Latest / Les invités de Radio des Ballons / Menace de fermeture de classe au Thillot
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- Salut Bansi, présidente de l'APEI. T'es aujourd'hui avec d'autres mamans devant l'école primaire pour manifester. Mais pourquoi ? Nous sommes réunis aujourd'hui, parents d'élèves, pour montrer et dire nos mécontentements contre la décision qui a été envisagée de supprimer une classe de notre école, Jules Ferry, primaire ou maternelle. Nous ne comprenons pas cette décision et nous sommes totalement en désaccord avec cette fermeture de classe qui dégraderait... – L'environnement scolaire. Là vous êtes une petite dizaine de familles, vous avez prévu quoi pour ce matin ? Vous êtes là depuis 8h15 ? – Voilà, pour informer les parents, parce que les parents ne savent pas. Ils font toujours l'académie en discret, et faire à la fin de dire qu'il y a une fermeture, et les parents ne peuvent rien dire. C'est ça qui est embêtant, c'est que c'est quand même nos enfants, c'est quand même leur éducation, et on ne peut rien dire. On ne peut pas s'opposer à ça. Et il nous dit qu'il y a aussi une fermeture, mais vraiment à la fin. – Et qu'est-ce que ça risque d'engendrer, cette fermeture ? – Alors nous on s'inquiète pour toute l'organisation, notamment des classes et des bâtiments qui ne sont pas forcément adaptés à accueillir de très grandes classes. Et puis on pensait notamment aux CP, s'ils sont menés dans les classes maternelles. Alors déjà il n'y a pas énormément de place, et puis concernant la garderie, est-ce que ces enfants vont aller à la garderie périscolaire, à la crèche ? Qui va devoir emmener ces enfants sur les différents moyens de garde pour la cantine, etc. ? Donc c'est vrai que c'est inquiétant dans l'organisation. Et puis je pense aussi qu'on est une commune où il y a un fort taux de chômage, où il y a des enfants qui sont allophones, qui ont besoin de plus de temps et de moyens pour pouvoir progresser et avoir le niveau qu'ils méritent. – Et tu penses que les établissements ne seraient pas assez performants pour accueillir les élèves s'il y avait une classe à un mois ? – Non, je pense que les classes seraient surchargées. On en parlait tout à l'heure, il y a certains enseignants qui laissent les cartables dans les couloirs de faute de place. Quand on fait les réunions de rentrée, on se rend bien compte que c'est assez limité en place. Il y a beaucoup de salles, mais qui sont des petites salles, et qui peuvent pas accueillir 30 élèves dignement, pour qu'ils puissent apprendre, bouger, et puis se déplacer correctement. – Oui, puis 30 élèves par classe, ça fait quand même beaucoup. – Ça fait beaucoup, oui. Parce qu'il faut vraiment dire, comme elle a dit, il y a des enfants qui ont besoin d'orthophonistes, d'AVAS, et ils ont des problèmes d'acunes, et puis il faut les aider. Et si le professeur ne peut pas, pour 30 élèves, il ne peut pas, elle ne peut pas, ou il ne peut pas, faire le nécessaire. Et on a des classes Ulysse, qui ont besoin d'attention, beaucoup plus, et ils doivent rejoindre aussi ces classes. Et s'ils sont surchargés, c'est beaucoup de... Voilà, le professeur ne peut pas... Ils sont pas aussi des robots, et puis nous qui travaillons, on a du mal déjà à faire à la maison les devoirs. Alors on délègue tout à l'enseignant, et c'est pas évident, si on donne pas les moyens, si on donne pas le temps, tout ça, ils pourront rien faire. Et on aura toujours des échecs scolaires à cause de ça. – Il y en a un moment, on t'avait envoyé une lettre à madame l'inspectrice d'académie, tu as eu une réponse ? – Non, ça fait dix jours, j'ai pas eu de réponse, voilà. Je voudrais bien avoir au moins, s'ils étaient là aujourd'hui, ils savent très bien qu'on a une ré... qu'on se réunit, toutes les parents pourront parler. Non, j'ai pas eu de nouvelles. Malheureusement, ça veut dire que, voilà, c'est toujours la même chose, c'est les enfants qui vont subir ces conséquences, parce qu'ils ont besoin d'un comptage, de leur comptabilité et tout, et c'est les enfants... Il faut dire que c'est les enfants de... Ici, on pense, nous, les parents, au bien-être, déjà à l'école, et puis qu'ils soient bien éduqués, déjà, et puis par l'enseignement. Et c'est les enfants de demain, il faut dire que c'est eux qui vont payer leur retraite à ces inspecteurs d'académie, il faudrait savoir ça. Il faudrait qu'ils n'oublient pas ça, voilà.