sur ce modèle-là,
- 13:30on avait à peu près
- 13:311200 photos.
- 13:33Un entraînement,
- 13:33ça dure à peu près une heure et demie.
- 13:35Et lancer ça sur une photographie aérienne,
- 13:38sur toute la région Île-de-France,
- 13:40à une résolution de 15 cm,
- 13:41ça doit prendre à peu près 36 heures.
- 13:43Donc,
- 13:44ça va relativement vite.
- 13:46En 2025,
- 13:47cette année,
- 13:50avec notre déménagement,
- 13:51il s'est passé qu'on s'est payé...
- 13:53nouvelle infrastructure dans un data center,
- 13:56et mon collègue de bureau,
- 13:57qui est très sympa,
- 13:58il m'a proposé de recycler l'ancienne infra de l'IPR qui était hébergée à l'époque dans le 15ème.
- 14:03Et donc je me retrouve aujourd'hui avec une grosse machine,
- 14:06avec une...
- 14:08avec un gros GPU,
- 14:09alors que je n'ai pas encore eu l'occasion de trop tester,
- 14:12mais j'ai quand même pu récupérer une belle infra.
- 14:16Donc je recycle l'infrastructure de l'IVR.
- 14:20Donc cette infra,
- 14:21ce qu'on s'était dit,
- 14:22c'est que ce serait bien de proposer des services IA en interne,
- 14:25et puis poser quelques modèles dédiés au SIG et à l'intelligence artificielle.
- 14:31Et puis,
- 14:32je pense qu'en fin 2025,
- 14:33fin 2026,
- 14:36on va peut-être investir dans ce qu'on appelle un supercalculateur équipé de pas mal de GPU si possible,
- 14:42afin d'entraîner des modèles avec des plus gros volumes de données.
- 14:47Aujourd'hui,
- 14:49un serveur qui a 3-4 ans,
- 14:51on va l'entraîner sur,
- 14:53je ne sais pas,
- 14:531000-10 000 images,
- 14:55mais on ne peut pas aller au-delà.
- 14:58On va aussi utiliser ce serveur pour faire ce qu'on appelle des géotraitements lourds.
- 15:01Et puis,
- 15:01parce qu'en fait,
- 15:02on ne fait pas que de liens à l'Institut,
- 15:03on traite aussi de la donnée de manière classique dans le SIG.
- 15:06Et donc,
- 15:07vu les volumes de données qu'on traite aujourd'hui,
- 15:09on a vraiment besoin de machines qui soient capables de faire des calculs très rapidement.
- 15:15Et puis,
- 15:16la dernière chose qu'on avait prévue,
- 15:17c'était d'exploiter des
- 15:19LLM larges.
- 15:22Ce qu'on va montrer maintenant.
- 15:25Et donc les LLM c'est quoi ?
- 15:26C'est les Large Language Model.
- 15:28Donc vous en connaissez un certain nombre,
- 15:30il y a les LLM star comme ChatGPT,
- 15:32Copilot,
- 15:33Gemini,
- 15:33DeepSeek,
- 15:35MetaAI qui n'est pas encore disponible en France,
- 15:37et puis vous avez Mistral,
- 15:38le français.
- 15:39Donc ce sont des LLM qui sont accessibles en ligne,
- 15:44mais si on souhaite faire de l'automatisation de...
- 15:48De l'automatisation de tâches,
- 15:50j'ai mis un exemple de tarif que j'ai récupéré la semaine dernière,
- 15:53je crois.
- 15:54Quand vous utilisez un modèle GPT 4.5,
- 15:56c'est quand même 75 dollars le million de tokens en entrée.
- 16:00Un token,
- 16:01c'est trois quarts de mots français.
- 16:02Parce qu'en fait,
- 16:03les anglo-saxons ont des mots qui sont plus courts que les mots français.
- 16:07Et vous avez 150 dollars pour le million de tokens en sortie.
- 16:11Alors un million de tokens,
- 16:12ça fait quand même un million de mots.
- 16:15Ça peut paraître beaucoup,
- 16:17mais quand on fait quelque chose d'automatique,
- 16:20le million de mots,
- 16:20on y arrive très rapidement.
- 16:21Et sinon,
- 16:23vous avez aussi les petits modèles d'intelligence artificielle qui sont...
- 16:27Alors là,
- 16:27c'est le GPT-4O mini qui coûte un petit peu moins cher.
- 16:32qui est à 15 cents pour le million de tokens et 60 cents pour le million de tokens en sortie.
- 16:39En parallèle,
- 16:40ce qu'on a aujourd'hui,
- 16:41ce qui est super,
- 16:41ce sont les LLM libres.
- 16:43Donc tout à l'heure,
- 16:44il y avait une question là-dessus.
- 16:47Il est possible aujourd'hui d'aller télécharger des LLM,
- 16:51les installer sur votre machine,
- 16:52si vous avez une grosse machine,
- 16:54bien sûr,
- 16:55sinon ça ne sert à rien.
- 16:56Et puis on en a quelques-uns qui sont disponibles.
- 16:58Il y a le modèle libre de chez Facebook qui s'appelle Lama.
- 17:02Vous avez les modèles libres de la boîte française qui s'appelle Mistral AI,
- 17:08vous avez DeepSeek,
- 17:09vous avez GMA2 de Google,
- 17:10vous avez le modèle Phi4 de chez Microsoft,
- 17:12et puis vous avez tous les modèles qui sont disponibles sur la plateforme GingPace,
- 17:17ce qui est vraiment hyper intéressant.
- 17:19Ce qui est intéressant,
- 17:21en revenant sur les modèles libres,
- 17:23c'est que quand vous installez un modèle libre chez vous,
- 17:27et que vous intégrez de la donnée,
- 17:29vous ne risquez pas d'avoir de fuite de données,
- 17:31c'est hébergé chez vous,
- 17:32c'est gratuit.
- 17:35Qu'est-ce qu'on va faire avec CLLM ?
- 17:37C'est quelque chose qu'on a commencé à mettre en place.
- 17:40La première chose qu'on va faire,
- 17:41c'est qu'on va créer des...
- 17:43des intelligences artificielles qui sont capables d'interroger des bases de documents et produire des réponses formatées.
- 17:52C'est-à-dire qu'un utilisateur va pouvoir à l'avenir poser une question et plutôt que de demander à l'intelligence artificielle de répondre,
- 18:01l'intelligence artificielle va être capable d'aller récupérer un certain nombre de documents qui sont stockés chez nous et il va pouvoir répondre aux questions de l'utilisateur en s'appuyant sur ces documents.
- 18:14On a aussi un autre projet de veille web intelligente,
- 18:18donc c'est de l'IA au service de l'analyse de contenu.
- 18:20Là,
- 18:20cette fois,
- 18:20ce n'est pas un utilisateur qui pose des questions à une intelligence artificielle,
- 18:23c'est plutôt un certain nombre de questions qu'on se pose,
- 18:26qu'on va mettre dans un fichier texte par exemple.
- 18:28Et puis,
- 18:28c'est un programme qui va aller récupérer toutes ces questions,
- 18:33qui va aller les poser à l'IA,
- 18:35et l'IA va aller récupérer des informations sur Internet pour proposer des bases de données et des réponses formatées.
- 18:44Donc voilà,
- 18:44par exemple,
- 18:45comment ça fonctionne,
- 18:46comment on interroge les documents avec l'aide de l'IA.
- 18:49Donc vous avez ici votre base de données de documents.
- 18:53Donc généralement,
- 18:54ça peut être des fichiers PDF,
- 18:55des fichiers Word,
- 18:56ce que vous voulez.
- 18:57Vous allez ce qu'on appelle utiliser un...
- 18:59Je ne sais pas comment ça se dit en français,
- 19:01c'est un modèle embeddings,
- 19:02qui va chiffrer les données et qui va les intégrer en base de données vectorielle.
- 19:06Ça veut dire que tous vos textes vont être transformés en vecteurs.
- 19:09Donc les vecteurs,
- 19:10ce sont des chiffres.
- 19:12On va chiffrer vraiment les données.
- 19:14Ensuite,
- 19:14quand l'utilisateur va poser une question,
- 19:17sa question va être chiffrée,
- 19:19elle va être transmise à la base de données vectorielle,
- 19:22et via une requête de similarité,
- 19:25la base de données vectorielle va récupérer tous les documents,
- 19:29ou tous les paragraphes de documents,
- 19:31qui sont très similaires à la question posée par l'utilisateur.
- 19:37Toutes ces données vont être renvoyées au Large Language Model via une variable de contexte.
- 19:43Je vais l'expliquer juste après.
- 19:45En s'appuyant sur le contexte,
- 19:47l'intelligence artificielle va être capable de répondre à la question de l'utilisateur.
- 19:50C'est-à-dire que vous ne demandez pas à l'intelligence artificielle de faire appel à sa culture générale,
- 19:56mais plutôt de faire appel à vos stocks de données.
- 20:00Alors,
- 20:00est-ce que tout le monde est au point sur ce qu'on appelle le contexte en intelligence artificielle ?
- 20:05Je ne sais pas.
- 20:06De toute façon,
- 20:07j'ai préparé un slide,
- 20:08donc je vais le dire.
- 20:13Donc,
- 20:13c'est un prompt,
- 20:13en fait,
- 20:15le contexte,
- 20:15c'est les données que vous allez passer à l'intelligence artificielle.
- 20:18Mais en fait,
- 20:18aujourd'hui,
- 20:19un prompt,
- 20:19quand vous essayez de faire des choses automatiques,
- 20:21ça se présente en trois parties.
- 20:23La première chose,
- 20:23c'est ce qu'on appelle le contexte initial.
- 20:26En fait,
- 20:26l'idée,
- 20:26c'est de...
- 20:27Dire à l'intelligence artificielle à quoi elle sert.
- 20:29Tu es une intelligence artificielle qui produit des synthèses à partir de documents qu'on te propose.
- 20:35A quoi ça sert cette phase de contexte initial ?
- 20:37Elle sert à guider le LLM dans les réponses qu'elle va vous faire.
- 20:43Ça évite de produire des réponses erronées et des réponses incohérentes.
- 20:47Et surtout,
- 20:47ça va optimiser un petit peu votre système.
- 20:50Je veux dire au niveau ressources.
- 20:52Ensuite vous avez la question,
- 20:53peux-tu me synthétiser le texte suivant en structurant ta réponse en plusieurs parties ?
- 20:57Et ensuite ce qu'on a c'est le contexte spécifique.
- 20:59Ça c'est ce qui va remonter de la base de données.
- 21:02Une fois que ce contenu est remonté de la base de données,
- 21:06le LLM va prendre tout ça en compte,
- 21:09son contexte initial,
- 21:10la question et ce qu'on appelle le contexte spécifique,
- 21:13et puis il va vous produire une réponse formatée et structurée,
- 21:18comme ça a été défini dans le contexte initial.
- 21:21Donc un exemple concret,
- 21:23ce sont les notes rapides de l'Institut.
- 21:27Récemment,
- 21:27j'ai eu l'occasion de prendre pas mal de notes rapides,
- 21:30de les chiffrer,
- 21:31de les intégrer dans une base de données vectorielle,
- 21:34et puis je me suis posé la question,
- 21:37elle était un peu ciblée ma question quand même,
- 21:40c'était pas quelque chose qui avait rien à voir avec le contenu des notes rapides,
- 21:43mais je me suis posé la question,
- 21:44comment la logistique est-elle organisée en région Île-de-France ?
- 21:46Et donc,
- 21:51ça a été passé à l'intelligence artificielle,
- 21:53qui est partie faire une requête en bases de données vectorielles,
- 21:56et la base de données vectorielles m'a renvoyé la Notrapid 992,
- 22:00qui parle justement de la logistique en région Île-de-France.
- 22:04Et donc,
- 22:04ça m'a permis de créer une réponse formatée et synthétique,
- 22:08et surtout,
- 22:09ce qui est intéressant avec ces bases de données vectorielles,
- 22:11c'est que ça ne sort pas d'un chapeau.
- 22:14Vu qu'on requête un certain nombre de documents,
- 22:17on est capable de sourcer notre source d'informations.
- 22:19On sait d'où vient la réponse.
- 22:22La dernière partie,
- 22:23c'est la possibilité d'analyser des sites internet avec de l'IA.
- 22:27On a vu tout à l'heure qu'on pouvait interroger des bases de données sur un sujet spécifique,
- 22:33remonter les informations au LLM,
- 22:36qui lui va s'appuyer sur ces informations pour produire une réponse adaptée.
- 22:41Dans le cadre de l'analyse des sites internet,
- 22:43on va plutôt proposer un ensemble de questions.
- 22:48Ce qu'on va faire,
- 22:49c'est qu'on va utiliser un programme qui va questionner automatiquement l'intelligence artificielle à intervalles de temps réguliers,
- 22:54par exemple tous les soirs à minuit.
- 22:59Ce modèle d'intelligence artificielle va être capable d'exécuter un script,
- 23:04c'est-à-dire qu'on va associer une intelligence artificielle à un script qui lui va être capable d'analyser un certain nombre de sites web,
- 23:12que ce soit des API,
- 23:13que ce soit des documents,
- 23:14que ce soit des pages internet dédiées.
- 23:17Il va collecter toutes les informations sur ces sites internet,
- 23:21et il va remonter ça dans le script dans un premier temps,
- 23:24et ensuite le script va le remonter sous forme de contexte.
- 23:26à l'intelligence artificielle qui va être capable de s'appuyer sur ce contexte pour créer des réponses à chacune des questions qu'on s'est posées au départ.
- 23:40Et par exemple,
- 23:44on peut enquêter sur des sites de presse professionnels,
- 23:48on peut requêter des documents juridiques en ligne,
- 23:50on peut faire de la veille sur des sites institutionnels,
- 23:54des sites web autorisés.
- 23:58Aujourd'hui,
- 24:00la loi n'est pas très claire sur tout ce qui concerne le web scrapping sur internet,
- 24:03parce que ce qu'on est en train de faire ici,
- 24:05c'est du web scrapping.
- 24:07Donc aujourd'hui,
- 24:08ce n'est pas très clair.
- 24:09Donc l'idéal,
- 24:10c'est d'avant de mettre en place ce genre de procédure,
- 24:12il vaut mieux demander l'autorisation au site en question pour savoir si on a le droit de web scrapper quelques pages.
- 24:19Comme ça,
- 24:21au moins,
- 24:21on n'a pas de soucis avec le juge après.
- 24:24On a aussi des API en ligne pour récupérer de la donnée,
- 24:27pour collecter de la donnée,
- 24:28ou bien encore,
- 24:30il y a souvent des newsletters accessibles en ligne qu'on peut analyser via de l'intelligence artificielle et puis produire des données.
- 24:39Pour terminer,
- 24:41ce qu'on a vu,
- 24:42c'est qu'aujourd'hui à l'Institut,
- 24:45on peut faire de la reconnaissance d'images pour produire de la donnée.
- 24:48On est capable,
- 24:50assez simplement aujourd'hui,
- 24:51d'extraire de la donnée brute pour transformer ça en couche d'informations géographiques.
- 24:55Et puis,
- 24:57ce qui est intéressant,
- 24:58c'est qu'on a de plus en plus d'outils user-friendly pour faire ça.
- 25:02Parce qu'avant,
- 25:02il y a 3-4 ans en arrière,
- 25:03il fallait s'approcher pour faire un modèle d'intelligence artificielle capable de reconnaître des images.
- 25:08Mais aujourd'hui,
- 25:09c'est quand même beaucoup plus accessible.
- 25:12Et puis,
- 25:12on a aussi tous ces LLM qui sont vraiment super bien et qui permettent d'interroger de manière intelligente de vastes ensembles de données,
- 25:22de vastes ensembles de documents.
- 25:25Et puis,
- 25:25on a tous ces projets de veille automatique de sites Internet qui nous offrent aujourd'hui des nouvelles capacités à extraire de l'information et puis des données.
- 25:35Merci beaucoup.
- 25:38Alors effectivement,
- 25:38c'était plus technique.
- 25:41Et pourtant,
- 25:42on en parlait ce matin avec l'introduction de la revue Urbanisme.
- 25:46Il y a beaucoup de fantasmes aussi autour de l'IA.
- 25:49Et moi,
- 25:51il me semblait que c'était important aussi de montrer que l'IA,
- 25:53c'est aussi quelque chose de technique.
- 25:55Ce n'est pas une baguette magique,
- 25:57que ça demande aussi énormément de préparation en amont de la donnée.
- 26:01Ça demande de la supervision et ça demande aussi de l'infrastructure qui soit adaptée.
- 26:09Sans ces différents éléments-là,
- 26:10ça va être compliqué de pouvoir avoir une IA qui puisse répondre aux besoins.
- 26:15Et du coup,
- 26:16ça m'amène au deuxième point qui est,
- 26:18qu'on a évoqué aussi,
- 26:19mais très rapidement,
- 26:20de pouvoir cibler ces usages de l'IA sur des usages bien spécifiques et éviter de partir tout azimut sur ces sujets.
- 26:28En tout cas,
- 26:28nous,
- 26:29c'est une des doctrines qu'on s'est données à l'Institut,
- 26:31c'est que certes,
- 26:32l'IA permet de faire beaucoup de choses,
- 26:34mais qu'on n'allait pas pouvoir partir sur...
- 26:36toutes les possibilités offertes par l'IA et qu'il fallait cibler un certain nombre de cas d'usage qui étaient les plus adaptés pour un organisme comme le nôtre.
- 26:45Et effectivement,
- 26:46il y en a quand même un certain nombre qui sont possibles.
- 26:50Est-ce qu'il y a des questions ?
- 26:54Bonjour,
- 26:54je suis Macker,
- 26:55un action tank dans le développement durable.
- 26:58Je venais voir surtout par rapport à tout ce qui est droit là-dedans,
- 27:02et je ne sais pas très bien où on en est,
- 27:04justement,
- 27:04vous parliez déjà par rapport au web scrapping,
- 27:07mais justement,
- 27:10par exemple,
- 27:11sur l'analyse des piscines,
- 27:12notamment,
- 27:13ou d'autres endroits.
- 27:15Aujourd'hui,
- 27:15où on en est,
- 27:16les satellites d'ailleurs aussi appartiennent à qui ?
- 27:20Si d'un coup,
- 27:21ils décidaient de ne plus...
- 27:22ne plus les envoyer ces données,
- 27:24etc.
- 27:25Tout cet ensemble qui...
- 27:31Je voulais un peu comprendre comment tout ça se gérait,
- 27:34parce qu'il y a beaucoup de questions par rapport...
- 27:39Les piscines par exemple,
- 27:41est-ce que c'est pour détecter les piscines qui sont sur des constructions sauvages ?
- 27:46Non,
- 27:46c'était pour les pompiers.
- 27:49Est-ce qu'elles peuvent être utilisées pour ça après ?
- 27:52Non,
- 27:52pas du tout.
- 27:59Cette donnée particulière des piscines,
- 28:01on l'a produite parce qu'on travaille avec les pompiers.
- 28:04Après,
- 28:04ce n'est pas une donnée qui diffuse,
- 28:05bien sûr.
- 28:07Et concernant tout ce qui est droit d'utiliser les données,
- 28:12nous aujourd'hui on utilise...
- 28:13Le droit déjà de les prendre.
- 28:14Alors le droit de les prendre,
- 28:15nous on travaille avec l'IGN là-dessus,
- 28:17on achète les photos IGN ou alors on va se servir dans les open data.
- 28:21On a aussi un partenariat avec Dynamis qui nous permet de récupérer de la photo satellite.
- 28:28Et on a les droits d'exploiter ces images pour créer des modèles d'intelligence artificielle.
- 28:34Même ceux qui les prennent du satellite.
- 28:36par exemple.
- 28:38Le satellite prend des photos qu'on va utiliser,
- 28:40mais lui-même,
- 28:41est-ce qu'il a le droit de les prendre ?
- 28:43Est-ce qu'il doit demander une autorisation ?
- 28:45Alors ça,
- 28:47c'est le CNES.
- 28:48Je pense qu'il a le droit.
- 28:49Mais vu que c'est américain et qu'aujourd'hui...
- 28:53Non,
- 28:53c'est Playad,
- 28:54Playad,
- 28:54les Français.
- 28:54Tout ce que vous voulez dans un email aujourd'hui des États-Unis,
- 28:58il n'y a rien qui les empêche.
- 29:00Par exemple.
- 29:02Mais sur le hausside,
- 29:03excusez-moi,
- 29:03encore une dernière question.
- 29:05C'est sur l'analyse en surface.
- 29:09Par exemple,
- 29:09sur la partie parking,
- 29:11vous analysez sur une certaine surface pour déplacer,
- 29:14pour éventuellement mettre des parkings à vélo.
- 29:19Mais concernant la hauteur,
- 29:20comment vous faites ?
- 29:21Est-ce que vous êtes obligé d'aller sur place ?
- 29:23La hauteur ?
- 29:25Imaginons un bâtiment,
- 29:27et ça arrive,
- 29:28des bâtiments,
- 29:28où finalement,
- 29:29ils remettent au rez-de-chaussée tous les vélos.
- 29:31et après le restant c'est des voitures,
- 29:34ça peut être même que des voitures à énergie renouvelable.
- 29:37J'ai vu ça en Allemagne,
- 29:39mais peut-être pas ici.
- 29:40Je n'ai pas encore vu trop.
- 29:42Nous,
- 29:42c'est nos parkings au sol.
- 29:44Quand c'est des parkings en étage,
- 29:47en fait,
- 29:48c'est du bâtiment.
- 29:49Donc,
- 29:49sur les parcs,
- 29:50ils sont...
- 29:51Ça,
- 29:52c'est autre chose.
- 29:53Ça,
- 29:53on n'en tient pas compte.
- 29:58Oui,
- 30:01j'avais une question relative.
- 30:02Est-ce que vous vous nourrissez des travaux respectifs de l'IGN et réciproquement,
- 30:06est-ce que l'IPR se nourrit des travaux du jeu ?
- 30:07Est-ce que je me dis au lieu de travailler chacun de son côté,
- 30:09est-ce que vous n'auriez pas tout intérêt à mettre en commun vos différents modèles pour justement créer une sorte de.
- 30:14Alors oui,
- 30:15enfin,
- 30:15moi,
- 30:15j'ai une nationale qui serait peut être.
- 30:22Nous,
- 30:22on a des besoins un peu ciblés quand même.
- 30:25Par exemple,
- 30:25pour détecter du parking,
- 30:27je n'utilise que des parkings,
- 30:28donc j'utilise des modèles qui sont tout petits au final.
- 30:33Après,
- 30:33nous,
- 30:33on utilise...
- 30:34Moi,
- 30:34j'ai déjà utilisé la donnée Flair qui a été présentée tout à l'heure.
- 30:38J'ai essayé d'utiliser aussi la donnée Ausha pour faire un certain nombre de choses.
- 30:42Alors,
- 30:43c'est plutôt...
- 30:44On pique plein de trucs chez l'IGN et nous,
- 30:46on ne rend pas grand-chose en fait.
- 30:47C'est plutôt comme ça que ça marche aujourd'hui.
- 30:50Pour être très clair.
- 30:52mais oui on travaille beaucoup et c'est surtout eux qui travaillent pour nous en fait c'est encore au fond merci
- 31:07samuel non mais si vous voulez des trucs je peux vous en donner autant que vous voulez servez-vous est-ce qu'il ya d'autres questions
- 31:26Oui,
- 31:27on pique beaucoup de choses,
- 31:28mais on fait aussi beaucoup de choses et on a des projets justement d'imagerie très haute résolution.
- 31:32Donc plus on va descendre aux 5 centimètres par rapport aux travaux de l'IGN au niveau national qui sont à 20 centimètres de résolution.
- 31:41Et donc,
- 31:42on va rendre à la communauté et donc à l'IGN,
- 31:45s'ils le souhaitent,
- 31:45un certain nombre de choses et notamment les modèles qu'on va entraîner.
- 31:48Mais je pense aussi que dans nos besoins au niveau local,
- 31:52régional et infrarégional.
- 31:54On a besoin de zoomer plus fort qu'au niveau national quand on observe un territoire de centaines de milliers de kilomètres carrés en France.
- 32:03Nous,
- 32:03c'est 12 000,
- 32:04mais
- 32:07550 millions.
- 32:09Et du coup,
- 32:10je ne sais pas par rapport à l'OACSG aujourd'hui si vous parlez MOSS+,
- 32:14mais rien que sur l'occupation des sols,
- 32:18l'IGN propose un référentiel à grande échelle.
- 32:23avec une résolution et 12 ou 18 postes,
- 32:25je ne sais plus,
- 32:2718 je crois.
- 32:28Et que
- 32:30Mathieu nous a présenté tout à l'heure,
- 32:32le MOS+,
- 32:32c'est
- 32:3480. Il faut faire la différence en reconnaissance entre ce qu'on peut reconnaître sur une image et puis la spécificité,
- 32:42par exemple des bâtiments.
- 32:44On peut détecter des bâtiments,
- 32:45par contre,
- 32:45est-ce que ce sont des bâtiments d'activité ou des bâtiments de logement,
- 32:47on ne peut pas faire la différence.
- 32:48Après,
- 32:49il faut croiser ça avec d'autres données,
- 32:50bien sûr.
- 32:51Et c'est comme ça que nous,
- 32:52enfin,
- 32:53on produit le mot,
- 32:54c'est que généralement on ne peut pas se satisfaire juste de l'interprétation.
- 32:58Il faut de toute façon le croiser avec un certain nombre d'autres bases de données,
- 33:02effectivement.
- 33:03Mais là,
- 33:03sur ces questions spécifiques d'occupation du sol,
- 33:07nos bases de données sont assez complémentaires.
- 33:08Effectivement,
- 33:09Ausha,
- 33:09elle,
- 33:10elle a une ambition qui est de couvrir l'ensemble de l'espace national.
- 33:14Donc il y a forcément des choix d'un point de vue nomenclature et repérage qui ont été faits,
- 33:18ce qui est normal.
- 33:20Et après,
- 33:21il y a les occupations du sol plus locales,
- 33:25effectivement,
- 33:26qui permettent de traiter des sujets un peu plus spécifiques.
- 33:30C'est le cas de l'île de France.
- 33:31C'est le cas aussi d'autres régions,
- 33:33notamment qui peuvent être plus montagnardes ou sur le littoral,
- 33:37qui vont avoir des besoins spécifiques.
- 33:39Donc pour nous,
- 33:39les deux démarches sont vraiment complémentaires.
- 33:41Et c'est pour ça qu'on avait sollicité l'IGN dès qu'ils ont commencé à travailler sur le CGE pour qu'on puisse travailler avec eux.
- 33:49pour leur faire remonter la façon dont on travaillait avec le MOS,
- 33:53qu'ils puissent aussi nous faire remonter ce qu'ils repèrent de manière automatique avec Ausha.
- 33:59Et ça nous a permis aussi de voir là où il y avait des défaillances,
- 34:04pour pouvoir envisager lors de la prochaine production,
- 34:06donc il y aura le 7 été,
- 34:09les points d'amélioration qu'on aurait à avoir,
- 34:11les faire remonter à l'hygiène et inversement.
- 34:14Donc sur le coup,
- 34:15là-dessus,
- 34:15on est en complète.
- 34:18symbiose avec eux et c'est ce qui nous fait aussi,
- 34:21qui nous permet de progresser en fait conjointement sur ce sujet.
- 34:25Donc là c'est vrai que nous le MOS il va être upgradé pour la prochaine production puisqu'on va avoir un découpage qui va être beaucoup plus fin puisqu'on va intégrer les espaces publics,
- 34:34ce qu'on appelait avant le MOS+,
- 34:37qui va devenir la norme.
- 34:40Mais voilà et pour pouvoir faire ce MOS+,
- 34:42effectivement ce qui a pu détecter de manière automatique l'hygiène a été...
- 34:46Merci !
- 34:47Voilà,
- 34:47elle nous a permis,
- 34:48nous,
- 34:48de faire un bond en avant.
- 34:49Il n'y a pas de...
- 34:49Si ?
- 34:58Merci Michel pour cette présentation.
- 35:01Juste une petite question,
- 35:01enfin plutôt une réflexion globale sur le webstrapping.
- 35:05Je vois par exemple que
- 35:06Quant, sur mon navigateur Quorum,
- 35:08génère des réponses dès que je fais une recherche,
- 35:11dès que je « googlise »
- 35:13sur Quant,
- 35:13je quantise des questions.
- 35:15Que ce soit IPR,
- 35:16il me donne une réponse significative.
- 35:18En fait,
- 35:18il va faire du webstrapping sur tous les sites qui sont référencés.
- 35:22Et après,
- 35:22autre petite remarque aussi pour le sourcing,
- 35:25c'est sur Perplexity.
- 35:28Perplexity génère des réponses avec du sourcing notamment pour de la biblio ou autre et je ne pense pas qu'il s'entoure d'un cadre juridique très formel.
- 35:37Oui,
- 35:40en fait ce sont des moteurs de recherche.
- 35:42Ce qui se passe c'est que quand on fait un site internet,
- 35:44à la racine du site il y a un truc qui s'appelle robot.txt qui dit si oui ou non un moteur de recherche a le droit de web scraper de la donnée.
- 35:51Alors on peut utiliser ce truc là aussi pour savoir si on a le droit de web scraper de la donnée bien sûr.
- 35:57De toute façon les sites internet sont obligés de s'exposer un minimum s'ils veulent être référencés forcément.
- 36:02Donc quelque part ces moteurs de recherche ils font du web scrapping.
- 36:05Mais ils ont le droit de le faire parce qu'ils sont autorisés par ce fameux fichier qui est à la racine des sites internet.
- 36:14En tout cas c'est pour ça qu'ils ne s'embêtent pas avec les droits.
- 36:16Ils ont le droit de le faire parce que c'est inscrit sur leur site.
- 36:19On pourrait le faire aussi mais...
- 36:23Pour le sourcing,
- 36:24je ne sais pas.
- 36:24De toute façon,
- 36:26je pense que si on génère des réponses,
- 36:29on s'appuie sur un contexte,
- 36:30comme je l'ai dit.
- 36:32On sait d'où vient le contexte,
- 36:33donc on est capable de sourcer la réponse.
- 36:36Si on s'appuie sur le site de l'IPR,
- 36:37c'est bon,
- 36:38c'est facile de sourcer le site de l'IPR.
- 36:40Même si la réponse n'a rien à voir,
- 36:42finalement,
- 36:42avec ce qui est écrit sur le site de l'IPR,
- 36:45bien sûr.
- 36:48Sur cette partie LLM,
- 36:50j'étais curieux de savoir du coup,
- 36:51est-ce que vous en étiez sur le déploiement au sein de l'IPR et des retours d'utilisateurs ?
- 36:56Est-ce que vous voyez des gens qui sont plus ou moins satisfaits selon le métier,
- 37:01selon le type d'informations qu'ils manipulent,
- 37:03selon tout ça ?
- 37:03Comme c'est des outils assez génériques,
- 37:06mais du coup,
- 37:07on a souvent pas mal d'infos à récupérer dans qui en est satisfait ou pas et pour quelles raisons.
- 37:14Donc,
- 37:14j'étais curieux de votre retour d'expérience là-dessus.
- 37:16En fait,
- 37:17on a commencé à installer nos LLM il y a à peu près,
- 37:21je ne sais pas,
- 37:21un mois,
- 37:22deux mois.
- 37:23On vient de commencer.
- 37:24Donc,
- 37:24pour le moment,
- 37:25on est vraiment en phase de test de ces LLM qui sont libres,
- 37:28justement.
- 37:29Et donc,
- 37:29on fait plein de tests dessus.
- 37:30Et puis,
- 37:30l'idée,
- 37:31c'est d'en installer trois ou quatre sur un serveur et puis essayer de proposer des services.
- 37:36Merci beaucoup,
- 37:36Michel.