Latest / Les Causeries Piano, Boulot, Dodo / ÉP. 10 Comment annoter tes partitions? (2025-04-03)
Transcript
- Caroline Gobeil: Salut tout le monde! Bienvenue à ce live après une semaine de pause! Bien oui, hein, ça arrive comme ça des fois où on a autre chose. J'avais un cours, en l'occurrence, jeudi dernier à midi, donc c'est pour ça que je n'étais pas présente en live. Mais on se reprend aujourd'hui! Donc, contente d'être là! Je vais parler aujourd'hui, là, avec vous autres, évidemment, j'aime bien vos interventions aussi, de comment annoter les partitions. Qu'est-ce qui est vraiment utile à noter? Qu'est-ce qui va t'aider à mieux jouer ta pièce? Versus qu'est-ce qui encombre la feuille inutilement? Pis y a-tu une bonne façon de faire, une moins bonne façon de faire? On va discuter de ça aussi. Je vais vous parler de ma façon de faire à moi, mais spoiler, ça ici, là... C'est beaucoup trop! C'est beaucoup trop chargé! OK? On comprend plus! En fait, on est même plus capable de lire aucune des annotations! Donc c'est certain que là, si je mets trop de choses, c'est un fouillis! Mon cerveau ne fait plus la différence! Il focus peut-être sur une chose, les notes, ou peut-être qu'il ne plus rien du tout parce qu'il a trop de choses! Autre exemple abusif, ça ici. Et la couleur, On en parlera tantôt. Il en a... des profs qui aiment ça, écrire en couleur en bleu, en rouge. Il a des élèves qui se retrouvent avec des partitions arc-en-ciel, OK? Ici, on voit au milieu, là, de la partition, OK? Il y a eu des lignes de tracés, comme pour compter les croches ici, le nombre de croches. Ça peut être utile. Mais si j'écris ça en rouge et puis que c'est pas effaçable, ben je trouve que c'est pas une méthode efficace. Le but, là, avec toutes ces annotations-là, c'est d'être capable d'en enlever aussi. C'est fait qu'on va voir ça, comment écrire efficacement les doigtés, la pédale, les nuances, les numéros de mesure... On va parler de toutes sortes de choses. Mais avant de commencer, j'allais faire un petit tour dans le tchat. Fanny, salut! Content de te voir! C'est cool! Les autres, si vous êtes là en présence, soit directement dans mon logiciel Riverside, dans mon studio, ou soit sur YouTube, ou sur Facebook, ou sur Twitch, dites-moi un petit bonjour dans le chat, je suis toujours contente de vous savoir là. Je commence par les nouvelles. Tu sais, j'ai toujours quelques minutes de nouvelles, mais inquiète-toi pas, dans quelques instants, on va pouvoir commencer directement le sujet. Oui, ça fonctionne! Bonjour, est-ce que ça fonctionne? Je sais pas qui... Ton nom est pas indiqué? ⁓ ben, si ton nom, c'est Bonjour! Alors bonjour! Pis oui, ça fonctionne, j'ai bien vu ton commentaire. Mais quelques minutes de nouvelles! fait, ⁓ c'est Suzanne! Allô Suzanne! Qui qu'on a d'autre, t'sais, on continue dans les chats! Allô Caroline, moi j'aime la couleur! Parfait! Lynn! Allô Lynn! Content de te voir! Ben oui, c'est ça, c'est qu'il y a toutes sortes de personnalités qui vont se représenter un peu sur nos partitions aussi. Petite parenthèse de nouvelle, si tu as déjà consulté mon site web pour voir les cours que je propose, pis que quand tu regardes ça, tu sais pas trop par quoi commencer, je suis en train de travailler sur une nouvelle page que j'appelle Parcours. Donc je vais intégrer ça à mon site web. En gros, c'est de proposer au pianiste qui vient de voir mon site web. qui sont pas encore dans les cours, je vais proposer un parcours en trois étapes à travers mes différentes formations. C'est-à-dire que, l'étape 1, je commence... je t'invite, je te suggère de commencer par un bloc de trois mois dans le psy-autonome. Pis t'sais, là, commencer un bloc de trois mois maintenant en avril, c'est parfait! On fait avril, mi-juin, on n'est pas obligé de payer pendant l'été si on est occupé à autre chose pis qu'on pratique moins. Pis en septembre, on peut... continuer avec l'étape 2. Donc, moi, l'étape 1 pour les gens qui veulent rentrer dans Piano, boulot, dodo, dans mon univers, je suis toujours vraiment de commencer par la plateforme autonome. Ça donne une idée de tout le contenu qui est disponible, de ma façon d'enseigner, puis après ça, on peut voir qu'est-ce qu'on a besoin et d'autres. Fait que, étape 2, ben là, t'as trois choix. Surtout si on est rendu en septembre, ben t'as un choix de plus. OK? Donc, premièrement, évidemment, si t'as aimé ton option dans... ton expérience dans l'option autonome, ben... Évidemment, tu peux continuer là-dedans. Il a le bloc de trois mois que tu peux reprendre ou il a le bloc de 12 mois qui va te revenir moins cher par mois. Là, vu qu'on est en septembre, tu aussi l'option des groupes Focus. Il va y une courte du groupe Focus qui va commencer au mois de septembre. J'ai tellement de bons commentaires. On a tellement de fun avec les courtes du groupe Focus. Ça fait comme une petite famille, tu puis tout monde est d'accord pour dire que ça motive de voir les gens avancer en même temps que nous, d'entendre les commentaires que je peux donner. Ça donne un suivi régulier. Oui, c'est en groupe, mais il y a quand même des rétroactions semi-personalisées en plus petits groupes qui sont super intéressantes et qui te font avancer vraiment là-dedans. Puis finalement, dans l'étape 2 du parcours que je vais suggérer, évidemment, tu peux t'informer pour les cours privés. Moi, prends 35 personnes à la fois en cours privé, Max, ben à la fois, ouais. 35 personnes en cours privé. Et quand il a des places qui se libèrent, bien je priorise les pianistes qui sont déjà dans une ou l'autre de mes options. Puis l'étape 3 de ma page Parcours, bien ça va être d'aller explorer mes multiples formations spécialisées que j'ai, ok? J'ai aussi plein de formations qui sont plus courtes que le parcours complet, la formation complète, autonome. Ça, c'est gros. Mais j'ai plein de petites formations plus courtes sur plein de sujets qui peuvent être pertinents. Tu de l'accompagnement au piano, la formation de l'oreille, l'histoire de la musique, j'ai des ateliers d'honneur sur la gestion du stress, les nuances, les pédales, etc. Tu sais, puis présentement, bien, n'y a rien de tout ça qui est à vendre sur mon site web parce que je trouvais que ça faisait trop de choses. Mais là, on le metta par étapes comme ça, puis sur ma page Parcours, je vais le mettre par niveau. Donc à quel niveau je trouve que c'est pertinent d'ajouter? cette formation-là, plus courte, plus spécialisée, ben, ça va peut-être être plus clair, là, pis plus intéressant pour les gens, ils vont savoir un peu plus vers quoi s'en aille. Fait que c'est là-dessus que je travaille présentement, une page par cours. Si c'est de quoi que tu penses qu'il pourrait t'aider, reste à l'affût, je vais la rendre disponible, là, dans les prochaines semaines. Ok! On a André qui vient d'arriver! Oui, salut André! Top! T'étais fidèle au rendez-vous! Soit tu l'écoutes en différé, soit tu l'écoutes en direct, merci d'être là! Cool! Bon, là, le sujet d'aujourd'hui, ok? Annoter les partitions. J'aimerais soit premièrement que vous me disiez un peu si vous êtes... Anne-Marie qui nous l'a dit tantôt, qu'elle aimait la couleur, mais savoir un peu si vous êtes du genre à écrire beaucoup sur vos partitions ou au contraire... Gardez ça le plus propre possible. Hein? Dites-moi un peu comment vous procédez. Je vais commencer avec la grosse base. Quel crayon qu'on utilise pour annoter nos partitions? Pis moi, personnellement, c'est crayon de plomb uniquement. Je me permettrai jamais d'écrire sur la partition d'un élève avec un stylo ou un crayon de couleur. Moi, je fais pas partie de ces profs-là qui mettent du crayon bleu pis du crayon rouge dans le cahier de mes élèves. Surtout pas si c'est un cahier, tu sais, physique, une édition... tu sais, une édition originale, mettons, une édition que t'as payée, tu sais, plusieurs dollars quand même, ces cahiers-là. Pis qu'on garde, tu sais, quand c'est une feuille qu'on peut photocopier... Bon évidemment, on peut toujours photocopier le cahier. Bon, en tout cas. Mais bref, je trouve que dans les cahiers, moi pour moi, là, ils sont un petit peu plus sacrés que quand c'est sur des photocopies. Et donc, j'utilise les crayons de plomb en tout temps. Le but aussi, comme je disais un peu au début de l'atelier, c'est de pouvoir en enlever. Parce que c'est pas vrai qu'on va avoir besoin de toutes ces annotations-là pendant toute la durée du travail, de la pièce, de l'apprentissage ou même de... t'sais, de notre interprétation après. On n'a pas nécessairement besoin de ça. Donc, quand on a écrit des choses au crayon-le-plomb, ben c'est plus facile de les enlever, de les effacer. Quand on entouré un passage qui était plus difficile, puis qu'on voulait pas oublier de retravailler dans notre prochaine pratique, ben on peut pouvoir l'effacer lui aussi. Faut pas que ça devienne des barrières psychologiques, de savoir, de voir un gros cercle. Attention, c'est difficile! Ça devient comme une barrière psychologique, puis là on arrive là, puis ça fait peur plus que d'autres choses. On veut pouvoir en enlever. Le stylo, a ses avantages, par exemple. C'est plus clair, c'est plus visible. Ça, c'est sûr, ça s'efface jamais. Mais là, c'est ça, c'est que ça peut s'accumuler. Ici, Marie-Eve, j'écris beaucoup avec des crayons de couleur, effaçables! Ok, ben oui! C'est vrai, ça existe, c'est une bonne idée. Suzanne, seulement si le passage me cause problème pis au plomb aussi, parce qu'on évolue! Oui, clairement! beaucoup de crayons de plomb aussi, Marie-Eve, parfait! Anne-Marie, la couleur, pour surligner les indications de nuances, les boîtes de reprise, les petites notes qui changent dans un motif récurrent. Aha! Oui, intéressant! Intéressant! Pis, Lynn? Moi, j'anote au plomb ou encore au crayon effaçable quand la partition est dans un protège-feuille. ⁓ oui, ça, peut être une idée sur le plastique! J'évite d'écrire les notes, sauf exception. Bon, écoute, on en verre dans le détail. Tout ça, c'est intéressant. Les notes. Parlons-en, tiens, on va commencer avec ça. Je dirais que il faut en écrire le moins possible. C'est pas interdit d'en écrire, par exemple. Des fois, là, on arrive avec une note avec des lignes supplémentaires, puis c'est plus long à lire, on les voit moins souvent, ces notes-là, on peut aller en écrire une. Quelqu'un qui serait, mettons, au début de son apprentissage, puis qui n'a pas encore l'automatisation de la lecture de notes, pas encore de réflexe tant que ça, il y aurait peut-être l'envie d'écrire toutes les notes en dessous. Et je dois avouer qu'avec certaines personnes... je les laisse faire et oui, c'est un travail qu'on fait d'écrire les notes en dessous. Mais par contre, assez rapidement, je leur suggère de commencer à en enlever, puis tout écrire. Si par exemple le dos central... Maintenant, on le reconnaît au premier coup d'œil, ben on n'écrit plus cette note-là. On peut continuer d'écrire les autres. Pis on peut essayer d'y aller progressivement comme ça. Si c'est une habitude qu'on a prise, là, si... ça va être difficile de s'en débarrasser d'un coup en arrêtant complètement d'écrire les notes. Donc peut-être, en y allant progressivement comme ça, ben ça peut aider. Ensuite de ça, au niveau des numéros de mesure. Moi, c'est quelque chose que j'aime beaucoup écrire dans mes partitions. Pis on va toujours les écrire au début de chaque système. Par exemple, ici, la mesure numéro 1, je suis pas obligée de l'écrire, ça fait que 1, 2, 3, 4, 5. Ici, j'écrirais 6 au début du système. Après ça, 7, 8, 9, 10. Ici, j'écrirais 11. Ça peut être une bonne façon. On l'écrit un petit chiffre juste au début. Si on se met à écrire 6, 7, 8, là, ça va faire beaucoup à un moment donné. On est capable de les compter sur une ligne. Souvent, il a juste 4, 5, 6 mesures. Ça dépend des éditions. Donc, on peut facilement... partir du début de la ligne, là, puis compter notre mesure pour savoir où on est rendu. Puis pourquoi qu'on fait ça, écrire les mesures? Bien, c'est sûr que si on pratique tout seul, tout le temps par soi-même, c'est peut-être pas nécessaire. Mais dès qu'on parle avec le prof, dès qu'on veut demander une explication ou dire à quelqu'un, à la mesure... 8, j'ai un problème! Ben, tu sais, sinon, ça devient compliqué de décrire deuxième système, troisième mesure. Bon, des fois, c'est plus clair d'aller directement avec le bon numéro de mesure. Ça, c'est quelque chose que moi, j'ajoute quand il n'y en a pas sur mes partitions. Je prends le temps de numéroter mes mesures et de les ajouter. Mais j'assais que ça prenne pas trop de place en prenant un petit chiffre au début de l'année. Ensuite, ce côté doigté. Les doigtés, est-ce que vous les écrivez beaucoup, vous autres, les doigtés? Ben, c'est sûr qu'il faut en écrire! Pis c'est sûr qu'il y en a déjà qui sont écrits aussi sur nos partitions. Si je reviens à la partition que j'avais tantôt... Ben, tu sais, les doigtés qui sont ici... On voit qu'ils sont déjà écrits. Si, par exemple, j'hésitais sur ces doigtés-là, ici, de cet accord-là... Ben là, je pourrais me les écrire au-dessus, puis les ajouter, tout simplement. Ma principale mention à propos des doigtés, ok? C'est qu'il faut les écrire dans l'ordre de la note. Disons qu'ici, j'aurais écrit un 5. Tu te ah oui, il faut que joue cet accord-là avec un 5, puis là, je l'écris comme ça, le 1 en haut, puis le 5 en dessous. Ben là, c'est... Ça, cette indication-là, ça voudrait dire que la note du haut est jouée avec le 1 pis que la note du bas est jouée avec le 5, mais c'est pas ça le cas ici, là. Fait que ça, prendre la peine de l'écrire comme faut dans l'ordre des notes, de bas en haut, de... Hein? De bas en haut, idéalement, habituellement, on lit plus en partant de la basse. Donc, la FA... 1, 5. ça pour les doigtés, je pense que c'est quelque chose... une habitude d'apprendre, finalement, de les écrire de cette façon-là. Ensuite, de ce côté pédale. Souvent, dans les pièces, il n'y a pas d'indication de pédales qui sont écrites par l'éditeur, mais on va devoir mettre de la pédale dans la pièce, ou on préfère mettre de la pédale dans la pièce parce que c'est plus beau. Bien, dans ce cas-là, ça peut être bien de l'écrire! Si elle est toujours pareille, la façon de faire, j'aurais peut-être gardé mon écran partagé finalement, hein! J'suis toujours en train de retourner là. Mais la façon de faire, s'il y avait de la pédale dans cette pièce-là, c'est que j'écrirais « Où mon pied baisse », comme ça, pis disons que faut que je la change sur le premier temps, je fais mon p'tit triangle, comme ça. Pis là, mettons que c'est toujours pareil pendant toute la pièce, ben là, je suis pas obligée de faire des lignes avec des triandres comme ça, là, à toutes les portées de la pièce. Je pourrais juste m'écrire... euh... le vrai code, c'est similer. S-I-M-I-L-E. Bon, évidemment, si j'écrivais à la main, hein, ça serait beaucoup plus beau, là, avec ma souris, j'suis vraiment possible, mais on essaye de garder ça un peu... un peu clean sur les partitions, moi, en tout cas, c'est mon habitude. Donc la vraie annotation, c'est similé, mais on pourrait juste écrire n'importe quoi ou arrêter de l'écrire éventuellement, puis on sait que c'est parce que c'est toujours la même chose et à tous les premiers temps, je lève mon pied. Donc ça, c'est bien de faire ça comme ça. Attention de pas, mettons, faire comme ça, puis là, de mettre le triangle un peu n'importe où. C'est pas si grave de faire ça, on s'entend? Mais pour quand on est en mode je m'habitue à mettre la pédale, ben là on a tendance à relever le pied ici, avant la note, vu que le triangle est dessiné là. Fait que si on le dessine un petit peu après, comme ça ici, pis là lui, en tout cas disons qu'il était bien aligné là, hein, c'est pas toujours parfait ça, c'est correct, mais juste pour se rappeler que c'est après le premier temps qu'il faut aller mettre la pédale. Donc on peut faire attention à ça. Je vais effacer toutes ces nuances, ces indications de pédales. Donc, les nuances! Les nuances, on disait mettre en couleur les indications de nuances, il en a qui vont vouloir mettre carrément du fluo, hein, comme ça, sur chacune des indications de nuances. Pis c'est correct de mettre du fluo, c'est bien parfait, il en a qui trouvent que ça fait des pop de couleurs, mais le danger, ça reste de... un peu comme les partitions que j'ai montrées au début, qui étaient trop annotées, ben là... on risque des fois d'avoir juste trop de choses à regarder dans notre partition. Fait que ça comme ça, juste de faire des petits pas de couleurs, ça je pense que c'est correct. Ça attire l'oeil, ça attire la tension, on sait qu'on va avoir une nuance là à faire. Ça peut être bien, ça aurait pu être juste de l'encercler. Ici crescendo, ben crescendo, si jamais je me rends compte, je l'oublie, je pourrais le réécrire comme ça. Toujours dans le milieu de la portée entre les deux clés. Donc ça, c'est ce endroit-là qu'on écrit les crescendos. Si des fois, ça pourrait arriver, là, c'est juste ici dans ma main droite que je dois faire un crescendo, je pourrais peut-être l'écrire comme ça, mais c'est très rare qu'on va avoir des éditions, faire un crescendo juste pour une main. Il va toujours être indiqué au milieu de la portée, puis... bien ça va être à nous comme pianiste de se dire ok mais quelle main qui est la plus importante, quelle main qui est la plus forte, est-ce qu'il a une main qui doit faire un peu plus le crescendo que l'autre puis garder l'équilibre entre les deux mains? Good! Je reviens dans le tchat, on a ici... fais des photocopies que je grossis et sur lesquelles j'écris tout ce que je veux. Yes! Excellent, excellent! Pis ici, pour les pièces à quatre mains, c'est important d'écrire les mesures. Ben oui, clairement, clairement! Pis dès qu'on joue avec d'autres membres... Fait que les pièces à quatre mains, oui. Si je faisais de l'accompagnement, si j'étais pianiste dans un orchestre ou dans une musique de chambre, un petit ensemble, clairement, ça serait obligé que j'écrive mes numéros de mesure, en effet. Ensuite de ça, bien, j'ai parlé un peu tantôt, hein, de mettre des parenthèses ou d'encercler des passages un peu plus difficiles. Ça, tu pour le travail, là, c'est parfait, c'est idéal même de faire ça, ok? On va pas toujours se rappeler exactement c'est où que j'accrochais, puis c'est où cet endroit-là sur la partition, hein, parce que des fois, la mémoire embarque, on n'est plus en train de suivre parfaitement, parfaitement ce qui est écrit sur notre feuille. pis là, ben, les doigts s'en mêlent à quelque part pis là, ben, t'sais, on sait plus trop c'est où. Fait que là, je pense que ce qu'il faut faire, si on se rend compte qu'on a un bout à repratiquer, c'est de le retrouver comme faut sur la partition, ok, c'était là, de l'encercler pis de pouvoir y revenir après ça. Soit qu'on le pratique sur le champ après, t'sais, pendant notre pratique actuelle, soit qu'on se garde ça pour le lendemain, pour une prochaine pratique, mais clairement... d'avoir identifié notre passage à pratiquer, ça va nous aider après ça dans notre travail, t'sais, dans les prochaines séances de pratique. Mais ça, c'est des éléments que je voudrais pouvoir effacer après. Fait que dans le premier exemple que j'ai donné, là, que le gars, il avait fait des lignes vertes pis toutes sortes d'affaires, ça se peut que c'est parce qu'il y avait... je sais pas, là, que c'était quoi sa raison, mais ça se peut que c'est parce qu'il y avait, entre les deux lignes vertes, quatre mesures à repratiquer. parce que ça l'est moins bien. Mais là, après ça, les lignes vertes sont là à l'infini, puis on reste toujours un peu avec l'idée que c'était difficile ce bout-là. Fait qu'on veut pas ça. Sinon, le fluo, l'autre raison pour laquelle je m'en sers, parce que moi, c'est... Personnellement, dans mes partitions, c'est rare que j'utilise du fluo, ok? Mais c'est pas grave, là, je vous dis pas de pas l'utiliser. Mais les deux raisons principales pour lesquelles je l'utilise, on en a parlé tantôt de l'une, c'est les nuances. Pis l'autre, c'est quand je dois revenir rapidement à un endroit sur la partition pis que je veux être sûre de pas me chercher visuellement, c'est où. Par exemple, j'ai un déplacement... à faire. Je dois regarder mon piano pendant un certain temps, mais ensuite, des fois, je me trompe de notes, là, parce que là, je ne pas parfaitement par coeur, il faut que j'aille regarder à cet endroit-là sur la partition. Là, ça va arriver que je vais me mettre un petit peu de fluo, idéalement pas le même que celui des nuances, ou en tout cas pas au même endroit, là, je le mettrais peut-être au-dessus de la note ou sur la note, quelque chose comme ça, pour que mon oeil aille rapidement à cet endroit-là. Ça, moi, c'est les deux cas dans lesquels je me sers du crayon fluo. Bon, les autres indications qu'on peut avoir, on peut avoir des notes qu'on veut faire ressortir. T'sais, une mélodie, des fois, là, qui est cachée... Je travaille dans le groupe Focus avec la pièce de la musique de la leçon de piano. Là, depuis 12 semaines, là, on fait ça. Pis là-dedans, il y a une mélodie qui est un peu cachée, qui est à travers plein d'autres notes, pis qu'on veut faire ressortir. Ben, peut-être que ça peut être une bonne idée de les encercler ou de, t'sais, de faire un petit... un petit signe quelconque pour se rappeler que cette mélodie-là doit ressortir. Ces notes-là doivent ressortir. Des fois, il a une mélodie à la main gauche, pis c'est pas un réflexe d'avoir une mélodie à la main gauche, pas quelque chose qui est si fréquent. Ben, si on l'identifie, là, qu'on se fait un petit signe dans un cercle ou quoi que soit, là, ça va nous rappeler que la mélodie est à cet endroit-là pis qu'il faut faire ressortir les notes. Après ça, ça peut être même le nom de l'accord. Moi, ça, personnellement, là, ça m'arrive de l'utiliser. Je l'ai au plan, je l'écris au plan, puis je l'écris au-dessus. Mettons que j'ai beaucoup de notes à jouer en même temps, puis que je suis toujours un peu en train de chercher... ⁓ C'est quoi donc? Bien, je m'identifie le nom de l'accord. C'est un accord de FA7, par exemple. Bien là, j'ai pu lire les quatre notes ou les six notes que j'ai à jouer en même temps. J'ai juste à me dire... OK, c'est FA7... pis la note la plus grave, c'est ça. Où, t'sais, je me donne juste un point de rapport. J'ai une note à lire, pis après ça, les autres, je sais que ça va être les notes de l'accord de facette. Et là, je peux l'écrire, ça, ça pas d'importance. Moi, je vais l'écrire avec le code américain, là. Je vais écrire F7, anglophone, je veux dire. Pas juste américain, hein, mais anglophone. Pis... Des fois, ben, n'importe qui pourrait l'écrire en français aussi, là. Fa7, ou il d'écrire F7, c'est ben parfait, c'est ben correct, ok? Donc ça, j'aime bien ça, des fois, utiliser cette méthode-là pis à noter le nom de l'accord au-dessus. Pis sinon, les autres choses, c'est vraiment des choses d'interprétation. Qu'est-ce qu'on se raconte comme histoire? Des fois, tu sais, sur ma plateforme de cours, je donne plein d'indications de toutes sortes. Je dis, ça, c'est dans le style de, ça a été composé à l'époque, de, on faisait les choses de telle façon. Je donne des indications d'interprétation en lien avec l'histoire, en lien avec les époques, les compositeurs, etc. Bon, ben ça, je vois des élèves, des fois, qui l'ont à noter sur leur partition autour... au dessus, dans la marge. Pis, tu ça peut être bien d'avoir ça pas trop loin. Là, j'irais peut-être avec la technique à Marie-Josée qui dit qu'elle fait des photocopies, pis après ça, elle peut écrire tout ce qu'elle veut sur sa photocopie. Ça là, je pense que ça peut être... J'ai souvent vu des élèves faire ça pis je pense que ça peut être bien. Sur cette copie-là, on se gêne pas, on écrit tout ce dont on a besoin. Mais on se garde une autre copie qui reste plus propre, qu'on peut fournir, t'sais, dans les concours, là, de musique, là, je sais que vous êtes pas nécessairement destinés à faire des concours, même si... ça vous tente ou que ça vous tente pas, t'sais, ça se peut qu'on ait besoin de fournir la partition à quelqu'un, là. Juste la... ne serait-ce que la partager avec une de nos collègues pianistes? Bien, si on fournit une partition qui est toute bariolée... moins intéressant pour la personne qui reçoit ça. Moi, comme prof, j'en ai des partitions que j'avais récupérées de certains élèves, puis qui ont déjà des indications dessus, des annotations, puis là, je peux plus vraiment les enlever. Il en a que j'ai réussi à enlever à l'ordinateur avec un logiciel de PDF, tu sais, c'est ça. Une fois qu'elle est annotée, puis que c'est ça, la photocopie qu'on a... on est comme un peu pris avec les annotations des autres. Ça, des fois, ça peut être intéressant de se garder quelque chose de propre pour pouvoir la fournir soit dans un concours ou soit juste la partager avec quelqu'un. La dernière affaire, c'est en lien avec les indications d'interprétation, c'est que des fois, moi, je m'écris des mots. Juste des mots. Mettons « relax ». Ouais, c'est ça. Je veux que ça soit fort, mais que ça soit pas dur, donc je me rappelle de relaxer aussi, hein, parce que des fois, on vient un on vient un petit peu crisper quand on est en train de jouer. Dis-moi si tu te reconnais là-dedans, mais, tu quand on est très concentré sur quelque chose, puis là, éventuellement, les épaules montent, les épaules crispent, on part en avant. Des fois, juste d'écrire relax, ⁓ ok, oui, ça me rappelle de revenir un peu plus détendu. Je pourrais m'écrire même facile. J'ai déjà fait ça avec une élève qui, justement, avait beaucoup travaillé, une portée en particulier. Puis Fait que t'sais, moi, ça ressemble à ça, la façon que j'ai d'annoter mes partitions. Ultimement, quand je suis en train de travailler une pièce, j'ai pas des tonnes d'annotations. Maintenant, là, que je... t'sais, que je suis rendue au niveau que je suis rendue, ben, je l'écris dédoitée, j'en sers des nuances, j'ai tendance à les oublier, mais en général, je les vois, là, je les remarque, t'sais, et elle attire mon oeil, même s'ils sont pas entourés ou colorés. puis, euh, autre ça, c'est des mots que je vais écrire, c'est un petit spot de couleurs si j'ai besoin de regarder à tel endroit sur la feuille, mais sinon, j'ai quand même peu d'annotations sur mes partitions. Après ça, c'est un peu personnel à chacun, évidemment, mais je trouvais ça le fun, en tout cas, de parler de ça. Je trouvais ça le fun dans mes recherches d'en avoir trouvé des partitions comme très, très, très annotées. J'ai des cahiers de... qui datent de l'université, qui ont été annotés par mon prof, pis qui a du rouge pis du bleu dessus. Pis là, c'est comme ça. Ils sont comme ça à la vie à la mort. Donc, ça fait un beau souvenir, quand même, mine de rien. Il y a des choses que... Il y a comme une différence, des fois, entre ce que le prof va annoter sur ta partition pis ce que toi, vas annoter toi-même sur ta partition. on va pas nécessairement penser aux mêmes choses comme pianiste ou comme prof. Des fois, le pianiste, souvent, il va être capable de s'écrire dédoîté, il va être capable peut-être de s'écrire, bon, différentes indications. Puis là, quand le prof va embarquer, là, va rajouter son idée, hein, il va rajouter ses suggestions. Puis là, ça va faire un deuxième niveau d'annotation. Ça peut des fois finir ce compilé. Good! Ben écoute, j'espère que ça pu peu vous donner des idées de quoi écrire. Qu'est-ce qui est... Qu'est-ce qui est utile d'écrire sur une partition? Qu'est-ce qui est moins utile d'écrire? Mettre trop trop de couleurs, moi je pense que c'est inutile. Écrire toutes les doigtées, toutes les notes, je pense que c'est inutile aussi. Il faut réussir à se détacher de ça, écrire juste qu'est-ce qui est utile. puis après ça, là, c'est les goûts personnels. Puis je pense que l'idée d'avoir la photocopie à côté, on garde ça en tête, ça peut être une façon de faire. Merci! Merci d'avoir été là! Ça conclut mon sujet pour aujourd'hui. S'il en a qui avaient des choses à rajouter, gênez-vous pas. Vous pourrez peut-être y répondre après, même si le live est fermé. Je continue d'aller voir s'il y a eu des commentaires de plus sur Facebook, sur YouTube, pour pouvoir y répondre. Donc, super! Luce, merci! Je vais essayer d'épurer un peu! C'est bon, on arrive! On s'en reparlera de ça si t'as besoin. Bon, ben parfait! Fait que je vous souhaite un beau jeudi après-midi pis on se revoit la semaine prochaine!