Latest / Vies et Voix | Les Interviews de Lila / Hélène : prendre sa retraite du public pour créer son activité !
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- Hélène : prendre sa retraite du public pour créer son activité Introduction sur fond musical : Lila : Se plaire dans son activité professionnelle, à la fois y trouver du plaisir et aussi se sentir valorisé par ce que l'on fait ! Une quête pour la plupart d’entre nous qui occasionne bien souvent des changements. Bienvenue dans ce podcast « Vies et Voix, les interviews de Lila » pour parler de ses choix pros. Je suis Lila. Pour chaque épisode, j’invite un témoin proche de vous, de moi pour nous raconter son parcours. Nos témoins ont un point commun. Ils se sont fait confiance pour se donner des chances. Ils ont choisi de penser que rien n’était joué ! Pour cet épisode, notre invitée Hélène D’Hondt nous explique comment jeune ingénieur diplômée de l’école d’agronomie la plus cotée, elle choisit d’intégrer la fonction publique. Puis à 42 ans, elle décide de prendre sa retraite du public pour créer son activité de de paysagiste conceptrice avant de devenir expert foncier et expert judiciaire. Comment Hélène a-t-elle procédé ? Comment a-t-elle fait ses choix ? Sur qui, sur quoi s’est-elle appuyée ? Nous nous sommes croisées professionnellement par le passé. Nous nous retrouvons 20 ans plus tard à son domicile, dans son bureau pour un retour sur son itinéraire. Lila : Bonjour Hélène, j’ai plaisir à te retrouver avec l’impression d’avoir toujours gardé un lien. Merci de m’accorder cet entretien pour nous raconter ton itinéraire. Je te propose de commencer par nous dire qui tu es enfant et ce qui t’intéresse. Hélène : Alors, quand j'étais enfant, je n'avais qu'une seule sœur qui était un petit peu plus jeune que moi et c'était une famille de filles, beaucoup d'activités en intérieur quand même. J'étais une bonne élève, c'était une chance, ça se trouvait comme ça et les résultats scolaires étaient très importants pour mes parents. Mes parents étaient tous les deux instituteurs de formation, donc ils étaient passés tous les deux par l'école normale. De milieu modeste, donc la réussite c'était quelque chose d'important. Donc il fallait bien travailler et puis avoir des résultats pour s'assurer une situation stable et aussi rémunératrice que possible. Mais bon, ils avaient des prétentions modestes quand même. Je n'avais pas vraiment de modèle qui m'incitait à avoir des ambitions très grandes. J'aimais beaucoup dessiner. J'aimais aussi bricoler, coudre. Donc je me disais que j'aurais bien un métier où on dessine, où on explique. C'était ça mes aspirations. Et puis finalement, je me suis découvert un gros intérêt pour la biologie quand j'étais au lycée et c'est ça qui m'a incité à faire une prépa maths sup bio, maths spé bio. Alors à l'issue de la prépa, il y avait un concours. Alors là, c'est un peu la loterie. On a beau avoir travaillé sérieusement pendant la prépa, on est tributaire des sujets. Donc j'ai eu la chance d'être admise dans l'école la plus côtée du concours qui était l'Institut National Agronomique de Paris Grignon. Normalement, on faisait la 3e année, une spécialisation et pour ce qui me concerne, j'avais opté pour une école de fonctionnaires à la place de cette année de spécialisation. Donc là, on repartait pour 2 ans avec la certitude d'être fonctionnaire et puis l'espoir d'être affecté dans le Calvados puisque mon chéri allait être agriculteur et allait s'installer dans le Calvados. Donc je ne voulais pas être trop loin et donc je visais un lycée agricole pas très loin de chez moi. Intermède musical Lila : Et après cette formation, quel est ton parcours ? Hélène : Et bien à la sortie de l'école, je n'ai pas pu avoir de poste dans le lycée agricole que je convoitais et le poste disponible le plus proche était dans l'administration de l'enseignement agricole qui se situait par chance à un quart d'heure de chez moi. Donc j'ai commencé dans ce service. La première année, je me suis occupée des établissements privés sous contrat et ensuite j'ai été affectée au service des examens parce qu'il fallait informatiser cette procédure qui jusque-là se faisait uniquement sur le papier. Et donc je suis restée pendant 8 ans à ce poste qui est un poste qu'on pourrait dire très stressant parce qu’en période d'examen, il y a toujours des trucs qui clochent, des candidats qui se perdent, des sujets qui ne sont pas au bon endroit. Donc dès que le téléphone sonne, on est toujours sur des charbons ardents. Le désavantage de ce type de poste, c'est qu'une fois qu'on y est, il n’y a personne qui est candidat pour nous remplacer. Et donc, j'ai profité de mon 3ème congé de maternité qui devait durer 6 mois. Et donc là, il a bien fallu me trouver un remplaçant et par chance, une nouvelle personne venait d'être affectée au service qui s'est portée candidate. Et ensuite, à mon retour de congé de maternité, je suis arrivée au service économie agricole. Là, c'était très trépidant aussi, très passionnant, beaucoup de contacts avec les bénéficiaires, les usagers. J'ai d'abord été responsable des primes animales, 3 ans et ensuite j'ai été chef du service économie agricole et là ça a duré un petit peu plus de 18 mois. Mais est arrivé un nouveau directeur et je ne me suis pas entendue avec lui. Et donc j'ai quitté ce service pour retourner au premier service de gestion de l'enseignement agricole. Et là, j'étais sur un poste de délégué régional en ingénierie de formation. Donc un poste qui s'occupait de formation continue et puis après j'ai mis en place le dispositif de validation des acquis de l'expérience. Je suis restée 3 ans. Ce dernier poste a été vraiment très intéressant, en particulier sur les méthodes de travail, comment définir une mission, comment se définir des objectifs. J'ai appris vraiment plein de choses à ce moment-là que j'ai pu appliquer par la suite. Intermède musical Lila : Hélène, qu'est-ce qui t'amène à changer d'activité ? Hélène : Je ne m'entendais pas tellement avec mon directeur régional. J'étais en désaccord sur ces méthodes de management et donc je me disais qu’au bout de 3 ans où j'avais appris plein de choses, je pensais à changer de travail ou soit de poste si j'arrivais à trouver quelque chose qui me convienne dans la fonction publique. Et j'ai donc demandé à faire un bilan de compétences et là le directeur a refusé de signer ma demande. Donc j'avais le droit à la retraite puisque j'avais 18 années de service, il en faut au moins 15 plus trois enfants. Donc dans la fonction publique, ça permettait à l'époque aux femmes de demander et d'obtenir leur retraite. Donc j'ai prévenu mon directeur que j'allais faire une demande de départ en retraite et comme j'avais déjà anticipé un peu, le soir même, le directeur avait ma demande sur son bureau. Lila : Le départ en retraite était une option que tu avais réfléchi depuis un certain temps. Hélène : Ça me semblait être une façon moins risquée de quitter la fonction publique. Ça m'a aidé à prendre la décision. Lila : Est-ce que tu as envisagé à un moment donné une passerelle vers d'autres fonctions publiques ? Hélène : Dans mon avant-dernier poste, j'avais déjà étudié d'autres possibilités mais je n'avais rien trouvé qui me convenait à l'époque. Les places ne sont pas si nombreuses, ça n'est pas facile. Lila : Donc ça te semblait plus accessible de passer par le privé ? Hélène : Je m'étais toujours posé la question de savoir ce que j'aurais valu en dehors de ce statut quand même très protégé de fonctionnaire. Ça m'avait toujours un peu chatouillé et c'était le moment de le faire. Lila : Et du coup, est-ce que tu avais réfléchi à un plan B justement et à une nouvelle activité avant de partir ? Hélène : Mais j'avais toujours été passionnée de jardin. Et puis lorsque ma sœur a fait construire sa maison, je lui avais offert comme cadeau pour sa pendaison de crémaillère, un travail de paysagiste pour concevoir son jardin. Et quand j'ai vu le travail réalisé par cette dame et que je l'ai rencontrée, je me suis dit que je pourrais au moins faire aussi bien. Et donc, ça m'avait donné envie. Avec un ordinateur et une pièce pour travailler, on a tout ce qu'il faut quasiment. C'est une activité où si on n'a pas autant de clients qu'il le faudrait et bien, on ne perd pas d'argent. Alors que s'il m'avait fallu investir, avoir des salariés pour par exemple réaliser des chantiers de création de jardin, à ce moment-là, il faut occuper ses salariés, il faut rembourser les emprunts, les investissements et ça, je n'en voulais pas. Lila : Au final, tu n'avais pas forcément besoin d'un bilan de compétences puisque tu avais déjà une idée précise de ce que tu souhaitais faire. Hélène : Ouais, mais ça me semblait, comme je disais, il n’y avait pas de modèle dans ma famille ; personne qui soit profession libérale. Je ne me voyais pas faire ça. Je ne m'autorisais pas, en fait. Donc merci à mon directeur qui m'a poussé un peu dehors. Lila : Et alors, comment est-ce que tu as procédé pour accéder à ce poste de paysagiste conceptrice ? Hélène : Ben, il a fallu que je me forme parce que j'aimais bien les jardins mais j'avais plein de choses qui me manquaient. Et donc sur le conseil d'un collègue, je me suis inscrite à une formation par correspondance qui menait au brevet de technicien supérieur agricole option aménagement paysager conception. Et donc comme j'avais fait au moins 2 années après le bac, j'ai été dispensée de tout ce qui était matière générale et j'ai pu me concentrer sur les matières professionnelles et techniques. Et donc j'ai travaillé très sérieusement parce que j'étais très motivée et j'ai eu mon BTS au bout de 9 mois. Intermède musical Lila : En quoi consiste ta nouvelle activité ? Hélène : Depuis janvier 2006, ma nouvelle activité consiste en la conception de jardin, c'est-à-dire c'est du dessin de plan. Donc je vais d'abord chez mes clients, on discute de leur projet, il faut conjuguer à la fois l'aspect technique où on essaie de trouver des solutions à des problèmes concrets (où est-ce que je vais mettre ma terrasse ? Est-ce qu'il y a des dénivelés ? Est-ce qu'il faut des escaliers, des choses comme ça ?) et puis un aspect esthétique que ça corresponde surtout au goût des clients. C'est ça qui me plaît en fait. C'est une approche globale du problème et ça me convient tout à fait. Et donc j'ai un jardin que j'ai transformé en 2006 pour en faire un jardin visitable qui permet à mes futurs clients de voir le type d'ambiance auquel on peut aboutir et de voir que je fais des choses organisées et qui répondent à des consignes précises. Lila : Est-ce que c'est une activité qui te permet de vivre correctement ? Hélène : Alors non, ce n'est pas assez rémunérateur en grande partie du fait d'un nombre insuffisant de clients. C'est sans doute lié au fait que je ne propose que du dessin et du conseil et que je ne réalise pas les travaux qui suivent parce que souvent les clients ce qu'ils veulent à la fin c'est un jardin terminé prêt à fonctionner. Lila : Quel constat tu fais donc depuis le début de ta création d'entreprise ? Hélène : Mes conseils seraient utiles dans bien des jardins, mais les gens n'y pensent pas. Ou alors quand on vient de construire sa maison, souvent on a plus d'argent pour payer un plan de jardin. Pour moi, c'est très difficilement un métier qu'on peut faire en ne faisant que ça. Faut proposer autre chose, soit faire les travaux soi-même, soit avoir une autre activité à côté. Lila : C'est d'ailleurs ce que tu vas finir par faire. Qu'est-ce qui change à un moment donné ? Hélène : Un jour, un organisme de HLM pour lequel j'avais fait déjà une conception des abords d'une résidence me contacte parce qu'ils veulent intenter une action au tribunal contre un entrepreneur qui a saboté la réalisation d'une trentaine de jardins dans un lotissement de pavillons HLM. Et donc j'accepte de faire ce travail. Il faut procéder assez méthodiquement parce que les malfaçons ne sont pas les mêmes en fonction des jardins et il faut que je chiffre, après, les travaux de remise en état et je demande conseil à mon mari qui est expert foncier pour la mise en forme du rapport pour la définition de la mission et quand il lit ce que j'ai fini par faire il me dit mais tu sais ça c'est un rapport d'expertise tu pourrais te former pour être expert foncier toi aussi et c'est comme ça que ça a démarré et donc j'ai entamé une formation pour devenir expert foncier. Il fallait faire un stage d'au moins 3 ans auprès d'un expert en place. Il fallait faire au moins 9 sessions de formation au niveau national et tout ça a été validé par la remise d'un rapport et une soutenance devant un jury. Ce qui fait que j'ai été titularisée en tant qu'expert foncier en janvier 2019. Je peux conseiller des personnes qui ont besoin de se faire aider pour des problèmes ou des litiges quelconques. Et ça, on appelle ça de l'expertise amiable. Et on peut aussi intervenir auprès d'un tribunal et à ce moment-là, on travaille pour le juge et dans ce cas-là, on est expert judiciaire. Donc, pour devenir expert judiciaire, il faut déposer une demande auprès du tribunal et la demande est acceptée ou non. Et donc, je suis maintenant expert judiciaire depuis janvier 2020. Ça permet de travailler d'une façon très intéressante, c'est-à-dire qu'on est en procédure contradictoire. L'expert judiciaire, après avoir mené toutes les investigations et réunions qu'il juge utiles, remet un pré-rapport à toutes les parties. Les parties répondent à ce pré-rapport en faisant des observations. Et ensuite l'expert judiciaire produit un rapport définitif dans lequel il répond aux observations des parties et il indique s'il modifie ou non son pré-rapport pour en tenir compte ou pas. Je trouve que c'est vraiment une façon, une méthode de travail qui est très intéressante. Lila : Donc paysagiste conceptrice, expert foncier, expert judiciaire, comment se répartit ton activité aujourd'hui ? Hélène : Alors sur la partie conception de jardin, j'ai un peu limité mes efforts à accepter les clients quand ils se présentent, mais je ne fais plus de publicité, donc ça fait peut-être 5 % de mon activité et puis le reste c'est de l'expertise, soit en sous-traitance avec mon mari sur la partie agricole, soit pour ce qui concerne mes domaines de prédilection, c'est-à-dire travaux paysagers, environnement eau, pollution et puis les arbres ; c'est plus des choses qui me sont propres. Lila : En dehors de tes missions rémunérées, tu t'investis également dans des activités associatives en lien avec le jardin. Tu peux nous en parler ? Hélène : Je suis présidente de la société d'horticulture de Caen et du Calvados qui est une association loi 1901 qui rassemble des amateurs de jardins, de plantes et de champignons pour des activités diverses. J'ai participé à la création d'un jardin partagé dans la ville où j'habite. Donc là, ça m'a pris un petit peu de temps et puis il faut être présent, faut aller cultiver, arroser, récolter. Puis je suis bénévole à la l'association « Terre de Liens » qui achète des terres pour les mettre à disposition de paysans qui cultivent en bio. Intermède musical Lila : Que retiens-tu de ton parcours ? Hélène : J'ai eu vraiment beaucoup de chance de pouvoir faire ce que je voulais à peu près quand je le voulais, de pouvoir expérimenter des choses, même si ça n'a pas toujours marché très bien. On aurait pu souhaiter que ce soit un peu plus rémunérateur du côté des jardins, mais je crois qu’apprendre des nouvelles choses, c'est quelque chose vraiment qui me motive. Enfin, je pars du principe déjà que je vais réussir à apprendre, même si avec l'âge ça devient plus difficile. Il y a des choses, je me dis, j'ai vraiment attendu trop longtemps, mais je suis toujours passionnée par le fait d'apprendre des nouvelles choses. Je crois que c'est une chance d'avoir confiance en soi aussi et de penser qu'on va pouvoir le faire. Lila : Qu'est-ce que tu aurais envie qu'on retienne de ton parcours ? Hélène : peut-être le fait que je suis quelqu'un d'honnête, qui essaie de bien faire son travail et puis peut-être aussi le fait que je sois un esprit libre, que j'essaie de penser par moi-même, de trouver des solutions qui ne soient pas uniquement basées sur des effets de mode. Lila : Et par rapport au changement de métier que tu as pu réaliser, qu'est-ce que tu aurais envie qu'on retienne ? Hélène : et bien, qu'on peut toujours se reconvertir si on a des envies et qu'elles soient bien sûr un tant soit peu réalistes. Il faut se lancer, il faut avoir confiance. Alors, de mon côté, c'était peut-être un peu facile parce que j'ai l'impression d'appartenir à une lignée de bifurqueurs. Mon père tout d'abord instituteur avait choisi de changer de métier. Moi-même, j'ai changé de métier et mes trois enfants ont bifurqué par rapport à leur formation initiale. Donc, apparemment, c'est une tendance familiale. Lila : Quel est le rapport que tu mets en œuvre entre la formation initiale et le métier exercé ? Hélène : Les devenirs possibles des ingénieurs, rien que les ingénieurs agros, c'est immense l'étendue des domaines auxquels peuvent prétendre ces ingénieurs. Je me dis surtout qu'on apprend à apprendre, on apprend à avoir confiance en soi et à penser qu'on va pouvoir s'adapter à toutes sortes de situations et toutes sortes de métiers. On apprend à rechercher de l'information, où elle se trouve, à la synthétiser, la digérer et la mettre en application dans une nouvelle activité quelle qu'elle soit. Lila : Si tu avais à refaire quelque chose, est-ce que tu referais différemment ? Est-ce que par exemple tu t'installerais de suite à ton compte ? Hélène : Ah bah peut-être. C'est vrai que j'avais envisagé au moment où j'étais à l'agro Paris Grignon, j'avais envisagé, pour ma 3ème année, de faire l'école du paysage de Versailles et là j'aurais été architecte paysagiste en vrai. Et donc là, j'aurais pu avoir une activité, répondre à des appels d'offre, travailler pour des grands projets, du grand paysage, mais je n'avais pas de modèle familial et du coup, j'ai préféré une école de fonctionnaire. Peut-être que là, j'aurais pu faire un autre choix à ce moment-là. Bon, ça ne s'est pas trouvé mais je ne regrette pas. J'ai fait plein d'autres choses intéressantes. Lila : Et si tu avais su que ton activité de départ n'était pas rentable, est-ce que tu serais quand même partie comme tu l'as fait ? Hélène : Je crois que je l'aurais fait quand même parce que ça a été une période très exaltante de ma vie professionnelle. Cette transition, le fait de découvrir des nouvelles choses, d'avoir une activité créative. Enfin, il faut imaginer des nouvelles formes, il faut des assemblages de couleurs. Ça a été vraiment très stimulant. Et puis, c'est un métier qui parle aux gens, même si le terme est équivoque entre paysagiste concepteur, celui qui tient le crayon, et paysagiste entrepreneur, celui qui plante les arbres. Le mot de paysagiste, c'est quelque chose qui allume une lumière dans l'œil des gens. Ah ! Paysagiste ? Ah ! Ah ! Oui, c'est beau ça comme métier. Alors, rien que pour ça, je crois que je le referai. Lila : Mais ça veut dire que tu as eu la chance aussi de ne pas avoir de problème d'argent ? Hélène : Oui, très certainement. Oui, oui, mais bon, j'ai fait bouillir la marmite pendant les 20 premières années de mon mariage. Donc, je pense que j'avais le droit de me reposer après sur mon conjoint pour ces années un petit peu moins rémunératrices. Lila : Tu te rapproches de la retraite, la vraie ? Comment tu envisages les prochaines années ? Hélène : J'aimerais travailler un petit peu moins, au moins travailler moins tard le soir et puis après sortir jardiner ou lire ou faire autre chose. J'ai toujours l'espoir de me libérer du temps. Merci beaucoup Hélène pour ton accueil et ta confiance Tu fais des choix de raison au début de ta vie professionnelle. Puis une fois que la situation le permet, avec l’activation de ta retraite du service public et le soutien financier de ton conjoint, tu t’autorises à écouter des goûts que tu avais laissés en sourdine alors même que cette nouvelle activité n’est pas suffisante pour vivre pendant quelques années. Plus tard, attentive aux demandes et attachée à apporter un service qui convienne, tu acceptes de nouvelles missions que tu mènes aujourd’hui avec application. Ce sont tes clés. Elles pourront ouvrir d’autres chemins. Qui sait ! Je te souhaite de parvenir à aller vers une activité qui diminue en douceur et te laisse plus de temps dans un prochain avenir. Bonne continuation à toi, Hélène ! Fin sur fond musical Lila : vous venez d'écouter un nouvel épisode de « Vie et voix, les interviews de Lila ». Merci de vos commentaires et de votre soutien. Si vous souhaitez proposer votre témoignage ou un témoignage, retrouvez-moi sur LinkedIn « Vies et voix, les interviews de Lila ». A très bientôt !