Latest / Vies et Voix | Les Interviews de Lila / Hugues : un long chemin avant de trouver sa voie !
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- Hugues : un long chemin avant de trouver sa voie ! Introduction sur fond musical : Lila : Se plaire dans son activité professionnelle, à la fois y trouver du plaisir et aussi se sentir valorisé par ce que l'on fait ! Une quête pour la plupart d’entre nous qui occasionne bien souvent des changements. Bienvenue dans ce podcast « Vies et Voix, les interviews de Lila » pour parler de ses choix pro. Je suis Lila. Pour chaque épisode, j’invite un témoin proche de vous, de moi pour nous raconter son parcours. Nos témoins ont un point commun. Ils se sont fait confiance pour se donner des chances. Ils ont choisi de penser que rien n’était joué ! Pour cet épisode, notre invité, Hugues de Combarel nous explique comment il est passé d’une scolarité chaotique, d’un parcours aux 1001 métiers à la création de son entreprise ! Comment Hugues a-t-il réussi à donner un sens après un parcours décousu ? Comment a-t-il fait ses choix ? Sur qui, sur quoi s’est-il appuyé ? Hugues court après le temps mais il décide de participer à ce podcast car il veut m’accompagner dans mes premiers pas. Définir une date n’est pas simple. Le plus pratique sera de faire l’interview à distance. Lila : Bonjour Hugues, merci de prendre ce temps pour nous expliquer votre parcours. Je sais que vous courrez beaucoup et je vous remercie très sincèrement d’avoir accepté de faire partie de mes premiers témoins. Je vous propose de commencer par nous dire qui vous êtes enfant et ce qui vous intéresse ? Hugues : bonjour Lila et merci de m'accorder ce temps pour pouvoir partager mon parcours scolaire et professionnel. Tout petit, j'étais un enfant assez dissipé qui avait du mal à rester en place, qui avait du mal dans ses apprentissages. La maternelle a été une période assez simple, une période assez ludique. Puis, à mon entrée en CP, j'ai commencé à rencontrer les premières difficultés dans la lecture, la compréhension, la pédagogie que l'éducation nationale met en place à destination des élèves. Fin de CE1, j'ai rencontré des difficultés supérieures à celles du CP ; ce qui m'a valu de redoubler mon CE1. Puis à partir de ce moment-là, tous les 2 ans, je changeais d'établissement scolaire au travers un comportement peu conventionnel, un peu bagarreur avec une certaine impulsivité, et surtout de grandes difficultés dans les apprentissages. Je ne comprenais pas forcément l'intérêt de ce qu'on m'enseignait. A la fin du collège, en 3eme, j'ai quitté le cursus dit conventionnel pour m'orienter sur une filière dite professionnelle. Et j'ai intégré un BEP cuisine. Ça a été pour moi une nouvelle découverte au niveau de la pédagogie. Je faisais pour apprendre et non l'inverse comme au collège et là j'ai découvert donc une nouvelle façon d'apprendre. Et je me suis dit « pourquoi pas en fin de première année de BEP cuisine, passer mon BEP service en salle en candidat libre. Donc, c'est ce que j'ai effectué. J'ai repris le même processus sur mon bac pro et j'ai continué mes études sur un BTS en hôtellerie restauration avec l'option mercatique et gestion. Et à la fin de ces 2 ans de BTS que j'avais réalisés en alternance, je suis parti en Angleterre pour parfaire mon anglais. Lila : Pour un enfant qui était en difficulté scolaire, vous êtes allé jusqu'au BTS voire même en Angleterre après pour apprendre l'anglais. Comment avez-vous décidé d'aller jusqu'à un bac + 2 ? Hugues : Si ça me tenait qu'à moi, je vous avouerais, j'aurais arrêté à la fin de mon bac pro. Mon père m'a poussé à continuer un petit peu dans les études. Je le remercie d'ailleurs parce que ça a permis d'avoir la carrière que j'ai actuellement. J'ai poussé sur le BTS ; et à la fin de mon BTS, il m'a suggéré de partir quelques temps en Angleterre afin de parfaire mon anglais. Intermède musical Lila : Et après cette formation quel est votre parcours ? Hugues : j'ai un parcours un petit peu atypique parce qu'en venant de 18 mois en Angleterre, j'ai occupé directement des postes à dominance managériale en restauration dans des brasseries parisiennes. Puis, je suis parti en Touraine où ma dernière expérience en hôtellerie restauration, j'étais directeur de la restauration. Donc je m'occupais à la fois de la partie événementielle dans un relais château et à la fois de la partie restauration donc cuisine et salle. Alors, comme je vous l'ai évoqué, j'ai eu des postes à dominance managériale et je me suis rapidement intéressé à tous les profils hors cadre, borderline, tous les profils que personne ne voulait manager. Et au fur à mesure, j'ai commencé à être connu et reconnu et les autres managers m'ont envoyé les collaborateurs avec lesquels il rencontrait des difficultés. Lila : Et en quoi étaient-ils atypiques, borderline ? Quelles étaient les caractéristiques ? Hugues : C'est des personnes qui rencontraient beaucoup de difficultés, parfois dans la compréhension des consignes, parfois dans leur attention, une liste d'une dizaine de tâches, parfois ces profils-là en oubliaient 3, 4 ; des personnes qui pouvaient rencontrer des difficultés dans leur interaction sociale parfois un petit peu maladroit, parfois des difficultés dans la rédaction de certains documents, de certains contenus. Lila : Qu'est-ce qui vous intéressait dans ces profils ? Hugues : Dès le départ, je prenais plaisir à me dire « mais, ce n'est pas possible que ces personnes-là ne puissent pas apprendre, ne puissent pas opérer des évolutions réaliser des tâches qui parfois semblaient assez simples ». Pour moi, ça avait une véritable valeur, une plus-value, on va dire, à mon métier de manager, de travailler avec une partie de ces collaborateurs. Je ne savais pas ce que je faisais à cette époque ; je savais que, par contre, ce que je faisais, ce que je testais, ce que j'éprouvais comme méthode avait un réel sens et j'étais aligné avec moi-même. J'ai fait ça pendant 15 ans après mon passage en Angleterre. Donc j'ai travaillé un petit peu plus de 3 ans en restauration et lors de mon passage en tant que directeur de la restauration, j'ai pu appréhender la partie commercialisation des offres d'hébergement, des offres événementielles et j'ai rapidement été attiré dans le domaine commercial. Donc à ce moment-là, j'ai repris mes études. Donc pendant un an, j'ai fait un BTS NRC, Négociation et Relation Client, ce qui m'a permis d'ouvrir des portes à des univers que je ne connaissais pas du tout. J'ai fait mon alternance dans un site ludique de paintball. Et à la suite de cette année de reprise d'études, j'ai vendu de la téléphonie. J'ai ensuite évolué au sein de cette structure pour être au service rétention. Vous savez c'est quand vous appelez pour résilier votre abonnement et la personne de l'autre côté de la ligne, cette personne-là essaie en tout cas de vous retenir. Donc je faisais partie de ces équipes là et quelques mois après mon intégration dans ce nouveau service, j'ai pris le management d'une équipe d'une quinzaine de personnes sur cette plateforme. Pareil, j'ai toujours recruté des personnes qui étaient très complémentaires au profil plus conventionnel qu'on a l'habitude de voir au sein des organisations. Cette expérience a été extrêmement intéressante. J'étais épanoui mais j'arrivais rapidement, on va dire, presque au bout d'un certain cycle et il m'est apparu nécessaire en tout cas de faire évoluer ma carrière. Et en parallèle j'ai rencontré mon épouse qui n'était pas sur le même département dans lequel je résidais et donc j'ai déménagé pour rejoindre mon épouse. Et là, j'ai eu différentes expériences en intérim, en CDI. J'ai travaillé à l'usine pour découvrir ce secteur d'activité. J'ai ensuite commercialisé des structures gonflables. Donc, j'ai été commercial pendant un petit peu plus d'un an dans cette entreprise. Je travaillais en open-space. Donc il y avait l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise en open-space et j'éprouvais de très grandes difficultés en termes de concentration, en termes d'échange avec les clients. Tous les échanges étaient ouverts à toutes les autres personnes et ça me troublait particulièrement. J'avais également quelques personnes à manager et des personnes qui à l'époque était en situation de handicap. C'est quelque chose qui m'a touché, c'est quelque chose qui m'a véritablement plu. Et je retrouvais un petit peu mes premières amours de manager de ces dernières années. Et à la suite de cette expérience j'ai décidé de repostuler parce que, pareil, je rentrais dans une certaine zone de confort. J'avais compris les mécanismes et j'avais besoin, on va dire, de nourrir ma partie psychologie, ma partie in intellectuelle, ma partie cognitive. Et j'ai donc postulé pour être chef de rayon, responsable d'univers dans la plus grande enseigne de sport française où j'ai travaillé pendant 3 ans. Donc là, c'est pareil, les recrutements que je faisais, pareil, c'était des personnes qui avaient des parcours de vie, des CV avec des trous, avec parfois un sentiment d'inachevé ou des carrières décousues. J'avais vraiment une appétence sur ces profils-là. Au bout de 2 ans, ça y est, je commençais à revenir dans une sensation de confort, de routine. C'était quelque chose qui m'était particulièrement désagréable. Donc j'ai rechangé d'emploi pour être responsable grand public dans une coopérative maritime. Pareil, au bout de 2 ans je reprenais certaines zones de confort, une certaine routine, quelque chose qui avait tendance à m'ennuyer un petit peu et on est venu me chercher. Une personne avait racheté une entreprise dans le domaine maritime et là j'y suis resté un an. Et au bout d'un an, j'ai subi un licenciement économique. Alors à ce moment-là je me suis dit « ok c'est bien, à un peu plus de 30 ans, qu'est-ce que tu peux faire, suite à un licenciement économique ». Le commerce te plaît toujours, mais je me suis très rapidement rendu compte que j'arrivais à un plafond de verre et que je ne pouvais pas accéder à des postes avec une dominance plus importante sur la partie managériale. Donc j'ai repris des études et j'ai fait un Bachelor Responsable du Développement Commercial en alternance. Voilà ce qui m'a valu pas mal de remises en question de se retrouver avec des petits jeunes qui ont presque une quinzaine d'années de moins que moi mais ça a été une expérience extrêmement enrichissante, voilà, parce que ça m'a permis de m'ouvrir à d'autres horizons, d'autres formes de pensée, d'autres approches. Et donc, à la suite de cette reprise d'études, j'ai intégré un grand groupe français où j'étais responsable des actions et des animations commerciales. J'étais en charge du management commercial d'une équipe aux alentours de 300 personnes, 8 plateformes logistiques et d'une zone de marché équivalent à peu près 15 millions d'euros. Intermède musical Lila : En 2018, il y a un événement personnel qui va bouleverser votre compréhension du monde, votre vie privée. Est-ce que vous pouvez nous en parler ? Hugues : oui, effectivement, en 2018 on découvre que notre fils aîné a des difficultés attentionnelles. Donc rapidement, on a su s'entourer d'une équipe pluridisciplinaire et surtout de bons professionnels, d'experts médicaux sur différents sujets pour permettre, en tout cas, d'avoir des diagnostics précoces donc, pour notre fils aîné. Et au moment de ces diagnostics, j'ai pris conscience que j'avais à peu près les mêmes fonctionnements que notre fils aîné. S’en est suivi le même parcours, à la recherche de différents diagnostics. Et c'est comme ça qu'à l'aube de mes 40 ans, à 39 ans, je reçois mes propres diagnostics d'un trouble déficitaire de l'attention avec une hyperactivité mais également d'une dyslexie et d'une dysorthographie. Lila : D'accord, et donc cette découverte à 39 ans, qu'est-ce qu'elle vous apporte ? En quoi, c'est une découverte importante ? Hugues : Je vais prendre une image. Prenons l'exemple d'une personne conventionnelle ! Sur tout son parcours de vie, sur tout son chemin de vie, dès la naissance, il va jouer avec un jeu de 52 cartes. Pour ma part, dès le départ on m'a fourni que 26 cartes. J'ai travaillé, j'ai appris, j'ai vécu pendant 39 ans avec 26 cartes. Alors, statistiquement je perds plus que je gagne. Ces diagnostics, ça a été cette nouvelle porte qui m'a amené les 26 autres cartes. Elle m'a permis de pouvoir comprendre comment je fonctionnais, de comprendre mes réactions, de comprendre mes difficultés dans le monde professionnel. Et ça m'a surtout permis de comprendre quel était véritablement mon envie et mes différentes directions sur ma carrière à venir. Lila : En même temps, vous nous dites que vous aviez des difficultés. Mais pendant toutes ces années on vous a confié des postes de manager, donc ce sont des postes qu'on confie à des personnes en qui on a confiance. Vos difficultés n'étaient pas repérables. Hugues : effectivement, on m'a fait confiance et je remercie l'ensemble de mes anciens employeurs pour ça ; parce que j'atteignais mes objectifs rapidement, même plus rapidement que ce qui était prévu initialement. Managérialement parlant, on pouvait calculer la performance et cette performance était vraiment très bonne. Toutefois, j'ai vécu plusieurs années en tant que salarié des situations qui m'ont mis en grande difficulté et pour certaines en souffrance. Pourquoi ? J'ai toujours éprouvé des difficultés d'attention, de concentration à me focaliser sur un sujet, d'avoir un esprit qui partait à droite à gauche, des difficultés dans la lecture, des difficultés dans l'écriture. On m'a reproché de manière très, très, très régulière d'écrire comme je parlais, d'écrire avec de très nombreuses fautes d'orthographe ce qui pouvait porter préjudice aussi à l'entreprise quand j'envoyais des mails aux clients. Donc, effectivement, c'était des périodes, en tout cas, compliquées à gérer pour moi. Et j'essayais, en tout cas, de trouver un maximum de moyens de compensation pour que ça passe un petit peu inaperçu au sein des entreprises, mais ce qui en tout cas me procurait une grande fatigabilité et on sait aujourd'hui que la fatigabilité est source en tout cas de beaucoup de maux au sein de l'entreprise. Lila : alors comment ça se passe quand, au bout de 39 ans, on découvre finalement la raison des difficultés qu'on a rencontrées ? Hugues : C'est d'abord un choc parce que se dire, oh la la, mais on a fonctionné pendant près de 40 ans comme ça. Personne n’est arrivé à détecter. Et à la fois, ça a été véritablement une deuxième naissance ; ça a permis en tout cas d'illuminer ma deuxième partie de carrière professionnelle. Lila : D'accord et comment arrive l'idée de l'activité que vous faites actuellement ? Hugues : c'est parti d'un constat assez simple quand en tout cas on a la grille de lecture. L'ensemble des profils atypiques comme j'ai pu l'évoquer tout au long de ce podcast, les entreprises aujourd'hui ne sont pas formées, ne sont pas suffisamment acculturées au sujet de la neurodiversité que comprennent les troubles dys, le TSA (le trouble du spectre de l'autisme) mais également le TDAH (le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité). Cette réflexion, elle vient à la suite de deux burnouts que j'ai subis dans ma précédente expérience professionnelle et qui m'ont permis d'avoir en tout cas un temps d'arrêt et de compréhension presque d'introspection sur le fonctionnement de ces profils et leur utilité, leur intégration au sein de nos différentes organisations. Et c'est comme ça qu’est né en 2023, le projet que je porte actuellement le projet Atypie Conseil Intermède musical Lila : Quelle est la finalité de votre entreprise ? Hugues : Atypie Conseil est un cabinet qui accompagne les entreprises sur les sujets de l'inclusion de la neurodiversité. La neurodiversité, qu'est-ce que c'est ? C'est un groupement de profils diagnostiques et non diagnostiques comme le TSLA (les troubles Dys), le TSA (les troubles du spectre de l'autisme) mais également le TDAH (le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité). Ces troubles aujourd'hui sont connus et reconnus comme étant des handicaps et donc peuvent faire valoir au collaborateur une RQTH (une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé). Alors Atypie Conseil se structure sur quatre piliers qui à la fois sont indissociables et bien distincts les uns des autres : - Le premier pilier, c'est tout d'abord acculturer les entreprises sur ces sujets-là, donc c'est surtout un pilier de communication au travers de webinaires, d'ateliers de sensibilisation, de conférences mais également un escape-game maritime qui permet de plonger les collaborateurs de manière très ludique dans les difficultés que peuvent rencontrer une personne qui est dyspraxique, dysphasique ou bien ayant un TDAH - La deuxième partie est une partie plutôt conseil où on accompagne les entreprises sur leur politique RSE mais également marque employeur au travers de différentes préconisations mais également des audits pour mesurer la maturité des équipes sur les sujets du handicap - Troisième partie, et comme je vous l'ai évoqué tout à l'heure moi j'ai pas un parcours académique médical c’est-à-dire, je suis pas médecin, je suis pas neurologue, psychiatre donc sur cette partie-là de formation, j'ai souhaité m'entouré d'une psychologue mais également d'une psychomotricienne afin d'apporter des contenus les plus qualitatifs et quantitatifs pour former les services RH au recrutement et à l'intégration de ces collaborateurs mais également d'un point de vue managérial comment aujourd'hui on manage ses profils au sein de l'entreprise car il se manage pas de la même manière qu'un profil plus conventionnel - Et une 4ème partie où durant ma période de transition de mon précédent emploi à l'ouverture du cabinet Atypie Conseil, j'ai repris une formation pour devenir coach professionnel donc j'accompagne de manière individuelle les collaborateurs atypiques au sein des différentes organisations mais également avec une casquette de Job coach c'est à dire que j'interviens entre la phase de validation de la candidature et la phase d'intégration dans l'entreprise qui peut osciller entre 15 jours et 3, 4 mois donc j'accompagnent les nouveaux collaborateurs lors de l'intégration dans leurs nouvelles entreprises. Lila : Qu'est-ce qui fait votre spécificité ? Hugues : Notre spécificité chez Atypie Conseil c'est qu'on travaille sur les trois grands profils diagnostiques que je vous ai évoqués tout à l'heure, les troubles Dys, l'autisme et le TDAH. On sait aujourd'hui, de nombreuses études scientifiques et médicales montrent des taux de comorbidité. Alors comorbidité, c'est le taux d'alliance entre ces différents troubles. C'est véritablement une spécificité d'Atypie Conseil. On est deux en France aujourd'hui à proposer en tout cas avec efficience des accompagnements pluridisciplinaires et travaillant véritablement sur ces trois grands profils diagnostiques Lila : D'accord. Pour vous joindre, il faut passer par votre site internet ? Hugues : C'est ça effectivement vous pouvez passer par notre site internet www.atypieconseil.fr ou nous joindre directement sur notre ligne téléphonique 06 79 74 59 82 Intermède musical Lila : Hugues, que retenez-vous de votre parcours ? Hugues : Je retiens premièrement cette rage de vouloir avancer, de résilience, de travailler justement à l'atteinte des objectifs, de vouloir me dépasser, montrer aux autres que je suis comme les autres entre guillemets. Ça, jusqu'à 39 ans ! Et après à la suite des diagnostics, la création justement d'Atypie Conseil, se dire que je ne pouvais pas rester en toute connaissance de cause des éléments, je ne pouvais pas rester de toute manière sans rien faire, pour moi, pour les personnes de ma génération mais surtout et avant tout pour mes enfants. J'aurais eu du mal à me regarder dans la glace en me disant tu savais, tu as vécu, tu as subi les difficultés dans le monde professionnel et tu n'as rien fait. Alors si je peux être un grain de sable supplémentaire sur la dune du Pilat, bah je le fais en tout cas voilà, avec toute mon énergie, toute ma motivation et cette envie de prouver que tout est possible. Lila : Qu'est-ce que vous souhaiteriez qu'on retienne de votre parcours ? Hugues : Je pense quelqu'un de résilient, qui croit en ce qu'il fait, qui croit en ses rêves, qui a cette volonté d'avancer et à sa petite échelle de pouvoir en tout cas avoir un impact sur notre société et les sociétés. Lila : Peut-être pouvez-vous nous donner une réponse complémentaire sur un point : comment est-ce que vous avez continué à croire en vous, à croire en vos rêves avec la même force alors même que, en face, parfois, on vous renvoyait quelque chose de négatif que vous ne parveniez pas à faire ? Hugues : je pense qu'il y a un élément qui est extrêmement important, c'est la présence de mon épouse, c'est la présence de mes enfants et le fait d'avoir, je reviens encore dessus, cette résilience, cette envie de démontrer, en fait, toutes les compétences et capacités que l'on peut avoir pour justement avoir un impact beaucoup plus positif en tout cas sur la société ; mais véritablement voilà je pense que de base vraiment, c'est mon épouse et mes enfants sans qui ce projet n'aurait peut-être pas pu aboutir et c'est vraiment dans cette cellule familiale que je puise, en tout cas, cette force et cette énergie. Lila : Si vous aviez à refaire quelque chose, est-ce que vous referiez différemment Hugues : Je ne pense pas, parce que j'ai eu, en une vie, j'ai pu vivre 2, 3, 4, 5 vies dans 44 années ; c'est d'une extrême richesse. J'ai rencontré des gens d'une humanité sans limite. J'ai pu découvrir des secteurs d'activité auxquels jamais je n'aurais pensé. Aujourd'hui, je suis heureux et je suis à ma place. Ça je pense que ça n'a pas de prix. Je ne vis pas dans le regret. Voilà maintenant, le but du jeu c'est voilà comme je vous le disais, c'est vraiment de mettre ce grain de sable au-dessus de la dune du Pilat. Lila : Merci beaucoup Hugues pour votre engagement et votre soutien. Il y a peu encore, vous n’aviez pas toutes les cartes en main. Pour autant, vous ne retenez aujourd’hui que le bonheur et l’épanouissement liés à votre activité actuelle car elle a du sens pour vous, votre famille, votre contribution pour intégrer les personnes concernées par la neurodiversité. Durant 39 ans vous avez cultivé l’art du dépassement de soi, fait fi de toutes les difficultés rencontrées, développé contre toute attente une confiance qui est vitale pour vous Ce sont vos clés. Elles pourront inspirer d’autres chemins. Qui sait ! Bon développement à votre structure, Prenez soin de vous, Hugues ! Fin sur fond musical Lila: vous venez d'écouter un nouvel épisode de « Vie et voix, les interviews de Lila ». Merci de vos commentaires et de votre soutien. Si vous souhaitez proposer votre témoignage ou un témoignage, retrouvez-moi sur LinkedIn « Vies et voix, les interviews de Lila ». A très bientôt !