Latest / Oser l'efficacité - Les stratégies de ceux qui font l’industrie / PME - se démarquer, innover ou disparaître : Croissance, les vrais leviers
Transcript
- 0:00Le monde des petites entreprises est fascinant.
- 0:02C'est un mélange unique de débrouillardise et d'adaptabilité.
- 0:05Mais parfois,
- 0:06on manque de compétences clés pour aller plus loin.
- 0:08Tu le ressens aussi ?
- 0:09Alors ce podcast est fait pour toi.
- 0:11Je suis Perrine Thiébaut,
- 0:12consultante en transformation numérique et je déniche pour toi les meilleurs outils,
- 0:16méthodes et technologies pour gagner en efficacité.
- 0:19Seule ou avec mes invités,
- 0:20je te partage des conseils actionnables pour avancer en toute sérénité.
- 0:24Alors,
- 0:25prêt à oser l'efficacité ?
- 0:28Nouvelle semaine,
- 0:29nouvelle thématique.
- 0:30Chaque jour,
- 0:30du lundi au vendredi,
- 0:32on décortique un sujet en profondeur avec des doses courtes et actionnables de moins de 15 minutes.
- 0:36Bonne semaine et bonne écoute !
- 0:38Cette semaine,
- 0:39on va plonger dans les perspectives de croissance pour les PME dans le monde d'aujourd'hui.
- 0:43Alors clairement,
- 0:44le sujet est vaste et on va le défricher en 5 épisodes avec Olivier Gros.
- 0:48Olivier est depuis 5 ans dirigeant d'un cabinet de conseil en entreprise sur la stratégie business,
- 0:53le marketing et le développement commercial.
- 0:56Il accompagne les startups ScaleUp
- 0:58et PME à se structurer,
- 0:59se développer,
- 1:00innover et conquérir de nouveaux marchés.
- 1:03Il est aussi au conseil d'administration de la French Tech Genevois-Français,
- 1:06de la French Tech Switzerland et membre actif de différentes organisations sur le territoire des Deux-Savoies et de la Suisse romande.
- 1:14Rien que ça.
- 1:15Mais tout ça,
- 1:16il vous le racontera bien mieux que moi.
- 1:18Alors,
- 1:18il est temps de l'accueillir.
- 1:19Olivier,
- 1:20bienvenue.
- 1:20Comment tu vas ?
- 1:21Bonjour Perrine,
- 1:22je suis en grande forme.
- 1:23Merci.
- 1:24Parfait.
- 1:25Est-ce que tu pourrais nous te présenter en quelques mots ?
- 1:27Oui,
- 1:28tout d'abord,
- 1:28merci de m'accueillir dans ton podcast « Oser l'efficacité » .
- 1:32Ce que je te propose,
- 1:32c'est qu'on nomme notre échange « PME,
- 1:34se démarquer,
- 1:35innover ou disparaître » ,
- 1:36puisqu'on va se focaliser sur les PME.
- 1:39Parfait,
- 1:39ça me va bien.
- 1:39Super.
- 1:40Donc,
- 1:40je me présente,
- 1:41je suis Olivier,
- 1:42dirigeant fondateur de l'agence de conseil en entreprise Movin'Out Consulting.
- 1:46Cette agence existe depuis cinq ans.
- 1:48D'où je viens ?
- 1:50Je suis un ancien athlète national en judo,
- 1:52sportif de cœur.
- 1:54titulaire d'un master en économie,
- 1:56d'un MBA en marketing et management de l'innovation.
- 1:58Et je crois que ce qui est important pour notre discussion d'aujourd'hui,
- 2:00c'est que depuis le début de ma carrière,
- 2:03c'est-à-dire dans la fin des années 90,
- 2:05j'ai toujours baigné dans l'industrie,
- 2:07j'ai toujours travaillé pour des marques qui fabriquaient ou qui fabriquent leurs propres produits.
- 2:11Donc j'ai d'abord passé une bonne partie de ma carrière pendant 20 ans dans des multinationales,
- 2:16sur des postes de direction marketing,
- 2:18accès marché et commercial,
- 2:20notamment chez Michelin,
- 2:21leader mondial du pneumatique.
- 2:23J'ai travaillé dans du B2B et du B2C,
- 2:25donc secteur de l'automobile,
- 2:26la mobilité de roues,
- 2:28les pneumatiques moto-vélo,
- 2:29mais aussi dans du B2B,
- 2:30machines agricoles et poids lourds.
- 2:32J'ai donc ensuite rejoint le groupe Hammer en tant que directeur marketing IMEA,
- 2:38Europe,
- 2:38Middle East,
- 2:38Africa.
- 2:39Hammer,
- 2:40c'est une holding qui est propriétaire de très belles marques dans l'industrie du sport,
- 2:43telles que Salomon,
- 2:44Mavic,
- 2:44Wilson,
- 2:45Atomic,
- 2:46Arterix,
- 2:46pour ne citer que les principales.
- 2:48Ensuite,
- 2:49j'ai été vice-président de la business unit Sport & Loisirs chez Porsche Industries.
- 2:53une très belle ETI de la région Rhône-Alpes,
- 2:55qui est leader mondial des matériaux textiles et composites techniques.
- 2:58Et donc,
- 2:58j'avais en charge l'ABU sport et loisirs,
- 3:01matériaux textiles et composites sur du sport performance ou du sport loisir.
- 3:05Voilà,
- 3:06à travers ces expériences,
- 3:07j'ai eu la chance de vivre et de travailler dans huit pays différents.
- 3:10Donc ça,
- 3:10c'est aussi quelque chose de très fort dans mon ADN.
- 3:13Et souvent,
- 3:14j'accompagne des entreprises sur ces sujets d'internationalisation.
- 3:18On y reviendra.
- 3:19Et donc,
- 3:20depuis cinq ans,
- 3:21j'accompagne,
- 3:21je dis bien j'accompagne.
- 3:23car je ne fais pas uniquement du conseil,
- 3:25j'accompagne mes clients dans la mise en œuvre de la stratégie que nous avons élaborée ensemble.
- 3:30Donc,
- 3:32pour faire simple,
- 3:32j'ai deux types de clients aujourd'hui,
- 3:34plutôt des start-up et des scale-up.
- 3:36Et donc,
- 3:37je vais faire de l'étude de marché,
- 3:38de la viabilité commerciale,
- 3:40à la pose de la stratégie,
- 3:41de la proposition de valeur,
- 3:43l'élaboration du plan marketing 360°,
- 3:46c'est-à-dire produit,
- 3:46service,
- 3:47communication,
- 3:48distribution,
- 3:48accès marché,
- 3:49jusqu'à la mise en œuvre de ce plan marketing.
- 3:51et aussi l'exécution et la mise en œuvre du plan de développement commercial à l'international.
- 3:57Donc ça,
- 3:57c'est mon premier type de client,
- 3:58Startup et Scale-up.
- 4:00Et le deuxième type de client,
- 4:01ce sont des PME industriels que j'accompagne soit sur leur transformation digitale,
- 4:06transformation digitale de leur marketing,
- 4:08de leur communication,
- 4:10voire de leur relation client,
- 4:12service client,
- 4:13voire,
- 4:13pourquoi pas,
- 4:14jusqu'à la vente en ligne,
- 4:16la commercialisation en ligne à travers des plateformes e-commerce.
- 4:20Mais j'accompagne aussi des PME dans l'identification et la mise en œuvre de nouveaux leviers de croissance.
- 4:26Donc des PME qui sont plutôt sur des marchés à maturité,
- 4:29voire en déclin,
- 4:30et qui ont besoin de se diversifier,
- 4:32d'aborder des nouveaux marchés en termes d'usage,
- 4:34d'application,
- 4:35et ou géographique,
- 4:37et parfois à travers le développement de nouveaux produits ou de services.
- 4:40Voilà qui je suis.
- 4:42Ça,
- 4:42on va te tirer les verres du nez sur toute cette partie-là.
- 4:47On se débat comment on survit dans le monde actuel et ça va être le sujet de nos 5 épisodes.
- 4:52Du coup,
- 4:52avant de se lancer,
- 4:53je vais te poser mes 3 petites questions signatures pour mieux te connaître,
- 4:56se mettre un peu à l'aise et puis après on se plongera dans le sujet.
- 5:00Donc ma première question c'est qu'est-ce qui te rend fou ?
- 5:03Ah,
- 5:04qu'est-ce qui me rend fou.
- 5:06Je dirais quand les entreprises vivent sur leur passé et ne se préparent pas à l'avenir proche ou au moyen terme.
- 5:13On vit dans des marchés en constante évolution,
- 5:16en évolution de plus en plus rapide.
- 5:18Les clients évoluent,
- 5:19la concurrence bouge.
- 5:21Donc je dirais,
- 5:21ce qui me rend plus fou,
- 5:22c'est les entreprises qui vivent sur le passé et qui n'ont pas capacité à évoluer.
- 5:27Je pourrais citer
- 5:29Charles Kettering qui dit…
- 5:30Le monde déteste le changement,
- 5:31c'est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser.
- 5:35De toute façon,
- 5:35je te rejoins totalement sur le sujet.
- 5:37On a toujours fait comme ça,
- 5:38pourquoi on changerait ?
- 5:39C'est mon combat quotidien.
- 5:40Donc,
- 5:42tu prêches une convaincue,
- 5:42de toute façon,
- 5:43je comprends bien.
- 5:44Quel est ton pire souvenir lié à l'innovation ou à la transformation ?
- 5:49Oui,
- 5:49je dirais que peut-être le pire souvenir,
- 5:51c'est quand l'innovation n'est pas attachée à un sens.
- 5:54Et là,
- 5:54je vais reprendre de nouveau une citation.
- 5:57de l'anthropologue sociologue
- 5:58Gustave Le bon qui disait « Pour progresser,
- 6:00il ne suffit pas de vouloir agir,
- 6:02il faut d'abord savoir dans quel sens agir. »
- 6:05Et c'est vrai pour l'innovation aussi.
- 6:07C'est-à-dire qu'il faut que l'innovation ait un sens,
- 6:10qu'elle ait un lien avec le savoir-faire de l'entreprise,
- 6:12avec ses forces.
- 6:13Et je dirais,
- 6:14mon pire souvenir,
- 6:15c'est peut-être une PME qui a fait appel à moi dans le passé,
- 6:18qui a cumulé un certain nombre d'erreurs ou de challenges.
- 6:24Le premier challenge était de passer de la sous-traitance à l'innovation en propre.
- 6:27Alors ça,
- 6:27ce n'est pas une erreur,
- 6:28c'est plutôt une cause noble,
- 6:30on y reviendra.
- 6:31Mais aussi de changer de secteur d'activité d'industrie,
- 6:34de passer de B2B à B2C.
- 6:37Ça non plus,
- 6:38ce n'est pas une erreur,
- 6:39mais plutôt un challenge.
- 6:41Mais c'est l'accumulation des trois,
- 6:42et le troisième étant innover sur un produit,
- 6:45une solution dans laquelle la PME n'avait pas d'expertise et pas de savoir-faire.
- 6:49Et quand on cumule tout ça,
- 6:51pour moi c'est la pire erreur qu'on puisse...
- 6:54Faire,
- 6:55c'est d'innover en partant de zéro sur un nouveau marché,
- 6:59sur un nouveau secteur d'application et sans partir des savoir-faire,
- 7:03des expertises de l'entreprise.
- 7:05C'est extrêmement risqué et c'est peut-être le pire souvenir auquel j'ai eu affaire dans mes années d'entrepreneur.
- 7:12Je comprends.
- 7:13C'est un sujet qu'on retrouve aussi dans le monde de la startup.
- 7:15Actuellement,
- 7:15il y a quand même pas mal d'histoires de startups qui ne transforment pas l'essai,
- 7:18qui partent d'un produit qui est peut-être excellent,
- 7:20mais sur lequel il n'y a pas de marché ou en tout cas qu'il n'y a pas de marché rentable.
- 7:23Et du coup,
- 7:23on se retrouve un peu dans le cas où l'innovation n'a pas vraiment de sens parce qu'un produit,
- 7:27même s'il est bon,
- 7:28s'il n'a pas de marché,
- 7:29il n'a pas vocation à exister.
- 7:31C'est un peu ça,
- 7:31non ?
- 7:32Oui.
- 7:32Alors évidemment,
- 7:34quand on innove,
- 7:34il faut toujours s'assurer qu'il y a un marché,
- 7:36un marché adressable,
- 7:37un besoin à appréhender,
- 7:39une solution à apporter à un problème à résoudre.
- 7:42Mais ce que je voulais dire là,
- 7:44parce qu'il faut distinguer startup de PME,
- 7:47par définition,
- 7:47une startup va amener une innovation différenciante.
- 7:51Alors,
- 7:51ce n'est pas forcément une innovation de rupture,
- 7:53mais en tout cas une innovation,
- 7:56une différenciation sur un nouveau marché,
- 7:58alors que la PME,
- 8:00elle peut innover d'une manière différente.
- 8:03Et en tout cas,
- 8:04si j'avais un conseil à donner,
- 8:06encore une fois,
- 8:06aux PME qui ont besoin d'innover,
- 8:08qui souhaitent innover,
- 8:09c'est de partir de leur savoir-faire,
- 8:11de leur expertise,
- 8:12parce que déjà,
- 8:12attaquer des nouveaux marchés,
- 8:14d'attaquer des nouveaux secteurs d'activité,
- 8:17d'utilisation,
- 8:18c'est déjà évidemment risqué.
- 8:20Si en plus,
- 8:21l'entreprise essaie d'innover sur un nouveau marché qu'elle ne connaît pas,
- 8:25sans partir de son expertise technique,
- 8:27ça devient très compliqué.
- 8:28Ce n'est pas impossible.
- 8:30Certaines l'ont fait,
- 8:31mais c'est plus compliqué.
- 8:33Je pense qu'on aura l'occasion d'en reparler,
- 8:35mais ne pas tout changer en même temps.
- 8:36C'est quand même une partie des clés du succès,
- 8:40d'évoluer petit à petit.
- 8:42Dernière petite question du coup,
- 8:43quelle est ta plus belle réussite inattendue ?
- 8:46Alors...
- 8:46Des réussites,
- 8:47je suis toujours heureux quand j'accompagne une startup ou une PME qui aboutit à un succès commercial.
- 8:53J'en ai plusieurs à mon actif.
- 8:55Je pourrais peut-être nommer,
- 8:57pour les PME qui nous écoutent,
- 8:59Dancy,
- 9:00Samaya et
- 9:01Superparapente, que j'ai accompagnées toutes les deux pendant deux ans.
- 9:04Je pourrais nommer
- 9:05Dawex, qui est une marketplace de la donnée à Lyon.
- 9:10Je pourrais nommer Microled,
- 9:12qui a lancé une marque et un produit.
- 9:16De zéro,
- 9:17donc ScaleUp installé sur Grenoble et je pourrais en citer d'autres,
- 9:20mais c'est toujours avec plaisir d'accompagner ces entreprises dans une réussite commerciale.
- 9:27Ok,
- 9:28super,
- 9:28merci pour ces partages.
- 9:29Donc la question du jour,
- 9:31on va attaquer maintenant le sujet qui va nous occuper sur ces cinq épisodes.
- 9:34La question du jour,
- 9:36c'est quels vont être les leviers de croissance pour une PME qui souhaite se développer ?
- 9:41Parce qu'aujourd'hui,
- 9:41quand on parle de croissance,
- 9:42on pense souvent acquisition de nouveaux clients.
- 9:45Mais c'est loin d'être le seul levier,
- 9:46en fait.
- 9:47Donc,
- 9:48est-ce que tu pourrais nous dire quelles autres pistes on peut explorer ?
- 9:50Oui,
- 9:50avec plaisir,
- 9:51oui.
- 9:51Donc,
- 9:51effectivement,
- 9:52en jargon marketing,
- 9:53on parle d'acquisition et on parle de rétention.
- 9:56Alors déjà,
- 9:56il faut savoir que fidéliser un client coûte deux à trois fois moins cher que...
- 10:00que faire l'acquisition d'un nouveau client.
- 10:02Donc il y a des éléments évidemment qui sont déjà économiques.
- 10:05L'acquisition de nouveaux clients est évidemment essentielle dans le développement pérenne d'une PME et l'acquisition de nouveaux clients doit s'opérer pour tout simplement réduire les risques de dépendance,
- 10:16peut-être d'insolvabilité de certains clients ou en tout cas de clients en difficulté et qui seraient amenés éventuellement à acheter moins,
- 10:24à consommer moins les produits de la PME.
- 10:28Donc...
- 10:29Par définition,
- 10:29il faut toujours avoir ce savant mélange entre de l'acquisition de nouveaux clients,
- 10:35mais aussi rétention et fidélisation des clients existants.
- 10:39Après,
- 10:40l'acquisition de clients peut s'exprimer de différentes manières.
- 10:44On peut acquérir de nouveaux secteurs d'activité,
- 10:46des nouveaux secteurs d'application de nos produits et de nos services.
- 10:51On peut acquérir des clients sur des nouveaux marchés géographiques,
- 10:54mais aussi on peut acquérir des clients parce qu'on va s'intégrer en amont
- 10:58et où on avale dans une chaîne de valeur et donc toucher des clients différents.
- 11:03Donc,
- 11:03il y a plusieurs façons,
- 11:05manières de faire de l'acquisition.
- 11:07Et encore une fois,
- 11:08toujours avec le savant mélange de favoriser un bon équilibre entre la rétention et la fidélisation de clients existants et l'acquisition de nouveaux clients.
- 11:17Ça marche.
- 11:18Et du coup,
- 11:19quand on veut justement aller chercher de nouveaux clients,
- 11:22comment est-ce qu'on s'attaque à des nouveaux marchés ?
- 11:24Comment est-ce qu'on explore des nouveaux usages sans finalement changer ?
- 11:28ce qu'on fait déjà avec les produits existants ?
- 11:32Oui,
- 11:32pour répondre à ta question,
- 11:33je voudrais faire référence à un outil qui s'appelle une matrice d'ansoff du nom de son fondateur.
- 11:41Et cet outil met en avant l'aspect marché et l'aspect produit.
- 11:47Et quand on parle de diversification,
- 11:49c'est une stratégie un peu extrême où à la fois on va attaquer des nouveaux marchés à travers de nouveaux produits.
- 11:57Donc…
- 11:58On développe des nouveaux produits et on attaque des nouveaux marchés.
- 12:01Ça,
- 12:01c'est par définition la définition de ce qu'on appelle la diversification.
- 12:06Par contre,
- 12:06il y a des stratégies alternatives et peut-être moins risquées qui sont de travailler un axe ou l'autre,
- 12:14c'est-à-dire de développer de nouveaux produits ou de nouveaux services,
- 12:19mais toujours en attaquant les mêmes marchés,
- 12:21ou inversement,
- 12:22d'attaquer de nouveaux marchés tout en proposant
- 12:25les services et les produits que l'entreprise a historiquement proposés à ses clients.
- 12:32Donc,
- 12:32évidemment,
- 12:33les risques et les bénéfices de ces différents scénarios sont différents.
- 12:37Il est souvent plus efficient,
- 12:39en termes de retour sur investissement,
- 12:40de travailler sur le scénario 1 ou 2,
- 12:42c'est-à-dire d'attaquer des nouveaux marchés ou de développer des nouveaux produits,
- 12:47plutôt que d'essayer de combiner les deux.
- 12:49C'est évidemment un scénario plus risqué,
- 12:51mais qui peut être éventuellement plus...
- 12:54porteur en termes de développement du chiffre d'affaires à moyen et long terme.
- 12:59Ça rejoint un petit peu ce que tu disais en introduction,
- 13:02de ne pas vouloir tout changer en même temps,
- 13:04mais en même temps effectivement,
- 13:07tout se lancer version all-in au poker peut rapporter très gros,
- 13:11mais avec beaucoup de risques.
- 13:12Et d'ailleurs,
- 13:13en parlant de risques,
- 13:15est-ce que tu as des pièges à éviter,
- 13:16justement,
- 13:17pour mesurer ce risque ?
- 13:19Oui,
- 13:19Déjà,
- 13:19je peux réévoquer ce qu'on vient d'évoquer à l'instant.
- 13:23La diversification,
- 13:24par définition,
- 13:25c'est le scénario le plus risqué.
- 13:28On essaie d'attaquer des nouveaux marchés en développant des nouveaux produits.
- 13:32Donc,
- 13:32je dirais que si on veut éviter des pièges,
- 13:36c'est déjà d'avoir les reins assez solides en termes de trésorerie,
- 13:39de capacité à investir,
- 13:40d'avoir des équipes R&D pour développer des nouveaux marchés.
- 13:44des nouveaux produits,
- 13:45pardon,
- 13:45des nouvelles technologies,
- 13:46mais aussi des équipes marketing et commerciales pour justement aller attaquer des nouveaux marchés.
- 13:51Donc,
- 13:52les pièges à éviter,
- 13:53c'est de vouloir se lancer sur une diversification complète sans avoir les reins assez solides.
- 13:59Le deuxième piège peut-être à éviter,
- 14:01c'est de s'assurer qu'on a une vraie culture de l'innovation,
- 14:05une capacité à prendre des risques,
- 14:07mais aussi à innover.
- 14:08Tout cela ne s'improvise pas.
- 14:11Pour innover,
- 14:11il faut avoir,
- 14:13et ce n'est pas...
- 14:14L'innovation n'est pas que le propre des équipes R&D.
- 14:17C'est une culture,
- 14:18c'est un mindset.
- 14:19Et donc,
- 14:19il faut s'assurer que l'entreprise ait bien une forte capacité à innover et à prendre des risques.
- 14:25Donc,
- 14:26éviter ces pièges-là.
- 14:27Ça se prépare,
- 14:28ça ne s'improvise pas.
- 14:29Et puis,
- 14:30je dirais peut-être le troisième piège qui est le plus évident pour moi,
- 14:32c'est le B.A.B.A.
- 14:33C'est de s'assurer qu'il y ait un marché,
- 14:36de le qualifier,
- 14:36de le quantifier.
- 14:37Parce qu'encore une fois,
- 14:38comme tu l'as dit tout à l'heure,
- 14:39parfois,
- 14:40des entreprises développent des nouveaux produits,
- 14:42des nouvelles technologies.
- 14:43sans s'assurer qu'il y ait un marché en face,
- 14:46un problème à résoudre et un besoin qualifié et quantifié qui soit suffisant pour développer cette innovation.
- 14:55Donc si je résume,
- 14:56effectivement on s'assure que le marché il existe,
- 14:59premier truc,
- 15:00même si on ne pourra jamais être assuré à 100%,
- 15:03on tâte quand même le marché pour voir s'il est là,
- 15:06et ensuite on investit ce qu'on est prêt à perdre quand même,
- 15:09parce que c'est toujours risqué,
- 15:11tu parlais de reins assez solides,
- 15:12on est vraiment là-dessus,
- 15:13on investit ce qu'on est prêt à perdre,
- 15:15mais on ne fait pas dans la demi-mesure,
- 15:16on est dans l'innovation,
- 15:18on n'y va pas finalement sans culture d'innovation.
- 15:23en tâtonnant finalement.
- 15:24On a un budget,
- 15:25un budget qu'on peut assommer et on y va,
- 15:27on innove,
- 15:28on propose une solution et on voit si ça marche avec ce marché déjà validé.
- 15:33Alors,
- 15:33le tâtonnement est bon en fait,
- 15:37le do and learn,
- 15:37le test and learn.
- 15:39Donc,
- 15:39ce n'est pas une mauvaise chose,
- 15:40au contraire.
- 15:42Souvent,
- 15:42des entreprises vont innover et toujours peaufiner leur technologie,
- 15:45leurs produits et que ça va durer des années alors que...
- 15:49Le mettre sur le marché leur permettrait d'acquérir beaucoup plus d'informations sur comment le marché va réagir.
- 15:56Donc le tâtonnement n'est pas mauvais,
- 15:58il est plutôt même recommandé.
- 16:00Par contre,
- 16:00effectivement,
- 16:02il faut que l'entreprise ait les reins assez solides en termes de trésorerie,
- 16:05de ressources humaines en R&D et en marketing commercial.
- 16:08Et comme tu l'as rappelé,
- 16:10de s'assurer qu'il y ait une culture de l'innovation qui soit vraiment installée.
- 16:14à tout niveau de la direction jusqu'à l'ensemble des salariés et que ce ne soit pas simplement des équipes R&D qui bossent sur l'innovation.
- 16:20Parce que même si on a la capacité à lancer vite et sans avoir le produit parfait,
- 16:24parce que je te rejoins tout de suite,
- 16:26fail fast,
- 16:27learn faster,
- 16:29comme on dit en général,
- 16:30ce n'est pas parce qu'on a la capacité de le lancer vite que pour autant ça va marcher vite et qu'il faudra effectivement peaufiner et continuer à s'améliorer tout le temps.
- 16:39Oui,
- 16:39je crois d'ailleurs qu'on y reviendra sur un prochain épisode,
- 16:42on parlera de…
- 16:43Absolument.
- 16:43de TAM,
- 16:44de SAM,
- 16:44de marché accessible,
- 16:46adressable.
- 16:47Donc,
- 16:47ça sera,
- 16:48je crois,
- 16:48l'une des thématiques qu'on aura le plaisir de discuter prochainement.
- 16:52Absolument,
- 16:53c'est au programme.
- 16:54Pour clôturer cet épisode,
- 16:56je vais faire une ouverture aussi d'un sujet qu'on explorera plus en détail dans les prochains épisodes également.
- 17:01C'est au sujet de l'international.
- 17:03Il y a quand même beaucoup de PME aujourd'hui qui se disent qu'elles sont bien sur leur marché français,
- 17:09au mieux francophone.
- 17:10Mais est-ce que c'est...
- 17:12une vraie possibilité pour les PME aujourd'hui ?
- 17:14Est-ce que l'international est accessible pour les PME ?
- 17:17Alors,
- 17:17c'est difficile de te donner une réponse unique.
- 17:19En fait,
- 17:19il n'y a pas de réponse unique à cette question.
- 17:23Théoriquement,
- 17:24oui,
- 17:24l'international est bien sûr,
- 17:26en général,
- 17:27accessible à toute entreprise,
- 17:28quelle que soit sa taille.
- 17:30Après,
- 17:31tout dépend du positionnement de l'entreprise,
- 17:34tout dépend de son offre de produits et ou de services.
- 17:38Mais globalement,
- 17:39il y a des startups où
- 17:40des PME qui dès le début défient les marchés internationaux et ont parfois même l'obligation d'aller très vite,
- 17:47voire tout de suite à l'international parce qu'elles vont être sur des marchés de niche et donc elles ne pourront pas en termes de massification,
- 17:55de taille critique ou de scalability en anglais,
- 17:59elles ne pourront pas faire,
- 18:02ne pas très rapidement,
- 18:04voire de suite attaquer l'international.
- 18:06Donc je dirais,
- 18:07ça dépend de l'industrie,
- 18:08ça dépend de ...
- 18:10de la mission et de la proposition de l'entreprise,
- 18:11de ses produits et de ses services.
- 18:14Mais théoriquement,
- 18:16oui,
- 18:16l'international est accessible au PME autant qu'un grand groupe ou une multinationale.
- 18:24Donc,
- 18:24il ne faut pas partir dans l'idée que ce n'est pas pour nous,
- 18:27mais ça se prépare comme toute stratégie de développement.
- 18:30Et en théorie,
- 18:31c'est possible.
- 18:32Et après,
- 18:33à voir si c'est adapté par rapport à la façon dont on fonctionne actuellement.
- 18:37Super,
- 18:38je pense que les perspectives de développement sont maintenant beaucoup plus claires.
- 18:41Et dans le prochain épisode,
- 18:42on répondra à la question comment est-ce qu'on se différencie dans le monde concurrentiel d'aujourd'hui ?