Latest / Chroniques étranges - Histoires d'Horreur & Mystères / Jack à la Lanterne | Les Véritables Origines d'Halloween [HORREUR]
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- 0:01Chroniques étranges, l'horreur dans vos oreilles.
- 0:10Le port des écouteurs est fortement conseillé.
- 0:19Tout le monde connaît Halloween, les bonbons, les citrouilles,
- 0:22les déguisements. Mais ce que peu de gens savent,
- 0:25c'est que cette fête est née dans les cendres d'une autre,
- 0:28bien plus ancienne et bien plus sombre.
- 0:32Mettez vos meilleurs écouteurs. Éteignez la lumière, prenez un
- 0:36petit jus de citrouille. Ce soir, je vais vous raconter
- 0:39la toute première nuit-là où tout a commencé, les origines
- 0:44terrifiantes d'Halloween. On est en Irlande, il y a très
- 0:54très longtemps, à une époque où les villages n'avaient pas de
- 0:58nom et où les frontières entre les pays et les mondes n'étaient
- 1:01pas encore figées. Le garçon s'appelait Fione, il
- 1:05avait une douzaine d'années. Et ce soir-là, il regardait
- 1:09brûler le dernier feu de l'année.
- 1:11Au milieu de la plaine, un immense bûcher avait été dressé
- 1:15pour célébrer les récoltes, mais aussi et surtout pour éloigner
- 1:18ce qui pourrait venir de l'autre côté.
- 1:22C'était la nuit de sawin, la plus redoutée de l'année.
- 1:26Les anciens disaient que le voile entre le monde des vivants
- 1:28et des morts n'était jamais aussi mince qu'à cette période
- 1:31de l'année, que les âmes perdues revenaient rodées.
- 1:34Que les fantômes oubliés profitaient de cette brèche pour
- 1:37retrouver les leurs. Alors cette nuit-là, on ne riait
- 1:41pas. Fionne tenait son masque contre
- 1:44sa poitrine, du bois sec taillé grossièrement, 2 fentes sombres
- 1:49pour les yeux, une bouche tordue, presque grotesque.
- 1:53C'était son père qui lui avait sculpté et sa mère lui avait
- 1:57dit, plus le masque est laid, plus tu es protégé.
- 2:01Ceux qui ne sont pas si laids finissent choisis.
- 2:05Il n'avait pas compris, pas vraiment, mais l'année
- 2:08précédente, une vieille femme du village avait perdu la raison.
- 2:12Elle disait qu'un enfant mort l'avait suivi jusque dans ses
- 2:15rêves. Depuis, on ne l'a plus revu.
- 2:19Alors ce soir, Fione posa le masque sur son visage et il se
- 2:24mêla aux autres. Tous portaient des peaux, des
- 2:28cornes, des visages difformes. On aurait dit une procession de
- 2:33bête. Une armée grotesque.
- 2:37Les druides se tenaient au centre du cercle de grandes
- 2:40silhouettes drapées de noir, le visage masqué, les mains
- 2:43noircies de cendre, ils récitaient les noms des morts de
- 2:47l'année, un à un, puis, sans un mot, ils quittaient la plaine
- 2:52pour descendre dans les maisons, car c'était leur rôle cette
- 2:55nuit-là, passer chez chaque famille, collecter les
- 2:59offrandes. Un morceau de pain, un peu de
- 3:02lait, un objet personnel. Peu importe des présents pour
- 3:06les morts, il faut donner, avait dit la mère de fione donner à
- 3:12ceux qui ne peuvent plus rien demander.
- 3:15Le garçon ne comprenait pas pourquoi il n'avait déjà rien,
- 3:20et pourtant ils offraient ce qui leur restait à des soi disants
- 3:23esprits vagabonds. Et cette année, quelqu'un
- 3:26d'autre était là, un homme silencieux et immobile.
- 3:33Il se tenait à quelques pas du feu, droit comme un arbre mort.
- 3:37Son masque n'était pas comme les autres.
- 3:39Ce n'était pas du bois ni du cuir, c'était une citrouille.
- 3:43Et si on fixait bien ces traits, on aurait dit que les entailles
- 3:48faites en guise d'yeux et de bouches bougeaient légèrement au
- 3:52rythme des flammes. Il ne parlait pas, il ne
- 3:56bougeait presque pas, mais il observait et sous son masque fut
- 4:01un sentit un frisson. L'homme tourna lentement la tête
- 4:06vers lui et dans son esprit, il crut entendre.
- 4:11Une voix ne le suit pas. Puis, sans un bruit, l'homme
- 4:19s'avança vers les flammes. Il s'était arrêté juste devant
- 4:26le bûcher. L'homme à la citrouille
- 4:29silencieux, figé. Le visage toujours dissimulé
- 4:32sous cette lanterne grotesque, ils ne disaient rien, ils ne
- 4:36faisaient rien, mais les druides, eux, s'étaient tus.
- 4:41Leur chant s'était éteint aussitôt qu'il avait posé le
- 4:43pied sur la plaine, en silence étrange avait pris place.
- 4:48Un des anciens s'était alors avancé, la tête basse, les mains
- 4:52jointes, il s'était mis à parler doucement dans une langue que
- 4:57fion ne connaissait pas. Ce n'était pas du galaïque.
- 5:03L'homme au masque l'écouta sans broncher.
- 5:07Puis il leva la main et sa voix se fit entendre, grave matte,
- 5:12comme si elle venait d'un autre monde.
- 5:15Que chaque foyer allume sa flamme pour ne pas.
- 5:18S'égarer rien d'autre. Mais c'était suffisant.
- 5:24Les druides reprirent leurs champs, les villageois comme
- 5:28hypnotisés. Commencèrent à se lever un à un
- 5:31pour allumer leurs bougies. Chacun avait un légume creusé à
- 5:35la main, une betterave en avait une courge séchée, on y plaçait
- 5:40une petite flamme, la lumière sacrée du bûcher.
- 5:44Personne ne demanda qui était cet homme, comme si au fond, il
- 5:48savait. Personne n'osa même le regarder
- 5:51en face, mais chacun pourtant suivit son ordre, fione suivait
- 5:58ses parents. Torche en main et Eva, sa petite
- 6:03sœur, trottinait derrière eux, accrochée à sa tunique.
- 6:07Tous portaient leur masque. Tous gardaient le silence.
- 6:11Il ne restait plus qu'à rentrer chez soi, fermer la porte et
- 6:14attendre que les druides viennent frapper pour demander
- 6:16l'offrande. Mais avant de quitter la plaine,
- 6:20Fione jeta un dernier regard derrière lui.
- 6:23L'étranger était toujours là, debout face au feu.
- 6:27Personne ne semblait le voir. Mais lui, lui le regardait droit
- 6:33dans les yeux et cette voix revint à nouveau.
- 6:40Fione détourna aussitôt le regard à côté de lui.
- 6:43Il fâche chuchota. Il fait pas partie détruite, pas
- 6:46vrai ? Fiona hésitant, non, je ne crois
- 6:50pas. Dans le village, les portes se
- 6:54refermaient une à une, les torches étaient posées devant
- 6:56chaque seuil. Comme des gardiens de fortune.
- 7:00Et dans chaque maison, les masques ressortaient des masques
- 7:04affreux, tordus, couverts de suie ou de peintures rouges, des
- 7:09gueules difformes faites pour tromper les morts.
- 7:13Fione détestait le sien, il lui grattait le front, piquait les
- 7:17yeux, il s'entérait la cendre froide, mais il savait que ce
- 7:21n'était pas fait pour être confortable.
- 7:23Tu crois que ça marche vraiment ?
- 7:25Demanda ife. Les grands, ils ont l'air d'y
- 7:28croire. Fionne n'avait pas de réponse,
- 7:31mais il se souvenait d'un détail, chaque année, un ou 2
- 7:34masques restait suspendu au-dessus d'un seuil inutilisé
- 7:38parce que celui qui devait les porter n'était jamais revenu.
- 7:43Alors il Serra la main de sa sœur et murmura simplement, mets
- 7:47le bien qu'on ne voit pas ton visage.
- 7:53Ils arrivèrent enfin devant la maison.
- 7:55Le feu sacré vacillait encore dans leurs lanternes.
- 7:59La mère poussa la porte. Elle fit entrer ife sans un mot
- 8:03et referma aussitôt derrière elle.
- 8:06Fionne lui resta dehors. Son père venait de lui saisir le
- 8:10bras. On doit aller chercher du bois.
- 8:14Du bois maintenant. En pleine nuit, le soir de sa
- 8:18Wine, Fione Fronça les sourcils. Il regarda sa mère.
- 8:23Ses yeux étaient rouges. Elle détourna le regard et
- 8:27disparut derrière la porte. Alors, il suivit son père sans
- 8:33poser de questions. Ils marchèrent longtemps en
- 8:37silence, jusqu'à atteindre les premiers arbres.
- 8:40Une fois ici, ils s'enfoncèrent tous 2 dans les bois.
- 8:45Fionnes tremblait de froid, oui, mais aussi de peur.
- 8:50Cela faisait longtemps qu'ils marchaient dans cette forêt
- 8:53dense et sauvage. En pleine nuit, leur torche à la
- 8:56main, puis au milieu des troncs, son père s'arrêta.
- 9:02Il s'agenouilla devant lui, puis lentement, il lui ôta son
- 9:07masque. Fionne pouvait voir ses yeux
- 9:10briller à travers le sien à la lumière de la flamme.
- 9:14Mais ce n'était pas le reflet du feu, c'était quelque chose
- 9:18d'autre, quelque chose de résigné.
- 9:22Il souffla sur la lanterne de fionne.
- 9:26La flamme s'éteignit et dans la pénombre, il dit.
- 9:31Pardonne moi on n'a plus le choix, ta maladie t'aurait
- 9:35emporté et nous on n'a plus de quoi nourrir 4 bouches.
- 9:40Fionne n'eut pas le temps de répondre.
- 9:42Son père venait de lui frapper la tête avec une branche de bois
- 9:45solide. Il était tombé sous la violence.
- 9:48Du coup, face contre terre, fion était étourdi.
- 9:54Et quand il se releva, il voyait flou, ses mains tremblaient et
- 9:58son père n'était plus là. Juste une silhouette qui
- 10:01s'éloignait entre les arbres, une lumière à la main.
- 10:06Sa vision se brouillait de plus en plus.
- 10:08Les feuilles tournaient, le sol tanguait, tout devenait flou,
- 10:12sombre, silencieux. Et c'est là qu'il la vit, une
- 10:17lumière au loin, minuscule, tremblante.
- 10:23Elle semblait flotter, elle s'approchait, c'est lui, c'est
- 10:29papa. Il revient.
- 10:32Fion tenta de tendre la main mais son corps ne répondait
- 10:35plus. La lumière se rapprocha encore
- 10:39et il put distinguer une main qui tenait un légume creusé dans
- 10:45lequel brillait une flamme verdâtre, puis une voix sèche,
- 10:51grave et inconnue. Que fais tu ?
- 10:54Ici, gamin, tu n'es pas à ta. Place, le père était rentré
- 11:04seul, sans un mot, comme si rien ne s'était passé.
- 11:09Et lorsqu'il fait, demanda d'une petite voix où est fione ?
- 11:14Aucun des 2 parents ne lui répondit.
- 11:17La mère baissa la tête. Elle fixait son assiette comme
- 11:20si elle attendait qu'elle lui parle.
- 11:23Mais seules les larmes se mirent à couler.
- 11:26Alors ife se mit à pleurer, elle aussi, sans comprendre pourquoi.
- 11:32Le repas se déroula dans un silence presque irréel.
- 11:36La soupe refroidissait le feu crépitait doucement dans l'âtre
- 11:41et personne n'osait relever les yeux.
- 11:44Quand le repas fut terminé, la mère prit I feu dans ses bras et
- 11:48monta à l'étage. Le père resta seul en bas, assis
- 11:54sur le vieux banc en bois, face à la cheminée.
- 11:57Il attendait, il savait que les druides allaient venir bientôt,
- 12:02il ne leur restait rien à ouvrir, mais peut être qu'ils
- 12:05accepteraient ses regrets. Le temps passa, et soudain 3
- 12:13coups lents, solennels. Il se leva lentement, le dos
- 12:19douloureux, les jambes lourdes. Il ouvrit la porte d'un geste
- 12:23hésitant, dehors une silhouette en capuchonnet un druide grand
- 12:30silencieux. Je suis désolé, nous n'avons
- 12:35plus rien, plus de pain, plus rien n'a donné.
- 12:38Le Druide ne répondit pas, il se contenta de tourner les talons.
- 12:43Mais avant de disparaître, il glissa d'une voix sourde puis
- 12:48sawin avoir pitié de vous. Le père se rassit, il se frotta
- 12:56les tempes, son esprit était fatigué.
- 12:59Trop de tension, trop de silence.
- 13:03Il resta là un long moment à fixer les flammes, à écouter le
- 13:08bois mourir doucement dans l'âtre.
- 13:11Ses paupières se firent lourdes, il sursauta ses yeux cherchèrent
- 13:19la porte dans la pénombre. J'ai déjà donné.
- 13:22Partez. Il resta immobile, à l'écoute,
- 13:28mais les cours revinrent. Plus lent, plus lourd.
- 13:35Il se leva, marcha vers la porte, puis s'arrêta.
- 13:40Quelque chose n'allait pas. Il jeta un coup d'œil à travers
- 13:44la petite lucarne de la porte qui se trouvait à hauteur de sa
- 13:47tête. Rien.
- 13:50Il n'y avait personne. Il se pencha vers la fenêtre,
- 13:55juste à sa droite. Et là, il le vit.
- 14:01Un visage d'enfant plaqué contre la vitre, la peau pâle, presque
- 14:06grise, des yeux blancs, comme s'il n'avait pas de pupille.
- 14:11Un regard figé et du sang séché sur son front fionne.
- 14:21Cette fois, c'était sa petite main qui frappa contre la vitre.
- 14:25Le père recula d'un bond, ses mains tremblaient.
- 14:29Il n'a pas pu retrouver son chemin et encore moins si peu de
- 14:32temps. C'était impossible.
- 14:34Il se gifla violemment, comme pour chasser un rêve.
- 14:38Il regarda à nouveau plus rien. Le père ne dormit pas, pas une
- 14:50minute, trop de choses tournaient dans sa tête.
- 14:54L'image de son fils, son regard vide, est sans âme qu'avait il
- 15:00fait. Il regretta, il regretta de ne
- 15:03pas avoir eu le courage d'achever son fils.
- 15:08Il finit par réveiller sa femme, incapable de garder tout cela
- 15:13pour lui. Il lui raconta tout ce qu'il
- 15:15avait vu en détail. La voix tremblante, elle
- 15:19l'écouta sans l'interrompre, puis elle se mit à pleurer à son
- 15:22tour. Je savais qu'on n'aurait jamais
- 15:25dû faire ça. Ils s'installèrent tous les 2
- 15:29dans la pièce principale, sur le vieux Banc en bois blotti l'un
- 15:33contre l'autre. Il était près de 03h00 du matin
- 15:37et ils attendaient comme si le simple fait d'être réveillé
- 15:41pouvait encore les protéger. Et puis soudain, cette fois, les
- 15:48coups furent encore plus forts. Puis, sans attendre de réponse.
- 15:56Quelqu'un a forcé la porte de l'extérieur.
- 16:01La mère bondit du banc, tremblante, elle courut jusqu'à
- 16:05l'entrée et dans un élan de panique, elle ouvrit.
- 16:14Sur le seuil se tenait fionne le même visage pâle, les mêmes yeux
- 16:20sans vie. Ses vêtements étaient parsemés
- 16:23de sang séché. Il ne parlait pas, ne bougeait
- 16:27pas. Il fixait sa mère et tendait
- 16:32lentement la main comme pour lui demander de rentrer.
- 16:37Elle fondit en larmes. Ses jambes cédèrent, elle tomba
- 16:41à genoux, ne reste pas dehors. À peine avait elle prononcé ces
- 16:47mots que l'enfant franchit le seuil d'un pas rapide.
- 16:51Il traversa la pièce pour attraper un couteau dans la
- 16:53cuisine et se jeta sur le père fionne où ce qu'il était devenu
- 16:58le fit basculer violemment en arrière.
- 17:01Il grimpa sur lui. Ses petits bras semblaient dotés
- 17:04d'une force démesurée. Il leva le couteau, le père
- 17:08hurla. Il tenta de repousser son fils,
- 17:12de frapper, mais l'enfant attrapa son poignet au vol et
- 17:16l'arrêta net, comme si ce geste n'avait nécessité aucun effort.
- 17:22Qui es tu ? Cria le père.
- 17:25Je m'appelle Jack. Jack Jack Clavard.
- 17:29Balbutia le père, un sourire étira lentement le visage de
- 17:33l'enfant, mais ce n'était pas celui de fionne.
- 17:36Oh personne. Je vais t'emmener voir un bon
- 17:39ami à moi. Tu verras, tu y seras à ta
- 17:42place. Sale enflure.
- 17:46La mère, pétrifiée, n'avait pas bougé.
- 17:49Elle regardait son mari être traîné au sol par l'enfant par
- 17:53son propre fils. Il le tirait par les cheveux
- 17:57comme s'il n'était rien de plus qu'une poupée.
- 17:59Et juste avant de franchir la porte, Jack se retourna vers
- 18:04elle. Son regard n'était plus celui
- 18:06d'un enfant, sa voix non plus. Vos actes ont des conséquences.
- 18:12Se jouer du mal peut vous en. Attirer les foudres.
- 18:15Estimez-vous heureuse que ce soit moi qui soit venu le.
- 18:18Chercher. Votre fils, lui ?
- 18:21Est en paix. Mais pour votre mari ?
- 18:24Il en sera autrement repentez vous pendant.
- 18:28Qu'il en est encore temps. Peut être qu'un jour lui ne
- 18:32vous. En laissera pas.
- 18:33L'occasion ? Il fait grandi.
- 18:47Sa mère prit soin d'elle pendant plus de 10 ans.
- 18:51Sa mère n'avait jamais voulu lui dire ce qui s'était passé ce
- 18:53jour-là jusqu'à ce jour un 31 octobre.
- 18:59Il vient pour moi iffer. Mais avant, laisse moi te dire
- 19:03toute la vérité. Ce soir-là j'ai eu la preuve que
- 19:08sawin n'est pas qu'une superstition.
- 19:10Alors où que tu sois, perpétues nos traditions et le souhait des
- 19:14anciens, la mort. N'est qu'un passage, un passage
- 19:18vers un autre monde. Et le voile qui sépare notre
- 19:21monde de celui des morts n'est jamais aussi mince qu'à cette
- 19:24période de l'année. Nous devons allumer nos torches
- 19:28pour guider les âmes. Nous devons leur faire des
- 19:30offrandes pour ne pas tirer les esprits malins, les malédictions
- 19:34ou tout simplement les conséquences de nos actes.
- 19:37Et nous devons nous déguiser pour qu'un esprit ne nous
- 19:40reconnaisse pas, pour qu'il ne s'attache pas à nous.
- 19:43Notre histoire est celle de Jack Lavar.
- 19:46Que je n'avais jamais cru jusqu'à ce jour en est la
- 19:49preuve. Ife, avant d'éteindre ma bougie
- 19:52et de partir avec lui, laisse moi te raconter son histoire.
- 19:55Il y a très longtemps, dans les terres brumeuses d'Irlande,
- 20:01vivait un homme qu'on appelait Jack, un forgeron rusé, ivrogne
- 20:06et surtout profondément égoïste. On le Surnommait Sting et Jack
- 20:11Jack Lavar. Il passait ses journées à
- 20:15tromper les autres. Et ses nuits à boire.
- 20:17Il mentait, volait, riait de ce qu'il aimait.
- 20:21Et pourtant, il avait un don. Il savait se jouer de tout le
- 20:25monde, même du diable. Un soir, à l'heure qu'il sortait
- 20:30détubant d'une taverne, il croisa une silhouette étrange
- 20:34sur le bord du chemin. Une ombre plus sombre que la
- 20:37nuit. C'était lui le diable.
- 20:41Il était venu réclamer son dû un 31 octobre.
- 20:45L'âme de Jack à cause de tous les méfaits qu'il avait commis
- 20:48dans sa vie. Mais Jack, rusé comme toujours,
- 20:52ne se laissa pas impressionner. Il proposa un dernier verre, une
- 20:56peinte comme dernière volonté avant de le suivre.
- 21:00Curieux, le diable accepta. Quand vint le moment de payer,
- 21:05Jack se tourna vers lui avec un sourire tordu.
- 21:08Tu pourrais te transformer en pièce, non ?
- 21:12Juste un instant, dit Jack. Le diable amusé s'exécuta.
- 21:18Il devint une pièce brillante que Jack Attrapa et rangea
- 21:22aussitôt dans sa bourse, une bourse où se trouvait une petite
- 21:25croix d'argent. Le diable était piégé.
- 21:29Il hurla, gronda, menaça. Mais Jack ne céda qu'à une
- 21:34condition qui lui laisse encore 10 ans de sursis.
- 21:38Le diable accepta, il n'avait pas le choix et Jack le Libéra.
- 21:4410 années passèrent et le diable, toujours fidèle à ses
- 21:47promesses, ne toucha plus à Jack pendant 10 années.
- 21:52Une nuit, quand le diable vint l'emmener une 2nde fois, Jack
- 21:56lui demanda une pomme, juste une pomme, un dernier fruit.
- 22:00Avant de mourir, le diable accepta de nouveau et grimpa
- 22:05dans un arbre. Mais dès qu'il atteignit une
- 22:07branche, Jack traça une croix sur le tronc.
- 22:11À nouveau, le diable se retrouva piégé.
- 22:14Prisonnier de l'arbre, il hurla, Gronda, menaça encore, et Jack
- 22:20rit alors, fais moi une autre promesse, jure que jamais je
- 22:27n'irai en enfer. Le diable accepta et Jack est
- 22:31face à la croix. Quelques années plus tard, Jack
- 22:35mourut, mais au paradis, on le chassa.
- 22:38Dieu ne voulait pas d'un homme comme lui, il descendit alors
- 22:42vers l'enfer. Mais là aussi, les portes lui
- 22:45furent fermées. Je t'ai promis de ne jamais te
- 22:48prendre, dit le diable, et je tiens parole.
- 22:52Jack, condamné, se retrouva seul, piégé entre les mondes, ni
- 22:58vivant, ni mort, ni ciel, ni enfer.
- 23:02Il demanda au diable un peu de lumière pour marcher dans
- 23:05l'obscurité. Pris de pitié, celui-ci lui
- 23:08lança une braise ardente, une flamme éternelle venue des
- 23:11profondeurs des enfers. Jack Creusa un navet, son légume
- 23:16préféré. Il y plaça la braise et s'en fit
- 23:19une lanterne. Depuis ce jour, il erre sans fin
- 23:23sur les chemins sombres et brumeux d'Irlande à la recherche
- 23:27d'un foyer ou d'un corps à habiter.
- 23:30On l'appelle Jack aux lanternes, Jack à la lanterne.
- 23:34Et si un soir de sa Win, tu vois une lumière danser entre les
- 23:39pierres ne la suis pas, ce n'est pas un feu de camp.
- 23:43Ni un ami, c'est lui, et personne ne connaît ses réelles
- 23:46ambitions. Alors pour le tromper, mais
- 23:51surtout pour éviter de nous égarer nous aussi entre les
- 23:54mondes, nous allumons une bougie que nous mettons dans un légume.
- 23:58La mère se leva et prit son navet creusé d'une bougie avec
- 24:01elle. J'ai déjà bien assez vécu malgré
- 24:05tous mes péchés, mais au moins j'ai pu t'élever correctement.
- 24:10Pardonne moi à ma fille. Se précipita à la fenêtre.
- 24:19Elle vit sa mère au loin. Elle semblait tenir la main à ce
- 24:23qui semblait être son grand frère, jusqu'à ce qu'elle ne
- 24:26puisse même plus discerner sa lumière dans cette obscurité
- 24:29profonde. Le temps passa.
- 24:42Et y feu grandit. Elle ne parla jamais de cette
- 24:46nuit-là, mais elle se souvint de tout, de la voix de sa mère, de
- 24:51son regard, juste avant qu'elle ne s'éloigne avec cette étrange
- 24:54lanterne de la Silhouette dans l'obscurité qui semblait la
- 24:58guider chaque année à la même date, y feu allumait sa propre
- 25:04flamme, elle creusait un légume et glissait une bougie et la
- 25:09posait devant sa porte comme on le lui avait appris.
- 25:13Puis elle raconta l'histoire à ses enfants et ses enfants, la
- 25:16transmirent au leurre de génération en génération,
- 25:21l'histoire de Jack de Sawin, de la flamme qui ne doit jamais
- 25:25s'éteindre, du masque à porter pour tromper les morts et des
- 25:29offrandes qu'il faut laisser pour ceux qui errent encore
- 25:32entre les mondes. Cette tradition traversa les
- 25:35siècles et lorsque les grandes famines frappaient à l'Irlande,
- 25:39les descendants du feu comme tant d'autres.
- 25:42Durent fuir leurs terres. En 1845, un champignon ravagea
- 25:46les récoltes. La famine balaya le pays.
- 25:49Plus d'un demi 1000000 d'Irlandais moururent de faim et
- 25:53des milliers d'autres s'entassèrent sur des bateaux de
- 25:56fortune en direction d'un nouveau monde, une terre
- 25:58d'espoir, l'Amérique. Ils y apportèrent leurs maigres
- 26:03bagages et leurs traditions, les chants, les prières, les
- 26:08légendes. Et cette nuit, cette nuit si
- 26:14particulière, là-bas, sur cette terre étrange, les Irlandais
- 26:19perpétuèrent leurs rituels. Ils continuèrent à se déguiser,
- 26:23à allumer des lanternes et à parler de Jack.
- 26:26Mais au fil des années, cette fête païenne intrigua.
- 26:30Elle fut récupérée, adaptée. Les navets devinrent des
- 26:34citrouilles plus grandes, plus oranges, plus faciles à
- 26:38sculpter. Les offrandes aux morts se
- 26:41transformèrent en friandises, réclamées aux vivants.
- 26:44Les masques restèrent et avec eux les souvenirs flous d'une
- 26:48époque révolue. On appelait cette nuit all alose
- 26:54Eve la veille de tous les saints, car elle avait lieu la
- 26:57veille de la célébration de la Toussaint pour devenir
- 27:01finalement Halloween. Voilà plus de 2000 ans que cette
- 27:09nuit est célébrée et au fil du temps, elle a changé, de sawin à
- 27:14Halloween, de rituels païens à tradition enfantine.
- 27:19Mais l'histoire, elle n'a jamais disparu.
- 27:23Pas vraiment. Elle a simplement pris d'autres
- 27:25formes. Elle s'est glissée dans les
- 27:27citrouilles creusées, dans les bonbons que l'on distribue, dans
- 27:30les costumes qu'on enfile. Et si on célèbre aujourd'hui
- 27:34cette nuit comme un jeu ? C'est peut être justement pour
- 27:37en oublier les origines, les navets sont devenus des
- 27:40citrouilles, les offrandes des friandises, les esprits des
- 27:44caricatures, et parmi tous les déguisements, il en est un qui
- 27:47traverse les siècles, celui des sorcières, le chapeau pointu, le
- 27:53balai, la robe noire. Une image née en partie des
- 27:57procès, notamment des procès de Salem en 1692, où des femmes
- 28:02furent condamnées. Pour avoir simplement été
- 28:05différente, accusé d'avoir pactisé avec ce qu'on ne
- 28:09comprend pas. Nous en reparlerons dans un
- 28:12autre épisode. Mais maintenant, vous savez,
- 28:16vous savez ce que cette fête cachait.
- 28:18Alors ce soir, si vous sortez dans les rues un sac à la main,
- 28:22n'oubliez pas de prendre votre lanterne et surtout de porter un
- 28:27masque, un vrai, quelque chose d'assez laid pour qu'on ne vous
- 28:32reconnaisse pas. Quelque chose d'assez effrayant
- 28:35pour faire fuir ce qui pourrait vous suivre.
- 28:38Et si en rentrant chez vous, quelqu'un toque à la porte,
- 28:44prenez un instant avant d'ouvrir, car peut être que ce
- 28:48n'est pas l'enfant que vous espériez voir qui se tient sur
- 28:51le seuil de votre porte. Je vous dis à bientôt si vous
- 28:57osez revenir. Chaque épisode me demande des
- 29:04dizaines d'heures de travail en dehors de mon activité.
- 29:06Salariée ? Et les revenus ?
- 29:08Publicitaires couvrent à. Peine les frais.
- 29:09Structurels du Podcast. C'est pourquoi j'ai créé un
- 29:12petit abonnement qui vous permettrait de soutenir la
- 29:14chaîne pour moins de 3€ par mois, il vous permet d'avoir
- 29:17accès. À tous les épisodes sans pub.
- 29:18En son haute définition et en avant première la veille.
- 29:21De leurs sorties, c'est. Ce qui va permettre aux
- 29:23chroniques. Étranges d'exister alors.
- 29:25Merci infiniment pour votre soutien, abonné ou non.