Latest / Le Café du Sport Business / L’OM structure son influence internationale avec "Powered by Marseille"
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- 0:03Le café du sport business on parle pas des scores du weekend
- 0:06hein ? Non, on parle des enjeux
- 0:07financiers, du marketing, des médias.
- 0:11Toute l'arrière boutique économique du sport en fait.
- 0:18Bonjour et bienvenue au café du sport business.
- 0:20Aujourd'hui on va s intéresser à une stratégie assez fascinante,
- 0:23celle de l'Olympique de Marseille pour disons exister
- 0:27sur la scène internationale sans les moyens des super clubs.
- 0:30Ils ont lancé un réseau Power by Marseille.
- 0:33Alors la question est simple, est ce que c'est une vraie
- 0:36stratégie de soft Power ou juste une jolie vitrine ?
- 0:39Bonjour, c'est exactement la bonne question à se poser.
- 0:43Et non, ce n'est pas juste une opération de communication.
- 0:47L'o M en interne définit ça comme son nouveau cadre de
- 0:50référence des coopérations internationales.
- 0:52D'accord, des mots assez forts. Oui, et l'idée derrière, c'est
- 0:56vraiment de créer un réseau pour exporter un savoir faire.
- 0:59On parle des méthodes de formation, de l'identité du
- 1:02club, de sa culture. C'est un modèle qui est basé sur
- 1:05l'influence, beaucoup plus que sur l'argent.
- 1:06D'accord, donc on exporte la méthode OM.
- 1:10Et ça se traduit comment sur le terrain ?
- 1:11J'ai cru comprendre qu'il y avait 2 grands axes, c'est ça ?
- 1:14Exactement. Le premier axe, il est purement
- 1:17sportif, c'est l'échange de bonnes pratiques, la formation
- 1:19des jeunes, des coachs très classiques en somme.
- 1:22Et le 2nd, il est plus business. Il s'agit d accompagner les
- 1:26clubs Partners dans leur propre développement économique pour
- 1:28les aider à être plus attractifs sur leur.
- 1:30Territoire. En gros, on crée de la valeur
- 1:32pour eux en s'appuyant sur la marque OM et.
- 1:34On a déjà un premier, un premier membre, si je puis dire.
- 1:37On a un premier membre, oui. C'est le gymnastique de
- 1:41Tarragona. C'est un club de 3e division
- 1:43espagnole. Ah oui, 3e division, c'est un
- 1:46jouet intéressant. Très intéressant.
- 1:48Ce n'est pas un club satellite anonyme.
- 1:50L'o M le décrit comme une institution historique
- 1:53solidement ancrée dans son territoire.
- 1:55La coopération va porter sur des actions en Espagne, des échanges
- 1:58techniques, des événements. L'idée, c'est de les aider à
- 2:01grandir. Mais alors la question que tout
- 2:03le monde se pose évidemment, c'est, en quoi ce modèle est-il
- 2:06si différent de la multipropriété ?
- 2:08La fameuse MCO qu'on voit partout avec City Group, Red
- 2:12Bull ou même bluco avec Chelsea et Strasbourg.
- 2:15Ah mais c'est le point crucial. La différence est totale dans un
- 2:19modèle MCO, on parle d'un investissement capitalistique.
- 2:20City achète des parts de 3, le Bluco rachète Strasbourg.
- 2:24Il y a une prise de contrôle. Une hiérarchie financière en
- 2:28fait, voilà. Ici, la phrase à retenir, c'est
- 2:31que l'o M ne rachète pas, il labellise et accompagné.
- 2:35Si City Group achète la maison. L'o M se contente de donner les
- 2:39plans d'architectes et de mettre une jolie plaque sur la porte.
- 2:42C'est une excellente image. C'est exactement ça.
- 2:46L'o M apporte son expertise, sa marqué, mais le club partenaire
- 2:50lui reste maître chez lui. C'est une stratégie d'influence
- 2:53de soft Power, pas une stratégie d'acquisition et le risque
- 2:57financier pour l'o M est quasi nul en comparaison.
- 3:00C'est très clair et ça me fait penser, si on continue la
- 3:02comparaison à d'autres formes d'alliances comme la global
- 3:06football Alliance. Porté par l'a S Saint Étienne,
- 3:09où se situe le modèle de l'o M par rapport à ça.
- 3:12C'est une autre approche encore. La GFA de Saint Étienne, c'est
- 3:15un hub. C'est un réseau de clubs qui se
- 3:18considèrent comme égaux et qui mutualise des ressources, le
- 3:20Scouting, le digital, la RSE, c'est une coopération, disons
- 3:24horizontale. Entre paires.
- 3:27Exactement l'approche de l'O M, elle est volontairement plus
- 3:31verticale. L'o M ne se positionné pas comme
- 3:34un égal. Ils se positionnent comme une
- 3:36entité tutrice, un partenaire expert qui amène sa méthode, sa
- 3:40marque. D'où le nom.
- 3:41D'où le nom Power by Marseille, propulsé par Marseille.
- 3:45Le mot est très révélateur de cette dynamique de mentorat, en
- 3:48quelque sorte. D'accord, est ce que l'o M
- 3:51innove complètement avec cette approche ?
- 3:53Où est ce qu'on est dans une tendance de fond où les clubs
- 3:56cherchent à monétiser leur expertise ?
- 3:58Ils ne partent pas de rien, non, ils font une synthèse assez
- 4:01intelligente de plusieurs tendances existantes.
- 4:03On a des exemples depuis longtemps, on peut penser au
- 4:06partenariat historique de l'O L avec le Dakar sacré Cœur.
- 4:09Oui, ou le FC Metz avec génération Foot au Sénégal, un
- 4:12vrai pipeline de talents. Tout est fait, ça.
- 4:15C'est pour l'axe détection, mais y a aussi d'autres formes. le
- 4:18Bayern Munich et le Los Angeles FC par exemple ont créé une
- 4:22joint venture juste pour le scouting.
- 4:23Et puis il y a le cas d'école du Benfica qui est un vrai modèle
- 4:27de CONSULTING. Et qui vend son savoir faire
- 4:30partout dans le monde ? Donc l'o M essaie de piocher un
- 4:33peu dans tout ça. C'est ça ?
- 4:35Il tente de combiner la méthodologie, l'ancrage local
- 4:38fort et la valorisation de la marque à l'international.
- 4:41Le tout, et c'est le point clé à moindre coût donc, si.
- 4:44On résume, on est face à une stratégie d'influence assez
- 4:47maligne, c'est beaucoup moins cher qu'un rachat, ça permet
- 4:50d'étendre sa zone de détection et à terme de monétiser un
- 4:54savoir faire. C'est une façon finalement de
- 4:57rester dans la course sans avoir les poches illimitées des
- 4:59autres. C'est une manière intelligente
- 5:01de se développer, oui. Merci beaucoup pour tous ces
- 5:03éclaircissements. C'était passionnant.
- 5:05À très vite pour un nouveau podcast du café du sport
- 5:08business.