Latest / Débats et rencontres de L'Institut Paris Region / OFELIF - Rencontre annuelle des acteurs franciliens du fret et de la logistique
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- 0:01Donc bonjour à toutes et à tous,
- 0:03vous êtes très nombreux,
- 0:04donc c'est de très bon augure pour le lancement de cette matinée.
- 0:08Avant toute chose,
- 0:09je vous prie d'excuser Nicolas Boquet,
- 0:12directeur général de l'Institut Paris Région,
- 0:14qui est absent pour des raisons de santé.
- 0:17Donc je suis Sandrine Barrero,
- 0:19DGA du pôle urbanisme transport,
- 0:21et c'est donc à moi que revient le plaisir de vous accueillir à l'Institut Paris Région pour cette rencontre annuelle des acteurs franciliens du fret et de la logistique.
- 0:30Première matinée du réseau de l'Observatoire du fret et de la logistique en Ile-de-France au Félif.
- 0:36Cet observatoire,
- 0:38copiloté par la région Ile-de-France et l'État,
- 0:41soutenu par l'ADEME et animé par l'Institut,
- 0:45a pour objet de nourrir la connaissance en matière de mutation du fret et de la logistique pour mieux orienter les politiques et actions relatives aux transports de marchandises,
- 0:56aux enjeux socio-économiques du secteur,
- 0:59au foncier et à l'immobilier logistique,
- 1:02ainsi qu'aux impacts environnementaux de l'activité.
- 1:05Cette matinée marque le lancement officiel du réseau Ophélif.
- 1:10Elle sera l'occasion d'en exposer les ambitions,
- 1:13de partager les premiers travaux de l'Observatoire mes collègues auront l'occasion d'y revenir mais également de démontrer tout l'intérêt de cette démarche collective.
- 1:23en ouvrant le débat autour de deux enjeux majeurs,
- 1:26l'attention immobilière logistique et le report modal via l'offre régionale de transport combiné.
- 1:34Avant de rentrer dans le vif du sujet,
- 1:36je tiens à remercier Mme Hélène Croze,
- 1:39adjointe au préfet,
- 1:40secrétaire générale aux politiques publiques de la préfecture de la région
- 1:44Ile-de-France.
- 1:45Et M.
- 1:46Grégoire Delasterie,
- 1:47président délégué de la région Île-de-France en charge des transports,
- 1:51d'avoir accepté de participer au lancement de cette matinée en présentant les politiques franciliennes en matière de frette et de logistique.
- 2:00M.
- 2:00Delasterie ayant été retenu dans la dernière ligne droite de préparation de cette matinée,
- 2:06il a eu la gentillesse de préparer une intervention vidéo.
- 2:11Je remercie également les intervenants au table rond pour leur contribution à la réussite de ces premiers échanges du réseau Ophélif.
- 2:19Je remercie les chargés d'études de l'Institut,
- 2:23Antoine Beyer,
- 2:24Corinne Ropital et Candice Gabillaud,
- 2:27qui font vivre l'Observatoire au quotidien en lien avec l'État et la région.
- 2:32Et j'en profite pour une mention spéciale pour Candice,
- 2:35qui a accompli un travail absolument remarquable durant cette année.
- 2:39et qui malheureusement quitte l'Institut.
- 2:42Et enfin,
- 2:43à nouveau merci à tous et à toutes de répondre présentes et présents à ce lancement,
- 2:49et nous l'espérons,
- 2:50aux futures actions du réseau Ophélif.
- 2:53Avant de laisser la place aux échanges,
- 2:56je vous informe que cette séance fait l'objet d'une captation audio,
- 3:00et j'invite donc les personnes qui ne souhaitent pas être enregistrées lors de leur prise de parole à me le signaler.
- 3:08Nous allons maintenant visionner l'intervention de M.
- 3:11Delasteri avant de laisser la parole à Mme Hélène Croze.
- 3:17M.
- 3:17le Préfet,
- 3:18M.
- 3:18le Directeur Général de l'Institut de Paris Région,
- 3:21Mesdames et Messieurs,
- 3:22mieux connaître,
- 3:23c'est mieux agir,
- 3:24car pour décider,
- 3:25il faut comprendre les réalités de notre territoire.
- 3:28Et pour cela,
- 3:29il faut des données et des analyses partagées pour répondre précisément aux enjeux
- 3:32enjeux économiques et environnementaux.
- 3:35C'est précisément l'ambition de l'OFELIF que la Région Île-de-France a souhaité construire avec l'État.
- 3:41Cette première matinée marque une étape importante,
- 3:44non seulement parce qu'elle amorce officiellement
- 3:47le réseau de l'Observatoire,
- 3:49mais aussi parce qu'elle traduit une ambition forte,
- 3:51faire du fret et de la logistique des sujets pleinement intégrés aux politiques d'aménagement,
- 3:56de mobilité,
- 3:57d'économie,
- 3:58de transition écologique de notre région.
- 4:01Le fret et la logistique sont encore trop souvent invisibles alors qu'ils constituent l'un des piliers du fonctionnement quotidien de notre région.
- 4:09Ils approvisionnent nos commerces,
- 4:11soutiennent l'activité économique et participent directement à l'attractivité de l'île de France.
- 4:16Merci.
- 4:17Mais nous avons collectivement plusieurs défis à relever.
- 4:21Comment continuer à faire circuler les marchandises tout en réduisant l'empreinte environnementale du transport ?
- 4:28Comment préserver les capacités logistiques dont notre économie a besoin tout en répondant à l'objectif de sobriété foncière ?
- 4:36Comment gagner en compétitivité tout en améliorant la qualité de vie de nos habitants ?
- 4:42La région Île-de-France se doit d'être exemplaire sur tous ces sujets.
- 4:46Nous devons inventer une logistique plus durable et plus innovante qui répond à ces nouvelles attentes.
- 4:52C'est précisément pour cela que nous n'avons pas attendu pour agir et que nous avons adopté dès 2018 une stratégie régionale frette et...
- 5:00Puis en 2022,
- 5:01nous avons décidé d'aller plus loin avec son Acte II.
- 5:04Ainsi,
- 5:05depuis 10 ans,
- 5:06plus de
- 5:06126 millions d'euros ont été mobilisés pour soutenir le développement d'un écosystème logistique francilien performant,
- 5:12avec pour objectif de favoriser l'innovation,
- 5:15d'améliorer les infrastructures et de promouvoir le report modal.
- 5:19Cet engagement se poursuit aujourd'hui avec près de 100 millions d'euros dans le cadre du CPIER
- 5:24Vallée de Seine sur la période 2023-2027.
- 5:27Ces investissements traduisent une priorité politique claire.
- 5:30accélérer la décarbonation du transport de marchandises et renforcer le transport modal.
- 5:35A cet égard,
- 5:36le transport fluvial occupe une place particulière dans la stratégie régionale.
- 5:39Avec la Seine,
- 5:40la Marne et l'Oise,
- 5:42le territoire francilien dispose d'atouts exceptionnels.
- 5:45Nous devons de transformer ces particularités en avantages économiques et environnementaux en faisant des corridors logistiques et décarbonés.
- 5:52Lorsque les pierres destinées à la reconstruction de Notre-Dame ont été transportées par voie d'eau,
- 5:57nous avons vu concrètement ce que pouvait être le
- 5:59frette de demain.
- 6:00Moins de camions sur les routes,
- 6:02moins d'émissions et une logistique plus efficace.
- 6:05Je pense aussi à la future plateforme portuaire multimodale,
- 6:08à la confluence de la Seine et de l'Oise,
- 6:10qui deviendra le grand port de l'axe Seine dédié aux activités du BTP,
- 6:14notamment pour les chantiers du Grand Paris.
- 6:16Mais investir ne suffit pas.
- 6:18Une stratégie ambitieuse nécessite d'avoir un socle de connaissances objectifs et partagés.
- 6:24C'est précisément le rôle de l'Ophélif.
- 6:26L'Observatoire permettra de mieux comprendre les besoins du territoire,
- 6:29d'anticiper les évolutions et d'apporter aux décideurs les outils nécessaires pour agir efficacement.
- 6:36Cette ambition repose aussi sur la coopération avec l'ensemble des partenaires de la filière,
- 6:41notamment les grands opérateurs de transport comme
- 6:44VNF, Aropaport et SNCF Réseau,
- 6:46avec lesquels la région travaille étroitement.
- 6:49Cette matinée d'échange et les deux tables rondes qui vont suivre sont l'illustration concrète de notre méthode,
- 6:55rassembler tous les acteurs concernés pour partager la connaissance,
- 6:59confronter les expériences et construire des solutions.
- 7:03C'est ainsi que nous ferons de l'île de France la référence en matière de fret et de logistique durable et performant.
- 7:10Je vous remercie et je vous souhaite une excellente matinée de travail.
- 7:16Madame Croce,
- 7:17si vous voulez bien venir exposer les ambitions de l'État pour la logistique francilienne.
- 7:24Bonjour à toutes et tous.
- 7:28Je m'adresse à M.
- 7:29le Président,
- 7:30malgré tout.
- 7:31Je rends hommage à la présence déportée de la région.
- 7:35Je ne sais pas si ça marche,
- 7:36le micro ?
- 7:37Oui,
- 7:37très bien.
- 7:38Parfait.
- 7:39Merci évidemment aux équipes de l'Institut Paris Région pour l'organisation de cette journée.
- 7:45Merci M.
- 7:46le directeur de la Driat et à toutes ses équipes,
- 7:50M.
- 7:50le Président.
- 7:51Ah bah oui,
- 7:52vous êtes là,
- 7:52alors je vous salue.
- 7:55Mesdames et messieurs,
- 7:57en vous titrer grade,
- 7:59bonjour.
- 8:01Je suis ravie d'être là parce que j'ai la prétention de dire que nous sommes un petit peu à l'initiative de cet observatoire.
- 8:12L'État porte une stratégie nationale de fret et de la logistique qui est portée par la DGITM autour de deux priorités.
- 8:19de la France un territoire leader de la logistique durable,
- 8:22en alliant performance et compétitivité au service de sa souveraineté.
- 8:26Je reviendrai évidemment sur la notion de souveraineté à la fin de mon propos,
- 8:32et avec l'objectif évidemment d'accélérer la transition écologique de la filière logistique,
- 8:38qui est évidemment un facteur important,
- 8:42un secteur très important de décarbonation.
- 8:47Donc à l'échelle régionale,
- 8:48nous,
- 8:48en 2021,
- 8:49l'État,
- 8:51on avait lancé un programme d'action pour le fret et la logistique.
- 8:54Et c'est dans ce cadre-là,
- 8:56finalement,
- 8:56qu'est né l'Ophélie.
- 8:58Alors l'Ophélie,
- 9:00on aurait presque pu s'arrêter à Ophélie,
- 9:02ça aurait été un nom féminin.
- 9:04Mais on a mis Yves,
- 9:05alors bon,
- 9:05voilà,
- 9:06c'est un peu moins bien,
- 9:06on aurait pu dire juste l'Ophélie.
- 9:09Et voilà,
- 9:10donc on a créé l'Ophélie avec les partenaires que nous connaissons,
- 9:15donc l'Institut Paris Région,
- 9:17la région Île-de-France et l'État en région.
- 9:21L'État s'engage sur le territoire de l'Île-de-France pour promouvoir une filière frette logistique compétitive et durable.
- 9:27Ce sont 243 millions d'euros qui sont consacrés aux frettes dans le CPER et le CPIER Vallée de la Seine,
- 9:34dont 137 millions d'euros qui sont apportés par l'État.
- 9:38Cet engagement se concrétise par la réalisation de chantiers en Ile-de-France,
- 9:42comme la construction du port du PSMO,
- 9:45Port Seine-Métropole-Ouest d'Aropa,
- 9:49qui sera un pôle important dans la promotion du fret fluvial.
- 9:57Je sais que la journée d'aujourd'hui sera essentiellement consacrée à la thématique du transport combiné.
- 10:05qui est vraiment un enjeu majeur,
- 10:06comme je le disais,
- 10:07de décarbonation.
- 10:09On a plus de 220 millions de tonnes de marchandises qui circulent chaque année en Ile-de-France.
- 10:14Le transport routier représente environ 90%
- 10:16des tonnages,
- 10:17contre 6%
- 10:18pour le fluvial et 4%
- 10:19pour le ferroviaire.
- 10:20On se le disait en aparté tout à l'heure.
- 10:24On a du mal à faire avancer le frais de ferroviaire,
- 10:26qui est pourtant essentiel dans l'atteinte de nos objectifs de décarbonation et de verdissement de cette filière.
- 10:35Les poids lourds génèrent à eux seuls 25%
- 10:37des émissions de gaz à effet de serre du transport routier francilien.
- 10:40Ce sont des données de 2019,
- 10:41mais on sait qu'on reste sur un seuil très élevé.
- 10:47Le développement du transport combiné constitue ainsi un levier important de décarbonation et de transition écologique.
- 10:54Donc je sais que cette matinée,
- 10:56comme je vous le disais,
- 10:56sera consacrée à faire émerger des solutions pour augmenter cette part de...
- 11:04de transports combinés pour augmenter la part du fluvial,
- 11:06augmenter la part du fret également et décarboner ce secteur logistique.
- 11:13Pour accompagner efficacement le développement de la filière logistique,
- 11:17il est essentiel,
- 11:19et c'est ce que disait le président de l'Astérie,
- 11:22de disposer d'une connaissance précise de ses besoins et de ses évolutions.
- 11:27Et c'est bien là le rôle de l'observatoire qui est...
- 11:32qui est de l'Observatoire de l'Institut Paris Région.
- 11:38Je sais que les principales préoccupations du secteur logistique vont être davantage tournées vers des questions de maîtrise foncière,
- 11:47d'immobilier qui sont extrêmement contraints en Ile-de-France et aussi par des questions d'emploi.
- 11:57C'est l'objet des travaux,
- 11:58le foncier,
- 11:59l'immobilier et l'intermodalité des travaux libéraux.
- 12:02Je voudrais insister un tout petit peu sur l'emploi,
- 12:05parce qu'en Ile-de-France,
- 12:07on a un enjeu véritablement,
- 12:09enfin en Ile-de-France comme ailleurs,
- 12:11mais c'est vrai qu'on est coutume de dire qu'on est 2%
- 12:14du territoire.
- 12:14...nationale met 20%
- 12:16du PIB.
- 12:18Et le Président le disait tout à l'heure,
- 12:20l'Île-de-France doit être exemplaire,
- 12:21mais parce que tout le monde regarde l'Île-de-France,
- 12:24c'est un moteur économique très puissant,
- 12:26et on sait combien tous les flux convergent à un moment ou à un autre vers l'Île-de-France.
- 12:31Donc on a évidemment cet enjeu.
- 12:33d'exemplarité,
- 12:35et cet enjeu d'emploi.
- 12:38On va arriver également vers une courbe démographique où on va avoir beaucoup de départs en retraite.
- 12:45Et donc,
- 12:45je voulais juste passer ce message...
- 12:48pour vous qui êtes chef d'entreprise,
- 12:51qui êtes employeur,
- 12:52de regarder du côté des jeunes,
- 12:54du côté de l'apprentissage et véritablement de porter vos messages auprès de France Travail,
- 13:00d'anticiper vos besoins de recrutement de demain et de former dès aujourd'hui vos salariés sur vos filières.
- 13:09Voilà,
- 13:09je voulais passer ce message.
- 13:11qui me paraît important à la veille d'une grande évolution démographique qui se prépare dès à présent et qui se prépare avec les opérateurs de l'État,
- 13:19avec l'Adrietz,
- 13:20avec France Travail,
- 13:21avec aussi la Chambre de Commerce et de l'Industrie,
- 13:25et des filières qui sont extrêmement intéressantes comme l'alternance,
- 13:28l'apprentissage.
- 13:30qui donne du travail à nos jeunes et qui vous permettent d'affaire les bons recrutements,
- 13:36de fidéliser vos salariés et de vous inscrire dans une logique compétitive sur le long terme.
- 13:46En parlant de compétitivité,
- 13:47je voulais dire un petit mot sur l'intelligence artificielle.
- 13:49C'est vrai qu'aujourd'hui,
- 13:52l'IA est un facteur de compétitivité.
- 13:54Ça va vous permettre de développer des systèmes,
- 13:57d'être plus rentable.
- 13:59Certainement que vous n'aurez pas d'autre choix que d'y aller,
- 14:02vers l'intelligence artificielle,
- 14:03si vous voulez rester compétitif,
- 14:06c'est important.
- 14:08Mais l'IA ne doit pas devenir une source de fragilité.
- 14:14On l'a vu là très récemment...
- 14:17avec les frigos qui ont été désactivés.
- 14:23C'est très important.
- 14:24Le ministre Roland Lescure,
- 14:26le 25 septembre dernier,
- 14:28a réuni les assises de la sécurité économique.
- 14:32La sécurité économique,
- 14:33alors il y a évidemment les captations par les capitaux étrangers,
- 14:37il y a...
- 14:39l'intelligence économique,
- 14:40un peu l'espionnage industriel,
- 14:42mais il y a de nouvelles formes de sécurité économique,
- 14:46de nouveaux risques en matière de sécurité économique qui vous touchent toutes et tous,
- 14:50et dont il faut s'en préoccuper.
- 14:55C'est vraiment important,
- 14:56le risque cyber est majeur.
- 14:59On est dans un contexte où on est très regardé,
- 15:02très attaqué.
- 15:03Les attaques de sécurité économique se multiplient.
- 15:06Et je voulais profiter de ce moment pour passer ce message véritablement de responsabilité dans tout ce que vous allez développer,
- 15:14de nouveaux systèmes,
- 15:15de numérisation et d'intelligence artificielle,
- 15:20de veiller à chaque fois sur l'ensemble de votre chaîne de valeur,
- 15:24avec vos sous-traitants,
- 15:26avec vos contractants,
- 15:28à veiller à ce que la sécurité économique,
- 15:31la cybersécurité,
- 15:32soit à chaque fois...
- 15:34correctement,
- 15:35suffisamment prise en compte.
- 15:39C'est une question de sécurité économique,
- 15:41pour vous,
- 15:42mais c'est aussi une question de souveraineté,
- 15:45c'est là,
- 15:45je voulais y revenir,
- 15:46et de résilience de notre économie nationale,
- 15:50de nos chaînes de valeurs nationales,
- 15:53et chaque strata,
- 15:54chaque échelon contribue à la souveraineté,
- 15:58à la résilience de notre territoire.
- 16:02Dernier message que je voulais passer avant de revenir dans le cœur du sujet,
- 16:06de reparler intermodalité,
- 16:08décarbonation qui sont des enjeux essentiels,
- 16:11qui sont aussi des enjeux de souveraineté.
- 16:14Je voulais rappeler qu'à partir du 16 novembre 2026,
- 16:19nous allons fermer l'autoroute E13 dans le sens Paris-Province.
- 16:24Et nous allons la fermer pour 9 mois.
- 16:26Ça va être un chantier très important.
- 16:29qui va avoir des répercussions sur nos concitoyens et sur l'activité économique et notamment sur l'activité de transport de marchandises.
- 16:41Je voulais dire que c'était un chantier qu'on ne menait pas de gaieté de cœur,
- 16:45évidemment,
- 16:46que c'était un chantier qui était...
- 16:48nécessaires qui étaient indispensables.
- 16:51Le tube nord,
- 16:52l'autoroute A13,
- 16:53c'est deux tubes,
- 16:55un tube dans un sens
- 16:57Paris-Province et un tube dans le sens Province-Paris.
- 17:00Et les deux tubes sont indépendants,
- 17:02ils n'ont pas été construits à la même époque.
- 17:05Le tube dans le sens Paris-Province est un tube qui a été construit il y a un siècle,
- 17:11selon les normes constructives de l'époque.
- 17:14Il faut le renouveler.
- 17:16C'est évidemment,
- 17:17comme tous les tunnels en Ile-de-France,
- 17:19un ouvrage qui est extrêmement surveillé et dont on observe depuis quelques temps,
- 17:23et notamment depuis 2024,
- 17:25qu'il se dégrade plus fortement.
- 17:28Donc il faut mener ces travaux,
- 17:29ils sont totalement indispensables.
- 17:33On va devoir fermer ce segment de l'autoroute A13.
- 17:39Les équipes de l'Adriat et notamment la DIRIF,
- 17:42la Direction
- 17:43Interrégionale des Routes d'Ile-de-France,
- 17:46mettent en œuvre des itinéraires de substitution,
- 17:50régulent les flux avec des arrêtés.
- 17:52Il y a des mesures pour les véhicules légers et il y a des mesures spécifiques pour les poids lourds.
- 17:57Je vous invite à regarder le site de la
- 18:00TIRIF, de la Direction interrégionale des routes d'Ile-de-France,
- 18:03et évidemment à contacter les services de l'État si vous avez des questions,
- 18:06si vous ne restez pas dans l'interrogation.
- 18:11On est là pour vous aider,
- 18:13on est là pour vous orienter,
- 18:14donc surtout sur ce sujet-là.
- 18:16N'hésitez pas à solliciter les services de l'État.
- 18:20Voilà les quelques messages que je voulais passer en marge,
- 18:23pardon j'espère que vous me pardonnerez d'avoir un petit peu dévié par rapport au thème du jour qui est le transport combiné auquel nous attachons beaucoup d'importance au niveau des services de l'Etat parce que les enjeux de transition énergétique et écologique sont évidemment au coeur de notre action.
- 18:40Nous mettons nos...
- 18:41Meilleurs efforts vraiment pour développer le fret,
- 18:44mais qui reste vraiment un sujet compliqué à faire aboutir avec la nécessité d'investir dans des travaux lourds.
- 18:51Je ne sais pas si SNCF est présent,
- 18:54représenté dans la salle.
- 18:56Voilà,
- 18:57mais ce sont des infrastructures qui coûtent cher,
- 19:01mais qui sont véritablement essentielles,
- 19:03qui permettent de progresser de manière significative.
- 19:07Un train,
- 19:08c'est je ne sais plus combien de camions sur la route.
- 19:10Peut-être que Christophe Degnaud pourrait nous dire ça.
- 19:15C'est vraiment un saut majeur en matière de décarbonation.
- 19:19Mais c'est vrai qu'il y a une forme de rigidité.
- 19:20Mais il faut réussir à trouver les voies de passage pour développer le fret ferroviaire.
- 19:27S'agissant de la thermodalité avec le fluvial,
- 19:29on voit qu'on progresse significativement en Ile-de-France.
- 19:33Je ne sais pas si Aropa Port est présent,
- 19:36sûrement.
- 19:37Ah oui,
- 19:37là-bas,
- 19:37il y a une petite main qui se lève.
- 19:38Voilà,
- 19:39je voulais en profiter pour saluer l'action d'Aropaport en la matière et qui a réussi à nouer des partenariats très intéressants avec un acteur économique très important qui a une politique d'intermodalité vraiment
- 19:54très aboutie,
- 19:55qui est liée d'ailleurs,
- 19:56et je le répète,
- 19:57et la boucle est bouclée,
- 19:57et après,
- 19:58j'arrête de parler.
- 19:59lié à une politique de l'emploi également sur le secteur qui est remarquable.
- 20:06Voilà mesdames et messieurs,
- 20:06je vous souhaite de bons travaux,
- 20:07j'ai été peut-être un peu plus longue que prévu.
- 20:10Je vous remercie beaucoup de votre attention et vous souhaite une bonne journée.
- 20:21Un grand merci,
- 20:23Madame,
- 20:23pour votre participation à cette matinée de lancement.
- 20:26Le rappel des enjeux partagés par l'État et la région en matière de fret et de logistique montre bien à quel point la structuration d'un réseau des acteurs pour engager les mutations du secteur est essentielle pour l'économie et la robustesse francilienne.
- 20:41Donc un grand merci pour vos prises de parole.
- 20:45Je vais maintenant...
- 20:48Appelez mes camarades
- 20:51Antoine Beyer,
- 20:52spécialiste freste et logistique au département mobilité transport d'Ile-de-France et Candice Gabillot,
- 20:58chargée de mission au Félif pour la présentation des travaux de l'observatoire et le lancement du réseau au Félif.
- 21:07Donc bonjour à tous,
- 21:08je suis Candice Gabillot,
- 21:09chargée de mission pour l'Ophélif et donc je suis accompagnée de mon collègue Antoine Beyer qui est spécialiste frette et logistique.
- 21:16Nous travaillons tous les deux pour le département mobilité transport de l'IPR et donc nous avons pour mission ce matin de vous présenter l'observatoire,
- 21:24son fonctionnement,
- 21:26son réseau aussi évidemment,
- 21:29qui est l'objet de notre rencontre aujourd'hui.
- 21:31Alors l'Ophélif...
- 21:35L'OFELIF,
- 21:36c'est un observatoire qui a vu le jour au printemps 2024,
- 21:40qui fête donc aujourd'hui ces deux années d'existence et qui constitue,
- 21:44on l'a vu,
- 21:45une déclinaison directe et concrète des stratégies frette et logistique portées conjointement par l'État et la région,
- 21:52comme l'ont rappelé ce matin M.
- 21:54le Président délégué et Mme la Préfète.
- 21:57La vocation de l'OFELIF,
- 21:58elle est claire,
- 22:01c'est celle d'améliorer la connaissance et la compréhension de l'écosystème francilien du fret et de la logistique.
- 22:07Et ce,
- 22:08à travers trois objectifs qui sont inscrits dans notre charte d'engagement,
- 22:13sur laquelle reviendra Antoine.
- 22:14juste après.
- 22:16Premier objectif d'abord,
- 22:18rassembler,
- 22:19partager,
- 22:19collecter des informations sur le fret et la logistique.
- 22:22Ensuite,
- 22:23réaliser une veille active du secteur en Ile-de-France et en assurer sa large diffusion.
- 22:29Et enfin,
- 22:29favoriser la mutualisation entre
- 22:31entre les structures d'observation.
- 22:33Ces objectifs ont été mis en œuvre en deux temps,
- 22:37qui correspondent aux deux grands enjeux de l'Ophélif.
- 22:41D'abord,
- 22:42devenir un centre de ressources sur le fret et la logistique francilienne.
- 22:46C'est tout le travail qui a été réalisé ces deux dernières années,
- 22:49avec la création notamment de notre site internet,
- 22:52qui est vraiment la vitrine de l'Observatoire,
- 22:55et à travers également tout le travail de collecte et de traitement des données franciliennes.
- 23:00Et deuxième enjeu,
- 23:01devenir un lieu d'échange privilégié entre les acteurs,
- 23:05c'est tout l'objet de cette matinée qui marque le lancement officiel de notre réseau Ophélif.
- 23:11Donc derrière moi vous pouvez voir une liste non exhaustive.
- 23:15de thématiques qui guident les travaux de l'Observatoire,
- 23:19le transport de marchandises tout mode confondu évidemment,
- 23:22mais également le foncier et l'immobilier dédiés aux activités logistiques qui sera l'objet de notre première table ronde tout à l'heure.
- 23:30Mais encore les enjeux environnementaux,
- 23:33les enjeux socio-économiques,
- 23:34toujours liés aux activités logistiques.
- 23:37Et enfin,
- 23:38l'intégration des stratégies logistiques dans les documents de planification.
- 23:43Ou encore l'étude de la logistique francilienne à des échelles plus larges,
- 23:47car les dynamiques logistiques,
- 23:49on le sait,
- 23:49ne s'arrêtent pas aux frontières administratives de l'île de France.
- 23:53et donc le FELIF a donc à coeur d'intégrer dans ses travaux autant que possible les territoires de l'Oise
- 23:59ou du Loiret par exemple,
- 24:01qui font partie intégrante,
- 24:02on le sait,
- 24:03du bassin logistique francilien.
- 24:06Dernière thématique que j'ajouterai et qu'on n'a pas mis sur ce diapo,
- 24:09c'est celle de la logistique urbaine,
- 24:12puisque nous venons d'ouvrir un onglet logistique urbaine sur notre tableau de bord,
- 24:16qui s'appuie notamment sur les données CILOG,
- 24:18je sais qu'il y a des représentants du LAET qui sont là.
- 24:21Je vous invite vraiment à découvrir ce nouvel onglet sur notre site internet.
- 24:27Alors comment fonctionne l'Ophélif ?
- 24:30L'Ophélif c'est un observatoire,
- 24:31on l'a dit,
- 24:32piloté par l'Adriat et la région Île-de-France qui se réunissent au sein d'un comité stratégique.
- 24:39auquel est invité l'IPR,
- 24:41l'IPR qui héberge l'Observatoire et en assure son animation.
- 24:45Ce comité stratégique va définir la politique et les orientations générales de l'Observatoire.
- 24:51Et c'est le comité technique dans un second temps,
- 24:54toujours composé de l'Adriat,
- 24:56de la région et de l'IPR,
- 24:58qui en assure la mise en œuvre et élabore notamment notre programme de travail annuel.
- 25:05Et il existe un troisième acteur dont le fonctionnement le fait libre.
- 25:09et pas des moindres,
- 25:10puisque c'est vous,
- 25:11acteur de la logistique francilienne.
- 25:14On l'a évoqué juste avant,
- 25:16l'objectif de cet observatoire,
- 25:17c'est de rassembler,
- 25:18de partager des connaissances,
- 25:19des informations,
- 25:21de mutualiser.
- 25:22Et ça,
- 25:23évidemment,
- 25:23on ne peut pas le faire sans un réseau d'acteurs,
- 25:25qu'on appelle donc nous ici le réseau
- 25:27Ophélif, réseau constitué des signataires de notre charte d'engagement.
- 25:34et qui peut tout à fait participer et mettre un avis sur notre programme de travail annuel.
- 25:40Mais je ne vous en dis pas plus,
- 25:42puisque je vais laisser la parole à Antoine pour poursuivre cette présentation.
- 25:47Merci Candice.
- 25:49Alors la présentation,
- 25:51c'est en deux temps un peu ce qui a été annoncé.
- 25:54C'est d'abord ce qui a déjà été fait,
- 25:56et puis ce qu'il nous reste à faire,
- 25:58à structurer,
- 25:58c'est autour du réseau.
- 26:01J'en reviendrai un peu plus tard.
- 26:03C'est vrai que le premier travail,
- 26:05c'était la collecte et la structuration de données,
- 26:07ce qui a été réalisé à travers le site,
- 26:10qui s'est enrichi au fur et à mesure.
- 26:14Aussi,
- 26:14avec une actualité,
- 26:16on a les événements qui sont annoncés,
- 26:19d'une part.
- 26:22Dès qu'il y a une réunion,
- 26:24un colloque,
- 26:26c'est mis en ligne pour informer.
- 26:30les personnes qui le consultent.
- 26:32Et puis on a aussi des actualités.
- 26:34Donc là,
- 26:35de manière très systématique,
- 26:37toutes les publications qui concernent,
- 26:41de réflexion,
- 26:42d'études,
- 26:43la logistique en Ile-de-France est recensée et archivée.
- 26:49Et là aussi,
- 26:50dès qu'on a un élément neuf,
- 26:52c'est annoncé sur le site.
- 26:55Alors il peut y avoir des choses qui touchent plus particulièrement l'Ile-de-France.
- 26:59Mais on a aussi des documents de référence qui sont publiés à l'échelle nationale et qui sont également recensés.
- 27:06Donc les données structurées sont,
- 27:08alors pas animées,
- 27:10mais dans le tableau de bord,
- 27:12où vous avez toutes les données de transport qui sont clés.
- 27:14placé par chapitre selon les modes.
- 27:17Et là,
- 27:17je tiens à remercier des gens chez qui,
- 27:21auprès,
- 27:21on peut se fournir en données.
- 27:23D'abord le ZDES,
- 27:25mais aussi
- 27:26VNF, Aropa et l'OPTL pour les données concernant les entreprises et l'emploi.
- 27:34Donc on a déjà,
- 27:35si vous voulez,
- 27:35une amorce de coopération et un lieu aussi d'assemblage des données qu'on arrive à structurer et à homogénéiser.
- 27:44On a un deuxième point,
- 27:45alors je vous invite évidemment à aller voir sur le site.
- 27:50pour reconsulter sa richesse,
- 27:52toute une cartographie.
- 27:54Donc là,
- 27:54je remercie aussi les équipes de cartographie sous forme de webmap qui permettent d'avoir des données territorialisées à l'échelle infrarégionale.
- 28:05Notre référence est plutôt ici les EPT et les EPCI pour des données d'échange,
- 28:13d'emploi,
- 28:15d'immatriculation de véhicules.
- 28:18Et alors quelque chose d'intéressant et de neuf qui a été mis en actualisé récemment,
- 28:24c'est l'ensemble du trafic poids lourd en Ile-de-France.
- 28:26Des choses qui existaient avec un bureau d'études qui a été financé par la région avec laquelle on a travaillé.
- 28:35Et qui nous permet aujourd'hui de présenter ça sur une carte interactive où on peut cliquer,
- 28:40faire apparaître le transport ferroviaire.
- 28:42Alors là,
- 28:43c'est en nombre de trains,
- 28:44le transport routier et les différents...
- 28:47points de chargement et de déchargement.
- 28:52Troisième,
- 28:53je tenais un peu trop vite,
- 28:55on a les ressources,
- 28:56où on a justement ces côtés archivage dont on vous a parlé,
- 29:00on essaie de remonter relativement loin,
- 29:03pas trop quand même,
- 29:03mais à partir de 2014,
- 29:05je pense de manière assez systématique,
- 29:08vous avez accès aux données des différents instituts,
- 29:12dont l'autre,
- 29:13la DRIAD bien sûr,
- 29:14la PURE,
- 29:16qui nous a permis aussi de mettre en ligne ces travaux qui sont intéressants.
- 29:20Les différentes études,
- 29:26prises de position du monde professionnel.
- 29:30Ils ont des livres blancs,
- 29:32là aussi,
- 29:33qui sont extrêmement riches et intéressants.
- 29:36Les données ou les études académiques,
- 29:39parce qu'une partie aussi de la recherche de la connaissance passe par le monde académique.
- 29:43Je pense notamment à l'UGE ou à d'autres qui travaillent et qui publient des articles qui portent sur l'île de France.
- 29:51Donc là,
- 29:51il y a aussi une source de connaissances qui est mise à disposition du plus grand nombre.
- 29:57Enfin,
- 29:57la logistique urbaine,
- 29:58c'était notre profonde.
- 30:00Donc là,
- 30:00c'est par
- 30:01CILOG et financement par l'Adriat de cette étude qu'on a pu mettre en ligne ces données qui sont extrêmement riches.
- 30:11et intéressantes sur la manière dont sont distribuées.
- 30:14Alors là,
- 30:14vous avez quelques exemples.
- 30:16Les néo-trapides,
- 30:21qu'on peut télécharger.
- 30:22Ça,
- 30:22c'est des études qu'on fait en interne,
- 30:26à la demande,
- 30:27généralement,
- 30:28de la région,
- 30:30sur des points particuliers.
- 30:32Voilà.
- 30:37Alors,
- 30:38pardon,
- 30:38dans ce qui reste à faire sur le site,
- 30:42il y a deux choses.
- 30:43Tout d'abord,
- 30:44un catalogue.
- 30:45Alors,
- 30:45on a des études locales.
- 30:48Là,
- 30:49c'est un peu un appel aux collectivités.
- 30:53soit au département,
- 30:54soit aux EPCI qui eux-mêmes mandatent des bureaux d'études qui font aussi un grand travail et pour le moment,
- 31:00je souhaiterais pouvoir archiver aussi ces documents pour rendre compte de ce qu'il fait et avoir une remontée
- 31:06de montées d'informations très locales,
- 31:10et éventuellement pour informer les territoires qui sont à côté.
- 31:13Donc là,
- 31:13avec les bureaux d'études,
- 31:14j'ai déjà pu échanger sur le sujet avec l'un ou l'autre,
- 31:18connaître les commanditaires pour les solliciter,
- 31:22pour pouvoir verser ça.
- 31:24Enfin,
- 31:24on a beaucoup de chiffres,
- 31:25et ce qui manque,
- 31:26c'est un peu de donner un caractère humain à tout ça.
- 31:30Alors,
- 31:30c'est en projet aussi,
- 31:33avoir des petites interviews avec des acteurs.
- 31:36de la base,
- 31:38des logisticiens,
- 31:39des gens qui font l'entreposage,
- 31:41etc.
- 31:42Ponctuellement,
- 31:43c'est ce qu'il reste à faire pour enrichir et compléter ce site.
- 31:49Donc ça c'est ce qui a été fait,
- 31:51la première partie.
- 31:54On a déjà pas mal achevé de choses,
- 31:57mais il nous reste encore du travail à réaliser.
- 32:00Le deuxième point,
- 32:02c'est le réseau lui-même.
- 32:05Alors,
- 32:07c'est-à-dire la mise en relation justement des acteurs.
- 32:10Alors comme on dit,
- 32:11en pointillé,
- 32:13on a déjà des liens.
- 32:143 avec des collègues en interne,
- 32:19enfin ou même avec l'Axe Seine,
- 32:22avec le département de l'Oise,
- 32:26avec des grands acteurs ou les représentants du monde professionnel.
- 32:33Il reste à structurer,
- 32:35à formaliser ces éléments.
- 32:41Parmi la structure ou le réseau,
- 32:46il faut savoir que l'OFELIF s'intègre aussi dans un système qui est plus large,
- 32:51qui est des observatoires régionaux dans d'autres régions de France.
- 32:58Et là-haut,
- 32:58il y a quelque chose qui est animé par la DGITM avec l'Observatoire national du GIE.
- 33:07Alors,
- 33:09venons-en maintenant à la manière dont on va structurer ou on entend structurer le réseau avec les acteurs franciliens eux-mêmes,
- 33:18donc à travers une charte d'engagement au FELIF.
- 33:23Donc il y a une démarche volontaire de participation à la réflexion pour justement développer la connaissance du FRET.
- 33:31Alors pourquoi ?
- 33:32C'est l'idée de co-construire,
- 33:36de réfléchir en commun sur les données qui sont utiles.
- 33:40et à la manière de les obtenir.
- 33:42On aura aussi l'occasion de revoir ça à travers les deux tables rondes qui vont suivre.
- 33:48Élaboration d'indices qui sont utiles et bien sûr la collecte de données.
- 33:55Cette charte est un appel à des signataires,
- 34:02un engagement qui est des structures ou des entreprises.
- 34:08Et donc à ce sujet,
- 34:09il y a un bulletin de demande pour adhérer à la charte.
- 34:20Alors à quoi on s'engage quand on signe la charte ?
- 34:26Alors d'abord,
- 34:27c'est à participer à la vie et à la réflexion du fret en Ile-de-France dans le cadre de l'Ophélif.
- 34:37Par une participation aux ateliers,
- 34:41à la réunion annuelle des membres de l'Ophélif,
- 34:45et ça peut être aussi par le biais de transferts de données ou d'études qui seraient là aussi versés au site.
- 34:53Éventuellement une possibilité aussi de financement.
- 34:57mais ça reste ouvert.
- 35:00Les modalités de fonctionnement telles qu'on l'imagine de ce réseau,
- 35:05c'est d'abord une réunion annuelle où les travaux de l'Ophélif sont présentés
- 35:12Et les propositions d'études ou l'intérêt du réseau,
- 35:19donc à la fois les entreprises et les collectivités,
- 35:22font remonter leurs besoins,
- 35:27leurs souhaits d'études ou des points saillants qu'ils souhaiteraient voir traités.
- 35:34Alors là aussi on a un peu anticipé le fonctionnement du réseau,
- 35:40testé en quelque sorte à travers la modalité qu'on appelle des ateliers.
- 35:46C'est de prendre en charge un thème porteur pour arriver à définir un objectif clair avec les partenaires.
- 35:59Donc une finalité qui est très...
- 36:03qui est défini avec l'idée de mesurer,
- 36:06de recenser,
- 36:06d'analyser,
- 36:07de comprendre.
- 36:09Un travail qui est orienté vers la production de livrables,
- 36:13de données,
- 36:16en mobilisant des gens,
- 36:19des membres du réseau et peut-être d'autres personnes qui sont indispensables en fonction des thématiques.
- 36:29Autour de 3-4 réunions.
- 36:31Donc il s'agit en fait d'un investissement qui est limité dans le temps avec une production,
- 36:36quelque chose d'assez pragmatique,
- 36:39tourné vers des résultats.
- 36:45et on imagine des groupes qui sont restreints autour de 10-15 personnes qu'on arrive à mobiliser.
- 36:51Voilà,
- 36:51donc ça c'est un peu cette idée,
- 36:52c'est une forme possible de fonctionnement du réseau.
- 36:55Donc là on est ouvert,
- 36:56il peut y avoir aussi des présentations,
- 36:59des webinars,
- 36:59des présentations ponctuelles de travaux ou d'échanges de table ronde,
- 37:05là aussi à la demande des membres de l'OFELIF.
- 37:07L'idée,
- 37:07c'est de disposer de points d'entrée,
- 37:11de contacts et de personnes qu'on peut mobiliser sur le site.
- 37:14sur des thèmes.
- 37:20Voilà,
- 37:21alors parmi les thèmes porteurs auxquels on a pensé,
- 37:27et là aussi c'est quelque chose qui est ouvert,
- 37:28donc vous verrez tout à l'heure un premier travail esquissé qui est la tension logistique en Ile-de-France,
- 37:37un thème qui a été retenu pour l'année prochaine qui porte sur l'électrification,
- 37:42donc il reste à faire,
- 37:43mais il y a d'autres thèmes qu'on peut...
- 37:46évoquées.
- 37:48Je pensais notamment avec les départements à la question du transit et du contournement de l'île de France parce que quand on parle de tonnages,
- 37:56ces tonnages qui sont chargés,
- 37:57déchargés,
- 37:58le transit lui-même est assez peu connu et c'est aussi une source de pollution pour la route.
- 38:06Mais de manière...
- 38:07On pourrait élargir ça,
- 38:08bien sûr,
- 38:08aux autres modes de transport.
- 38:09C'est comment est-ce qu'on gère ?
- 38:10Quelles sont les questions qui sont posées par ces questions de...
- 38:15de transit.
- 38:16La question du report modal,
- 38:18ce sera aussi l'objet de la deuxième table ronde,
- 38:19notamment du transport combiné.
- 38:23Une possibilité,
- 38:24c'est la question du stationnement des poids lourds,
- 38:26qui est en Ile-de-France,
- 38:29notamment pour les trafics de transit.
- 38:34Et puis,
- 38:35on pourrait imaginer des travaux...
- 38:39Autour des filières,
- 38:42pour faire interagir sur des filières spécifiques comme le BTP par exemple.
- 38:54Ou les questions,
- 38:55vous avez parlé d'emploi et de travail.
- 38:57Donc il y a un travail qui est en cours à l'Institut,
- 39:00à la demande de la région,
- 39:01qui pourrait faire l'objet d'un approfondissement ou d'échange,
- 39:05aussi dans le cadre d'un atelier.
- 39:09Pour résumer,
- 39:10le FELIF,
- 39:11c'est un peu deux volets mais qui sont en interaction.
- 39:17La question des données,
- 39:18de leur structuration,
- 39:19de leur présentation sur le site et un travail interactif qui viendra alimenter,
- 39:23là aussi,
- 39:24par des données,
- 39:24des indices,
- 39:29les éléments qui sont mis en ligne.
- 39:34Voilà ce que veut dire cette idée de mise en réseau.
- 39:37Donc on attend des uns et des autres un engagement qui va intervenir.
- 39:44Donc vous avez déjà des éléments qui sont à disposition.
- 39:51sur la table derrière.
- 39:53Et puis,
- 39:54à la suite de cette matinée,
- 39:58nous vous ferons aussi parvenir les éléments nécessaires.
- 40:03Paul Weck,
- 40:04de l'Eriate.
- 40:05Merci beaucoup,
- 40:06Paul Weck,
- 40:07directeur adjoint à l'Eriate.
- 40:08Tout d'abord,
- 40:09vraiment un très grand merci à l'IPR d'avoir pris à bras le corps ce projet d'Ophélie.
- 40:15Ça fait 4 ans,
- 40:16en fait,
- 40:16qu'on a lancé les préfigurations.
- 40:18Ça fait 2 ans qu'on a lancé cet observatoire.
- 40:20et aujourd'hui on essaye de l'incarner un peu devant vous,
- 40:24vous montrer le potentiel,
- 40:26on est au début,
- 40:27on est en train de créer avec la région,
- 40:29l'état,
- 40:30donc sous notre direction,
- 40:32mais vraiment avec l'animation et le travail de synthèse essentiel que fait l'IPR pour rendre tout ça utile.
- 40:42Notre objectif c'est vraiment à partir de cet embryon d'Ophélif aujourd'hui,
- 40:47il y a déjà des belles choses,
- 40:49allez voir le site,
- 40:50Allez.
- 40:50allez voir les ressources et ça vous verrez aussi tous les manques et on attend de vous que vous reveniez vers nous pour enrichir ces données.
- 40:59C'est vraiment un outil qui est à votre service,
- 41:02que vous soyez chef d'entreprise ou responsable en collectivité locale,
- 41:06élu.
- 41:07On a besoin de vous.
- 41:08C'est l'objet de la charte d'engagement qui est de dire,
- 41:13voilà,
- 41:13vous avez des idées,
- 41:14mettons-les ensemble,
- 41:15travaillons ensemble là-dessus.
- 41:17C'est vraiment l'esprit,
- 41:18c'est à votre service.
- 41:21Suivez également les actualités de l'OFEDIF sur le site.
- 41:27c'est pas seulement pour vous habituer à aller sur le site qu'on met ça dessus,
- 41:30mais c'est vraiment parce qu'on veut créer ce réseau,
- 41:35cette dynamique pour
- 41:38éclairer tous les choix à tous les niveaux.
- 41:40Et comme ça a été dit par Antoine,
- 41:43c'est en fait un emboîtement d'échelle.
- 41:47Donc,
- 41:47il y a du plus micro au national qui va venir s'alimenter dans cet outil.
- 41:54Donc,
- 41:55vraiment,
- 41:55il n'y a pas d'engagement financier.
- 41:58On attend de vous,
- 42:00en tout cas pas aujourd'hui,
- 42:01si vous avez envie,
- 42:02évidemment,
- 42:03si c'est possible,
- 42:04on ne dira pas non,
- 42:05bien entendu pas.
- 42:07Mais aujourd'hui,
- 42:07l'enjeu,
- 42:08c'est vraiment d'alimenter cet outil pour le rendre le plus opérationnel pour vous et pour nous tous.
- 42:14Merci beaucoup Paul.
- 42:16Écoutez,
- 42:17c'est la fin de cette première partie déjà,
- 42:18donc s'il y a des questions,
- 42:20des premières réactions sur cette présentation de l'Observatoire,
- 42:23n'hésitez pas,
- 42:24c'était visiblement très clair,
- 42:25puisqu'il n'y a aucune question.
- 42:28Dans ces cas-là,
- 42:28je vous propose de faire une petite pause.
- 42:33Bonjour à toutes et à tous,
- 42:35et bienvenue pour cette première table ronde de la matinée de l'Ophélie,
- 42:39table ronde qui sera consacrée à la tension immobilière,
- 42:42logistique en Ile-de-France.
- 42:44Alors déjà pour commencer,
- 42:46derrière une expression apparemment simple,
- 42:48la notion de tension immobilière logistique recouvre en réalité des situations et des perceptions très différentes selon qu'on se positionne du point de vue...
- 42:58des territoires,
- 42:58des professionnels de la logistique ou de l'immobilier ou encore d'autres acteurs.
- 43:04Pour mieux comprendre les différentes réalités et construire une lecture partagée des dynamiques à l'œuvre,
- 43:11l'OFENIF a engagé une démarche spécifique sur ce sujet,
- 43:15associant différents acteurs concernés par ces enjeux.
- 43:19On en a trois exemplaires aujourd'hui avec nous,
- 43:23on remercie chaleureusement.
- 43:26Alors cette démarche...
- 43:27La démarche est traduite par un atelier de travail que Candice va développer pour vous préciser la méthodologie qui a été mise en place.
- 43:34Et cet atelier de travail a contribué à la construction et à l'interprétation des indicateurs socles de la tension immobilière logistique.
- 43:44Alors pour partager aujourd'hui les résultats et émulir cette réflexion,
- 43:47nous avons le plaisir d'accueillir trois témoins qui ont participé à cette démarche,
- 43:51à ces ateliers.
- 43:53Nous aurons donc le regard du marché immobilier logistique avec Gilles.
- 43:57Géraldine Batin,
- 43:58bonjour Géraldine,
- 43:59enchantée,
- 44:00responsable projet développement commercial communication et études chez EOL 10.
- 44:05Alors EOL est un acteur historique du conseil en immobilier logistique et industriel.
- 44:10Il a récemment rejoint
- 44:1210 à un acteur italien qui est sur le marché de l'immobilier au sens large à l'échelle européenne.
- 44:19Ensuite,
- 44:19nous bénéficierons du retour d'expérience d'Adrien Crémont,
- 44:24bonjour,
- 44:24enchantée,
- 44:25directeur du développement économique.
- 44:27de l'agglomération Grand Paris Sud,
- 44:29grand territoire logistique entre autres,
- 44:33et en charge du pilotage de l'aménagement économique du territoire.
- 44:37Et enfin,
- 44:38nous attendrons le point de vue de Renaud Courant,
- 44:41enchanté,
- 44:42chargé de mission logistique urbaine du département de Seine-Saint-Denis,
- 44:46où nous sommes aujourd'hui.
- 44:48Il nous apportera le regard du département,
- 44:51où il pilote la mise en œuvre de la stratégie de maîtrise et du développement logistique du territoire.
- 44:58Je tiens une fois de plus à le remercier d'avoir accepté d'intervenir aujourd'hui un exercice très enrichissant que nous espérons que vous trouverez également enrichissant pour la suite des travaux de l'OFM.
- 45:14Mais avant d'ouvrir les échanges avec nos intervenants,
- 45:16nous allons revenir sur la démarche engagée,
- 45:19la méthodologie retenue et les premiers résultats.
- 45:23Cette présentation devait avoir lieu en binôme avec Candice ici présente.
- 45:28et Louise Hurtel de la Driouate.
- 45:31Louise ne peut malheureusement pas être présente aujourd'hui.
- 45:36Nous souhaitons la remercier pour sa contribution à ces travaux depuis la construction des indicateurs jusqu'à l'élaboration de la démarche qui vous est présentée aujourd'hui.
- 45:44Je laisse la parole à Candice.
- 45:48Merci Corinne.
- 45:50Donc nous avons évoqué avec Antoine en première partie le principe des ateliers au Félif.
- 45:55Je vais maintenant revenir un peu plus en détail sur la méthodologie qui a été mise en oeuvre pour ce premier atelier.
- 46:00Donc celui-ci s'est déroulé en trois sessions au cours du...
- 46:03premier semestre 2026 et a réuni une dizaine d'acteurs publics et privés,
- 46:08tels que des territoires,
- 46:10des brokers,
- 46:10des chercheurs,
- 46:11entre autres,
- 46:12tous concernés par les enjeux de l'immobilier logistique.
- 46:16L'objectif sur lequel nous sommes mis d'accord,
- 46:18c'est
- 46:18d'accord tous très rapidement et dès le début,
- 46:20c'était de construire ensemble un ou plusieurs indicateurs permettant d'évaluer la tension du marché immobilier logistique francilien.
- 46:29Pour y parvenir,
- 46:30nous nous sommes appuyés sur les travaux de l'Adriat et donc plus particulièrement du travail de Louise qui ne peut donc malheureusement pas être avec nous aujourd'hui et donc je prends le relais pour vous présenter les données qui ont servi de base à nos réflexions.
- 46:43La BRIAT exploite plusieurs bases de données sur l'immobilier logistique jusqu'à...
- 46:48Fin 2024,
- 46:49elle disposait de la base de données du GRECAM,
- 46:52dont l'activité a cessé depuis.
- 46:54Et depuis 2024,
- 46:56de ce fait,
- 46:57l'Adriat a donc un nouveau prestataire,
- 46:59qui est le groupement IDEM Conseil BNP Paribas Real Estate.
- 47:02Il s'agit de données fournies à la commune et à l'opération sur le marché des entrepôts de plus de 5000 m2.
- 47:10La première étape de cet atelier,
- 47:12elle a consisté à réfléchir...
- 47:14collectivement à cette notion de tension immobilière logistique afin d'aboutir à une définition commune.
- 47:21Nous y sommes parvenus,
- 47:23mais nos intervenants y reviendront dans un instant.
- 47:27A partir de cette définition commune et des travaux de l'Adriat,
- 47:32nous avons retenu quatre indicateurs clés permettant d'apprécier cette tension.
- 47:38premier indicateur,
- 47:39le taux de vacances deuxième indicateur,
- 47:41le volume de stock vacants
- 47:44La demande placée et enfin le délai d'écoulement de l'offre immédiate et en chantier des entrepôts,
- 47:50indicateur qui s'exprime en mois ou en année.
- 47:54Pour décliner ces quatre indicateurs socle,
- 47:57les participants ont retenu par la suite trois échelles géographiques d'analyse.
- 48:02L'échelle régionale,
- 48:03l'échelle des EPTI et enfin l'échelle des 11 territoires logistiques qui correspondent à des périmètres de concentration de l'activité logistique qui sont définis par l'ADRIAT depuis 1999,
- 48:15mis à jour évidemment depuis à plusieurs reprises.
- 48:19Ces indicateurs sont disponibles ce matin sur notre site Ophélif,
- 48:24sous forme de graphiques et de cartes interactives.
- 48:27Juste à côté,
- 48:29j'ai mis un aperçu de l'outil prototype.
- 48:33Sur celui-ci,
- 48:34vous pouvez retrouver la définition de la tension immobilière logistique sur laquelle les participants se sont mis d'accord,
- 48:41mais également les critères d'analyse qui ont été retenus,
- 48:45nos quatre indicateurs clés,
- 48:47leur définition.
- 48:48et leur déclinaison aux trois échelles territoriales.
- 48:51A titre d'exemple,
- 48:52pour citer l'un des chiffres disponibles,
- 48:54pour faire un petit teasing,
- 48:56au premier semestre 2026,
- 48:58le taux de vacances des entrepôts atteint
- 49:036,66% en Ile-de-France pour un stock vacant de plus de 1,3 million de mètres carrés.
- 49:12Donc les données du deuxième semestre 2025 et du premier semestre 2026 ont d'ores et déjà été mises en ligne et l'objectif c'est désormais de faire vivre cet outil en actualisant les indicateurs chaque semestre afin de suivre dans le temps l'évolution de la tension immobilière logistique francilienne.
- 49:30Sur le territoire francilien,
- 49:32mais pas que,
- 49:33puisque les données de l'Oise et du Loiret ont vocation à être intégrées à l'outil lors des prochaines actualisations,
- 49:39afin d'élargir notre périmètre d'observation.
- 49:42Cette intégration devrait se faire au printemps prochain.
- 49:45Nous tenons d'ailleurs à remercier la DDT de l'Oise pour sa participation à cet atelier.
- 49:49Je crois qu'ils sont présents aujourd'hui.
- 49:53Je ne vais pas m'étendre davantage sur cet outil et les résultats de l'atelier.
- 49:58pour pas nous mettre en retard que je vous invite donc à découvrir sur notre site internet et donc j'ai maintenant laissé la parole à nos intervenants et à corinne qui seront tout aussi bien vous en parler merci qu'on dise pour resituer un peu les quelques chiffres évoqués donc le taux de vacances en ile de france est de
- 50:186,7% sur les 11 territoires logistiques définis par la driouate il est de
- 50:246,54% donc à peu
- 50:25à peu près la même chose.
- 50:26Et on a une variation selon les territoires,
- 50:29les EPT et les PCI,
- 50:30qui va de zéro,
- 50:31donc pas du tout de...
- 50:32Enfin,
- 50:33tout va bien,
- 50:33en gros,
- 50:35jusqu'à plus de 12%.
- 50:38Pour repréciser,
- 50:39en fait,
- 50:39les séquences,
- 50:40calculs-là,
- 50:41ça concerne les bâtiments de plus de 5000 m² et le parc correspondant à l'échelle de l'île de France est de 19,7 millions de m².
- 50:51Donc quand on regarde les chiffres du taux de vacances à l'échelle nationale,
- 50:55l'Observatoire national de la logistique évoquait un taux de 4,7 en 2024 pour une publication en 2025 et au premier trimestre 2026,
- 51:08les chiffres publiés par d'un
- 51:10était de 6,5%
- 51:12à l'échelle nationale,
- 51:14alors qu'on était plutôt sur un moyen de
- 51:185% les années précédentes.
- 51:20Donc on va pouvoir commencer le débat avec nos intervenants,
- 51:27pour passer de constat au débat,
- 51:29et voir comment les résultats résonnent pour chacun d'entre vous.
- 51:33Donc je me tourne tout d'abord vers Romain,
- 51:35pour le département de Seine-Saint-Denis.
- 51:39On a vu lors des...
- 51:40des travaux de l'atelier qu'un faible taux de vacances ne traduisait pas nécessairement une situation problématique.
- 51:47Alors selon vous,
- 51:48à partir de quand peut-on réellement parler de tensions immobilières logistiques tendues sur un territoire tel que celui de la Seine-Saint-Denis par exemple ?
- 51:59Bonjour à tous.
- 52:02Peut-être...
- 52:03Ça marche pas ?
- 52:04Vous m'entendez bien ?
- 52:07Je le comprends.
- 52:07Ok.
- 52:08Bonjour à tous.
- 52:10Premièrement,
- 52:10une tension immobilière,
- 52:12c'est une inadéquation entre l'offre et la demande.
- 52:15Ça,
- 52:15c'est une définition toute basique.
- 52:19Ce qu'on peut dire,
- 52:20c'est qu'on constate en Ile-de-France et sur notre territoire de Seine-Saint-Denis,
- 52:24une forte croissance des entrepôts,
- 52:27des surfaces logistiques.
- 52:29A l'échelle de la région,
- 52:31on est à plus de 15 millions de mètres carrés d'entrepôts,
- 52:34de surface logistique,
- 52:37dont un tiers dans la première couronne et plus de deux tiers dans les franges,
- 52:4470%
- 52:44dans les franges de la région.
- 52:47Et cette croissance,
- 52:48elle est continue,
- 52:49puisqu'à l'horizon 2040,
- 52:50on prévoit plus de 8 000 millions de mètres carrés supplémentaires en région Île-de-France,
- 52:54donc plus de 50%
- 52:56par rapport aux données de 2026.
- 52:58Donc cette croissance,
- 52:59elle est très forte sur le territoire de Seine-Saint-Denis aussi,
- 53:04notamment les données de l'Ophélif entre 2012 et 2022.
- 53:08On a plus de 850 000 mètres carrés d'entrepôts construits sur le territoire.
- 53:16Aussi en termes de définition,
- 53:18on a différents types de surfaces et logistiques.
- 53:22Je crois que la terminologie entrepôt en Seine-Saint-Denis est obsolète,
- 53:29puisqu'on a tout type d'implantation logistique,
- 53:33des grandes plateformes,
- 53:34des entrepôts XXL,
- 53:35notamment près de Roissy.
- 53:38Et puis dans l'urbain,
- 53:39en zone dense,
- 53:41des espaces logistiques de proximité entre les deux,
- 53:43des entrepôts de messagerie,
- 53:44des hôtels logistiques.
- 53:46Et donc tous ces types de surfaces logistiques répondent à des logiques d'implantation différentes.
- 53:53Ça me paraissait important de rappeler cet élément.
- 53:59Donc voilà,
- 54:00la question de l'attention immobilière et foncière,
- 54:03c'est comment est-ce qu'on accueille ces entrepôts qui sont nécessaires à l'approvisionnement des commerces,
- 54:08des villes,
- 54:09donc nécessaires au fonctionnement des territoires,
- 54:13dans un contexte où le département est artificialisé,
- 54:17il n'y a pas beaucoup de fonciers disponibles,
- 54:19et donc c'est comment est-ce qu'on arrive à accueillir ces acteurs,
- 54:26mais aussi à maîtriser leurs implantations.
- 54:28Voilà,
- 54:28je pense que c'est un premier élément de réponse.
- 54:34Merci Renaud.
- 54:35Ce que je remarque,
- 54:36enfin ce que vous avez insisté sur un point important,
- 54:38c'est que déjà il faut commencer par préciser de quoi on parle et de ce que l'on veut observer avant toute chose et que la réalité du marché
- 54:48Le marché logistique est très varié selon les territoires et selon les profils d'usage logistique,
- 54:53de logistique d'activité en tant que tel.
- 54:56Je vais passer la parole à Géraldine et lui poser finalement la même question.
- 55:01Déjà,
- 55:01est-ce que vous partagez la même lecture que
- 55:04Renaud ? Et du point de vue de la sphère immobilière,
- 55:08que traduit un taux de vacances faible finalement ?
- 55:12Oui,
- 55:12tout à fait.
- 55:13Je partage totalement son point de vue.
- 55:16même si...
- 55:17J'ai un prisme de lecture du marché très particulier parce que moi je suis un cabinet de conseil,
- 55:21donc je suis orientée partie privée,
- 55:24utilisateur.
- 55:25Et il s'avère que j'aime bien me faire un petit peu,
- 55:29non pas l'avocat du diable,
- 55:30mais d'essayer d'analyser les choses avec un petit peu de recul.
- 55:34Parce que finalement,
- 55:35on pourrait se dire qu'un taux de vacances faible est dommageable pour les entreprises qui cherchent des espaces pour s'implanter,
- 55:41pour développer leur activité,
- 55:42ce qui est vrai.
- 55:44Mais quelque part,
- 55:44moi,
- 55:44je trouve que c'est aussi un signe assez...
- 55:47positif parce que ça veut dire que l'aménagement du territoire,
- 55:50l'offre d'entrepôts disponibles répond à des besoins concrets et trouve preneur et en plus souvent on peut constater qu'il y a très peu de libération c'est à dire qu'il y a des entrepôts qui sont pris avec des baux longue durée,
- 56:02renouvelés et ça veut dire qu'une société arrive à s'implanter de manière durable sur un territoire et que finalement cette vacance faible n'est pas forcément synonyme de quelque chose qui serait négatif là où ça devient problématique et négatif
- 56:16C'est qu'en fait,
- 56:17finalement,
- 56:17cette notion de tension immobilière,
- 56:19il faut la voir avec une vision multifactorielle.
- 56:22Parce qu'en fait,
- 56:23au-delà,
- 56:24comment dirais-je,
- 56:25de ce taux de vacances,
- 56:27un désir d'implantation,
- 56:28ça répond à beaucoup de critères dits différents.
- 56:30Et je rebondis sur ce qu'a dit mon camarade dans le sens où la localisation est fondamentale,
- 56:37la desserte routière est fondamentale,
- 56:38le bassin d'emploi est fondamental.
- 56:41Donc in fine,
- 56:41il n'y a pas que la vacance,
- 56:43il y a aussi bien évidemment tous ces facteurs-là qui rentrent en ligne de compte.
- 56:46Et ensuite,
- 56:47un sujet dont on parle énormément,
- 56:50mais parce qu'il est d'actualité et qu'il est concret,
- 56:52la rareté du foncier.
- 56:54Et aussi les projets du gouvernement,
- 56:56le ZAN,
- 56:56etc.,
- 56:57qui vont restreindre les procédures.
- 56:59Le millefeuille administratif,
- 57:01ICPE,
- 57:02autorisation environnementale,
- 57:05recours qui freine la production neuve.
- 57:08Et aussi,
- 57:08bien évidemment,
- 57:09la couche.
- 57:09concurrence avec d'autres usages.
- 57:12Au niveau d'un territoire,
- 57:14on doit réfléchir à ce dont a besoin la population.
- 57:16Si on a besoin de logements,
- 57:18d'écoles ou d'autres biens,
- 57:20d'immobilier d'entreprise comme des parcs d'activité multilocataire qui vont parler à nos PME,
- 57:24PMI qui,
- 57:25eux,
- 57:25ont besoin de 300 m2 et non pas 10 000 m2 pour opérer.
- 57:30Et aussi d'autres équipements publics.
- 57:33On reviendra sans doute un petit peu sur le sujet par la suite,
- 57:35mais il y a aussi cette...
- 57:37cette tendance de fond qui commence à s'installer,
- 57:39de la réflexion autour des data centers.
- 57:41Donc voilà,
- 57:41il y a aussi la logistique face à la concurrence des usages.
- 57:46Et aussi,
- 57:47il faut aussi un peu être transparent et honnête,
- 57:52il y a la question de l'acceptabilité.
- 57:54Tout simplement parce que l'acceptabilité des communes est devenue un facteur déterminant.
- 57:59Ce n'est pas forcément qu'il n'y a,
- 58:01on entend beaucoup,
- 58:02il n'y a plus de fonciers en France,
- 58:03il n'y a pas de fonciers.
- 58:05Quand vous prenez l'avion et que vous décollez,
- 58:06que vous voyez ces champs et ces champs et ces terrains à perte de vue,
- 58:09il y a du foncier.
- 58:10Il n'y a pas,
- 58:10en fait,
- 58:11du foncier fléché,
- 58:12destiné et immédiatement...
- 58:15des activités économiques.
- 58:16Mais in fine,
- 58:16il y a du foncier et c'est comment chacun décide de l'adresser.
- 58:20Et enfin,
- 58:21sujet sur lequel a déjà été évoqué ce matin,
- 58:25la question du bassin d'emploi est fondamentale,
- 58:27bien évidemment,
- 58:29parce qu'on ne peut pas se permettre non plus...
- 58:31Voilà,
- 58:31c'est aussi une question de savoir est-ce qu'on a envie de créer...
- 58:34Quel type d'emploi on a envie de créer sur un territoire et comment on adresse les différents usages.
- 58:43Merci Géraldine.
- 58:44Donc
- 58:45Paris, Adrien.
- 58:47Bonjour à toutes et tous.
- 58:49Moi je vais parler du point de vue d'un territoire qui voit concrètement arriver la logistique.
- 58:55Peut-être quelques mots pour présenter
- 58:57Grand Paris Sud.
- 58:58Nous sommes une agglomération.
- 59:00un regroupement de 23 communes.
- 59:02Nous sommes au sud-est de l'île de France,
- 59:05un territoire qui est construit autour de deux villes nouvelles,
- 59:08l'ex-ville nouvelle d'Evry-Courcouronne,
- 59:11la ville nouvelle de Sénard et au milieu,
- 59:13si j'ose dire,
- 59:14un bassin industriel historique à Corbeil-Essonne,
- 59:19un territoire qui accueille environ 160 000 emplois.
- 59:25On a à peu près 15%
- 59:27de notre emploi qui est de l'emploi industriel,
- 59:28ce qui est deux fois la moyenne régionale.
- 59:31Et on accueille aussi
- 59:343,5 millions de mètres carrés d'entrepôts.
- 59:37Donc quand on fait à peu près 20%
- 59:41de la logistique francilienne,
- 59:45on est un territoire très marqué par l'activité logistique.
- 59:52Pour réagir sur la question d'indicateurs,
- 59:55nous,
- 59:55on est assez d'accord pour avoir une approche multi-indicateurs,
- 1:00:02puisqu'on ne peut pas exclusivement se baser sur l'approche du taux de vacances pour déterminer une tension sur le marché.
- 1:00:10Et puis dès lors,
- 1:00:11en tout cas,
- 1:00:11c'est notre point de vue du territoire,
- 1:00:13s'il s'agit...
- 1:00:15de manier un seul indicateur pour développer plus de logistique.
- 1:00:19Je schématise beaucoup,
- 1:00:20mais nous,
- 1:00:21on construit.
- 1:00:23La démarche Ophélif nous intéresse beaucoup à ce stade,
- 1:00:26en lien avec les brokers,
- 1:00:29les commercialisateurs,
- 1:00:31qui ont un partage de données et des indicateurs,
- 1:00:33comme ceux qui ont été évoqués.
- 1:00:34On est en phase,
- 1:00:37on est cohérent avec cette démarche-là.
- 1:00:40On a une réflexion aussi sur l'échelle.
- 1:00:42Ça a été évoqué.
- 1:00:44Cette notion de tension,
- 1:00:46on la prend avec distance à l'échelle d'une intercommunalité.
- 1:00:53Pourquoi ?
- 1:00:54Parce que la logistique qui se déploie sur notre territoire,
- 1:00:58on considère qu'elle est au service du fonctionnement de l'appareil logistique métropolitain.
- 1:01:04On est un maillon de cette...
- 1:01:07Cette logistique francilienne,
- 1:01:11et donc s'il y a de la tension,
- 1:01:16si la tension doit se mesurer,
- 1:01:18on doit se mesurer principalement à l'échelle régionale.
- 1:01:22Je ne veux pas dire que ça ne nous regarde pas,
- 1:01:23mais presque.
- 1:01:26Et puis peut-être juste un élément,
- 1:01:28un peu de contexte de marché.
- 1:01:30On a encore plus pris nos distances avec ces notions-là.
- 1:01:35de tension sur l'immobilier logistique parce que récemment on avait un phénomène de marché qui nous a un peu étonné.
- 1:01:51On a vu toutes les grandes foncières logistiques sont venues nous voir pour nous demander si elles ne pouvaient pas travailler sur de très grands actifs à des changements de vocation.
- 1:02:02Je ne sais pas si certains peuvent deviner quel type de changement de vocation,
- 1:02:06mais des changements de vocation...
- 1:02:08Alors d'un côté,
- 1:02:11il y a de la tension sur le marché,
- 1:02:13de l'autre on veut changer la vocation d'actifs XXL.
- 1:02:18prend un peu nos distances avec ces notions-là.
- 1:02:20Voilà un peu le témoignage que je voulais apporter sur cette question.
- 1:02:26Merci,
- 1:02:27Adrien.
- 1:02:27On voit que le jeu d'acteur est assez complexe dans cet univers de la logistique.
- 1:02:34Et donc là,
- 1:02:35je vais passer à une deuxième question qui va plus être sur l'avenir,
- 1:02:40les transformations.
- 1:02:41les enjeux pour les territoires et les besoins logistiques émergents.
- 1:02:45Donc
- 1:02:45Géraldine, en tant qu'acteur de l'immobilier logistique,
- 1:02:48enfin conseil en tout cas,
- 1:02:50quels sont les principaux enjeux qui se dessinent pour les prochaines années autour de l'immobilier logistique sous votre angle ?
- 1:02:58Alors bien évidemment,
- 1:02:59il y a plusieurs enjeux,
- 1:03:01mais à mon sens,
- 1:03:01il y en a un fondamental auquel on pense beaucoup,
- 1:03:04qui revient en permanence,
- 1:03:06c'est l'enjeu de la décarbonation de l'immobilier logistique.
- 1:03:10Dans le sens où c'est vraiment important effectivement la dimension de développement durable,
- 1:03:14de décarbonation de l'immobilier.
- 1:03:15...mobilier,
- 1:03:16mais il y a aussi quelque chose,
- 1:03:17je trouve qu'on ne prend pas assez en compte,
- 1:03:19c'est l'ensemble de la responsabilité sociétale et éthique,
- 1:03:23la RSE des bâtiments,
- 1:03:25voir la dimension économique derrière,
- 1:03:29parce qu'on fait tous de la veille réglementaire,
- 1:03:32on vérifie toutes ces nouvelles normes qui viennent un petit peu contraindre,
- 1:03:35et dans le bon sens pour la décarbonation,
- 1:03:37mais contraindre quand même le développement des bâtiments et leur donner cette dimension de plus en plus forte en termes de décarbonation.
- 1:03:45Mais on ne réfléchit pas forcément aux externalités positives ou négatives.
- 1:03:50Mais aujourd'hui,
- 1:03:50vous voyez tous les bâtiments mettre du photovoltaïque en toiture,
- 1:03:54donc générer de l'énergie parce que ça devient assez législatif,
- 1:03:57c'est une obligation réglementaire et légale.
- 1:04:00Et finalement,
- 1:04:00on se retrouve avec des bâtiments qui produisent beaucoup plus d'énergie qu'ils n'en consomment.
- 1:04:05Et il y a la question de comment on adresse ce surplus.
- 1:04:09Il y a parfois des sites qui vendent à perte ou qui donnent ou qui finalement ça fait de l'énergie qui n'est pas utilisée.
- 1:04:15C'est assez paradoxal dans une démarche de décarbonation.
- 1:04:18C'est vraiment quelque chose à réfléchir à 360 degrés si je puis dire.
- 1:04:24Il y a un autre phénomène,
- 1:04:25c'est qu'on aime beaucoup promouvoir les bâtiments logistiques
- 1:04:29XL, Brim Very Good,
- 1:04:31Excellent,
- 1:04:32Biodiversity,
- 1:04:33tous ces labels.
- 1:04:35Et tous ces bâtiments dernier cri,
- 1:04:37dernière génération.
- 1:04:37Mais la vérité,
- 1:04:38c'est que le parc d'entrepôt et le parc d'entrepôt francilien est un parc d'entrepôt vieillissant.
- 1:04:45Il y a énormément de bâtiments de classe C.
- 1:04:48Et on pourrait se dire très bien,
- 1:04:50c'est une manne pour la réhabilitation.
- 1:04:52Eh bien non,
- 1:04:52car ces bâtiments sont occupés et exploités parce que souvent,
- 1:04:56ces bâtiments finalement vieillissants,
- 1:04:58quelque part un petit peu obsolètes,
- 1:05:00pas au goût du jour,
- 1:05:01pas pro décarbonation,
- 1:05:02sont souvent...
- 1:05:03très bien implantés stratégiquement,
- 1:05:05tout simplement parce que vous remontez le fil historique,
- 1:05:07il y a des années en arrière,
- 1:05:08ils pouvaient s'implanter à des endroits parfaits en termes d'accessibilité routière,
- 1:05:12des choses dans ce goût-là.
- 1:05:14Et les occupants de ces bâtiments arrivent à les exploiter,
- 1:05:16à avoir leurs autorisations,
- 1:05:18etc.
- 1:05:19Et finalement,
- 1:05:20ça devient un outil productif et la question,
- 1:05:22en fait,
- 1:05:23d'avoir un bâtiment dernier cri,
- 1:05:25de toutes les manières,
- 1:05:26même si on voulait le leur proposer,
- 1:05:27l'écueil est qu'on n'aurait pas suffisamment d'offres
- 1:05:31pour finalement basculer tous ces utilisateurs.
- 1:05:35Tout ça pour dire que c'est très important,
- 1:05:37bien évidemment,
- 1:05:38le développement durable,
- 1:05:39la décarbonation de l'économie et de l'immobilier logistique,
- 1:05:42ça va dans le bon sens.
- 1:05:44Mais je pense que l'application de ces réglementations,
- 1:05:46ça mériterait quand même un petit peu plus de planification et voire d'être affiné en fonction des cas.
- 1:05:53Et je pense que ça,
- 1:05:53pour l'immobilier logistique à l'avenir,
- 1:05:55ça va vraiment être les enjeux fondamentaux.
- 1:06:01On voit dans ce que vous dites Géraldine que le parc existant est important et c'est pas forcément l'esthétique,
- 1:06:10on va dire,
- 1:06:11la boîte qui est importante mais c'est plutôt l'usage de ce que je comprends.
- 1:06:16en partie dans vos propos.
- 1:06:18Pour passer la parole à Renaud,
- 1:06:20de côté Seine-Saint-Denis,
- 1:06:22quelles transformations émergent en termes de logistique ?
- 1:06:26Est-ce qu'il y a de nouvelles tensions qui s'ajoutent aux tensions déjà existantes ?
- 1:06:30Tout à fait.
- 1:06:33Pour répondre,
- 1:06:34peut-être,
- 1:06:35avant de parler de l'avenir,
- 1:06:36faire un petit peu de rétrospective.
- 1:06:40Depuis que les sociétés sont sédentarisées,
- 1:06:42que les villes existent,
- 1:06:43il y a de la logistique.
- 1:06:44Merci.
- 1:06:45une fonction vitale créée pour permettre l'approvisionnement,
- 1:06:51notamment alimentaire,
- 1:06:53des populations,
- 1:06:54mais pas que,
- 1:06:54de tout type de biens de consommation.
- 1:06:56Et l'entrepôt,
- 1:06:57l'immobilier logistique répond à ce besoin sous différentes formes.
- 1:07:02Il y avait une exposition l'année dernière sur l'histoire de l'architecture du stock qui était très intéressante et qui a bien montré l'évolution des bâtiments qui sont aujourd'hui...
- 1:07:14de plus en plus des usines à flux.
- 1:07:15On ne stocke presque plus dans les entrepôts où on gère des flux.
- 1:07:20J'avais un exemple marquant,
- 1:07:21c'est FedEx qui est présent dans
- 1:07:24220 pays dans le monde,
- 1:07:26qui dispose de 250 millions de mètres carrés.
- 1:07:31Et les colis de FedEx ne restent en moyenne que 90 minutes en entrepôt.
- 1:07:36Ce qui montre bien l'entrepôt qui est désormais une usine à flux.
- 1:07:42Et cette croissance du e-commerce notamment,
- 1:07:45elle génère de plus en plus de besoins immobiliers pour traiter ces flux.
- 1:07:50Donc ça,
- 1:07:51c'est une tendance d'évolution assez forte,
- 1:07:53on l'a dit.
- 1:07:55Alors les enjeux,
- 1:07:57ils sont de différents ordres.
- 1:07:58En Seine-Saint-Denis,
- 1:07:59on a deux grands discours forts pour l'avenir de l'immobilier logistique.
- 1:08:05La verticalisation en zone dense où le foncier est rare.
- 1:08:10On a dit qu'il y avait beaucoup de fonciers,
- 1:08:11mais il y a aussi une loi,
- 1:08:12la loi ZAN.
- 1:08:13Normalement,
- 1:08:14on essaye de...
- 1:08:15Limiter la consommation foncière et donc la verticalisation est une réponse.
- 1:08:20Donc on essaie de faire la promotion et on a une petite quinzaine de projets ou d'entrepôts livrés à étage en Seine-Saint-Denis.
- 1:08:28Donc on est sur la bonne voie.
- 1:08:31Et aussi un deuxième élément qu'on essaie de promouvoir,
- 1:08:36c'est la mixité.
- 1:08:37Dans les bâtiments,
- 1:08:39en zone dense,
- 1:08:40d'essayer d'accueillir des bâtiments.
- 1:08:42qui ont une partie des surfaces,
- 1:08:44peut-être notamment en rez-de-chaussée,
- 1:08:45qui soient dédiées à la logistique et qui permettent aussi d'accueillir d'autres fonctions,
- 1:08:52notamment économiques,
- 1:08:55pour répondre aussi aux besoins des PME-PMI,
- 1:08:58dans un bâtiment ou dans un espace logistique mixte.
- 1:09:01Donc ça,
- 1:09:01c'est des choses qu'on essaie d'accompagner.
- 1:09:04Et puis un troisième élément,
- 1:09:06c'est aussi la planification.
- 1:09:11On encourage les EPT à travers leur PLU à approfondir la planification avec un zonage qui va au-delà du zonage logistique,
- 1:09:21d'aller sur vraiment ce que je disais dans ma première partie sur les types d'immobilier logistique et d'inscrire ces types d'immobilier logistique dans les PLU.
- 1:09:29Et puis à échelle supraterritoriale,
- 1:09:32régionale ou nationale,
- 1:09:34on a des documents de planification,
- 1:09:36ce drift notamment de la région.
- 1:09:37qui identifie les pôles de développement logistique et puis qui aussi permet le développement,
- 1:09:44on va y venir ensuite,
- 1:09:45de la multimodalité.
- 1:09:48Mais la réalité,
- 1:09:49c'est qu'on a des territoires locaux qui sont un peu démunis.
- 1:09:52J'échangeais récemment avec la communauté d'agglos de Roissy,
- 1:09:57Pays de France,
- 1:09:58qui a accueilli en 10 ans 1,3 million de mètres carrés d'entrepôts sur son territoire et qui,
- 1:10:06de ce fait,
- 1:10:06est...
- 1:10:08Confronté à une complexité de la gestion et de l'accueil des entrepôts avec des éléments positifs,
- 1:10:14on a parlé de l'emploi,
- 1:10:16mais aussi des externalités négatives à maîtriser.
- 1:10:24Merci.
- 1:10:26Peut-être en réaction.
- 1:10:26Nous,
- 1:10:26on est dans les mêmes masses de production sur notre territoire.
- 1:10:30On a accueilli au cours de la dernière décennie 1 million,
- 1:10:33donc sur les 3,5 qu'on accueille,
- 1:10:35environ
- 1:10:361 million de mètres carrés.
- 1:10:38On a un enjeu,
- 1:10:39alors oui,
- 1:10:40d'acceptabiliser.
- 1:10:41J'en parlerai après.
- 1:10:42Mais aujourd'hui,
- 1:10:44c'est un enjeu de politique publique.
- 1:10:46C'est construire un équilibre dans la programmation à venir.
- 1:10:52c'est à dire que
- 1:10:53Donc,
- 1:10:53nous,
- 1:10:55un de nos rôles,
- 1:10:56c'est notamment de construire ces indicateurs,
- 1:10:59cette connaissance du marché.
- 1:11:00Il y a un sujet de planification également.
- 1:11:04Et pour s'organiser,
- 1:11:05j'allais dire face aux vagues de marché.
- 1:11:07On nous a dit,
- 1:11:09le marché nous a dit qu'il fallait faire la logistique.
- 1:11:12On a fait la logistique.
- 1:11:13Là,
- 1:11:13on a deux marchés qui se...
- 1:11:18qui se télescopent un peu,
- 1:11:19il faut faire des parcs d'activité PME-PMI.
- 1:11:23On a des centaines de milliers de mètres carrés qui sont en programmation.
- 1:11:28Il faut faire des data centers.
- 1:11:30Il y a une dimension quand même de promotion immobilière sur cette question-là.
- 1:11:36Donc comment nous organiser face aux mouvements parfois un peu...
- 1:11:42grégaire de marché.
- 1:11:45Donc voilà,
- 1:11:46on travaille ce côté-là,
- 1:11:47donc il y a effectivement un sujet planification.
- 1:11:50Un autre sujet,
- 1:11:51c'est quand la logistique est là,
- 1:11:55comment on travaille sur des sujets d'acceptabilité.
- 1:12:00Là,
- 1:12:00nous,
- 1:12:00on a un tel niveau de problématiques concernant l'acceptabilité.
- 1:12:06Je ne vais pas décrire tous les phénomènes que...
- 1:12:08Peut-être juste en décrire un,
- 1:12:09en termes d'impact environnementaux,
- 1:12:11on a des communes qui sont touchées par des phénomènes de neige industrielle.
- 1:12:18Donc il neige parce qu'il y a trop de camions.
- 1:12:20Je schématise,
- 1:12:21je caricature un peu.
- 1:12:22Mais ces sujets-là,
- 1:12:24les flux de camions,
- 1:12:27etc.,
- 1:12:28aujourd'hui,
- 1:12:30je pense qu'on peut le dire,
- 1:12:31je vais rentrer dans la pichée de nos élus,
- 1:12:33qui sont,
- 1:12:34pour certains,
- 1:12:34traumatisés par ce qui s'est passé.
- 1:12:38produisent ce qui se passe.
- 1:12:40Et aujourd'hui,
- 1:12:43on n'arrive plus à parler de développement économique avec eux parce que le seul critère d'implantation d'un projet d'entreprise sur notre territoire,
- 1:12:52c'est les flux de camions.
- 1:12:53Donc on en est là.
- 1:12:55On arrive...
- 1:12:58Développement d'une entreprise endogène,
- 1:13:00industrie...
- 1:13:03emploi local,
- 1:13:03etc.
- 1:13:04Où vont passer les camions ?
- 1:13:06Combien il y en aura ?
- 1:13:08On a vraiment un niveau de traumatisme que je n'ai pas qualifié,
- 1:13:14mais qui est
- 1:13:15C'est avancé.
- 1:13:17J'ai perdu un peu le fil de ce que je voulais dire,
- 1:13:18mais peut-être juste dire oui,
- 1:13:21travaillons.
- 1:13:22C'est aussi l'intérêt de ces groupes de travail où on a une pluralité d'acteurs.
- 1:13:29C'est comment on travaille sur ces questions d'acceptabilité,
- 1:13:34d'ancrage local,
- 1:13:38de transition écologique,
- 1:13:40etc.
- 1:13:46C'est ce que disait d'ailleurs dans les différentes sessions de l'atelier,
- 1:13:50c'est que pour les territoires...
- 1:13:55C'est là où on voyait que c'était intéressant d'avoir les différents points de vue immobilier,
- 1:14:00territoire,
- 1:14:01usager.
- 1:14:02Parce que selon l'endroit où on se situe,
- 1:14:05on ne va pas définir la logistique de la même façon.
- 1:14:09Et le compromis pour la définition a été un défi en soi.
- 1:14:15Et on a mis des limites par rapport aux 5000 m²,
- 1:14:20par exemple,
- 1:14:21pour des questions statistiques de sources de données.
- 1:14:25et pour les territoires quand vous dites immobilier logistique la première chose qui leur vient c'est les flux la logistique c'est les flux donc après dans les entrepôts dans les sites logistiques il faut essayer de réduire aussi le prisme des territoires parce que sinon on met tout dans la logistique dès qu'il y a un flux c'est la logistique or c'est pas
- 1:14:46ça la réalité l'industrie il y a des flux aussi donc pour ça c'était très intéressant ces ateliers
- 1:14:53Merci.
- 1:14:54face à ces sessions
- 1:14:56Avant de finir sur cette première table ronde et passer la parole à la salle pour des questions,
- 1:15:04je vous propose un dernier tour de table.
- 1:15:06Et quels seraient,
- 1:15:08pour chacun d'entre vous,
- 1:15:10un,
- 1:15:10deux,
- 1:15:10voire trois éléments clés que vous retiendriez de ce premier atelier consacré à la tension immobilière logistique ?
- 1:15:18Et sa première traduction en indicateur.
- 1:15:21Géraldine ?
- 1:15:22Alors tout d'abord,
- 1:15:24en toute transparence,
- 1:15:25j'ai été ravie.
- 1:15:26de participer à ces ateliers.
- 1:15:28Et justement,
- 1:15:29je trouve que la démarche initiale de mettre autour de la table acteurs privés,
- 1:15:33acteurs publics de différents horizons,
- 1:15:35etc.,
- 1:15:36c'était vraiment très intéressant,
- 1:15:38très enrichissant.
- 1:15:38J'ai appris beaucoup de choses et j'ai appris aussi un peu de changer de paradigme,
- 1:15:43de vision.
- 1:15:44C'était vraiment personnellement enrichissant.
- 1:15:47Et là où j'ai été agréablement surprise,
- 1:15:49c'est que parfois,
- 1:15:50on travaillait au sein même d'un atelier en petits groupes.
- 1:15:53Donc avec des acteurs d'horizons variés,
- 1:15:54et souvent les conclusions étaient les mêmes.
- 1:15:57Les constats sur le parc,
- 1:15:59les souhaits,
- 1:16:00le vouloir construire des solutions,
- 1:16:02les problématiques soulevées,
- 1:16:03etc.
- 1:16:04C'est vrai qu'on arrivait quand même finalement souvent aux mêmes conclusions.
- 1:16:08Et donc c'est en ça que c'est très intéressant l'Ophélif,
- 1:16:12tout ce qui a été mis en place,
- 1:16:14parce qu'il va vraiment falloir tendre vers une réflexion conjointe et créer des synergies.
- 1:16:20Parce que malgré toutes les bonnes initiatives,
- 1:16:22je pense qu'il reste encore un grand gap public-privé à combler,
- 1:16:26ou public-utilisateur,
- 1:16:28ou en tout cas créer des synergies pour être dans le bon sens,
- 1:16:31pour simplifier les projets,
- 1:16:33avoir aussi la même lecture du marché,
- 1:16:36comprendre le rôle de chaque acteur et pouvoir ainsi avancer tous ensemble dans le bon sens.
- 1:16:45Renaud ?
- 1:16:45Oui.
- 1:16:47Je partage cet intérêt d'un dialogue public-privé pour arriver à une vision partagée.
- 1:16:56Je pense aussi que je partage ce qu'a dit
- 1:16:59Adrien en amont.
- 1:17:02On a besoin d'indicateurs,
- 1:17:03on a besoin de chiffres,
- 1:17:04de données statistiques.
- 1:17:05Et merci à Lofeliv pour ce travail et sur l'observatoire qui est mis en ligne.
- 1:17:12Parce que,
- 1:17:13comme l'a dit Adrien...
- 1:17:15Nos élus sont beaucoup dans l'émotion quand on parle de logistique et on a besoin d'indicateurs qui permettent d'objectiver de quoi on parle et d'avoir un discours un peu plus scientifique et un peu plus rationnel sur le développement de l'immobilier logistique et
- 1:17:34ce qui contribue aussi à l'acceptabilité des implantations.
- 1:17:38Donc je trouve que ces indicateurs sont très importants.
- 1:17:44très utile pour nous techniciens.
- 1:17:52Alors,
- 1:17:53en ce qui me concerne,
- 1:17:54un apport méthodologique parce que on construit des bases de données mais là on est dans un cadre collectif,
- 1:18:01l'appui méthodologique de l'IPR,
- 1:18:05quelques données partagées de RIAT,
- 1:18:06etc.
- 1:18:07Voilà,
- 1:18:07ça c'est vraiment,
- 1:18:08ça vient conforter notre notre
- 1:18:12méthodologie de travail,
- 1:18:14notre savoir-faire
- 1:18:15sur ce sujet-là,
- 1:18:16qui est un élément important.
- 1:18:18Deuxièmement,
- 1:18:20oui,
- 1:18:20la vision de la profession immobilière,
- 1:18:26j'allais dire,
- 1:18:27en dehors des échanges qu'on peut avoir,
- 1:18:29qui sont souvent liés à une opération.
- 1:18:31Et donc là,
- 1:18:31on prend un peu de recul.
- 1:18:34On essaie de comprendre,
- 1:18:37de se faire comprendre,
- 1:18:38de passer quelques messages.
- 1:18:40d'écouter.
- 1:18:42Donc ça c'est vraiment,
- 1:18:44et sur un sujet qui est de manière dépassionnée j'allais dire,
- 1:18:47parce qu'on sort du quotidien de ce qu'on vit,
- 1:18:53voilà ce qui me concerne,
- 1:18:55ce que je peux partager.
- 1:19:00Merci à tous,
- 1:19:01merci à nos intervenants pour les échanges.
- 1:19:03Nous allons maintenant ouvrir le temps de discussion à la salle.
- 1:19:09On va peut-être prendre 3,
- 1:19:114 questions en même temps et puis nos intervenants répondront par la suite.
- 1:19:16Si vous voulez bien vous présenter à chaque fois que vous aurez une question en introduction.
- 1:19:22Merci.
- 1:19:31C'est bon,
- 1:19:31je pense.
- 1:19:33Oui,
- 1:19:33bonjour.
- 1:19:34Je suis Jean-Pierre Gommet.
- 1:19:35Je suis un vieux logisticien.
- 1:19:38Et donc,
- 1:19:39je vais vous faire part de mon expérience.
- 1:19:40D'abord,
- 1:19:41je suis très content de la création de cet observatoire parce que ça permet de savoir ce qui se passe en logistique.
- 1:19:48La logistique,
- 1:19:49c'est effectivement des entrepôts,
- 1:19:50mais pas que.
- 1:19:52C'est des vecteurs de transport,
- 1:19:53qu'ils soient ferroviaires,
- 1:19:54routiers,
- 1:19:55fluviaux ou aériens.
- 1:19:59Merci.
- 1:20:00Et donc,
- 1:20:01je voulais vous mettre en garde par rapport à ce que vous appelez la tension immobilière.
- 1:20:06Il n'y aura pas de tension immobilière.
- 1:20:08La logistique passera,
- 1:20:10de toute façon,
- 1:20:11parce que s'il n'y a pas de logistique,
- 1:20:13comme vous l'avez dit,
- 1:20:15les gens n'auront pas leurs colis,
- 1:20:16ils n'auront pas leurs marchandises,
- 1:20:18ils n'auront pas à manger et n'auront pas de médicaments.
- 1:20:21tout ce que fait la logistique.
- 1:20:24Il y a un chiffre qui apparaît régulièrement au sein de l'Ophélif,
- 1:20:28c'est 220 millions...
- 1:20:30tonnes à transporter en Ile-de-France.
- 1:20:32Ça ne se fait pas comme ça.
- 1:20:33Ça ne se fait pas à cavello,
- 1:20:35comme d'aucuns peuvent penser.
- 1:20:37Ça se fait effectivement par des moyens de transport,
- 1:20:39qu'ils soient ferroviaires,
- 1:20:40routiers,
- 1:20:41fluvaux,
- 1:20:41maritimes,
- 1:20:42peu importe.
- 1:20:43Donc voilà.
- 1:20:44Alors,
- 1:20:44ce que je voulais vous dire,
- 1:20:45et pourquoi je vous disais la tension immobilière n'existera pas,
- 1:20:49c'est qu'il faut faire très très attention à l'éloignement des entrepôts logistiques.
- 1:20:55Pourquoi ?
- 1:20:55Parce qu'effectivement,
- 1:20:56on va faire des entrepôts logistiques qui sont verts,
- 1:20:59qui créent leur propre électricité,
- 1:21:02enfin qui sont quasiment...
- 1:21:03indépendant.
- 1:21:04La première des choses,
- 1:21:05c'est que ces entrepôts logistiques sont malheureusement pas en broncher fer.
- 1:21:10Ça,
- 1:21:11c'est un vrai dommage.
- 1:21:13Et la deuxième,
- 1:21:14c'est que plus ils se reculent,
- 1:21:16plus il y aura de camions sur la route.
- 1:21:18Donc l'effet fait par les entrepôts pour être verts ou écologiques,
- 1:21:25logiquement admissibles,
- 1:21:27sont plus éloignées.
- 1:21:28On le voit et ça s'est vu par rapport à l'existence.
- 1:21:32C'est-à-dire qu'avant,
- 1:21:34chaque camion en région parisienne faisait 17 km pour livrer et maintenant,
- 1:21:38je crois que c'est près de 70.
- 1:21:40Et si ça continue,
- 1:21:42et si on continue à faire ce genre d'opérations,
- 1:21:44on va avoir des entrepôts,
- 1:21:46là j'ai vu
- 1:21:47Loiret, Oise,
- 1:21:48voire le nord de la France,
- 1:21:50ou quand je parle avec des gens d'Amazon qui me disent,
- 1:21:54si on n'arrive pas à faire des entrepôts de proximité,
- 1:21:57on fera directement de la livraison depuis la Belgique.
- 1:22:01Donc ça fait des camions supplémentaires.
- 1:22:03Donc c'est l'ensemble du maillage logistique qui doit être analysé en termes d'écologie et pas uniquement l'entrepôt et le positionnement de l'entrepôt.
- 1:22:12C'est plus pour vous madame,
- 1:22:14parce qu'effectivement vous avez fait une bonne analyse.
- 1:22:16la situation.
- 1:22:17Mais attention au fait de repousser de plus en plus loin ces entrepôts logistiques.
- 1:22:24Moi,
- 1:22:24on m'a parlé d'Orléans.
- 1:22:26Orléans,
- 1:22:26par rapport à Valenton,
- 1:22:28pour ceux qui sont de la région parisienne,
- 1:22:30c'est quand même plus de 100 km par rapport à Valenton,
- 1:22:33qui est en centre-ville quasiment,
- 1:22:35près des zones denses.
- 1:22:36Voilà.
- 1:22:38Merci.
- 1:22:45Oui,
- 1:22:46mais c'est très intéressant et c'est très juste,
- 1:22:48mais ce phénomène en fait,
- 1:22:51on appelle ça marché de report,
- 1:22:53donc l'Oise,
- 1:22:53le 45,
- 1:22:54etc.
- 1:22:55Mais c'est symptomatique,
- 1:22:57c'est-à-dire que si on arrive,
- 1:22:58enfin les promoteurs,
- 1:22:59les utilisateurs,
- 1:23:00s'ils trouvaient du foncier ou des locaux à côté de là,
- 1:23:05en plus parfois c'est des traumatismes,
- 1:23:07quand une entreprise a grandi dans une localité qu'elle est obligée de,
- 1:23:11c'est des pertes d'emploi,
- 1:23:12c'est des pertes de fournisseurs,
- 1:23:13de partenaires,
- 1:23:14etc.
- 1:23:15C'est simplement un symptôme de ce qui se passe,
- 1:23:17qui fait que l'offre francilienne pure ne répond plus à la demande,
- 1:23:22et donc que les barricentres,
- 1:23:23comme on appelle ça,
- 1:23:25sont obligés d'être repensés.
- 1:23:27Et l'Oise,
- 1:23:28finalement,
- 1:23:29et nous on fait des analyses aussi statistiques du marché de l'immobilier logistique,
- 1:23:33on prend l'Oise en Ile-de-France depuis plusieurs années déjà.
- 1:23:36Mais malheureusement c'est un symptôme,
- 1:23:38mais dans un monde idéal,
- 1:23:40on aimerait tous que tout soit à proximité,
- 1:23:42etc.,
- 1:23:43réduire les flux.
- 1:23:43mais
- 1:23:44C'est malheureusement pas le cas.
- 1:23:50Peut-être un élément.
- 1:23:52Alors nous,
- 1:23:52on a encore du foncier disponible.
- 1:23:53Je ne sais pas si je dois le dire ici.
- 1:23:57On a des centaines d'hectares.
- 1:24:00Sur nos territoires,
- 1:24:01la logistique passera.
- 1:24:02Sur nos territoires,
- 1:24:03c'est nos passaran.
- 1:24:07On peut vous inviter à participer aux réunions publiques sur des projets qui ne sont pas des projets logistiques.
- 1:24:13Le sujet revient systématiquement.
- 1:24:16Les habitants,
- 1:24:17avec quelques leviers de boucliers,
- 1:24:19etc.,
- 1:24:20des projets.
- 1:24:20Nous,
- 1:24:20on a sur notre territoire l'illustration d'un projet qui ne s'est pas fait compte tenu de l'opposition des populations.
- 1:24:29Alors c'était pas Amazon,
- 1:24:30c'était Chronopost.
- 1:24:31Je sais pas si je vais le redouter non plus.
- 1:24:34Voilà.
- 1:24:35Bon.
- 1:24:35Et pour illustrer,
- 1:24:38on peut se retrouver confrontés à des phénomènes assez importants d'opposition locale dont les élus sont...
- 1:24:45C'est des représentants de la population,
- 1:24:47sont porte-parole.
- 1:24:47Voilà.
- 1:24:48Voilà ce qui se passe.
- 1:24:52Il faudrait bien intervenir aussi,
- 1:24:55peut-être aussi pour indiquer qu'un entrepôt logistique,
- 1:24:58il est aussi perçu en termes d'emploi.
- 1:25:02Non,
- 1:25:03non,
- 1:25:03il n'y a pas que des négatifs.
- 1:25:05Nos élus,
- 1:25:06ils sont très attentifs aussi en Seine-Saint-Denis à un bassin d'emploi ouvrier.
- 1:25:12Et la logistique répond.
- 1:25:14Et c'est un des seuls domaines qui répond aujourd'hui sur notre territoire aux caractéristiques du bassin d'emploi.
- 1:25:20on voit que les bureaux...
- 1:25:22notamment dans ce quartier,
- 1:25:24profitent peu aux séquagnos tunisiens,
- 1:25:27contrairement à la logistique.
- 1:25:30Et aussi sur cette question du desserrement logistique,
- 1:25:32il y a un double phénomène.
- 1:25:33Moi je pense qu'il y a un desserrement à maîtriser,
- 1:25:36à organiser,
- 1:25:37et il y a un resserrement.
- 1:25:39On a besoin de réintroduire des surfaces logistiques en zone dense et au cœur des villes,
- 1:25:45et à Paris-Centre aussi,
- 1:25:47pour pouvoir décarboner la logistique du dernier kilomètre.
- 1:25:50Donc,
- 1:25:50il y a...
- 1:25:51Le desserrement,
- 1:25:53il y a le resserrement aussi et finalement il faut penser en réseau,
- 1:25:56enfin un logisticien pense en réseau et pense plus en une implantation unique,
- 1:26:00il pense en réseau.
- 1:26:03Je vais peut-être me permettre de compléter un petit peu.
- 1:26:08Ça rejoint en partie les propos de Renaud tout à l'heure.
- 1:26:11Il y a aussi la question de la valeur locative et la valeur foncière.
- 1:26:14Donc c'est là où le territoire francilien est un peu plus cher qu'ailleurs.
- 1:26:19Donc ça joue dans la balance pour la localisation des sites logistiques et en fonction aussi des activités qui s'y mettent.
- 1:26:27Des grands noms vont peut-être trouver quelque chose en Ile-de-France parce qu'ils ont les moyens financiers.
- 1:26:31Peut-être pas tous,
- 1:26:32mais en tout cas,
- 1:26:33ce sera plus facile pour eux que pour des acteurs que vous évoquiez,
- 1:26:38Renaud,
- 1:26:39quand on a préparé cet échange,
- 1:26:42qui ont besoin de petites surfaces,
- 1:26:43mais avec des loyers qui répondent aussi aux moyens qu'ils ont à mettre en œuvre.
- 1:26:54Oui,
- 1:26:54oui,
- 1:26:54tout à fait,
- 1:26:55je veux bien intervenir.
- 1:26:56Ça a été évoqué,
- 1:26:56la concurrence foncière.
- 1:26:58Là,
- 1:26:58on n'est plus sur la tension immobilière,
- 1:27:00logistique en tant que telle,
- 1:27:01mais sur la concurrence foncière.
- 1:27:03On a un tissu de PME,
- 1:27:04PMI en Seine-Saint-Denis qui a du mal à trouver des surfaces pour se développer.
- 1:27:09Et on a,
- 1:27:10à côté de ça,
- 1:27:11un développement assez fou,
- 1:27:14notamment près de Roissy,
- 1:27:15de grandes surfaces logistiques avec des caractéristiques...
- 1:27:19techniques des bâtiments,
- 1:27:20notamment la taille des cellules qui est inadaptée,
- 1:27:22et puis des caractéristiques de loyer et de marché qui sont également inadaptées au tissu
- 1:27:29PMI de Seine-Saint-Denis.
- 1:27:33On a dit que le jeu d'acteur est complexe.
- 1:27:37Dans l'immobilier logistique,
- 1:27:38il y a les aménageurs,
- 1:27:40la puissance publique,
- 1:27:41et puis il y a les investisseurs immobiliers,
- 1:27:42puis il y a les opérateurs qui louent les surfaces.
- 1:27:45Et en fait,
- 1:27:46les intérêts ne sont pas forcément toujours.
- 1:27:49Exactement aligné,
- 1:27:50un investisseur immobilier,
- 1:27:52il va regarder la rentabilité de son investissement au regard d'un niveau de loyer.
- 1:27:58Et un territoire,
- 1:28:01il va souhaiter mettre en avant l'écosystème économique local,
- 1:28:07faire cette promotion.
- 1:28:08Et il peut y avoir un décalage entre ces intérêts des différents types d'acteurs et c'est ça aussi.
- 1:28:15qu'on essaye de maîtriser quand on appelle à la maîtrise du marché immobilier logistique.
- 1:28:24Je vais aller très très rapidement.
- 1:28:27Merci tout d'abord pour votre intervention.
- 1:28:28Jamila Jaïdan pour le foncier public service aménagement durable.
- 1:28:32Donc je découvre aussi...
- 1:28:36effectivement,
- 1:28:38l'existence de cet observatoire auquel on contribuera,
- 1:28:40en tout cas du côté de notre service.
- 1:28:43Ce n'est pas tant une question qu'une réflexion.
- 1:28:45En fait,
- 1:28:46vous avez souvent parlé d'acceptabilité,
- 1:28:48donc de ce type de filière.
- 1:28:51La question de l'image aussi des métiers,
- 1:28:53puisque dans l'imaginaire de la population,
- 1:28:55c'est boîte à chaussures,
- 1:28:56etc.
- 1:28:56D'ailleurs,
- 1:28:57vous avez même évoqué boîte à chaussures,
- 1:28:58on est dans cet imaginaire-là.
- 1:29:00La question de l'acceptabilité passe aussi par l'image des métiers,
- 1:29:03de la filière.
- 1:29:04Je pense que ce sera aussi une des thématiques.
- 1:29:06Donc c'est pourvoyeur aussi d'emplois,
- 1:29:08de nouveaux métiers,
- 1:29:08en quoi l'IA va peut-être transformer aussi les métiers de ces logisticiens.
- 1:29:14J'aurais peut-être une suggestion.
- 1:29:18C'est peut-être que cet observatoire puisse aussi valoriser des initiatives concourant au comment faire.
- 1:29:26Par rapport à cette acceptabilité,
- 1:29:27parce que du coup,
- 1:29:28Adrien,
- 1:29:28tu dis,
- 1:29:29voilà,
- 1:29:30tout le monde dit l'acceptabilité,
- 1:29:32c'est comme l'acceptabilité de l'industrie ou des data centers,
- 1:29:35etc.
- 1:29:35C'est le comment faire,
- 1:29:36en fait.
- 1:29:37Il y a certainement des acteurs de la filière économie sociale et solidaire qui ont des techniques,
- 1:29:42enfin des méthodes,
- 1:29:44que nous,
- 1:29:44j'allais dire,
- 1:29:44les techniciens de l'aménagement,
- 1:29:47nous ne sommes pas tout à fait...
- 1:29:50et ça contribuerait probablement en Seine-Saint-Denis,
- 1:29:52vous avez parlé de
- 1:29:54Les trois facteurs qui permettent aussi cette acceptabilité,
- 1:29:59intensification,
- 1:30:03mixité des usages.
- 1:30:04Donc il y a ce volet ESS.
- 1:30:06En plus,
- 1:30:07on a la chance en Ile-de-France de disposer de belles structures d'ESS capables justement de permettre ce dialogue entre habitants élus et industriels.
- 1:30:16Et je crois que c'est le comment faire.
- 1:30:18Parce qu'au-delà de la donnée...
- 1:30:20Voilà,
- 1:30:20c'est le comment faire.
- 1:30:22Les acteurs,
- 1:30:22c'est le comment faire.
- 1:30:23C'est ça l'enjeu.
- 1:30:23Moi,
- 1:30:23il me semble que c'est ça aussi l'enjeu.
- 1:30:25Et l'enjeu de l'acceptabilité,
- 1:30:26ça passe aussi par la valorisation des métiers.
- 1:30:29En quoi l'impact de cette filière peut contribuer aussi au développement et à la résilience du territoire ?
- 1:30:34Et après,
- 1:30:35je...
- 1:30:35Ah bon,
- 1:30:36ok,
- 1:30:36je finis.
- 1:30:37Très bien.
- 1:30:37Mais pardon,
- 1:30:38merci.
- 1:30:40Oui,
- 1:30:41bon.
- 1:30:43C'est aussi dépasser,
- 1:30:44ça nous permettrait aussi de dépasser un peu cette schizophrénie dont on est finalement,
- 1:30:49qu'on soit agent public ou habitant même.
- 1:30:51Je peux acheter chez Amazon,
- 1:30:52c'est pas vrai,
- 1:30:53j'achète jamais,
- 1:30:53mais je peux acheter,
- 1:30:55je peux,
- 1:30:57voilà.
- 1:30:57Mais en même temps,
- 1:30:58c'est comment je dépasse,
- 1:31:00et c'est cette concurrence des usages,
- 1:31:02moi travaillant pour l'État,
- 1:31:03je veux dire,
- 1:31:05il y a le logement,
- 1:31:06je gère aussi du foncier,
- 1:31:07il y a le logement social.
- 1:31:10Le logement des agents publics,
- 1:31:12les nœuds multimodaux.
- 1:31:14Voilà.
- 1:31:14Donc c'est aussi comment...
- 1:31:16Et le comment faire,
- 1:31:17c'est ça.
- 1:31:17Pardon.
- 1:31:24On a encore le temps de prendre une ou deux questions.
- 1:31:26Il y en avait une ici.
- 1:31:27Puis après,
- 1:31:28le timing est un peu serré.
- 1:31:29Donc monsieur puis madame.
- 1:31:37Léo Lando,
- 1:31:37France Nature Environnement,
- 1:31:38Ile-de-France.
- 1:31:41J'ai deux ou trois questions.
- 1:31:42La première,
- 1:31:46comment entrevoyez-vous une concurrence foncière entre les projets logistiques et les projets data center ?
- 1:31:55Deuxième question,
- 1:31:58est-ce que vous pouvez nous rappeler succinctement...
- 1:32:02Qu'est-ce que la région a adopté comme mesure,
- 1:32:05comme adaptation du ZRIFE en matière de logistique ?
- 1:32:09Et qu'est-ce que vous attendez de la vision du SCOT métropolitain à ce sujet ?
- 1:32:13Dernier point,
- 1:32:15on parle de logistique de manière générale.
- 1:32:18Est-ce que vous pouvez nous dire...
- 1:32:20La répartition entre les besoins logistiques qui sont au relève de l'industrie,
- 1:32:26de ce qui relève par exemple de la consommation finale des ménages,
- 1:32:29et notamment de l'alimentaire par rapport au non alimentaire,
- 1:32:31ça pourrait peut-être nous aider à voir ce qui est nécessaire et ce qui est peut-être un peu superflu.
- 1:32:40Alors je vais répondre succinctement parce que c'est plusieurs sujets très intéressants.
- 1:32:45En sachant que le deuxième sujet évoqué,
- 1:32:47monsieur,
- 1:32:48sera abordé dans la table ronde suivante,
- 1:32:50donc je les laisserai répondre par rapport aux drifts,
- 1:32:53etc.
- 1:32:54La concurrence de l'immobilier,
- 1:32:55logistique et data center,
- 1:32:57c'est un vaste sujet,
- 1:32:58étant donné que pour monter un data center,
- 1:33:02il y a beaucoup plus,
- 1:33:02c'est multifactoriel.
- 1:33:03Ça veut dire que vous pouvez avoir...
- 1:33:05Déjà,
- 1:33:05vous avez l'autorisation...
- 1:33:07Vous avez les fonciers,
- 1:33:07vous n'aurez pas la puissance électrique ou que sais-je.
- 1:33:10Enfin,
- 1:33:10ce n'est vraiment pas du tout la même logique,
- 1:33:13ni en termes de stratégie,
- 1:33:14ni patrimoine.
- 1:33:15...immobilière.
- 1:33:16Après,
- 1:33:17la question est de savoir si ce sera des choix au niveau local ou des choses comme ça.
- 1:33:22Mais il y a aussi beaucoup...
- 1:33:23Il y a des externalités négatives différentes.
- 1:33:25Il n'y a pas de flux.
- 1:33:26Mais il va y avoir,
- 1:33:27par exemple,
- 1:33:27des choses qui peuvent faire des nuisances sonores ou de la pollution,
- 1:33:31parce que pour refroidir un entrepôt,
- 1:33:33on est obligé d'installer un certain nombre de choses.
- 1:33:36Mais à mon avis...
- 1:33:37Ça va se rejoindre au niveau des acteurs.
- 1:33:40C'est-à-dire qu'il y a des acteurs qui disposent de bâtiments,
- 1:33:42qui vont réfléchir à changer la destination,
- 1:33:45ce qu'évoquait mon camarade au préalable.
- 1:33:48Mais in fine,
- 1:33:50c'est quand même deux marchés radicalement différents.
- 1:33:55Juste un mot sur le sujet.
- 1:33:56On connaît très bien le sujet Data Center à Grand Paris Sud.
- 1:34:00On a une demi-douzaine de projets...
- 1:34:03de data centers de plus de 100 mégawatts qui se déploient sur le territoire.
- 1:34:09C'est presque le double de ce qu'il y a connecté à l'échelle nationale aujourd'hui.
- 1:34:14La concurrence,
- 1:34:15en fait,
- 1:34:17on la vit...
- 1:34:19elle est relative dans la mesure où,
- 1:34:22ça contredit ce que j'ai dit tout à l'heure mais on a quand même un effet réseau et proximité des réseaux électriques qui orientent l'aménagement numérique de
- 1:34:39ces infrastructures numériques en Ile-de-France il est à la main de personne sauf de RTE là où il y a des réseaux
- 1:34:47Là où il y a des réinvestissements sur le réseau,
- 1:34:49les data centers font la prospection foncière et pour la première fois,
- 1:34:53nous on a des opérateurs qui viennent nous voir en nous disant il y a de l'électricité par ici,
- 1:34:57est-ce que vous avez du foncier ?
- 1:35:00Ce qui renverse un peu la vapeur.
- 1:35:02Voilà comment nous,
- 1:35:03on le vit sur le territoire.
- 1:35:04Juste un mot sur le comment faire.
- 1:35:06Moi,
- 1:35:06j'ai plutôt illustré comment ne pas faire.
- 1:35:09On en est là aujourd'hui.
- 1:35:11L'enjeu,
- 1:35:12c'est justement que j'essaie de présenter pour les territoires,
- 1:35:15c'est construire le comment faire.
- 1:35:17Il faut passer le cap du comment ne pas faire.
- 1:35:20C'est ce qui se présente à nous aujourd'hui.
- 1:35:23Solder un peu l'héritage,
- 1:35:26je ne sais pas comment le qualifier.
- 1:35:28Et voilà.
- 1:35:31Oui,
- 1:35:32je voudrais bien intervenir rapidement.
- 1:35:34Sur la question de l'acceptabilité,
- 1:35:36je voudrais indiquer qu'il y a eu un groupe de travail cette année porté par la région et la fabrique de la logistique où on essaie de trouver des solutions pour optimiser l'acceptabilité des entrepôts,
- 1:35:48pour être clair.
- 1:35:49Et un enjeu qui ressort,
- 1:35:50c'est la visibilité de la logistique.
- 1:35:54Aujourd'hui,
- 1:35:55c'est quand même très invisible.
- 1:35:59On ne sait pas ce que c'est que la logistique finalement sur nos territoires ou mal et mieux on la connaîtra,
- 1:36:04mieux on la rendra visible,
- 1:36:06mieux on la valorisera aussi dans ses bonnes pratiques et plus elle sera acceptée.
- 1:36:12Et puis pour vous répondre monsieur,
- 1:36:18il y a une difficulté quand on est un territoire,
- 1:36:21c'est que quand on doit analyser un projet d'entrepôt,
- 1:36:24d'immobilier logistique,
- 1:36:27on ne sait pas.
- 1:36:28qu'elle sera l'opérateur.
- 1:36:30Puisqu'en fait,
- 1:36:31on est face à un investisseur qui présente un projet d'entrepôt locatif et c'est lui qui maîtrise l'allocation à l'opérateur qu'il souhaitera.
- 1:36:40Et nous,
- 1:36:41on est très démunis,
- 1:36:43territoire,
- 1:36:45locaux,
- 1:36:46je le dis.
- 1:36:49Accueillir un entrepôt qui va accueillir un logisticien des médicaments,
- 1:36:55on est tout à fait pour.
- 1:36:57Accueillir un entrepôt qui va accueillir un e-commerce en chinois,
- 1:37:00on est moins pour,
- 1:37:01j'ai pas honte de le dire,
- 1:37:03mais on ne sait pas.
- 1:37:04Parce que quand on est dans une procédure d'autorisation d'entrepôt,
- 1:37:08on évalue un projet immobilier et on n'évalue pas un projet économique.
- 1:37:13Et c'est un peu la limite de la juridiction et du fonctionnement,
- 1:37:19c'est qu'on est amené à nous positionner,
- 1:37:23à autoriser ou non.
- 1:37:26Un entrepôt sans savoir quel sera l'opérateur finalement qui sera dedans.
- 1:37:32On va prendre une toute dernière question.
- 1:37:35S'il y en a d'autres après,
- 1:37:36les intervenants seront là pour échanger à la fin de l'événement.
- 1:37:41Je vais vous rassurer,
- 1:37:41je vais faire simple,
- 1:37:42c'est pas une question.
- 1:37:42Et merci Renaud,
- 1:37:43Delphine Blanc,
- 1:37:44la fabrique de la logistique.
- 1:37:45C'est pour effectivement partager pour tous ceux qui sont intéressés.
- 1:37:48Nous avons lancé,
- 1:37:49donc il y a un an,
- 1:37:49avec la région Île-de-France,
- 1:37:50que je remercie,
- 1:37:52un projet important sur l'acceptabilité des riverains face aux fonciers logistiques avec deux axes,
- 1:37:57comment mieux faire connaître cette activité qui est inconnue du grand public pour mieux en traiter les irritants.
- 1:38:02La mixité des usages,
- 1:38:03la concertation fait partie des sujets.
- 1:38:04Donc pour ceux qui sont intéressés,
- 1:38:07le projet est toujours en cours.
- 1:38:08Et l'autre axe est bien évidemment de mieux faire connaître auprès du grand public cette activité-là,
- 1:38:14donc un des enjeux de cette année.
- 1:38:15de sensibilisation et de communication.
- 1:38:17Je reste à l'écoute des personnes intéressées pour venir contribuer,
- 1:38:22puisque le projet est toujours en cours.
- 1:38:24Merci.
- 1:38:28Merci beaucoup.
- 1:38:29J'ai vu qu'il y avait d'autres questions.
- 1:38:30Donc n'hésitez pas à vous flécher pour échanger éventuellement ensemble après.
- 1:38:37Désolée,
- 1:38:38le temps est raccourci.
- 1:38:41Sujet passionnant,
- 1:38:42mais on a des délais à un peu respecter.
- 1:38:45Je m'en excuse.
- 1:38:54Donc merci à nos intervenants pour la qualité de ces échanges et merci à Corinne aussi pour l'animation de cette table ronde.
- 1:39:04Donc voilà,
- 1:39:05c'est tout l'esprit de cette matinée,
- 1:39:07c'est de se réunir,
- 1:39:08de faire réseau.
- 1:39:09Et donc après cette première séquence,
- 1:39:11on va ouvrir la deuxième table ronde qui va être animée cette fois-ci par Antoine sur le sujet du report modal et du transport combiné via l'offre régionale.
- 1:39:22Je vais appeler aussi les intervenants à venir que je remercie pour leur disponibilité.
- 1:39:27Alors autant le premier atelier a fait l'objet d'un travail de réflexion commun,
- 1:39:35autant celui-ci,
- 1:39:37et c'est une amorce sur le transport combiné.
- 1:39:41Donc je vais dans un premier temps rappeler un peu ce qu'est le transport combiné,
- 1:39:47et surtout...
- 1:39:49Je ne sais pas où est-ce qu'elle a mis là.
- 1:39:51Un certain nombre de choses.
- 1:39:54C'est-à-dire qu'est-ce qu'on sait sur le transport combiné actuellement en Ile-de-France ?
- 1:39:59Qu'est-ce qu'on souhaiterait savoir ?
- 1:40:01Parce qu'il y a des choses qu'on ne sait pas et qui seraient sans doute utiles.
- 1:40:05Est-ce que tu as la...
- 1:40:09ce qui est utile et au fond quelles sont les perspectives qui sont ouvertes pour le transport combiné on a vu à différentes reprises ce que c'est appelé du vœu de tout le monde,
- 1:40:21alors peut-être pas chaque entrepôt parce que je pense que d'embrancher les entrepôts pas mais d'avoir des chantiers de transport combiné efficaces dans une dimension d'ailleurs qui échappe un peu,
- 1:40:32c'est à dire quand on parle du fret et logistique en Ile-de-France,
- 1:40:35on est souvent
- 1:40:36un peu borné sur les limites administratives.
- 1:40:40Mais le vrai gain de réduction d'émissions,
- 1:40:44c'est le gain qui concerne l'île de France,
- 1:40:47mais dont elle n'est pas directement victime,
- 1:40:49en quelque sorte,
- 1:40:50c'est les émissions sur les très longues distances.
- 1:40:52Donc c'est cette question et l'efficacité du transport modal,
- 1:40:55c'est justement la relation de l'île de France avec ses voisins.
- 1:40:58Alors autour de la table ronde,
- 1:41:00on a essayé d'avoir les différents intervenants,
- 1:41:04à la fois publics,
- 1:41:05à travers
- 1:41:07Eliott Varon de la DRIAT,
- 1:41:10qui suit les questions ferroviaires,
- 1:41:11entre autres,
- 1:41:13à la DRIAT.
- 1:41:13Nathalie Wauquiez,
- 1:41:14chef de service,
- 1:41:15fret et entreprise à la région.
- 1:41:18Tous deux membres du comité technique.
- 1:41:24Du côté des opérateurs,
- 1:41:27j'ai le plaisir d'accueillir Aurélien Barbé,
- 1:41:29délégué général du GNTC,
- 1:41:32que certains d'entre vous ont déjà entendu en début du mois.
- 1:41:36Il y a certains éléments sur lesquels on passera plus rapidement sur l'observation.
- 1:41:41D'ailleurs,
- 1:41:41ils ont un observatoire à l'échelle nationale.
- 1:41:44Pierre de Bellabre,
- 1:41:45directeur projet multimodalité.
- 1:41:49Voilà,
- 1:41:49AROPA,
- 1:41:51le bras fluvial de l'intermodalité,
- 1:41:54mais pas que.
- 1:41:55Les ports animent aussi beaucoup et initient des services ferroviaires.
- 1:42:01Et enfin,
- 1:42:02Didier Lourdin,
- 1:42:02SNCF Réseau,
- 1:42:05qui travaille sur les questions de frette et d'insertion et d'acceptabilité,
- 1:42:09et qui reviendra sur les questions qui se posent sur les implantations locales de cette activité.
- 1:42:17Donc dans un premier temps...
- 1:42:18Je vais rapidement revenir sur les questions.
- 1:42:23Ce qui est ouvert est la manière dont on envisage aussi de travailler.
- 1:42:28C'est-à-dire qu'avant d'apporter des réponses,
- 1:42:30il faut avoir des questions et savoir quelles sont les statistiques dont on dispose et comment on mesure les données existantes.
- 1:42:39Est-ce que les données qui existent sont compatibles les unes avec les autres et comment les faire dialoguer.
- 1:42:48Rapidement,
- 1:42:48sur le transport combiné,
- 1:42:52c'est un transport dans lequel la partie la plus importante du transport est assurée par des modèles alternatifs à la route,
- 1:42:59donc le fleuve ou la voie d'eau,
- 1:43:02avec des pré- et post-acheminements au maximum réglementaire,
- 1:43:06150 km.
- 1:43:07Mais bon,
- 1:43:07la réalité est inférieure.
- 1:43:13Ah bon ?
- 1:43:13Je pensais que c'était...
- 1:43:15D'accord,
- 1:43:15pardon.
- 1:43:16Voilà,
- 1:43:18du transport combiné avec l'objectif,
- 1:43:20c'est la réduction du CO2 et la question des coûts économiques supplémentaires pour les ruptures de charges.
- 1:43:30C'est plutôt pour avoir le fond,
- 1:43:32rappeler les données.
- 1:43:33Alors j'ai pris ici les données de la DGITM,
- 1:43:36puisqu'il y a là aussi,
- 1:43:37et dans le rapport de l'observatoire du GNTC,
- 1:43:41c'est bien précisé,
- 1:43:43que vous avez aussi pour le ferroviaire les données de l'ART.
- 1:43:49L'ADIGTM,
- 1:43:49c'est uniquement les UTI,
- 1:43:52donc les unités de transport intermodal qui sont éligibles à la subvention.
- 1:43:57C'est un peu moins important.
- 1:43:58Mais j'ai repris les données pour montrer un peu les répartitions entre le fluvial et le ferroviaire à l'échelle nationale.
- 1:44:05Notre sujet à nous,
- 1:44:06c'est comment est-ce qu'on passe de l'échelle nationale à l'échelle régionale.
- 1:44:09C'est pour informer les acteurs et les suivre.
- 1:44:12BIP
- 1:44:12Pour le fleuve route,
- 1:44:14j'ai noté que la Seine représente 50%
- 1:44:16des trafics,
- 1:44:17donc l'ensemble du bassin.
- 1:44:18Mais une partie des destinations,
- 1:44:20c'est bien sûr l'île de France et au premier rang desquels,
- 1:44:23le jeune villier est un peu bon oeil.
- 1:44:26Vous avez le transport communé ferroviaire.
- 1:44:31Alors avec les évolutions...
- 1:44:37Globalement,
- 1:44:39ça reste relativement stable.
- 1:44:40Si on regarde les chiffres depuis 2019,
- 1:44:43il y a des hauts et des bas.
- 1:44:45Ce qui est prévu,
- 1:44:45c'est un véritable développement qui est attendu d'ici 2030-2032.
- 1:44:55La question,
- 1:44:55c'est comment est-ce qu'on va accueillir ces besoins supplémentaires.
- 1:45:00Alors la place de l'île de France,
- 1:45:02c'est toujours le cas quand on parle de l'île de France.
- 1:45:05Il y a les besoins internes et la position centrale de l'île de France,
- 1:45:09que ce soit en termes d'emploi,
- 1:45:10mais en termes de circulation également,
- 1:45:12notamment pour le transport commun et ferroviaire.
- 1:45:15C'est une partie du transit qui s'arrête à Ballanton ou d'autres trafics qui ne font que traverser la région.
- 1:45:23C'est lié à l'architecture du réseau lui-même.
- 1:45:27Et là aussi,
- 1:45:28on a des données relativement récentes et extrêmement intéressantes sur le site yakalefer.fr qui donnent les services,
- 1:45:38les opérateurs.
- 1:45:40On n'a pas encore tiré tout le profit qu'on peut traduire ça.
- 1:45:44L'Ophélif,
- 1:45:44c'est aussi une opération de traduction des données diverses pour nous.
- 1:45:51Et à terme,
- 1:45:52ça a été indiqué,
- 1:45:54sur la même carte,
- 1:45:55on aura aussi les trafics fluviaux.
- 1:45:57Pour le moment,
- 1:45:58c'est deux cartes séparées avec les services fluviaux,
- 1:46:04fleuves-routes,
- 1:46:05pour l'essentiel.
- 1:46:05Je pense que c'est assez marginal,
- 1:46:08le fluvial ferroviaire,
- 1:46:11mais c'est peut-être aussi des choses à développer.
- 1:46:13Je pense que Pierre aura peut-être des choses à nous dire là-dessus.
- 1:46:17Et donc il y a la question effectivement de concurrence,
- 1:46:20d'encombrement,
- 1:46:20mais pour replacer un peu le système des Français.
- 1:46:24Alors ce qu'on sait,
- 1:46:24et là je remercie
- 1:46:26Aropa...
- 1:46:27qui depuis plusieurs années nous donne les données statistiques.
- 1:46:31On est moins riche en termes ferroviaires.
- 1:46:33J'y reviendrai.
- 1:46:33Enfin,
- 1:46:33pour les opérateurs ferroviaires,
- 1:46:36les terminaux ferroviaires eux-mêmes,
- 1:46:38on a des données très intéressantes là-dessus sur le nombre de VP,
- 1:46:42d'équivalent 20 pieds,
- 1:46:47qui confinent quasiment aux UTI,
- 1:46:49je pense,
- 1:46:51par fleuve,
- 1:46:52fer et routes.
- 1:46:54Alors,
- 1:46:54voilà.
- 1:46:54C'est toujours des...
- 1:46:56Il y a peut-être des éléments à apporter,
- 1:46:58complémentaires.
- 1:47:02Oui.
- 1:47:02Là,
- 1:47:02c'est les données que j'ai,
- 1:47:03les statistiques,
- 1:47:04c'est les EVP.
- 1:47:06La manutention fluviale par type de conteneur.
- 1:47:09Donc il ne faut pas oublier qu'on parle...
- 1:47:11Alors les EVP,
- 1:47:11effectivement,
- 1:47:12c'est du maritime.
- 1:47:13Mais on a aussi la logistique urbaine qui est non négligeable et qui tend à se développer.
- 1:47:20Alors bon,
- 1:47:20il y a la question un peu en suspens de Franprix et des services Franprix qui ont initié la...
- 1:47:27l'offre en 2012.
- 1:47:30Et puis on a des trafics aussi de déchets,
- 1:47:32mais qui sont là en recul,
- 1:47:34sans doute des services qui ont été abandonnés.
- 1:47:36Je n'ai pas non plus le détail de ces éléments.
- 1:47:40Mais voilà,
- 1:47:40donc il y a quand même des éléments factuels qui nous sont transmis et qu'on retraduit année par année qui permettent d'apporter ces éléments.
- 1:47:52De même,
- 1:47:53on a les données
- 1:47:55par port.
- 1:47:56On voit le poids majeur de Gennevilliers et puis d'autres ports sur la partie VNF.
- 1:48:06Donc je ne sais pas si le rail route est également inclus là-dedans.
- 1:48:15Comme je dis,
- 1:48:15on a les trafics actuels qui sont appelés à se développer.
- 1:48:20il y avait eu un travail qui a été fait qu'on...
- 1:48:23pour le compte de l'Adriat et qu'on a repris dans une note rapide sur les capacités actuelles à venir et donc les questions de saturation prévisible,
- 1:48:33la manière dont on va pouvoir faire.
- 1:48:36Alors là aussi,
- 1:48:37on a fait la carte tirée d'un travail qui a été réalisé ici à l'IPR sur le fret ferroviaire,
- 1:48:44qui date un peu.
- 1:48:45En gros,
- 1:48:46si vous voulez,
- 1:48:47on a en termes de terminaux les principales
- 1:48:51place,
- 1:48:52Valenton,
- 1:48:52Bonneuil,
- 1:48:53bien sûr,
- 1:48:53Jeunevilliers.
- 1:48:55La question qui se pose,
- 1:48:57c'est le développement de nouveaux terminaux.
- 1:49:04Alors,
- 1:49:05dans les travaux qui ont été réalisés et qu'on peut retrouver aussi sur le site,
- 1:49:09il y avait une étude de l'Adriat qui avait été menée par Régis et sa marque en 2016,
- 1:49:14extrêmement intéressante,
- 1:49:15et qui a servi de base aux études qui ont suivi.
- 1:49:18On a aussi les études de Mencia de 2022.
- 1:49:22qui ont été complétés sur les trafics et les calculs par une étude d'EGIS et EY en 2023.
- 1:49:31Aujourd'hui,
- 1:49:31ce qui fait foi,
- 1:49:32c'est le schéma directeur du transport combiné 2024.
- 1:49:36Je vais uniquement donner les sites.
- 1:49:39La programmation du développement des terminaux intermodaux a été...
- 1:49:46Sur le ferroviaire,
- 1:49:47sur le fluvial,
- 1:49:48même si certaines plateformes sont trimodales.
- 1:49:52Brouillère 2024,
- 1:49:54je donne uniquement la date terminale.
- 1:49:56Orléans 2026,
- 1:49:57Limay raccordement 2026,
- 1:49:59Montreau 2026,
- 1:50:01Rungis 2026,
- 1:50:03Valenton
- 1:50:0327 ou 29,
- 1:50:06Évry 2028,
- 1:50:07Bonneuil 2028,
- 1:50:09Gennevilliers 2029,
- 1:50:10mais je pense qu'il y a des travaux qui sont en cours,
- 1:50:12ça va aller plus rapidement,
- 1:50:14Vers-sur-Marne 2030.
- 1:50:16Et donc la question que j'aimerais adresser,
- 1:50:18c'est par rapport à ces projets qui sont planifiés.
- 1:50:24Est-ce que les délais proposés sont ceux qui vont être retenus d'une part ?
- 1:50:29D'autre part,
- 1:50:30on voit que l'offre concerne essentiellement le sud,
- 1:50:33mais ma question c'est,
- 1:50:34au fond,
- 1:50:35le marché logistique francilien n'est pas unique.
- 1:50:38Il y a le marché nord et le marché sud,
- 1:50:40une sorte de division.
- 1:50:41Est-ce qu'il est utile de développer un pôle,
- 1:50:46un terminal ferroviaire dans le nord ?
- 1:50:48Si oui,
- 1:50:49lequel ?
- 1:50:49Il y a deux points qui se détachent vers Surmarne.
- 1:50:53brouillère,
- 1:50:53mais est-ce que dans l'Oise ou ailleurs,
- 1:50:56il y a des sites qui pourraient...
- 1:50:58Et puis ensuite,
- 1:50:58c'est comment le système des implantations,
- 1:51:01c'est une chose,
- 1:51:02pourrait fonctionner.
- 1:51:05Voilà,
- 1:51:05donc c'est un peu les éléments dont on dispose,
- 1:51:09statistiques,
- 1:51:09les questions qu'on se pose,
- 1:51:12et ça pourrait faire l'objet d'un atelier,
- 1:51:14justement,
- 1:51:15pour voir ce qu'on peut dire et comment le dire.
- 1:51:19Alors...
- 1:51:21On va passer aux questions pratiques.
- 1:51:25Pour les intervenants,
- 1:51:26vous êtes tout à fait libre de rebondir sur ce qui a été présenté par rapport aux questions.
- 1:51:31Alors je vais commencer par
- 1:51:34Nathalie Wauke.
- 1:51:39Sur les questions des ambitions de l'État et de la région en termes de trafic de paramodales,
- 1:51:43est-ce que c'est chiffré,
- 1:51:45soutenu ?
- 1:51:47Comment se positionne l'État et la région ou la région sur les installations techniques par rapport notamment au schéma qui a été défini en 2024 ?
- 1:51:59Alors,
- 1:52:00peut-être déjà recentrer un petit peu le propos de façon un peu plus globale sur,
- 1:52:04effectivement,
- 1:52:05en introduction,
- 1:52:06notre vice-président délégué au transport a bien évoqué les ambitions portées par la région sur ces sujets et les investissements.
- 1:52:14Je ne vais pas rentrer dans le détail de tout ça,
- 1:52:17mais il y a quand même un certain nombre de sujets qu'il faut reposer d'ores et déjà.
- 1:52:22Donc je ne vais pas revenir non plus sur les chiffres de transport routier,
- 1:52:27fluvial et ferroviaire.
- 1:52:29Ce n'est pas l'objet,
- 1:52:30mais pour autant,
- 1:52:30c'est rappeler l'ambition quand même sur le favoriser le report modal.
- 1:52:33Donc c'était une véritable question pour développer les modes massifiés.
- 1:52:37C'est ce que porte la région de façon active depuis de nombreuses années et en lien avec l'État.
- 1:52:42pour financer notamment les infrastructures fluviales,
- 1:52:45portuaires et ferroviaires qui sont donc le support de tout ce report modal et de tout ce transport combiné.
- 1:52:50Travail qu'on fait de façon très conjointe avec les opérateurs et une partie des opérateurs qui sont autour de la TAM.
- 1:52:55Il y a également
- 1:52:56VNF pour les voies fluviales.
- 1:52:59Et l'objectif de tout ça,
- 1:53:01ce n'est pas d'opposer les modes,
- 1:53:02encore une fois,
- 1:53:03c'est de pouvoir concrètement avoir des modes qui sont complémentaires.
- 1:53:08pour développer des chaînes multimodales et décarbonées.
- 1:53:11C'est vraiment l'ambition,
- 1:53:12donc c'est important de le redire.
- 1:53:13Voilà,
- 1:53:14donc on a effectivement le fluvial,
- 1:53:15ça a été évoqué,
- 1:53:16on a le ferroviaire,
- 1:53:17bien qu'en Ile-de-France,
- 1:53:18effectivement,
- 1:53:19il y a des complexités assez fortes,
- 1:53:21en termes de structurellement parlant,
- 1:53:23mais le ferroviaire y trouve sa place,
- 1:53:25et on parle du transport combiné,
- 1:53:27et justement,
- 1:53:28les interventions,
- 1:53:28et notamment ce que tu évoques,
- 1:53:31Antoine,
- 1:53:31c'est dans le cadre d'un programme d'action porté,
- 1:53:34d'un contrat de plan État-région qui est porté,
- 1:53:36au niveau des frais de ferroviaire,
- 1:53:38soutient justement le développement ou le renforcement des capacités sur les chantiers de transport combiné.
- 1:53:44Voilà,
- 1:53:44donc je laisserai lui détailler toute la partie schéma la partie schéma pour l'offre de transport combiné mais ce qui est important c'est qu'effectivement pour mettre en oeuvre tout ça,
- 1:53:55il faut effectivement avoir les informations d'où aussi ce travail au frais de l'offre et d'IF mais il faut aussi avoir des outils de planification,
- 1:54:04ça a été évoqué tout à l'heure,
- 1:54:06aujourd'hui
- 1:54:06On a des ambitions fortes sur le report modal en Ile-de-France.
- 1:54:11On a des documents qui les reprennent de façon forte.
- 1:54:15En termes de chiffres,
- 1:54:16ce n'est pas forcément simple de partir sur des chiffres et des ambitions chiffrées en Ile-de-France au regard aussi de la connaissance,
- 1:54:23mais aussi des difficultés à mettre en oeuvre des ambitions chiffrées pour les acteurs de la filière.
- 1:54:28Il faut aussi se le dire.
- 1:54:29Pour autant,
- 1:54:30il y a effectivement...
- 1:54:31Le ZRIF,
- 1:54:31qui a été voté en 2024 et 2025 dans sa version définitive,
- 1:54:38et qui préserve des capacités et des sites multimodaux.
- 1:54:44Plus de 211 sites multimodaux ont été fléchés au ZRIF pour préserver les capacités,
- 1:54:50justement,
- 1:54:50pour développer du report modèle et de la multimodalité.
- 1:54:54Donc,
- 1:54:54ce n'est pas négligeable.
- 1:54:55à la fois des sites existants,
- 1:54:56parce qu'effectivement,
- 1:54:57on a des enjeux de sobriété foncière,
- 1:55:00on a des contraintes.
- 1:55:01d'artificialisation,
- 1:55:03tout ça a été largement et très bien évoqué tout à l'heure.
- 1:55:06La question maintenant,
- 1:55:06c'est comment on arrive à préserver et travailler aussi à une déclinaison locale de ces orientations et de ces éléments de planification au niveau plus local,
- 1:55:21avec ce que disait tout à l'heure Renaud,
- 1:55:23hein.
- 1:55:23comment on inscrit tout ça aussi dans les PLU.
- 1:55:26Après,
- 1:55:26en termes du...
- 1:55:27On a le Stryphème,
- 1:55:28on a aussi le Pôle de mobilité en Ile-de-France,
- 1:55:30qui pose l'ambition effectivement de doubler les marchandises qui utiliseraient le train et le fleuve.
- 1:55:39Après,
- 1:55:39c'est encore une fois,
- 1:55:40c'est un chiffre un petit peu factuel,
- 1:55:43enfin,
- 1:55:44c'est pas factuel,
- 1:55:45plutôt,
- 1:55:45enfin,
- 1:55:46espéré,
- 1:55:47mais c'est pas évident aujourd'hui d'observer tout ça et de pouvoir...
- 1:55:51se dire demain on décide de multiplier par tant de pourcents ou on espère tant de pourcents de report mondial.
- 1:55:58On a des ambitions effectivement de réduire la part de routiers mais tout en sachant qu'on veut effectivement ne pas opposer les modes.
- 1:56:06Voilà déjà sur ce point.
- 1:56:08Est-ce qu'on aura d'autres questions ?
- 1:56:10Ou est-ce qu'on déroule le comment aussi ?
- 1:56:13Après derrière.
- 1:56:15La question c'est...
- 1:56:17Quelles sont les mesures qui sont prises ?
- 1:56:19On a vu que c'est extrêmement ambitieux.
- 1:56:25Qu'est-ce qui est engagé d'ores et déjà dans les tuyaux par rapport au développement ?
- 1:56:32Je crois qu'il y a la remise en état des capacités des sites existants et éventuellement de sites nouveaux.
- 1:56:38Je pense que les deux points seraient intéressants à aborder.
- 1:56:43Oui,
- 1:56:43effectivement.
- 1:56:46Je vais reprendre aussi le cadre dans lequel on travaille à la Briette et du coup pour le compte de l'État et du préfet de région.
- 1:56:53Comme c'était introduit ce matin par Hélène Croze,
- 1:56:57l'État a inscrit,
- 1:56:59explicité ses ambitions vis-à-vis du report modal,
- 1:57:02puisqu'il y a des enjeux forts pour atteindre ces reports,
- 1:57:10dans plusieurs documents cadres,
- 1:57:12qui sont des stratégies nationales et qui ont été établies en consultation avec les acteurs du FRET.
- 1:57:19Il y a notamment la stratégie nationale du développement du fret ferroviaire et la stratégie nationale portuaire qui sont sorties en 2021.
- 1:57:27Parmi ces ambitions qui sont décrites,
- 1:57:29j'en mettrai particulièrement deux en avant pour l'île de France.
- 1:57:33Celui de passer à 10%
- 1:57:35de frais de ferroviaire pour d'ici 2030,
- 1:57:40ce qui peut par exemple amener à un triplement des trafics du combiné depuis 2019.
- 1:57:46Et un deuxième qui est l'augmentation de 30%
- 1:57:49du transport massifier de marchandises depuis et vers les ports.
- 1:57:53Donc là,
- 1:57:54pour l'Île-de-France,
- 1:57:54forcément,
- 1:57:55c'est sur l'axe Seine.
- 1:57:56Et c'est un travail qui se fait avec Aropa et VNF,
- 1:58:00notamment.
- 1:58:02Et donc,
- 1:58:03pour réaliser ces ambitions,
- 1:58:05il faut donc renforcer,
- 1:58:06comme tu as dit,
- 1:58:08la robustesse du réseau,
- 1:58:09des réseaux.
- 1:58:10et développer des capacités nouvelles,
- 1:58:14via notamment le développement des terminaux existants,
- 1:58:17et puis aussi la création de nouveaux avec l'identification de sites potentiels pour cela.
- 1:58:23Et donc l'État en Ile-de-France va agir selon deux axes notamment.
- 1:58:28en collaboration bien sûr très étroite avec la région et les gestionnaires de réseau,
- 1:58:33c'est de contribuer à créer des conditions justement pour faire émerger des projets d'infrastructures qui soient ambitieux et viables surtout,
- 1:58:43dans le long terme économiquement.
- 1:58:45Puis forcément c'est d'accompagner les projets qui vont émerger de la sorte.
- 1:58:50Alors pour cela il y a différentes conditions qui vont se concrétiser,
- 1:58:53elles vont se faire à travers notamment l'élaboration d'une vision assez...
- 1:58:59et partagées,
- 1:59:01notamment à partir des attentes qui sont formulées par les filières,
- 1:59:05les acteurs.
- 1:59:06Je pense aux recommandations faites par le GNTC qui guident,
- 1:59:10notamment l'étude qui a été citée en 2023 pour identifier des sites potentiels en Ile-de-France,
- 1:59:17qui,
- 1:59:17le phénoménalisme multicritère,
- 1:59:19a pu faire émerger des sites forts,
- 1:59:23notamment un
- 1:59:24HLVR.
- 1:59:25C'est après des études pour...
- 1:59:27Aller plus loin sur ces sites-là pour un focus particulier,
- 1:59:32notamment avec des études de faisabilité et foncière,
- 1:59:36qui permettent justement un peu plus d'établir un chiffrage de potentiel et de capacité du site.
- 1:59:43Par exemple,
- 1:59:44pour Chalevers,
- 1:59:45on peut s'attendre à avoir plus de 100 000 UTI par an,
- 1:59:47manutentionnés.
- 1:59:49C'est un potentiel,
- 1:59:50encore une fois.
- 1:59:51Il faut derrière qu'il y ait un projet qui puisse porter quelque chose de façon progressive aussi,
- 1:59:56pour avoir tout de suite des capacités qui soient réalisées à court et moyen terme.
- 2:00:02Et également,
- 2:00:04ce qu'on traduit sur les terminaux existants,
- 2:00:06comme celui de Valenton,
- 2:00:09SNCF Reuseau porte aussi un schéma directeur de développement du CTC.
- 2:00:17jusqu'à l'horizon 2030 pour savoir comment le moderniser,
- 2:00:19comment le développer pour augmenter sa capacité.
- 2:00:24Ces potentiels identifiés vont s'organiser via aussi la planification territoriale,
- 2:00:27ça a été évoqué tout à l'heure,
- 2:00:30c'est justement un moment très important.
- 2:00:33L'État veille à l'intégration cohérente justement des enjeux de repas modals dans ces politiques,
- 2:00:39différentes politiques d'aménagement.
- 2:00:40Alors ça se traduit forcément avec ce travail très étroit mené avec la région,
- 2:00:45avec la MGP aussi à travers le SCOP,
- 2:00:47à travers les collectivités qui portent des PLM.
- 2:00:50Et on les engage fortement à traduire ces ambitions dans ces PLM.
- 2:00:58Cela se traduit concrètement dans les préservations des emprises ferroviaires notamment,
- 2:01:02et l'inscription des sites potentiels pour sécuriser le foncier.
- 2:01:08Si je peux me permettre,
- 2:01:11sur Chellevers,
- 2:01:13on voit que c'est vraiment très à l'est.
- 2:01:16de la région,
- 2:01:16alors que la logistique se développe,
- 2:01:18on l'a vu,
- 2:01:19vers l'Oise,
- 2:01:20vers le Nord.
- 2:01:21Est-ce qu'il y a Brouillère,
- 2:01:24Longueuil-Sainte-Marie,
- 2:01:25l'arrivée Seine-Nord ?
- 2:01:26Est-ce qu'il y aurait un potentiel qui n'est pas encore identifié ou identifié dans le Nord de la région et en lien avec l'axe Seine éventuellement ?
- 2:01:40Oui,
- 2:01:40je vois qui peut répondre.
- 2:01:45Merci.
- 2:01:48Et comment tout ça fait système ?
- 2:01:51Alors,
- 2:01:52effectivement,
- 2:01:52il y a le port de Bruyères-sur-Oise que vous voyez au nord,
- 2:01:55qui fait partie du domaine
- 2:01:57Aropaport. Et oui,
- 2:01:58il y a un potentiel qui est identifié en lien avec l'axe SN,
- 2:02:00puisqu'on a déjà un opérateur qui s'est installé,
- 2:02:02qui est Medlog,
- 2:02:02qui est le filial de la zone de l'Aropaport.
- 2:02:03de MSC et on voyait sur vos précédents graphiques
- 2:02:06Antoine que la part de Medlog sur la logistique Axe Seine et la part de Bruyère,
- 2:02:11enfin du port de Bruyère,
- 2:02:12est en train de grandir de manière assez rapide.
- 2:02:16Donc ce potentiel il est déjà identifié pour nous côté Aropaport puisqu'on a déjà attribué ce site à un opérateur de transport compigné qui dans ce cas-là est une filiale du transporteur maritime.
- 2:02:26Est-ce que
- 2:02:27Medlog, qui ouvre à 180 degrés sur l'axe Seine comme opérateur maritime,
- 2:02:32est-ce qu'ils vont faire du continental aussi ?
- 2:02:34Puisqu'une partie de la réserve du transport combiné,
- 2:02:37c'est le continental longue distance,
- 2:02:40Benelux,
- 2:02:40Nord-Allemagne ou...
- 2:02:42Pologne ?
- 2:02:43Alors,
- 2:02:44ça c'est la stratégie propre de Medlog,
- 2:02:45si je puis dire,
- 2:02:46mais c'est moins notre considération à nous en tant que port,
- 2:02:49puisque nous,
- 2:02:50les capacités qu'on développe en Ile-de-France sont en miroir du port du Havre pour un transport combiné en continuité d'un transport maritime.
- 2:02:58Après,
- 2:02:58les flux de transit type VIA,
- 2:03:00ce qui se fait avec la filiale SNCF-VIA,
- 2:03:03qui prend du camion et qui la met sur des trains,
- 2:03:06là on est sur du pur continental et on sort de la logique portuaire.
- 2:03:09Donc c'est moins notre sujet en tant que port,
- 2:03:11en tout cas.
- 2:03:13Alors ça fait la transition avec
- 2:03:16M. Barbé.
- 2:03:17C'est une question,
- 2:03:18alors c'est vrai que vous avez une lecture et une proposition,
- 2:03:20et puis votre site qui est très riche,
- 2:03:22l'Observatoire national,
- 2:03:25est-ce que vous pouvez nous rappeler la place qu'occupe l'Île-de-France ?
- 2:03:28Comment est-ce que l'Île-de-France est perçue par les opérateurs ?
- 2:03:31Est-ce que c'est un goulot d'étranglement avec des sillons peu nombreux,
- 2:03:36difficiles d'accès,
- 2:03:38d'attribution ?
- 2:03:40Ça,
- 2:03:40c'est la place de l'île de France dans son contexte national.
- 2:03:44Et à l'inverse,
- 2:03:45comment est-ce que vous voyez le...
- 2:03:46potentiel de l'île de France,
- 2:03:50des chargeurs franciliens par rapport à l'offre combinée actuelle.
- 2:03:56Oui,
- 2:03:57bonjour à tous.
- 2:03:59Je suis le représentant ici des transporteurs et des opérateurs,
- 2:04:02c'est-à-dire de ceux qui font le transport.
- 2:04:04C'est important de le mentionner parce qu'on voit,
- 2:04:06et c'est très bien,
- 2:04:06beaucoup d'acteurs institutionnels,
- 2:04:08mais il ne faut pas oublier ceux qui font au quotidien le transport.
- 2:04:11Je vais m'efforcer d'être la voix de ces acteurs-là.
- 2:04:14qui ont beaucoup de choses à dire et qui sont un peu parfois le grain de sel dans tout ce qu'on raconte parce qu'on a beaucoup de sujets très théoriques.
- 2:04:23On a mentionné tous les schémas directeurs,
- 2:04:25la stratégie nationale,
- 2:04:26ferroviaire,
- 2:04:27portuaire,
- 2:04:27etc.
- 2:04:28qui sont très importants,
- 2:04:29on a beaucoup milité pour le faire,
- 2:04:30on y a participé,
- 2:04:32mais qui restent des documents très théoriques aujourd'hui.
- 2:04:36Et quand on fait un tout petit peu le bilan,
- 2:04:382,
- 2:04:383,
- 2:04:384 ans après la publication de ces outils,
- 2:04:41il y a quand même beaucoup de choses qui n'ont pas encore beaucoup,
- 2:04:43beaucoup bougé.
- 2:04:44Donc voilà,
- 2:04:45premier message que moi je veux faire passer aussi,
- 2:04:48c'est qu'il faut qu'on aille beaucoup plus vite sur tous ces sujets,
- 2:04:51notamment sur les sujets terminaux qui sont le cœur et le nerf de la guerre pour développer demain le multimodal,
- 2:04:57que ce soit en Ile-de-France ou que ce soit partout en France d'ailleurs.
- 2:05:01Et d'ailleurs,
- 2:05:02moi je suis très content qu'on puisse parler de multimodal ici dans la région Ile-de-France parce que ça n'a pas forcément toujours été facile de parler de multimodalité.
- 2:05:10Dans cette région-là,
- 2:05:11et prendre ces sujets à cœur,
- 2:05:13ça me semble déjà être une première étape très importante,
- 2:05:16passer un gap culturel.
- 2:05:19Pour répondre à votre question,
- 2:05:21l'île de France,
- 2:05:22c'est le nœud ferroviaire en France.
- 2:05:25Donc c'est un nœud extrêmement important.
- 2:05:27C'est aussi un nœud fluvial extrêmement important.
- 2:05:29Donc oui,
- 2:05:30ça fait partie des grands pôles de consommation,
- 2:05:32des grands pôles de production.
- 2:05:34Donc c'est majeur dans le développement du transport combiné.
- 2:05:37Pour nous,
- 2:05:38il y avait trois grandes régions.
- 2:05:39qui était prioritaire dans le schéma directeur pour le développement des plateformes,
- 2:05:43Île-de-France,
- 2:05:44région Aura et la région Nord aussi,
- 2:05:47qui est une très grande région de transport.
- 2:05:52La première région qui a développé une étude régionale spécifique,
- 2:05:56c'est l'Île-de-France,
- 2:05:56pour le coup,
- 2:05:57avec notamment récemment le préfet Filizot qui a beaucoup œuvré sur ces sujets-là.
- 2:06:01Et on a fait un très bon travail là-dessus.
- 2:06:04Moi,
- 2:06:04le message,
- 2:06:05c'est...
- 2:06:06Finalement,
- 2:06:06sur tous les sujets d'implantation,
- 2:06:07localisation,
- 2:06:08etc.,
- 2:06:08on peut en débattre encore pendant des années,
- 2:06:11j'ai envie de dire,
- 2:06:12et chacun,
- 2:06:12chaque acteur aura un petit peu son point de vue sur le sujet.
- 2:06:15On a,
- 2:06:16je pense,
- 2:06:16maintenant des documents théoriques qui sont à la hauteur et qui sont suffisants,
- 2:06:21finalement,
- 2:06:21pour avancer.
- 2:06:22Il faut mettre en œuvre,
- 2:06:23il faut mettre en musique maintenant le développement de ces acteurs-là.
- 2:06:27Qu'est-ce qui manque ?
- 2:06:28Ça va être d'autres questions.
- 2:06:29Qu'est-ce qui manque pour avancer là-dessus ?
- 2:06:33À un moment donné,
- 2:06:33il va falloir...
- 2:06:34avoir une volonté de l'État plus forte.
- 2:06:36Je pense qu'il faut une volonté de l'État plus forte parce qu'on a besoin d'aide,
- 2:06:40on a besoin d'accompagnement,
- 2:06:42on a besoin de lever des verrous aussi sur certains sites.
- 2:06:45Ça,
- 2:06:45c'est le premier sujet.
- 2:06:46Deuxièmement,
- 2:06:48Un site multimodal,
- 2:06:49ça ne fonctionne pas tout seul.
- 2:06:50Ça fonctionne en écosystème.
- 2:06:52Il faut des sillons ferroviaires.
- 2:06:54Et là,
- 2:06:55je me tourne vers mon voisin qui représente la SNCF Réseau.
- 2:06:58Il faut des sillons ferroviaires qui correspondent à la demande du marché.
- 2:07:02Et quand un opérateur demande un sillon qui part à midi et qui doit arriver,
- 2:07:09je dis n'importe quoi,
- 2:07:11en pleine nuit à 4h du matin,
- 2:07:12ce n'est pas pour arriver à 6h.
- 2:07:14C'est pour arriver à 4h du matin.
- 2:07:16Sinon,
- 2:07:16on répond plus à la demande du marché.
- 2:07:17Et on est plus compétitif par rapport à la route.
- 2:07:20Et malheureusement,
- 2:07:22aujourd'hui,
- 2:07:23c'est encore ce qui pêche.
- 2:07:24Et c'est ce qui pêche peut-être encore plus en Ile-de-France.
- 2:07:27Alors bien sûr,
- 2:07:27l'Ile-de-France,
- 2:07:28c'est un réseau de contraintes majeur avec un trafic voyageur qui est extrêmement fort.
- 2:07:32Donc on le comprend parfaitement.
- 2:07:34Mais si on doit vraiment s'améliorer encore,
- 2:07:36c'est trouver de la capacité en sillon,
- 2:07:39notamment ferroviaire,
- 2:07:41qui répondent à la demande du marché.
- 2:07:44C'est connecter ces terminaux avec les bons sillons.
- 2:07:47Ça,
- 2:07:48c'est pour le réseau ferroviaire.
- 2:07:50Si on parle un peu de fluvial,
- 2:07:51il y a moins de sujets de capacité,
- 2:07:53pour le coup,
- 2:07:54sur le fluvial.
- 2:07:55En ce moment,
- 2:07:56en revanche,
- 2:07:57on a plutôt un sujet d'attractivité.
- 2:07:59Si on prend les chiffres au niveau nationaux,
- 2:08:01le transport communé rail-route,
- 2:08:02c'est vraiment un fer de lance.
- 2:08:04C'est un grand moteur de développement.
- 2:08:06On est sur des développements à 3,
- 2:08:084,
- 2:08:085 %.
- 2:08:09Et ça fonctionne.
- 2:08:11Sur le fluvial,
- 2:08:12en revanche,
- 2:08:12on est sur de la décroissance aujourd'hui,
- 2:08:15moins 5,
- 2:08:15moins 6%
- 2:08:16de croissance en EVP transporté au niveau national.
- 2:08:19Je n'ai pas les chiffres,
- 2:08:20bien sûr.
- 2:08:20Je n'ai pas les chiffres au niveau Île-de-France,
- 2:08:22donc il faudra le préciser.
- 2:08:24Mais il y a quand même un vrai sujet d'attractivité,
- 2:08:28je pense,
- 2:08:28du secteur fluvial si on le compare au secteur ferroviaire.
- 2:08:31Et sur certains segments de marché,
- 2:08:33il y a même parfois une concurrence entre le ferroviaire et le fluvial.
- 2:08:36Alors la concurrence est saine.
- 2:08:38Mais parfois,
- 2:08:38ça peut se faire aussi au détriment du multimodal en général,
- 2:08:40ce qui est dommage.
- 2:08:41C'est-à-dire qu'on va plutôt se déchirer entre le ferroviaire et le fluvial au lieu d'aller prendre des parts de marché à la route,
- 2:08:46ce qui est quand même dommage.
- 2:08:47Une question qui fâche un peu sur les sillons.
- 2:08:50Est-ce que c'est les sillons qui sont pris par les travaux ou est-ce qu'il y a une concurrence frontale avec des offres voyageurs ?
- 2:08:57Et est-ce que dans certains cas,
- 2:08:58il faudrait faire une sorte de réseau prioritaire fret ?
- 2:09:03Pour le combiner.
- 2:09:04Alors on n'aura jamais de réseau prioritaire fret pour le combiner,
- 2:09:07ça il ne faut pas rêver.
- 2:09:09Alors c'est très compliqué,
- 2:09:11parfois ça bloque avec du trafic voyageur,
- 2:09:14mais on a eu des cas de figure où SNCF Réseau a modifié des trafics voyageurs pour faire passer du fret,
- 2:09:19il faut le dire aussi,
- 2:09:20donc ça va dans le bon sens.
- 2:09:22On a beaucoup de difficultés avec les travaux sur le réseau,
- 2:09:25donc ça c'est un problème parce que le combiné et le multimodal ça circule de nuit,
- 2:09:30en saut de nuit,
- 2:09:31il faut le dire.
- 2:09:31les travaux.
- 2:09:32Ils sont faits la nuit principalement.
- 2:09:34Donc nous,
- 2:09:34on arrive en frontal avec les travaux.
- 2:09:37Donc c'est ce qu'on est en train de faire.
- 2:09:40C'est pour ça que moi je pense qu'il y a un travail en collaboration qui est fait avec Réseau qui est un bon travail.
- 2:09:45Comment on fait des travaux différemment ?
- 2:09:47Comment on organise les choses différemment pour trouver de la capacité pour le fret ?
- 2:09:51Il y a des outils qui s'appellent des PER ou des PE,
- 2:09:54des plans d'exploitation de référence,
- 2:09:55des plans d'exploitation émergents à 5-10 ans qui sont justement faits pour trouver...
- 2:10:00cette capacité pour le fret et en particulier pour le transport combiné.
- 2:10:03Parce que le combiné a une difficulté supplémentaire,
- 2:10:06c'est qu'on est sur de la longue distance.
- 2:10:08Donc trouver des sillons inter-région sur 800 km,
- 2:10:12c'est plus compliqué de trouver un sillon sur 100 km.
- 2:10:15Voilà,
- 2:10:16donc c'est difficile.
- 2:10:18On y travaille en collaboration avec tous les acteurs,
- 2:10:20mais il y a encore beaucoup à faire.
- 2:10:22Merci.
- 2:10:23Je me tourne vers Pierre de Bellabre.
- 2:10:26C'est vrai que pour le trafic du bassin de la Seine,
- 2:10:29je pense que pour les conteneurs,
- 2:10:30c'était plutôt positif.
- 2:10:31J'avais entendu
- 2:10:32M. Berbin au SITL montrer qu'on est un peu à contre-traîne du reste de la France.
- 2:10:40On sait tous les efforts qui sont faits sur le fluvial avec certains succès.
- 2:10:46La question,
- 2:10:47c'est effectivement la part du ferroviaire et comment vous articulez fluvial-ferroviaire.
- 2:10:54D'accord.
- 2:10:55Déjà,
- 2:10:55je voulais dire que je m'inscris dans la continuité des propos d'Aurélien.
- 2:10:59On observe un déficit de capacité en Ile-de-France,
- 2:11:02mais qui porte plutôt sur le ferroviaire.
- 2:11:05Aropaport,
- 2:11:05ces dernières années,
- 2:11:07sur la période de son précédent projet stratégique,
- 2:11:09a beaucoup investi dans ces plateformes.
- 2:11:12développer,
- 2:11:12préparer les terrains pour bouillir sur Oise et en train d'étendre Gennevilliers.
- 2:11:17Donc du point de vue fluvial,
- 2:11:18la capacité se pose un peu moins.
- 2:11:21La saturation s'observe plus du côté ferroviaire.
- 2:11:25Comment on articule les deux ?
- 2:11:26Je dirais que l'articulation est assez naturelle.
- 2:11:28C'est une articulation de marché,
- 2:11:29puisque le ferroviaire est plutôt compétitif sur de la longue distance.
- 2:11:33Donc il va plutôt desservir des destinations comme Bordeaux,
- 2:11:36Lyon,
- 2:11:37Vierzon.
- 2:11:38Et le fluvial,
- 2:11:39il est contraint par...
- 2:11:40par le bassin de Seine et de Loire.
- 2:11:42Donc,
- 2:11:42par définition,
- 2:11:43il va plutôt occuper
- 2:11:44Gennevilliers, Brouillard,
- 2:11:45Rouen.
- 2:11:46Là où le ferroviaire est assez peu compétitif.
- 2:11:48parce que bien évidemment c'est beaucoup de charges fixes et donc c'est pas un mode très très pertinent sur une distance courte sauf cas particulier je dirais.
- 2:11:57Donc on n'a pas une articulation,
- 2:11:59une organisation des modes parce que c'est pas notre rôle,
- 2:12:01on fait pas le transport,
- 2:12:02on est gestionnaire d'infrastructure et on n'est pas dans une logique de compétition mais vraiment de complémentarité que je dirais géographique entre ces deux modes.
- 2:12:12Oui,
- 2:12:12juste pour prolonger,
- 2:12:13l'arrivée Seine-Nord,
- 2:12:15ce qui avait été pas mal discuté sur l'axe Seine,
- 2:12:19comment est-ce que ça change la donne pour vous et pour le transport combiné de manière générale ?
- 2:12:24L'arrivée de Seine-Nord,
- 2:12:27ça va connecter donc le bassin de l'Esco et de la Seine-Oise.
- 2:12:32La question pour nous,
- 2:12:32c'est comment on en fait une opportunité,
- 2:12:35puisque ça va augmenter l'intensité concurrentielle,
- 2:12:37je dirais,
- 2:12:38dans ce secteur.
- 2:12:41Si on regarde,
- 2:12:42je sais qu'on parle de transports combinés aujourd'hui,
- 2:12:45mais je dissocie quand même le vrac et le transport combiné.
- 2:12:47Si on regarde le vrac,
- 2:12:51on voit les choses de manière plutôt positive,
- 2:12:54parce que dans le nord de la France,
- 2:12:56il y a un certain nombre de carrières,
- 2:12:58notamment dans le Calaisis,
- 2:13:00qu'on pourrait connecter et qu'on ne sait pas connecter aujourd'hui par voie fluviale.
- 2:13:03Donc on imagine que ça peut faire des volumes,
- 2:13:05en plus à destination de...
- 2:13:07de la région parisienne,
- 2:13:08et notamment,
- 2:13:08à un moment,
- 2:13:09on est en train de construire un port qui s'appelle Port Seine,
- 2:13:11métropole ouest,
- 2:13:12à la confluence de l'Oise et de la Seine,
- 2:13:14qui pourrait justement être le réceptacle de ces flux supplémentaires.
- 2:13:18Et puis,
- 2:13:21sur les céréales,
- 2:13:22on a le port de Rouen,
- 2:13:24qui est un port de...
- 2:13:25de fond des stuaires,
- 2:13:26donc qui a la chance de rayonner à 360 sur les terres autour,
- 2:13:29donc c'est sa force,
- 2:13:30mais qui aujourd'hui n'arrive pas à aller chercher un certain nombre de produits agricoles par voie fluviale vers la Picardie,
- 2:13:34et on pense aussi que ça pourrait permettre d'augmenter ces flux-là.
- 2:13:38Donc voilà,
- 2:13:40on pense que c'est plutôt positif,
- 2:13:41en tout cas on s'y prépare pour en faire une opportunité.
- 2:13:45Et puis sur la partie conteneur...
- 2:13:48L'axe Seine est quand même aujourd'hui assez performant.
- 2:13:51On a trois hauteurs de conteneurs entre Le Havre et Paris.
- 2:13:55On ne peut pas exclure qu'il y aura des bateaux de conteneurs qui vont arriver jusqu'à Paris,
- 2:14:00peut-être avec des gabarits un peu moindres.
- 2:14:03Mais en tout cas,
- 2:14:03ça nous force à travailler notre compétitivité.
- 2:14:05Et donc,
- 2:14:06c'est tout l'objet de travaux qu'on lance en ce moment,
- 2:14:09en collaboration avec les terminaux,
- 2:14:10avec les fluviaux,
- 2:14:11pour continuellement améliorer le dispositif axe Seine de bout en bout.
- 2:14:17Je le vois d'une manière positive,
- 2:14:18dans le sens où cette concurrence supplémentaire nous pousse à nous réinventer,
- 2:14:22à nous moderniser.
- 2:14:24Merci beaucoup.
- 2:14:27On va voir aussi comment localement se pose la question d'acceptabilité ou de dispositif.
- 2:14:34M.
- 2:14:35Lordin avait échangé en tant que la
- 2:14:39SNCF-Réseau.
- 2:14:40qui est un peu le bouc émissaire pour les questions de mise à disposition de sillons,
- 2:14:49peut-être se heurte aussi à d'autres difficultés sur les questions de transport combiné et d'implantation locale dont il souhaite nous faire part.
- 2:15:00Bien,
- 2:15:01bonjour à tous et à toutes.
- 2:15:03Effectivement,
- 2:15:06SNCF Réseau,
- 2:15:07c'est le gestionnaire d'infrastructures.
- 2:15:09Donc c'est clair que dans un monde parfait,
- 2:15:12on aimerait accueillir plus de trains de transport combiné,
- 2:15:15plus de trains massifiés,
- 2:15:17de fret.
- 2:15:21Pourquoi on ne sait pas le faire comme l'aimeraient nos clients ?
- 2:15:24On ne sait pas le faire parfaitement encore.
- 2:15:28Parce que c'est lié à la géographie historique du réseau ferroviaire en Ile-de-France.
- 2:15:34C'est un réseau qui a été bâti.
- 2:15:37Initialement,
- 2:15:38pour amener des trains de charbon du nord de la France vers les centrales à gaz à l'époque,
- 2:15:45puis après les centrales thermiques,
- 2:15:47ça veut dire que l'ensemble du tissu industriel qui s'est greffé à la fois dans Paris-Intramuros,
- 2:15:53puis petit à petit s'est élargi dans la zone dense.
- 2:15:57Ça veut dire qu'on a un réseau ferroviaire fret qui a peu ou prou évolué depuis...
- 2:16:05les 80 dernières années.
- 2:16:08A peu près.
- 2:16:09Ça veut dire qu'on a très peu de systèmes d'embranchement qui sont supérieurs à 30 km heure par exemple.
- 2:16:17Ça veut dire que,
- 2:16:18je prends un exemple,
- 2:16:18si je veux faire sortir un train de fret du triage du Bourget en direction du Nord,
- 2:16:24aujourd'hui ce train ne sait sortir qu'à 30 km heure pour rejoindre les voies principales.
- 2:16:31C'est un exemple.
- 2:16:32Alors il y a des progrès grâce à la DERUAT et notamment au service de l'État.
- 2:16:36Par exemple,
- 2:16:36sur Villeneuve-Saint-Georges,
- 2:16:38on est en train de travailler,
- 2:16:39et à la région,
- 2:16:40pour passer de 30 à 60 km heure,
- 2:16:44justement,
- 2:16:45pour favoriser les fameux sillons.
- 2:16:50Et toute la complexité du système ferroviaire en Ile-de-France,
- 2:16:53elle est là-dessus.
- 2:16:54Elle s'appuie sur un outil industriel ferroviaire qui est daté,
- 2:16:59et qui n'a pas fait l'objet d'autant de modernisation que le réseau voyageur.
- 2:17:05Le réseau voyageurs,
- 2:17:08dans un jour normal,
- 2:17:10on a
- 2:17:116000 trains de voyageurs par jour sur l'ensemble du réseau Île-de-France.
- 2:17:15Sur ces 6000 trains,
- 2:17:16il y en a 5%
- 2:17:18qui sont exclusivement du train de frette.
- 2:17:20C'est-à-dire,
- 2:17:21en gros,
- 2:17:21300 trains par jour,
- 2:17:23c'est du frette.
- 2:17:25Et sur ces trains de frette,
- 2:17:26il y en a un tiers qui est consacré à la desserte propre.
- 2:17:32de l'air Île-de-France et les deux tiers qui sont traversants.
- 2:17:37Et grâce notamment à un outil,
- 2:17:39et ça on peut remercier les aménageurs du XIXe siècle,
- 2:17:42d'avoir créé le réseau de la grande ceinture qui permet d'isoler la circulation voyageur de la circulation marchandise.
- 2:17:52Sauf que pour des raisons à l'époque d'économie,
- 2:17:56les connexions
- 2:17:57Depuis les axes historiques,
- 2:17:59depuis les fameux grandes radiales de l'étoile de Legrand,
- 2:18:02eh bien,
- 2:18:04il y a des parties communes,
- 2:18:05il y a des troncs communs avec les radiales,
- 2:18:07et c'est ça qui pose conflit de circulation.
- 2:18:10Notamment quand on vient de l'Ouest,
- 2:18:13ou quand on se raccorde après Villeneuve-Saint-Georges,
- 2:18:16on retombe sur les voies du RERD et les voies du Paris Sud-Est.
- 2:18:21Tant qu'on est sur la Grande Ceinture,
- 2:18:22on est en site propre,
- 2:18:23isolé,
- 2:18:24et là on peut faire ce que l'on veut,
- 2:18:25on peut monter.
- 2:18:27J'ai relu des articles où il y avait jusqu'à 210 trains par jour sur la Grande Ceinture en 2010.
- 2:18:32Aujourd'hui,
- 2:18:32on est deux fois moins.
- 2:18:34Mais ça veut dire qu'il y a en gros 20 ans,
- 2:18:37on savait faire plus de trains de fret sur la Grande Ceinture qu'on en fait aujourd'hui.
- 2:18:41C'est-à-dire qu'on a de la marge,
- 2:18:43donc ça veut dire qu'on sait qu'on pourrait produire.
- 2:18:45Simplement,
- 2:18:46c'est aux embouchures,
- 2:18:47si vous voulez,
- 2:18:49à l'entrée et à la sortie du système de la Grande Ceinture qu'on a le conflit.
- 2:18:54Par exemple,
- 2:18:54sur Argenteuil,
- 2:18:55le flux qui vient
- 2:18:56du Havre via l'artère rénovée
- 2:18:59Cerque-Gisors, eh bien,
- 2:19:01elle vient télescoper les flux de la ligne J parce qu'on est à niveau pour entrer,
- 2:19:08si je viens du
- 2:19:09Havre, je suis obligé de cisailler les voies des trains de la ligne J.
- 2:19:14Et donc ça,
- 2:19:14c'est pas compatible avec notre autre client,
- 2:19:18Île-de-France Mobilité,
- 2:19:19qui lui,
- 2:19:20est les élus du territoire.
- 2:19:22qui eux,
- 2:19:22veulent des trains transiliens,
- 2:19:26ponctuels,
- 2:19:27etc.
- 2:19:28Et fréquents.
- 2:19:29Donc on est toujours dans cette situation d'arbitrage entre les flux voyageurs qui sont évidemment extrêmement exigeants,
- 2:19:36notamment pour le système
- 2:19:38Île-de-France, qui est notre principal client en Île-de-France,
- 2:19:42mais il y a aussi d'autres clients,
- 2:19:43SNC Voyageurs,
- 2:19:45avec le réseau des TGV,
- 2:19:47avec les réseaux intercités,
- 2:19:48etc.
- 2:19:49et les opérateurs privés comme Trinitalia,
- 2:19:51etc.,
- 2:19:52qui aussi ont les mêmes exigences de sillons et de respect du H00.
- 2:19:57Vous savez,
- 2:19:58un train doit partir à l'heure et arriver à l'heure.
- 2:20:00C'est la propriété essentielle du réseau ferroviaire par rapport à d'autres modes.
- 2:20:05Normalement,
- 2:20:06on doit savoir le faire.
- 2:20:07Donc c'est vrai que ça,
- 2:20:09c'est la première problématique.
- 2:20:10La deuxième,
- 2:20:11mon voisin l'a évoquée,
- 2:20:12c'est les travaux la nuit.
- 2:20:14Ça,
- 2:20:14c'est le fruit de l'histoire récente.
- 2:20:16C'est les investissements qui n'ont pas été faits,
- 2:20:18et ça,
- 2:20:19ce n'est pas tabou de le dire.
- 2:20:21Dans les années à partir de 1995,
- 2:20:23il y a eu un décrochement du financement public vis-à-vis du réseau classique.
- 2:20:29Et aujourd'hui,
- 2:20:30on a deux courbes qui se croisent.
- 2:20:32La première,
- 2:20:33c'est celle d'une croissance,
- 2:20:34d'une appétence.
- 2:20:35Il y a une demande de train,
- 2:20:37notamment depuis le Covid.
- 2:20:39Notre président,
- 2:20:40Jean Castex...
- 2:20:43le dit bien mieux que moi et avec chaleur etc il y a une très forte appétence,
- 2:20:49une demande de trains et cette courbe de croissance de demande de trains vient percuter la capacité du réseau historique à supporter cette nouvelle croissance,
- 2:21:01cette augmentation du nombre de circulations ferroviaires et donc il faut là aussi gérer ça et on a un
- 2:21:07Nos radiaves qui sont fatigués,
- 2:21:09qui ont besoin d'être régénérés,
- 2:21:11et c'est vrai qu'on ne peut le faire que la nuit.
- 2:21:14Avec le système ferroviaire,
- 2:21:15c'est un système extraordinairement compliqué.
- 2:21:18Ayez en tête qu'avant qu'on puisse faire la coupure totale pour faire nos travaux,
- 2:21:22il faut au moins une heure et demie entre la fin de circulation et le moment où nos compagnons,
- 2:21:28nos agents,
- 2:21:29peuvent commencer à travailler sur la voie.
- 2:21:30Et c'est à peu près la même chose avant la remise en service de la voie.
- 2:21:34Donc ça laisse un temps de travail très court dans la nuit.
- 2:21:37Ça,
- 2:21:37c'est la rigidité du système ferroviaire.
- 2:21:39Alors,
- 2:21:40il y a d'aucuns qui peuvent dire « Oui,
- 2:21:41ils ont fait à s'améliorer,
- 2:21:43etc. »
- 2:21:45On est avant tout dans la sauvegarde de la vie humaine chez SNCF Réseau.
- 2:21:50C'est primordial.
- 2:21:51Donc oui,
- 2:21:52des fois,
- 2:21:52il y a des restitutions tardives,
- 2:21:54mais notre priorité absolue,
- 2:21:56c'est évidemment de zéro accident sur nos chantiers.
- 2:21:58Le rail,
- 2:21:59ça ne rigole pas.
- 2:22:00La deuxième chose...
- 2:22:02C'est effectivement l'absence de modernisation propre au réseau ferré.
- 2:22:06Et le troisième élément,
- 2:22:08c'est l'acceptabilité.
- 2:22:10Alors,
- 2:22:10sans reprendre,
- 2:22:11c'est un petit peu,
- 2:22:12enfin,
- 2:22:12largement ce qui a été dit plutôt dans l'atelier précédent,
- 2:22:16c'est-à-dire que tout le monde veut de la décarbonation,
- 2:22:20tout le monde veut du bon CO2,
- 2:22:22tout le monde veut du verre,
- 2:22:24sauf que personne ne veut des trains de fret sur sa commune.
- 2:22:28Personne n'en veut.
- 2:22:30J'ai suffisamment travaillé par exemple sur Cerque-Gisors avec l'ensemble des communes du territoire.
- 2:22:36Maintenant ça va bien parce qu'on a mis en place un observatoire du bruit.
- 2:22:40On a pu prouver,
- 2:22:41développer que l'arrivée de trains de fret sur un territoire qu'on n'avait pas vu depuis une vingtaine d'années,
- 2:22:46cinq ans après la mise en service de cet axe,
- 2:22:49ça se passe plutôt bien maintenant avec les riverains.
- 2:22:53Le grand travail,
- 2:22:54c'est que ce qui est demandé à SNCF Réseau,
- 2:22:57mais aussi au service de l'État et de la DREAT notamment,
- 2:23:00c'est de faire un travail en profondeur de pédagogie vis-à-vis des élus.
- 2:23:06Il faut absolument entraîner les élus sur le fluvial et sur le ferroviaire.
- 2:23:13Je ne dirai pas qui,
- 2:23:14mais j'ai quand même des élus sur
- 2:23:15Cercle Gisors qui m'ont dit,
- 2:23:17de toute façon,
- 2:23:18vous défendez un truc fini,
- 2:23:19l'avenir,
- 2:23:20c'est les camions électriques avec des pantographes sur l'autoroute.
- 2:23:24Voilà.
- 2:23:25Bon,
- 2:23:25je ne dirai pas quel est l'élu qui m'a dit ça.
- 2:23:28Simplement pour vous dire qu'il y a beaucoup d'idées reçues par rapport au frais de ferroviaire.
- 2:23:32Il y a encore des élus qui pensent que c'est une grosse locomotive affreuse avec un train de 3000 tonnes qui va débouler sur leur territoire.
- 2:23:40Or,
- 2:23:40ce n'est pas ça.
- 2:23:41J'en veux pour preuve.
- 2:23:42On a réussi à réouvrir dans Paris intra-muros,
- 2:23:45à Paris 17e,
- 2:23:46au cœur du square de l'écoquartier Martin Luther King.
- 2:23:50On a réouvert un embranchement.
- 2:23:52Pour une centrale à béton,
- 2:23:54il y a trois trains par semaine qui arrivent.
- 2:23:57Au début,
- 2:23:58ça a été la crise d'honneur avec la population et la mairie du
- 2:24:0217ème. On a mis un observateur du bruit,
- 2:24:05on a décalé l'heure d'arrivée du train au lieu de 6h du matin.
- 2:24:08C'est vrai que de faire arriver un train à 6h du matin dans un quartier aussi dense,
- 2:24:15c'était un petit peu fort de café,
- 2:24:17il faut le reconnaître.
- 2:24:18On a ajusté les sillons.
- 2:24:20Et maintenant,
- 2:24:20le train arrive à 7h ou 7h30 et ça se passe très bien.
- 2:24:23On n'a plus de crise.
- 2:24:25Donc ça veut dire que quand on travaille avec les élus,
- 2:24:29y compris avec la population,
- 2:24:31ça demande encore plus des fois avec la population parce qu'elle a du mal à entendre.
- 2:24:36Encore une fois,
- 2:24:37tout le monde veut être écolo,
- 2:24:38tout le monde veut du verre,
- 2:24:39mais personne ne veut un train de marchandises qui passe à côté de chez soi.
- 2:24:43Shell Vert,
- 2:24:43c'est un magnifique projet qu'on porte depuis longtemps.
- 2:24:48Parce qu'il réunit,
- 2:24:49il n'est pas loin de la grande ceinture,
- 2:24:50il y sera bien raccordé,
- 2:24:51il n'est pas loin des nœuds autoroutiers,
- 2:24:53il n'est pas loin de Roissy,
- 2:24:54il n'est pas loin des zones logistiques de l'autoroute A4,
- 2:24:57etc.
- 2:24:58Mais il y aura un gros travail à faire avec les élus,
- 2:25:00parce que j'ai déjà entendu des élus qui sont contre.
- 2:25:05Alors non pas pour le fait qu'il y ait des trains qui arrivent de transports combinés,
- 2:25:09mais pour les flux de camions,
- 2:25:10et c'est là aussi ce qui a été dit dans l'atelier précédent,
- 2:25:13je m'y inscris totalement.
- 2:25:15Il y a un rejet systématique par rapport aux camions.
- 2:25:18Ça veut dire que cette plateforme-là,
- 2:25:20il faudra travailler aussi avec les transporteurs routiers pour voir que peut-être que des camions électriques,
- 2:25:26peut-être qu'une charte de bonne conduite,
- 2:25:27des camionneurs,
- 2:25:28etc.
- 2:25:29Voilà ce que je dirais.
- 2:25:30C'est cette idée que le frais de ferroviaire,
- 2:25:34c'est utile globalement,
- 2:25:36mais localement c'est très difficile parce que le territoire traversé par une voie de chemin de fer ou par une gare marchandise...
- 2:25:43Un futur chantier de transport combiné,
- 2:25:45eh bien,
- 2:25:46c'est du territoire servant.
- 2:25:48Voilà.
- 2:25:49Merci beaucoup.
- 2:25:50Merci à vous.
- 2:25:50Alors avant de passer la parole au public,
- 2:25:52je veux dire,
- 2:25:53il y a une demande et une attente du transport combiné qui posent un certain nombre de problèmes,
- 2:25:58mais qui peuvent aussi,
- 2:26:01pour lesquels on peut esquisser des solutions.
- 2:26:04Alors que peut faire l'Ophélif ?
- 2:26:05Moi,
- 2:26:05je vais...
- 2:26:08Oui,
- 2:26:08non,
- 2:26:10c'est pas...
- 2:26:11Ah oui,
- 2:26:11voilà.
- 2:26:11Il y avait,
- 2:26:12je pense,
- 2:26:12sur les demandes,
- 2:26:14de savoir...
- 2:26:14Et c'est là où il faudrait faire un tour de table pour savoir quelles sont les données qui seraient nécessaires et intéressantes en termes de trafic.
- 2:26:22On voit que pour le ferroviaire,
- 2:26:23on a des trous dans la raquette.
- 2:26:28Éventuellement,
- 2:26:28la connaissance des aires de chalandise,
- 2:26:31des...
- 2:26:32des terminaux,
- 2:26:33alors si c'est intéressant,
- 2:26:34mais en même temps,
- 2:26:34là,
- 2:26:35on touche à des questions sensibles en termes de concurrence.
- 2:26:39Donc,
- 2:26:39je ne sais pas si on peut aussi facilement,
- 2:26:40mais il y aura peut-être des choses à améliorer sur la connaissance.
- 2:26:44Et l'effet vitrine de l'Ophélif pourrait servir justement à promouvoir le transport combiné.
- 2:26:52Juste avant,
- 2:26:53Antoine,
- 2:26:53excuse-moi,
- 2:26:53je voulais juste quand même rajouter des sujets importants parce qu'on a évoqué des difficultés,
- 2:26:59on a évoqué des potentiels,
- 2:27:00Merci.
- 2:27:03C'est important aussi de rappeler dans quel cadre ça peut se faire en termes de soutien financier quand même parce que c'est aussi capital.
- 2:27:10Et il y a l'aspect financement de l'infrastructure qu'on porte au travers des contrats de plan inter-région et inter-régional avec la Normandie sur la vallée de la Seine pour les infrastructures portuaires,
- 2:27:21fluviales et ferroviaires à l'échelle large.
- 2:27:23On finance aussi juste pour information quand même au niveau de la région.
- 2:27:26Là,
- 2:27:26on parle de l'infrastructure,
- 2:27:27mais l'infrastructure,
- 2:27:29ça ne fait pas tout.
- 2:27:31L'infrastructure,
- 2:27:31ça ne fait pas tout aujourd'hui.
- 2:27:32Aujourd'hui,
- 2:27:32on a encore des gros chantiers pour travailler à faire venir les chargeurs sur ces modes de transport,
- 2:27:38à lever encore un certain nombre de blocages qui sont liés,
- 2:27:41je pense que vous l'avez tous compris,
- 2:27:43pas seulement à une non-volonté collective de faire les choses,
- 2:27:45mais plutôt à des complexités techniques et des complexités de modernisation des infrastructures à porter.
- 2:27:52Mais en tout cas,
- 2:27:53ce sont des choses qui sont portées de façon très forte par la région et l'État pour pouvoir accompagner l'infrastructure.
- 2:28:00Au-delà de ça,
- 2:28:00c'est derrière faire basculer les chargeurs vers ces nouveaux modes de transport et leur donner des garanties,
- 2:28:07des précisions.
- 2:28:08En tout cas,
- 2:28:08ce qui est important,
- 2:28:09c'est de se dire aujourd'hui,
- 2:28:10parce que ce n'est pas que négatif,
- 2:28:11il y a quand même des gros travaux qui sont menés conjointement pour pouvoir avoir une offre de transport combinée en Ile-de-France qui répondent aux enjeux de décarbonation,
- 2:28:20certes,
- 2:28:20mais aussi aux enjeux urbains et de circulation sur l'ensemble du réseau francilien.
- 2:28:27Et ça,
- 2:28:27c'est important à dire.
- 2:28:28Il y a une autre chose que je voulais dire sur l'acceptabilité.
- 2:28:32Ça a été évoqué,
- 2:28:33je ne vais pas le redire,
- 2:28:34la région porte aussi ce sujet de façon très forte.
- 2:28:36Il faut pouvoir le suivre.
- 2:28:38Et il y a les opérateurs qui ont financé l'infrastructure,
- 2:28:40mais il y a aussi tous les acteurs économiques qui peuvent bénéficier.
- 2:28:44C'est important de le dire,
- 2:28:45dans l'acte 2 de la stratégie frette,
- 2:28:46on a des dispositifs frette dédiés qui peuvent servir l'innovation,
- 2:28:51la réflexion sur le changement de mode.
- 2:28:52On finance et on abonde des dispositifs de voie navigable de France pour pouvoir...
- 2:28:57justement,
- 2:28:58aider les personnes à intégrer des maillons fluviaux dans leur chaîne logistique.
- 2:29:02C'est vraiment une aide et un soutien depuis de nombreuses années qui sont mis en œuvre et qui permettent,
- 2:29:08du coup,
- 2:29:09de vraiment transformer l'essai et de passer sur autre chose que du tout routier,
- 2:29:13sans forcément,
- 2:29:14comme je le disais tout à l'heure,
- 2:29:15nier l'existence du routier,
- 2:29:17parce qu'il est toujours là,
- 2:29:19et effectivement,
- 2:29:20son électrification et sa décarbonation,
- 2:29:21c'est aussi un sujet.
- 2:29:22Mais enfin,
- 2:29:23voilà,
- 2:29:23c'est un travail vraiment collectif,
- 2:29:24mais encore une fois,
- 2:29:25c'est complexe,
- 2:29:25mais je pense que
- 2:29:27tous les acteurs sont,
- 2:29:28enfin tout le monde a conscience de ce qu'il faut faire la question c'est comment on fait mieux tous ensemble sur ce sujet et l'Ophélif,
- 2:29:35c'est important de le dire il a cette vocation aujourd'hui à faire réseau davantage et à pouvoir mettre tout le monde autour de la table pour évoquer les choses qui fâchent les solutions existantes et les solutions à inventer en termes d'accompagnement de dispositifs des acteurs publics et comment aussi les acteurs privés contribuent à leur façon
- 2:29:54Ils font déjà beaucoup de choses.
- 2:29:55Et comment on valorise mieux tout ce qui est déjà fait ?
- 2:29:57Parce que c'est aussi assez méconnu.
- 2:30:00Merci.
- 2:30:00Avant de passer à la conclusion,
- 2:30:01on ne voudrait pas que les gens soient frustrés.
- 2:30:03Oui,
- 2:30:04juste un petit complément aussi.
- 2:30:06Je m'inscris complément dans ce que vient de faire Nathalie pour la région,
- 2:30:09puisque l'État est également co-signataire des contrats de plan.
- 2:30:15Également,
- 2:30:16c'est un sujet effectivement d'investissement.
- 2:30:19L'État et la région mettent beaucoup pour les infrastructures,
- 2:30:22mais également du...
- 2:30:23comme tu l'as dit,
- 2:30:24aussi pour les aides à exploitation,
- 2:30:25pour attirer vers ces transports massifiés,
- 2:30:28puisque ça a un coût non négligeable pour les transporteurs,
- 2:30:32pour ceux qui organisent finalement ce transport.
- 2:30:36Et donc il y a quand même des programmes,
- 2:30:38même des priorisations de financement qui sont assez importants,
- 2:30:42avec une vision quand même pluriannuelle portée dedans.
- 2:30:45Voilà,
- 2:30:46c'est une vision long terme qui est partagée avec les gestionnaires.
- 2:30:51des réseaux,
- 2:30:52mais également avec les acteurs privés,
- 2:30:55publics.
- 2:30:57Tout à l'heure,
- 2:30:57on a entendu dire qu'il y avait du foncier disponible pour la logistique.
- 2:31:00On peut aussi,
- 2:31:01voilà,
- 2:31:02on a des moyens financiers prêts à être mis sur des projets qui...
- 2:31:07porte ce report modal,
- 2:31:08donc c'est aussi faire connaître l'existence de ces aides assez importantes et qui sont quand même avec une forte dynamique par les pouvoirs publics.
- 2:31:19Donc ce message est important.
- 2:31:22L'État,
- 2:31:22la région,
- 2:31:23les gestionnaires de réseau sont prêts aussi à accompagner tous les projets qui peuvent émerger.
- 2:31:32par les collectivités et par les acteurs privés qui ont un foncier qui est proche de ces voies fluviales et ferroviaires dont on n'a pas forcément connaissance aujourd'hui et qui n'ont pas été identifiés par le passé parce qu'il y a un foncier qui est tellement riche qui
- 2:31:47est connu essentiellement par leur propriétaire
- 2:31:51Est-ce qu'il y a des questions ou une prise de parole sur la question du transport combiné ou des attentes d'acteurs ?
- 2:32:10Bonjour,
- 2:32:11Mathis Leroy,
- 2:32:11je travaille à la chaire Logistics City à l'UGE.
- 2:32:14J'avais une question,
- 2:32:15on a mentionné le canal Seine-Nord,
- 2:32:18dont la particularité serait,
- 2:32:20par rapport au canal existant,
- 2:32:22d'ouvrir la navigation pour des...
- 2:32:25des bateaux à deux étages de conteneurs,
- 2:32:27considérant autant des ponts au nord et au sud de Seine-Nord.
- 2:32:30Je voulais savoir quelle est la compétitivité d'un tracé de longue distance en fluvial avec seulement deux étages de conteneurs,
- 2:32:38comparé notamment aux ferroviaires qui,
- 2:32:41par exemple,
- 2:32:41pourraient desservir,
- 2:32:42on mentionnait Brouillère ou Longueuil-Sainte-Marie.
- 2:32:45Et voilà.
- 2:32:50Pierre,
- 2:32:50je ne sais pas si tu veux répondre.
- 2:32:51Ah,
- 2:32:51mais il n'y a pas de micro là-bas.
- 2:32:58Effectivement,
- 2:32:59c'est deux couches qui dépassent le bord du bateau,
- 2:33:03donc c'est du tir en air dont on parle.
- 2:33:04Et donc sur la scène,
- 2:33:04on en a trois.
- 2:33:06La compétitivité,
- 2:33:07elle s'étudie,
- 2:33:08je dirais,
- 2:33:09origine-destination par origine-destination,
- 2:33:11mais à partir du moment où on peut moins empiler de conteneurs,
- 2:33:14bien évidemment,
- 2:33:14on est moins massifié.
- 2:33:17Je ne sais pas faire le comparatif.
- 2:33:20Par exemple,
- 2:33:22Bruyère-sur-Oise,
- 2:33:23aujourd'hui,
- 2:33:23est aussi limité à deux couches,
- 2:33:26contrairement à la Seine.
- 2:33:27Mais Bruyère-sur-Oise,
- 2:33:28il a l'avantage d'être occupé par un opérateur qui s'appelle Medlog,
- 2:33:31qui est une filiale de MSC.
- 2:33:32Donc MSC a décidé de faire tourner ses actifs,
- 2:33:35et ce surcoût,
- 2:33:36ou cette baisse de compétitivité,
- 2:33:37il la reporte ailleurs.
- 2:33:39Donc il y a aussi ces logiques-là,
- 2:33:40des logiques d'acteurs qui peuvent parfois compenser juste la comparaison du surcoût sur un segment donné.
- 2:33:47D'accord,
- 2:33:47merci.
- 2:33:49Bon,
- 2:33:50ok.
- 2:33:51Je vous remercie et je remercie aussi le panel de la table ronde.
- 2:33:55Oui,
- 2:33:55je vais vous applaudir.
- 2:34:00Voilà,
- 2:34:00et j'invite Dany Nguyen-Long,
- 2:34:02qui est directeur du DMT,
- 2:34:04pour faire la conclusion de cette matinée.
- 2:34:23Mesdames,
- 2:34:24Messieurs,
- 2:34:26on arrive donc au terme de cette première conférence de l'Ophélif.
- 2:34:31Alors première conférence,
- 2:34:33mais j'espère le début d'une véritable dynamique collective.
- 2:34:39Alors les échanges ont bien montré ce matin,
- 2:34:42le fret et la logistique c'est un peu comme l'air qu'on respire dans la région.
- 2:34:46Quand tout va bien,
- 2:34:49au quotidien on ne s'en rend pas compte,
- 2:34:50mais dès qu'il y a un grain de sable,
- 2:34:51ça y est,
- 2:34:53on est gêné.
- 2:34:54Et le fret,
- 2:34:57c'est pareil.
- 2:34:58Et là aussi,
- 2:34:59derrière chaque colis livré,
- 2:35:01chaque étal d'un magasin bien rempli,
- 2:35:06derrière chaque gros chantier,
- 2:35:07en fait,
- 2:35:08il y a toute une mécanique avec une complexité.
- 2:35:13Fascinante,
- 2:35:14d'ailleurs,
- 2:35:14comme l'ont montré les propos de nos panélistes dans les deux tables rondes.
- 2:35:22Et donc,
- 2:35:23aujourd'hui,
- 2:35:23cette mécanique,
- 2:35:26elle fait face à de nombreux défis.
- 2:35:29On a parlé de la décarbonation,
- 2:35:31la transformation des modes de consommation,
- 2:35:34la transition énergétique,
- 2:35:39le ZEN.
- 2:35:40Le ZAN aussi,
- 2:35:42et le numérique avec le big data.
- 2:35:44Et puis il y a aussi un sujet qui a émergé au cours de cette matinée,
- 2:35:48c'est l'acceptabilité,
- 2:35:50le phénomène NIMBY.
- 2:35:52Autant de sujets qui nous prouvent une chose,
- 2:35:56face à cette complexité,
- 2:35:58naviguer à vue n'est plus une option.
- 2:36:01Et pour avancer sereinement,
- 2:36:03nous avons besoin de mieux comprendre,
- 2:36:05de partager,
- 2:36:06d'anticiper.
- 2:36:08et c'est précisément la vocation de l'Ophélif.
- 2:36:13Et pour que cet observatoire ne soit pas seulement un site internet,
- 2:36:20aussi beau soit-il,
- 2:36:21et c'est déjà une belle chose d'avoir ce site internet,
- 2:36:27mais c'est que cet observatoire devienne le vôtre,
- 2:36:33celui de l'ensemble de l'écosystème des acteurs.
- 2:36:37publics,
- 2:36:37privés,
- 2:36:39les transporteurs,
- 2:36:41les logisticiens,
- 2:36:42les chargeurs,
- 2:36:43les opérateurs,
- 2:36:46les gestionnaires d'infrastructures routières,
- 2:36:48fluviales,
- 2:36:49ferroviaires,
- 2:36:50les chercheurs,
- 2:36:52les bureaux d'études,
- 2:36:54les praticiens.
- 2:36:55Voilà,
- 2:36:55je les ai tous cités.
- 2:36:58Vous vous retrouvez parmi eux.
- 2:37:01Et c'est pourquoi je voudrais terminer cette matinée.
- 2:37:04en vous proposant trois rendez-vous très concrets.
- 2:37:08Premièrement,
- 2:37:10on revient là-dessus,
- 2:37:11sur la charte d'adhésion de l'Ophélif.
- 2:37:14Alors,
- 2:37:15elle est d'ores et déjà en ligne sur notre site internet et vous avez des exemplaires papiers là sur le présentoir.
- 2:37:26Et comme vous l'avez vu,
- 2:37:28ça tient sur deux pages,
- 2:37:29il n'y a pas de jargon juridique indigé sur 50 pages.
- 2:37:35La charte se veut simple et avec un objectif simple,
- 2:37:40c'est de poser les règles du jeu pour pouvoir travailler ensemble,
- 2:37:47en collaboration,
- 2:37:48dans un esprit de partage,
- 2:37:50dans un esprit de coopération et de respect des contributions de chacun,
- 2:37:55sous le haut pilotage bien sûr de l'état,
- 2:37:59puis l'état stratégique de l'état et de la région.
- 2:38:03IPR étant le maître d'oeuvre et se positionnant comme tiers de confiance.
- 2:38:12Et donc cette charte d'adhésion,
- 2:38:14elle fonctionnera sur une démarche volontaire.
- 2:38:17Elle vous permettra de manifester formellement votre intérêt et d'apporter votre pierre à l'édifice.
- 2:38:23N'hésitez donc pas à nous contacter pour en savoir plus.
- 2:38:27Et donc en premier lieu Antoine Beyer.
- 2:38:30Et j'insiste sur ce point.
- 2:38:32Adhérer à l'Off-Livre,
- 2:38:33ce n'est pas simplement être destinataire d'une newsletter que l'on va survoler rapidement.
- 2:38:41C'est vraiment participer activement à la construction de l'outil dont notre filière a besoin pour demain,
- 2:38:50comme d'ailleurs dans les autres régions.
- 2:38:54Deuxième rendez-vous.
- 2:38:55C'est le prochain atelier de l'Ophélie.
- 2:38:57Un peu comme sur le modèle de l'atelier sur la tension logistique,
- 2:39:03nous envisageons d'organiser un prochain atelier sur un sujet d'actualité qui est l'électrification.
- 2:39:15En utilisant la même méthode,
- 2:39:17c'est-à-dire qu'on ne va pas recréer la roue,
- 2:39:22on part des données existantes.
- 2:39:24On sollicite des experts,
- 2:39:27on part des données que l'on partagerait aujourd'hui pour identifier ensemble les enjeux,
- 2:39:32les besoins réels du terrain et surtout des pistes d'action concrètes.
- 2:39:38Et enfin,
- 2:39:38le troisième rendez-vous,
- 2:39:39ce sont les perspectives de l'Observatoire.
- 2:39:42Alors aujourd'hui,
- 2:39:43nous avons posé la première pierre.
- 2:39:45Notre ambition est de faire progressivement de l'Ophélif l'outil de référence pour l'offrette et la logistique en Ile-de-France.
- 2:39:54avec une montée progressive en puissance.
- 2:39:58C'est un outil pour agréger,
- 2:40:02rassembler des données,
- 2:40:04des cartographies interactives,
- 2:40:06des ressources,
- 2:40:09fédérer les acteurs.
- 2:40:12Aujourd'hui c'était comme un lieu d'échange,
- 2:40:14de dialogue entre les acteurs publics et privés.
- 2:40:17Et puis un outil pour éclairer les décisions publiques.
- 2:40:21sans perdre de vue la réalité économique des entreprises.
- 2:40:25Et donc nous voulons construire cet observatoire avec vous,
- 2:40:29choisir les bons indicateurs,
- 2:40:31cibler les sujets prioritaires et adopter les formats d'information qui vous seront réellement utiles.
- 2:40:38Et donc au-delà de cette matinée,
- 2:40:41je lance donc une invitation très simple,
- 2:40:45rejoignez-nous,
- 2:40:47faites-nous part de vos besoins et contribuez.
- 2:40:50Je contribue à cet observatoire notamment en partageant vos données.
- 2:40:56Vous avez toute une masse de données aujourd'hui produites qui sont probablement très peu utilisées.
- 2:41:03Cet observatoire n'est pas celui de l'État,
- 2:41:07la région et l'IPR,
- 2:41:08c'est le vôtre.
- 2:41:10Les défis de la logistique sont bien trop vastes pour que chacun de vous puisse les résoudre seul dans son coin.
- 2:41:18Nous avons besoin de regarder dans la même direction aujourd'hui pour façonner la logistique de demain et à différentes échelles géographiques.
- 2:41:28Je tiens encore à remercier les représentants...
- 2:41:33de l'Etat et de la région pour leur présence et leur soutien à cet événement et à cet observatoire.
- 2:41:44Un grand merci,
- 2:41:44bien sûr,
- 2:41:45à tous les intervenants pour la qualité de leurs interventions.
- 2:41:49A vous tous,
- 2:41:50acteurs de la filière,
- 2:41:51pour votre présence et la richesse de vos échanges.
- 2:41:55Je remercie plus...
- 2:41:57spécifiquement l'équipe en charge de la mise en œuvre de Philippe,
- 2:42:00Antoine Beyer,
- 2:42:01Candice Gabillot,
- 2:42:02Corinne Ropital,
- 2:42:04côté DERI-EUAT,
- 2:42:05Jérôme Hayache et Yvan Deré,
- 2:42:07il est là aussi,
- 2:42:09et puis côté région,
- 2:42:10Nathalie Wauk et Monsef
- 2:42:12Semichi.
- 2:42:15Je remercie également l'ADEME qui nous soutient financièrement.
- 2:42:21Et puis je rappelle que cette matinée a été enregistrée.
- 2:42:27Il y aura un podcast qui sera déposé sur notre site,
- 2:42:31sur le site de l'OFELIF.