Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / Les 7 signes que ta vie n’est plus alignée dans ton projet (et comment y remédier) | Benoit Durand-Tisnes | Déclic 335
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- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com et dans ce podcast,
- 0:12j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez à votre tour faire la différence.
- 0:22Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Encore une fois,
- 0:26bien accompagné,
- 0:27je suis avec Benoît Durant-Tisnes.
- 0:30fondateur de Weiden,
- 0:31un des leaders du management de transition en France.
- 0:34Comment tu vas ?
- 0:35Je vais très bien,
- 0:35merci Alec.
- 0:36Ça me fait extrêmement plaisir de t'avoir ici,
- 0:38présent avec nous sur le Déclic.
- 0:40On s'est rencontrés il n'y a pas si longtemps que ça,
- 0:42mais on a eu une discussion extrêmement intéressante et je me suis dit que tu devais absolument passer à nos côtés pour partager ton parcours d'une part,
- 0:49mais aussi ce que vous faites au quotidien parce que je suis persuadé que ça va pouvoir aider bon nombre d'entrepreneurs qui nous écoutent.
- 0:55Rapidement,
- 0:55je te présente et puis ensuite...
- 0:57J'ai plein de questions à te poser.
- 0:58Tu as accompagné plus de 700 entreprises depuis 2012 à des moments critiques,
- 1:03fusion,
- 1:04redressement,
- 1:04croissance,
- 1:05crise.
- 1:06Depuis 2022,
- 1:07tu présides également France Transition,
- 1:09la fédération des acteurs du secteur.
- 1:11Tu as publié en 2022 également le livre Savoir rebondir après 45 ans pour aider les cadres à redevenir maîtres de leur parcours professionnel.
- 1:18Ancien dirigeant de l'ESN,
- 1:20la tech et l'industrie,
- 1:20tu conjugues stratégie,
- 1:22exécution et transmission.
- 1:23tu incarnes une véritable
- 1:26réinvention professionnelle,
- 1:27dépasser la crise pour en faire un tremplin.
- 1:29Tu es aujourd'hui un référent du management de transition,
- 1:32un métier que tu as contribué à professionnaliser et à structurer en France.
- 1:36Benoît,
- 1:36tu es l'exemple même qu'à 45,
- 1:3850 ou 55 ans,
- 1:39on peut tout recommencer et on est ravi de t'accueillir dans le Déclic.
- 1:43Merci pour ça.
- 1:44Eh bien,
- 1:44écoute,
- 1:45merci.
- 1:45Je pense que tu as tout dit,
- 1:46Alec.
- 1:47Je n'ai plus besoin de partager en tout cas la présentation.
- 1:51Eh bien,
- 1:51écoute,
- 1:52on va démarrer,
- 1:52entrer dans le vif du siège justement parce que...
- 1:55Aujourd'hui,
- 1:55c'est assez drôle,
- 1:56notamment sur LinkedIn,
- 1:57on voit des fois des posts,
- 2:00des recherches de posts,
- 2:00des fiches de posts ou des messages où on a l'impression qu'on recherche d'une part des profils expérimentés qui ont 20,
- 2:0610,
- 2:0715,
- 2:0730 ans d'expérience,
- 2:08mais d'autre part,
- 2:09des profils jeunes qui ont une fougue,
- 2:11une énergie,
- 2:11qui connaissent tous les outils de la nouvelle technologie,
- 2:13etc.
- 2:13On cherche un peu le mouton à quatre pattes parfois.
- 2:16Pourquoi les entreprises ont-elles du mal de plus en plus,
- 2:19j'ai l'impression,
- 2:20à valoriser les profils expérimentés aujourd'hui selon toi ?
- 2:24Je pense que c'est un fait que l'âge,
- 2:27malheureusement,
- 2:28en l'occurrence en France,
- 2:30est un facteur un peu discriminant à l'embauche.
- 2:33C'est un fait.
- 2:33Je pense que beaucoup d'entreprises raisonnent.
- 2:38Ils sont pressurisés sur les marges.
- 2:40Ils raisonnent en optimisation du rapport valeur ajoutée et finalement coût au travers du salaire.
- 2:47et il y a beaucoup d'entreprises qui se disent ah bah non,
- 2:51plutôt qu'un senior on va prendre un senior
- 2:52prendre deux jeunes.
- 2:55Le marché du travail est ainsi fait aujourd'hui que ça devient de plus en plus compliqué de trouver les bons profils.
- 3:01Et puis,
- 3:01je pense aussi qu'on est un peu à une charnière sociétale,
- 3:05si j'ose dire,
- 3:06entre des seniors aujourd'hui qui ont des vrais atouts.
- 3:12On s'en rend compte,
- 3:13les atouts,
- 3:13c'est l'expérience et la résilience.
- 3:16Et c'est eux qui sont à la manœuvre sur les entreprises aujourd'hui.
- 3:21en tant que manager,
- 3:23dirigeant ou fondateur.
- 3:26Et simplement,
- 3:27ils sont un peu parfois limite en termes de technologie qui avance très,
- 3:31très vite.
- 3:32Et puis,
- 3:33déjà,
- 3:33il ne faut pas oublier qu'en 2025,
- 3:34les premiers millennials vont avoir 45 ans.
- 3:37Et 45 ans,
- 3:38c'est l'âge où on prend des responsabilités dans les entreprises.
- 3:41Et c'est eux qui ont raison.
- 3:43C'est eux qui arrivent avec des nouvelles méthodes,
- 3:46des nouvelles technologies et des nouvelles façons de travailler.
- 3:49Donc on est un peu...
- 3:50En ce moment,
- 3:51dans une charnière générationnelle,
- 3:53une charnière aussi technologique qui fait qu'il y a une génération qui percute l'autre.
- 3:59Ça devrait s'arranger,
- 4:00mais en tout cas,
- 4:01c'est une vérité aujourd'hui.
- 4:03Complètement.
- 4:03Tu dis également que beaucoup de managers pratiquent le management de transition sans même le savoir.
- 4:07Ça signifie quoi ?
- 4:08En fait,
- 4:09je crois qu'aujourd'hui,
- 4:10en tout cas en particulier en France et aussi dans le marché de l'emploi aujourd'hui,
- 4:18on a tendance à vouloir mettre tout dans des cases.
- 4:20Alors,
- 4:20il y a beaucoup d'actifs qui se concentrent sur le sous-jacent contractuel.
- 4:27Ah,
- 4:27je veux absolument un CDI.
- 4:29Mais globalement,
- 4:30c'est quoi le management de transition ?
- 4:31Le management de transition,
- 4:32c'est de prendre un sujet particulier à un moment urgent et important et de le mener à bien avec une durée donnée.
- 4:41Les sujets,
- 4:42c'est des sujets de remplacement de fonction,
- 4:43de renforcement en mode projet ou de redressement.
- 4:47On peut être amené à faire ça.
- 4:48à l'intérieur de son poste en CDI dans une entreprise.
- 4:52De la même manière,
- 4:53aujourd'hui,
- 4:54le sacro-saint CDI sur lequel tout le monde semble s'accrocher,
- 4:59en tant qu'on va dire manager ou dirigeant de plus de 45 ans,
- 5:04je vais te dire,
- 5:05Alec.
- 5:06Si on ne le considère pas comme un CDD,
- 5:08on ne sait pas quand on s'arrête aujourd'hui.
- 5:11On a tout faux.
- 5:12Parce qu'aujourd'hui,
- 5:18globalement,
- 5:19il est rare qu'on puisse toute sa vie dans la même entreprise.
- 5:22Et en l'occurrence,
- 5:23les chiffres de l'APEC sont sans affaires.
- 5:26Quand le job s'arrête,
- 5:27quand le CDI s'arrête,
- 5:28quand le contrat s'arrête,
- 5:29c'est à 75%
- 5:30à l'initiative de l'entreprise.
- 5:31Donc,
- 5:31ça va vous arriver.
- 5:33Donc,
- 5:33il faut se préparer.
- 5:34Et justement,
- 5:34pour s'y préparer,
- 5:35Est-ce qu'il y a des compétences qui deviennent absolument stratégiques à avoir après 45 ans ?
- 5:40Lesquelles faut-il absolument challenger ?
- 5:43Comment on fait pour se préparer ?
- 5:44Moi,
- 5:44je crois,
- 5:45enfin ce que je constate en tout cas,
- 5:47en rencontrant plus de 1500 managers et dirigeants par an,
- 5:52tous à peut-être un moment,
- 5:54si j'ose dire,
- 5:55d'adversité pour eux,
- 5:56c'est-à-dire quelque chose qu'ils n'ont pas prévu,
- 5:58qui s'appelle
- 5:59« je me suis fait quitter par mon job » ,
- 6:01si j'ose dire.
- 6:04Tous sont intelligents et connaissent la recette pour remondir.
- 6:07Mais en fait,
- 6:08très peu arrivent à l'appliquer,
- 6:11souvent par manque de temps,
- 6:12disent-ils.
- 6:13Seulement,
- 6:14contrairement à beaucoup d'autres choses,
- 6:14ça ne peut pas se déléguer.
- 6:16Beaucoup vivent encore avec leur passé.
- 6:18Vous savez,
- 6:19en France,
- 6:19c'est un diplôme,
- 6:20un titre,
- 6:21une carte de visite,
- 6:22etc.
- 6:23Aujourd'hui,
- 6:24en 2025,
- 6:24ce n'est plus ça.
- 6:26Ça peut être aussi déstabilisant de se retrouver...
- 6:29Je crois que malheureusement,
- 6:31l'existence sociale,
- 6:32si j'ose dire,
- 6:32est très rattachée à une carte de visite aujourd'hui.
- 6:35Et je pense qu'il faut dépasser ça parce que ça va arriver à tout le monde.
- 6:39Autant s'y préparer.
- 6:40En fait,
- 6:41ils voient le mur arriver,
- 6:42mais ils savent que ça va arriver.
- 6:45Et ils sont capables de prendre des décisions incroyablement d'entreprise.
- 6:48Mais alors,
- 6:49pour eux-mêmes,
- 6:50quand il s'agit d'inventer sa deuxième partie de carrière,
- 6:53c'est le grand vide.
- 6:54Donc,
- 6:54il faut les aider.
- 6:56Comment est-ce que vous les aidez au travers notamment de Weydon,
- 7:00par exemple ?
- 7:00Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu'est le management de transition ?
- 7:05À quel moment est-ce qu'on peut l'actionner ?
- 7:09À quoi ça sert ?
- 7:10Comment ça se passe ?
- 7:10Parce que c'est quelque chose qui,
- 7:12en fait,
- 7:13et je trouve peu connu,
- 7:17en tout cas pour un certain type d'entrepreneur,
- 7:19par rapport à l'efficacité que ça peut avoir à des moments clés de l'entreprise.
- 7:24Écoute,
- 7:24pour faire simple.
- 7:25Nos clients,
- 7:26c'est les entreprises en général qui font un chiffre d'affaires de plus de 100 millions d'euros.
- 7:30Donc,
- 7:30une réalité économique sur ce type de sujet qui a quand même un coût.
- 7:34Qu'est-ce qu'on fait,
- 7:35nous,
- 7:35en Weiden ?
- 7:36On les aide à franchir des capes à des moments décisifs avec des managers de transition,
- 7:42des dirigeants de transition sur des sujets de remplacement,
- 7:45de renforcement,
- 7:46de retournement pour une durée donnée.
- 7:48En fait,
- 7:48qu'est-ce qui se passe ?
- 7:49À un moment donné,
- 7:50l'entreprise est là.
- 7:52un manager ou un dirigeant qui vient à manquer.
- 7:54Il vient à manquer soit parce que,
- 7:56pour une raison x,
- 7:57y,
- 7:57il est momentanément ou définitivement plus là.
- 8:00Il vient à manquer parce qu'on lance un projet et on ne sait pas qui mobiliser en interne dans l'entreprise.
- 8:05Ou il vient à manquer parce qu'on n'a pas la compétence et dans le cadre,
- 8:08par exemple,
- 8:09d'un retournement de marché,
- 8:11il faut des gens bien spécifiques et ce n'est pas forcément les compétences qu'on a internes.
- 8:16Aujourd'hui,
- 8:17on va pouvoir,
- 8:18grâce au management de transition,
- 8:20mobilisés dans un moment urgent et important pour l'entreprise,
- 8:24en quelques jours,
- 8:25et ça c'est notre engagement,
- 8:28un intervenant opérationnel qui va dérouler de manière très concrète au quotidien avec les équipes et la dimension managériale,
- 8:36une feuille de route particulière qui est donnée par le client et il va être appuyé là-dessus par un directeur associé de Weiden en l'occurrence,
- 8:43qui a un background aussi opérationnel et qui va pouvoir aider dans la réalisation de la mission.
- 8:48Et donc,
- 8:48en quelques jours,
- 8:49on est capable de mettre en œuvre ce manager de transition épaulé par un directeur associé Weiden pour mener un bien sujet,
- 8:56étant entendu dès le début que la mission est bien calibrée et elle a un terme.
- 9:02Un terme,
- 9:03c'est quoi ?
- 9:03En général,
- 9:04c'est du full time sur 6 à 9 mois.
- 9:07En moyenne,
- 9:08c'est à peu près ça.
- 9:09Et il y a un suivi qui est opéré par Weiden pour faire en sorte que ce soit un succès aussi bien pour le client que pour le manager.
- 9:16Est-ce que c'est clair ?
- 9:18C'est hyper clair et j'ai envie de rebondir sur plein de sujets parce qu'il y a un truc qui attise ma curiosité,
- 9:23c'est qu'on parle d'ici souvent de postes clés,
- 9:26de C-level,
- 9:27à haute responsabilité dans des phases importantes des entreprises,
- 9:30que ce soit parfois positif,
- 9:33parfois moins positif,
- 9:34parfois clé d'un point de vue stratégique et donc aussi des profils qu'on trouve peu ou pas sur le marché à certains égards.
- 9:43Pour autant,
- 9:43tu dis qu'en quelques jours,
- 9:45vous arrivez à actionner,
- 9:47trouver les profils et potentiellement les intégrer dans l'entreprise.
- 9:50Comment se passe un onboarding à ce niveau-là ?
- 9:54Je sais que beaucoup d'entrepreneurs qui nous écoutent ont déjà de vrais challenges à l'égard du recrutement,
- 10:00mais quand ils recrutent,
- 10:00ils ne se rendent pas compte à quel point l'onboarding de la personne,
- 10:03le cadrage,
- 10:05les premières semaines,
- 10:06les premiers jours même sont clés.
- 10:08Comment ça se passe chez vous et quels sont les enseignements que tu pourrais partager concernant ce sujet ?
- 10:14Alors,
- 10:14contrairement à un recrutement classique,
- 10:16nous on est un peu particulier.
- 10:18C'est-à-dire qu'on a cette spécificité par rapport au cabinet de recrutement,
- 10:22au chasseur de tête et tout ça.
- 10:24Nous,
- 10:24on anticipe les chaînes d'exécution.
- 10:26C'est-à-dire que je n'attends pas d'avoir un sujet d'une entreprise qui me demande pour pouvoir être prêt à connaître et à identifier quelqu'un.
- 10:34Nous,
- 10:34on rencontre du monde en permanence,
- 10:35si j'ose dire un peu à blanc,
- 10:36à vide,
- 10:37etc.
- 10:38qu'on calibre et qu'on qualifie dans une base de données avec...
- 10:42des recherches hyper puissantes de recherche boleenne maintenant et maintenant aussi l'IA pour retrouver rapidement les profils qu'on a validés.
- 10:49En fait,
- 10:50on n'a que des gens,
- 10:51comme tu disais,
- 10:52expérimentés,
- 10:54si j'ose dire de haut niveau,
- 10:56avec une expérience opérationnelle et managerielle en entreprise.
- 11:01Globalement,
- 11:01ils ont tous fait des grosses écoles et ils ont tous fait des grosses responsabilités,
- 11:06on va dire.
- 11:06La différence,
- 11:07elle se fait comment ?
- 11:09La différence,
- 11:09elle est soft skill.
- 11:11Mais ça ne veut pas dire que parce que vous n'avez pas telle et telle qualité soft skill que vous n'allez pas pouvoir faire une mission.
- 11:16Parce que typiquement,
- 11:18on opère aussi une dichotomie.
- 11:20On ne met pas les mêmes personnes.
- 11:21Tu vois,
- 11:21typiquement,
- 11:22sur des missions dans des entreprises qui sont en plein scale,
- 11:31des entreprises assez mûres qui sont gérées par un groupe familial,
- 11:35des entreprises qui sont gérées par des fonds de private equity ou par des investisseurs un peu sharp.
- 11:40Ce n'est pas la même personnalité qu'il faut.
- 11:42Donc,
- 11:42j'allais dire,
- 11:43tout le monde n'a pas sa place.
- 11:44Tout le monde n'est pas fait pour faire du management de transition.
- 11:46Quelque part,
- 11:47il faut avoir un esprit entrepreneurial,
- 11:49savoir,
- 11:51comme on dit,
- 11:51think out of the box et être très concret,
- 11:54humble et opérationnel.
- 11:56Mais néanmoins,
- 11:58il y a de la place pour beaucoup parce que ça dépend beaucoup de l'ADN de l'entreprise.
- 12:03Le deuxième paramètre,
- 12:04c'est que très souvent,
- 12:06on va prendre des gens un peu surdimensionnés par rapport...
- 12:10au job à faire,
- 12:11ou plus exactement,
- 12:12ils ont déjà fait à plus gros niveau.
- 12:14Pourquoi ?
- 12:14Parce que ça évite que,
- 12:16comme nous,
- 12:17on n'a pas 90 jours quand on prend un job,
- 12:19c'est-à-dire le premier mois,
- 12:21les 90 premiers jours ou les 100 premiers jours dont on parle.
- 12:23Nous,
- 12:24on a 15 jours.
- 12:2515 jours pour prendre la dimension de la feuille de route,
- 12:29comprendre,
- 12:30on va dire,
- 12:31l'écosystème de la boîte,
- 12:32comprendre le sociogramme,
- 12:33c'est-à-dire comment ça marche en vrai à l'intérieur sans que ça ne soit jamais dit.
- 12:37et puis donner déjà des premiers quick wins pour que le client soit content et qu'il voit qu'il y a une action positive sur son sujet.
- 12:46Et à partir de là,
- 12:47le manager,
- 12:47il est un peu sous pression au départ.
- 12:49Donc,
- 12:49il faut savoir être résistant.
- 12:51Alors,
- 12:51on a des méthodologies pour ça,
- 12:54mais c'est un job qui demande beaucoup,
- 12:56beaucoup d'énergie.
- 12:58Et c'est pour ça qu'aussi certains le trouvent passionnant.
- 13:02Je ne sais pas si j'ai répondu à ta question vraiment.
- 13:04Oui,
- 13:04complètement.
- 13:05Et justement,
- 13:06c'est quoi les...
- 13:06les premières étapes.
- 13:07Imaginons,
- 13:08je fais appel à vos services,
- 13:10j'ai un besoin quelconque,
- 13:12particulier,
- 13:13par rapport au recrutement d'un nouveau directeur des opérations parce qu'il y a eu soit une fusion,
- 13:21soit il y a eu un conflit,
- 13:24peu importe.
- 13:26Comment vous faites pour en 15 jours réussir à comprendre tous les congés de l'entreprise et trouver le bon profil et le déployer ?
- 13:33Alors,
- 13:33Les 15 jours,
- 13:34c'est une fois que la mission a démarré.
- 13:36Là,
- 13:36je te parle en quelques jours,
- 13:37presque quasiment à chaque fois moins d'une semaine.
- 13:41Déjà,
- 13:41je pense qu'un élément très important,
- 13:44c'est la discussion que moi,
- 13:46Weiden,
- 13:46je vais avoir avec toi pour comprendre c'est quoi ton problème,
- 13:49c'est quoi ton sujet,
- 13:50et c'est quel profil dont tu as besoin et quel
- 13:53ADN aussi,
- 13:54quelle personnalité.
- 13:55Ça,
- 13:56c'est clé.
- 13:57Ce que tu ne vas pas voir,
- 13:59c'est que quand je vais aller chercher une solution en quelques jours,
- 14:01En fait,
- 14:01je l'ai déjà la solution,
- 14:03je l'ai déjà travaillé au travers.
- 14:05Tu sais,
- 14:06aujourd'hui,
- 14:06Widen,
- 14:06c'est une marque forte en France.
- 14:08On reçoit une centaine de candidatures par semaine.
- 14:10On en sélectionne aussi et on rencontre,
- 14:13sur ces 100,
- 14:14on en rencontre 30,
- 14:1540 par semaine et on n'en garde que 15 à la fin pour rentrer dans ce vivier à kiff présélectionné Widen.
- 14:21On prend des références,
- 14:22on fait deux entretiens,
- 14:23etc.
- 14:24C'est un gros,
- 14:24gros job qui est un peu sous le niveau de l'eau.
- 14:27et qui permet d'être si pointu et si rapide en exécution derrière.
- 14:31Donc,
- 14:32ça veut dire que je t'écoute,
- 14:34je vais te poser plein de questions,
- 14:35et puis avec mon savoir-faire et avec ma capacité à comprendre,
- 14:40avec l'expérience,
- 14:42tes sujets,
- 14:42ta problématique,
- 14:44je suis capable en quelques jours de t'envoyer
- 14:462-3 profils de managers ou dirigeants qui sont expérimentés,
- 14:50qui sont disponibles tout de suite,
- 14:52motivés sur ton sujet.
- 14:53Et puis,
- 14:53c'est toi qui vas me dire,
- 14:54tiens,
- 14:55Lui,
- 14:55je le vois bien,
- 14:56etc.
- 14:56Et je voudrais les rencontrer.
- 14:58Parce qu'en fait,
- 15:00en tant que dirigeant,
- 15:00et là,
- 15:01tous nos auditeurs,
- 15:02entrepreneurs,
- 15:03managers ou ex-dirigeants,
- 15:05je ne sais pas,
- 15:06ils vont comprendre.
- 15:08La problématique que tu vas me confier,
- 15:09c'est un caillou dans ta chaussure.
- 15:10Et quelque part,
- 15:12tu as envie de quelqu'un de confiance.
- 15:13Donc,
- 15:13au moment où tu vas le voir,
- 15:15parce que tu vas le rencontrer dans ton bureau,
- 15:19idéalement physiquement,
- 15:20parce qu'il y a des choses qui ne passent pas par visio,
- 15:23il faut que ça matche.
- 15:24Il faut que tu aies envie de bosser avec lui.
- 15:26Et ça,
- 15:26c'est mon job.
- 15:27Et après un entretien et rencontrer les gens,
- 15:30immédiatement,
- 15:30tu vas me dire,
- 15:31tiens,
- 15:32lui,
- 15:32il me semble parfait,
- 15:34on va dire en fit par rapport à...
- 15:35par rapport à ses compétences,
- 15:36ses compétences il les a,
- 15:37par rapport à mon envie de travailler avec lui,
- 15:39et puis lui aussi,
- 15:40l'envie de travailler avec moi,
- 15:41c'est important.
- 15:42Dans une spécificité du management de transition,
- 15:44c'est que le manager,
- 15:45il peut aussi dire non,
- 15:45je n'ai pas envie d'y aller,
- 15:46et bien on met en place un contrat,
- 15:48et puis on démarre la mission.
- 15:50Voilà,
- 15:50et puis on se dimensionne,
- 15:51bah tiens,
- 15:52on va démarrer sur 6-9 mois,
- 15:53parce qu'il y a ça à faire,
- 15:54il y a ça à faire,
- 15:55ou j'ai quelqu'un qui arrive dans tant de temps,
- 15:58ou moi j'évalue qu'il faut tant de temps pour faire ça,
- 16:00et puis voilà.
- 16:01Je répondis sur un point,
- 16:02tu as évoqué que le manager peut aussi décider de ne pas y aller.
- 16:05J'imagine que le but et la force d'une entreprise comme la vôtre,
- 16:11c'est aussi de créer des relations de confiance avec ces profils de qualité et donc de réussir à les écouter,
- 16:17à être présent.
- 16:18Certains,
- 16:18peut-être,
- 16:19veulent se réinventer,
- 16:19changer de carrière ou avoir affaire à de nouveaux challenges.
- 16:22Comment est-ce qu'on procède ?
- 16:23Est-ce que peut-être tu as même des clés par rapport à ça ?
- 16:26Tu as certainement vu des centaines de carrières se réinventer.
- 16:29Qu'est-ce qui revient toujours comme un élément déclencheur,
- 16:31comme un déclic,
- 16:32si j'ose dire ?
- 16:34quand on sent qu'on n'est pas forcément à sa place,
- 16:36mais qu'on ne sait pas ce qu'on veut à la place.
- 16:38Par quoi on commence ?
- 16:40Écoute,
- 16:41je te dirais,
- 16:43tu veux dire par les candidats au management de transition,
- 16:45c'est ça ?
- 16:46Je te dirais que dans le pool,
- 16:49dans le vivier qu'on a chez Widen,
- 16:51il y a à peu près un tiers de managers qui en ont fait leur métier.
- 16:56C'est des gens qui sont arrivés là-dessus,
- 16:58pas forcément...
- 17:00convaincus,
- 17:01mais ils y ont pris goût.
- 17:02Surtout,
- 17:02ils sont rassurés par le fait qu'après une mission,
- 17:04ils peuvent trouver une autre mission.
- 17:06Ils ont créé leur réseau pour être capables de rebondir de mission en mission.
- 17:09Et c'est devenu une hygiène de vie.
- 17:12Et puis,
- 17:12c'est justement le fait de changer de sujet,
- 17:14le fait d'avoir un peu la liberté qui les anime,
- 17:17un peu comme un entrepreneur,
- 17:18du coup.
- 17:19Il y a beaucoup de similitudes entre le manager de transition qui rebondit de mission en mission et l'entrepreneur qui,
- 17:24finalement,
- 17:26moi,
- 17:26je sais,
- 17:27tu le sais,
- 17:27je suis entrepreneur,
- 17:28j'ai monté Weiden.
- 17:30finalement,
- 17:30à un moment donné,
- 17:32j'ai décidé de ne pas remettre mon avenir à quiconque autre que moi-même.
- 17:39C'est moi qui me prends en main et qui décide.
- 17:41Je crois que c'était mon driver fondamental au moment où j'ai monté Weiden.
- 17:45On y reviendra peut-être.
- 17:46Et puis,
- 17:47il y a deux tiers de ces managers qui sont des gens qui font à un moment donné entre deux jobs.
- 17:53Je ne crois pas fondamentalement à la personne qui a un boulot et qui doit un coût de démission pour devenir manager de transition.
- 18:00Enfin,
- 18:00c'est assez rare parce que c'est une décision importante.
- 18:06Néanmoins,
- 18:07au moment où ça leur arrive,
- 18:09ils vont se dire,
- 18:10tiens,
- 18:10ça peut être intéressant,
- 18:11je pourrais m'intéresser.
- 18:13Puis parfois,
- 18:13ils font une ou deux missions.
- 18:14Et puis après,
- 18:16à ce niveau-là,
- 18:16le sous-jacent contractuel,
- 18:17ce n'est pas forcément ce qui doit driver le truc.
- 18:20Certains retrouvent…
- 18:22un job,
- 18:23comme ils disent,
- 18:24un peu plus à long terme,
- 18:26avec d'autres enjeux.
- 18:29Et puis,
- 18:29je pense que dans tous ces profils,
- 18:31il y a des managers et des dirigeants qui sont faits pour être dans des moments,
- 18:35si j'ose dire,
- 18:36de virage,
- 18:36où il y a la transfo et tout ça.
- 18:38Et puis,
- 18:38il y a des gens qui sont plus à l'aise dans des moments de mode run,
- 18:41c'est-à-dire à plus long terme,
- 18:43qui correspondent peut-être plus au CDI.
- 18:46Donc,
- 18:46ça dépend vraiment de la personnalité du manager.
- 18:49Très clair.
- 18:49Je rebondis sur un élément que tu as rapidement,
- 18:52Énoncé,
- 18:53c'est pourquoi tu as lancé Weydon.
- 18:55Est-ce que tu peux nous partager la genèse de ce projet,
- 19:00cette entreprise qu'est aujourd'hui Weydon ?
- 19:03Peut-être que ça fera écho à certains entrepreneurs qui vont nous écouter.
- 19:07Moi,
- 19:07en fait,
- 19:09je ne me suis pas réveillé quand j'étais plus jeune en me disant « je vais monter une boîte,
- 19:13je vais monter une boîte,
- 19:13je vais monter une boîte » .
- 19:14Je savais que je voulais en diriger une,
- 19:15mais monter,
- 19:16je n'avais jamais imaginé.
- 19:17Mon parcours,
- 19:18c'est quoi ?
- 19:19J'ai fait une école de commerce en France.
- 19:21J'ai passé 4 ans dans la banque et puis ensuite,
- 19:23j'ai passé 10 ans dans des groupes de tech
- 19:27ESN,
- 19:29Altran et Alten.
- 19:29Je ne sais pas si ça te dit quelque chose.
- 19:31Altran et Alten,
- 19:32c'est les leaders européens de l'outsourcing d'ingénieurs.
- 19:35C'est-à-dire,
- 19:36ils recrutent des ingénieurs et puis les staffs en mode projet chez des industriels en R&D pour récréter les pics de charges techniques très haut de gamme,
- 19:44haute technologie et tout ça.
- 19:46Ce que j'ai vécu dans cette entreprise,
- 19:48en l'occurrence Alten,
- 19:48pendant 10 ans aux côtés du dirigeant,
- 19:50J'ai vu cette entreprise passer de 2000 à 15 000 personnes.
- 19:53Donc là,
- 19:54quand tu parles de scale,
- 19:55tu parles de gros scale.
- 19:56Entre 1998 et 2008,
- 19:58l'entreprise faisait 2000,
- 19:59elle est passée à 15 000 personnes.
- 20:01C'est-à-dire,
- 20:01elle est passée de
- 20:03200 millions à 1,5 milliard de chiffre d'affaires.
- 20:06Aujourd'hui,
- 20:06elle doit faire 4 milliards de chiffre d'affaires avec 40 000 personnes.
- 20:09J'ai quitté en 2008,
- 20:10mais depuis,
- 20:11ça a continué à grossir.
- 20:12J'ai vécu des trucs extraordinaires.
- 20:14J'ai appris comment,
- 20:16aux côtés d'un dirigeant,
- 20:17on voyait loin.
- 20:18On se projetait,
- 20:19ce n'était pas la même organisation de six mois en six mois et tout ça.
- 20:21Et puis,
- 20:22sur les trois,
- 20:23quatre dernières années,
- 20:24j'ai démarré au business en bas de l'échelle.
- 20:27Puis,
- 20:27j'ai toujours compris que…
- 20:29Si j'ose dire,
- 20:30mon salut était lié à ma création de valeur et mes évolutions dans ce groupe-là m'ont toujours précédé jusqu'à rejoindre le Codeir,
- 20:38le Comex,
- 20:40dans les trois dernières années avec une fonction un peu particulière,
- 20:43c'est moi qu'on injectait opérationnellement à la tête des boîtes rachetées quand les deals d'urnout se passaient mal.
- 20:49Donc moi,
- 20:49mon job,
- 20:50c'était d'arriver dans une boîte un lundi,
- 20:53une PME,
- 20:54si j'ose dire.
- 20:55juste racheter,
- 20:56tradition orale,
- 20:57business to do à mouiller,
- 20:58tout le monde à l'envers,
- 20:59et puis d'en faire en moins de six mois le département d'un groupe introduit en bourse avec du rythme et la qualité de travail.
- 21:05C'était passionnant,
- 21:05j'ai fait ça trois,
- 21:06quatre fois dans ce groupe-là.
- 21:07Et puis au bout de dix ans,
- 21:09l'histoire s'est arrêtée parce qu'à un moment donné,
- 21:11allez,
- 21:12je me suis pris les pieds dans le tapis,
- 21:13je pense que c'était devenu très politique mon job au Comex,
- 21:16et puis je pense que je sais faire,
- 21:18mais ce n'est pas fondamentalement là-dessus que je suis le meilleur.
- 21:22Et puis on a arrêté,
- 21:23et je me suis dit,
- 21:23mais qu'est-ce que je vais faire ?
- 21:24Et je me suis dit,
- 21:25tiens,
- 21:25il y a un truc que j'aime bien faire,
- 21:27c'est redresser des boîtes.
- 21:28Je vais faire ça pour compte propre.
- 21:29Donc,
- 21:30j'ai monté un véhicule de facturation et je me suis mis à trouver mes missions moi-même et tout seul comme un grand à redresser des boîtes sur des missions de un ou deux ans.
- 21:40J'ai fait deux boîtes en cinq ans.
- 21:43Comment dirais-je ?
- 21:44Une boîte de 10 millions d'euros dans le domaine des télécoms et puis une boîte de
- 21:48100 millions d'euros dans le domaine de l'aide à IT aux traders dans les salles de marché.
- 21:53Et au bout de 5 ans,
- 21:54en 2012,
- 21:55à la jeunesse de Weiden,
- 21:57je me suis fait 3 remarques,
- 21:58Alec.
- 21:59Je me suis dit,
- 22:00d'abord,
- 22:00tiens,
- 22:01ce que je fais,
- 22:01ça s'appelle le management de transition.
- 22:02Je ne connaissais pas,
- 22:03parce que c'était ça.
- 22:04Je me facturais de l'extérieur,
- 22:06avoir une action opérationnelle de DG sur une entreprise pour lui faire retrouver la bonne orientation de croissance et de développement.
- 22:16Plutôt par la top line,
- 22:17ce n'était pas du restructuring dur et tout ça,
- 22:20plutôt de la remise en rythme et en qualité.
- 22:22Travail d'équipe,
- 22:23de la réorg,
- 22:24du mettre du rythme,
- 22:25etc.
- 22:26La deuxième remarque que je me suis faite,
- 22:27c'est,
- 22:28écoute,
- 22:28en France,
- 22:29il y a un marché.
- 22:30Parce qu'il y avait déjà des acteurs qui sont aujourd'hui,
- 22:33notamment le leader de notre marché,
- 22:36qui existaient déjà.
- 22:37Je me dis,
- 22:37tiens,
- 22:38il y a un marché,
- 22:38il y a déjà des gens qui en pensaient.
- 22:39Mais c'était encore à la genèse en 2012-2013.
- 22:42Et puis la troisième remarque,
- 22:43c'est que finalement,
- 22:45ce que j'ai connu dans les boîtes les plus affûtées pour créer de la croissance...
- 22:51profitables,
- 22:51scalable,
- 22:52que sont Altran et Alten.
- 22:54J'ai passé 10 ans dans ces boîtes-là,
- 22:5515 ans même.
- 22:56En fait,
- 22:57c'est complètement ce que je pourrais imaginer en termes de mécanique de business model,
- 23:02être ce qu'est une entreprise de management de transition comme deviendra Weiden.
- 23:06Si et seulement si,
- 23:07au lieu de raisonner sur une population de jeunes ingénieurs qui sortent d'école et qui font leur premier job,
- 23:13je raisonne sur des dirigeants.
- 23:14Et en fait,
- 23:15la transposition de business model,
- 23:17c'est ça qui est intéressant.
- 23:18Elle est complètement compatible.
- 23:19Donc en fait,
- 23:20ce métier quelque part,
- 23:21modulo une autre typologie de personne,
- 23:23je savais le faire.
- 23:24Donc j'y ai vu un océan bleu.
- 23:26Et donc je me suis dit,
- 23:27écoute,
- 23:28monte une boîte,
- 23:29crée une marque.
- 23:30Et puis voilà.
- 23:30Et donc j'ai créé Widen avec une spécificité.
- 23:33C'est que j'ai trouvé le nom,
- 23:34j'ai trouvé tout.
- 23:35Mais surtout,
- 23:37et ça c'est peut-être un conseil aux entrepreneurs qui nous écoutent,
- 23:40c'est un retour d'expérience personnelle.
- 23:42Moi,
- 23:43j'ai commencé par passer mes trois premiers mois dans un sous-sol à écrire.
- 23:47tous les processus,
- 23:49tous les contrats,
- 23:49tous les trucs.
- 23:50Pourquoi ?
- 23:51Parce qu'à partir du moment où j'ai appuyé sur le bouton,
- 23:55ma seule urgence,
- 23:55c'était de faire du chiffre d'affaires.
- 23:57Donc,
- 23:57je n'avais pas de temps à perdre dans la journée,
- 24:00à aller rédiger un contrat,
- 24:01aller voir un expert comptable,
- 24:03aller…
- 24:04Voilà.
- 24:05Moi,
- 24:05j'étais complètement focus.
- 24:06Mais comment ?
- 24:07À partir du moment où je commence à payer,
- 24:09parce que j'avais pris des locaux,
- 24:10un loyer et tout ça,
- 24:12je ne me suis pas payé pendant trois ans comme beaucoup d'entrepreneurs.
- 24:15comment je fais pour faire du chiffre d'affaires.
- 24:17Et voilà,
- 24:18je dirais même,
- 24:19tu vois,
- 24:20on entend beaucoup les startups et tout ça.
- 24:23Moi,
- 24:24je suis,
- 24:25je suis,
- 24:25enfin,
- 24:26Weiden,
- 24:27ce n'est pas un modèle startup.
- 24:29Moi,
- 24:29je suis dans le monde réel avec un pilotage d'activité qui doit rapporter des revenus et de la marge pour pouvoir se développer.
- 24:35Voilà,
- 24:35je suis comme,
- 24:36comme on dit souvent,
- 24:38moi,
- 24:38je suis en full bootstrapping.
- 24:40J'ai jamais fait aucune levée de fonds,
- 24:42aucun emprunt.
- 24:42On est indépendant avec des fonds propres,
- 24:44une trésorerie solide.
- 24:46Et l'ensemble des résultats de Weiden sont réinvestis en entreprise pour se redévelopper.
- 24:50Donc ça,
- 24:50c'est un élément important de retour d'expérience.
- 24:52Un deuxième élément de retour d'expérience que je peux dire.
- 24:55Ce qui est vachement dur quand tu montes une boîte au départ et je pense que personne et même toi me prendront par défaut,
- 25:00c'est que tu es tout seul en fait.
- 25:02Et moi,
- 25:02j'y tenais parce que je ne voulais pas engager des coûts de recruter et tout ça.
- 25:06Je suis resté tout seul trois ans à faire croire que c'était une grosse boîte.
- 25:08Et un truc qui m'a aidé,
- 25:10c'est d'abord,
- 25:12un,
- 25:13j'avais un peu des économies pour démarrer.
- 25:15Écoute,
- 25:16dans l'histoire,
- 25:16j'ai mis 100 000 euros.
- 25:18Déjà,
- 25:18au départ,
- 25:19je me suis dit,
- 25:20au lieu de me dire,
- 25:21zut,
- 25:21je suis en train de dépenser les 100 000 euros,
- 25:23j'ai inversé mon raisonnement et je me suis dit,
- 25:25ces 100 000 euros,
- 25:26tu les as déjà perdus.
- 25:28Ces 100 000 euros,
- 25:28ils te servent à faire un million d'euros.
- 25:31Donc,
- 25:31dépense-les.
- 25:32Tu vois,
- 25:32typiquement,
- 25:32une petite anecdote,
- 25:33c'est un jour…
- 25:35Je contacte la DRH d'un grand groupe pharmaceutique qui se trouvait être à Lausanne.
- 25:39Moi,
- 25:40j'étais à Paris.
- 25:41C'était une filiale de Clarion,
- 25:42tu vois.
- 25:43On a fait une mission,
- 25:43une énorme mission.
- 25:45Et en fait,
- 25:46la DRH,
- 25:46elle me dit,
- 25:48« Oui,
- 25:48écoutez,
- 25:48Benoît,
- 25:49pas de problème.
- 25:49Venez me voir à Lausanne. »
- 25:51Quand tu es en train de monter une boîte,
- 25:53est-ce que tu le dépenses,
- 25:54le billet de TGV,
- 25:55aller-retour à 400 balles avec le taxi derrière à Lausanne ?
- 26:00Eh bien,
- 26:00la réponse,
- 26:00c'est oui.
- 26:02La réponse,
- 26:02c'est oui,
- 26:03mais...
- 26:03c'est vachement dur à prendre comme décision au départ parce que aujourd'hui,
- 26:09c'est un coût marginal,
- 26:10mais à l'époque,
- 26:11tu fais attention à chaque euro que tu dépenses.
- 26:14Et bonne nouvelle,
- 26:16j'y suis allé,
- 26:16elle était tellement surprise de me voir qu'elle nous a confié une mission et on a fait une super mission de retournement du DNC d'un carve-out de Clariant.
- 26:24Extraordinaire.
- 26:25Ça,
- 26:25c'était un élément important,
- 26:27si tu veux,
- 26:27de se dire,
- 26:28le budget que je mets au début,
- 26:29je l'ai déjà perdu.
- 26:31Et finalement,
- 26:31je n'ai pas peur de le dépenser.
- 26:32Je l'investis,
- 26:33je ne le dépense pas.
- 26:33Le deuxième truc,
- 26:34c'est que le fait d'avoir structuré tous les processus,
- 26:38les templates et tout ça,
- 26:40finalement,
- 26:40j'avais loué un bureau dans un centre d'affaires,
- 26:42mais j'avais l'impression d'être comme dans une entreprise,
- 26:44c'est-à-dire que j'avais tout le service autour,
- 26:46puisque j'avais tous mes outils pour travailler.
- 26:49Je n'avais plus rien à faire,
- 26:51je n'étais pas tout seul.
- 26:53Et ça,
- 26:53psychologiquement,
- 26:54ça m'a beaucoup aidé aussi.
- 26:55Voilà deux éléments qui peuvent peut-être être des atouts pour eux.
- 27:00c'est plus de la façon d'être,
- 27:02si j'ose dire,
- 27:04mais qu'il y ait d'un entrepreneur au début.
- 27:06C'est hyper intéressant et merci pour ça.
- 27:08Effectivement,
- 27:08plus de dix ans plus tard,
- 27:10il y a énormément de choses qui se sont passées.
- 27:13Aujourd'hui,
- 27:13tu n'es plus tout seul dans ta cave pour reprendre ce propos.
- 27:17Mais je rebondis sur un point qui est très intéressant,
- 27:19c'est que tu as eu le très bon réflexe pendant les trois premiers mois de tout structurer,
- 27:24de mettre en place les bons process,
- 27:27les bons contrats.
- 27:28les bons éléments pour ensuite te focaliser complètement sur la partie commerciale.
- 27:33Ça,
- 27:33c'est un très bon conseil qu'on peut garder.
- 27:38Un autre point,
- 27:39c'est qu'aujourd'hui,
- 27:40la clientèle qui est possible,
- 27:42c'est des boîtes structurées,
- 27:44c'est des gros contrats.
- 27:45Pour la plupart des entrepreneurs qui se lancent ou qui sont des financiers,
- 27:49c'est assez compliqué dans le corporate de réussir à s'intégrer,
- 27:52à se faire une image,
- 27:53à se faire un nom.
- 27:54Comment est-ce que toi,
- 27:55tu as procédé ou quel conseil tu pourrais partager à quelqu'un ?
- 27:58qui soit se lance ou est déjà lancé,
- 28:00mais qui doit aller chercher ce type de clientèle.
- 28:03Parce que souvent,
- 28:05là,
- 28:05tu as donné un super exemple.
- 28:06Tu as osé,
- 28:07tu t'es déplacé,
- 28:08tu as pris ce risque et tu as eu ce mandat qui a été un succès.
- 28:12Et peut-être,
- 28:14on découle ensuite d'autres opportunités.
- 28:16Mais au départ,
- 28:17le premier ou les premiers mandats,
- 28:19ce n'est pas forcément les plus simples à accueillir.
- 28:21On est d'accord.
- 28:22Moi,
- 28:22je crois que,
- 28:24tu sais,
- 28:24il y a une combinaison
- 28:28de plusieurs facteurs,
- 28:29dont deux principaux.
- 28:31J'allais dire l'audace.
- 28:34L'audace,
- 28:34c'est oser.
- 28:35Et puis le deuxième,
- 28:37c'est un élément important.
- 28:40Pendant des années,
- 28:41notamment dans mes années Alten et tout,
- 28:43je gérais des équipes de commerciaux hyper importantes avec plus de 30 ou 40 commerciaux et tout ça.
- 28:48Je disais toujours une chose,
- 28:49à partir du moment où tu oses,
- 28:51ce qui peut t'arriver de pire,
- 28:52c'est quoi ?
- 28:53C'est un non.
- 28:55Voilà,
- 28:55au pire,
- 28:55c'est non.
- 28:56En revanche,
- 28:57en business,
- 28:58tu peux faire n'importe quoi,
- 29:00dire,
- 29:01promettre,
- 29:01raconter ce que tu veux.
- 29:03Il y a deux choses qu'il ne faut absolument pas faire et comme ça,
- 29:07tu retomberas toujours sur tes pieds.
- 29:08C'est un,
- 29:09mentir.
- 29:10Et deux,
- 29:11outrepasser les règles normales de politesse et d'éducation.
- 29:15Parce qu'à partir du moment où tu ne mens pas et à partir du moment où tu dis « Bonjour monsieur,
- 29:20excusez-moi monsieur,
- 29:21merci madame » ,
- 29:22tu retomberas toujours sur tes pieds.
- 29:24Et ça,
- 29:25si tu veux,
- 29:25ça te permet d'être tout le temps proche de la ligne rouge,
- 29:29mais de jamais la dépasser.
- 29:30Et je trouve que l'osace et les opportunités,
- 29:32elles viennent aussi comme ça.
- 29:34Je te donne un petit exemple tout bête.
- 29:36Un des plus gros contrats au départ de Weiden,
- 29:38qu'a été,
- 29:39on peut parler parce que maintenant ça fait longtemps,
- 29:41c'est en 2017,
- 29:42on a fait toute la fermeture et le retournement de Philips Lighting en France.
- 29:47Donc,
- 29:48on parle de trois contrats d'un an et demi.
- 29:50Le DRH groupe en France et deux directeurs d'usines.
- 29:53C'est un truc important quand tu démarres une boîte.
- 29:56Eh bien,
- 29:57ça vient d'où ?
- 29:58Ça vient,
- 29:59un jour,
- 30:00je contacte une personne d'un fonds Price Equity et il me dit,
- 30:05écoute,
- 30:05on se rencontre,
- 30:06je ne sais pas quoi,
- 30:07à 20 heures un soir dans un hôtel à Paris et tout ça.
- 30:11Bon,
- 30:12tu vois,
- 30:12quand tu as passé une journée de 10 heures et tout,
- 30:14c'est l'enfer.
- 30:14J'y suis quand même allé.
- 30:16Et puis,
- 30:16il s'est trouvé que j'ai passé une heure,
- 30:18une heure et demie avec ce monsieur-là.
- 30:19Mais extraordinaire,
- 30:20je ne sais pas où on a fité.
- 30:21Et puis,
- 30:21c'est resté comme ça.
- 30:22Et au bout de deux ans,
- 30:23sans rien faire,
- 30:24parce que j'avais peut-être fait passer un fluide ou quelque chose,
- 30:27j'y avais été avec le cœur et avec la malconviction,
- 30:30avec beaucoup d'audace.
- 30:31Eh bien,
- 30:32il m'a rappelé,
- 30:32il était devenu le numéro 2 de Philips Lighting Amsterdam et il ne savait pas comment on se débrouillait en France.
- 30:37Il y a un autre élément important peut-être pour finir de répondre à ta question.
- 30:41je crois c'est au-delà d'oser c'est bien mais
- 30:46Tu sais,
- 30:46on dit toujours,
- 30:47alors c'est peut-être un peu compliqué ce que je vais dire,
- 30:50mais on est toujours la moyenne des gens qu'on rencontre.
- 30:53Positionne-toi au niveau des décideurs.
- 30:55Pour positionner au niveau des décideurs,
- 30:57il y a les codes et tout ça,
- 30:58il faut être un décideur soi-même dans sa tête.
- 31:00C'est-à-dire,
- 31:01si tu arrives en commercial en dessous,
- 31:03tu es mort.
- 31:03Il faut incarner un équivalent aux gens que tu rencontres,
- 31:08que ce soit des acheteurs,
- 31:10que ce soit des responsables de secteur ou que ce soit des grands dirigeants.
- 31:13Tu sais,
- 31:14dans la savane des faibles mœurs,
- 31:15il faut être un égal.
- 31:17Si tu es en dessous,
- 31:18tu vas te faire bouffer.
- 31:19Alors ça,
- 31:19pour un jeune entrepreneur,
- 31:20c'est peut-être plus compliqué.
- 31:21Mais moi,
- 31:22je n'ai jamais eu de complet.
- 31:24En fait,
- 31:24tu sais quoi ?
- 31:25Une petite anecdote toute bête.
- 31:27J'ai rencontré des gens extraordinaires.
- 31:29J'ai rencontré des PDG d'entreprise qui n'étaient pas des entrepreneurs,
- 31:33mais des salariés,
- 31:34des PDG salariés.
- 31:35J'ai rencontré un gars un jour,
- 31:36parce que ça m'avait passionné,
- 31:38qui était un ancien des forces spéciales chez Weiden dans un autre giste.
- 31:42J'ai rencontré l'ancien patron des négociateurs du RED que j'avais fait intervenir pour un parterre.
- 31:47Et en fait,
- 31:47je me dis,
- 31:48ces gars-là,
- 31:48ils m'impressionnent.
- 31:50Tu rencontres un PDG d'un grand groupe,
- 31:53voire du CAC 40.
- 31:54Tu rencontres un ancien mec d'efforts spéciaux et tout.
- 31:56C'est impressionnant.
- 31:57En fait,
- 31:58tu t'aperçois,
- 31:58tu sais quoi ?
- 31:59Eux,
- 31:59ils sont hyper impressionnés par toi parce que tu es un entrepreneur.
- 32:02Tu as fait un truc qu'eux n'avaient jamais osé faire.
- 32:05En fait,
- 32:05tu ne le perçois pas.
- 32:06Donc,
- 32:06il ne faut pas se dévaloriser.
- 32:07Il ne faut pas avoir…
- 32:09tu...
- 32:11et ça ne sert à rien non plus de crâner.
- 32:14C'est juste,
- 32:14mets-toi au niveau de ton interlocuteur,
- 32:15tu es son égal à quelques...
- 32:17Et chacun a des choses à s'apporter.
- 32:19Voilà le conseil que je donnerais pour démarrer.
- 32:21Après,
- 32:22c'est un peu de coup de chance aussi.
- 32:24C'est du coup de chance.
- 32:24Et puis,
- 32:25il y a une autre vérité qui est là,
- 32:26plus commerciale et basique,
- 32:28plus tu en mets,
- 32:28plus tu en as.
- 32:29Complètement.
- 32:30Si tu appelles une personne,
- 32:32tu as peu de chances d'avoir des rendez-vous.
- 32:34Si tu appelles 100 personnes,
- 32:35on sait mécaniquement que...
- 32:37Tu vas avoir trois rendez-vous au début et puis comme tu vas travailler en finesse pour améliorer ta productivité,
- 32:44à la fin tu auras 10-15 rendez-vous.
- 32:46Je pense que la loi des nombres,
- 32:47c'est hyper important parce que souvent on tire des conclusions hâtives après avoir contacté quatre personnes,
- 32:52alors qu'en soi il en faut des dizaines,
- 32:54voire des centaines.
- 32:55Et dans notre logique de productivité,
- 32:59d'optimisation,
- 33:00on a toujours tendance à vouloir optimiser ce chiffre de loi des nombres,
- 33:03comme tu dis.
- 33:05Et il ne faut jamais oublier que c'est aussi la volumétrie qui fait le résultat.
- 33:11C'est-à-dire que c'est très compliqué parce qu'on a toujours tendance en commercial à se dire
- 33:15« Bon, là,
- 33:16je ne vais pas en appeler 100,
- 33:17je ne vais en appeler que 50.
- 33:18Et comme je suis meilleur,
- 33:19je vais pouvoir avoir un rendez-vous et je gagne du temps. »
- 33:20Ben non,
- 33:21en fait,
- 33:21il faut faire tes 100,
- 33:22mais tu ne vas pas avoir 10 rendez-vous,
- 33:24tu vas avoir 30.
- 33:25Parce que si tu appelles 50,
- 33:26ça ne marche pas.
- 33:27Tu comprends ce que je veux dire ?
- 33:28Complètement,
- 33:29complètement.
- 33:30Je rebondis.
- 33:32Également sur un tout autre sujet,
- 33:34mais relié au management de transition et votre quotidien chez Weydon,
- 33:39j'ai envie de dire que finalement,
- 33:40vous répondez à des enjeux soit positifs,
- 33:44soit moins positifs.
- 33:45Typiquement positifs,
- 33:46une fusion,
- 33:47une croissance ou autre,
- 33:48moins positifs,
- 33:48un redressement,
- 33:49une crise ou autre.
- 33:52Dans les deux cas...
- 33:54de par ton expérience,
- 33:55quels conseils tu donnerais à un entrepreneur qui,
- 33:58alors effectivement,
- 34:00son entreprise ne fait peut-être pas 100 millions de chiffres d'affaires,
- 34:03mais que ce soit dans un cas de croissance majeure,
- 34:08quels seraient les quelques conseils que tu as identifiés,
- 34:11que tu pourrais partager en termes de best practice que vous partagez aussi peut-être à certains de vos clients et à l'opposé,
- 34:17dans des cas plutôt moins positifs,
- 34:20typiquement un redressement,
- 34:22une crise.
- 34:23Quels sont les conseils et les best practices que vous avez tendance à partager ?
- 34:27Je vais commencer par évacuer tout de suite le sujet de redressement crise,
- 34:32parce que de toute façon,
- 34:33à partir du moment où on est en crise ou en redressement,
- 34:37et si ça devient un peu sérieux,
- 34:39c'est un vrai métier.
- 34:41C'est un vrai métier,
- 34:41c'est-à-dire qu'on rentre dans un cadre juridique un peu spécifique,
- 34:45au-delà de l'action à mettre en œuvre.
- 34:47Il faut du courage,
- 34:48il faut de l'engagement,
- 34:49etc.
- 34:49Et il y a des gens qui sont spécialisés pour ça.
- 34:52Nous,
- 34:52on les connaît et ça,
- 34:54je dirais,
- 34:55c'est très normalisé finalement,
- 34:58au-delà de l'action.
- 34:59Mais avant d'arriver à la crise,
- 35:00si tu veux,
- 35:01il faut savoir prendre des décisions rapidement.
- 35:03Tu vois,
- 35:05le parcours d'une entreprise qui se développe,
- 35:07ce n'est pas une réalité linéaire.
- 35:10Moi,
- 35:10je me souviens,
- 35:10alors chez Weiden,
- 35:11je te le dis,
- 35:12ça ne m'est pas encore arrivé,
- 35:13parce qu'en plus,
- 35:13on est dans un marché hyper porteur,
- 35:15même si c'est un peu ralenti aujourd'hui.
- 35:19C'est compliqué dans un monde qui devient de plus en plus en temps réel de bouger vite parce que les décisions que tu prends,
- 35:26plus l'entreprise égose,
- 35:27plus ça prend d'inertie.
- 35:28En 2003,
- 35:29par exemple,
- 35:30il y a eu une crise majeure.
- 35:31Moi,
- 35:31je travaillais déjà,
- 35:32j'étais à la tête d'une filiale d'Alten et le patron de ce groupe-là me confie une autre filiale et il me dit « Écoute,
- 35:38la boîte,
- 35:40elle saigne de tous les côtés parce qu'on a trop de gens qui ne travaillent pas,
- 35:43qui ne sont pas staffés.
- 35:44Tu as trois mois pour me résoudre le problème,
- 35:46etc. »
- 35:47Là,
- 35:47tu sais ce qu'il faut faire.
- 35:49Il faut faire un plan social et il faut accélérer.
- 35:52Et les décisions,
- 35:53c'est au jour le jour,
- 35:53donc le temps presse.
- 35:55Donc,
- 35:55dans le cadre du négatif et de la,
- 35:57on va dire,
- 35:58de projet défensif et donc de la structuration de retournement,
- 36:02les décisions,
- 36:03elles se prennent le plus rapidement possible.
- 36:05Et je dirais,
- 36:06the first is the deepest.
- 36:08C'est-à-dire,
- 36:08il ne faut pas hésiter à faire un gros truc au départ parce qu'en fait,
- 36:12c'est très dur d'y revenir après.
- 36:13Dans le cadre d'une croissance,
- 36:15d'un développement,
- 36:16d'un scale comme peuvent être les étapes que peuvent connaître nos auditeurs,
- 36:21je pense que ça dépend de beaucoup de paramètres,
- 36:24notamment de la maturité de l'entreprise.
- 36:26Moi,
- 36:26ce que j'ai appris en montant Widen,
- 36:27aujourd'hui Widen,
- 36:28ce n'est pas hyper gros,
- 36:29ça fait 10 millions d'euros de chiffre d'affaires.
- 36:31Ce n'est pas hyper gros,
- 36:32mais c'est déjà quelque chose.
- 36:34Mais je sais qu'il y a d'autres étapes d'après et le parcours est passionnant.
- 36:38Ce que je sais en tout cas,
- 36:39et ça je l'ai appris parce que j'ai vécu...
- 36:42ce scale dans mon ancienne entreprise de 2000 à 15 000 personnes,
- 36:47c'est que,
- 36:48et c'est incroyable,
- 36:49ton 0 to 1,
- 36:50ce n'est pas la même organisation que 1 to 5,
- 36:54ton 5 to 10,
- 36:54ce n'est pas la même organisation que ton 10 to 20,
- 36:58etc.
- 36:58Donc en fait,
- 36:59il faut toujours être en anticipation de phase pour pouvoir,
- 37:04avec l'inertie,
- 37:05organiser la boîte pour pouvoir passer les caps d'après.
- 37:10Et ce n'est pas les mêmes personnes forcément,
- 37:11ce n'est pas les mêmes organisations.
- 37:13Et ça,
- 37:13peut-être tu vois,
- 37:14ça c'est quelque chose que je n'ai pas forcément bien fait,
- 37:17mais je me soigne,
- 37:18c'est qu'il y a un moment donné,
- 37:20il faut savoir travailler en équipe,
- 37:23faire à plusieurs et ne pas hésiter à demander du conseil à l'extérieur,
- 37:26se faire aider peut-être par des gens comme entrepreneur.com,
- 37:30toi ou tes équipes.
- 37:32On est souvent la tête dans le guidon en tant qu'entrepreneur.
- 37:36on est focussé sur le quotidien et c'est important,
- 37:39tu vois,
- 37:40moi je fais ça tous les trois mois,
- 37:42de prendre des conseils inspirants de gens d'extérieur,
- 37:45de gens qui ont déjà fait,
- 37:46de techniques qu'on fait ça,
- 37:48ou tout simplement,
- 37:49moi j'ai un codire avec mes associés et puis on met les choses sur la table,
- 37:52on dit,
- 37:53voilà,
- 37:53où on va,
- 37:54qu'est-ce qu'on fait,
- 37:54comment on s'y prend et c'est quoi nos priorités.
- 37:58Voilà,
- 37:58voilà un petit peu,
- 37:59si tu veux,
- 37:59à la fois dans le côté négatif et positif mais je crois que dans la croissance ça.
- 38:05Par exemple,
- 38:06je te parle d'une mission,
- 38:07mais je ne sais pas si en Suisse,
- 38:09on connaît le groupe Action.
- 38:10Le groupe Action,
- 38:11c'est des Néerlandais.
- 38:12C'est un peu comme Jiffy,
- 38:13tu sais,
- 38:13c'est les trucs à un bal.
- 38:14Ils sont arrivés en 2014 from scratch.
- 38:18Nous,
- 38:18on les a pris en 2018.
- 38:19Ils faisaient déjà 4000 personnes.
- 38:20Aujourd'hui,
- 38:21ça va refaire 15 000 personnes,
- 38:22500 magasins en France.
- 38:23Et nous,
- 38:24en 2018,
- 38:25on les a aidés pendant un an avec un DRH qui était plus dimensionné que la DRH France pour structurer leur entreprise,
- 38:31qui faisait 4000 personnes,
- 38:32pour 8-10 000 personnes.
- 38:34pendant les 2-3 ans qui viennent.
- 38:35Donc,
- 38:36on était complètement en avance de phase de 2-3 ans sur le truc.
- 38:39Mais n'empêche que c'est ça qui leur a permis de passer le cap.
- 38:41C'est ça l'anticipation dont je dis.
- 38:43C'est-à-dire,
- 38:44tu vois où tu vas.
- 38:46ça le traîne et tu vas décliner ça en étapes qui font qu'aujourd'hui,
- 38:50si je ne fais pas ça,
- 38:51si je n'ai pas tel élément,
- 38:52je n'arriverai pas à matcher mes objectifs ou mes contraintes finalement.
- 38:59Excellent point,
- 39:00ça met en lumière l'importance aussi d'anticiper sa croissance et donc de pouvoir se projeter sur là où l'on va de manière objective.
- 39:07Parce que typiquement,
- 39:08quand tu es à 4000 et que tu commences à mettre en place des actions et une structuration pour 8000,
- 39:14ça nécessite aussi des coûts.
- 39:15des investissements,
- 39:16parce que ce n'est pas le même type de profil,
- 39:18ce n'est pas le même type de structure,
- 39:19ce n'est pas le même type de recrutement derrière.
- 39:21Donc,
- 39:22il faut pouvoir arbitrer à chaque fois entre la projection de croissance qu'on va pouvoir aller chercher,
- 39:29les investissements qu'on va faire pour pouvoir s'équiper pour celles-ci,
- 39:34sans pour autant les faire de manière trop agressive ou trop tôt,
- 39:37parce que sinon,
- 39:38on peut passer d'une phase de croissance rentable à une phase plutôt critique et Merci.
- 39:45tomber dans une phase qui est de la crise.
- 39:48Donc,
- 39:49c'est vraiment un point intéressant que tu remontes ici.
- 39:51Et je dirais,
- 39:52il y a même une règle très simple.
- 39:54C'est,
- 39:55en fait,
- 39:56plus ta boîte est grosse,
- 39:57plus le dirigeant doit voir loin.
- 40:00Quand tu démarres une boîte,
- 40:01quand tu délégues,
- 40:02moi,
- 40:02je me souviens,
- 40:02les trois premières années,
- 40:04aller le 0 to 1 ou 0 to 2,
- 40:06je parle de 2 millions,
- 40:09c'est clair.
- 40:10Je fais semblant que c'est une grosse boîte,
- 40:12mais c'est moi qui suis à la manœuvre.
- 40:13C'est moi le commercial,
- 40:14c'est moi le directeur financier,
- 40:16c'est moi le tout-tout du recruteur,
- 40:18c'est moi tout.
- 40:20Et puis,
- 40:20plus tes équipes grossissent,
- 40:22plus toi,
- 40:22tu dois avoir
- 40:236 mois,
- 40:241 an,
- 40:242 ans,
- 40:255 ans en avance et comment ça évolue.
- 40:27Et c'est ça le rôle du dirigeant.
- 40:30Encore aujourd'hui,
- 40:30à une taille de 10 millions d'euros,
- 40:32je suis le premier,
- 40:32si j'ose dire,
- 40:33commercial de l'entreprise.
- 40:35Mon job,
- 40:35c'est de rabattre du business,
- 40:36peut-être plus l'exécuter parce que j'ai des équipes,
- 40:38mais c'est le rabat du business et souvent les...
- 40:40les gros business du fait de la notoriété,
- 40:43l'importance de la marque,
- 40:44des gens qui veulent voir que le dirigeant,
- 40:46etc.
- 40:47Aujourd'hui,
- 40:48tu es dans cette mouvance à vouloir sortir de cette partie commerciale ou tu acceptes le fait que tu sois le premier à commercer à ton entreprise ?
- 40:57Je te pose cette question parce qu'on parle beaucoup de sortir de l'opérationnel et je pense que c'est hyper important,
- 41:01mais la réalité,
- 41:02c'est que ce n'est pas sortir de l'opérationnel pour ne plus travailler,
- 41:05mais c'est sortir de l'opérationnel pour se concentrer sur sa zone de génie et là où elle apporte le plus de valeur à l'entreprise.
- 41:10En l'occurrence,
- 41:10ici pour toi,
- 41:11c'est en partie la partie commerciale parce que tu l'as évoqué,
- 41:14pour la livraison,
- 41:15tu as des équipes,
- 41:16tu as structuré et donc c'est une affaire qui roule.
- 41:20Mais pour celles et ceux qui nous écoutent,
- 41:22il y a peut-être cette question de à quel moment je dois arrêter des taux commerciaux ou à quel moment je dois arrêter telle ou telle tâche parce que l'entrepreneuriat,
- 41:30c'est aussi des phases,
- 41:31t'en parlais.
- 41:33Toi,
- 41:33comment tu vois cette chose-là,
- 41:34que ce soit pour toi,
- 41:35ton expérience personnelle,
- 41:36mais aussi les entreprises ?
- 41:38de taille plutôt grande,
- 41:40voire très grande,
- 41:42que vous accompagnez au quotidien ?
- 41:44Écoute,
- 41:44moi,
- 41:44je parle de mon spectre de compétences.
- 41:48Je suis dans le monde du service,
- 41:49service B2B.
- 41:50Je pense que l'étape qui consiste à sortir de l'opérationnel définitivement,
- 41:55elle est très loin.
- 41:58Et d'ailleurs,
- 41:58je pense que...
- 42:00Tout dirigeant doit garder un pied dans l'automationnel pour sentir le marché,
- 42:04pour sentir là où il va.
- 42:05C'est aussi des capteurs à avoir.
- 42:07Aujourd'hui,
- 42:08pour répondre à ta question,
- 42:09je te dirais que je suis encore très opérationnel dans l'entreprise.
- 42:13Peut-être plus forcément au quotidien à exécuter de bout en bout toutes les missions,
- 42:18mais je rabats du business parce que je vais à l'extérieur,
- 42:23je dis bonjour à des gens et ils nous confient des missions.
- 42:26Et c'est hyper important.
- 42:28Ça me permet de sentir comment est le marché,
- 42:30etc.
- 42:31Regarde,
- 42:32tu prends
- 42:33LVMH, Bernard Arnault,
- 42:34tous les samedis.
- 42:35Alors,
- 42:35je ne me compare pas à Bernard Arnault,
- 42:36mais même à plus haut niveau d'une entreprise du CAC 40 avec l'homme le plus riche du monde ou deuxième,
- 42:43tous les samedis,
- 42:43il va au bon marché checker
- 42:452-3 corners pour voir comment avancent les ventes de ces trucs.
- 42:50Et ça,
- 42:51je pense que c'est hyper important de jamais perdre.
- 42:55Et j'entends ce que tu dis,
- 42:56il y en a beaucoup.
- 42:57Oui,
- 42:57non mais moi...
- 42:58je ne suis plus dans le personnel,
- 42:58je suis dans la stratégie et tout ça.
- 43:02Je pense que celui qui raisonne comme ça,
- 43:04il se réserve des jours futurs un petit peu compliqués,
- 43:10surtout aujourd'hui en 2025,
- 43:11où le monde est tellement volatile qu'il faut être hyper agile.
- 43:15Et pour être hyper agile,
- 43:16il faut être au contact de comment ça se passe.
- 43:18Après,
- 43:19il y a un autre élément qui est important,
- 43:20c'est que quand tu as une boîte,
- 43:22alors nous,
- 43:23on a 15-20 personnes chez Waden,
- 43:25mais même quand tu as 30-50 personnes,
- 43:27C'est important d'aider tes collaborateurs et d'être à leur côté dans les moments positifs,
- 43:33dans les succès comme dans les moments difficiles quand on perd une affaire,
- 43:36etc.
- 43:38Si tu es trop haut dans une tour d'ivoire,
- 43:41sur un niveau de taille comme ça,
- 43:43j'allais dire que c'est pareil,
- 43:44tu es mort à terme.
- 43:46Complètement,
- 43:46complètement.
- 43:47Merci Benoît pour tous les éléments que tu as partagés.
- 43:49J'aurais pu parler des heures avec toi de tous les sujets à chaque fois.
- 43:54J'ai une toute dernière question à te poser,
- 43:56mais avant ça,
- 43:56j'aimerais que toutes celles et ceux qui nous écoutent,
- 43:59s'ils ont apprécié cet échange,
- 44:01autant que j'ai apprécié l'animé,
- 44:03faites-le nous savoir en mettant 5 étoiles sur Apple Podcast,
- 44:05en partageant cet épisode à ceux qui en ont besoin,
- 44:08en interagissant également sur le post LinkedIn lié à cet épisode.
- 44:12Ma dernière question pour toi Benoît,
- 44:14c'est la même question que je pose à tous les invités du Déclic.
- 44:16Est-ce que tu peux nous partager le Déclic qui a fait toute la différence pour toi,
- 44:21que tu n'as pas encore partagé dans cet épisode,
- 44:23que peut-être tu n'as partagé dans aucune interview,
- 44:25ça peut être professionnel,
- 44:26ça peut être personnel,
- 44:27peu importe,
- 44:28une anecdote,
- 44:29une simple phrase,
- 44:30quelque chose de positif,
- 44:31moins positif,
- 44:32tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- 44:35Écoute,
- 44:36moi,
- 44:37si tu veux,
- 44:38compte tenu du sujet qu'on traite,
- 44:39compte tenu de notre...
- 44:41notre auditoire d'entrepreneurs qui cherchent tous à développer leur boîte et à croissance,
- 44:46c'est quoi le point focal aujourd'hui en 2025 et on va dire un élément discriminant du succès d'une boîte ?
- 44:54Pour moi,
- 44:55évidemment,
- 44:56la conséquence,
- 44:56c'est le chiffre d'affaires,
- 44:57mais pour moi,
- 44:58c'est comment t'origines du business.
- 45:01Et quel que soit le métier,
- 45:02que ce soit un métier industriel,
- 45:03que ce soit un métier de service,
- 45:04un métier de retail et tout ça,
- 45:06pour moi,
- 45:06c'est l'humain.
- 45:08L'humain,
- 45:08ça fait quoi ?
- 45:09Ça fait que ça crée de la confiance.
- 45:11Aujourd'hui,
- 45:11je crois en 2025,
- 45:13c'est ça.
- 45:13Moi,
- 45:13je vois,
- 45:15aujourd'hui,
- 45:15je suis un dirigeant,
- 45:17je suis hyper sollicité par des outils d'inbound marketing,
- 45:21de lead factory qui me dit « Ah ouais,
- 45:23salut Benoît,
- 45:24comment ça va ?
- 45:25J'aimerais bien te présenter machin et tout ça. »
- 45:26Franchement,
- 45:27c'est saoulant.
- 45:28Et en fait,
- 45:28je me rends compte qu'aujourd'hui,
- 45:29comment je fonctionne,
- 45:30moi,
- 45:31quand j'ai à acheter quelque chose dans mon entreprise,
- 45:34je cherche...
- 45:35Tiens,
- 45:35allô Alec,
- 45:36on se connaît,
- 45:36tu ne peux pas m'indiquer un gars qui ferait ça,
- 45:39qui ferait ça et tout ça.
- 45:40Donc en fait,
- 45:41c'est par la confiance et c'est par le réseau.
- 45:45Et le réseau aujourd'hui,
- 45:46c'est hyper important.
- 45:48On ne rencontre pas son réseau par des outils,
- 45:53on le rencontre en réel.
- 45:54Moi,
- 45:55je ne connais pas de gens qui ont réussi à…
- 45:59Enfin,
- 46:01c'est très facile d'envoyer des messages sur LinkedIn,
- 46:02ça ne donne rien du tout.
- 46:03Le plus compliqué à faire,
- 46:05c'est tu te retrouves dans une réunion ou dans un cocktail et tout ça.
- 46:09Comment tu fais pour aller serrer la paluche au gars qui t'intéresse et puis créer quelque chose avec lui ?
- 46:14Et je crois qu'aujourd'hui,
- 46:15c'est une des clés finalement du succès d'une entreprise parce que c'est par la confiance que tu vas créer des relations qui font que les gens ont envie de bosser avec toi.
- 46:26Le problème,
- 46:26c'est que le réseau,
- 46:28ça ne se décrète pas.
- 46:29On ne va pas dire j'utilise mon réseau.
- 46:31En fait,
- 46:32le réseau,
- 46:33c'est quelque chose qui constitue.
- 46:35Et puis,
- 46:35à un moment donné,
- 46:37parce que tu es généreux en permanence un petit peu,
- 46:40tu vas créer des choses qui font que ça revienne.
- 46:42C'est un peu comme ce qu'on disait tout à l'heure,
- 46:44les chiffres sur la volumétrie de la prospection,
- 46:47ça revient au truc.
- 46:48Et c'est parce que tu fais un petit peu tout le temps,
- 46:51sans y penser,
- 46:52que les gens en retour...
- 46:54Alors,
- 46:55souvent,
- 46:55ça revient par les liens faibles et pas par les liens forts.
- 46:57Ton copain qui pourrait t'aider,
- 46:59il ne t'aidera jamais.
- 47:00Tu vas croiser quelqu'un dans la rue qui te fait faire un bond géant.
- 47:02Mais fondamentalement,
- 47:04la clé du réseau,
- 47:05c'est qu'il ne faut pas en attendre quelque chose.
- 47:07Ça revient mécaniquement si tu fais bien ton truc,
- 47:09mais il faut avoir du cœur et finalement,
- 47:12il faut aimer les autres.
- 47:13Voilà ce que je voulais dire.
- 47:14Merci Benoît.
- 47:15Merci beaucoup et puis à très bientôt.