Latest / 7H40 Martin Buxant / Benoît Deper, CEO d’Aerospacelab
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- 0:00Speaker 2: Il est 7h40 en attendant et nous recevons ce matin
- 0:03Speaker 2: sur BLRTL le Elon Musk wallon.
- 0:12Speaker 3: Vous êtes ingénieur, vous êtes passé par la NASA, l'agence
- 0:14Speaker 3: spatiale européenne. Et en 2018, vous avez fondé Aerospace Lab,
- 0:17Speaker 3: qui est devenue l'une des entreprises spatiales les plus prometteuses d'Europe.
- 0:20Speaker 3: Elle construit aujourd'hui à Charleroi la plus grande usine de
- 0:24Speaker 3: satellites du continent européen. Elle participera à IRIS II, qui
- 0:27Speaker 3: est la future constellation souveraine européenne. Qu'est-ce que vous avez
- 0:32Speaker 3: concrètement décroché? Pourquoi est-ce que vous êtes dans l'actu finalement
- 0:34Speaker 3: ces derniers jours
- 0:35Speaker 2: Alors, on a décroché le gros morceau du plus gros
- 0:37Speaker 2: contrat spatial européen qui n'a jamais existé. Ça,
- 0:42Speaker 3: c'est le gros morceau. Combien de satellites est-ce que vous
- 0:45Speaker 3: allez construire et pour quel montant et avec combien d'emplois
- 0:48Speaker 3: à la clé,
- 0:48Speaker 2: finalement? On ne peut pas encore être très spécifique sur
- 0:50Speaker 2: les chiffres, mais plus de 200 satellites et plusieurs milliards
- 0:53Speaker 2: d'euros de valeur de contrat. Plus
- 0:55Speaker 3: de 200 satellites à construire à Charleroi et plus de
- 1:01Speaker 3: 2 milliards d'euros de contrat. Traditionnellement, pour qu'on comprenne un
- 1:04Speaker 3: peu de quoi on parle, chaque satellite est un objet
- 1:07Speaker 3: unique qui coûte quand même très cher à produire. Vous,
- 1:10Speaker 3: vous voulez appliquer au spatial les méthodes de l'industrie automobile.
- 1:14Speaker 3: Ça change quoi alors? Produire à la chaîne des satellites,
- 1:16Speaker 3: c'est ça
- 1:16Speaker 2: Oui, alors on est sur des chaînes avec des faibles
- 1:18Speaker 2: cadences quand même. On est sur des engins qu'on fabrique...
- 1:22Speaker 2: avec une cadence de 1 à 2 par jour. Là
- 1:24Speaker 2: où les voitures, si je ne me trompe pas, c'est
- 1:25Speaker 2: plutôt une par minute.
- 1:26Speaker 3: Donc on peut produire 1 à 2 satellites par jour
- 1:29Speaker 3: dans votre
- 1:30Speaker 2: usine? Oui, c'est conçu pour ça. Et alors pour faire ça,
- 1:32Speaker 2: on part sur des techniques de standardisation. Là où le
- 1:35Speaker 2: spatial traditionnel était plutôt de l'artisanat, on faisait des pièces uniques,
- 1:38Speaker 2: des prototypes, un à la fois
- 1:40Speaker 3: Donc vous innovez vraiment dans la production de satellites. C'est
- 1:44Speaker 3: ça qui a séduit aussi la Commission européenne qui est
- 1:46Speaker 3: venue vous chercher? Oui
- 1:47Speaker 2: en fait on passe quasiment plus de temps à concevoir
- 1:50Speaker 2: les moyens de production que les satellites eux-mêmes. Alors qu'avant,
- 1:52Speaker 2: c'était l'inverse. On concevait le satellite sans trop réfléchir à
- 1:55Speaker 2: comment on allait le produire efficacement. Là, on réfléchit à
- 1:57Speaker 2: comment on allait le produire efficacement et puis on design
- 1:59Speaker 2: le satellite.
- 1:59Speaker 3: Et donc, Béloi Depert, pour être très concret, vous êtes
- 2:01Speaker 3: ingénieur de formation, mais dans une voiture, il y a
- 2:03Speaker 3: un moteur, des roues, un volant, évidemment. Dans un satellite
- 2:05Speaker 3: qui peut peser 150 kilos ou une tonne, qu'est-ce qu'on trouve?
- 2:09Speaker 3: Qu'est-ce qu'on retrouve dans un satellite
- 2:11Speaker 2: Alors, on trouve beaucoup de panneaux solaires et de batteries,
- 2:13Speaker 2: parce que c'est la source d'énergie dans l'espace. Donc, on
- 2:16Speaker 2: utilise l'énergie du soleil pour alimenter le satellite et faire
- 2:19Speaker 2: la mission. La mission, en ce cas-ci, c'est un satellite
- 2:20Speaker 2: de télécom, donc on retrouve beaucoup de... d'ordinateurs, de cartes
- 2:24Speaker 2: électroniques et d'antennes. Ça ressemble assez fort à une station
- 2:27Speaker 2: de téléphonie mobile 5G, GSM, qu'on peut trouver les poteaux
- 2:31Speaker 2: dans la rue, mais dans l'espace et autonomement d'énergie
- 2:34Speaker 3: Autonomement d'énergie. Vos satellites, ils vont servir à quoi dans
- 2:37Speaker 3: la vie quotidienne des Belges ou des Européens? La télécom alors?
- 2:41Speaker 3: Télécommunications
- 2:42Speaker 2: Ce projet spécifique, c'est un projet de télécommunications. Télécommunications qui
- 2:45Speaker 2: sont souveraines, donc plutôt orientées défense, sécurité? protection civile, police,
- 2:50Speaker 2: ce genre de choses, mais aussi de la communication grand public,
- 2:53Speaker 2: internet dans les endroits où on n'est pas connecté par
- 2:56Speaker 2: le sol, les avions, les bateaux, la campagne, les satellites
- 3:01Speaker 2: permettent ça aussi. Et à côté de ça, on fabrique
- 3:02Speaker 2: aussi des satellites d'observation de la Terre qui permettent de
- 3:05Speaker 2: faire la météo, le monitoring des feux de forêt, l'agriculture,
- 3:11Speaker 2: tout ce genre de choses
- 3:12Speaker 3: Les satellites, ils servent à quoi dans l'agriculture, Benoît Depers
- 3:15Speaker 2: Alors, ils servent souvent à estimer les rendements des parcelles agricoles,
- 3:18Speaker 2: à mieux utiliser les engrais et l'irrigation, parce que ça
- 3:23Speaker 2: nous permet de mesurer le taux de pénétration des choses
- 3:26Speaker 2: dans le sol, et de se dire, là il en
- 3:27Speaker 2: faut plus, là il en faut moins, et donc de
- 3:29Speaker 2: rationaliser l'utilisation, d'améliorer les rendements, et de minimiser les coûts
- 3:32Speaker 2: pour les agriculteurs
- 3:34Speaker 3: Alors il y a 500 personnes environ qui travaillent déjà
- 3:36Speaker 3: aujourd'hui pour Aerospace Lab, dont 300 personnes sont à Louvain-la-Neuve,
- 3:40Speaker 3: dans le Brabant-Ouallon. Votre nouvelle usine, la Méga Factory, comme
- 3:44Speaker 3: on l'appelle, elle doit ouvrir à Marcinelle avant la fin
- 3:46Speaker 3: de l'année. Pourquoi avoir choisi Charleroi pour implanter cette usine
- 3:50Speaker 2: Comme je dis
- 3:50Speaker 3: souvent, pourquoi pas
- 3:53Speaker 2: C'est un endroit qui a été, de par son histoire,
- 3:57Speaker 2: optimisé pour la production industrielle. C'est ça qu'on faisait avant.
- 4:00Speaker 2: On a eu quelques dizaines d'années où les industries sont parties,
- 4:02Speaker 2: l'industrialisation de l'Europe, mais en particulier à Charleroi, ça s'est vécu.
- 4:05Speaker 2: assez fort dans certains quartiers. Et là, on ramène un
- 4:08Speaker 2: petit peu d'industrialisation dans un quartier qui était conçu pour
- 4:10Speaker 2: ça à la base.
- 4:11Speaker 3: Vous voulez dire qu'il y a aussi un savoir-faire industriel
- 4:14Speaker 3: à Charleroi ou
- 4:15Speaker 2: il a disparu? Il y a une partie qui a disparu,
- 4:17Speaker 2: mais une partie qui est toujours là. Et les braises
- 4:19Speaker 2: sont encore chaudes, donc il suffit de souffler dessus un
- 4:20Speaker 2: petit peu. On souffle sur les
- 4:21Speaker 3: braises de l'industrie et elles
- 4:22Speaker 2: vont
- 4:23Speaker 3: reprendre à Charleroi. Quand est-ce que le premier satellite
- 4:25Speaker 2: sortira réellement de cette nouvelle usine? Alors, on a un
- 4:27Speaker 2: satellite qui devrait sortir à la fin de l'année déjà.
- 4:29Speaker 2: Si je ne me trompe pas dans le carnet de commande,
- 4:31Speaker 2: c'est un satellite à l'export pour l'agence spatiale japonaise. Donc,
- 4:34Speaker 2: pas IRIS-2. Celui-là est déjà en train de...
- 4:37Speaker 3: Donc pas un satellite produit pour l'Europe et pour la
- 4:41Speaker 3: Commission européenne, mais un satellite pour le Japon.
- 4:43Speaker 2: C'est ça, pour le gouvernement japonais, qui était aussi une
- 4:47Speaker 2: belle victoire l'année passée, parce que je pense que c'est
- 4:49Speaker 2: la première fois qu'ils achètent un satellite... clé sur porte
- 4:52Speaker 2: à une entreprise non japonaise.
- 4:53Speaker 3: C'est dingue, tout ça produit depuis Charleroi. Vous annoncez une
- 4:55Speaker 3: capacité de 500 satellites, 500 satellites produits par an. Est-ce
- 5:00Speaker 3: qu'on va les voir sortir à la chaîne comme des voitures? Vraiment,
- 5:03Speaker 3: ces satellites
- 5:04Speaker 2: On ne verra pas grand-chose parce que ça part en
- 5:06Speaker 2: camion et c'est quelques camions par jour. Mais oui, l'idée,
- 5:11Speaker 2: c'est qu'on les envoie par batch et souvent, on est
- 5:13Speaker 2: limité dans notre capacité de production par la capacité des
- 5:15Speaker 2: fusées à nous envoyer dans l'espace
- 5:17Speaker 3: Oui. Donc, c'est-à-dire qu'on peut... Pardon, mais je simplifie un
- 5:20Speaker 3: tout petit peu. On peut produire autant de satellites qu'on veut,
- 5:22Speaker 3: mais si on ne sait pas les lancer dans l'espace,
- 5:24Speaker 3: ça ne sert à
- 5:25Speaker 2: rien. C'est
- 5:25Speaker 3: ça. Et c'est embouteillé, c'est ça, les lanceurs
- 5:27Speaker 2: C'est ça. Donc, les lanceurs, en fait, il y avait
- 5:29Speaker 2: l'entreprise Elon Musk qui lançait... Starlink, oui. SpaceX, pardon, oui.
- 5:34Speaker 2: Qui lançait plus ou moins tout le monde. Là, ils
- 5:35Speaker 2: ont décidé de ne plus lancer quasiment personne, à part
- 5:39Speaker 2: leurs propres satellites. Et du coup, on retombe sur une
- 5:42Speaker 2: crise des lanceurs comme on a connu avant SpaceX, où
- 5:44Speaker 2: en fait, les places dans l'espace sont très rares maintenant.
- 5:47Speaker 3: Qui peut lancer vos satellites dans l'espace?
- 5:48Speaker 2: Alors nous, on travaille beaucoup avec Ariane, la fusée Ariane 6,
- 5:52Speaker 2: la fusée Robaine. Et puis, il y a des acteurs
- 5:54Speaker 2: émergents du lanceur qui sont en train d'arriver. Donc, on
- 5:56Speaker 2: est en train de discuter avec un peu tout le monde. Donc,
- 5:58Speaker 2: des nouveaux SpaceX sont à devenir.
- 5:59Speaker 3: Pour lancer les satellites dans l'espace? Votre entreprise Aerospace Lab
- 6:04Speaker 3: a reçu quand même des dizaines de millions d'euros d'aide
- 6:06Speaker 3: Wallon à la recherche, à l'investissement. Qu'est-ce que le contribuable
- 6:10Speaker 3: Wallon recevra précisément en retour? C'est une question légitime
- 6:15Speaker 2: Très content d'y répondre. Le contribuable Wallon va recevoir plus
- 6:18Speaker 2: d'argent en retour que sa mise de débat. On a
- 6:21Speaker 2: principalement été soutenus par la Wallonie via deux vecteurs. Un
- 6:25Speaker 2: vecteur investissement via Wallonie Entreprend et les invests de chaque
- 6:27Speaker 2: centre invest. Et là, au jour d'aujourd'hui, ils font des
- 6:30Speaker 2: belles plus-values sur l'investissement de la boîte, parce que la
- 6:34Speaker 2: boîte grandit très vite. Et du coup, la valeur de
- 6:37Speaker 2: leurs investissements... De leurs actions, elles prennent la valeur, donc oui. Oui,
- 6:40Speaker 2: mais beaucoup plus qu'un... Oui
- 6:42Speaker 3: c'est exponentiel. C'est plus qu'un livret d'épargne.
- 6:44Speaker 2: Voilà, voilà. Et alors, l'autre vecteur par lequel la Wallonie
- 6:47Speaker 2: nous a supportés, c'est des aides à la recherche. mais
- 6:50Speaker 2: ces aides à la recherche sont en fait des emprunts
- 6:52Speaker 2: qu'on rembourse intégralement avec intérêt avec intérêt mais les intérêts
- 6:56Speaker 2: sont majorés par le succès commercial de nos produits qu'on
- 6:58Speaker 2: a développés grâce aux aides et dans ce cas-ci comme
- 7:00Speaker 2: c'est un beau succès commercial en fait les intérêts sont
- 7:04Speaker 2: très élevés Et c'est une bonne chose, parce que ça
- 7:06Speaker 2: permet d'alimenter la caisse pour les prochains produits de recherche
- 7:09Speaker 2: pour nous et d'autres boîtes
- 7:10Speaker 3: Et donc, Aerospace Lab, dites-vous, c'est une bonne affaire pour
- 7:12Speaker 3: le portefeuille des Wallons. Exactement, je pense. Combien d'emplois est-ce
- 7:17Speaker 3: que ça va créer votre entreprise dans les années à venir?
- 7:20Speaker 3: Parce qu'aujourd'hui, vous êtes 500, mais vous allez devoir engager
- 7:22Speaker 3: beaucoup de monde
- 7:23Speaker 2: Oui, je pense qu'organiquement, en engagement, on risque de doubler
- 7:27Speaker 2: la taille d'ici 12 mois.
- 7:28Speaker 3: Dans un an, vous serez 1000 chez
- 7:31Speaker 2: Aérospace Lab? Vu les sauts de croissance qu'on a fait
- 7:34Speaker 2: par le passé, on s'oriente vers quelque chose
- 7:36Speaker 3: comme ça. 1000 personnes. Quel profil est-ce que vous cherchez
- 7:39Speaker 3: dans votre usine à production de satellites? C'est des profils
- 7:41Speaker 3: hyper spécialisés
- 7:43Speaker 2: Il y a de tout. On va du profil hyper spécialisé,
- 7:47Speaker 2: ingénieur de toutes sortes, physicien, chimiste et autres, à... tous
- 7:53Speaker 2: les métiers vraiment nécessaires à la production.
- 7:55Speaker 3: Il y a par exemple des gens qui sortent de
- 7:57Speaker 3: l'enseignement qualifiant qui pourraient venir travailler
- 7:59Speaker 2: chez AérospaceLab? Bien sûr, on en a. Et là, on
- 8:01Speaker 2: commence aussi à travailler avec les partenaires de formation pour
- 8:05Speaker 2: éventuellement faire des cursus non qualifiants, non diplômants, où on
- 8:11Speaker 2: forme des gens aux métiers spécifiques.
- 8:14Speaker 3: Donc l'idée c'est vraiment de créer un écosystème du spatial
- 8:17Speaker 3: en Wallonie et au départ de Charleroi notamment, et de Louvain-la-Neuve,
- 8:19Speaker 3: c'est ça
- 8:20Speaker 2: C'est ça, et en fait on doit faire ça, et
- 8:22Speaker 2: je pense qu'il y a une belle spirale vertueuse qui
- 8:24Speaker 2: adresse tous les partenaires
- 8:25Speaker 3: Vous êtes un peu le Elon Musk Wallon, si j'ose dire,
- 8:29Speaker 3: ou la comparaison ne vous plaît pas
- 8:30Speaker 2: Non, je n'aime pas trop. Pourquoi? Parce que je n'ai
- 8:32Speaker 2: pas acheté de réseau social et je n'interfère pas dans
- 8:34Speaker 2: la politique. J'ai de bonnes raisons.
- 8:39Speaker 3: Mais sur la partie industrielle alors, et success story peut-être,
- 8:42Speaker 3: vous pourriez dire qu'au départ de Charleroi, il y a
- 8:44Speaker 3: quelque chose qui est en train de se créer dans
- 8:45Speaker 3: le spatial?
- 8:46Speaker 2: Il y a clairement quelque chose qui est en train
- 8:47Speaker 2: de se créer, mais qui est encore embryonnaire par rapport
- 8:51Speaker 2: à la gloire de Charleroi du temps des Assecs. Je
- 8:54Speaker 2: pense que le contrat sera rempli quand on aura dépassé
- 8:57Speaker 2: les ASSEC
- 8:58Speaker 3: Terminer peut-être avec un mot pour les jeunes qui nous
- 9:00Speaker 3: écoutent ce matin. Les encourager à aller vers les filières scientifiques, mathématiques, physiques, sciences?
- 9:07Speaker 3: Oui
- 9:08Speaker 2: je dirais même les filières qui sont exigeantes, peu importe
- 9:11Speaker 2: la filière, parce qu'avec les nouveaux outils mathématiques et autres,
- 9:15Speaker 2: on voit, ma lecture personnelle et pour mes enfants, il
- 9:20Speaker 2: faut les filières exigeantes pour se former et avoir un
- 9:22Speaker 2: esprit critique. affûtés, afin de pouvoir amplifier ce qu'on fait
- 9:25Speaker 2: avec les outils modernes. Mais sans filière exigeante au départ,
- 9:28Speaker 2: ça risque d'être catastrophique. Merci, Benoît Deperre d'être venu nous
- 9:31Speaker 2: parler d'AeroSpace Labs ce matin.