Latest / Archives / Il a TERRORISÉ la FRANCE pendant 10 ANS (Affaire Guy Georges)
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- 0:06Le 26 mars 1998, après des années de trac et des semaines
- 0:09de psychose dans la capitale, celui qu'on a surnommé le tueur
- 0:11en série de l'Est parisien est enfin capturé.
- 0:14Il a désormais un nom, Guy Georges.
- 0:16Cet homme au physique terriblement normal, presque
- 0:21sympathique, est passé sous les radars pendant des années.
- 0:28Pourtant, ce type marginal était connu des services de police
- 0:31pour des agressions et de multiples récidives.
- 0:34Pire encore, il était passé entre les mains des groupes de
- 0:36la brigade du 36, quai des Orfèvres qui enquêtaient sur ces
- 0:40meurtres et qui sont passés totalement à côté.
- 0:42S'il avait été démasqué à ce moment-là, 2 victimes auraient
- 0:46pu être évitées. Alors, le jour de son
- 0:48arrestation, une interrogation obsède les policiers, comment
- 0:52est-il passé entre les mailles du filet ?
- 0:54Comment ont-ils pu le rater ? Est ce qu'on a affaire à un
- 0:58monstre génie du crime et de la dissimulation, ou juste un type
- 1:01lambda qui a profité d'un système judiciaire enrayé ?
- 1:04Vous allez le voir, l'affaire Guy George c'est pas juste une
- 1:07série de meurtres atroces. C'est surtout une affaire
- 1:09tellement marquante et traumatisante qu'elle a
- 1:12profondément impacté notre société.
- 1:14Il y a eu un avant et un après Guy George.
- 1:18Aujourd'hui je vous propose de revenir sur l'histoire de ce
- 1:20SERIAL Killer français. Qui, comme beaucoup de tueurs en
- 1:23série, n'a finalement rien d'exceptionnel.
- 1:29On voit que la localisation des coups est la même que pour
- 1:33chacune des victimes. J'ai la conviction que c'est le
- 1:36même homme. Avant de continuer l'histoire
- 1:45sur Guy Georges, je voulais vous parler de mon partenaire qui a
- 1:48littéralement changé mes nuits. Emma, depuis plusieurs mois, je
- 1:52dors sur le matelas hybride 2 de chez Emma et je vous en avais
- 1:55d'ailleurs parlé dans une précédente vidéo.
- 1:56C'était ma première collaboration avec eux.
- 1:58Maintenant j'ai beaucoup plus de recul pour pouvoir vous le dire.
- 2:01Effectivement, sincèrement je dors mieux.
- 2:04Avant j'avais un matelas acheté dans une célèbre enseigne que
- 2:07vous connaissez tous. Ça commence par I, ça finit par
- 2:10KA payer quasiment le même prix que le matelas de chez Emma,
- 2:13sauf que le confort, bah c'était pas ça.
- 2:15Là avec Emma, je ressens vraiment du confort.
- 2:18Et je me réveille sans avoir l'impression de m'être battu
- 2:20toute la nuit. Vraiment ?
- 2:21Et Emma c'est pas juste des matelas hein ?
- 2:23Ils ont plein d'accessoires pour améliorer votre sommeil si vous
- 2:25avez pas forcément le budget pour un matelas, il y a
- 2:28notamment des oreillers nuages élite qui sont ultra moelleux et
- 2:31ajustables, des couettes qui sont hyper agréables, légères et
- 2:34bien chaudes. Vous avez aussi des sur matelas
- 2:36qui peuvent être une excellente solution si vous voulez
- 2:39améliorer le confort de votre matelas actuel.
- 2:41Sans investir dans un nouveau et en bonus, bah ça le protège
- 2:44aussi votre matelas, il y a plein d'accessoires.
- 2:46Je vous laisserai aller sur le lien qui est en description si
- 2:48vous voulez juste checker, regarder un petit peu.
- 2:50Mais en ce moment c'est les french Days de printemps chez
- 2:52Emma. Donc du 22 avril au 12 mai et
- 2:55Ben il y a jusqu'à 50% de réduction et avec mon code en
- 2:58plus qui est néoxy. Eh Ben vous avez 10%
- 3:01supplémentaires donc ça vaut vraiment le coup si vous voulez
- 3:04changer un petit peu vos accessoires pour dormir sur les
- 3:06matelas au passage, vous avez la livraison gratuite, les 100
- 3:08nuits d'essai, le retour qui est offert, 10 ans de garantie et
- 3:12vous pouvez même payer en 3 à 4 fois sans frais.
- 3:15Donc si vous voulez tester bah il y a pas de pression quoi.
- 3:18Le lien est en description. Merci à Emma de soutenir la
- 3:20chaîne et de me permettre de créer toutes ces vidéos avec mon
- 3:23équipe. Et maintenant on reprend notre
- 3:24histoire. Novembre 1997, Paris se remet
- 3:33doucement de la série d'attentats qui a secoué la
- 3:35capitale 2 ans plus tôt. En 95, les Parisiens sortent
- 3:38toujours en terrasse, empruntent toujours le métro, vont toujours
- 3:41au musée et font toujours la fête avec leurs amis.
- 3:44La vie suit son cours comme si de rien n'était en cette fin
- 3:48d'année, Paris est donc paisible.
- 3:50Enfin peut être pas paisible, ça reste Paris.
- 3:56Mais en tout cas, pour les Parisiens, rien n'est à signaler
- 3:59derrière cette apparente tranquillité.
- 4:01Personne ne pouvait se douter que Parmi eux peut être sur le
- 4:04siège du fond. Au cinéma, adossé au comptoir du
- 4:08bar du coin ou à la table d'à côté, se cachait sous les traits
- 4:12d'un homme terriblement banal, un des serial killers les plus
- 4:15terribles que la France ait connu, alors qu'en le 20
- 4:18novembre 97, Le Parisien titre un tueur en série dans la
- 4:22capitale. C'est d'abord la stupeur, puis
- 4:24la panique. Tout le monde se méfie de tout
- 4:27le monde. Les femmes ne rentrent plus
- 4:28seules à pied chez elles et les portes sont fermées à double
- 4:31tour. Et elles font bien parce que le
- 4:33parcours criminel de celui que les médias ont surnommé à
- 4:36l'époque le tueur de l'Est parisien glace le sang.
- 4:45À l'époque, le phénomène de Serial Killer, c'est encore un
- 4:48truc un peu lointain pour les Français.
- 4:50Fourniret ou encore Émile Louis sont des noms inconnus et la
- 4:53fascination pour ces criminels n'a rien à voir avec celle qu'on
- 4:56connaît aujourd'hui. En fait, c'est même un phénomène
- 4:59plutôt américain. On entend parler de Ted Bundy,
- 5:02Jeffrey Hammer, John Wayne Gacy comme des monstres presque
- 5:05irréels. Évidemment, il y a eu des cas de
- 5:07tueurs en série avant les années 90 en France, notamment Thierry
- 5:10Paulin, le tueur des vieilles dames arrêté en 87.
- 5:14L'affaire a fait du bruit, mais on est quand même très loin du
- 5:17cliché hollywoodien du tueur monstrueux et insaisissable.
- 5:21Lui est en fait assez banal. Mais ce qu'on retient surtout de
- 5:25cette affaire, c'est qu'elle a joué un rôle clé dans la
- 5:27création du FAED, le fichier automatisé des empreintes
- 5:31digitales. Je m'arrête une 2nde là-dessus
- 5:33parce que c'est important de comprendre avec quels outils la
- 5:35police bossait à l'époque pour traquer ce genre de criminel au
- 5:38niveau génétique. Eh Ben on n'avait pas grand
- 5:40chose. En fait avant le FAED on
- 5:41stockait pas les empreintes digitales. les Français et
- 5:44l'État étaient pas très très chauds à l'idée que ce genre de
- 5:47données sensibles soit gardées. Ça soulevait pas mal de
- 5:50questions sur le respect des libertés individuelles.
- 5:51Et comme c'est encore nouveau, et Ben on nageait en plein flou
- 5:55juridique. Même problème pour l'a DN dans
- 5:57les années 90YA, aucun fichier centralisé et légalement c'est
- 5:59pas hyper clair. En fait c'est hyper récent.
- 6:02La première utilisation d'un test ADN dans une enquête
- 6:05criminelle date de 1987. Au Royaume-Uni.
- 6:10Alors forcément, on peut se dire que si la législation avait
- 6:13évolué plus vite, peut être que Guy Georges n'aurait pas eu le
- 6:17temps de tuer 7 jeunes femmes. Le 26 janvier 1991, tout près de
- 6:33Montparnasse, au 41 rue de l'Ambre, une vision d'horreur
- 6:36attend les inspecteurs de la police judiciaire.
- 6:38Cette vision, cette sauvagerie, ils ne l'oublieront jamais.
- 6:41Depuis le 24 au soir, Pascal Escarfi n'a donné aucun signe de
- 6:46vie. C'est son petit ami Guillaume
- 6:51qui cherche à la joindre sans y parvenir.
- 6:54Il a tout essayé, appelé le père de Pascal qui est à l'étoqué, la
- 6:59voisine qui est allé aussi. Mais rien à chaque fois, c'est
- 7:02le même constat, aucun bruit ne sort de l'appartement.
- 7:05L'étudiante en lettres à la Sorbonne n'y est pas, même si
- 7:08l'inquiétude monte. Personne à ce moment-là ne peut
- 7:12imaginer que Pascal est bien chez elle, mais sans vie dans la
- 7:16nuit du 25 au 26, après avoir longuement hésité.
- 7:19Guillaume appelle enfin la police, sans le savoir.
- 7:23Sa vie venait de basculer. Il est presque 1 h du matin
- 7:26quand la crime arrive dans le petit appartement de Pascal
- 7:29escarfield. Devant eux, une scène d'horreur,
- 7:33le corps mutilé de la jeune femme âgée de seulement 19 ans.
- 7:36Pascale blonde, gît au pied de son lit.
- 7:40Elle est ligotée, son corps est cambré.
- 7:44Elle a manifestement été torturée et abusée avant d'être
- 7:47égorgée. D'ailleurs, ce qui marque tous
- 7:48ceux qui l'ont vu, c'est l'expression du visage de
- 7:50Pascal, figé, glacé, comme si elle se demandait ce qui lui
- 7:54arrivait. Mais plus que la violence, c'est
- 7:56le mode opératoire qui intrigue les enquêteurs.
- 7:59Les mains de Pascal sont attachées avec des bandes
- 8:01adhésives. Son soutien gorge coupé entre
- 8:03les 2 bonnets, sa culotte sectionnée sur les 2 côtés et sa
- 8:07gorge tailladée à plusieurs reprises par une lame niveau un
- 8:0910, c'est assez maigre. On a bien 2 tâches blanchâtres
- 8:13qui sont prélevées, mais à l'époque, comme je vous le
- 8:16disais, on est encore très loin des techniques d'analyse qu'on a
- 8:18aujourd'hui avec une telle sauvagerie, ils ont bien peur
- 8:21que le profil de l'auteur soit particulièrement inquiétant et
- 8:24qu'il recommence. Pour l'heure, il faut explorer
- 8:26toutes les pistes et dans cette affaire, il y en a eu beaucoup.
- 8:31C'est le groupe de Michel Bustamant du 36 Quai des
- 8:34Orfèvres qui récupère l'enquête. La police va donc fouiller dans
- 8:37tous les recoins de la vie de cette jeune femme où elle
- 8:39allait, qui elle fréquentait, où sont ses amis, ses habitudes.
- 8:42Comme dans la très grande majorité des affaires, les
- 8:45policiers vont d'abord chercher dans l'entourage de Pascal un
- 8:48choix qui ne manque clairement pas de sens parce que la porte
- 8:50d'entrée n'a pas été forcée. Autrement dit, Pascal a ouvert à
- 8:54son agresseur. Et dans ce qui manque à
- 8:56l'appartement, on note un détail qui intrigue, l'agenda de
- 8:59Pascal. A disparu un objet qui pourrait
- 9:02justement contenir des indices sur un rendez-vous ou une
- 9:05personne qu'elle devait voir les jours précédents.
- 9:07Et là, surprise, quand les enquêteurs creusent un peu, ils
- 9:11tombent sur quelque chose d'assez fou.
- 9:14Une histoire que Guillaume avait écrit lui même.
- 9:16Une sorte de fiction où il décrit un meurtre très proche de
- 9:19celui de Pascal. Le document est tellement
- 9:22incriminant que Guillaume passe de suspect potentiel à suspect
- 9:26principal en une fraction de 2nde.
- 9:28Les inspecteurs en sont sûrs, c'est lui.
- 9:31Malgré les interrogations, Guillaume tient bon et par
- 9:33chance pour lui, son alibi est indépontable.
- 9:36Il faut se rendre à l'évidence, ils n'ont pas le coupable, ils
- 9:39ne le savent pas encore, mais ils sont très loin de mettre la
- 9:42main dessus. Cette affaire va les poursuivre
- 9:44pendant près de 7 ans et ce n'est que le début des fausses
- 9:47pistes. En creusant, un des agents a
- 9:50découvert une affaire dans l'affaire.
- 9:52Les escarre file possédaient un château à Avallon où une jeune
- 9:56femme de 24 ans, Sylvie Baton, a été assassinée.
- 9:58Et les similitudes sont troublantes.
- 10:00Il y a au niveau des pieds et des mains, pas de traces
- 10:03d'effraction, des traces d'abus sexuels et une mort par
- 10:06strangulation. Ils l'apprendront bien plus
- 10:08tard. Mais cet assassinat a été commis
- 10:10par un autre tueur en série Allemand, Ulrich monsterman.
- 10:13Et c'est ça qui rend cette affaire si terrible.
- 10:18C'est une succession de fausses pistes tous plus crédibles les
- 10:21unes que les autres. Des coïncidences hallucinantes
- 10:24qui finissent par leur faire perdre un ton précieux.
- 10:27Pendant ce temps-là, le meurtrier de Pascal est toujours
- 10:30dehors. Et ça, ils le savent.
- 10:33Alors que le groupe de Busta menthe met toute son énergie à
- 10:35démasquer le tueur de Pascal escarfield, Guy Georges frappe à
- 10:39nouveau. Le corps sans vie d'une femme
- 10:42est retrouvé dans le parking souterrain du 67, boulevard de
- 10:45reuilly. Dans le 12e arrondissement, nous
- 10:47sommes 3 ans plus tard, le 9 janvier 94.
- 10:51Elle s'appelait Catherine Rocher, elle avait 28 ans.
- 10:53Là encore, la scène est insoutenable, Catherine est
- 10:57attachée dans le dos, bâillonnée avec du ruban adhésif et les
- 11:00sévices sont nombreux. Un constat choque le légiste,
- 11:04l'agresseur aurait abusé de la victime vivante, puis morte.
- 11:09Dans ce nouveau cas, les coïncidences avec le meurtre de
- 11:12Pascal Escarfield semblent évidentes.
- 11:15La culotte est sectionnée sur les côtés, le soutien gorge
- 11:18entre les 2 bonnets et la victime a été tuée par des coups
- 11:21de couteau dans le cou. Par contre, différence notable,
- 11:24le pantalon est taillé en forme de Z au niveau de la Braguette.
- 11:27Mais malgré ça, le rapprochement peut facilement être fait.
- 11:31Enfin, avec du recul, parce que pour le moment, les enquêteurs
- 11:34ne font pas le lien. Un raté qui a une répercussion
- 11:37désastreuse. L'affaire est confiée à un autre
- 11:41groupe de la brigade, le groupe Pellegrin.
- 11:43L'enquête ne donne là aussi pas grand chose, mis à part un
- 11:47portrait robot, celui d'un homme qui n'habite pas dans la
- 11:49résidence et qui a été aperçu dans le parking l'après 12h00
- 11:53avant le meurtre. L'homme est de type européen,
- 11:56grand, porte une moustache et est dégarni.
- 11:59Quand on connaît le vrai meurtrier, on comprend à quel
- 12:02point les enquêteurs étaient très loin d'être sur les pas de
- 12:05Guy Georges. En parallèle, la même année,
- 12:10l'affaire Escarfi n'avance pas, au point qu'un non lieu doit
- 12:14être prononcé pour que le dossier ne soit pas classé.
- 12:17Le père de Pascal déplace des montagnes pour trouver un autre
- 12:20élément qui réveille l'enquête. L'inspecteur qui s'occupait de
- 12:24son cas m'a dit, Écoutez, c'est très difficile, on a aucune
- 12:29piste au bout de quelques mois, mais on le retrouvera si il
- 12:34récidive. Il y parvient en remettant sur
- 12:37le tapis le meurtre au chaton d'avalon.
- 12:39Une nouvelle similitude a été trouvée, Sylvie et Pascal sont
- 12:42mortes toutes les 2 un jeudi soir vers 23h00.
- 12:45C'est maigre mais ça suffit pour que le non lieu ne soit pas
- 12:49déclaré. Quelques mois après la
- 12:55découverte du corps de Catherine Rocher, le 6 novembre 1994, le
- 12:57tueur des parkings récidive. C'est la douche froide pour
- 13:00lacrim. Elsa Benahdi a été retrouvée
- 13:05dans sa voiture dans le parking du 110 boulevard Auguste blanqui
- 13:09par son frère. Cette fois-ci, il n'y a
- 13:11absolument aucun doute, le meurtrier est le même que celui
- 13:15de Catherine Rocher. Le Topo est exactement le même,
- 13:19elle a été abusée puis égorgée. Et on retrouve cette signature
- 13:23reconnaissable entre 1000, le Z découpé au niveau de la
- 13:27Braguette du Pantalon. Sans surprise, c'est la section
- 13:29de Pellegrin qui a déjà la charge du dossier Catherine
- 13:32Rocher. Qui prend l'enquête ?
- 13:33Un 2e homicide qui leur donne plus d'indices, mais aussi la
- 13:36certitude que l'homme n'est pas prêt de s'arrêter.
- 13:39Ils en font une affaire personnelle, il faut retrouver
- 13:43l'homme avant qu'une autre victime soit à déplorer.
- 13:45Et justement, cette fois-ci, on a des indices un peu plus
- 13:48concrets, une empreinte sur la voiture et une trace de sang
- 13:51retrouvée sur un prospectus qui n'appartient pas à la victime.
- 13:55Bingo ? Eh Ben pas vraiment.
- 13:57Rien n'affirme qu'ils appartiennent au tueur, mais
- 14:00clairement. À ce moment-là, ils n'ont pas
- 14:03mieux. C'est un pari à prendre.
- 14:04Malheureusement pour eux, ils étaient perdant. 9 décembre 1000
- 14:0890080146015 rue du Faubourg Saint Antoine, Paris 11e moins
- 14:13d'un mois plus tard, le quai des Orfèvres est appelé.
- 14:16Un nouveau meurtrier est en ville, du moins c'est ce qu'il
- 14:20croit. Agnès Nijkamp, une hollandaise
- 14:22de 32 ans, a disparu après être rentrée à pied chez elle.
- 14:26Par contre, on sait qu'elle est arrivée sans problème puisque
- 14:28son petit ami l'a appelé vers 23h20 pour lui dire de la
- 14:31rejoindre au restaurant. Elle ne viendra jamais.
- 14:34Le copain appelle une première fois à 00h10, pas de réponse une
- 14:392nde fois à 00h40, pareil, ça sonne dans le vide.
- 14:42Il se rend donc finalement sur place vers 01h00.
- 14:46La scène qu'il découvre est encore une fois effroyable,
- 14:49comble de l'horreur, persuadé qu'elle est encore en vie.
- 14:52Il tente par tous les moyens de la sauver.
- 14:55Pourtant, Agnès est bien morte, attachée elle aussi avec du
- 14:58sparadrap, elle aussi égorgée après avoir subi de nombreux
- 15:02sévices sexuels. Elle aussi, son soutien gorge
- 15:04est découpé entre les 2 bonnets. Elle aussi, elle a vécu un
- 15:08cauchemar. Cette fois pourtant, les indices
- 15:10sont solides. 2 empreintes digitales sont trouvées sur
- 15:13l'évier et l'a DN du tueur est récolté.
- 15:16Il a laissé une trace biologique en abusant d'Agnès.
- 15:19Meurtre en appartement, utilisation de bandes adhésives,
- 15:22abus, découpe de collants. Les éléments pour faire le lien
- 15:26avec l'affaire Pascal et Scarfile sont encore une fois
- 15:29flagrants, mais les policiers ne font encore pas le lien.
- 15:32Pourquoi ? Eh Ben parce qu'à ce moment-là,
- 15:34chaque groupe pense traquer un tueur différent.
- 15:37Du moins ne sont pas sûrs à 100% que c'est le même criminel.
- 15:41Et maintenant, c'est la section de Sam Berson qui prend le
- 15:44dossier d'Agnès Nichkamp. Pensant ouvrir une toute
- 15:48nouvelle affaire, ce que personne ne sait encore, c'est
- 15:51qu'ils traquent tous le même homme.
- 16:00Le 16 juin 1995, Élisabeth Ortega a échappé à une mort
- 16:04certaine. En survivant ce soir-là, elle ne
- 16:08se doute pas qu'elle sera un témoin crucial dans la traque
- 16:11d'un tueur en série. Il est 01h15 du matin, il fait
- 16:14doux et Élisabeth rentre d'une soirée entre amis à pied.
- 16:17Sur le chemin, rien à signaler. Elle arrive sans encombre au 40
- 16:21rue des Tournelles, dans le 4e. À ce moment-là, elle ne se doute
- 16:25absolument pas qu'un homme la suit, mais au moment d'ouvrir sa
- 16:29porte sans qu'elle comprenne ce qui lui arrive.
- 16:31Un individu la menace au couteau pour rentrer chez elle, c'est
- 16:34Guy Georges, il dit être en cavale et juste vouloir passer
- 16:38la nuit. Elisabeth, qui travaille en
- 16:40hôpital, a le réflexe de lui parler pour créer du lien, elle
- 16:44demande même à pouvoir fumer. Il accepte et fume aussi sans le
- 16:47savoir. Grâce à cette demande, l'homme
- 16:50laissera un indice majeur, un mégot de la marque Winston dans
- 16:54le cendrier. Puis vient le moment fatidique
- 16:56du coucher, Guy Georges prétexte qu'il doit l'attacher pour
- 16:59dormir tranquille. Mais lui promet qu'il ne lui
- 17:02fera rien. Élisabeth doit sûrement sa
- 17:04survie à une initiative. Quand il l'attache, elle
- 17:07parvient à bouger pour que le Chatterton ne la serre pas trop.
- 17:10Et un coup de chance, la lumière de l'étage est allumée.
- 17:14Guy Georges part l'éteindre, l'opportunité est trop belle.
- 17:18Élisabeth la saisit. Ni une ni 2, elle arrache les
- 17:21liens qui lui bloquaient les mains et elle parvient à sauter
- 17:24par la fenêtre, heureusement pas très, très haute.
- 17:27Elle fuit et parvient à se réfugier dans un bar à
- 17:30proximité. Elle ne le sait pas à ce
- 17:32moment-là, mais elle vient d'échapper à une mort atroce
- 17:36quand elle est interrogée. Elle est d'ailleurs persuadée
- 17:38qu'il n'avait rien d'un agresseur sexuel quand elle est
- 17:41consultée dans le cadre du meurtre d'Agnès Nichkamp.
- 17:44Elizabeth tombe des nues. Parce que oui, dans ce cas
- 17:47précis, le groupe Sanderson fait le lien entre le meurtre du
- 17:51Faubourg Saint Antoine et l'agression d'Élisabeth.
- 17:53C'est pour ça que son témoignage est crucial.
- 17:56Elle dresse un portrait robot, le 9567 homme de type Nord
- 18:01africain, 1m70, 25 ans, athlétique, cheveux noirs rasés,
- 18:06sourcils fournis, peau Mate foncée.
- 18:08Mais le souci, c'est que seulement 5% des portraits
- 18:11robots mènent vraiment aux coupables.
- 18:13Et dans ce cas précis, il y a un autre problème, le logiciel
- 18:17utilisé a été développé par Scotland Yard, leur base de
- 18:22données compte peu de traits nord-africains.
- 18:25Résultat, le portrait est flou, peu expressif, pas très fidèle.
- 18:29Élisabeth est traumatisée par son expérience, mais cette femme
- 18:32de caractère se fait une mission de trouver son agresseur pour
- 18:35éviter qu'il ne récidive. Elle va passer des soirs entiers
- 18:39à patrouiller en voiture avec l'équipe de sanderson.
- 18:41Pour essayer de le repérer, vous vous rappelez le mégot de
- 18:45Winston ? Il est prélevé par la police
- 18:47judiciaire et envoyé au docteur Olivier Pascal, le chef du
- 18:51laboratoire de biologie moléculaire du CHU de Nantes.
- 18:54C'est l'expert en génétique français.
- 18:57Vous le verrez dans la traque de Guy Georges.
- 18:59Son rôle est central. Les enquêteurs font tellement
- 19:02appel à lui qu'il a pris l'initiative de faire un truc
- 19:04totalement illégal et pourtant hyper utile.
- 19:08Il a constitué un fichier personnel dans lequel il a
- 19:10répertorié tous les ADN. Dès qu'il en reçoit un, il le
- 19:14compare avec ceux qu'il a déjà. Et à l'époque, cette petite
- 19:16magouille, c'est un tournant radical pour la crime.
- 19:19Donc quand il reçoit l'a DN du mégot, il la compare avec l'a DN
- 19:23découvert sur Agnès Nichkamp et là ça matche.
- 19:27Le lien entre les 2 affaires est certain.
- 19:29À chacun de ses dérapages, le meurtrier livre de nouveaux
- 19:33indices capables de le trahir. Quand il assassine Ellen
- 19:36Frenking, le 8 juillet 1995 au 213 rue du Faubourg Saint
- 19:38Martin. Alors qu'elle rentre d'une
- 19:39soirée entre amis vers 03h00 du matin, il laisse une empreinte
- 19:43de pied dans le sang de la victime.
- 19:46La forme est peu commune, c'est un pied égyptien, un pied avec
- 19:49le 2e orteil plus grand que le pouce.
- 19:51Un trait physique plutôt rare qui va permettre aux hommes de
- 19:55la brigade criminelle de resserrer leurs recherches.
- 19:59Enfin, c'est ce qu'il croit car à ce jeu de piste, il est
- 20:03possible que le tueur vient involontairement de jouer sa
- 20:05meilleure carte. L'assassinat d'Ellen Frenking
- 20:08confirme qu'ils ont bien à faire à un serial killer.
- 20:11L'a DN trouvé sur cette scène de crime match.
- 20:13Une nouvelle fois avec celui retrouvé chez Agnès Nijkamp, on
- 20:17donne à l'a DN un nom tout trouvé, SK un serial killer un.
- 20:26Depuis le début, donc, vous avez compris, les dossiers sont
- 20:28traités de manière séparée, pourquoi ils ne sont pas
- 20:32comparés ensemble ? C'est incompréhensible.
- 20:35Certaines familles, épuisées d'attendre, mènent leurs propres
- 20:38recherches et parfois elles tombent sur des infos que la
- 20:41crime a raté. Forcément, ça fait désordre.
- 20:44Heureusement, en 1996, il y a du remue-ménage au 36 quai des
- 20:47Orfèvres. Martine Monteil devient la
- 20:48patronne de la brigade criminelle.
- 20:53Il compte bien mettre un grand coup de pied dans la
- 20:55fourmilière. Elle comprend très vite que les
- 20:57groupes ne communiquent pas leurs informations.
- 20:59Qu'à cela ne tienne, ils seront forcés de le faire.
- 21:02Il était temps parce que dans ce genre d'affaire, le temps est un
- 21:05ennemi, surtout quand l'actualité s'y mêle.
- 21:13Le 25 juillet 1995, un attentat frappe la station Saint Michel,
- 21:15une bombe explose. 8 morts, des dizaines de blessés.
- 21:22La psychose envahit la ville, la priorité devient antiterroriste,
- 21:26la crime est redirigé, les effectifs sont sursollicités. 2
- 21:34ans plus tard, le 31 août 1997, Lady Diana meurent sous le pont
- 21:36de l'Alma. Une fois encore, l'événement
- 21:38d'actualité bouleverse le fonctionnement du 36, quai des
- 21:41Orfèvres. Les agissements de SK un ne sont
- 21:44plus une priorité. 23 septembre 1000, 90420176015, rue Opou,
- 21:53Paris 19e c'est dans ce contexte chaotique que Guy Georges frappe
- 21:57à nouveau et cette fois-ci, il ose tout, il tue en plein jour.
- 22:02La victime, Magali siroti est une nouvelle fois très jeune,
- 22:05tout juste 19 ans et à elle aussi, il a réservé le même
- 22:09sort, torture, poignée entravée, abus, soutien, gorge découpé.
- 22:14Entre les 2 bonnets, vous connaissez malheureusement le
- 22:16refrain. L'affaire signée SK un atterrit
- 22:19encore de manière un peu étrange dans un autre groupe de la
- 22:22brigade, le groupe Vazquez. Fort heureusement, à ce
- 22:26moment-là, les services font passer leurs infos et les
- 22:28rapprochements sont moins difficiles à réaliser.
- 22:31Je le précise pas à chaque fois, mais chaque affaire apporte sur
- 22:35l'autre piste de campagne de recherche avec énormément de
- 22:38personnes interrogées, prélevées et soupçonnées.
- 22:41Et pendant ce temps ? L'angoisse monte, un serial
- 22:44killer road et personne ne sait où ni quand il frappera à
- 22:48nouveau. Et il ne tarde pas.
- 22:49Le 15 novembre, SK un vient de commettre son dernier meurtre.
- 22:53La victime, Estelle magde, 25 ans, c'est encore une scène
- 22:57d'une extrême violence. Mais pour cette exécution, il
- 23:00boucle la boucle en laissant une scène de crime très similaire à
- 23:04celle qu'il a laissé chez Pascal Escarfield, sa première victime,
- 23:07la position du corps, la découpe des vêtements.
- 23:10C'est tellement évident que les policiers n'ont même pas besoin
- 23:13de le dire à voix haute. Leur homme vient de reprendre du
- 23:16service, à une différence près, il n'avait laissé quasiment
- 23:20aucun indice chez Pascal. Chez Estelle, il laisse un
- 23:23élément plus que incriminant, un sac avec un Sweat shirt gris
- 23:27taché par son propre sang. Je sais pas si vous avez fait
- 23:30attention aux dates, mais on est 5 jours avant que Le Parisien
- 23:34lâche la bombe. Un tueur en série sévit dans
- 23:37Paris depuis plusieurs années. Pour tout le monde, c'est la
- 23:39douche froide. Les habitants parce qu'ils ont
- 23:41peur et lacrim parce que le tueur sait qu'ils sont sur ces
- 23:45talons. En ne respectant pas le silence
- 23:47demandé par les policiers, le journal a pris le risque de
- 23:49retarder ou compliquer la traque.
- 23:52Mais il a aussi fait peser le droit à être informé.
- 23:54Les victimes s'accumulent et les parisiennes rentraient seules le
- 23:58soir sans trop se méfier. Maintenant, elles savent.
- 24:01Avec cette pression médiatique, la police doit bouger.
- 24:04Ils reprennent complètement le portrait robot avec Élisabeth.
- 24:08Et ce qu'on peut en dire, c'est qu'il est quand même pas mal
- 24:10différent du premier. La preuve une fois encore que
- 24:13les indices qui mènent au tueur ne sont pas d'une fiabilité en
- 24:16béton. Le résultat de cette
- 24:17initiative ? Et Ben tout le monde pense avoir
- 24:20vu l'homme le plus recherché de France.
- 24:22La police est surchargée d'appels sans le savoir.
- 24:32Le Parisien vient de précipiter l'affaire face à la pression de
- 24:35l'opinion publique. La crime est pressée de trouver
- 24:38l'homme. La patronne de la crime n'a pas
- 24:40l'intention de laisser filer le tueur.
- 24:42Elle apprend que certains labos gardent des ADN un peu partout
- 24:45en France, mais les consulter systématiquement, c'est illégal.
- 24:49En revanche, comparer 2ADN précis entre eux, ça c'est
- 24:54autorisé. Ce flou juridique, elle va le
- 24:56mettre à son avantage. Elle va demander au laboratoire
- 24:59partout en France de chercher si l'a DN de SK un.
- 25:02Ne match pas avec ceux dans les banques de données, elle sait
- 25:05que ce qu'elle demande est limite.
- 25:06Alors elle pousse un peu plus loin.
- 25:09Elle prévient, si vous refusez, je veux votre refus, écrit noir
- 25:13sur blanc, et il ira dans la procédure.
- 25:15Autrement dit, vous avez le droit de refuser mais assumez le
- 25:18devant un juge. Un coup de pression discret mais
- 25:21efficace et cette initiative osée, elle prend.
- 25:24Le 24 mars 1998, le docteur Pascal, le fameux expert en
- 25:26génétique, passe un coup de fil au juge thil.
- 25:32Le juge d'instruction chargé de l'enquête, il lui dit direct,
- 25:35j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
- 25:37Thil choisit d'entendre la bonne en premier.
- 25:40Et là ça tombe. Le profil SK 1A matché.
- 25:43On a un nom, Guy Georges, et là effectivement, nous découvrons
- 25:47que la trace inconnue correspond à un individu que nous avons eu
- 25:50précédemment dans un dossier de la brigade criminelle et que cet
- 25:53individu s'appelle Guy Georges. Et la mauvaise nouvelle, pas
- 25:56besoin de lui dire, il l'a déjà compris, ce type, ils l'ont déjà
- 25:59eu sous le nez. Et il est passé entre les
- 26:01mailles. On rembobine, on est en 1995, à
- 26:03cette époque, la crime fait défiler des hommes condamnés
- 26:06pour agression sexuelle à la chaîne.
- 26:08Parmi eux, Guy Georges. On les interroge, on leur
- 26:11demande d'enlever leurs chaussures, on prélève leur ADN.
- 26:14Oui, l'a DN de Guy Georges a bien été récupéré, oui, on tombe
- 26:18de haut. Comment on a pu rater la
- 26:21correspondance génétique ? La réponse tient en un mot,
- 26:23cafouillage. Enfin une série de couacs, de
- 26:30malchance et de manque de communication.
- 26:32Faut se rappeler qu'à ce moment-là, les groupes ne
- 26:34partagent pas encore vraiment leurs infos.
- 26:36Guy Georges est interrogé une première fois par l'équipe de
- 26:39Pellegrin qui bosse sur les meurtres dans les parkings, et
- 26:43ensuite par celle de sanderson, chargée des meurtres dans les
- 26:47appartements. Dans un bureau, on essaie de
- 26:49voir si le sang retrouvé sur un prospectus dans la voiture
- 26:52d'Elsa Benazi correspond à son ADN.
- 26:55Sauf que ce sang c'est même pas celui du tueur, donc forcément
- 26:59ça matche pas. De l'autre côté, le groupe
- 27:01Sanderson lui fait enlever ses chaussures et là il regarde ses
- 27:04pieds. Problème, il n'a pas le fameux
- 27:07pied égyptien qu'on cherche. Et pour couronner le tout,
- 27:10Elizabeth Ortega, témoin clé, ne le reconnaît pas.
- 27:15Et si à ce moment-là, son dossier rempli d'agressions
- 27:19sexuelles et dans lequel on retrouve déjà tous les éléments
- 27:22présents dans les scènes de crime, leur avait été transmis ?
- 27:25Peut être qu'il aurait attiré l'attention, peut être qu'ils
- 27:29auraient été plus vigilants, mais même ça, Eh Ben c'est pas
- 27:31certain. Des dossiers comme ça, ils en
- 27:33voient défiler des milliers et le profil de Guy George à
- 27:36l'époque n'est qu'un nom parmi d'autres et le docteur Pascal
- 27:39censé faire les comparaisons ADN de manière systématique.
- 27:42En théorie, c'est lui qui aurait dû rattraper le coup.
- 27:45Alors comment c'est possible que ça a échappé à tout le monde ?
- 27:48Son ADN avait été prélevé, pourquoi ça n'a pas matché ?
- 27:51C'est là qu'on comprend dans cette histoire que tout s'est
- 27:54joué à des détails. Le docteur, submergé par les
- 27:57demandes, ne compare pas tout de suite l'a DN de Guy Georges avec
- 28:00ceux du fichier. Il le met en attente 2 ans et la
- 28:04crime ? Persuadé que c'est automatique,
- 28:06il ne pense même pas à lui demander pour eux, ça va de soi.
- 28:10Et voilà comment Guy Georges est passé entre les mailles du
- 28:12filet. Alors forcément, quand on
- 28:15l'attrape en 98, c'est un choc parce que en 95, ça veut dire
- 28:19que 2 victimes auraient pu être épargnées.
- 28:22Et pour ceux de la crime, ceux qui se battent jour et nuit sur
- 28:25ces affaires, la pilule est amère pour beaucoup, la
- 28:28culpabilité ne les lâchera jamais.
- 28:42Maintenant qu'on connaît notre homme, il faut le trouver.
- 28:45La chasse à l'homme peut être lancée.
- 28:47Les flics se postent partout à proximité des lieux que Guy
- 28:50Georges Fréquente et alors que l'attention est à son comble.
- 28:53La radio RTL décide à 07h00 du matin de lancer l'info, le tueur
- 28:57de l'Est parisien s'appelle Guy Georges.
- 29:01Le journal de Jacques Esnou. Bonjour, exclusivité RTL à la
- 29:05une de l'actualité ce matin, le tueur de l'Est parisien a été
- 29:08identifié par la brigade criminelle.
- 29:11Les policiers n'y croient même pas.
- 29:13La radio vient de mettre en péril leur plan.
- 29:15Guy Georges sait sûrement qu'il est recherché.
- 29:17Je vous le dis tout de suite, il n'en sait absolument rien.
- 29:21Quand il se fait interpeller devant un Monoprix à la goutte
- 29:23d'or, il commence à sentir l'étau se resserrer, mais ne
- 29:26sait pas que son nom est connu de la France entière.
- 29:28Madame, Monsieur, Bonsoir. Le tueur en série présumé de
- 29:31l'Est parisien a été arrêté aujourd'hui au terme de
- 29:34plusieurs mois d'enquêtes laborieuses et d'une traque de
- 29:3724h00 qui a mobilisé près de 400 policiers à Paris.
- 29:55Dis, Georges est enfin hors d'état de nuire.
- 29:58Quand il arrive à la police judiciaire, il est accueilli
- 30:01avec une haie de déshonneur. Tous les policiers sont là,
- 30:04tassés dans la cage d'escalier et attendent de voir arriver cet
- 30:08homme banal qui a commis des actes absolument monstrueux.
- 30:11L'un des premiers trucs que vérifient les policiers, c'est
- 30:14le pied. Ils sont stupéfaits, il n'est
- 30:17pas égyptien. Alors comment il aurait glissé ?
- 30:22Tout simplement encore un des indices principaux de l'enquête,
- 30:25démonté en seulement quelques secondes.
- 30:27Les policiers se rendent compte que depuis le début, tout était
- 30:31contre eux. Maintenant que Guy George est
- 30:33attrapé, il faut le faire avouer, c'est indispensable pour
- 30:37certains crimes, les indices sont trop faibles pour qu'ils
- 30:39puissent être inculpés sans aveu et Guy George le sait.
- 30:42Parfaitement. Il reconnaît donc sans trop de
- 30:44problèmes les assassinats, où il sait que les indices sont
- 30:47solides. Ceux d'Agnès Nijkamp, Ellen
- 30:50Frenking, Magali Sirotti et Estelle macht.
- 30:53Mais pour ceux des parkings, ils n'ont rien.
- 30:55Les policiers font tout pour le mettre à l'aise, appellent à son
- 30:58humanité et finissent par lui arracher des aveux pour le
- 31:01meurtre de Pascal Escarfield, Catherine Rocher et Elsa
- 31:05Bennadi. Les familles sont soulagées,
- 31:15elles savent et peuvent enfin avancer.
- 31:17Ces interrogatoires, les policiers s'en souviendront
- 31:20toute leur vie, parce que ce qui les marque, ce n'est pas ce
- 31:23qu'il dit, mais c'est comment il le dit.
- 31:26Guy Georges est calme, posé, presque sympa et pourtant ce
- 31:30qu'il raconte est glacial. Mais le pire, c'est le caractère
- 31:34aléatoire de ces meurtres. Il ne choisissait pas ses
- 31:37victimes à l'avance, il se baladait, croisait une femme et
- 31:40si elle lui plaisait ? Si elle était seule, si les
- 31:44circonstances s'y prêtaient, il passait à l'acte.
- 31:47C'était le mauvais endroit au mauvais moment et rien d'autre.
- 31:50C'est pas tout une autre information leur glace le sang
- 31:52et moi aussi. Elle m'a littéralement retourné
- 31:54quand je l'ai lu. Vous vous rappelez de Pascal
- 31:56Escarfield qui semblait demander ce qui lui arrivait ?
- 31:59Eh Ben elle a vraiment eu conscience jusqu'à la fin de ce
- 32:02qui lui arrivait. Ses derniers mots ont été,
- 32:05qu'est ce que tu me fais ? Tu me tues 2 h de sévi sans
- 32:10tout. Jusqu'à son égorgement où Pascal
- 32:12Escarfail s'est vraiment vu mourir.
- 32:14Alors comment est ce qu'on arrive à un tel degré de
- 32:17cruauté, de monstruosité ? Est ce que Guy Georges est
- 32:20naturellement un monstre ? Est ce que son enfance, sa vie,
- 32:24permet de comprendre comment il en est arrivé là ?
- 32:26Est ce que la société est coupable ?
- 32:29La question est forte et pourtant elle est légitime dans
- 32:31ce genre de procès car au fond la question est.
- 32:34Naît on en monstre ou est ce qu'on le devient ?
- 32:37On a quelqu'un qui paraît normal vu loin, qui n'a pas de troubles
- 32:41psychiatriques et qui de façon répétitive a tué quelqu'un en
- 32:46assumant de tuer. Je vous propose maintenant de
- 32:49remonter un peu en arrière pour découvrir la vie de Guy Georges.
- 32:52Vous allez le voir, son cas est très intéressant.
- 32:58C'est le 15 octobre 1962 que Guy Georges, de son nom de naissance
- 33:01Guy Rampillon, naît à Vitry le François dans la Marne.
- 33:04Il n'a pas encore un jour qu'il est déjà rejeté et abandonné par
- 33:07sa mère. Elle n'a aucun doute, elle ne
- 33:10veut pas de cet enfant, personne n'en veut.
- 33:12Alors la solution est toute trouvée, ce sera la dédasse.
- 33:15Guy atterrit alors qu'il n'a que 7 mois chez les Morin, une
- 33:19famille nombreuse qui accueille des enfants placés.
- 33:22En tout, ils seront une vingtaine à grandir sous ce
- 33:25toit. Matériellement, il ne manque de
- 33:27rien, au niveau affectif, il manque de tout.
- 33:31Madame Morin est un sacré personnage au caractère bien
- 33:34trempé et le petit Guy, son petit noir comme elle l'appelle,
- 33:37elle le voulait, mais jamais elle ne lui a laissé sa place.
- 33:41Pas d'amour, pas de construction personnelle, seule comptait
- 33:44l'image qu'elle s'en faisait. Chez les Morin, Guy existe à
- 33:47peine et dans l'administration, c'est encore pire.
- 33:49À ses 4 ans, son État d'abandon est reconnu.
- 33:52Il devient pupille de l'État, numéro de matricule 5086.
- 33:56Le processus, déjà très déshumanisant, atteint des
- 33:59sommets quand, pour simplifier son dossier, on lui change son
- 34:03identité. Adieu Guy Rampillon, Bonjour Guy
- 34:06Georges. Et c'est peut être là que tout
- 34:08se joue là que Guy Georges est devenu pluriel.
- 34:11D'un côté, c'est un garçon calme et maîtrisé, de l'autre, c'est
- 34:15un volcan en sommeil, prêt à exploser.
- 34:18À 14 ans, il agresse pour la première fois.
- 34:21La victime, sa sœur, atteinte d'un trouble cognitif, Roselyne,
- 34:25qui l'étrangle sans aucune raison.
- 34:27La jeune femme s'en sort, Guy Georges aussi.
- 34:30Puis quelques temps plus tard, il s'en prend à une autre sœur,
- 34:33Christine, qu'il trouve trop indépendante et qu'il veut
- 34:36soumettre. C'est la foi de trop pour les
- 34:38morins qui demande à ce qu'on leur retire la garde de l'enfant
- 34:41devenu trop dangereux au foyer, il fugue sans cesse et s'attaque
- 34:45au personnel féminin jusqu'au 6 février 1979.
- 34:47Les conséquences restent modérées.
- 34:51Mais ce jour-là, il va plus loin, il suit une jeune fille et
- 34:55la Grèce assez violemment à Saint Barthélémy d'Anjou.
- 34:58C'est une ville qui a juste à côté de l'endroit où je tourne
- 35:00actuellement hein, juste à côté d'Angers, c'est à 10 Min d'ici.
- 35:03Cette fois, les faits sont trop graves pour être ignorés, il
- 35:06écope d'un mois de prison, il n'a que 17 ans.
- 35:09C'est le premier séjour derrière les barreaux d'une longue série.
- 35:11En tout, entre 18 et 36 ans, Guy Georges va passer près de 15 ans
- 35:16en prison. À l'âge adulte, le décor est
- 35:20posé. Guy choisit la marginalité, la
- 35:23vie dans les squats, les petits boulots.
- 35:25Mais pour tous ceux qui le fréquentent, il n'a rien
- 35:28d'indéviant, rien d'un agresseur.
- 35:30Des excès de violence, ses amis ne lui en connaissaient pas.
- 35:33Des réflexions perverses non plus.
- 35:35C'est il a. Il a jamais été violent.
- 35:37Rien du tout. Bon pour parler avec lui, il
- 35:40fallait lui se tirer un peu les mots parce que bon, il il était
- 35:43très timide. Les policiers, ils disaient
- 35:46comme quoi j'aurais pu être la dernière victime, alors que moi
- 35:49je pense que ils m'auraient jamais fait du mal.
- 35:51Alors je sais pas, je pense qu'il devait avoir un problème
- 35:53avec certaines filles belles et dans un certain âge, je sais pas
- 35:55pourquoi. De l'extérieur, Guy Georges est
- 35:59indétectable. Et pourtant, en parallèle, il
- 36:02agresse encore et encore des femmes parce qu'il ne les voit
- 36:06pas comme des êtres humains. Ce n'est pas du désir, c'est du
- 36:09pouvoir, une pulsion qu'ils ne contrôlent pas.
- 36:13Et qui revient sans cesse à chaque sortie de prison, il
- 36:16recommence, il n'a pas peur d'être attrapé.
- 36:18Pour lui, la société lui doit quelque chose, il est hors du
- 36:22système et il ne doit plus rien à personne.
- 36:24Donc on a un individu qui, à chaque fois qu'il sera dans des
- 36:26conditions lui permettant d'assassiner une femme qui
- 36:29correspond au genre de femme qu'il cherche, il le fera.
- 36:31Mais un jour, il va devoir rendre des comptes.
- 36:33Et ce jour, c'est le 19 mars 2001.
- 36:36Le procès Guy Georges est sur le point de commencer.
- 36:39C'est lundi que s ouvrira devant la Cour d'assises de Paris le
- 36:42procès de Guy Georges, tueur en série présumé, qui comparaît
- 36:45pour l'assassinat et le viol de 7 femmes entre 91 et 97, sans
- 36:50compter d'autres agressions. Avant qu'on puisse le juger, il
- 37:05faut déterminer si il est oui ou non responsable de ses actes,
- 37:09qu'ils soient reconnu irresponsable.
- 37:11C'est le pire cas de figure parce qu'il ne serait pas jugé.
- 37:15Heureusement, les psychiatres le déclarent responsable.
- 37:18Il y aura un procès. Le 19 mars 2001, Guy Georges
- 37:22arrive dans le tribunal en jogging.
- 37:24Sur les bancs du public, on retient son souffle.
- 37:26Le tueur en série a presque l'air sympathique.
- 37:37Qui ? George, j'ai rencontré
- 37:38quelqu'un, aussi choquant que ça puisse paraître, mais qui est de
- 37:43sympathique, sans que ce soit péjoratif, j'allais dire
- 37:46d'ordinaire de commun, qui avait des préoccupations basiques. 7
- 37:50ans après, le procès de George s'est s'est ouvert.
- 37:53Vous aviez envie de le voir ? Oui oui.
- 37:56Après quand il est là, j'étais vraiment curieuse de le voir.
- 37:59Ouais, quelle impression il vous a fait cet homme ?
- 38:01Décevante ? C'est à dire que le c'est un
- 38:05type tellement normal. Un visage doux, un sourire, un
- 38:10sourire doux. L'atmosphère est tendue.
- 38:13Et pour cause, Guy Georges est revenu sur ses aveux quand il
- 38:16entre dans le box des accusés. Il n'a qu'un objectif,
- 38:20l'acquittement. Il nie tout en bloc.
- 38:23Pour les familles des victimes, c'est insupportable.
- 38:26Pour se reconstruire, elles ont besoin de l'entendre reconnaître
- 38:30ces crimes. Ces avocats s'engouffrent dans
- 38:32les failles de l'enquête. Erreur ADN, recherche d'un
- 38:35suspect maghrébin avec un pied égyptien.
- 38:37L'expertise ADN n'était ni faite ni à faire.
- 38:40Ça avait été fait n'importe comment.
- 38:42Il y avait eu une faute de frappe dans un rapport.
- 38:44Quand un État démocratique prétend envoyer quelqu'un en
- 38:48prison à perpétuité, il ne peut le faire que sur une expertise
- 38:52convenable. Mais un.
- 38:53Roman clé fait basculer l'audience, maître doumic,
- 38:56avocate des parties civiles, parvient à piéger Guy Georges
- 39:00avec une simple question. Il fait le geste de bouger les
- 39:02photos, les photos, c'est comme ça et il les fait glisser avec
- 39:05sa main gauche fictivement dans l'air et il lève son poing droit
- 39:10comme s'il l'est frappée. Et je dis, quand vous frappez
- 39:12Guy Georges, c'est avec le la main droite.
- 39:15Il répond oui et je dis, quand vous tenez un couteau, Guy
- 39:17Georges et que vous frappez avec le couteau, c'est avec la main
- 39:19droite. Il répond, oui, ce n'est plus du
- 39:21tout le Guy Georges, affable auquel.
- 39:23Chacune d'entre nous aurait offert la cigarette qu'il
- 39:25réclamait. C'est vraiment le Guy Georges
- 39:28qui tue, il s'immobilise et il s'assied brutalement.
- 39:31Vous. Le faire ressortir la part
- 39:32d'humanité qu'il y avait en lui, surtout dans c'est un peu
- 39:35terrible. Et dans cette demande de pardon,
- 39:38ils se sont piégés, perd son sang froid.
- 39:41Le meurtrier vient de se piéger tout seul.
- 39:43Après ça, il refusera de venir au procès.
- 39:46Mais face à la détresse des familles, il finit par revenir
- 39:49dans le box. Et cette fois, il avoue tout, au
- 39:52grand soulagement de ses avocats qui ont opéré un changement de
- 39:55stratégie et espère un aveu. Et je lui ai parlé.
- 39:59Et pour moi pareil, j'ai j'ai, il y avait hors pour moi, il
- 40:04était hors de question d'être dans l'agression.
- 40:06Je crois qu'il a dit qu'il était désolé.
- 40:07Il me semble qu'il a dit qu'il était désolé mais c'est des
- 40:09c'est c'est aussi. Alors c'est c'est pas que un
- 40:12violeur et un tueur, c'est forcément un menteur.
- 40:16Donc bon, des excuses au moment opportun.
- 40:18Moi ça, ça me, ça vous touche pas ?
- 40:20Oui évidemment. Non, dans l'Assemblée, les
- 40:22larmes coulent, le soulagement se fait sentir.
- 40:24Ils vont pouvoir avancer et clore ce chapitre de leur vie.
- 40:28Le 4 avril, après 04h15 de délibération, Guy Georges ou Guy
- 40:32Rampion est condamné à perpétuité.
- 40:35Avec 22 ans de sûreté. Le verdict des jurés de la Cour
- 40:39d'assises de Paris concernant Guy Georges, accusé de 7
- 40:42assassinats, a été conforme aux réquisitions, une peine de
- 40:45réclusion à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté.
- 40:48Conscient de sa dangerosité, Guy Georges a même déclaré qu'il
- 40:51valait mieux qu'il reste en prison car il le sait un pied
- 40:55dehors et il recommence. Sa peine de sûreté n'étant que
- 40:58de 22 ans, Guy Georges est potentiellement libérable depuis
- 41:012020. Heureusement, et contrairement à
- 41:03ce qui avait circulé sur Tiktok, il n'est pas sorti et n'a fait
- 41:07aucune demande dans ce sens. Le meurtrier a même déclaré
- 41:10qu'il se sent bien en prison et souhaite y rester.
- 41:13Il est incarcéré à handisheim, là où les plus grands criminels
- 41:16français atterrissent. Aux dernières nouvelles, il
- 41:19était même très ami avec Jonathan Daval, sur qui je vous
- 41:22avais d'ailleurs sorti une vidéo il y a quelques temps.
- 41:24Dans cette prison où il est en ce moment en Alsace, Jonathan,
- 41:29est ce que la maman que vous êtes est inquiète de le savoir
- 41:31dans cet environnement, à côté de ces noms dont on a tant
- 41:34entendu parler, ces derniers, non.
- 41:35Je suis pas inquiète du tout parce que il s'entend très bien
- 41:38avec avec Guy Georges, oui. Comme je vous disais au tout
- 41:50début, il y a eu un avant et un après Guy Georges.
- 41:53Son marathon du crime a profondément marqué la société
- 41:56française et a fortement fait évoluer la législation,
- 41:59notamment sur l'élaboration en 1998 du FNAEG du fichier
- 42:02national automatisé des empreintes génétiques.
- 42:03Avec l'enquête sur Guy Georges, l'intérêt de stocker l'a DNA été
- 42:08mis en lumière malgré les réticences.
- 42:10Au début, ça concerne que très peu de criminels, principalement
- 42:13sexuels. Mais au cours des années 2000,
- 42:15le chant s'est élargi. Et aujourd'hui, quasiment tous
- 42:22les criminels ont leur ADN stocké dans le FNAEG.
- 42:26D'après des estimations, plus de 5000000 d'empruntes génétiques
- 42:29sont référencés dans le dossier. Jean-Pierre Escarfile, le père
- 42:32de Pascal, a mené après la mort de sa fille, de nombreuses
- 42:36actions pour faire évoluer le système judiciaire.
- 42:38Il est parvenu d'ailleurs à faire condamner l'État pour
- 42:40faute grave puisqu'il a pu prouver que Guy Georges a tué sa
- 42:43fille lors d'un régime de semi liberté, en gros pendant une
- 42:47permission. Il a touché 210000,00€ a invité
- 42:51les autres familles à en faire de même.
- 42:52Il a grandement milité pour la mise en place de la rétention de
- 42:55sûreté, une procédure qui consiste à placer les
- 42:58délinquants sexuels en centre médico social judiciaire quand
- 43:02ils ont fini leur peine et qu'ils risquent de récidiver.
- 43:05Il œuvre aussi pour que les aménagements de peine des
- 43:07auteurs de crimes sexuels soient plus stricts et pour la
- 43:10généralisation du port des bracelets électroniques.
- 43:13Son action principale reste quand même la création de
- 43:16l'APACS. L'association pour la protection
- 43:19contre les agressions et crimes sexuels qui a aidé de nombreuses
- 43:23victimes et familles. Jean-Pierre Escarfail n'a pas pu
- 43:25sauver sa fille, mais il a réussi à transformer une
- 43:29tragédie absolue en un moteur de changement.
- 43:32Et ça méritait d'être dit. L'affaire Guy George, c'est le
- 43:39genre d'affaire qui remue, qui bouleverse par la monstruosité
- 43:42des actes, mais aussi parce qu'elle ouvre les yeux sur notre
- 43:44propre société. Pour les familles, aucune
- 43:46réponse. Ne pourra les apaiser elles
- 43:49aussi. Quand leurs filles ou leurs
- 43:50sœurs ont été assassinées, elles ont pris perpétuité.
- 43:54Rien ne pourra jamais les ramener à leur vie d'avant.
- 43:59Merci d'avoir été avec moi jusqu'ici.
- 44:00Si vous avez envie de réagir sur l'affaire, les commentaires sont
- 44:03ouverts. Je remercie encore une fois Emma
- 44:05d'avoir sponsorisé la vidéo. Je vous rappelle qu'avec mon
- 44:07lien ou le code neoxy, vous avez 10% de réduction sur le site et
- 44:11encore une fois, je vous le rappelle, allez vous abonner à
- 44:14mon podcast sur Spotify à partir de maintenant.
- 44:16Toutes les vidéos seront aussi disponibles là-bas pour que vous
- 44:18puissiez en profiter en voiture. Je suis sur Spotify dans un
- 44:21premier temps, les autres plateformes arriveront par la
- 44:23suite. Merci à vous de m'avoir écouté,
- 44:26c'était neoxy.